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26 septembre 2009

Volcans de boue - Buzău --Râvie de te connaître ROUMANIE-- Transylvaniees-

    manie

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    Voir aussi,   1 / 2 / 3 / 4 / 5   -  Carte

    Chère Iona,

    C'est aux environs de Buzau, dans les contreforts subcarpathiques, province de "Muntenia" que je t'emmène découvrir ces curiosités géologiques "Vulcanii Noroioşi". Ces monuments de la nature proviennent d'un phénomène très rare au monde car il est formé de nombreux volcans de boue qui sont toujours en éruption.

    TRANSYLVANIE Volcan de boue à Buzau

    C'est donc, sous un soleil écrasant, 40° Celsius à l'ombre que nous avons affronté ce nouveau monde.

    Miniatures certes, mais ces cratères "bullent" de l'eau froide et entraînent à la surface de la boue dont les projections peuvent mesurées de moins d'un mètre jusqu'à presque dix mètres. Leur apparition est annoncée par un gargouillement qui laisse échapper à divers intervalles des gaz qui provoquent des bulles, voire des coulées.

    TRANSYLVANIE Volcan de boue à BUZAU

    Spectaculaire dans ce site de la région de Berca dont la nature aride bouillonne en profondeur et offre un paysage lunaire et désert à l'extérieur. Cette composition est due au taux de salinité de l'eau.

    Terre craquelée qui se déforme, s'élève en dômes qui se dilatent en forme de cônes (bolborocii, en roumain) d'où émanent un gaz naturel. Ce phénomène provoque des cheminées qui laissent échapper des coulées d'argile et d'eau. A l'origine, à 3000 mètres en profondeur de la terrre, les gaz (principalement du méthane, du dioxide de carbone et de l'azote) se glissent dans les failles et propulsent l'eau salée qui lessive les marnes et les grès qui générent cette boue.

    On peut donc appeler ce phénomène un volcan car il comprend un cône et un cratère.

    TRANSYLVANIE Volcan de boue à BUZAU

    De ces cordées, l'argile séche pour laisser place à un tableau de polygones de dessication (mud cracks). Chaque visite est différente tant la terre palpite en temps réel et s'habille ou se découvre au gré de son humeur. De la qualité de la boue dépendra l'apparence du volcan qui varie en fonction des projections plus ou moins épaisses. Si c'est liquide, le cône s'affaiblit et si c'est compact, le cône se reforme.

    Cette réserve géologique et naturelle est à une altitude de 450 à 550 mètres et s'étend sur 30 hectares. Ces miniatures de volcan sont déclarées monuments de la nature depuis 1924. Elles sont uniques en Europe, bien que les plus connues soient celles "Lusi" en Indonésie et celles du "Parc de Yellowstone" aux Etats-Unis. Ce ne sont pas les seules en Roumanie, mais elles restent les plus spectaculaires ; si vous désirez partir à la rencontre des autres lieux, c'est à "Bazna Homorod Ocna" près de Sibiu... , pour vous situer.

    TRANSYLVANIE Volcan de boue à BUZAU

    A proximité, des réservoirs géologiques de pétrole sont présents. Première exploitation pétrolière de l'Europe de l'Est.

    TRANSYLVANIE Volcan de boue à BUZAU

    TRANSYLVANIE Volcan de boue à BUZAU

    Dans cet espace, la "Nitratia Scoberi L.", plante indigène hermaphrodite, de la famille des halophiles arrive à survivre. Elle se présente avec des grappes de fruits noirs comestibles au goût agréable. La plante porte le nom roumain "garduraritsa". C'est une plante asiatique. Parfois, apparaît également "l'Obione" (faux pourprier) avec ses fleurs jaunâtres, le "Limonium" (lavande) et "l'Armoise" (Artemesia).

    TRANSYLVANIE Volcan de boue à BUZAU

    Un peu plus loin, l'environnement se diversifie pour laisser place à une herbe verte qui laisse s'échapper un air d'Irlande. Puis sur la route du retour, votre regard peut admirer des roseaux.

    Parlons maintenant de l'asphalte. Parfois elle s'interrompt, pour laisser place à des sillons, des trous. Ne vous étonnez pas, c'est bien la route qui amène au centre de notre visite.

    Ecouter, se réjouir à la vue de ces vallées creusées par les écoulements de boues et d'eau. Entendre le glougloutement orchestré par ce mélange de méthane et glaise qui postillonne.

    TRANSYLVANIE Volcan de boue à BUZAU

    Cet environnement a été le décor du film "les aventures du Baron de Muchausen sur la lune". Mais également, un haut lieu de photographie. C'est donc à cet endroit que le clip pour l'Eurovision 2005" de la chanson "Let me try" fut réalisé.

    Au niveau économique, cet environnement permettrait de profiter de ces matériaux d'origine volcanique (zéolithes naturelles) qui ont une grande faculté d'absorption pour palier aux déchets agronomiques, tels les élevages de porcins. Ce traitement permettrait de réduire les nuisances olfactives et accélèrerait le processus de dépollution pour le respect de l'environnement.

    "Multumesc" (merci), de votre visite.
    "La revedere" (A bientôt)

    Pas à Pas

    Relevé

    Les volcans de boue ont été découverts par le français H. Cognand en 1867 lors d'une exploitation pétrolière. Grégory Cobalcescu les décrivit en 1883, puis en 1890 par Gregory et en 1965 par Mircea Stefanescu Peaha.

    Accès

    Prendre la route DN 10, Buzau-Brasov. Après avoir traversé la rivière de Buzau, au niveau de la commune de Satuc, tourner à droite en direction de Berca. Après la commune, traverser "Joseni", puis "Policiori" (au Nord), parter sur la gauche après avoir traversé un pont pour se diriger vers "Chiliile", faire 5 km pour parvenir au lieu "Pâclecle Mici" (Petits brouillards) de 16.5 ha, altitude 341 m. Cette zone s'étend jusqu'à "Pâclele Mari" *** ou "Piclele Mari"(Grands brouillards) de 22 ha, altitude 322 m. Et également, il y a Pâclele Beciu, 20 x40 m, altitude 280 m.

    Transylvanie
    100 km de Bucarest

    Pour l'accès au parc, il faut compter 4 RON par adulte, 2 RON pour les étudiants et 1 RON par enfant.

    Adresse GPS

    Latitude 45 19 39 12 N
    Longitude 26 42 16 34 E

    Aux environs

    Sel de Buzau (Sarea Lui Buzau), réserve géologique à Lopatari
    Eglise épiscopale de Buzau
    Eglise monastère à Ramniscul Sarat (1671-1697), se distingue par les peintures intérieures et ornements
    Musée de l'ambre à Colti

    Bibliographie

    Voyage en 2008

    Commodité

    Un hôtel est construit face à l'entrée du site. Il offre un service de pensions qui n'offre par le charme et le confort des étapes chez l'habitant rural.

    Carte

    Si vous voulez connaître le lieu, c'est ici.

    Europe > Roumanie > Moldavie > Buzau > Volcans de boue de Buzău

    Liens

    Blog de Lucien
    Géoforum

    Bibliographie

    Voyage en Roumanie en juillet & août 2008.

    Poienile Izei Portrait Iona SAPANTA Laitier et laitière Train vapeur de Viseu de Sus TRANSYLVANIE Volcan de boue à BUZAU Maïs
    Courrier à Iona Cimetière de Sapanta Mocăniţa , le petit train de la vallée de Vaser Volcans de boue - Buzau Maïs

    ...................................

    Traduction  : Français,  Allemand,   Anglais, ArabeHollandais
    Parution : 26 septembre 2009
    Mise à jour  : 26  septembre 2009

             

             

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    13 juillet 2009

    Râvie de te connaître Roumanie

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      Voir aussi,    1 / 2 / 3 / 4   / 5   -    Carte

      Chère Ioana,

      IoanaJ'ai découvert la Roumanie, lorsque je t'ai aperçue. L'éclat de ton regard, tes yeux noisettes de bonté, ta disponibilité de tout instant appelaient à connaître ce pays qui te ressemble. Ce n'est pas un conte, tel celui de Dracula, ce bruit murmurait par les voyageurs de tout pays que la Roumanie est une terre hospitalière, bien vivante au décor de légendes !

      Je n'ai pu te raconter tout le voyage lorsque nous nous sommes connues et j'ai bien peur d'avoir oublié de te décrire le cimetière de Sapantia, visite faite au préalable de notre rencontre.

      Je ne sais si mes lecteurs seront perturbés par cette longue lettre émise pour te faire découvrir, toi Ioana des Maramures, ton pays. Tu sembles si heureuse de rester chez toi, alors que mes pieds trépignent de sensations lorsque je me projète dans la future escapade !

      Tu semblais perplexe devant la carte qui dénombrait avec ses taches jaunes, les futures excursions projetées qui donnaient un axe à notre itinéraire, parfois arrêté comme lors de notre rencontre. Nous devînmes familière dès notre premier regard. Je découvrais ton prénom au consonance de l'Est "Iona". Tu en fis de même avec le mien qui a la particularité de n'exister qu'en France et qu'en Provence. Ton regard cherchait un nom similaire roumain, en vain.

      Oui, nous sommes restés plus que de coutume chez vous. Nous y étions tellement bien. Une chance d'arriver à l'improviste dans votre village Poienile Izei, d'avoir comme lecture "La Roumanie au petit bonheur" qui notait l'adresse de ta cousine pour l'hébergement. Une chance que la pension "La Domnita" de ta cousine soit si connue que nous dûmes prendre logis chez toi pour compléter le couvert chez ta cousine qui offre une cuisine traditionnelle. Oh, je savoure les belles tablées qui défilent dans mes souvenirs, à cette idée !

      Oui, dès notre arrivée, nous nous sentîmes bien. Et de ce fait, cela nous rappela que l'heure du déjeuner était passée et nous mîmes la table de camping dans ton jardin contre l'étable. Tu étais gênée de nous voir ainsi installés. Etonnée même par notre table qui sortait de la malle de la voiture et dont l'appendice du couvercle servait de socle à notre repas. Tu restais perplexe et je t'invitais à boire un verre de muscat en signe d'amitié. Mais ce ne fut pas une légende de voir tes petits verres remplies de "Tuică", en français "Tsuica" [ou "Tsuika", prononcée "Tzouica"](eau-de-vie de prunes de Transylvanie) qui nous invitaient à trinquer avec toi. Tu as utilisé le mot "Palinka" pour nous proposer ta boisson...

      L'amitié se présente parfois tout simplement. Tes gestes pour nous accueillir furent simples et me rappellent encore une fois que ton pays te ressemble. En tout bonhomie, les gens dans la rue vous invitent à rentrer chez eux pour vous connaître et vous offrir leur récolte de prunes sous forme de liqueur, de fine ! La Tuică , la boisson nationale à prendre avant le repas dont les paysans font usage.

      Je ne sais par où tu préférerais commencer notre voyage et je te donne le choix de disperser ton regard au gré de tes envies. Tu pourras ainsi feuilleter, chaque région, à ta guise.

      Costume traditionnel

      0LES MARAMURES

      Cimetière de Sapanta
      Train à vapeur de Viseu de Sus
      Eglises de bois : fresques & icônes
      . Calinesti
      . Sieu
      .Ieud
      . Barsana
      . Botiza
      . Poienile Izei
      . Bogdan Voda
      . Desesti

      Portail de bois sculpté
      Les marchés
      La musique
      Villages
      .
      Botiza
      . Poienile Izei
      Col de Prislop
      Monts Rodna
      SAPANTA_Laitier_et_laiti_re. Cascade des chevaux

      LA BUCOVINE

      Monastères
      . Voronet
      . Moldovita
      . Sucevita
      . Humor
      . Arbore
      . Râsca
      . Putna
      Mines de sel
      Les villages
      . Sucevita
      . Bilca
      . Arbore
      .Râsca
      . Carlibaba
      . Ciocanesti
      . Botos

      Citadelles
      . Prejmer

      . Stejaris

      Ville
      . Suceava

      Gorges de,
      . Bucaz
      . Turda

      Lac rouge

      TRANSYLVANIE Volcan de boue à BuzauArtisanat
      . Marginea, atelier de poterie noire
      . Village de Tarpesti, sculptures bois

      LA TRANSYLVANIE

      Citadelles saxonnes
      . Viscri

      Les villes
      .
      Sibiu
      . Sighisoara
      La vieille cité
      . Brasov
      église noire, place du conseil, rue de la corde
      . Bristita

      Le conte de Dracula
      . Château de Bran ou Sighisoara, lieu de naissance

      Train vapeur de Viseu de JosLe Mont Sinaïa
      . Château de Peles

      Les grottes rupestres
      . Buzau

      Les volcans de boue
      .
      Buzau

      LES APUSENI

      Monts Apuseni
      Fagaras
      Les grottes de glace
      Sources eau minérale

      Ville
      .
      Oradea

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      LE DELTA DU DANUBE

      Le paradis des oiseaux
      Les plages
      Le soleil

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      _

      J'accorde pour que tu puisses flâner de te donner des détails pour oganiser tes futures escapades,

      BUCOVINE Grotte rupestreBIBLIOGRAPHIE

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      PLANS
      .
      Roumanie
      . Maramures
      . Bucovine
      . Transylvanie
      . Apuseni
      Delta du Danube

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      LES COUTUMES
      Vulcanizare
      Les enterrements
      Les mariages
      Les Roms
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      LA TABLE
      Recette
      . Mamaliga                
      . Sarmalés                
      . Bors de Sfecla         
      . Ciorba de Hribi         

      . Gogosi (beignet)      
      . Turta dulce (bonbon)

      Le miel

      Boissons
      . Palinka
      . Afinato (brandy aux bleuets)

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      MasqueNE PAS MANQUER

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      ETRE RECU

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      NOTE DE  VOYAGE

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      Les légendes sont plus bavardes que l'histoire, alors je parsèmerai mes récits de certaines glaner au cours de mon voyage.

      Textes & photos de "Pas à Pas"

      Rencontre avec la Roumanie, les regards se croisent, les paysages défilent dans l'harmonie.
      Toutes les photos ont été prises au fil du voyage, sauf la 2ème de la page :  qui est de : xxx (en cours de recherche)
      Je remercie particulièrement Iona et Petru, Milea,  Alexandra et Cristi, Oana et Ionut, Amalia,
      ainsi que les voyageurs qui ont égayés nos soirées : Florence & Vincent
      sans oublier Bernard Houliat qui grâce à son livre "La Roumanie au petit bonheur" m'a donné envie d'organiser le quotidien au jour le jour de notre voyage en Roumanie, pays du sourire. C'est de cette manière débonnaire que je vous offre ce voyage dont le parcours est jonché de plaisirs inattendus.

      .......................

      Traduction  : Français,  Allemand,   Anglais, ArabeHollandais
      Parution : 13 juillet 2009
      Mise à jour  :13  juillet 2009

               

               

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      8 octobre 2021

      Prendre sans vert et sans raison

       

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      J'ai le moral qui frôle l'inacceptable, la nuit s'installe minute par minute et fait rugir cette souffrance qui se dépose comme les feuilles sur le sol. L'or des feuilles s'effeuille quand l'hiver froisse de sa froideur son tapis. Le vent frôle l'orgasme et vide tout émoi en moi. Chez soi, l'hiver s'installe au coin du drap qui emporte ma chaleur. L'odeur du bois de l'âtre s'infiltre et rejoint celle des meubles qui portent les souvenirs d'un temps. Cette saison sonne sans raison, la fin de l'été qui fut un temps indien. Il faut faire sien les jours incandescents pour confier sa vie sans cesse en apnée, au temps incertain, jusqu'au matin blanc. C'est l'hiver qui rompt cette solitude et se consacre à effeuiller le calendrier jusqu'à l'avant. De l'abattement, j'inspire, pour faire rentrer le printemps. Ma gorge pleine de rosée s'énivre de cette liberté enfin retrouvée.

       

      Bibliographie

      Essai

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      Traduction  : Français,  Allemand, AnglaisArabe, Hollandais 

      Parution : 8 octobre 2021
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      3 juillet 2010

      Rue des Teinturiers ou le passé retrouvé - AVIGNON

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      Quand je te dis le mot "Avignon" à quoi tu penses tout de suite ?

      Avenio_vulgo_Avignon_photo_de_l_Atlas_van_Loon

      Plan de 1618 - Archives municipales d'Avignon

      Avignon l'emblématique ou cité des Papes expose son pont comme un tableau fluide. Elle est une ville au passé extraordinaire qui a aujourd'hui une résonance internationale avec son Festival de théâtre qui se déroule en juillet depuis 1966 et qui n'a aucun équivalent, ailleurs dans le monde.

      C'est dans ces petites rues que je veux vous emmener en passant par la poterne [passage piétons où certains s'égarent à ouvrir leur braguette pour taguer le mur : ça sent pas bon et c'est sale] pour vous faire découvrir une ville différente par son architecture de 1900, ses grands noms comme Chaplin, Joséphine Baker et Churchill qui y ont séjourné, ses façades "Art Déco", ses remparts qui marquent la frontière sociale par son urbanisation extra-muros galopante, l'histoire du textile qui a façonné la ville avec la rue des Teinturiers et ses ateliers ; mais aussi apprendre à lever les yeux sur une niche avec une statue qui attend votre regard, profiter de l'ombre des platanes ou s'octroyer une glace sur la place inondée de soleil.

      L_arbre_de_pierre___rue_des_Teinturiers___AVIGNON

      La pierre forge l'arbre

      [A partir de l'arbre, cela redevient agréable, tout au moins, on oublie les crotes de chiens] Les couleurs du Sud dominent les toits aux tuiles brunes qui rougissent au soleil. D'ailleurs ne dit on pas qu'elle fait rougir ses voisines car elle est le passage obligé pour découvrir la Provence ! Elle est le berceau du mouvement "Félibrige" dont la raison d'être est de promouvoir la langue et la culture provençales, célébrée par Frédéric Mistral, le Marquis de Baroncelli, Théodore Aubanel...

      Les_racines_de_la_Sorgue___Rue_des_Teinturiers_AVIGNON

      Ou prend sa source, la Sorgue ?

      [Quand vous êtes à l'arbre, la première maison derrière le canal est un ancien moulin qui fut transformé au début du XXème siècle en tannerie] Avignon se dévoile, mais protège derrière ses remparts son côté authentique. La rue des Teinturiers est située intra-muros. Elle est la rue des artistes et du Festival avec ses nombreux théâtres qui offrent le privilège de nombreuses pièces. Dans ce périmètre, galeries, ateliers et artistes sont nombreux.

      Roue___aube___Rue_des_Teinturiers___AVIGNON

      1ère roue à aubes - rue des Teinturiers

      Si vous descendez par hasard à Avignon ne manquait pas de venir découvrir ce lieu. Les hauts platanes centenaires maintiennent une fraîcheur et surtout une ambiance où sont installés cafés et petites échoppes [elles étalent leurs marchandises au-delà des trottoirs sur les pavés, comme ce mannequin en dessous, vous le voyez ?]. Le long canal, alimenté par la Sorgue, défile dans cette rue tortueuse et étroite qui mène jusqu'à la place du marché. Cette rue pittoresque, moitié pavée avec les galets de la Durance où il fait bon flâner et dont l'autre moitié sert de lit à la Sorgue, part des remparts et suit la Sorgue jusqu'à la rue des Lices. Elle est ponctuée de ponceaux jetés sur la rivière pour donner accès aux demeures.

      Fleurs_rue_des_Teinturiers___AVIGNON

      Fleurs

      Dans cette rue tapissée et colorée [en été, tout est en fleur !] flotte un air de vacances. Les marchands de tissus jouent des couleurs qui papillonnent dans l'ombre des grandes avancées des platanes qui bordent la Sorgue qui suit son cours pour se jeter en son fleuve. Lors du Festival, les estivants font une pause entre deux représentations sur les terrasses des nombreux cafés qui égrènent leurs tables de fer teinté tout au long du cours.

      Mannequin__Rue_des_Teinturiers__AVIGNON

      Mannequin dans la rue des Teinturiers - AVIGNON

      Calade_Rue_des_Teinturiers_AVIGNONGalets_de_la_Durance_Rue_des_Teinturiers___AVIGNON

      Pavé de galets de la Durance 

      [Je suis le pavement, il forme des arabesques qui mènent à un centre. C'est le début de sa construction ! cet endroit est marqué par un écusson, il est unique]

      >> Calade vient du provençal "Calada". Elle est faite en galets du Rhône et remplace les pavés romains.

      La Sorgue franchit le rempart au niveau de la tour du "Saint Esprit" ou "Tour de la Sorguette". Ces eaux proviennent de Fontaine de Vaucluse. L'eau fut dirigée par le Canal de Vaucluse construit afin de maîtriser l'importance du débit de la Sorgue et de ses différents bras car les eaux des douves endommagées les fortifications et mettaient à l'épreuve la ville. Aux entrées des remparts, des batardeaux étaient placés lors des crues. Cette décision de la ville fut donnée en projet aux chanoines de Notre-Dame des Doms dès le Xème siècle qui creusèrent le Canal de Vaucluse.

      1_re_roue___aubes___rue_des_Teinturiers___AVIGNON

      Aube

      Sur les façades vous pourrez voir des plaques qui rappellent les dates et les hauteurs des crues. Le 27 octobre 1362, les précipitations sont tellement fortes qu'une partie des remparts entre les portes Limbert et Saint-Michel fut détruite. Des vannes furent installées pour maîtriser sa force. Le 31 mai 1856, la montée des eaux emportent même les vannes.

      Ponceau___Rue_des_Teinturiers___AVIGNON

      Ponceau

      En 1229, le débit fut jugé insuffisant et un nouveau canal fut creusé pour dévier les eaux de la Durance au niveau de la Chartreuse de Bonpas. Il est appelé, la "Durançole". Ces eaux se déversaient dans les fossés après avoir parcouru en sens inverse les douves. Tout le long des rives, mouliniers, tanneurs, corroyeurs, garanciers, teinturiers, indienneurs, foulonniers s'installèrent. Ces fossés devaient être curés pour maintenir leur pureté. D'autres styles de commerce s'installèrent tels qu'un chocolatier, une réglisserie, une entreprise de cierges et les fameuses bugadières (laveuses).

      C'est en 1477 que les teinturiers demandèrent à la ville de remplacer les eaux troubles de la Durance par les eaux limpides de la Sorgue afin d'assurer à leurs étoffes teintes, l'éclat de cette alchimie. Le canal "Durançole" fut dévié pour conserver que les eaux de la Sorgue. Les manufactures maintenèrent leurs activités jusqu'à la fin du XIXème siècle.

      En 1792, les eaux de la Sorgue provoquèrent des inondations en amont de la Porte Limbert. Le canal fut donc contrôlé.

      La rue des Teinturiers  [je lis le nom de la rue, car j'en avais retenu que le lieu] pris son nom par sa caractéristique en 1843. Elle était nommée au XVème siècle, rue du "Cheval Blanc" du nom de l'ancien relais de poste (auberge). Et au Moyen-Age, elle portait le nom de "rue allant du portail Imbert Vieux" car elle était à l'angle de la rue des Lices (rempart du XIIe) et du portail Imbert Neuf (rempart du XIVème siècle), devenu le portail Limbert. Les voies prenaient alors comme dénomination leurs aboutissants ou un détail de la rue. Elle a également la particularité de prendre le surnom "rue des Roues" car trois roues hydrauliques remontent le temps. Si vous avec un peu d'imagination, vous pouvez pénétrer dans cette atmosphère [je l'aime bien, elle a toujours l'air un peu décalée]. Il en existait 23 roues à aube en 1817 et de nombreux lavoirs. Cette rue s'est retrouvée à l'intérieur des murailles après leurs reconstructions.

      2_me_roue___Rue_des_Teintueriers___AVIGNON

      2ème roue - rue des Teinturiers

      La force motrice des roues entraînaient les machines des mouliniers à soie qui se trouvaient de part et d'autre du canal. Il est difficile de s'imaginer comment ce système pouvait fonctionner sur le côté droit. Ce mouvement rotatif était tout simplement conduit par un axe composait d'un arbre de transmission souterrain qui traversait la rue. Un cardan le terminait et entraînait une roue d'engrenage conique en fonte.

      [J'avance de quelques pas pour vous montrer cette construction] Au numéro 30, subsiste l'axe sans les pales d'un ancien moulinage. Cette roue fut construite en 1770 par les ancêtres de la famille Amic. Son support est surmonté d'une sorte de cylindre qui donnait une protection au graisseur qui avait en charge l'entretien. Ce mécanisme était accessible par un portillon aménagé dans le parapet. C'est la maison Pernod (photo ci-dessous) qui était la 7ème en partant des remparts. Ce sont les établissements Arnous et Keiser qui installèrent cette mécanique. La maison Pernod prit la succession du fabricant garancine, ancien teinturier dont le propriétaire était Monsieur François Xavier Bourdin qui avait créé une association mutuelle nommée "la Providence des Familles" contre les chances de tirage au sort.

      La famille Pernod est célèbre pour la marque d'apéritif anisé "Pernod". Jules-François Pernod, l'ancêtre du Pastis y est né. Sa famille s'installe en 1820 à Avignon. Le fils Pernod fit ses études de chimie à Lyon afin de succéder à son père Gaspard. Mais la guerre fragilisa la production de garance et l'entreprise ferma ses portes. Il dut donc à la fin de ses études se reconvertir et il se lança dans la distillation de l'alcool avec l'aide de la fortune de son épouse. Il créa en 1872, "La Société Pernod père et fils". Ses essais commenceront avec la betterave et le maïs, puis il en vint à l'eau-de-vie de fruits et c'est en 1884 qu'il parvint à distiller de l'absinthe. Elle fut interdite en 1914 et laissa donc la place à une boisson anisée, connue actuellement par le Pastis. Son succès l'amena à déménager son usine à Montfavet.

      Depuis 2005, l'absinthe est reproduite mais avec un taux de tuyone inférieur à 10 %. L'absinthe est à base d'armoise (artemesia). Cette plante aromatique pousse dans les sols pauvres. La couleur de la boisson est verte d'où son surnom de "Fée verte".

      La famille Brunel vécut également au N° 30. Jean-Baptiste Brunel était maître teinturier aux années 1844. Il donna naissance au peintre Jean-Baptiste Cyprien Brunel.

      Au_pied_des_Remparts_de_Jean_Baptiste_Cyprien_BRUNEL

      Au pied des Remparts, peinture de Jean-Baptiste Cyprien BRUNEL

      La garancine est le produit tinctorial actif de la racine de la garance. C'est une poudre extraite de cette plante, appelée "alizarine" (Rubia tinctorum L.) qui permettait de teindre en rouge cramoisi les tissus. Cette couleur se retrouve sur les pantalons rouges de l'infanterie française. Elle est de la famille des Rubiacées. Elle fut importée par un sujet du Grand Roi de Perse : Jean Althen, au XVIIIème siècle. Il est rapporté qu'il se rendit à l'hôtel de ville d'Avignon avec cette poudre de Garance et qu'il fut accusé de tricher tant elle paraissait rouge. Après ce désaccord, il eut le privilège de la cultiver pendant dix ans. Elle est cultivée dans le Midi de la France jusqu'en 1854 mais ses origines remontent à l'Antiquité en Asie centrale et en Egypte. La production périclite avec l'élaboration d'un substitut tinctorial chimique qui coûte deux fois moins que sa production naturelle.

       

      La_Garance

      Les roues appartenaient à chaque entreprises et leur usage fut réglementé, sous Napoléon III. Leur gestion entraîna le paiement d'une cotisation dès 1878.

      Dès 1440, de nombreux ateliers virent le jour et l'activité de la soie prit de l'essor et devint l'activité essentielle d'Avignon. La permission de vendre la matière à l'extérieur était soumise à une créance. Lyon, la rivale sera favorisée par le roi de France au XVIème siècle. A cette manne, vint s'ajouter la fabrication des "indiennes d'Orient" qui développa son industrie à partir de 1677. Le premier indienneur d'Avignon est Louis David. En 1700, la concurrence de Nîmes leur fit ombrage et le Concordat interdit la fabrication. Ils purent se maintenir jusqu'en 1734 où l'on relève que 30 % de la population avignonnaise travaille dans le secteur textile. Les aléas climatiques au moment de la Révolution entraînèrent la pénurie du vers à soie et l'industrie s'effondra. L'industrie séricole est menacée par les épidémies "pébrine" des vers à soie. Une lente agonie dura jusqu'en 1875 qui mit le jour sur le travail des enfants dans ses ateliers domestiques et le rôle social dont les problèmes de santé dans les filatures. De nos jours, les "indiennes d'Orient", tissus aux motifs colorés sont devenues des tissus provençaux.

      Les eaux de la Sorgue alimentait cette rue dont les rives étaient plantées de muriers par la confrérie Notre-Dame-du-Salut. [Petit retour, dans le passé] J'image l'animation de cette rue, la pratique du rouissage dans le ruisseau, avec l'effervescence des allées et venues, le bruit du teillage et les relans des fibres broyées qui sortaient par les fenêtres circulaires donnant sur ce côté. Devant les portes, les dames au rouet filaient le temps à confectionner des toiles pour les ateliers. Des négociants qui déambulaient dans la quête de trouver les fibres pour les manufactures. Ces courants d'échange furent entretenus durant des décennies avec les provinces limitrophes et faisaient vivre une bonne partie de la population qui travaillait dans ses ateliers familiaux. La rue des Teinturiers ressemblait à un bourg avec ces grandes bâtisses allongées et sur plusieurs niveaux, construites en pierre du pays et couvertes de tuiles, son église, sa place. Ces établissement ont des ouvertures grandes qui donnent sur une cour intérieure et qui laissent pénétrer largement la lumière. Des caves semi enterrées servaient d'ateliers et s'ouvraient sur la rue par des fenêtres en forme semi-circulaire à la base du niveau d'eau. Ces ouvertures étaient protégées par des volets intérieurs en bois qui s'encastraient dans l'embrasure. L'ouverture était conçue de biais pour laisser filtrer le maximum de lumière afin d'en profiter ! Voici le témoignage d'une activité épuisée par le temps.

      L'utilisation des lavoirs était réglementée et devait permettre leur démontage rapide de manière à faciliter le nettoyage de la Sorgue. Ils se constituaient donc de deux traverses appuyées de part et d'autre du cours d'eau. Sur ces dernières étaient appuyés des planches amovibles qui permettaient de laver les indiennes et de rincer les tissus des teinturiers.

      La majorité des activités étaient liées à la soie et l'utilisation des roues à aubes.

      Au N° 20, vous pouvez admirer ce bas relief qui représente la "tarasque" dont la légende rapporte qu'elle a été vaincue par Sainte Marthe. Cet animal fabuleux se trouvait sur les rives du Rhône. Il prenait la forme d'un dragon, moitié animal, moitié poisson et se cachait dans le fleuve. Cette créature hybride portait des écailles et des dards avec une queue de dragon. Quiconque essayait de naviguer, se heurter à son pouvoir de submerger les navires. Marthe lui jeta de l'eau bénite et lui montra une croix. Impressionné, elle eu le loisir de lui passer son étole autour du cou. Il fut tué par les habitants de Tarascon, d'où le nom de la ville qui autrefois portait le nom de "Nerluc" qui signifie "lieu noir". Marthe devint un saint sauroctone (vainqueur du dragon).

      Tarasque_de_Noves__rue_des_Teinturiers_AVIGNON

      Tarasque

      Au N° 29, se trouvait une tannerie qui appartenait à Gustave Gent, frère d'Alphonse Gent qui fut maire en 1848. Dans le couloir d'entrée,  se trouve visible le mécanisme de transmission qui est le plus important jamais construit pour une roue à aube. Sous la chaussée, passe l'axe d'entrainement qui transmet le mouvement par l'intermédiaire de pignons coniques sur un deuxième axe vertical de deux mètres de haut qui lui aussi est muni de ce même système à son extrémité. Il comprend également un axe très long soutenu à intervalles réguliers qui a l'intermédiare de courroies actionnent les machines. Ces dernières se trouvaient à 250 mètres du départ.

      Aux N° 83, 85, 87 : l'entreprise Monier fut racheté par un fabricant de courroies venu d'Espagne, Ramon Capdevilla. Ce rachat lui permit de conserver la roue à aube qui lui permit de prospérer et se spécialiser dans la courroie de transmission de haute qualité.

      La quatrième roue à aube se trouve au niveau du Pont Martinet. Elle est ancrée dans la maison qu'habita Jean-Henri Fabre.

      Cette rue possède quatre sites remarquables comme la "Maison du IV de Chiffre", la maison de Jean-Henri Fabre, la Chapelle des Pénitents Gris et le clocher du Couvent des Cordeliers. Ce dernier lieu rappelle le souvenir de Laure de Sade à la lignée ancienne. Elle fut la muse littéraire de François Pétrarque qui la remarqua à la sortie du Couvent de Sainte-Claire et décrivit son ravissement. Sa bien-aimée y fut inhumée dans la chapelle des Sade après sa disparition en Avignon, le 27 septembre 1347. Cette belle provençale dont les sonnets se lovent dans le cours d'eau de la Sorgue pour animer sa rue de ses mémoires n'est autre que l'aïeule du Marquis de Sade.

      La Maison du IV de Chiffre est une maison gothique, édifiée en 1493. Elle est située à l'angle de la rue Guillaume-Puy. Elle portait sur sa façade un IV de Chiffre sculpté entre les trois fenêtres du premier étage. Ce sigle mystérieux est stylisé par un coeur empalé par le haut d'un dard orné d'une croix de Saint-André, puis d'une croix de Lorraine. Le coeur est barré à l'intérieur par un segment qui se termine de chaque côté par un petit piton. Cette maison est crénelée et est flanquée de deux échauguettes dont les gargouilles représentent des animaux fabuleux. Une cartouche aupravant indiquait la date de construction de l'édifice : 1493.

      Quatre_de_Chiffre_Signe

      Quatre de Chiffre

      Cette marque, dite de "Quatre de Chiffre" est un symbole en forme du chiffre 4. Il était fréquemment utilisé pour indiquer le métier, dont la corporation comme l'imprimerie. Elle s'inspire de la géométrie "secrète" des compagnons tailleurs de pierres du Moyen-Age, tout en développant une iconographie symbolique, spécifique à l'oeuvre, parfois ésotérique. Il prend la forme souvent d'une croix qui est a pour qualité de symboler le quaternaire qui a une ressemblance graphique avec le chiffre 4. Chez les imprimeurs, le quatre de chiffre surmonte  souvent un coeur. Ce blason est souvent placé au des sus de la porte d'entrée pour identifier sa fonction.  Il peut comporter des initiales, signature de l'apprenti qui a taillé la pierre, désigné sous l'appellation de "lapin".  [Si vous voulez en voir d'autres, voici une liste : chapiteau du rétable de l'église "Notre-Dame" au Pas-de-Calais"] Cette représentation pose un problème pour certains historiens qui considère ce symbole comme un prisme uniquement qui aurait pu servir comme un signe de reconnaissance de membres de société initiatique.

       

       

      La Chapelle des Pénitents Gris est située 8, rue des Teinturiers. [J'ai envie d'y rentrer mais nous sommes Samedi et c'est ouvert que le Dimanche, dommage. La verdure du jardin d'à côté me hante comme cette ruine qui s'efface sous la vigne vierge. Ah, il n'y a pas que la sainte Vierge !] Elle appartient à la Royale et Dévote Confrérie des Pénitents Gris fondée le 14 septembre 1226. Elle fut édifiée sur ce lieu mémorable en souvenir du passage de Louis VIII, roi de France, père de Saint Louis, qui serait venu faire ses dévotions au vieil oratoire de Sainte-Croix.  Il était vêtu d'un sac de couleur cendre lors de cette procession. Elle est connue actuellement par les "Pénitents Noirs" qui fondèrent cette nouvelle confrérie en 1488 avec un groupe de nobles florentins et qui donnèrent naissance au "Pénitants Blancs", puis aux "Pénitents Bleus" pour revenir aux "Pénitents Noirs de la Méséricorde" à la fin du XVIème siècle. La Chapelle fut agrandie en 1590, la nef fut reconstruite en 1818 suite son éboulement au moment de la Révolution. A partir de 1854, il y fut octroyé le catéchisme, deux fois par semaine, aux enfants indienneurs. Cette confrérie est la seule encore en activité et la plus ancienne d'Avignon. Une anecdote est retracée qu'en 1433, les eaux de la Sorgue sortirent de leur lit et le Rhône ayant débordé, la ville fut inondée. Les eaux sont cependant restées suspendues à droite et à gauche le long des parois de la nef, formant comme une muraille de part et d'autre de l'allée centrale, afin de laisser le passage libre pour accéder à l'autel à pied sec, aux confrères venus en barque sauver le Saint Sacrement. Chaque année, le dimanche le plus proche du 30 novembre, les confrères commémorent le miracle de la Séparation des eaux, ce même jour de 1433. Cette confrérie d'hommes porte à cette occasion, la cagoule. Le 14 septembre, c'est la fête annuelle de l'Excaltation de la Croix. Chaque dimanche une messe aux chants grégoriens y est tenue.

      Chapelle_des_p_nitents_gris___rue_des_Teinturiers___AVIGNON_1

      Deux pénitents gris sont agenouillés autour du Saint Sacrement
      sur le fronton de la chapelle des Pénitents Gris

      La maison de Jean-Henri Fabre emménagea en 1855, au N° 14 de la rue des Teinturiers. Il y vécut jusqu'en 1871 qu'il quitta à regret pour Orange. A son installation, il fit des recherches sur la garancine. En 1866, il fut nommé conservateur du musée d'Histoire naturelle d'Avignon (Musée Requien).

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      Maison de Jean-Henri FABRE                                      Photo de Jean-Marc Rosier

      Les bains douches Pommer avec leur façade font partie de cet enchantement. Ils furent construit fin du XIXème siècle, en 1890 par Auguste POMMER. L'entreprise est Daruty. Ils sont fermés depuis 1972 mais bien conservés avec des baignoires 1930 (propriété privée). Classés aux Monuments Historiques depuis 1992. Les carrelages proviennent de deux artisans Louis xxx d'Avignon et de la société Amand & xxx. Cet ensemble vaste comprend un hall central et une cousive sur les deux étages . On y accède par une volée d'escalier de chaque côté. Il a un toit vitré.

      Le clocher de l'église des cordeliers perdit sa cloche le 16 octobre 1791 car elle fut confisquée au nom de la "nouvelle patrie". Le mystère de la Vierge ressurgit dans ce lieu et il courut le bruit qu'elle avait fait plusieurs apparitions et que son effigie aux cordeliers avait rougi et délivré des larmes de sang suite au vol. (Cf. Massacre de la Glacière) Cette querelle entraîna que le clocher fut amputé de sa flèche et de son tambour. Sa construction débuta 1233 et se termina en 1350.

      Dans les rues transversales comme la rue du Bourg-Neuf, les femmes s'adonnaient à la prostitution. Ces petites maisons étaient ornées au-dessus des portes d'ornements et devises assez explicites pour qualifier leur fonction.

      La rue de la Tarasque prit son nom en 1843. En 1736, des terrassiers qui creusaient un puits exhumèrent deux fresques aux inscriptions latines dont l'une comportait l'inscription "proxumus Tertulla".

      Je vous présente la rue de la Masse. Son nom proviendrait d'une hôtellerie voisine de Saint-Didier, mentionnée en 1412. Elle est l'une des rues les plus riches en hôtels particuliers du XVII et XVIIIe siècles. Les plus connus sont les hôtels de Crillon, Fortia et de Salvador (devenu hôtel de Lauris). L'hôtel de Crillon se trouve au N° 7, il est le modèle de l'art italien. Sur sa façade, il est possible d'admirer son fronton et des médaillons aux diviers attributs comme des mascarons, cornes d'abondance. Sa cour d'honneur est du même style. L'hôtel Fortia fut construit en 1637, soit onze ans avant l'hôtel Le Crillon. Il possède également une façade aux lignes italiennes plus épurées. L'hôtel Salvador a un escalier majestueux avec une rampe en ferronnerie conçue en 1711 par Charles Giraud d'Avignon. Une partie de cette rue est devenue la rue du Roi René où se situe l'ancienne chapelle Sainte Claire qui fut détruite en partie. Seul subsiste un pan de mur latéral qui donne accès à un jardin public. C'est dans cette chapelle que Pétrarque a découvert Laure de Noves pour la première fois.

      La rue Brouette est si étroite qu'une brouette n'y passe pas !

      La rue du "Vieux Sextier" au N° 22 projète la façade de l'ancienne boucherie. Son ornementation présente des têtes de bovidés et ovidés en médaillon.

      Boucherie___Rue_du_Vieux_Sextier___AVIGNON

      Tête de mouton

      La rue xxx. [Une maison m'attire, je regarde par la fenêtre pour admirer la grande porte qui donne sur la cour intérieure, elle est belle. Un des propriétaires arrive en vélo, il me propose de rentrer. Je regarde son aménagement. Il est gentil et dispose d'un jardin, c'est merveilleux. J'ai l'impression d'avoir traverser le miroir, comme Alice* (*clin d'oeil à Fédérica)]

      Demeure__AVIGNON

      Indiscrétion

      Le prisme de la prostitution à Avignon était un phénomène social qui avait entreprise. La rue des Balances était jusqu'au début du XXème siècle, le carrefour des maisons closes. Eh oui, on forniquait en Avignon mais pas sous les arches du Pont Bénezet mais dans les maisons closes. Le clergé mettra sous contrôle les "filles bordelières", baptisées sous ce nom, pour ne pas dire péjorativement "putains". Des zones limitées permettront d'exercer ces fonctions. Cette réglementation permettra de renflouer les recettes du clergé. Elles sont exclues de la société et doivent portées un signe distinctif au bras droit. Une étoffe qui symbolise leur infamie aux yeux de tous. Leurs clients sont les étudiants et les soldats des garnisons. Les femmes de mauvaises vies allaient se faire soigner à l'hôpital Sainte Marthe. Un phénomène de charité protège les prostitués du misérable état de péché. Une assistance est mise en place sous certaines conditions. Pour les aider, les dons affluent des particuliers et la relation devient collective. Elles sont donc soutenues !

      La rue des Teinturiers fut classée zone piètonne en 2000. Ouverture en 2010 aux automobiles qui nous désoriente tout autant que les calades. Cette rue est comme un théâtre à ciel ouvert qui nous fait voir des fragments du quotidien, le hasard heureux d'une découverte, il faut la préserver car on en ressort ébloui. Le nez en l'air, vous découvrirez sa différence qui la fit classer en 1932 parmi les "monuments naturels, sites de caractère artistique, historique, scientifique légendaire ou pittoresque".

      Maison___Rue_des_Teinturiers___AVIGNON

      Maison bourgeoise dans la rue des Teinturiers

      Promenade

      Si vous avez le loisir de profiter d'un peu de temps, vous avez la possibilité de prendre le Vélo -Cité qui propose le service de vous promener à travers les dédales des rues d'Avignon avec un vélo aux allures de pousse-pousse.

      Y ont laissé leur trace,

      Mallarmé, Frédérice Mistral, Marquis de Baroncelli, Henri Bosco, Jean-Henri Fabre, Pierre Boulle, Michel Nostradamus

      Les lieux de culture

      Les caves des Pas Sages, Cabaret décadance, Théâtre "l'Albatros", Théâtre du "chien qui fume",

      A voir

      Le jardin public avec le rocher de Doms [Les Doms désignent la bute où il y avait un oppidum], les bains douches Pommer (68, rue Philonarde), le grenier à sel du XVIIIème siècle, classé monument historique (propriété privée : 2, rue du Rempart Saint-Lazare), le pont Saint Bénézet, la visite du Palais des Pâpes [je l'ai abordé dans une version spéciale, je l'ai faite à l'envers en rentrant discrètement par la porte de sortie de la visite, lors de l'apéritif d'Alterosa donné pour son inauguration. J'ai bien aimé cette fuite en sens inverse des visites , cela donné du piquant à cette journée de la rose ! et puis sans l'audioguide, les yeux se fixent sur l'inatendu...].

      Le Saviez-vous

      La rue des Teinturiers a servi de lieu de tournage pour le film "Hussard sur le toit" qui se déroule à Aix-en-Provence dans le fim. Film d'après le livre de Jean Giono.

      Le_Hussard_sur_les_toits__FILM___Tournage_rue_des_Teinturier___Avignon

      Le_Hussard_sur_les_toits__Sc_ne_de_film____Rue_des_Teinturiers___Avignon

      Restauration

      Offset est le nom d'un restaurant qui se situe à la place de la société Méridionale d'impression. [Si je vous l'indique, c'est tout simplement que j'y ai passé un bon moment à sa terrasse bien ombragée]. Cet établissement fut repris par Georges qui créa dans cet atmosphère un restaurant nommé le "Woolloomooloo".

      Offset___rue_des_Teinturiers___AVIGNON

      Plaque - Décoration intérieure du restaurant "Offset"

      La reprise est sous le nom "Offset" dès 25 juin 2009. Ses propriétaires Philippe Sanchez et son épouse, Alexandra osent le défit de ce cadre insolite pour planter le décor ! Ils ont à leur actif "La compagnie des comptoirs" à Avignon, "Le Sens" à Paris avec la contribution des frères Pourcel et "La plage rouge" à Marrakech.

      OFFSET___AVIGNON___Clavier

      Clavier de l'imprimante "Linotype 34" - Décoration intérieure restaurant "Offset" à Avignon

      Dans ce cadre atypique, il reprend le thème de l'imprimerie et offre une place de choix à son imprimante "Linotype 34".Cette machine perfectionnée, imagninée aux Etats-Unis en 1885 subsiste dans son jus et évoque l'introduction de la mécanisation et la lithographie. Il sert également de galerie de peinture aux tableaux de Alain Feret.

      Cep_de_vigne

      Lecture

      "Les Rouges du Midi" de Félix Gras
      "Avignon, vingtième siècle" de Vincent Flauraud
      "Inondations" de Sylvain Gagnières

      "Légende dorée" volume II de Jacques de Voragine => Tarasque
      "Traité des Fardements et Confiture" - 1552 de Michel Nostradamus => Teinture

      A voir également le site

      "Impressions d'Avignon : Etat et lieux"
      "Avignon"
      "Webiane et les rues d'Avignon"
      "Avignon in photos"

      Situation

      Au Sud-Est de la ville.

      Bibliographie

      Promenade du samedi 25 juin 2010

      Vous aimerez peut-etre,

      Les dentelles de Montmirail, Le lubéron, Arles

       

       

       

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      Actualités

      Traduction  : Français,  Allemand,   Anglais,
      Arabe,   
      Parution de l'article,  samedi 3 juillet 2010
      Mise à jour  : 28 octobre 2015 (tarasque)

       

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      9 mai 2010

      Le mec de la tombe d'à côté de Katarina Morzatti

      Le_mec_de_la_tombe_d___c_t__de_Katarina_MAZETTIBest-Seller traduit du roman suédois par Lena Grumbach & Catherine Marcus

      Synopsis

      Elle, Désirée, est biblothécaire et s'abreuve de lecture.

      Lui, Benny est agriculteur et s'intéresse qu'aux vaches.

      Trop jeune pour être veuve sans avoir eu le temps de régler son horloge biologique. Réflexion menait sur la stèle de la tombe de son époux où réglulièrement elle vient avec son recueil de poème.

      A côté, s'attarde un mec qui vient fleurir la tombe de sa mère, emportée par un cancer.

      Ils s'observent et chrysalident dans leur fort intérieur l'écart qui les sépare. Simple constat ou début d'une étrange aventure incongrue.

      Tout les oppose et aucun des deux est prêt à lâcher un peu du lest sur ces convictions. Rien de dramatique quand l'improbabilité les fait rencontrer.

      Le mot du lecteur

      Cette comédie est décrite par deux monologues qui nous prennent à témoin. L'espace commun est celui que le lecteur veut bien lui accorder. L'absence respective sera le miroir de leur solitude qui les mènera à transcender le choc culturel qui les oppose le temps d'une pause cocase qui au delà de l'intrigue amène sur l'analyse de l'appartenance sociale.

      Sur un ton badin, nous rentrons dans l'allégresse de leur intimité et leur vie parallèle. Tragi-comédie

      L'auteure par sa narration pourrait être comparé à Anna Gavalda, côté français.

      Bibliographie

      ECRIVAIN_Katarina_MAZETTINée en 1944 à Stockholm, elle grandit à Karlskrona au Sud de la Suède
      Maîtrise de littérature et d'anglais.
      Fait ses études à l'Université de Lun.
      Professeur, puis jour
      naliste à la radio suédoise, mais également critique littéraire.
      Auteur de livres pour la jeunesse et romans pour adulte.
      Elle est femme d'agriculteur.

      Avec ce roman, elle rencontre le succès. Ce best seller est traduit en français par les Editions "Gaia" et "Actes Sud" (prix Cévennes en 2007), mais également en Russie, Allemagne, Canada en 2006, Amérique en 2007...

      Son livre est devenu un film en 2002.

      Autres livres

      Trucs et ficelles d'un petit troll
      Les larmes de Tarzan
      La fin n'est que le début
      Entre le chaperon rouge et le loup, c'est fini
      Entre Dieu et moi, c'est fini

      Le mec de la tombe d'à côté - juin 2006  - 256 pages -
      Ma vie de pingouin

      Son site.

      Lire un extrait

      Avis des lecteurs
      Mon avis :

      Livre de détente à ne pas manquer quand l'on passe par une période poussive dans le choix des lectures. Facile et agréable à lire. Je l'ai lu sans réelle conviction ; mais, il ne m'a pas transporté  à vous dire que c'est un "Chef d'oeuvre" !

      de Lecture / EcritureDeedee,

      Note
      Le roman a été adapté au théâtre. La pièce est présentée au théâtre du Petit Saint-Martin à Paris du 7 novembre 2009 au 30 juin 2010.

      Th__tre_Le_mec_de_la_tombe_d___c_t_

      Interprétation d'Anne Loiret et de Vincent Winterhalter, adaptation de Alain Ganas. Durée 1h40. Mise en scène très sobre et sujet qui semble avoir remporté un franc succès à la lecture des critiques.

      Voir livres commentés

      L'ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon
      Balzac et la Petite Tailleuse chinoise de Dai Sijie
      La vie rêvée des plantes de Lee Seung-U
      Le jardin des secrets de Kate Morton

      Bibliographie

      Lecture de 1er mai 2009

      .......................
      Lire et Reliure

      Traduction  : Français,  Allemand,   Anglais,
      Arabe,   
      Parution de l'article,  9 mai 2010
      Mise à jour  : 9 mai 2010

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      18 avril 2009

      La Poupée Pétasse, rêve parti

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        C'est à pouffer de rire devant ce drôle de nom qui affuble cette poupée ! Cagole en argot... vous connaissez ?

        Poupée Pétasse

        Cette poupée est de grandeur nature,
        elle semble incarnait la personne qui fut son modèle

        Du coup, vous me pardonnerez pour le titre incongru de ce billet qui a le mérite d'y faire référence. Le sujet est un peu décalé. Mission accompagnie !

        Soyez-en sûr, si je m'interroge sur cette poupée ambivalente, c'est pour ne pas faire l'impasse sur la "Pétasse". Cette vedette au regard innocent met au défi par son nom vulgaire et, les réactions qu'elle suscite sont passionnelles. Sur son visage très doux et amusant, elle arbore un air coquin. Quelle idée de lui donner le surnom de pétasse !

        Poupée Pétasse

        Souvent le visage est en Jersey

        Elle prit son nom pour le plaisir des yeux et ce n'est pas une blague ! Son maquillage aussi prononcé que les catins du boudoir qu'elle ornait, lui conférait les premières loges pour agrémenter l'esthétique et le style de la décoration.

        Poupée de chiffon du site lillypuce.over-blog.com

        Photo du site Lilypuce  (clic sur photo pour lien)

        Cette bimbo à la frimousse enjouée, n'est pas comme les autres. Poupée-mannequin aux formes fragiles, elle aurait vu le jour aux années Folles. Poupée de chiffons, il est coutûme de la voir les cheveux colorées, aux couleurs changeantes comme son caractère complexe. Affublée de panty, jupons et d'un tablier sous la jupe (cagole) qui cache une poche où, Messieurs les coquins, s'affranchissaient de leur bien fait. Un décolleté plongeant lui confère l'aspect d'aguicheuse  et lui permet de personnifier celles qu'elle accommode au salon. Ellle a la particularité d'avoir un corps mou fait de charpie ou souvent bourré de poil de rennes. L'ensemble est entouré de tissu, calicot, crêpe de chine ou pongé de soie, pour lui donner les attributs de luxe, par le côté profane et qui invitent à l'érotisme. Ses mimiques sont situées au pinceau et lui confèrent cet air coquin par le travail en soft qui sculpte son regard. Son visage est souvent en feutrine moulée. A cet état, se rajoute des cheveux de crins qui luisent et puisent leur essence dans le scintillement des béguins qui ornent sa crinière. Un chapeau de satin, recouvert d'une violette au point d'Angleterre, coiffe le tout. Dans les maisons closes, autrefois, elle s'étalait sur le sofa, digne de sa repésentation. De nos jours, elle est soumise à se collectionner.

        Poupée Pétasse
        Poupée Boudoir  du site Lilidebretagne              (clic photo pour lien)

        Les cheveux lisses ramassés sur le cou, les cils en forme de fronde qui vous font baisser le regard.

        Fanny est le reflet de son monde en miniature car elle est jolie, presque rouquine et dévoile son panache qui fait l'attraction sur le stand de l'antiquaire collectionneuse de l'Isle-sur-la-Sorgue. Elle est là en suspend, parmi d'autres, qui  s'offrent au projecteur du kiosque. Tous ces visages teintés qui se fondent dans ce halo nous font perdre conscience du monde alentour et nous rendent comme en dehors des choses.

        "La femme doit être dorée pour être adorée"  Baudelaire

        Cette aura qui s'en sort par la lumière du projecteur nous crève le regard. Le plaisir présent en elles fécondait l'activité mentale de bien des peintres tel van Dongen  C'est un carnaval de paradoxe qui fascine certaines pour l'attirail ou le costume.

        Poupée Boudoir

        Malgré ces formes calquées sur une irréalité humaine, elle a un public d'adultes et de collectionneurs. Elle n'a pas l'aspect d'une grosse joufflue, à la présentation vulgaire. L'éthymologie de son nom ne la reflète pas, malgré qu'elle porte pourtant les stigmates de celle qui a le diable au cul par la fantaisie de ces vêtements. Non, elle ne pète pas plus haut que son cul avec son air hautain. Loin des jouets pour gamine, c'est objet de collection a une allure customisable par sa création qui garantit l'effet.

        J'ai jeté un oeil chez cette antiquaire, et à voir sa collection, j'ai su sa passion. Ce maquillage outrancier, les lèvres pulpeuses... ne laissent pas indifférent.

        Poup_e_Boudoir_03

        Poupée boudoir       (Clic sur photo pour lien site)

        Ethymologie

        "Péter" dans la soie (1878, Rigaud - dictionnaire jargon, paris) (1881, dictionnaire d'argot - Colin Mével)
        Prostituée (1878).

        Mot typiquement féminin.

        Il vient de "pet" (péter) et de "ass" (cûl) qui désigne une fille de joie de très basse condition.

        En occitan, rapetasser [pétas ou pétassou] des chiffons [serpillères] équivaut au masculin à "vaurien". Aujourd'hui, on ne pétasse plus, on jette.

        Avoir un pet (sur un vêtement), c'est avoir un trou.

        Poupée Pétasse

        Synonyme

        Cagole (Marseille - cacou, au masculin du mot [cadet] qui veut dire garçon mal famé), pouffiasse, poufe, une tasse (aphérèse : langage des cités), tassepé (Véronika Loubry), tasspé (apocope), une radasse.

        Poupée Pétasse

        A voir

        Entre les murs de Laurent Cantet.

        Dessous chic, panty

        Les dessous chics

        Définition

        Cagole était le tablier que portait les femmes qui travaillaient à l'usine de dattes à Marseille. Ces filles qui avaient fuit le banc de l'école très jeune étaient, pour certaines, sorties du caniveau pour travailler sur le trottoir avant de finir à l'usine. D'où l'expression, "aller aux dattes" pour désigner une fille qui tourne mal.
        (R. Bouvier, le parler marseillais)

        Cacou en génois, est le diminutif du Prénom Francesco, fort répandu chez les immigrés italiens à Marseille et qui a donné en provençal "voyou".

        Cacou en patois veut dire oeuf, d'où "tête d'oeuf".

        Pétasse (vulgaire) : vieille femme avachie qui perd ses vestiges en marchant (comprenez par là : "qui fait sous elle") ou grande babillarde (qui aime bavarder) d'où fière pétasse.

        Poup_e_Boudoir_02

        Poupée salon du Site Rubylane (clic sur photo pour lien site)

        Note

        La mode au XVIIIe siècle était dans une boîte, entendez par là, qu'il n'y avait pas de défilé. Le costume était fait en modèle réduit et envoyer dans une boîte à la cliente.

        C'est en 1860 que le modèle vivant apparaît avec le défilé.

        La poupée en tissu est un modèle qui existait au XIXe siècle. Le matériel utilisé étant périssable pour ces poupées de salon, il n'en reste que quelques modèles. C'est sur des catalogues d'étrennes que le choix se faisait  pour décorer les maisons. Les fabricants sont Vénus, Raynal, Emile Lang, Nicette, Pintel, Ravca, Magali, la SFBJ, Clelia, Gerb's et Cottin, pour les plus connus.

        Péjoratif

        Pour donner l'accent péjoratif, il suffit d'ajouter -asse à tous ces mots !

        Poupée Pétasse

        Collection

        Poupée de Lila Mae.

        Musée du jouet et de la poupée ancienne
        26, rue Carnot
        84800 Isle sur la Sorgue

        Musée virtuel des "Poupées Régionales"

        Poup_e_boudoir_01

        Poupée 1920 du site Caloudolls  (clic sur photo pour lien)

        Chanson

        Je suis une poupée de cire, une poupée de son
        Mon cœur est gravé dans mes chansons
        Poupée de cire, poupée de son
        Suis-je meilleure, suis-je pire qu'une poupée de salon?
        Je vois la vie en rose bonbon
        Poupée de cire, poupée de son

        Mes disques sont un miroir dans lequel chacun peut me voir
        Je suis partout à la fois brisée en mille éclats de voix

        Autour de moi, j'entends rire les poupées de chiffon
        Celles qui dansent sur mes chansons
        Poupée de cire, poupée de son
        Elles se laissent séduire pour un oui, pour un non
        L'amour n'est pas que dans les chansons
        Poupée de cire, poupée de son

        Mes disques sont un miroir dans lequel chacun peut me voir
        Je suis partout à la fois brisée en mille éclats de voix

        Seule parfois je soupire, je me dis: "À quoi bon
        "Chanter ainsi l'amour sans raison
        "Sans rien connaître des garçons?"
        Je n'suis qu'une poupée de cire, qu'une poupée de son
        Sous le soleil de mes cheveux blonds
        Poupée de cire, poupée de son

        Mais un jour je vivrai mes chansons
        Poupée de cire, poupée de son
        Sans craindre la chaleur des garçons
        Poupée de cire, poupée de son

        Bibliographie

        TLFi (Trésor de la Langue Française Informatisée)

        Mémoire et dissertations sur les antiquités nationales et étrangères, publié par la Société royale des antiquaire de France

        Dictionnaire de la langue romano-castraise et des contrées limitrophes

        Professeur Bernard Cerquiglini sur  TV5MONDE

        .......................

        Traduction  : Français,  Allemand,   Anglais, ArabeHollandais
        Parution : 18 avril 2009
        Mise à jour  : 18 avril 2009

                 

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        30 décembre 2009

        La fuite en Egypte -recherche narrative de récits mythologiques de Noël-

         

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        Languedoc-Roussillon    Hérault    Clermont-l'Hérault   Eglise

        Sous le règne du roi Hérode 1er, dit le Grand, gouverneur de Judée, Marie, femme de Joseph, fils de Jacob et petit fils d'Isaac, mit au monde son fils Jésus, conçu de l'Esprit Saint. Hérode appris l'adoration des bergers et la venue des mages d'Orient pour reconnaître en lui le "roi des Juifs" et lui offrir en présent l'or d'Ophyr pour souligner sa royauté, l'encens d'Arabie pour signer sa divinité et la myrrhe d'Ethiopie, son humanité.  L'étoile de Bethléem guide leur chemin jusqu'à l'Enfant Jésus. (Matthieu 1, 18-2, 12)

        Fuite en Egypte Noël 2009 CLERMONT L'HERAULT

        Détail du vitrail provenant de l'Eglise Saint-Paul à Clermont l'Hérault

         

        Le cinquième jour après la présentation, Marie eut une vision qui la rendit triste. Saint Joseph sentit son trouble et fut prévenu cette même nuit par l'apparition en songe de l'ange du Seigneur qui lui dit :

        "Lève-toi, prends avec toi l'enfant et sa mère, et fuis en Egypte ; restes-y jusqu'à ce que je te dise, car Hérode va rechercher l'enfant pour le faire périr" (Matthieu 2, 20-21)

        Il l'informa donc qu'Hérode, afin d'éradiquer la menace de se voir détrôner par la venue du Messie en ce monde, avait ordonné de faire périr tous les mâles, premier né des familles d'hébreux de sa province qui aurait moins de deux ans. Pour que la Sainte Famille échappe à ce massacre, il prit la fuite avec la Sainte vierge Marie et son enfant à destination d'Egypte, terre d'asile des réfugiés palestiniens.

        Ils disposèrent le divin enfant enveloppé dans ses langes sur la monture qui les avait ramenés de Nazareth et sans plus tarder, oubliant le désir de visiter la sainte grotte de Bethléem, ce lieu sacré tant vénéré, Marie se contenta de la saluer de loin pour entâmer le long voyage. Elle confia à Joseph son désir de s'arrêter également chez Elisabeth, pour l'avertir de mettre en sûreté son fils Jean-Baptiste. Mais il l'en dissuada et elle envoya un ange pour la prévenir qui revint avec des vivres et un peu d'argent pour pourvoir au plus pressé.

        Hérode fut déjoué de son projet car les Mages, après la Purification, ne reprirent pas le même chemin et se dirigèrent vers la mer Morte pour s'enfoncer dans le désert.

        Pendant ce temps, Joseph et Marie s'arrêtèrent deux jours à Gaza, proche de Jérusalem pour se reposer, puis reprirent la route du désert appelée Bersabée. Ainsi commença l'exode seuls au milieu des ténèbres d'un monde hostile et les incommodités du retour de couche.

        Le 3ème jour, ils reprirent la route malgré que Marie souffrait de fatigue. Joseph lui conseilla de monter sur l'âne.

        Sans abri, Joseph faisait à l'aide de son manteau, une petite tente pour protéger la reine de l'univers et son enfant. Les rigueurs du temps, de l'hiver rendait le chemin exténuant. A la faveur des saints anges, le vent arrêta sa course, le palmier déploya ses branches jusqu'à terre pour les protéger et offrir ses vivres. Les chants d'oiseaux ranimaient le coeur des pélerins accablés de fatigue.

        Ils arrivèrent enfin en Egypte et virent de loin le temple de Sotinen. Le Saint enfant leva les yeux au ciel pour prier le père éternel de jeter les démons dans l'abîme, de renverser à terre les temples de l'idolâtrie. Marie fut accueillie avec dans ses bras l'enfant Dieu.

        Ces étranges évènements amenèrent le trouble chez les Egyptiens jusqu'à leur arrivée à Heliopolis près de la Thébaïde où ils furent vénérés pour les miracles qui de nos jours opèrent encore.

         

        Puis vint l'exil les arrachant de chez eux. Les circonstances tragiques précédentes,  pour ne pas dire hécatombe, furent appelés selon l'évangéliste Saint Matthieu "Le massacre des Innocents" à Bethléem.

        Devenus comme le peuple, Joseph alla de porte en porte demander la charité pour sudvenir aux besoins de sa famille. Lorsqu'il put pourvoir avec son travail aux commodités nécessaires, la sainte vierge l'aida en confectionnant des ouvrages tout en contemplant son fils. La foi fut le fruit des prodiges de ses grâces qu'elle distribuait et leurs reconnaissances étaient redistribuées aux pauvres.

        Au printemps de l'an 750, Hérode mourut.  C'était 7 jours avant la fête de Pâques. Un ange apparaît à Joseph et lui dit :

        "Lève-toi, prends avec toi l'enfant et sa mère, et mets-toi en route pour la terre d'Israël" [...]
        (Matthieu 2-20-21)

         

        A cet ordre et après la mort du tyran qui avait agonisé sa cruauté, le départ vers l'Israël fut lancé. Sur la route, il est averti par un autre songe que le fils d'Hérode, Archélaüs règne en Judée à la place de son père, il se retire donc en Galilée dans la ville de Nazareth.

        Voici racontée l'alliance envers ce Dieu unique dont les évènements conduisirent Israël à se séparer du divin Messie, en souvenir des lamentations de Rachel dont la douleur fut trop grande pour accepter d'être consolée.

        Notes personnelles

        La morale de cette histoire, n'est-elle pas qu'il faut secourir son prochain et les aider à trouver leur voie car le sens dépasse l'histoire et les différences religieuses.

        Et dans l'Orient, l'hospitalité demeure dans le geste d'offrir le gîte et le couvert à l'inconnu.

        La tolérance n'est-elle pas l'épithète de cette histoire qui est la représentation de l'éducation sans rentrer dans la démêlée de l'historicité de la naissance de Jésus et la culture populaire qui soulève tant de doutes.

        Bibliographie

        Visite décembre 2009 de Clermont l'Hérault
        Lecture du nouveau Testament

        A voir dans les environs

         
         
         
          SAUVE 2009 ~Couple en costume d'époque~   sauve 
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        Traduction  : Français,  Allemand,   Anglais, ArabeHollandais
        Parution : 30 décembre 2009
        Mise à jour  : mercredi 30 décembre 2009

         

         

         

         

         

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        1 juin 2009

        Hura Crepitans ~Le sablier qui prend son temps~

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          En arpentant les rues de Bordeaux, j'ai vu dans un magasin cet énorme arbre ! J'étais curieuse de le connaître. Mon intention n'était pas d'accomplir un voyage scientifique ; mais, en dilettante j'ai pu examiné à mon grè cette curiosité.

          Elle ne m'était pas familière et j'ai pu constater mon ignorance à essayer de l'identifier.

          Sic"Ne méprisez la sensibilité de personne. La sensibilité de chacun, c'est son génie"
          sic Baudelaire

          Hura_crepitans__arbre_
                                                                                      clic sur photo pour lien

                          Hura Crepitans                            

          Sic"[ ...]La vie créatrice est si près de la vie sexuelle, de ses souffrances, de ses voluptés, qu'il n'y faut voir que deux formes d'un seul et même besoin, d'une seule et même jouissance"
          sic Rainer Maria Rilke

          Hura_crepitans__fruit_
                                                                                 clic sur photo pour lien

          Nom commun Assacou, Arbre à dauphin, Bois-diable, Pet du diable, Noyer d'Amérique, Buis de sable, Bombardier, Repas de cloche singe, sandbox, ajuapar, monkey no climb, Aubier de Ochoó, Possumwood, Jabillo, ...

          Plante dicotylidone de la famille des Euphorbiacées (Euphorbe), de la monoécie monadelphie de Linnaeus et indigène d'Amérique tropicale.

          Hura_crepitans__fleur_femelle_
                                                                           clic sur photo pour lien

          C'est un arbre tropical de grande taille qui a pour originalité d'avoir un tronc droit et pouvant atteindre 30 mètres. Il est divisé en branches. L'écorce est marquée de cicatrices occasionnées par la chute des feuilles cordiformes.

          Les grosses épines coniques qui entourent le tronc à l'écorce lisse rendent l'escalade impossible d'où le surnom de "monkey no climb".

          Hura_Crepitans__Tronc_gris_
                                                                                                 clic sur photo pour lien

          Ses feuilles grandes ovales échancrées en coeur à leur base. Elles semblent persistantes car ils les perd de façon irrégulière. Elles sont d'un beau vert avec des pétioles aussi grandes que la feuille. Elles peuvent atteindre 20 cm et sont alternées. Mais, quand elles sont jeunes, elles ont la particularité de se rouler en dedans sur elles-mêmes. Elles sont pourvus de nervures secondaires. Elles se perchent sur un tronc à l'écorce grise couverte de piquants coniques qui lui vaut le surnom anglais de "monkey no climb" ou "singe ne peut grimper" !

          Hura_Crepitans_L

                                                                                         clic sur photo pour lien

          Hura_crepitans__capsule_
                                                                                                                          clic sur photo pour lien

          Elle sécrète un suc laiteux jaune nommé latex qui est redouté car il est composé de lectines : stérols, tri-terpènes qui ont la propriété de provoquer des dermatites. Ce lait végétal ressemble au lait de vache mais il n'a pas d'odeur. Sans saveur marquée au départ, se développe après quelques temps et commence à irriter le gosier en provoquant une éruption de petites pustules. Il fut utilisé autrefois par les indiens (amérindiens) pour empoisonner les fléchettes et il est dit dans certains articles qu'il n'existe aucune contre-poisons. Si on évapore un litre de ce lait, l'essence volatile peut provoquer des gonflements du visage, voire des parties suppurées. Cette potion mélangée à de l'alcool à 36° et dissolu, donne un résidu d'apparence visqueuse et jaune.  Ce liquide contient du malate acide de potasse, du gluten, une huile essentielle de vésicente, du nitrate de potasse, du malate de chaux, de l'osmazôme et un principe âcre. Il est soluble suivant les matières utilisées.

          Acacus

          Acacus -Peinture rupestre de bovidés-

          Ces fleurs monoïques* sont rouges et produisent un fruit très recherché pour faire des poudrières de bureau d'où le nom de "sablier".

          Son surnom "bombardier" provient sans doute du mot anglais "dynamite tree" car ses fruits en forme de citrouilles sont contenus dans des capsules qui sont catalputées en disséminant les graines à plus de 100 mètres autour, c'est ce qu'on appelle la dispersion balistique et provoque un bruit d'explosion. Le suc contenu dans le fruit est si toxique que les autochnones d'amérique l'utilisent dans la préparation d'un poison ; mais, égalment dans la pêche, en entamant à coup de hache l'arbre pour sortir le lait que l'on brasse avec un peu de vase et l'on dépose le tout dans une feuille ou dans un linge qu'on laisse tremper sur les berges qui subtilement énivrera le poisson qui viendra sur le champ à fleur d'eau. Aussitôt après l'avoir saisi, il faut l'éventrer pour éviter qu'il se gâte.

          Acacus_Djebel_El_Aou_nat

          Les capsules mesurent de 3 à 4 cm de longueur, pour un diamètre de 5 à 8 cm. Autour de l'axe central, il y a 16 carpelles disposées radiallement. Ces capsules,à maturité, s'ouvrent avec élacticité et lancent les nombreuses méricarpes dans un bruit de mitraillette. La semence est faite.

          Acacus___Boeuf_avec_les_cornes_

          Les graines contenues dans la capsule sont aplaties comme une hostie et sont de 15 à 25 mm de diamètre.

          Les graines sont très purgatives.

          Hura_Crepitans__Fleurs_
                                                                               clic sur photo pour lien

          Au niveau médical, ces graines sont utilisées en homéopathie. Les feuilles trempées dans l'huile sont utilisées contre les rhumatismes.

          Acacu est le nom donné à son bois qui est exploité et récolté pour le commercialiser au Panama. Sa consistance molle permet de concevoir des meubles (bois Hura).

          Le caoutchouc provenant du suc est également utilisé.

          Il porte le nom de sablier car son fruit s'employer en guise de buvard, comme un récipient à sable pour soupoudrer les écrits réalisés à la plume. Egalement appelé sablier car au Suriname, il pousse sur un sol sableux, en région côtière.

          Et le surnom de "Pet de Diable" lui vient de ses fruits en forme de sphère qui explosent bruyamment et violemment quand il est mûr et sont projetés loin de l'arbre.

          Acacus__chevaux_volants_

          Sahara algéro-lybien - Acacus

          Il est aussi appelé "Bois-diable" car les bûcherons le saignent pour le débarrasser de sa sève caustique.

          Le saviez-vous ?

          Leur tronc remplit d'épines a servi d'arbre à torture ou potence.

          Les carpelles étaient utilisées dans les combats de coq à Pointe à Pitre.

          Les carpelles sont utilisées dans la confection de bijou en forme de dauphin en les sculptant.

          La décoction de l'écorce de la variété Hura Braziliens ou Assacou (préparation : succus recens Hurae braziliensis) fut utilisée avec succès en méthode homéopathique pour soigner la syphilis et la préparation : "succus Hurae alcoholicus" sert pour soigner le psoriasis par la solution qui provoque à doses élevées des vomissements qui peuvent provoquer des fièvres ou faire disparaître les symptômes de la maladie en cause par des effets similaires.

          Hura_crepitans__feuille_dessin_
                                                                                                                      clic sur photo pour lien

          Hura_crepitans__feuille_
                                                                                                                       clic sur photo pour lien

          Localisation

          Cette espèce arborescente se trouve dans les forêts côtières d'Amérique centrale, Mexique (Brésil), Jamaïque, Bolivie, Australie, Martinique (Trois-Ilets), Guyane (Cayenne), Sénégal. Elle est introduite en Afrique comme arbre d'ombre.

          Hura_Crepitans__Branche_
                                                                                             clic sur photo pour lien

          Culture

          Sol humide sableux ou argileux. Rustique jusqu'à -11°. PH du sol entre 5 et 8.

          Les graines germes dans l'ombre profonde.

          Hura_Crepitans_ou_Sandbox_Timbre_35cSpécimens

          Serre amazonienne de Montpellier
          Bordeaux dans une agence de voyage.

          Classification

          Kindom  Plantae
          Division  Magnoliophyta
          Classe    Magnoliopsida
          Ordre    Euphorbiales
          Famille   Euphorbiaceae
          Genre    Hura
          Espèce  H. Crepitans

          Hura Crepitans Linneaus  => Croton, Giant Hura

          Hura srepans Willd. Cette espèce se distingue par la forme de ses feuilles très dentées à leur contour, d'un ovale plus allongé et aux nervures disposées différemment. Elle pousse en Amérique méridionale.

          Hura brasiliens Willd. Sa particularité vient des châtons mâles qui sont oblongs et la dentelure des feuilles est en forme de scie.

          Hura_Crepitans__Graffiti_
                                                                                           clic sur photo pour lien

          Groupe

          Dycotylédone, vivace, Arbre

          Lexique

          Monoïque
          Du grec monos (un seul) et oikos (maison) : plante qui porte sur un même pied les fleurs mâles de couleur noire qui sont imbriquées sur un chaton allongé qui pend à l'extrémité d'un long pédoncule terminal ou sortant à l'extrémité des aisselles des rameaux. Son calice est court urcéolé, tronqué au sommet. Il n'a point de corolle.
          Les fleurs femelles sont solitaires dans le voisinage des fleurs mâles. Elles sont de couleur rouge. Sans corolle avec un ovaire surmonté d'un long style (unisexuée) qui est divisé en douze ou dix-huit rayons recourbés et obtus.

          Bibliographie

          Visite à Bordeaux, semaine 22 en 2009
          Don Luis Cespeder

          Cette fiche n'est qu'une étude et ne peut servir de références.
          En aucun cas, elle ne peut remplacer l'expérience et le savoir-faire d'un professionnel.

          .......................

          Traduction  : Français,  Allemand,   Anglais, ArabeHollandais
          Parution : 1er juin 2009
          Mise à jour  : 1er juin 2009

                   

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          24 juillet 2010

          Dicaprio à Zurich

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          Reportage exclusif

          J'ai rencontré Léonardo DiCaprio à Zurich, au détour d'une rue, sa tenue exemplaire m'a plu. Il m'a totalement bluffé par son reflet à travers la vitrine qui m'a attiré ; j'ai saisi l'instant et je vous le fais partager.

          Leonardo Dicaprio à Zurich

          D'après certains témoignages, il est connu dans un rôle qu'il aurait occupé dans le film "Titanic"  de James Cameron sorti en 1998 et qui remporta 11 oscars en 1997, 48 nominations, avec 11 milliards de dollars au box-office. Il est l'acteur principal et incarne "Jack Dawson" auprès "Rose Dewitt Bukater" interprétée par Kate Winslet. Ils furent propulsés au sommet de leur gloire. Une distribution internationale étincelante. Il a décoiffé l'affiche pendant une bonne année alors qu'il n'avait que 23 ans. On s'en souvient de ce jeune homme de 35 ans, étincelant par ses yeux bleus translucides.  L'acteur américain est donc une belle personne devenue star planétaire.

          Je l'ai découvert pour la première fois dans son blaser bleu marine. Sa coupe était parfaite et se mariait bien avec son pantalon nacré sur fond de sable et d'eau émeraude. Son image s'impose, l'évidence est aveuglante et magique tant inattendue. Question de rencontre ou alchimie du moment ? Il aime les beaux vêtements d'époque. Ses goûts sont les vêtements et les femmes... Son image corporelle, ce corps en mouvement, sa pose, rend l'élégance de ces quelques grammes de tissu. Ces deux variables mêlent l'artiste, l'esthétique et le rapport au style individuel de celui qui le porte et qui suscite l'attrait.

          La scène se passe à Zurich dans un grand magasin consacré au prêt-à-porter. Son regard provocateur m'a interpellé. Sous ce regard plein de surprise, un acteur surgissait.

          A Zurich, tout le monde se porte bien ! Les gens ont davantage le souci du paraître. La coquetterie est de rigueur et par conséquent les boutiques chic font son emblême. La mode est la culture de l'image et la Suisse bénéficie de cette avancée. Les gens font attention, vivent plus naturellement et utilisent de plus en plus de produits bio. L'image du corps, du savoir de la minceur est l'image "idéale" à imiter comme ce spot publicitaire qui a une emprise magique. "Sexy" et "Cool" sont deux attributs qui se remarquent.

          Le lieu, sa culture influe sur l'air BCBG. Etre "beauf" dénote sa trajectoire sociale dans ce monde de culture et d'économie. Le vêtement est donc l'attribut culturel qui s'inscrit dans le système d'apparence. L'originalité vestimentaire et de l'esprit se cotoie bien.

          Notes

          DiCaprio : né le 11 novembre 1974 à Hollywood, Californie (Etats-Unis)

          Nom : Léonardo Wilhelm Dicaprio
          Surnom : Léo
          Autre pseudo : Léonardo Di Caprio

          Stature : 1,80 mètres

          D'un père italien et d'une mère allemande qui l'encouragèrent à développer ses aptitudes artistiques en l'inscrivant à des cours de comédie dès l'école primaire.

          Son père, le dessinateur italien underground est éditeur de bandes dessinées, George DiCaprio. Sa mère, allemande, se prénomme Imelin Idenbirken. Elle est secrétaire juridique. Ses parents divorcent en 1975. Il a un demi-frère Adam Farrar.

          Son talent évident l'amène à être auditionné pour la première fois en 1988. Il tourne à l'âge de treize ans, des spots publicitaires et se fait remarquer ; il obtient dès lors des petits rôles à la télévision, avant de se faire remarquer dans la série "Quoi de neuf, docteur ?" de Neal Marlens en 1991. Son premier rôle au cinéma le met face à Robert De Niro, dans "Blessures secrètes"où il joue le beau-fils mal traité.

          L'acteur est né avant "Titanic". Il fut sélectionné parmi quatre cents candidats pour interpréter le beau-fils maltraité dans "Blessures secrètes" de Martin Scorsese avec Robert De Niro, à qui il vole presque la vedette. Cette même année, il jouera dans "Gilbert Grape" avec Johnh Depp dans le rôle de son petit frère handicapé mental. Il obtiendra la nomination pour le meilleur second rôle, aux Oscars et aux Golden Globes. Il a alors juste 19 ans.

          Depuis, le naufragé légendaire, le "Kid" a grandi et a déposé sa marque commerciale (Leonardo DiCaprio), offre un site internet (leonardodicaprio.com), une fondation sur l'écologie depuis 1998 (Dicaprio Foundation) qui lui permet d'affirmer ses convictions. Il collectionne les mannequins dont la similitude est leur blondeur qui pare leur longue chevelure. Bar Rafaeli est la dernière en date, après cinq années avec Gisèle Bündchen. Sa réputation de coureur de filles est devenu légende hollyvwoodienne.

          Aujourd'hui, il a tourné avec certains des meilleurs réalisateurs dont Steven Spielberg, Christopher Nolan, Martin Scorsese (film : Taxi Driver), Danny Boyle...

          Son look est incernable car il déconstruit chaque image même s'il a gagné en épaisseur par rapport à ses premières apparitions où il était encore minot. Il en garde son innocence qui lui donne l'aspect d'une jeunesse inoxydable.

          Il a été consacré l'acteur le plus sexy et le plus talentueux du magazine "GQ".

          C'est l'acteur le mieux payé du monde (20 millions de dollars par film).

          A l'affiche de "Inception" de Christophe Nolan, le 21 juillet 2010.

          Source

          "QG", "Le Nouvel Observateur", Internet.

          Biographie

          Zurich le 11 juillet 2010

          ______________________________________________________________________________________________________________
          d'autres articles,

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          Actualités

          Traduction  : Français,  Allemand,   Anglais,
          Arabe,   
          Parution de l'article,  samedi 24 juillet 2010
          Mise à jour  : 24 juillet 2010


                             Répondre

                      

          30 décembre 2007

          Au nom du Père...

            EtoileAvent - Noël & sa féerie - Ste Barbe - St-Nicolas - Boules de Noël -   Etoile
            Etoile Décor - Crèche - Gui
            - Lou cacho fiò - Gros Souper - Voeux Etoile
            Etoile Ephiphanie - Chandeleur - Les Saints - Dictons  Etoile
            0<< Précédente | AAccueil | Suivante >> P_nitent

            0

            Les pénitents nous rappellent des rites très anciens, la pratique de la mortification.

            Photo_036   Santonnier ? - Séville (Andalousie)

            Des confréries de pénitents virent le jour lors de la semaine sainte, jusqu'à l'interdiction par le Pape. Ce défilé raconte l'arrivée de Jésus à Jérusalem, son arrestation, sa condamnation, la passion, puis sa crucifixion et le 3ème jour, sa résurrection.0

            Le nom de pénitent vient du latin "paenitere" qui signifie se repentir. Ils sont vêtus d'un sac blanc et d'une cagoule pointue de couleur selon leur fonction affectée à leur confrérie. Elle signifie l'humilité et l'anonymat.

            Vêtu d'une sac beige et coiffé d'une capuche verte percée de trous au niveau des yeux, ganté de blanc et ceinturé d'une corde, il avance dans les rues pour représenter le chemin de croix du Christ, précédé par la foule, les dames endeuillées par la mort du Christ.

            Des cierges, des cierges s'installent tout au long du parcours de la procession aux flambeaux, pour célébrer le Christ "Lumière des Nations". La passion du Christ se conjugue avec la mort, le mystère de la résurrection. Ces instants sont chargés d'émotion, résonnent des miliers de pas processionnaires, ils appellent le regard et palpitent des chants dévots.

            Pauvre Marie, Mère terrestre de Dieu, quel regard peux-tu porter sur l'avenir de ton fils en tant que Mère ?

            P_nitent_de_S_ville
            Photo du site

            Impressionnant, vous pouvez les voir tous les ans durant la dernière semaine de Carême, du dimanche des rameaux au dimanche de Pâques en Andalousie.

            Le bâton quant à lui est de forme circulaire, surmmonté d'un décor sculpté en rondebosse représentant le Christ portant sa croix. La base en forme de cul de lampe est orné de gravures fixées et protège le bois de l'usure.

            B_tons
            Photo du site GENEPROVENCE

            ProcessionBiographie

            Présence de ce personnage dans ma crèche, comme un "flash back" dans un rêve troublé.

            J'ai peut-être mité la tradition provençale de la crèche en me hasardant à cette symphonie.

            Patrimoine
            La présence de cette foi peut être vue dans les bas reliefs de l'église "Notre Dame de Nazareth" à Seyne qui a un tableau de style baroque qui représente la procession des pénitents.

            0

            0

            Notes

            Cette procession se fait également :

            . en Belgique à Lessines,
            . en Corse, sous le nom de "Granitola",
            . à Seyne, le dimanche qui suit la Saint André,
            . au Puy en Velay, les pénitents blancs évoque lors du cortège la "Cène",
            . à Villefranche-de-Rouergue (Aveyron), procession des pénitents noirs,
            .
            à Perpignan,
            . Aigues-Mortes,
            . à Avignon,
            . à Limoges,
            . à Nice,
            . mais aussi à Montpellier, le jeudi Saint avec la participation de 6 Chevaliers en manteau à la messe
              qui a lieu à la cathédrale,

            Motif_gMotif_gMotif_gMotif_gMotif_g

            TOP  10   ANDALOUSIE

            Motif_gMotif_gMotif_g

            GRENADE

            Alhambra, Albaicin (quartier arabe)

            SEVILLE

            Alcazar, Couvent, Barrio de Triana (ancien quartier des gitans, céramique), Macarena, quartier juif, Les pénitents

            CORDOUE   Mezquita                   
            CADIX Villages blancs
            RONDA : Ponts, Arênes, Bains maures,
            Palais de Marqués de Salvatierra
            Maison du Roi Maure (mînes),
            Minaret de San Sebastian
            Jerez de la Frontera
            Cadiz, Tarifa
            Setenil (maisons troglodytes)
            MALAGA          

            Nerja, Grotte,
            Parc Ardales (défilé des Gaitanes : gorges), lacs, Grottes d'Ardales,
            Ermitage "Notre Dame de Villaverde"
            Costa del sol,

            SIERRA NEVADA

            Alpujarra (villages sur les contreforts sud de la serra nevada) : Trevelez,
            Guadix (maisons troglodytes)

            HUELVA Romeria del Rocio,
            Parc National Donana,
            Mazagon,
            Grotte des Merveilles,
            Mînes de Riotinto
            Cortegana (fêtes médievales)
                        
            ALMERIA

            Cabo de Gata
            La Isleta
            Nijar
            (poterie)
            Alméria (Serres)

            0

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            Ligne  Dernière mise à jour, le 1er novembre 2008

            2 novembre 2008

            Mémoire de Saint-Gilles (Gard)

            St_Gilles_Blason<< Précédente | AAccueil | Suivante >>

            J'aurais aimé le connaître Gilles, car il a aimé la Provence, et d'Athènes où il est né, pélerin il se retira, dans une grotte à l'emplacement actuel de l'abbatiale de Saint-Gilles-du-Gard, dans cette cité "provençale".

            St_Gilles_Abbatiale_03_Impasse_des_Pas_Perdus

            Issu d'une famille illustre, très jeune, il fait des miracles. Il donne son manteau à un pauvre malade. Il va au bord de la mer en furie, et par sa prière, il calme la tempête.

            Il fuit son succès et des marins reconnaissants le prennent à leur bord. Il se retrouve en Arles où il est ordonné prêtre. Il fait de nouveaux miracles et à nouveau s'enfuit, malgré la présence de son ami Césaire.

            Il établit son ermitage dans les gorges du Gardon, près d'une source.

            Là, par la prière, il fait pleuvoir en temps de sécheresse.

            La tradition dit qu'il se réfugie à Nuria en Catalogne, près de Font Romeu.

            Homme déchiré par un fauve (socle des statues des Apôtres)

            St_Gilles_Abbatiale_04_Impasse_des_Pas_Perdus

            Soulign_

            Sa vie, en l'an 700, est étoilée de miracles qu'il fuit pour devenir ermite. Il est en communion avec sa biche qui le nourrit de son lait.

            Son chemin est une étape sur la route de Saint-Jacques-de-Compostelle. Il est voué au culte en Provence et dans le Languedoc, les chrétiens le vénèrent pour l'absolution.

            Le chemin est long de Compostelle, il passe l'Aubrac, Rocamadour, Le Puy-en-Velay (GR700, voie Regordane), Conques, St-Guilhem-le-Désert pour arriver enfin à St Gilles, via les Saintes-Maries-de-la-Mer. La route est en en fonction du temps que l'on dispose et à chaque bout de route, un sanctuaire attend le pélerin.

            A cet endroit, l'eau également fait communion entre le canal du Rhône-à-Sète et le canal d'irrigation du Bas-Rhône-Languedoc qui croisent leur trajectoire. Le port apporte cette obène pour les marchands et les chrétiens.

            St Gilles est une étape en direction des deux villes saintes et les pélerins viennent s'y embarquer en direction de Rome ou Jérusalem.

            Le port de la ville eut son heure de gloire  jusqu'à la fondation d'Aigues-Mortes, en 1240. Les fûts de vin (AOC "Costières-du-Gard") de la région étaient chargés sur des péniches à destination de Sète et Lyon. Ce fut le port le plus oriental du royaume car Marseille ne devint français qu'au XVe siècle.

             

             

            St_Gilles_Abbatiale_01_Impasse_des_Pas_Perdus

            Abbatiale Saint-Gilles, façade principale

            Soulign_

            St Gilles est parti, mais l'abbatiale de style roman (XIIe siècle) continue à émouvoir par sa beauté extérieure. Elle comporte deux niveaux (crypte et église haute). Les trois portails sculptés couleur du sang séché qui ornent sa façade ne manquent pas de charme, ils furent ordonnés durant la deuxième partie du XIIe siècle (après 1116).

            Au dessus, l'élégance des sculptures sont d'influences antique et anti-hérétiques. Elle est un véritable livre de pierre qui aidait les fidèles analphabètes à retrouver la représentation. Elle a été classée au Patrimoine Mondial de l'Humanité par l'UNESCO, le 2 décembre 1998 à Tokyo au titre d'Etape sur les Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle.

            St_Gilles_Abbatiale_02_Impasse_des_Pas_Perdus
            David joue de la cithare à côté de son troupeau

            Soulign_

            St_Gilles_Abbatiale_05_Impasse_des_Pas_Perdus
            Cierge ~crypte de Saint-Gilles~

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            St_Gilles_Abbatiale_06_de_Dominique_Pipet
            Âpôtres, Saint Jacques le Majeur et Saint-Paul
            Illustration de Dominique Pipet

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            St_Gilles_Abbatiale_06_Impasse_des_Pas_Perdus
            Oculus & reste de l'ancien choeur Derrière la nouvelle église

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            St_Gilles_Abbatiale_01_de_Renaud_CAMUS
            Illustration de Renaud Camus

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            St_Gilles_Abbatiale_02_farm
            Photographié par Renaud Camus

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            St_Gilles_Abbatiale_12
            Illustration du site

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            St_Gilles_Abbatiale_03_de_Dominique_Pipet
            Illustration de Dominique Pipet

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            St_Gilles_Abbatiale_07_de_Dominique_Pipet
            Illustration de Dominique Pipet

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            St_Gilles_Abbatiale_04_de_Dominique_Pipet
            Chameau et singes enchaînés
            Illustration de Dominique Pipet

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            St_Gilles_Abbatiale_09
            Illustration du site

            Soulign_

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            Illustration du site

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            St_Gilles_Abbatiale_05_de_Dominique_Pipet
            Adoration des mages, en dessous Cortège des Apôtres
            Porte latérale gauche
            Illustration de
            Dominique Pipet

            Soulign_

            St_Gilles_Abbatiale_11
            Christ en majesté, en dessous La Cène
            Porte centrale

            Illustration du site

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            St_Gilles_Abbatiale_08
            photo du site

            Soulign_

             

             

             

            St_Gilles_Abbatiale_13
            Illustration du site "In Francia"

            Soulign_

             

             

            St_Gilles_Abbatiale_08_Impasse_des_Pas_Perdus
            Saint-Jean l'Evangéliste  & Saint-Pierre
            Avancée du porche

            Soulign_

            Légende

            St Gilles ermite effrayait par sa popularité se résoud à quitter son pays pour vivre à l'abri dans une grotte aux abords de la ville. Là, dégagé de toute préoccupation terrestre, il ne vit que dans l'adoration et la contemplation. Aux périodes de jeûne, se succède une nourriture simple au quotidien. Eau, herbes et le lait de la biche envoyée par la providence, lui suffise.


            C'est elle qui provoqua la rencontre de saint Gilles et  de "Wamba", roi des Wisigoths ; car au cours d'une partie de chasse, poursuivie par la meute royale, elle se sentit en danger et courut aux pieds de son maître.

            C'est alors qu'une flèche transperça la paume de la main de saint Gilles qui l'avait recueillie. Cette blessure ne devait jamais guérir.

            En signe d'affection, le duc lui offrit la Vallée Flavienne où il fit bâtir un monastère.

            Plus tard, sur sa tombe, l'abbaye de Saint-Gilles-du-Gard fut construite. Gilles a toujours son tombeau dans la crypte.

            Soulign_

            Charlemagne que sa conscience tourmentait, le fit appeler. Lorsqu'il le rejoigna à Orléans, il ordonna une messe. Un ange lui apparut et lui déposa un billet lui soumettant que l'empereur était absolu de ses fautes.

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            Cette abbaye, après les destructions des guerres de religions, a vu son architecture sévère du 12ème se transformer aux 17ème et 18ème en un style néo-classique très équilibré. Une chose est sûre, c'est qu'elle a été érigée suite à plusieurs projets et nombreux furent les artistes qui la signèrent au niveau des bas-reliefs. Si vous levez les yeux, St Mathieu et St Barthélémy, sculpté par Brunus, vous offriront le spectacle de leur grandeur.

            St_Gilles_Abbatiale_07_Impasse_des_Pas_Perdus
            Autel crypte

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            Les orgues sont la production de Boisselin en 1659.

            St_Gilles_flagellation_du_Christ
            Flagellation du Christ du site Structurae

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            Etonnant, l'escalier à vis sur l'arrière de l'ancien choeur. Il est l'oeuvre de Fabre de la Vesly. Il permet d'accéder au grand clocher pour le service. De construction hélicoïdale, avec une voûte en forme d'anneau appareillée à neuf claveaux et date du XIIe siècle. Chaque compagnon qui est venu l'admirer a signé sa devise dessus pour marquer son passage.

             

            St_Gilles_Escalier___Vis_marque
            Escalier à vis
            Marque de passage d'un compagnon datée de 1648
            photo du site

            St_Gilles_Abbatiale_Escalier___Vis_Impasse_des_Pas_Perdus
            Escalier à vis -accès-

            Soulign_

            Son tombeau est dans la crypte qui est l'église primitive. Son corps y reposait. Le sarcophage fut redécouvert en 1865 par l'Abbé Goubier. Il porte l'inscription :

                                   INH. TML. QI. CB. AEGD.

            qui se lit :                    "In hoc tumulo quiescit corpus beati Aegidii"
            ou             "Dans ce tombeau, repose le corps du bienheureux Gilles"

            St_Gilles_Abbatiale_Sarcophage_St_Gilles__Impasse_des_Pas_Perdus
            Sarcophage de Saint-Gilles Crypte au sous-sol

            La crypte est divisée en 3 nefs. Sur la central vous apercevez  des voutes surbaissées qui possèdent 6 travées. Il en est de même pour la collatérale sud.

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            Noël en son choeur

            Dans cette localité, les fêtes de Noël amènent le traditionnel "Pastrage Calendal" qui est conduit par des manadiers, les gardians du coin qui accompagnent une charrette enguirlandée, tirée par le bélier de race Mérinos le plus vigoureux du troupeau, le "Floucat". Elle est chargée de l'agneau dernier-né qu'il transporte jusqu'au choeur de l'église, à l'aide de son collier, gravé en l'occurence.

            Au départ, ce cortège parcourt les rues principales de la cité, suivi par les tambourinaïres, les groupes folkloriques, les bergers et leurs troupeaux. A l'arrivée sur le parvis de l'église, Monsieur le Curé accueille le Pastrage et donne la bénédiction aux chevaux, avant que les manadiers grimpent à cheval l'escalier principal pour rentrer dans la nef centrale afin assister à la Messe de Minuit. Minuit, la voix se lève pour honorer l'Enfant Jésus.

            C'est alors que l'agneau passe dans les bras des bergères et bergers camarguais qui l'offrent symboliquement au moment de l'offertoire, après avoir baisé les pieds de l'Enfant Jésus dans la crèche.  A la fin de la cérémonie, le curé bénit les jeunes agneaux qui seront offerts à la crèche.

            Cette tradition avait disparu au XIXe siècle et fut remise à l'honneur par les félibres. Dès 1987, la crèche vivante devient une histoire de partage et d'amour qui lie les acteurs bénévoles

            St_Gilles_Floucat_01__Impasse_des_Pas_Perdus
            Photo du site

            Pastrage également à Bellegarde.

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            Bibilographie

            Visite 1er novembre 2008
            Photos personnelles.
            Photos prises sur le Net (lien en dessous des photos). Ne manquez d'aller visiter leur site, vous serez étonné, les photos sont magnifiques.

            Art roman
            Site Via Tolosana

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            A visiter

             

            A voir également à Saint-Gilles

            Porte des Maréchaux  || Le port de plaisance fluvial  ||  Château d'Espeyran

            Abbaye troglogytique de Saint-Roman à Beaucaire
            Abbaye de Sénanque
            Abbaye de St Michel de Frigolet
            Le hameau de Montcalm (entre Aigues-Mortes et les Saintes-Marie-de-la-Mer)

            St_Gilles_Ap_tres
            Saint-Jacques le Majeur et Saint-Paul
            Photo de la
            Mairie de Saint-Gilles

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            Sur l'Art roman

            . Ephèbe à Agde
            . Vases grecs d'Ensérune
            . Statues romaines du Biterrois
            . Sarcophages gallor-romains et wisigothiques

            .....................
            Traduction  : Français,  Allemand,   Anglais,  
            Arabe,   Espagnol
            Editée le : dimanche 2 novembre 2008 
            Dernière mise à jour le : 20 juin 2011

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            R_pondre

            14 mai 2008

            Le charme caché de Saint Gens... VAUCLUSE

            << Précédente| AAccueil | Suivante>>

            Nous partons en randonnée pour découvrir au détour d'un chemin,  l'habitat troglogyte aux alentours de la commune -Le Beaucet- (84),  et se nourrir des légendes chères à la tradition provençale. Notre chemin est parsemé de senteurs et évoque un voyage sensoriel. Le thym exhale. Quelle plante aromatique ! Je respire.

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            Maison caillou de Béatrice MARGUERAT Artiste sculpteur & santonnier LE BEAUCET

            Mon récit est comme le chemin, il oscille entre légende et senteur. Comment expliquer cette atmosphère, sans parler de la Provence, de la dévotion particulière. Je ne peux passer sous silence comme l'eau a son importance dans l'histoire de cette terre.

            Fontaine__Saint_Gens__Vache
            Fontaine Saint Gens, détail - vache-

            Plus haut, on voit blanchoyer le Mont Ventoux, sur son flanc aride, la neige insiste à bloquer le col. Nous nous trouvons à l'ermitage de St Gens. Je vais tâcher de vous le décrire, de vous apporter le bonheur du calme de cet asile oublié.

            Le_Beaucet_Mur_de_pierres

            Pour y venir, nous traversons le village - Le Beaucet- perché sur une falaise, dominé par les ruines de son château. Les rues sont parsemées de maisons accrochées au roc (baus en provençal, signifie "rocher escarpé).

            Le_Beaucet_village_perch_
            Le Beaucet, village perché

            Sur le plateau, les pics sourcilleux des Dentelles du Montmirail font échos au Mont Ventoux et nous livrent le panorama. Nous nous trouvons dans la vallée -Valsainte- embellie des attraits du printemps qui ne me laissent pas indifférente. Le charme opère. Je fais une halte et profite pour aller acheter quelques cartes postales avant de repartir.

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            Cheminée de fée

             

            J'allonge le pas, le passage devient plus étroit pour aller à la rencontre de la source. Le chemin anguleux est jonché d'arbrisseaux. Je commence à peiner car il fait chaud.

            Saint_Gens_Source_miraculeuse
            Source miraculeuse (derrière l'ermitage, contre la falaise)
            Compter 20 minutes pour y accéder.

            Blottie au pied de la falaise urgonienne, la source miraculeuse offre de nos jours un filet d'eau. Une tradition orale raconte son histoire... Autour, on aperçoit des cheminées de fée et le chemin est ponctué par des oratoires.

            Source_dite_Miraculeuse

             

            Nous voyons des maisons adossées à la roche. Les murs sont de pierres sèches. Leur couleur flamboie à l'instant. La pluie vient de cesser et l'herbe renaît de l'eau du ciel. Nous nous hasardons à continuer la route malgré le bruit du tonnerre, suivi d'éclairs.

            Nous rentrons sur une esplanade abritait au fond du vallon et au flanc de la falaise l'ermitage. A l'entrée, une fontaine du XVIIIe siècle nous invite. Le décor est fabuleux, une vache et un loup de chaque côté et une main en signe de protection orne son centre. L'eau est soufflée par un ange vue de face, ses côtés sont à nouveau imagés à sa droite et à sa gauche.

            Fontaine_Saint_Le_Loup

            Fontaine_Saint_Gens_Tete_ange
            Fontaine Saint Gens Tête d'ange -côté droit-

            Fontaine_Saint_Gens_LE_BEAUCET

             

            Nous nous hâtons de pénétrer dans l'église car le temps se fâche de plus en plus. Une accalmie nous laisse le temps de prendre quelques photos. Je suis râvie de découvrir cette merveille.

            Ce lieu peu ordinaire participe au mois de mai à un pélerinage organisé par la confrérie de St Gens pour vénérer le Saint. Nous pénétrons dans l'enceinte et furent étonnés de découvrir six jeunes évangélistes brésiliens de la communauté -Palavra Viva- qui nous présentèrent le lieu.

            Statue_de_St_Gens

            Revenons à l'histoire et si on en croit la légende, il fut rapporter qu'en 1127, précisèment, le 16 mai, Gens Bournareu mourrut à l'âge de 23 ans.

            Fils d'un paysan bouvier, appelé Bournareu et d'une mère du nom de Raimberte, dite Berthe, il naquit à  Monteux, petite ville du Comtat Venaissin, en 1104. Il prit le nom de "Gens" qui signifie "beau" et "gracieux" en provençal. Il fut influencé pour sa vocation d'ermite par le lieu qui abritait des moines Antonins qui étaient chargés de soigner des malades atteints du "Mal des ardents", le feu. Les pratiques religieuses autour des moissons firent qu'un jour, il réagit devant le manque de foix et les pratiques païennes autour du culte rendu à Saint Raphaël. Sa révolte fut condamnée. Chassé, il prit sa besace remplit d'outils et s'en alla de Monteux en emportant deux vaches et sur la route de Le Beaucet, il trouva refuge comme ermite au pied d'une roche, dans les ruines d'un ancien monastère cassainiste.

            Il subsista grâce aux deux vaches et le lopin de terrain qu'il se mit à labourer. Au pied de cette gorge, vivait un loup affâmé qui lui dévora l'une d'entre elles, un jour qu'il était plongé dans la prière. Il le réprimanda et l'apprivoisa. Pour se faire pardonner, le loup accepta d'être attelé à la place de la vache. L'animal (symbole du mal) redoutable devint son fidèle serviteur.

            Les paysans des alentours lors d'une période de sécheresse se souvenèrent des avertissements et menaces qu'invoqua Gens lors de leur discorde. Ils supplièrent sa mère d'aller le chercher pour que la sécheresse cesse. Sa mère entreprit le voyage dans le désert du Beaucet et morte de fatigue et épuisée par la soif, Gens en la voyant lui offrit en enfonçant deux doigts dans le creux de la roche l'eau qui se mit à jaillir et de l'autre trou, du vin. Depuis longtemps, le vin a cessé de couler, mais l'eau miraculeuse ne tarie pas même en période de sécheresse.

            Le lendemain il se rendit à Monteux et à son arrivée, la pluie sauva la récolte des cultures alentours de la sécheresse. Il reprit le chemin du désert pour rester seul dans ce vallon avec sa solitude. Il poursuivit sa vie de pénitence et sentit sa mort venir, il se coucha au creux de la roche qu'il avait creusé et ferma sa tombe avec une pierre. Au village, le loup choyé par les habitants se mit à hurler et s'échappa. Un groupe d'habitants partit sur le champ  avec le pressentiment de la mort du Saint. Depuis, tous ceux qui sont atteints de coliques ou de fièvres se couchent avec foi sur cette tombe et sont subitement guéris.

            Lit_de_Saint_Gens
            Lit de Saint Gens (à mi-chemin de l'Ermitage et Le Beaucet, l'oratoire)
            Sur ce rocher, il se coucha -une inscription y est gravée sur une plaque-
            L'oratoire est légèrement incliné, car un torrent coulé au pied de la roche.

            Les ossements vénérés du jeune ermite, dit Saint-Voûtil, sont renfermés dans dans un reliquaire en bois doré, daté de 1696. Il fut conçu par un habitant de Mazan, sculpteur au nom de Pierre Bernus (1648-1714). Sur le piedestal de cette châsse sont couchés le loup et la vache. Le couvercle figure un rocher sur lequel est agenouillé Saint Gens. D'abord amené à l'église du  Beaucet, il fut ramené à l'ermitage en 1972 et se trouve dans la travée de gauche, protégée par une grille. Tout autour, on aperçoit des tableaux d'ex-voto.

            Saint_Gens_Reliquaires
            Châsse avec les reliques de Saint-Gens

            Tel la belle au bois dormant, sa statue en cire repose dans une châsse de verre veillée par un loup en bronze. Des ex-voto, des béquilles parsèment le sol aux alentours. Cette chapelle fut édifiée sur le rocher en 1680 pour abriter le corps du Saint.

            Saint_Gens_gisant_de_cire

            Chapelle_St_Gens

            Au milieu de l'église, rebâtie en 1184, se trouve l'ancien choeur de style roman, englobé. Ce choeur est formé d'une coupole tenue par quatre piles dont les trompes sont ornées de sculptures qui représentent les quatres évangélistes aux ailes déployées : le taureau, le lion, l'aigle et l'ange.

            Ermitage_St_Gens_Vue_arri_re

            Ermitage_Saint_Gens_coupole
            Coupole romane

            Les murs sont tapissés d'ex-voto,

            St_Gens_Ex_voto
            Mur d'ex-voto

            Depuis cette date, chaque année, est célébrée le dimanche qui suit le 16 mai, à l'époque appelée -Les pardons-, une procession qui effectue le parcours de Monteux, au niveau de la Chapelle "Notre Dame des graces" jusqu'au Beaucet, soit seize kilomètres, aller et retour. Elle se fait au pas de course avec des porteurs qui tiennent le reliquaire. Quatre porteurs à bras levés soutiennent la statue abritait sous un dais.  Il est à noter que le pas de course est la représentation de sa mère qui se précipite à sa recherche afin de le retrouver. Chaque confrérie tient sa bannière et est habillée de blanc et de jaune, couleurs pontificales. Ils sont vêtus du costume traditionnel, composé d'une culotte courte, guêtres, chemise blanche, foulard à pois blancs et bretelles de cuir.  Un arrêt est fait devant les cinq oratoires conçus en pierre de taille. Le premier oratoire creusé est dénommé le "lit du Saint", patron de l'agriculture.

            Au début du cortège, la croix du pénitent est portée par deux jeunes gens, puis vient le reliquaire et les charettes dites jardinières.

            P_lerinage_Saint_Gens_santons
            Scène du pélerinage en santons

            Un cantique provençal cadence le trajet. La croix des Anges bien sûr participe au déroulement de la cérémonie entourée des bannières à l'effigie du Saint et de sa confrérie.

            P_lerinage_Saint_Gens_Croix_du_P_nitent
            Croix du pénitent

            Pelerinage_Saint_Gens_Homme_a_cheval

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            Porteurs de la statue

            P_lerinage_Saint_Gens_Charette
            Charrette ou jardinière

            P_lerinage_Saint_Gens_Jardini_re

            P_lerinage_Saint_Gens_Pr_tre
            Arrivée du prêtre

            P_lerinage_Saint_Gens_Croix_du_Christ
            Oratoire

            Le tout escortait par les nombreux pélerins qui s'arrêtent à chaque station pour écouter les cantiques traditionnels.

            P_lerinage_Saint_Gens_Cycliste
            Habitant de Monteux en vélo

            A l'arrivée, des bombes éclatent et les cloches sonnent pour commémorer le départ dans l'au delà du Saint. Une bénédiction a lieu dans la chapelle. Les festivités durent trois jours.

            P_lerinage_Saint_Gens_Ermitage
            Ermitage de Saint-Gens

            Le Pape Pie IX visita ce site lors d'un pélerinage.

            Nombreuses sont les bannières de processions,

            Banni_re_St_Gens_01
            Bannière

            Banni_re_St_Gens_Sorgues
            Bannière de l'Isle-sur-la-Sorgue

            Banni_re_St_Gens_Molleces

            Banni_re_St_Gens_Eyguieres

            Banni_re_St_Gens_Gravesoun

            Banni_re_St_Gens_Protection_jeunesse

            Banni_re_St_Gens_Reconnaissance

            Banni_re_St_Gens_Cabannes

            La concession de la carrière de Saint Gens fonctionne encore de nos jours. Elle produit une pierre  nommée molasse (calcaro-gréseuse du miocène) qui a servi à la construction du Palais des Pâpes à Avignon.

            Mazan, la plâtrière.

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            L'heure du repas est arrivé, dans le village perché du Beaucet, le boulanger nous fait partager l'odeur du pain à l'épeautre. Il nous guide jusqu'à son étal.

            Au détour, d'un chemin à Vénasque, les cerises du Mont Ventoux nous attendent pour nous offrir le dessert de saison.

            Nous nous attablons un instant pour profiter de la quiétude du lieu et l'apéritif nous est servie avec les olives. Un verre de Beaumes de Venise est bienvenu après cette promenade. Le ciel s'accorde à nous prévenir que l'orage est pas loin. Le ciel est dans tous ses états, des éclairs annoncent la note finale.

            Nous partons donc de concert pour prendre le repas à l'intérieur d'un bistrot fort sympathique à Gigondas. Les champs d'épeautre, de lavandes disposent des nappes colorées dans le paysage et nous invite après avoir siropé le muscat à goûter le trésor du Mont Ventoux, un verre de vin. Le prodige du sol.

            Vous voyez, si vous avez des difficultés à marcher, vous pouvez également faire un voyage sensoriel dans cette belle région.

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            S'y rendre

            Situé dans le Vaucluse, entre Carpentras et l'Isle-sur-la-Sorgue.
            Prendre direction Pernes les Fontaines, traverser St-Didier et à la sortie -Le Beaucet-, sur votre gauche, l'ermitage St Gens, situé 3 km plus loin.

            AccesVoir

             

             

             

             

             

             

            Où dormir

            Gîte d'étape des Dentelles

            G_te_d__tape_des_Dentelles0
              Accueil "Patricia & Régis"
              Gigondas
              04 90 65 80 85
             
            Chambre double  15 €/pers.
              Dortoir              13 €/pers.

             

             

            Notes

            Dans un manuscrit de Carpentras, les dates diffèrent.  Au lieu du XIIe, il est noté XVe, pour sa naissance. Certains écrits tracent qu'il aurait fait partie du tiers-ordre de St François et qu'il aurait vécu jusqu'à 50 ans après avoir parcouru l'Espagne, l'Italie et bien d'autres endroits en Europe. Un tableau en l'église paroissiale de l'Isle le représente avec le costume du tiers-ordre de Saint François.

            A lire

            Une année en Provence de l'anglais Peter Mayle. Jean Giono et ses descriptions.

            A voir dans le coin

            Brantes - Aurel - Séguret - Gigondas - Les Dentelles de Montmirail - Suzette - Le Beaucet - Venasque... Monieux - Bédoin

             

            Bibliographie

            OliveBalade du 11 mai 2008

            OliveBulletin du Comité de la langue, de l'histoire
              et des Arts de la France (1852-1853) PARIS
              Imprimerie Impériale -   Publication : 1860

            Olive Le site de la Confrérie de Saint Gens

            -PELERIN-

            SAINTE-MARIE-DE-LA-MER Marie Sarah
            CATALOGNE Montserrat ou la montagne de l'esprit
            ANDALOUSIE

            Romeria del Rocio        

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            Ligne Dernière mise à jour, le 14 mai 2008

             

            3 mars 2008

            Courtiser Venise Venezsia' Venezia'

            GondoleGondoleGondoleGondoleGondole

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            J'ai souvent rêvé à l'image des écrits que j'effeuillais.
            J'ai souvent lu.
            J'ai vu Venise et je vous écris.
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            J'ai posé mes pas de gondole en allée, d'allées en passages étroits, entre mer et terre, de places en églises... Oui, c'est Venise, et non Pise. C'est la pierre qui lisse l'histoire et l'eau qui enchante les yeux. A la faveur d'un regard, vous embrassez Venise, l'éblouissante, celle qui fait méditer et tant d'amoureux y sont passés.

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            Je suis tombée amoureuse de Venise, vingt ans après avoir connu mon premier amour. Mon mari. Qui en échange de cet amour, m'a amené le jour de mon anniversaire à Venise. 20 ans.

            La ville née de la mer, vous pousse au même titre que les petites vagues qui sillonnent les canaux. Sans relâche, Venise vous offre tous ce qu'il y a de plus beau, d'élégance en ces Palais, de romantique en ces gondoles, de charme en ces balades. Elle délivre vos sens et vous transporte inconsciemment vers la beauté, la pureté du lieu. Elle vous transmet l'amour, le bonheur tout court d'être dans ces lieux.

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            Je vous offre une galerie de tableaux. Pour une fois non peints, inutiles d'en chercher sur cette page. Seule ces images peuvent vous transporter en ces lieux, vous raconter et reproduire l'atmosphère de ce voyage.

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            Le dernier rempart est l'imaginaire où vous vous réfugiez quant votre regard accepte de passer de l'autre côté du miroir.

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            Le reflet des lampions des gondoles sur l'eau...

            Le soleil qui sourit à l'eau...

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            Les rêveries au Pont des soupirs.

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            Pont des Soupirs

            qui amène aux prisons et prit ce nom car les condamnés empruntaient ce pont après avoir eu leur sentence et pour rejoindre leur cachot en attendant le jour.

            Et, non ce n'est pas les soupirs amoureux !

            Il a été construit vers 1602 par Antonio Contin. Il relit le Palais des Doges aux "prisons nouvelles".

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            Venise est venue de l'eau. Auparavant, elle émergea des marécages, des lagunes, sur un sol qui n'existait pas. L'eau est présente partout dans les canaux, mais la "potable" connaît un système hors du temps. Elle s'économise. Venise est semée de puits. Chaque place a son puits et l'eau de ruissellement est récupérée par un sous-sol argileux. Pour la filtrer, une déclivité du sol fut conçue qui ramène en son milieu et s'engouffre par une bouche de récupération. Tamisée par une couche de sable, elle permet de la remonter la puisant. Actuellement, et depuis 1986, les puits servent de décoration avec leur margelle (vera) sculptée de style Renaissance ou Baroque.

            Mais Venise est aussi l'Aqua Alta, ces grandes marrées qui l'inondent. Mais le problème qui monopolise la recherche est le fait qu'elle s'enfonce et que la solution d'injecter de l'eau en la couche intérieure permettrait de remonter son niveau.

            Sauvegarder son environnement... pour qu'elle ne sombre dans les eaux de la lagune.

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            Flâner de terrasse en terrasse...

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            Du pont du Rialto, le grand canal où se promène les vaporettos

            Se surprendre à lever les yeux devant les merveilles de l'architecture...

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            Venise soupire aussi à la pensée de son ghetto, premier ghetto d'Europe en 1516 où chaque soir, le Doge avait décidé de fermer les portes à cette communauté juive qui reprenait son quartier de Cannagerio. Ce mot "ghetto" qui vient de l'italien "geto" qui veut dire fusion (getar : couler dans le moule). Venise s'est enflammée de les séparer, de les persécuter. Cette mesure discriminataoire s'accompagnait par force à les convertir à un autre rite religieux. Ils se bouchaient les oreilles avec la cire des cierges pour s'en défendre jusqu'à l'abandon pour certains. Leur héritage est la connaissance et la réflexion sur les signes distinctifs comme le port de la rouelle et du chapeau jaune. Jaune, couleur infâmante de la folie et du crime, au Moyen-Age. Leur vie s'organise autour des lieux de culte et leurs commerces jusqu'en 1797, par décision de Bonaparte sur l'égalité entre citoyens. De nos jours, ce quartier se distingue par sa hauteur (entendez par là, au sens figuré).

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            S'offrir le spectacle d'une journée...

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            Les maisons sont construites en brique pour diminuer le poids, seule la façade principale se pare de marbre.

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            Parfois les crépis se délitent sur les murs rongés par l'humidité et les pontons sont en bois vermoulus

            Rentrer dans le mythe de cette île, voir ces facettes multiples dans ces venelles telles un labyrinthe, rentrer dans le banquet de ses découvertes, se laisser séduire, se sentir épris et découvrir son évanescence chaque jour, ce besoin d'y goûter, de s'imprégner de son atmosphère troublée par le mouvement lent et silencieux des gondoles ; de découverte en découverte, de se susurrer qu'un jour on y retournera.

            Veni etiam "Reviens encore"

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            Partout, en Italie, était annoncé le deuil que supportait la France. Et oui, l'Italie nous avait vaincu lors de match de football (Ah Zidane !)

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            L'eau frétille, le rat a rendu son âme dans l'eau glauque des étroites rues liquides.

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            Et voici les gondoliers, avec leur costume traditionnel composait d'un pantalon de toile noire, du tricot de coton à rayures bleues ou rouges et du fameux chapeau de paille au ruban bleu.

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            Dans le quartier Cannaregio

             

            Ils longent les façades ocres d'un mélange de style baroque et renaissance.

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            Dans les rues non passantes "calle", on peut voir les habitations et le moyen de locomotion le plus usité ; bien sûr, la voiture est remplacée par les bateaux à moteur.

            Les jardins

            Sont la face cachée de Venise, ils restent secrets, à proximité des palais qui leur donnent leur nom. Comme celui du Palais Dario, ils sont les perles rares et précieuses, gardés jalousement à travers les siècles.

            Derrière les masses élevées des demeures, votre barque est amarrée aux mikados de bois qui balisent l'entrée, la statue s'impose, devant vous le jardin et dehors une simple balustrade en pierre d'Istrie.

            Il semble que ces jardins tant recherchés, soit naît de l'ennui de leur auteur. Ils sont de style byzantin et encadre le puits, tel un écrin. Ils servent de salon pour prendre le frais lors des chaudes soirées.

            . Jardin de Papadopoli
            . Jardin de Castello (public)
            . Palais Balbi Mocinego
            . Palais Gradenigo
            . Palais Cappello

            . Jardin Vendramin

            . Jardin de la bibliothèque Querini Stampalia
            . Maison Beltrame
            . Couvent de San Francesco della Vigna
            . Casa Wagner (jardin suspendu)
            . Palais Giustinian Brandolini d'Adda
            . Jardin de la coopérative sociale
              (quartier de Sant Alvise), calle del Capitello

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            Photo du site

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            Et voici, l'affluence le soir venu quand les touristes indécis semblent faire le choix de partir.

            Curiosité !

            Les gondoles ou Felze étaient auparavant recouvertes de toits arrondis pour s'abriter du regard et prenaient les couleurs du propriétaire. Dès 1633, elles durent s'uniformiser et prirent la couleur noire.

            Elles sont de conception originale, car si vous regardez une gondole de face, vous verrez qu'elle n'est pas symétrique, côté babord. Et comment fait-on alors pour ramer d'un seul côté ? C'est à sa fabrication que la responsabilité revient le mérite de ramer droit. En effet, la rame est positionnée sur un support en bois appelé "Forcole" et qui permet de ramer sous trois directions. C'est un travail de maître.

            Elle mesure onze mètres de long avec un fond plat. A la proue, un fer (ferro, peigne à 6 dents) courbé qui rappelle le grand canal et sa courbe en S. Son sommet évoque le chapeau de Doge.

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            Elle sont conduites à l'arrière par un gondolier.

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            Les balcons sont fleuris et la couleur des fleurs nuance la brique qui façonne la façade.

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            Les palais s'alignent et règnent sur le grand canal qui les borde où sillonne les gondoles.

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            Façade aux broderies de marbre, architecture vénitienne du XVIe et XVIIe siècle.

            La place Saint Marc attire plus que les pigeons et nous nous en éloignons. Elle est centrale et de là le labyrinthe des ruelles et ponts. A vous de chercher le lieu en partant de la basilique, tel le fil d'Ariane, vous vous dirigez. L'emblême de cette place est le lion.

            St Marc est le Saint Patron, l'un des quatre évangélistes dont les reliques furent déposées en ce lieu.

            Le flot des touristes est bien là qui défile sur cette place.

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            La place Saint Marc avec le Palais des Doges et sur la droite le campanile.

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            Le linge s'étale et semble représenter des drapeaux qui flottent et se courbent pour saluer votre passage.

             

             

            Après avoir marché des heures dans ce dédale, est-ce que vous avez découvert la vraie Venise, la mystérieuse et secrète qui ne se donne qu'à ceux qui veulent bien la connaître et l'apprivoiser ?

            Symbole, sens, patience... méritent d'être et de renaître également par son carnaval. Ô le joli théâtre avec ses personnages insolites qui déambulent dans la rue, dissimulés derrière leur masque impénétrable qui rappelle les anciens bals dans les palais. Une fête hors du temps qui donne une impression magique et inoubliable.

            Bas_les_masques
            Napoléon Bonaparte interdit le carnaval, il y a deux cent ans, pour son emprise aux Vénètes qui durant les 6 mois se déguisaient, Venise devint une vitrine. Elle s'expose et se laisse peindre plus qu'elle n'est écrite, elle offre son visage aux pinceaux pour l'interpréter comme Monet,Francesco Guardi, Comastri; à la plume de Chateaubriand

            Quant à la nuit, Venise prend un air de fête passé.

             

            Puis vient le commerce local et les artisans qui travaillent derrière leur étal,

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            Orfèvre,

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            Ses costumes,

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            Les masques varient et sont de véritbles oeuvres d'art,

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            Ses marionnettes,

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            Costume  Ou dormir

            Bien sûr à votre disposition des hôtels comme celui-ci qui est très bien placé et au regard des prix en ce lieu, reste raisonnable,

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            Compter 150 € pour la nuitée, mais il est en plein centre ville, tranquillement installé dans une impasse étroite et pour votre plus grand plaisir dès que vous passez la réception, une cour intérieure vous offre ses délices.

            C'est l'hôtel Flora, comme vous pouvez voir sur la photo.

            Dans un prix plus réduit, vous pouvez louer un bungalow à l'entrée de Venise, mais il faut réserver (Camping Rialto).

            Et il reste le camping qui est très abordable et une solution pourquoi pas. J'ai remarqué qu'il y avait des amoureux aussi ! (camping Rialto).

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            Prendre l'accent

             

             

             

            Notes

            Le saviez-vous qu'une des rues s'appelle "Amis Perdus" ; cela me semble si proche du nom de mon blog "Impasse des Pas Perdus" !

            Plan de situation

            Plan_de_situation
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            Situation géographique

            Ou_sur_la_carte

            Lignes Vaporetto

            Lignes_Vaporetto
                                                                                                 Agrandir

            A visiter également

            . Murano et ses verres
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            . Burano et ses façades colorées

            Liens
            .
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            . TraMeZziniMag, encore un blog super intéressant

            Bibliographie

            Voyage en août 2006
            Photos personnelles

            Carte

            .......................
            Reportage

            Traduction  : Français,  Allemand,   Anglais,
            Arabe,   
            Parution de l'article,  3 mars 2008
            Mis à jour  : 31 mars 2010

             

             

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            18 mars 2007

            Baron ou Marquis... Baroncelli ? ami des Fils du vent 9/12

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              Beauduc le paradis existait | |Du sable plein les poches aux Stes-Maries-de-la-mer

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              Croix_de_camargue

               

                                                                          

              Marquis Folco de Baroncelli

              Folco_de_Baroncelli

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              Résumer la vie en quelques mots est impossible, tant il a laissé de traces.

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              Fabricant d'un mythe

              En octobre 1905, le marquis rencontre le colonel William CODY, plus connu sous le nom de Buffalo Bill. Celui-ci, conscient que le monde de l'Ouest sauvage est menacé de disparition par le modernisme, lutte pour la cause identitaire à sa manière. Il veut faire connaître au monde entier les traditions viriles des cow-boys et surtout du peuple indien en voie de disparition. Il crée alors le "Wild West Show", un mélange de rodéo avec chevaux, bisons et de "musée ethnographique vivant" avec des démonstrations de la vie quotidienne de ces gardiens de troupeaux du Far West et des traditions des indiens.

              Débarquant à Marseille, le "Wild West Show" est mis en quarantaine aux Saintes-Maries-de-la-Mer. La rencontre entre Baroncelli et Buffalo Bill est un grand moment de l'histoire de la Camargue. Ces deux grands hommes, deviennent amis et vont échanger jusqu'à la fin de leur vie une longue et chaleureuse correspondance. Plusieurs indiens resteront finalement plus d'une année chez le marquis. Ils découvrent un monde qui leur est proche, des troupeaux de taureaux, un peuple de cavaliers émérites qui veulent garder leurs traditions et qui selon leurs caractères portent comme eux des surnoms d'animaux : "lou reinard" (le renard), "Gros bè" (Gros bec), "Lou Ratié" (l'épervier), "l'agasso" (la pie), etc. Deux peaux-rouges, "Queue-de-fer" et "Ours Solitaire", vont même accompagner les gardians dans leurs "abrivados" à Gallargues et lors des ferrades d'anoubles (marquage des taureaux d'un an) au Cailar (village gardois où ses habitants, les "queilaren", sont les gardiens des traditons camarguaises). Les indiens ont ainsi l'occasion de monter des chevaux de "camargues" ou d'appellation "numide",

              Numide ?... race introduite par les Romains lors de l'installation de Flavius Flaccus dans la région d'Arles, en l'an 62 avant J.C. Un peu plus tard Jules César aurait créé deux haras à Arles et à Rhodanisia pour tenter des croisements entre ces chevaux d'origine numide avec des chevaux des Marais-Pontins. (récit invérifiable) 

              Une autre version, leur origine viendrait des sarrasins qui ont occupé le Midi de la France au  VIII et IXe siècles et lors de leur retraite les auraient abandonnés.

              qui ressemblent à leurs propres montures. Le Marquis admire ces indiens et nouera une amitié profonde pour "Jacob-White-eyes" avec qui il va longtemps correspondre.

              Un des derniers gardians "baïles" du Marquis fut "Pagnolet" des Saintes-Maries-de-la-Mer.

              Pour remercier Baroncelli de son hospitalité, les indiens lui offrent une tenue complète de chef d'indien et lui donnent le nom de "Zind-Kala-Wasté", ce qui signifie "L'oiseau au coeur fidèle". Ce contact avec les indiens d'Amérique a profondément marqué le marquis ; il compare volontiers par certains côtés les indiens aux gitans. En effet, à cette époque, l'origine de ceux-ci est inconnue. Certains pensent qu'ils viennent d'Egypte d'autres de l'Inde qui est en fait leur vraie patrie originelle. Baroncelli compare donc leur sort à ceux des indiens et va essayer d'honorer publiquement aux Saintes-Maries-de-la-Mer leur patronne, l'étrange Sainte Sara.

              Mais revenons à "Buffalo Bill" et son show qui comprend 16 bateaux, 3 trains, 800 chevaux, 500 hommes qui vont se présenter dans 120 villes en France. Toute l'équipe mettait la main à la patte pour l'installation d'une durée de 2 heures, souvent le matin de 7 à 9 heures. Le montage de la tente, l'installation des écuries, des cuisines, dans le même temps que les indiens dressaient leur teepee permettait dans cette même journée d'offrir le spectacle : 1200 pieux, 4000 mâts, 30 000 mètres de cordage, 23 000 mètres de toile, 8 000 sièges et 10 000 pièces de bois et morceaux de fer étaient nécessaires à l'installation d'une centaine de tentes surmontées de drapeau aux couleurs des nations représentatives.

              Les années ont effacées les traces du passage des indiens, mais chaque année une délégation d'amérindiens vient commémorer le départ du Marquis en déposant sur sa tombe quelques plumes de faucon, avec pour fond le battement des tambours chamoniques qui cadencent ces fesivités annuelles.

              Il arrive même qu'une troupe chevauche la race camarguaise en souvenir du bon vieux temps, martelant le sol camarguais, galopant côte à côte et leurs cris stridents accompagnent des sabots sur cette terre qui les enracine. Comme "Wamblee la Tonka" (Grand petit aigle)  dont la grand-mère vint à cette époque quittant la réserve des Sioux Lakota et qui devant dresse le drapeau officiel de la nation d'Oglala.

              Les amis du marquis

              Le russe Ivan PRANISHNIKOFF, peintre officiel de l'armée du Tsar Alescandre, spécialiste dans l'étude du cheval, s'installe en Camargue et va peindre de nombreux paysages camarguais. Adepte du monde traditionnel des gardians et du Félibrige, il deviendra un intime des BARONCELLI. A tel point que lors de son décès en 1909, Folco portait le drapeau de Saint-Georges des gardians et qu'il s'occupa de son inhumation en Camargue.

              Folco va faire partager sa passion des taureaux à son cousin Joseph d'ARBAUD, écrivain provençal ("La cansoun di Ferre", "Le Laurier d'Arles", etc.). Celui-ci va lui aussi créer une manade mais diminué par la maladie, c'est Folco qui s'en occupera. Bernard de MONTAUT-MANSE, jeune noble provençal qui veut suivre les traces de Folco. Il écrit : "Lou Ferre" à l'âge de 18 ans. Son frère, Jacques de BARONCELLI, se lance dans le cinéma. Il tournera des films en Camargue et dans la manade de son frère comme "L'Arlésienne" (1930), "Roi de Camargue" (1934).

              Défenseur des minorités ethniques

              Sa mémoire est encore très vivante aux Saintes-Maries-de-la-mer pour avoir défendu la Camargue et ses traditions, pour avoir également fondé la "Nacioun Gardiano", mais aussi pour son respect du peuple tsigane parmi lequel, il comptait de nombreux amis.

              Grâce à son intervention, en 1935, auprès de 'lArchevêque d'Aix et Arles, l'Eglise autorise la procession le 25 mai de Sara, bénie par l'évêque de Lourdes en 1958, couronnée par le pape Paul VI en 1965,  dans les rues de la ville. Dès 1965, les premières processions de "Sara la Kali" escortée par les boumians, "la nation gardiane" et les Arlésiennes en costume traditionnel ne sont pas accompagnées par les représentants de l'église.

              Mais après la seconde guerre mondiale au cours de laquelle des centaines de milliers de gitans furent exterminés dans les camps de concentration,

              Cierge 1945... Plus de 500 000 tsiganes dont 35 000 français sont exterminés.

              l'aumônerie catholique des gitans est créée. En 1953, les prêtres assistent à la procession de Sainte-Sara au milieu de l'ensemble des gens de voyage : boumians,  tsiganes, gitans, manouches, nomades, roms ou yéniches.

              Il ne faut pas oublier ques les Saintes en leur église fortifiée

              Fortifiée... conçue comme une véritable forteresse (avec tour de gardes, chemin de ronde et meurtrières) pour se protéger des envahisseurs Sarrasins ou pirates. On peut admirer sur les chapiteaux du coeur, des sculptures qui retracent les scènes de l'ancien et nouveau testament.

              Saintes...où aborda Marie Salomé, à proximité de l'endroit connu sous le nom de Oppidum Râ, à l'époque, car ce lieu de culte était dédié au dieu égyptien du soleil. Il fut rebaptisé "Notre-Dame-de-Ratis ("Ratis" signifie "bateau"), puis "Notre-Dame-de-la-mer", pour enfin, en 1838, prendre le nom des "Saintes-Maries-de-de-la-Mer.

              qui a fait figure de bateau amiral entre les catholiques et les protestants,  dans ce lieu de qui est à la frontière du Languedoc et des Cévennes, mais qui reste avant tout la Provence qui les a unifiait.

              Il est raconté que depuis le XVe siècle, les gitans se mêlaient aux pélerins et prirent l'habitude de revenir chaque année, chaque fois escortés de frères de race rencontrés sur le chemin, par dévotion à Sainte-Sarre ou Sara. Mais a fortiori, il semble que se soit l'imagination du Marquis qui s'inspire de la procession de la barque de Marie-Jacobée & Marie-Salomée

              Marie-Salomé... Elle est la mère de l'apôtre Jean et de Marie-Jacobée, soeur de la vierge. La légende dit que sa barque aurait dérivé depuis la Palestine et aurait accosté sur les rives camarguaise pour fonder la ville. En 1448, les restes des Saintes sont retrouvés suite à des fouilles sous l'église ordonnées par le roi Louis d'Anjou et elles sont déposées dans de riches châsses et une crypte est creusée pour Sara la Khali, la servante des Saintes. Trois fois par an, elles sont descendues de la chapelle haute au moyen d'un palan de marine, le 25 mai, le 22 octobre  et le 1er week-end de décembre.

              pour entraîner au détour de croyance ignorée, le lien avec Sara. Au fur et à mesure des fréquentations, les interprétations rebondirent jusqu'à de nos jours entraîner cet engouement qui expliquerait la présence actuelle dans la crypte de la statue de Sara, patronne légendaire.

              L'image laisse entrevoir malgré la foule des lèvres ardentes qui baisent des chapelets, un flot de tignasses noires et  crépues, au teint cuivré dégoulinant de grosses gouttes à la chaleur des centaines de cierges allumés pour invoquer, accroupis, jambe contre jambe, dans une atmosphère étouffante,  la reine des bohémiens couleur ébène ou par partie se mirent les ombres tant elle est vénérée, caressée, ... d'une patine épaisse qui ressemble à celle revêtit par les roulottes dans leur fuite à travers vent, soleil et chemin empoussiéré des cent voyages. Ah "les voyageurs".  Les reliques restent dans l'église, tandis que les dévots quittent le parvis en emportant comme symbolique les restes des cierges en signe de talisman.

              Ce sont les bohémiens de Béziers qui se sont cotisés pour offrir à Sara, la châsse.

              Malgré les distorsions de taille : le corps, le bras et la tête ne s'équilibrent pas, elle est régulièrement honorée et toujours le premier dimanche après le 25 mai. L'église ne désemplit pas et l'on y raconte un grand nombre de guérisons miraculeuses dont les ex-votos sont à leur ferveur.

              Ou se loger pendant ses jours de cérémonie. On raconte qu'ils étaient nomades et profitaient des abris précaires aux alentours. Alors l'usage de Beauduc viendrait-il de là ? et aurait-il dégénéré en servitudes glanaient par l'usure du temps, par la pose de tibaneaux (abri d'une nuit) ? dans cette île, bande de terre entre deux bras du Rhône. L'église ne suffisait pas pour le nombre de plus en plus important de "voyageurs" venant de plus en plus loin, la nuit était parfois longue, vu les corps entremêlés, abandonnés dans la crypte. Et comme toute histoire donne lieu à toutes sortes d'élucubrations, il est dit qu'on y faisait des messes noires, des rituels secrets, voire des sacrifices. Tout cela est à l'écart de la réalité.

              Brouhaha, à la descente des châsses. Le choeur est envahit par les gitans au milieu des pélerins, les femmes viennent boire au puits au milieu de l'église. La foule est bigarrée par l'assemblage de bigotes, arlésiennes avec leur châle de cachemire, gardians et roumanichels. Certains lisent les cantiques, d'autres s'éventent avec les livrets et donnent des airs espagnols.

              Je note que la guerre a fait cesser de parquer les gitans dans la crypte qui suinte une eau malsaine, à l'écart des autres pélerins et des chrétiens bien habillés, sans droit à la messe et l'eucharistie et derrière des grilles fermés à clef, d'où l'on sortait par les côtés, par une petite porte donnant directement sur la place Lamartine. Cet écart a permis à certains de conforter leur jugement de mépris. Traités comme des chiens au pied du maître.

              Le Marquis de Baroncelli, mort pendant la guerre, c'est éteint en Camargue et les gitans lui font des funérailles grandioses. On dit que les flamants roses "se sont abattus à droite et à gauche sur les étangs" et que plus de trois cent taureaux ont emboîté le pas au cortège funéraire. Le flambeau fut repris par son gendre Aubanel

              Le Marquis de Javon repose, suivant sa volonté ("Lorsque je serai mort, quand e temps sera venu, amener mon corps dans la terre de Simbeu, ma tête posée au foyer de ma vie, mon corps tourné vers l'église des Saintes, c'est ici que je veux dormir"), sur les terres de son dernier mas, "Lou Simbeu". Son tombeau, d'une grande sobriété, mérite une petite visite.

              Depuis 1958, Sara revêtit un diadème qui la rétablit dans son rang de princier, image que souhaitait donner le Marquis à sa reine ! et depuis 1966, le chemin de croix s'agrandit.

              J'ai résumé l'histoire des tsiganes par "le pélerinage des Gitans" qui unit tsiganes, gadjés, chrétiens, catholiques ou évangélistes par l'émergence d'une manifestation publique.

              Mémoire en photos
              ou
              "Les couleurs de l'invisible"

              Tombe_Baroncelli
              Tombe à "Lou Simbeu"

              Folco (1)
              mes descendants,
              .
              Denis Colomb de Donnant "Crin blanc"
              .
              Pierre Aubanel, manadier, petit-fils.

              Mus_e_Baroncelli
              Musée Baroncelli

              Mus_e_Baroncelli_salle

              Salle du musée

              Chapelle_Baroncelli
              Chapellle Baroncelli à Florence (5)

              Baroncelli_Christophe
              Ascendant,
              Christophe de Baroncelli-Javon
              Grand prieur de Saint-Gilles de 1699 à 1714

              Eglise
              En dessous, se trouve la crypte

              Ste_Marie
              Fortification de l'église

              (2)Indiens_d_Am_rique

              Il soutient les indiens d'Amérique

              Quand le "Wild Show" de Buffalo Bill se produit à Paris en 1905, il cherche à rencontrer les Sioux en participant à ce spectacle.

              Il compose en porvençal le poème "Souomi Rouge" (Ballade Rouge", sous l'air indien de la Danse des Esprits, qui sera ensuite repris (traduit) en anglais pour les indiens.

              N'est-ce pas étonnant ?


              Saintes-Maries-de-la-mer

              Musée Baroncelli
              Bâtisse édifiée en 1876 par l'architecte arlésien Véran, pour servir d'hôtel de ville et de prétoire de justice de paix, abrite actuellement les collections et documents du Marquis Folco de Baroncelli. On peut y découvrir des tableaux, du mobilier, des outils de la vie quotidienne en Camargue et des documents sur la faune et la flore de la région.

              Les deux médaillons sculptés qui ornent la façade datent du XVIIe siècle, seuls vestiges de l'ancien hôtel de ville (1655).

              Il est également intéressant d'escalader, avec prudence, le petit escalier à vis, afin d'accéder à la terrasse pour embrasser d'un seul regard l'église au coeur de la cité.


              Croix_camarguaise
              Croix de Camargue

              Lors du passage à Nîmes, dans le Gard, du spectacle de Buffalo Bill, Folco de Baroncelli propose au colonel Cody d'utiliser ses gardians dans son show.

              Ceux-ci participent à la représentation avec deux indiens du spectacle. Ces derniers viennent même assister à un lâcher de taureaux en Camargue.

              Gardian_Folco (3)
              Folco gardian

              (4)Folco_d_guis_
              Tournage

              Quelques années plus tard, sa rencontre avec Joe Hamman donne lieu au tournage de westerns en Camargue, aux abords des Saintes-Maries-de-la-Mer.

              Folco de Baroncelli, éleveur, réputé et respecté, fait office de véritable régisseur, recrutant les figurants et rassemblant les chevaux et taureaux nécessaires aux tournages.

              Son aide sera précieuse pour Joe Hamman.

              Lors de tournages de fims en Camargue, la collection d'objets indiens de Folco est mise à contribution.

              En novembre 1911, Joe Hamman lui écrit :
              "Pourriez-vous également laisser sous ma protection, la tente indienne et, si possible, votre coiffure et gilet de perles".

              (6)Tsigane

              Carte_postale_1940__LOU_MARQUES
              Le Marquis

              Carte_postale

              Par la suite, Folco continue de prêter ses chevaux et ses taureaux pour d'autres fims d'aventures, notamment grâce à son frère, le cinéaste Jacques de Baroncelli.

              Le Marquis de Baroncelli meurt en 1943, à l'âge de 74 ans, après avoir été blessé par un cheval et voit son mas réquisitionné par les allemands, ce qui l'affectera beaucoup.

              Livre

              de Jean DES VALLIERES
              "Le Chevalier de la Camargue" -
              Folco de Baroncelli, Marquis de Javon.
              Editions André Bonne, collection "par 4 Chemins", 1960, 255 pages, in-8 broché sous jaquette illustrée.

              Les_racleurs_de_vent
              auteur : Walter Starkie
              autre auteur : Jan Yoors

              Croix

              Croix languedocienne


              Crin_Blanc
              "Crin Blanc"
              film fait en Camargue

                 

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              Ligne  Dernière mise à jour, le 23 avril 2008

              26 octobre 2008

              Pierre De Ronsard ou la douce vie

              << Précédente| AAccueil | Suivante>>

              Pierre de Ronsard nous a offert sa dernière rose de la saison, ode de beauté. Elle ne laisse pas de marbre et embasme nos plaies à l'orée de l'hiver sur tout l'or fondu de l'automne.

              Rose_Pierre_de_Ronsard

               

              Tes pétales étalent les nuances de rose, le ciel honore ta beauté. Vous rougissez ?

              .*´¨ )
              ¸.•´¸.•´¨) ¸.•*¨)
              (¸.•´ (¸.•´ .•´ : (´¸.•*´¯`*•-**>>

              L'esprit se trouble à la vue de ta rose, mes veines se gonflent de cette chaleur apportée ; je ne puis effacer le cauchemar de la fin de l'été que je ne sais dire Adieu. Dites-lui pour moi.

              La froideur de l'hiver s'assoie, la molle couche de feuilles nous épargne de la morne gelée. Les branches échevelées vont se coiffer bientôt d'un blanc manteau.

              La ouate des feuilles mortes met tout en sourdine en ce début d'aurore roussie. Les bruits se calfeutrent et nous dépouillent de tout sens. Les tas de feuilles sont un amas de douleurs pour qui ne garde espoir du renouveau. Le voile de l'ombre enveloppe très tôt la journée. Soupirs. Je ferme la porte pour ne les laisser entrer, le froid en moi demeure. Il ne manque plus que la pluie pour pleurer à l'agonie.

              J'attends l'écorce nouvelle et que le trouble de la vie renaisse, pour dire enfin c'est fini. Je songe, je pense et repense encore à l'ardeur de l'été.

               

              Un peu d'histoire, sur Ronsard, bien sûr !

              >> Pierre de Ronsard (1524-1585 ) jeune élève ambitieux du XVIe siècle, après une période capricieuse où il séduit la cour de France, se donna le défi de devenir poète en prenant enseignement auprès de Dorat (*), poète et humaniste de la Renaissance. Le talent l'emporta, et il fit une constellation de poèmes -Les Odes-, de thème "la nature et l'amour". Son éclipse dura deux siècles et nous le redécouvrons avec cette rose qui nous séduit à nouveau !

              Pour Flaubert, il fut l'émule de Goethe et de Virgile.

              La rose "Pierre de Ronsard" vit le jour en 1985 en référence au sonnet "Mignonne, Allons voir si la rose... ". Ce rosier de forme ancienne au rose carminé qui s'entoure de délicatesse  vue de l'extérieur. Floraison très soutenue d'avril à octobre. Distinction prise en mai 2006 comme rose favorite du monde !

              La rose est synonyme pour lui de l'amour platonique qu'il voue à la Muse Cassandre Salviati qui se marie au seigneur de Pré. Grâce à cet hymne, il se hisse au premier rang des poètes de l'époque. Marguerite de France et le roi Charles IV le nomment "Prince des poètes".

              Pierre, l'épicurien, a soif de vie et la veillesse accourt à son chevet très vite. 30 ans, les cheveux qui blanchissent et se parsèment ;  déjà 3 amours révolus, Cassandre Salviati, Marie Dupin & Hélène de Surgères. L'humour est de mise pour rattraper le temps fugace ! Il compare la femme à la rose, cet éloge est pour mettre en parallèle l'amour et la fuite du temps. Décès à 61 ans.

              (*) Dorat, pseudo de Jean Dinemandi (1508-1588),
                  professeur de grec au Collège de France,
                  maître de Pierre De Ronsard.

              A voir

              Prieuré de St Cosme à La Riche (37520) près de Tours, en souvenir de cet auteur. La rose est maîtresse des jardins de style moyen-âge et renaissance.

              Le prieuré de Saint-Cosme (XVe siècle) accueille les pèlerins en route pour Saint-Jacques-de-Compostelle. 1565 fut l'année où Pierre de Ronsard devint prieur. Dès lors, il partagea sa vie entre la poésie et cette propriété source d'inspiration. Dans l'église, se trouve sa tombe veillait par un rosier. 9 jardins se laissent entrevoir de la fenêtre de sa chambre.

              Indre-et-Loire.

              Le saviez-vous ?

              Les pétales de la rose s'ouvrent en tournant dans un cercle. Sa délicate couleur de rose tendre s'ombre de rose carmen. Une merveille ! Elle a le charme des roses anciennes et les qualités des roses modernes.

              Je partage avec vous ce cadeau du jardin.

              Plantation

              Sol très riche ou l'enrichir chaque année de fumier, corne ou sang séché.
              Variété qui est née des mains de Manou Meilland en 1985.
              Sa production en roses s'étalent jusqu'en novembre. La rose ploie sous l'abondance de ses pétales.
              Taille : Eliminer les branches mortes. Réduire les tiges à deux ou troix yeux, vers l'extérieur.
              Entretien : bouillie bordelaise.

              Elle donne une allure de pivoine.

              Bibliographie

              Photo prise ce jour à 8h30
              Changement d'heures en ce jour.
              Lectures associées,
              . recueil tripartite "l'Amour" de Pierre de Ronsard
              . Jean Bonnot -édition

              Astuce du jour

              "Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie"      ou tout simplement "Croquez la vie à pleines dents"                 "Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie"  ou tout simplement "Croquez la vie à pleines dents"              "Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie"    ou tout simplement "Croquez la vie à pleines dents"              "Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie"   ou tout simplement "Croquez la vie à pleines dents"          "Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie"   ou tout simplement "Croquez la vie à pleines dents"          "Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie"    ou tout simplement "Croquez la vie à pleines dents"   

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              R_pondre

              .....................
              Traduction  : Français,   Allemand,   Arabe,   Espagnol
              Editée le : 26 octobre 2008
              Dernière mise à jour le : 26 octobre 2008

              8 janvier 2009

              Un village paisible ou les gens vivent en famille

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              Un_village_paisible_o__les_gens_vivent_en_famille

              Ecouter les anciens, les anecdotes à pisser de rire, partager avec les curieux les derniers touin touin dès 7 heures du matin. Voilà la vrai vie du village que je vais vous évoquer.

              Dès l'entrée sur la place du village, vous verrez. Qui, que, quoi, donc, où ? Chacun à sa porte, entrain d'épier le voisin, tournant le bassin pour mieux savourer le futur potin. C'est comme celà qu'en été, vous vous baignez de toutes ces histoires du passé, assis sur le trottoir par rang hierarchique de l'âge où pour finir avec grand regret, sur le tabouret avec l'âge.

              Grâce au soleil du Midi, les soirées sont longues pour se réconforter au gré de la brise. Si vous devez chercher quelqu'un, c'est à cette place que vous le trouverez ou au cimetière.

              Meurtri_re

              Motif_001
              Liane

              Je galope avec Géraldine et Fine, amies d'enfance et de toujours. Fine n'est pas que le diminutif de Joséphine, mais à son grand regret, son pseudo car elle n'était pas fine ! Géraldine, eut le sobriquet de "retardataire" car sa mère ne put cacher sa grossesse après 40 ans. "Cette parenthèse, je vous la raconterai une autrefois, car c'est une histoire à elle seule." Sa mère qui n'avait pas de lessiveuse partait au lavoir qui rapait ses mains, elle nous apportait toute dilettante. Elle en était devenue la "Titulaire" car la machine à laver était arrivée au village.

              Le lavoir était au bout du village, là où maintenant les lotissements se sont greffés. Vous l'imaginez avec sa panière posée sur la carriole qui servait également à aller changer la bouteille de gaz. La corvée était dure, car nourrir une famille de cinq, c'est tache facile ; mais, laver au lavoir est tout un savoir. Et j'y allais m'instruire. Je me régalais de l'écouter noircir les gens tout en mettant le linge blanc à l'eau. Cette parenthèse nous prenait l'après-midi.

              Ah, je blague... au cas où Géraldine tomberait sur ce post !

              Lavoir_Moustiers_Ste_Marie

              Motif_001
              Liane

              Je m'en allais sur les chemins jusqu'au travers de la voie ferrée, là se tenait Achille. Achille tout vêtu de quenille était un ancien de la guerre, abandonné par sa famille qui n'avait pu résisté à cette putain de guerre. Ces doigts écaillés comme le poisson en avaient pris l'odeur et la consistance. Ses ongles m'arrachaient le regard par leur apparence similaire à la coquille d'une moule. Noirs, luisants et usés par le manque de temps à les récurrer, ils semblaient telle une mollusque pouvoir s'accrocher par leur courbe incarnée.  J'en faisais fi et prenais quand même le bonbon qu'il m'offrait et ceux, malgré les recommandations de ma mère de ne parler à intrus. Et pourtant, avec le temps, j'aurai du comprendre la leçon... fille d'institutrice "Tu ne dois pas parler à n'importe qui" "rappelles-toi, l'histoire du petit poucet", puis le chapelet des contes mettait distribué avec le "Chaperon rouge", "les Trois petits cochons", "Blanche Neige et les sept nains", "Pinocchio", "le Petit bonhomme de pain d'épices"...  Et, je dois en oublier. Oh combien, je les aimais, ma mère les contait si bien car elle avait la vertu d'être patiente et afin de me soustraire à la corvée du repas, pour m'en distraire devant mon assiette non entâmée à la fin du repas, elle m'en contait pour essayer de me faire incurgiter un simple aliment.

              FRANCE
              Liberté,   Egalité,    Fraternité

              Parfois, ma mère ouvrait grand sa bouche, qu'elle me donnait l'image de "Mère grand" dans son lit. Toute cette peur pour me dissuader de continuer à voir Achille. Mais vous l'avez compris ? C'était l'histoire de ma mère et elle m'émerveillait. Encore, encore, je répétais sans cesse à tous les repas.

              Vous n'imaginez pas comme être fille d'institutrice, peut vous changer toute une vie. Et, les souvenirs des vacances me submergent. En voici, un.

              Toute tentative de réfléchir au moment de la dictée du matin était souvent arrêter par le haut parleur de la Mairie qui annonçait par la musique, l'arrivée des marchands ambulants. Tonitruante et incessante, nous nous arrachions à nos occupations, pour courir sur la place du village et, deux par deux, en changeant de partenaire à chaque coup accentué, qui augmentait la cadence, nous dansions la polka jusqu'à son arrêt. Dès la fermeture du haut parleur, et sans interruption, les cris des marchands ambulants retentissaient pour attirer les ménagères avec leur costume taché non pas de lessive mais de gras. Là, nous découvrions leur installation. Leurs ébats, car tout marchand ambulant déambule des mains. Croyez-moi ! c'est tout un savoir de gesticuler et d'aspirer sa salive, pour éviter de couper la verve incessante qui le rend si achronique à notre époque.

              Achille se présentait à ce moment-là, juste avant midi, avant la fermeture. Le poissonnier le connaissait et lui réservait les restes des moules invendues. Il faisait toujours en sorte qu'il en reste...

              Chemins_de_vie
              Chemin de vie

              Motif_001
              Liane

              Vous connaissez le site de "Caniche rôse" ? Pour y faire référence, je ne peux que vous rapportez que j'avais un caniche blanc royal.

              Motif_001
              Liane

              Le père de Géraldine était mince comme un ceps de vigne, il regardait les filles debout à l'angle de l'entrée du village avec les doyens. Ces yeux criaient son agitation à leur venue. C'est curieux cette machine qui ne se rouille pas. Aujourd'hui, cet endroit est devenu un carrefour, mais pas de rencontre, car il n'y a plus personne.

              Goudron
              Sève

              A ce souvenir, s'accroche celui de la pompiste avec son cul baissé pour attacher la pompe à la carrosserie de l'automobile. Ah, elle a l'habitude de se baisser. C'est son neveu qui le dit car il l'a surprise en train de reluquer le chauffeur de la citerne ambulante. Non, ce n'est pas des blagues, car au village c'est une grande famille. Et on a des repères. Pour vous dire, que si le neveu l'a dit, nous, nous nous sommes assurés de la véracité. Tous les chemins mènent à Rome disent les anciens, mais s'il y a un endroit à ne pas manquer, c'est le bois, derrière la voie ferrée. C'est là où l'histoire continue. Car la tante, vous suivez ? Et Maxime, le neveu de la pompiste... Elle adorait se faire enflammer par le chauffeur. C'était dangereux dans le village, mais le village s'arrêtait à la voie ferrée et derrière la voie était libre. "Promenons-nous dans le bois, tant que le loup n'y est pas. Si le loup y était, il nous mangerait !". Ils n'avaient pas le temps de se déshabiller, mais qu'importe la scène était amusante. Nous n'en avions pas toujours le sens car nous étions très jeune, mais comme leur histoire dura une décade, je fus jeune fille à mon tour et compris le petit tour !

              Motif_001
              Liane

              Au café de Mathilde après un verre de la fameuse clairette, les gens parlent avec émotion de la famine qui tourne autour de leur couple. Ils n'ont plus besoin de mettre du souffre devant la porte, qu'importe si elle s'enlise à devenir moche, ils trouvent compassation auprès de leur verre.

              Motif_001
              Liane

              La mère de Géraldine n'avait pas son pareil pour les coins à asperges. Le chemin des Escoubilles était un régal. Ces coins à asperges sauvages, c'est comme ceux des champignons, cela ne se dit pas ! Il nous fallait toute l'après-midi pour profiter de son éloignement. Dans un sac de plastique qui enveloppait une serviette, nous mettions de quoi goûter et lorsque l'heure marquée par la faim arrivait, nous nous arrêtions dans notre recherche pour goûter avec l'odeur du fumé.

              Joluis, sa grand-mère apparaissait avec sa longue silhouette fine, il en était son reflet. Ses yeux d'ambre claire n'en disait guère sur sa sagesse et pourtant ils nous apportaient l'hommage de nous regarder comme des filles jeunes.

              Echelle

              C'est bucolique de vivre au village. Et le temps des cerises ravive ma mémoire. C'est sous un arbre que Vincent cueilla le fruit défendu. Dès cet instant, ils furent liés par la venue neuf mois plus tard, pas un de plus, du petit Nicolas. Sa mère n'avait pas encore mûri, mais belle et guillerette, elle aimait à raconter sa bouffonnerie. Nicolas était l'enfant du village et j'en devins plus tard, sa préférée pour le baby-sitting.

              Motif_001
              Liane

              J'aurais aimé taire toutes ces brindilles qui animent la vie du village, mais le feu c'est éteint par l'absence de brins. Pour le raviver, j'ai peut-être aiguisé ma mémoire en éveillant en vous des souvenirs similaires, mais ne pensez pas un instant que ces personnages aient pu exister, ils sont purement le fruit de mon imagination.

              J'ai quitté mon enfance sans regret. Et ces passages devenus souvenirs coulent et ne se tarissent pas dans ma mémoire.

              .......................
              Cahier à mémoire

              Traduction  : Français,  Allemand,   Anglais,
              Arabe,   
              Parution : 8 janvier 2009
              Mise à jour  : 8 janvier 2009
              Crédit photographique : "Pas à Pas"

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              19 octobre 2008

              Moustiers, théâtre de la Provence

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                A l'entrée des Gorges du Verdon, à l'abri de la falaise, perché sur un rocher le village   ~ Moustiers-Sainte-Marie ~   est l'immense théâtre à ciel ouvert de la Provence.

                Vase_de_Moustiers_Sainte_Marie

                Sa chapelle Notre-Dame de Beauvoir s'affirme dans ce cadre d'une élégance raffinée, car, figurez-vous qu'elle est entourée de deux pitons rocheux noués par une étoile d'or, tel une chaîne suspendue autour du cou ! Elle attire nombreux pélerins et vous trace le chemin -sentier de la Chaîne- avec ses marches empierrées. Au sein de sa gorge, cascade un torrent aux effluves parfois tumultueuses, le Riou.

                Je tire le rid' eau au lavoir.

                Lavoir_Moustiers_Ste_Marie
                Source de vie, le lavoir (place Pomery)

                >> Le lavoir servait dans le temps aux lavandières qui venaient battre leur linge ; mais les animaux s'y abreuvaient, ainsi que les hommes revenant des champs. Les bouchers venaient également du lavoir pour laver leurs viandes, mais cette pratique fut interdite par arrêté préfectoral.

                Carreau_Diane

                Musiciens_Moustiers>> "La sortie de Diane" est une fête annuelle de tradition pour les moustériens, et du 31 août au 8 septembre, tous les matins à 5 heures, une procession  part sur le chemin de la montée à la chapelle Notre-Dame de Beauvoir, accompagnée des sons des fifres et des tambourins. Une messe est donnée. Il s'ensuit un bon repas composé d'un aïoli sur la place de l'église et la fête populaire.

                Moustiers_Ste_Marie_Tableau

                Ah, aucune retouche n'est nécessaire à ce tableau qui depuis tout temps est connu pour sa faïence au bleu Colbat. L'émail blanc laiteux qui sort du four rend hommage à la créativité de ce village avec ses ateliers qui s'offrent sur l'artère principale.

                Toits_de_Moustiers_Sainte_Marie
                Toit du monde, Moustiers

                >> Toits et patine sont la valeur sûre du décor.

                Oratoire_de_Blacas
                Oratoire de Blacas

                >> L'oratoire de Blacas est le plus ancien de toute la Provence. Il aurait été érigé en XIVe siècle. Il est conçu en tuf et aurait été l'ultime élèment du chemin de croix qui mène à Notre-Dame de Beauvoir. Sur la face tournée vers le chemin, une escavité sert de support à une coupelle pour l'eau bénite. Elle est de forme tréflée. En son coeur, on aperçoit l'étoile à seize rais, armoirie des Blacas.

                Chapelle_Notre_Dame_de_Beauvoir
                Chapelle Notre-Dame de Beauvoir, ex Notre-Dame-d'entreroches

                >> La chapelle Notre-Dame de Beauvoir est classée monument historique depuis le 30 mai 1921. Au départ, elle s'appelait Notre-Dame-de-la-Roche ou Nostra-Domina de Rocca qui est devenu Notre-Dame de Beauvoir. Elle se dresse dans un jardin clos par des murs, surveillé par des cyprès séculaires. Les portes en bois sculpté de l'église datent du XVIe siècle. L'une d'elle comporte une figurine qui représente un ange qui de sa main droite tient un peigne. Oh fait, vous avez peut-être remarqué qu'une marche de pierre du chemin de croix comporte cette même inscription, le peigne ? Ou est le mouton !!!

                Sur le linteau, figure l'inscription : "Belvisura Vocor, diffundit lumina nomen Lumina Nostra petens, limina nostra petat" [Je m'appelle Notre-Dame de Beauvoir, mon nom répand la lumière. Qu'il vienne vers ce seuil celui qui désire la lumière].

                L'architecture comprend deux époques. Le roman côtoie le gothique. Une première chapelle romane vit le jour qui comprenait les deux premières travées ; puis en 1536 fut fait l'agrandissement de style gothique qui doubla les travées et un choeur pris place. Cinq pans, six nervures qui retombent  sur les colonnes laissent entrevoir l'étoile à six branches.

                Le village s'offre au soleil et se dévoile pour nous délivrer ses senteurs provençales où les effluves de la lavande qui proviennent du plateau Valensole qui domine le Verdon. Un brin de lavande entre les dents et c'est parti pour rêvasser aux paysages si bien décrits par Giono (dans Provence), du côté de Manosque et Pagnol, du côté de Marseille. Du côté de la grande combe défilent les oliviers, autrefois largement cultivés.

                Pont_Notre_Dame___MOUSTIERS
                Pont Notre-Dame dit Pont des Achards

                Pigeonnier__toit_de_Moustiers_Ste_Marie
                Pigeonnier

                Terre aux mille séductions où les cultures s'étagent en terrrasses bordées de pierres sèches dont l'ancêtre est l'olivier. Venez faire le tour du village, l'accès se fait en montant à la chapelle Notre-Dame de Beauvoir, juste après les remparts, bifurquez sur la gauche en direction de la grotte de Sainte-Madeleine. Le sentier est balisé et vous pourrez admirer le point de vue sur le village.

                La vraie vie de Marcel pagnol, elle est là, sur cette place où une vieille dame en pantoufles, munie de son arrosoir, offre un va-et-vient incessant entre la fontaine et ses pots de fleurs. Elle est encore acteur du drame "l'eau des collines". Puis à la vue des oeillets, Ugolin qui arpente les collines réapparaît dans nos souvenirs immuables.

                Oeillet_Ugolin

                Mais l'eau paisible est parfois tonitruante. Des intempéries mirent à bas plusieurs fois le village de Moustiers. 1685, 1692, 1702 furent des dates source de crues.

                1927, Marcel Provence veille sur le four afin qu'il ne s'éteigne plus et perpétue cette tradition séculaire de 1679. Une fois suffit ! vous dirons les habitants, car en 1874, le dernier four fut éteint à la suite de la crise de cette activité détrônée par la faïence fine anglaise (faenza en italie). L'éclipse dura 50 ans. Les noms de Marguerite et Lyda Gastine, Marcelle Neveu, Simone Garnier... raisonnent encore dans les ateliers. Saint-Jean-du-Désert, faubourg de Marseille, est sa cousine, côté poterie.

                Marcel_Provence

                >> L'étoile actuelle est dU 18 août 1957. Car par une nuit d'orage, elle se décrocha et les habitants participèrent aux recherches dans le vallon de Notre-Dame. Aimé Bourjac, forgeron, conçu le dernier ouvrage, monté maillechort (2)

                    A ti pied Vierge Mario                  A tes pieds Vierge Marie
                    Ma cadeno penjaraï                     Je suspendrai ma chaîne
                    De jamaï Tourne maï                   Si jamais je retourne
                    A Moustiers dins ma patrio           A Moustiers dans ma patrie

                (2) maillechort : alliage de cuivre, nickel et zinc d'aspect argenté, mis au point par les lyonnais Maillet et Chorier en 1819 et qui lui donnèrent son nom.

                Les ex-voto sont dans les églises, mais l'étoile à cinq branches du chevalier de Blacas offre aux Provençaux un village de crèche, car vue de loin, accroché aux rochers, le charme s'oppère.

                Eglise_paroissiale_de_Moustiers_Ste_Marie

                Clôcher Notre Dame de l'Assomption

                >>  Clocher roman du XIIe siècle, en pierres de tuf brune, d'une hauteur de 22 mètres sur 4 étages aux ouvertures géminées et de style lombard. En son choeur, un sarcorphage du IVe siècle, en marbre blanc.

                Il est vrai que l'on ne peut pas passer sous silence l'histoire de son clocher. Les pierres sont enclavées et lorsque la cloche sonne, il produit le même branle que la cloche... [... depuis, il fut consolidé à l'aide de poutrages]  Or, si l'on en croit les études sur les vibrations, c'est la montagne qui faisait écho.

                I

                Sculpture_sur_mur_porte_Eglise_de_Moustiers
                Sculpture murale  Eglise Notre Dame de l'Assomption

                >>  Quatrain 34 de la centurie VI
                     Nostradamus dans dit :

                "Prés de Riou, et proche à Blanche Laine :
                Ariés, Taurus, Cancer, Léo, la Vierge,
                Mars, Jupiter, le Sol Ardra grand plaine,
                Bois et citez cacher cierge

                Les moines à la blanche laine se sont installés là ou l'étoile Alpha du Dragon, notre étoile polaire, fut il y a 4700 ans. 

                Plan_Eglise
                Plan réalisé par J. Molinatti & J. Lecugy

                Les eaux verts-jade du Verdon,

                Lac_Ste_Croix
                Photo du site Les motards du Var

                Au fil de l'histoire

                Les pélerinages de Province ont recours au chemin de croix aux quatorze stations (qui retracent le chemin de croix du Christ). Passez la porte du Riou, et 14 oratoires parsèment les 365 marches (jours de l'année) qui se déroulent tout au long du chemin en lacets, calade qui grimpe à flanc de colline dès le pont Notre-Dame. Ces quatorze étapes, vous font découvrir les réalisations en faïence de Mlle Simone Garnier. "La messe de l'Aube", le 8 septembre (jour de la nativité de la Vierge) s'enflamme tout d'abord avec les flambeaux, la procession monte les marches et l'atmosphère se réchauffe. Les dévotions permettent aux âmes jeunes de partir en répit (1640-1670), après un baptême en ce sanctuaire(*). Diane les précède.

                Ces "hauts lieux" des merveilles,  pour ne pas dire "miracles"  sont  la rencontre de l'au-delà qui vous amène au bout du chemin de la dévotion. Le "sacré sauvage" ou "sacré populaire" se projète dès lors sur l'ensemble des fidèles où le miracle fait partie du quotidien. -Acte 1 "Drame de la dévotion"- Théâtre religieux.

                (*) Au XVIIe siècle, ce sanctuaire était un autel à "répits" sur lequel on amenait, parfois de fort loin, des enfants morts-nés qui "revivaient" le temps de leur baptême.

                Saviez_vous Les oratoires, sont des lieux de dévotion qui invitent à la prudence et à recommander son âme à Dieu

                A l'an 434, l'évêque de Riez appelle les moines de Lérins à s'établir sur ses terres. Dans des cavités creusées à même le tuf de cette faille, les moines trouvèrent refuge, comme dans l'antiquité.  Les peuples voisins se rassemblèrent autour.  Un monastère vit le jour, il prit le nom par la suite de Moustiers. Les moines furent chassés par les invasions sarrasines du VIIIe siècle et la destruction fut massive à leur passage. L'eau, source de vie, renoua avec le cours de la vie après les croisades. Des manufactures, Moustiers se relève avec la faïence.

                En 1668, un moine de Lérins originaire de Faenza (Italie) révéla au potier Pierre Clérissy, le secret de la recette de l'émail blanc. Son frère Joseph, s'installera à Marseille. A partir du bleu Colbat, ils vont obtenir le bleu "Clérissy".

                Cit__de_la_fa_ence
                Cité de la Faïence

                Eau_source_de_vie_Moustiers_Sainte_Marie

                De nos jours, la confrérie des chevaliers de l'étoile.

                Patrie
                Monument aux morts

                >> souvenir des héros de la guerre 14-18

                Légende

                Blason_de_MoustiersA l'époque des croisades, le Duc de Blacas fit voeu à la vierge de Bèu Vezer (Beauvezer ou Beauvoir) lorsqu'il fut pris prisonnier à Damiette (Syrie) de suspendre dans le ciel une étoile à seize rais (branches), l'étoile de ses armes, s'il revenait à son village. Libéré, son voeu exaucé, Blacas revint à Moustiers Ste Marie et tint sa promesse. Entre les deux barres rocheuses qui surplombent le village, une chaîne en fer forgé de 227 mètres de long et d'un poids de 40 kilos maintient un ex-voto, une étoile de 80 centimètres, en son milieu.

                retranscrite par Frédéric Mistral en 1885 dans l' "'Île d'Or".

                Moustiers_Sainte_Marie

                Le saviez-vous ?

                main l'étoile est suspendue à 227 mètres
                main L'étoile tomba plusieurs fois.
                        Une fois fut la foudre qui fit diversion et
                        les "Gavots" (*) se sont cotisés pour la remettre.
                main Le plus ancien oratoire de Provence est à Moustiers (Blacas)
                main Ancienne cité romaine appelé Rietz
                main Moustiers vient du latin "Monasterium" et le "s" en plus, signifie qu'il y en avait plusieurs.
                main La chapelle de Beauvoir est sur un plateau de 830 mètres.
                mainFaïence : céramique à pâte argileuse tendre, poreuse,
                       recouverte d'émail stannifère (contenant de l'étain) qui la rend imperméable.

                (*) Gavots : gens de la montagne

                Moustiers__cr_che

                Comment y accéder

                Petite ville des Alpes de Haute Provence (04), en voici le plan.

                Carte_Moustiers_Ste_Marie

                A (re)découvrir à Moustiers ?

                Dossier Grand Lac de Sainte-Croix
                Dossier Les gorges du Verdon

                Plan_randonn_e_Verdon
                Dossier Chapelle Notre Dame de Beauvoir
                Dossier Eglise du VIIe siècle avec campanile
                Dossier Chapelle Sainte-Anne romane, sur le chemin longeant le cimetière

                Dossier Ruines de l'ancien château
                Dossier Colline des Claux
                Dossier Musée de la Faïence
                Dossier La lavande où le plateau Valensole
                Dossier Cascade de Rion
                Dossier Grotte de Sainte Madeleine

                Hébergement

                Le gîte "l'Arc en ciel" tenu par Bertrand  & Séverine à la Palud-sur-Verdon propose un hébergement en dortoir de 12 places. La nuit revient à 10 €, comptez avec le repas du soir et le petit-déjeuner 27,65 euros.

                Il est juste à côté du sentier de Martel que nous avons fait dès le premier jour, pendant qu'une partie du groupe pratiquait l'escalade.

                Bibliographie

                . Ballade printemps 2008 (mars)
                . Lectures associées,
                  Almanach de la Provence -Pierre Echinard- 2003 Larousse
                  "Curiosité des Choses" publication de 1650 de Dom Gaffarel.
                  "Itinéraires pélerins de l'ancienne Provence" de Elena Zapponi

                R_pondre

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                .....................
                Traduction  : Français,  Arabe
                Editée le : 19 octobre 2008
                Dernière mise à jour le : 23 octobre 2008

                24 août 2008

                Gruyères ou le voyage fantastique piqué d'anecdotes

                Frise

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                Un nouveau voyage est venue chapeauté le précédent. Et la distance aidant, je me suis intéressée pour y arriver à ponctuer le trajet de visites aussi intéressantes que la destination finale.

                Fen_tre_sur_Gruy_res

                La Roumanie est loin quand on la fait à pied, le chemin est rude à vélo, la voiture est moindre et c'est le choix que nous fîmes au détriment de l'avion qui ne laisse pas de place à la transition.

                Cour_int_rieure_ch_teau_de_Gruy_res

                Cour intérieure

                 

                Gruyères fut donc l'étape 1ère de notre voyage et ce fut un plaisir de découvrir à nouveau, cette beauté. "A nouveau", petit sourire à Corinne, l'étudiante Suisse qui m'avait rappelé qu'il n'y avait pas que Grimentz , Bad Ragaz et ses sculptures en plein air  de jolis en Suisse !

                J'ai donc fait le détour et évité tous les endroits tout aussi sympathiques, pour me retrouver au bas de ce tableau qu'est ce joli village "Gruyères". Sans équivoque, ce petit bourg hors du temps est un bijou ; une pierre précieuse qui se rajoute aux joyaux de la Suisse.

                Vitrail_h_raldique_N__1

                Vitraux héraldiques

                T_comme

                J'ai longtemps imaginé sans me douter d'une telle authenticité, d'un tel respect de l'environnement et je profite de ce billet pour vous le décrire dans son écrin de verdure !

                Il apparaît serti de montagnes et tel un diamant, au milieu d'un large promontoire sis le château médieval. Ses formes génèreuses, sa couleur naturelle se fondent au cadre et respectent par le scintillement d'un éclairage maîtrisé de la cité, son aspect paisible.

                 

                Ch_teau_de_Gruy_res_Cour_int_rieure
                Cour intérieure du château

                Cette oeuvre prit la forme au bout de 6 ans de travaux de rénovation et donne naissance à un musée consacré à Hans Ruedi GIGER, le créateur de Alien. Artiste Suisse, né dans les Grisons. Une fondation gère le site et s'occupe de sa conservation et mise en valeur.

                 

                Depuis 1989, l'art fantastique s'y expose.

                Exposition_Gruy_res
                Bouclier de bronze Vénus (1999) réalisé par Patrick Woodroffe

                 

                T_comme

                Place du marché

                Sa rue moyennageuse pavée tient de place.

                Place_centrale_de_Gruy_res

                Place_du_march__Gruy_res_dessin_de_Yves_Murith
                Dessin de Yves Murith

                Sur cette place est installée une mesure à grains qui comprend divers orifices où étaient versés le grain pour le mesurer.

                La place servait de marché et foire au bétail chaque semaine.

                Mesures___grains_place_du_march__Gruy_res
                Photo du site

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                Portes de la ville

                On peut accéder au château par cette porte nommée "Le Belluard" en suivant un sentier à pied nommé "la charrière aux morts". Au dessus, se trouve la représentation de deux guerriers Claremboz et Bras de Fer, figures de légende.

                C'est l'ancienne porte de la ville en venant de la Tour-de-Trême par le bois de Sauthaux qui empruntait ce chemin et qui donnait à la sortie de Gruyères sur un champ où les habitants des paroisses voisines ensevelissaient leurs morts.

                Porte_Belluard

                 

                Fresque_Porte_Belluard_Gruy_res

                du site

                >> Légende

                Le Comte de Gruyères Pierre IV était réputé pour sa force et son humeur guerrière. Il alla guerroyer contre les bernois dans le Pays d'En-Haut. II les battit, mais les bernois se vengèrent bientôt.
                     C'était en 1349. Othon  d'Everdes, vassal du Comte de Gruyères, attaque Mermeta, la veuve de l'avoyer de Fribourg Johann Ier de Maggenberg  qui passait dans la région. Alors Fribourg et Berne unissent leurs troupes pour  venir donner une leçon à ces terribles gruériens. Ils incendient les châteaux de  Vuippens et d'Everdes. Puis continuant leur route, les bernois arrivent à La  Tour-de-Trême et font prisonniers 50 soldats du Comte.
                Fiers de leur succès, ils  veulent continuer sur Gruyères, en passant par la forêt de Sauthaux. La tradition nous raconte que, pendant un certain temps, deux héros empêchèrent les bernois de passer au Pré-des-Chênes, en attendant que les soldats du Comte arrivent pour repousser les bernois. En s'en allant, les Fribourgeois et les Bernois incendièrent la Tour-de-Trême et emmenèrent les prisonniers.
                     Quelques jours plus tard, les gruériens fêtèrent les deux héros du Pré-des-Chênes: Claremboz et Ulrich, appelé “Bras-de-Fer”. La fresque qui orne l'entrée du Belluard nous rappelle leur souvenir. Au château, on fit une  grande fête. Chalamala, le fou du Comte, qui amusait la compagnie, prédit que " Tôt ou tard,  l'Ours de Berne mangerait la Grue dans le Chaudron de Fribourg " (ce qui se réalisa hélas, deux siècles plus tard, en 1555).

                Affiche_Ville_de_Gruy_res

                LES CHEVRES DE GRUYERES

                   Une légende raconte que, voyant venir les Bernois, les femmes de Gruyères,  avaient rassemblé toutes les chèvres à  l'intérieur de la ville, pour se nourrir pendant le siège. Le soir était tombé et la bataille de Sauthaux n'était pas terminée. Une femme eut une idée: “Attachons des torches aux cornes des chèvres et chassons-les vers les bernois ".
                     Quand ils les virent arriver, les bernois s'enfuirent en se demandant si des renforts ou même une armée du diable volaient au secours des  gruériens. Ainsi, les chèvres furent fêtées tout comme les deux héros de la bataille de Sautaux : “Claremboz” et “Bras-de-fer”.

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                La légende prétend que la ville de Gruyères vient du mot "Gruérius", capitaine de la 6ème légion des Vandales qui choisit de s'y établir en 436. Mais selon les recherches de l'historien Hisely sur le terme "Gruyère", le mot viendrait de "Grand-gruyer" ou "garde forestier" qui était le "supersilvatoir" ou l'officier juge des eaux et forêts, chargé de maintenir l'ordre sur un secteur nommait la gruerie. Sur cette colline, il fit sa demeure. D'autres notes révèlent que son nom viendrait de la grue qui est l'emblème des armoiries et du sceau des comtes.

                Grue_embl_me_de_Gruy_res

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                Visite du château

                Peinture_murale_qui_repr_sente_capture_de_la_grue
                Salle des chevaliers

                 

                Sur le premier panneau, la peinture représente la capture de la grue,
                symbole héraldique du Comté de Gruyère.

                La cheminée est monumentale et porte les armes des Comtes. Chaque scène raconte l'histoire de Gruyères et ont été peintes par Daniel Bovy et ses amis Menn et Baron en 1854.

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                Vitrail aux lions qui servent de support

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                >> Visite

                Plafond_Ch_teau_m_dieval_de_Gruy_resL'intérieur du château est de style baroque, les fenêtres sont ornées de nombreux vitraux héraldiques témoins du siège des baillis fribourgeois (1555-1798). Les salles sont décorées de rinceaux d'acanthe.

                Au rez-de-chaussée, la salle de gardes et la cuisines aux cheminées monumentales évoquent encore la défense et l'intendance du château médieval.

                Au premier étage, les tapisseries des Flandres ornent la chambre du comte. Les salles aux noms "Corot", "baillis" "Bourgogne" défilent avec leurs oeuvres médaillons, peintures, vitraux héradiques, chapes prestigieuses aux armes de Charles le Téméraire, part du butin de Morat où Louis II de Gruyères combattit au côté des Suisses.

                L'extérieur est dôté de galeries en bois qui clôturent la cour intérieure.

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                Cuisine & dépendance

                Le pavage de la cuisine est de galets inégaux qui permettait dans l'ancien temps d'éviter de glisser devant l'aspect gras de la cuisine. Pour l'évacuation des eaux, l'apport d'un dénivelé fut nécessaire. Le rez de chaussée sert de commun et comprend également la salle des Gardes.

                La voute est de briques. La cheminée est grande ouverte et s'associe au fourneau de molasse, ainsi qu'au four à pain. L'artillerie est composée d'âtre avec crémaillères, chenets, chaudrons...

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                Salle des Gardes

                Le style est rustique et dénudé.

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                du site "Château féodal et ruine médievale"

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                Ornement_mural_ch_teau_de_Gruy_res

                Ornement mural

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                Piano_de_Franz_Liszt
                du site Thom Walstrum's Blog

                Salon de musique

                Les lambris peints de vert accompagnent le piano de J. W. Braschoss (Genève) réalisé vers 1835 pour Franz Liszt.

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                Chambre de la belle Luce

                Seule une fenêtre laisse pénétrait le soleil dans la chambre de la belle Luce, gruérienne dont aucune femme pouvait se comparer. Maîtresse du comte Jean III.

                 

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                Salle Furet

                Une devise au dessus de la cheminée donne l'accent au lieu :

                "Tout est bien qui finit bien".

                J'y ai découvert un peintre sous le nom d'Auguste Baud-Bovy, frère du propriétaire.

                 

                Portrait_du_graveur_Laval_1979_de_Auguste_Baud_Bovy_01
                Le graveur Laval 1879 de Auguste Baud-Bovy

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                Le jeune Homme (Portrait de Valentin en pieds), 1892

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                Gitan qui chante 1881 de Auguste Baud-Bovy

                Portrait_de_Mr_Chastel__1883_de_Auguste_Baud_Bovy
                Portrait de Mr Chastel 1883

                Daniel_et_son__ne__1876
                Daniel et son âne, 1876 de Auguste Baud-Bovy

                Le_peintre_Jean_Martin_1879_de_Auguste_Baud_Bovy
                Le peintre Jean Martin 1879

                Berger_contemplant_l_horizon_de_Auguste_Baud_Bovy
                Berger consultant l'horizon 1886 de Auguste Baud-Bovy

                Le salon Corot

                 

                Les fauteuils et les commodes sont Louis XV. Quatre médaillons peints par J.-B. Camille Corot sur des scènes de genre d'Henri Baron donne un air parisien à des gravures champêtres aux lumières .

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                Camille Corot
                Panneau du salon du château de Gruyères

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                La salle des chevaliers

                Les peintures murales forment une frise qui relate les hauts faits des comtes. La salle fut peinte entre 1852 et 1862 par Henri Baron, Barthélemy Menn et leurs collaborateurs. Son plafond est à caisson magnifié par la grue héraldique et chaque panneau (au nombre de 14) sont rehaussés de cadres rouges. Le frère du propriétaire, Daniel Bovy et d'autres artistes proches de la famille, tel que Menn passionné par la peinture de paysage en plein air, contribue à la restauration de Gruyères qui devient un panorama intérieur qui se prolonge avec le cadre du paysage des Préalpes.

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                Salle des Baillis

                Décor mural de 1685-86 avec un poële en catelles de 1767.

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                Photo du site

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                Le chemin de ronde

                Le chemin de ronde fait défiler le panorama des Préalpes de sa tour carrée.

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                La tour à cinq pans du XIVe siècle le clôture. Le jardin à la française est du XVIIIe siècle.

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                Château St Germain
                imposante façade, vue de l'arrière

                Le château de deux étages comprend 8 tourelles octogonales. On accède aux parties supérieures par un escalier en limaçon

                T_comme

                Chemin de ronde

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                Photo du site

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                La tour de Chupia Barba (Barbe brûlée)

                On y faisait les derniers interrogatoires des condamnés à mort.

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                Billet lacté

                Trou_de_sourisL'image du "fromage à petits trous dont la souris grignote encore" et que chacun à dans sa tête,   apporta la confusion avec l'emmental. L'appellation "Gruyère" impose que sa confection soit à base de lait cru de vache et le rend similaire au comté, sans trous !

                Fromage_de_Gruy_re_Ludger_Larose_ou_emmental

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                Tavillons
                Tavillons

                 

                Il règne une atmosphère de style autrichien par la propreté du cadre et le calme qui s'y opère.

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                Fresque_chapelle_du_ch_teau_de_Gruy_res

                Chapelle

                Elle est construite sur le côté Nord du rempart. La voute est de style roman. Elle est dédiée à Saint-Jean-Baptiste et à usage de la cour.

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                Histoire

                Château prestigieux de Suisse qui domine la cité sur ses hauteurs (830 m). A partir du XIe siècle, dix-neuf comtes de la dynastie y régnèrent jusqu'en 1554. Les gruériens sont fiers de leur cité !

                Du château féodal, il reste les murailles et le donjon du XIIIe siècle. Le corps du logis fut reconstruit en 1493 par Louis II et Claude de Seyssel et l'architecte savoyard y introduisit la cour à l'italienne. Il est le premier manoir renaissant au nord des Alpes.

                Michel 1er, le dernier comte de Gruyère quitta le château en 1554 et mourrut en exil. Ses créanciers, Fribourg et Berne se partagèrent le comté. Le château fut le siège des baillis de Fribourg jusqu'en 1798, puis des préfets. En fut mise en vente et dès 1848 devint propriété privée de la famille Bovy qui y séjournèrent l'été et s'occupèrent de la restauration du site avec leurs amis artistes. De nombreux témoignages du passage de Corot et d'artistes qui y furent invités sont en l'état. Devant les charges, les Bovy offre la reprise à la famille Balland apparentée qui restaure le jardin avec son parterre à la française.

                L'état de Fribourg est propriétaire depuis 1938.

                Le château actuel de forme "carré savoyard" date de 1270-1282. C'est en 1476 que Louis, comte de 1475 à 1492, prend part à la guerre de Bourgogne aux côtés des Confédérés. A la suite, des travaux de modernisation sont entrepris, tels que l'aménagement de l'esplanade côté chapelle, l'escalier en colimaçon de la cour intérieure et la transformation du corps du logis. Le castel perd ainsi son aspect de château fort et la demeure seigneuriale prend forme.

                Aux XVII et XVIIIe s., les baillis fribourgeois aménagent des intérieurs baroques.

                Dès 1850, J.-B. Camille Corot, Barthélemy Menn et d'autres artistes de renom peignent des paysages d'inspiration romantique ainsi que des scènes historicistes.

                Situation

                A 30 km de Fribourg et 50 km de Lausanne.
                Prendre autouroute Genève-Berne (sortie de Bulle à 7 km)

                Canton de Fribourg, district de Gruyères.

                Adresse

                Château de Gruyères
                1663 Gruyères, Suissee
                Tél. : ++41 (0) 26 921 21 02
                Fax ++41 (0) 26 921 38 02
                e-mail : chateau@gruyeres.ch
                Site : www.chateau-gruyeres.ch

                Durée de la visite : 1 heures

                Bibliographie

                . Photos personnelles prises lors de notre voyage en juillet 2008
                . Lecture associée "Auguste Baud-Bovy" de Valentina Anker

                Sources

                . Certaines photos ont été prises sur le net, voir lien en dessous.

                Voir d'autres villages

                 

                 

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                Ligne  Dernière mise à jour, le 27 août 2008

                30 octobre 2007

                Kees van Dongen s'EX pose en tant qu'ARTISTE ~Chronologie~

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                  Chronologie illustrée

                  PORTRAIT

                  Van Dongen  -PEINtRE LithOGRAPHE GRAVEUR- 

                  1877

                  Peintre hollandais, naissance à Rotterdam le 26 janvier 1877, quartier Delfshaven, dans le faubourg de Rotterdam, sous le nom de Cornelis Théodore Marie Van Dongen.

                  Il est de famille bourgeoise. Son père tient une malterie. Il quitte l'école à 12 ans pour travailler dans la malterie de son père. Il a un frère Jean Van Dongen (1883-1970) qui devint artiste sculpteur et peintre qui vécu à Marly.

                  Il est doué pour le dessin dès son plus jeunes âge, il suit des cours d'arts décoratifs à Rotterdam.

                  1892

                  A l'âge de 16 ans, il suit les cours du soir de l'Académie royale des beaux-arts de Rotterdam.

                  Il fréquente le port de la mer rouge Trimestre où il est attiré par les scènes des marins et prostituées.

                  1894 Pendant deux ans il se consacrera à étudier aux Beaux-Arts avec pour professeur Van Maasdjik
                  1895 Passion pour Rembrandt et Franz Hals

                  1896

                  Il dessine pour le compte du Groene et du Rotterdamsche Nieuwsblad

                  Illustrateur style "Art Nouveau" de revues anarchistes dont "Vrije Kunst" (Art libre), sous l'influence de ses copains

                  1897

                  Il s'installe pour plusieur mois à Paris et il arrive le 14 juillet 1897 (France) pour assister aux feux d'artifice.

                  Il s'installe à Montmartre. Il fait tout les métiers (lutteur)

                  Rencontre avec Matisse.

                  1898 Il expose chez le Barc de Boutteville , rue Le Peletier où il peut voir des oeuvres des Nabis.

                  1899 Il rejoint Augusta Preitinger (Guus) qu'il avait rencontré à l'Académie et s'installe définitivement à Paris.
                           

                  1900

                  Il est hébergé à Paris par un compatriote, le peintre Ten CATE.

                  1901
                  • Mariage avec Augusta Preitinger, dite "Guus",  en l'église de Saint-Pierre de Montmartre, le 11 juillet 1901.
                  • Il vit dans une roulotte de gitan de 1901 à 1906, impasse Girardon
                  • Il est accueilli dès son arrivée par Ten Cate
                  • Il travaille pour la maison d'édition "la Revue Blanche" car il se lie d'amitié avec Fénéon.
                  • Vient à la suite "Le Rire", "L'indiscret", "Le Rabelais", "Le Gil Blas", "Frou-Frou" et "L'assiette au beurre" sur l'enquête des prostituées, "Le journal pour tous".
                  1902 Il travaille pour la maison d'édition "la caricature".
                  1903 Rencontre avec Mr Félix Fénéon qui le fait rentrer dans "la Revue Blanche"
                  Il travaille pour la maison d'édition "la vie en rose", "l'indiscret", "le canard sauvage"
                  Il délaisse la peinture qui est destinée à une clientèle bourgeoise pour travailler pour le bien général, c.a.d. les journaux.
                  1904

                  Séjour en Normandie
                  Il est remarqué par le marchand d'art Ambroise Vollard qui lui offre sa première exposition qui réunit
                  105 oeuvres en novembre avec Matisse.
                  Il expose 6 toiles au Salon des Indépendants et deux toiles au Salon d'Automne.
                  Oeuvre "Le boniment"
                  Il rencontre Matisse et s'intéresse au divisionnisme de Signac et à  Maximilien Luce.
                  Il est classé de "tachisme fauve".
                  Il se lie d'amitiés avec Derain et Vlaminck.
                  Rencontre avec Max Stern qui fait ses études à l'Université de l'histoire de l'art. Son père, Julius à une galerie en Allemagne.

                  1905 Naissance de sa fille Dolly
                         
                  Il travaille dans un petit cirque
                  Ses expériences chromatiques audacieuses interpellent le
                  salon de l'automne à Paris, sur le Fauvisme.  Il est catalogué comme Fauve atypique car il accorde à la couleur une attention propre à son iconographie.
                  Exposition en même tant que Henry Matisse, André Derain, Maurice De Vlamick, Raoul Dufy, Albert Marquet, Louis Valtat, Braque qui font découvrir le mouvement artistique du fauvisme au Salon de l'Automne.
                  Il devient membre du groupe expressionniste allemand "Dïe Brucke".
                  Oeuvre "Torse"
                  Exposition au
                  Salon des Indépendants, galerie Berthe Weil et Druet.
                  1906

                  Il change d'atelier et s'installe au "Bateau Lavoir", 13 rue de Ravignan, à Montmartre.  C'est une ancienne fabrique de pianos reconvertie en ateliers faits de planches, poutres et vitres.

                  Il occupe l'atelier au dessus de celui de Picasso. Son atelier sert de maison, de lieu de réception...

                  Par la suite Juan GRIS (1887-1927), maître du cubisme (courant abstrait), occupera l'atelier de Kees van Dongen, dans la cité des artistes "Le Bateau Lavoir".

                  Il se lie d'amitié avec Pablo Picasso, son voisin.
                  Il conçoit des sketches satiriques pour le journal "Revue Blanche".
                  Il organise des bals costumés à Montparnasse pour arondir ses fins de mois.
                  Il reçoit dans son atelier-maison Derain, Vlaminck, Camoin et Matisse.
                  Rencontre avec Apollinaire.
                  Il vend cinq de ses toiles au marchant d'art Daniel-Henry Kahnweiler qui lui commande son portrait.
                  Dans ces peintures, on sent l'influence de Jasmy Jacob, il apprivoise les couleurs fauves.

                  Les thèmes majeurs sont les filles publiques et le cirque.

                  1907

                  Il expose chez le père Soulier (près du cirque Médrano).
                  Oeuvre "Saltimbanque au seins nu"  1907-08

                  Il connaît le marchand Daniel-Henry Kahnweller et signe un contrat.
                  Par l'intermédiare de Kahnweller, il connaît le peintre Pechstein et les peintres de la Brùcke.
                  La peinture pointilliste est découverte avec les artistes Maximiken Luce, Edmond Cross et Signac.

                  Il organise des fêtes mondaines chez lui où Guus, sa femme est déguisée en van Dongen, Matisse et Marquet en popes qui soulèvent leur robe pour devenir tour à tour des lutteurs tatoués, Mme Poiret en bacchante et van Dongen surgit en diable, puis en Neptune ou en Arabe.

                  1908 Voyage en Allemagne et rencontre le groupe impressionniste "Die Brücke"
                  Oeuvre "Modjesko", New York (M.O.M.A.)
                  Oeuvre "Le maillot blanc"
                  Il signe un contrat avec la galerie Berneheim jeune, dirigée par Félix Fénéon.
                  Voyage à Moscou et exposition à la Toison d'Or.
                  Il organise avec Picasso des expositions dont le "Valet de carreau" en 1910,  puis la "Queue d'âne",la "Cible", la "N°4"...

                  1910 Il entreprend un premier voyage de Hollande en Espagne.
                  Séjour au Maroc et en Italie.
                  Exposition à Odessa, Kiev, Saint-Pétersbourg, Riga au Salon Izdebsky.
                  1911 Exposition à la Galerie Bernheim-Jeune "Hollande-Paris-Espagne". Le public l'applaudit.
                  1912 Il s'installe à Montmartre.
                  Il est ami avec Jacqueline MARVAL (Marie VALLET)
                  Il devient professeur à l'académie Vitti de Montmartre.
                  1913 Voyage en Egypte.
                  Fin de sa période fauviste.
                  Voyage à Deauville.
                  Liaison avec la Marquise Casati.
                  Il expose la peinture "Le Tableau" ou "Nu aux pigeons / Mendiant d'amour / Nu au châle jaune et/ou "Le châle Espagnol", oeuvre maîtresse qui est jugée obscène par le Préfet de police et fut retirée.
                  1914 Il est séparé pendant la guerre de sa famille rentrée en Hollande.
                  Exposition Galerie Cassirer à Berlin.
                  1916

                  Il s'installe à la villa "Saïd"
                  C'est la période des grands portraits : il exécute des célèbres portraits d'hommes politiques, femmes & hommes du monde, écrivains et artistes sont représentés sur ses toiles.
                  C'est l'époque "Cocktail"
                  Il expose chez Paul Poiret.

                  1917 Liaison avec Jasmy Jacob, égérie de la couture parisienne.
                  Elle devient sa compagne et s'installe avec elle au bois de Boulogne.
                  Il fait connaissance avec la Marquise Casati.
                  Il organise des bals dans son atelier. Epoque "Bohème".
                  Foujita rend visite dans les soirées organisées par Kees van Dongen où s'exibe des mondanités éphèmères du Tout-Paris, habillées par Paul Poiret
                  1918 Sa femme rentre en France et il rompt avec elle.
                  Exposition Galerie Paul Guillaume
                  1920 il devient le portraitiste de la bonne société.
                  Il transcende devant Yvonne George, dite "Yvonne de Knops" qui était surnommée la "Muse de Montparnasse" ou la "Reine du Boeuf sur le toit", mais également "la Reine" pour Robert Desnos.
                  Il expose ses tableaux dans sa maison de Deauville, "Villa Saïd"
                  Il est affecté par la crise économique mais fait le choix de ne rien vendre plutôt que de baisser les prix.
                  1921

                  Il réalise le portrait de l'écrivain Anatole France, trois ans avant sa mort.
                  Il le peint tel qu'il le voit, fatigué, déjà à moitié parti, cadavérique.
                  Et, dans ce nouveau style, il assure sa gloire définitive par le scandale qu'il provoque
                  Peint également "l'enjoleuse" qui représente Maria Ricotti, exposé au Salon d'automne.
                  Il divorce d'Augusta Preitinger (Guus)
                  Exposition Galerie Bernheim jeune.

                  Il achète "Le Louvard" une gentille demeure à Chanteloup-en-Brie pour s'y reposer à l'air pur.
                  Il peint à Venise une série de 21 tableaux (l'Américaine à Venise, Le Gondolier, ...)

                  1922 Il s'installe dans un hôtel particulier, rue Juliette-Lamber.
                  Exposition sur l'Art Forain, par le Cirque "Nous" installé 18, avenue de la Motte-Pique, du 20 février au 15 mars 1922
                  Il n'expose plus dans les galeries d'Art, il devient son propre marchand et organise ses propres expositions dans son atelier pour le "Tout-Paris" et se fait connaître dans le monde entier.

                  1924 Il se fait naturaliser français
                  1925 Nouvelle édition de luxe du roman "La Garçonne" de Victor Margueritte paru en 1922 aux éditions
                          Flammarion et qui comprend 28 illustrations de Kees van Dongen, au pochoir, qui permettent de faire
                          ressortir un côté raffiné avec des variations de couleurs particulières. Ellles représentent des femmes
                          aux cheveux courts, cigarette au bec, avec des maîtresses et qui font fi des convenances. Il
                          revendique l'égalité des sexes. Cet égalitarisme est fondé sur la masculinisation des femmes.
                          Ce livre profond sur le phénomène de la garçonne dans la littérature, le débat intellectuel et la culture
                          visuelle de ce temps, fit scandale et bénéficia de nombreux articles.
                          Le mot garçonne devient synonyme de lesbienne et il ressort que la France d'après guerre l'a
                          engendrée.
                  1926 Il est nommé "Chevalier de la légion d'honneur".
                  1927 Amsterdam, rétrospective au Stedelijk Museum. qui lui apporte la reconnaissance internationale.
                  Il se sépare de son épouse Guus.
                  Liaison avec Jasmy Jacob.
                  Il reçoit l'Ordre de la Couronne de Belgique.
                  1928 Voyage en Egypte.
                  Exposition à Moscou sur les peintures contemporaines.
                  1929 Obtention de la nationalité française.
                  Deux de ses oeuvres sont admises au Luxembourg.
                  Rencontre avec le photographe Cor Dekkinga qui le phtographie dans son atelier, rue des Courcelles.

                  1932 il offre son tableau à son modèle amie préférée nommée Jasmy, "Le Louvard"
                  1934 5ème exposition des Archives Internationales de la Danse, 6 rue Vital, du 5 mai au 22 juin 1934.
                  Ces tableaux sont des scènes de danse et harmonies de mouvement qui sont inspirés par les rytmes de danses
                  1937 Exposition de l'Entarte Kunst (l'art dégénéré) durant le régime bolchevik
                  1938 Rencontre avec Marie-Claire, sa deuxième femme qui lui donne un fils Jean-Marie.
                  1939 Mort accidentelle d'Ambroise Vollard.
                  1940

                  Sa réputation est ternie car il participe en 1940 à un voyage en Allemagne nazie, organisé par Arno Becker, sculpteur francophile nazi (officiel du Rech) et qui servit de guide officiel à Hitler lors de sa visite à Paris en 1940. Il y est convié avec d'autres peintres français comme Derain, Despiau, Dunoyer de Ségonzac, Vlaminck et Othon Friesz.

                  Naissance de son fils Jean-Marie van Dongen, dont la mère est Marie-Claire.

                  1941 Il est considéré comme avoir callaborer avec les nazis, alors qu'en tant que coloriste il célèbre la joie de vivre et disperse l'insouciance pour ne pas transposer le contexte et évoquer la réalité du monde et les problèmes des juifs.
                  1942 Exposition organisé par Becker à l'Orangerie des Tuileries et il affronte avec ses compagnons de voyage (1940) le boycott du public.
                  Une nouvelle rétrospective composée de 251 de ses toiles est organisée à la Galerie Charpentier à Paris. Sacha Guitry préface le catalogue. Il essuie un deuxième boycott.
                  1945 A la libération, il est privé du salon de l'Automne.
                  1949 Année de sa consécration.
                  Il s'installe à la principauté de Monacao avec sa deuxième épouse et leur fils Jean-Marie.
                  Il rencontre Roger Engers, rédacteur et amateur de ces tableaux, à Rotterdam où il exposait cent toiles au Musée Boymans van Beuningen
                  1953 Il épouse Marie-Claire
                  1954

                  Il participe à la création des catalogues de vente des grands vins fins de fin d'année distribués par la maison des vins Nicolas (maison fondée en 1832) édités de 1932 à 1973 qui contribuent à accroître la notoriété de la société en les illustrant par des peintres célèbres.
                  Il illustre "Sous le signe des jolis filles de Provinces de France" avec 15 illustrations en couleur (aquarelles) dont 9 à pleines pages, reliures spirales en plastique, couverture rempliée rose encadrée de filets dorés qui contient la liste des vins les plus prestigieux avec leur prix.
                  Il illustre également à cette occasion des étiquettes des bouteilles Nicolas qui en est à l'origine.
                  Il distribue les bouteilles  par triporteurs.
                  Il cesse cette activité au profit des peintures et aquarelles.

                  1956

                  Max Stern et sa femme Iris vont voir Kees van Dongen à son atelier. Il ont des oeuvres de Kees dans leur collection particulière au Canada.
                  Illustration chez Fasquelle des contes "Mille et une Nuits", traduction du Dr Mardrus.

                  1958 Il associe à sa notoriété, les affaires et peint entre autre "Brigitte Bardot" qui ne correspond pas à son style prometteur.
                  1959

                  Ses oeuvres de la période de 1904-1910 sont présentées à l'exposition franco-allemande
                  "Le Fauvisme français et le début de l'impressionnisme allemand".
                  Il s'installe à demeure à Monaco et s'éteindra le 28 mai 1968 en sa demeure.
                  Il expose le tableau "l'ambassadeur d'Haïti", son premier tableau.

                  1960 Il peint Brigitte Bardot
                  1962 Exposition sur les Fauves, Galerie Charpentier.
                  1967 Rétrospective au Musée d'Art Moderne de Paris à l'occasion de ses 90 ans. Et qui est reconduite à Rotterdam un peu plus tard.
                  1968 Décés le 28 mai 1968 à Monaco.
                  Il fut crématisé au cimetière Saint-Pierre à Marseille, mais n'y repose pas.

                  1979 Exposition "Paris-Moscou" au Centre Georges Pompidou (Paris) de son oeuvre

                  .......................
                  Art
                  Traduction  : Français,  Allemand,   Anglais,
                  Arabe,   
                  Parution : 21 octobre 2007
                  Mise à jour  : 25  février 2009

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                  28 octobre 2007

                  Kees van Dongen s'EX pose en tant qu'ARTISTE ~La Presse~

                    << Précédente  |AAccueil | Suivante >>

                    PORTRAIT

                    Van Dongen  -PEINtRE LithOGRAPHE GRAVEUR-

                    >>> Suite à la page 1 / 2 / 3    - Accueil

                    Paru le 14 février 2009

                           La presse parle du site "Impasse des Pas Perdus"

                    L'Express (l'hebdo des Francophones du Grand Toronto)
                    dans "
                    Un fauve dans les parages" par Gabriel Racle

                    En voici l'extrait, ci-dessous,

                    Un fauve dans les parages

                    Exposition

                    Par Gabriel Racle – Semaine du 10 février au 16 février 2009

                    Un fauve dans les parages

                    Portrait d’une chanteuse de cabaret; vers 1908.

                    L’an dernier, on commémorait le 50e anniversaire du décès de Maurice de Vlaminck, peintre français qui a marqué l’art pictural d’une touche flamboyante, comme membre du fauvisme, ce groupe de peintres qui réinventaient l’art de peindre par leur emploi de la couleur. L’Express avait souligné cet événement dans son édition du 18 novembre, en présentant aussi le superbe catalogue de l’exposition qui lui était consacrée à Paris.

                    Cet ouvrage, véritable œuvre d’art, permet de rencontrer ce peintre hors norme, sans devoir se rendre dans la capitale française, un peu loin tout de même. Mais ce début de l’année 2009 nous offre la possibilité unique en Amérique du Nord de faire connaissance avec un autre membre de ce groupe d’anarchistes de la peinture, grâce à une exposition remarquable qui se tient au Musée des beaux-arts de Montréal jusqu’au 19 avril: «Van Dongen: un fauve en ville».

                    Première rétrospective importante de l’œuvre de ce peintre hollandais, l’exposition présente quelque 200 œuvres, plus d’une centaine de tableaux ainsi qu’une quarantaine de rares dessins, des estampes et autres documents d’archives et photographiques, et une douzaine de céramiques fauves.

                    Un maître hollandais

                    Cornelis Van Dongen, dit Kees, est né le 26 janvier 1877 dans la banlieue de Rotterdam au Royaume des Pays-Bas, dans une famille aisée. À 17 ans, après avoir travaillé chez son père, il s’inscrit à l’Académie des beaux-arts de Rotterdam. Ses œuvres de jeunesse portent la marque de maîtres hollandais comme Rembrandt et Van Gogh. Comme ce dernier, il peint des scènes d’intérieur, de petits paysages aux couleurs sombres. En 1897, il se rend à Paris, un voyage payé par son père pour ses 20 ans.

                    La liberté de Paris, si loin de l’austère Hollande, le fascine. Il vit de petits métiers, collabore à des journaux satiriques par des dessins à l’encre de Chine rehaussés d’aquarelle, peint des scènes de la vie parisienne, dans lesquelles les femmes tiennent une grande place. En 1904, Van Dongen se lie avec Vlaminick et Derain en exposant au Salon des Indépendants et au Salon d’Automne. Mais c’est une exposition de 1904, chez le marchand d’art Vollard, d’œuvres de sa période tachiste (notamment Le Boniment), qui marque son entrée dans le monde artistique parisien. En 1905, il se retrouve dans la «Cage aux fauves». Il y présente Le Torse, qui marque son appartenance au fauvisme et fera de lui le peintre de la femme. Son style est bien celui d’un fauve mais il se distingue des autres fauves qui s’expriment plutôt par des paysages.

                    Un fauve en ville

                    «La femme est un tison, elle l'enflamme et il se consume à la découvrir. Sa sensualité est reflétée par les couleurs chatoyantes qui embrasent sa personnalité. Tel un hédoniste, il va l'ébaucher en coulisse des cabarets, des cafés-théâtres et conditionne sa peinture volcanique qui crache toutes les facettes et palettes de la «Femme». Son œuvre est dominée par la femme et imprégnée d'érotisme. C'est un fauve en ville!» (Impasse des pas perdus, Kees Van Dongen s'EX pose en tant qu'ARTISTE – p. 2) Et voici l’explication de cette dernière expression donnée par son auteure: «J'avais écrit en 2007 «C'est un fauve en ville !» par le seul fait que Van Dongen croquait les bourgeoises de la ville en rouge vermillon, tel un fauve qui se délecte de chair fraîche ; d'où cette expression qui m'était venue pour démontrer son adoration pour les femmes pulpeuses, simple raccourci et jeu de mots qui me semblait approprié avec le titre du post.» Le Musée aura repris ce même jeu de mots.

                    Car l’exposition de Montréal permet de découvrir de nombreuses toiles appartenant à cette catégorie, mais aussi quelques paysages fantomatiques de Paris, le tout dans les couleurs de la palette flamboyante de l’artiste, l’orange, le rouge et le vert, «unique chez Van Dongen car il décompose les harmonies de la peau rosées pour y découvrir des acidités vertes, des rouges, des jaunes, des lilas, des bleus [...] pour faire ressortir la lumière dite électrique aux éclats aigus. Ces juxtaposés chromatiques permettent de faire ressortir les nuances des couleurs complémentaires». (id., p.1)

                    Contrastes colorés

                    Van Dongen se différencie du fauvisme strict, qui emploie des couleurs pures, car il utilise aussi des couleurs rompues (mélangées avec leur complémentaire): des violets, des roses et ses célères verts. Les contrastes colorés fusent sous sa palette exubérante: jaune sur fond vert, rouge sur fond noir, bleu sur fond rouge. Il s’en distingue aussi comme portraitiste de talent et l’exposition illustre merveilleusement cet aspect de son œuvre.

                    «J'aime ce qui brille, disait-il, les pierres précieuses qui étincellent, les étoffes qui chatoient, les belles femmes qui inspirent le désir charnel... et la peinture me donne la possession plus compète de tout cela, car ce que je peins est souvent la réalisation obsédante d'un rêve ou d'une hantise... » A partir de 1919 et jusqu’en 1928, ce sera le peintre des portraits. «Le secret de mon succès? Peindre les femmes plus minces et leurs bijoux plus gros.»

                    Par la suite, replié sur lui-même, il ne peint plus que pour lui des bouquets et des paysages. Sa compromission avec les nazis pendant la guerre met un terme à sa carrière artistique. Il décède à Monaco en 1968, à 91 ans.

                    Expérience culturelle

                    On ne saurait décrire ici tous les aspects de l’œuvre de Van Dongen. Il faut saisir cette occasion unique de le rencontrer, dans cette exposition qui suit le fil de sa carrière, en réunissant des pièces provenant de musés étrangers (Paris, Monaco). Et, certainement, on en rapportera le catalogue, un livre relié de 354 p., qui présente un grand nombre d’œuvres, de dessins, de photographies, de notes, une véritable encyclopédie Van Dongen, avec des pages introductrices dans les couleurs contrastées du peintre.

                    Et si l’on ne peut se rendre à Montréal, se procurer cet ouvrage magistral permettra de connaître et d’apprécier l’artiste, en feuilletant et refeuilletant ces pages aux couleurs éclatantes. Mettre Van Dongen à côté de Vlaminck, et l’on voit à la fois ce qui les rapproche et ce qui les différencie: le jeu des couleurs, les larges aplats, le dessin, le tachisme, les céramiques, les paysages et les portraits. Une riche expérience culturelle à faire en comparant ces deux «catalogues».

                    «La peinture est le mensonge le plus beau. La peinture est un vice, je ne peux pas faire autre chose.»
                    - Kees Van Dongen

                    .......................
                    Art
                    Traduction  : Français,  Allemand,   Anglais,
                    Arabe,   
                    Parution : 21 octobre 2007
                    Mise à jour  : 21  février 2009

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                    28 novembre 2007

                    Qui suis-je ? Montferrier sur Lez, source de l'imaginaire

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                    Si l'art est au Musée, l'Art est dans la rue et fait parler les murs de...

                    Qui suis-je ? 
                    COMMUNE :....................

                     

                    Photo_041
                    Sculpture & arabesque de l'artiste peintre Albert Masri

                    >> Indice
                    Voici une découverte dans la région de l'Hérault, dans un village haut perché, bordé d'un cours d'eau...

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                    Fontaine en son parc, adossée au mur de la terrasse qui surplombe.

                    >> Indice du dimanche 25 novembre 2007

                    Dans ce joli village, au sommet, une fontaine en son jardin.

                    Patrimoine de l'eau, l'eau est esprit vivant du jardin. Voici la fontaine du château de Montferrier qui indique la beauté de ce lieu. Mémoire du temps glorieux où les ambiances sublimes parachevées le décor par ses buffets, cascades, sources et grottes.

                    L'eau accompagne la promenade, suscite l'émotion. De palier en palier, nous descendons au Lez.

                    Montferrier_all_e_du_ch_teau
                    Allée du château, 3ème palier du jardin.

                    Le jardin est classé Patrimoine, depuis le 16 octobre 1990. Inscrit à l'inventaire des monuments historiques.

                     

                     

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                    Porte de village

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                    La pierre qui tapisse les murs du vieux village et ses fortifications est d'origine basaltique. Il se pare d'un château, inspiré en son jardin de Versailles.

                    Il fut construit sur les ruines d'un château féodal. Le jardin resplandissait jusqu'au XVIIIe siècle avec ses paliers qui descendaient en pente douce et traversaient le Lez. Il était aménagé à la française avec trois larges terrasses.

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                    Ces rues sont à fortes dénivellations. Le village est circulaire et est formé sur une coulée de basalte massif d'une hauteur de 103 mètres au-dessus de la mer et de 53 m au-dessus de la vallée. Ces flancs sont des brèches ravinées par les eaux qui se trouvent sur la rive droite du Lez.

                    Cette enclave mantellique subsiste du volcan de Montferrier créé lors de la faille.  Les maisons sont construites avec ce matériau qui prend des couleurs d'olive car il contient des cristaux que l'on nomme "olivine" ou terre verte de Werner. Une autre pierre apparaît appelé poudingue, sorte de mélange de galets. Leur forme arrondie démontre que ce caillou, par sa projection lors de l'activité volcanique fut roulé et lui a donné cette forme.

                    Le péridot olivine est rare et on dénombre seulement quelques endroits en Irlande (Sky et Mull)...

                    Montferrier_Type_de_pierre

                    Une autre pierre apparaît, la lumachelle, constituée de coquillages. Et au final, on trouve également du calcaire lacustre et du travertin au bord du Lez.

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                    L'Eglise Saint-Etienne

                    Vitrail
                    Vitrail Saint Etienne

                    Souvent les vitraux sont des rosaces divisées en 12 lobes pour illustrer le rayonnement du Christ sur les 12 prophètes qui l'entourent. Sur celui-ci, ce n'est pas le cas !

                    >> Indice du mercredi 28 mai 2008

                     

                    La gloire est dans son église, perchée sur un piton rocheux vestige d'un volcan éteint.

                     

                    Au-dessus, de son portail de forme ogivale et d'origine romane, ce vitrail sur le tympan abrité par trois arcades ogivales constituées de trois rouleaux. Entre les deux, vous remarquerez le triptyque de la devise républicaine : "Liberté, Fraternité, Egalité" encore lisible, il est issu de la Révolution Française.  En dessous du vitrail, la marque républicaine avec l'annotation "République Française" difficilement discernable et qui rappelle que la République s'imposa au cléricalisme pour contraindre ses fondements totalitaires et faire valoir l'attachement au contrat social, l'affirmation des Droits de l'Homme avec la liberté de conscience, la liberté d'expression... La République garantit le libre exercice des cultes.

                     

                    Dans la région, les autres églises marquées du sceau de la République se situent à Olonzac, Le Pouget et Gigean.

                     

                    Elle est d'origine romane et date pour sa partie ancienne du Xe siècle. Les seuls éléments qui subsistent de cette époque sont le clocher et l'absyde polygonale. Elle est de forme harmonieuse malgré les remaniements du XIVe et XVIIe siècle. Si vous regardez son portail, vous pourrez apercevoir des élèments décoratifs d'origine romane.

                     

                    Son clôcher comprend une cloche de F. Aminens (1790), baptisée en 1791 "Marie Charlotte" du prénom de sa marraîne Marie-Charlotte Chardon, épouse de Monsieur Duvidal de Montferrier, donateur. Cette clôche remplaça l'ancienne nommé "Roze" (baptisée en 1771).

                     

                    Au sommet du clôcher, le drapeau français balance les couleurs de la République.

                     

                    A l'intérieur, on peut admirer un tableau "moine méditant à ...." offert par le seigneur de ce lieu.

                     

                    Elle est dédiée à Saint Etienne, premier martyr de la foi, après le Christ qui est représenté sur le vitrail au dessus de l'entrée et celui derrière l'autel. Le nom d'Etienne signifie "couronné", sa fête est le 26 décembre.

                     

                    L'autel provient du couvent des capucines et est de style"tombeau".

                     

                    Le parvis fut rajouté pour les besoins de représentation. Auparavant, l'entrée se faisait rue du Four.

                     

                     

                    Vierge__Paroisse_de_Montferrier_sur_Lez

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                    Source_de

                    Noyée dans les broussailles, marginalisée par l'oubli, je vous fais découvrir cette fontaine au détour d'un chemin qui mène au château.

                    >> Indice

                    L'eau est acheminée par l'aqueduc conçu par Henri Pitot (1695-1771), ennobli en 1748 du titre Seigneur de Launay. Il fut construit par Jacques Nogaret.

                     

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                    Le Clos Saint Georges avec sa tourelle est situé 7, rue des deux Croix. Cette maison fut construite en 1908 par un négociant en vin qui lui donna le nom de son vin.

                     

                    La façade du toit à quatre pentes est ornée d'une frise d'époque. Le toit d'ardoises de la tourelle est certainement du à des Compagnons.

                     

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                     >> Montferrier et la Fontaine du Chêne ?

                    Un petit chemin à travers les vignes de Fontfroide nous conduit le long de la Lironde, puis à travers les chênes j'entraperçois la source.

                     

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                    Source du Chêne Vu d'ensemble

                    Source du Chêne -Vasque-

                    Source du Chêne -Réservoir-

                     

                     

                     

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                    >> Montferrier et les écoles ?  

                    1907 : Mr Leignadier Cyprien (né en 1862àest instituteur.

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                    >> Montferrier et le Baillarguet ?  

                    La colline du Baillarguet était une commune jusqu'en 1790 où elle fut rattachée à Montferrier sur Lez en 1813.

                    Au lieu dit "Le Baillarguet-La Gleizasse" subsiste des ruines de l'Eglise Saint-Barthélémy surnommée "La Gleizasse" (la vieille église en occitan) et d'un cimetière comprenant quarante tombes. Elles datent du XIe siècle. L'église fut détruite au XIIe siècle.

                    Une partie des matériaux ont servi pour la construction de l'église de Montferrier sur Lez.

                    Des pierres de l'ancienne chapelle romane du XIème siècle ont contribué à la construction de la chapelle "Notre Dame du Baillarguet" du XVIIIème siècle. Aujourd'hui les missions africaines y prennent retraites. Une association gère cette maison de retraite.

                    J'ai connu le père Gérard Garcia durant mon enfance qui y a séjourné jusqu'au 22 juillet 2015.

                     

                     

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                     >> Montferrier et son imprimerie ?

                     Le moulin de Sijas était une papeterie dont la construction fut autorisée par le Roi en 1831. Cette autorisation lui permettait de dériver les eaux du Lez, nécessaires au mouvement de cette usine.

                    D'après le dessin de Jean-Marie Amelin (1785-1858) de Clapiers, daté de 1833, il devait se situer vers le Baillarguet. La crue du dimanche 24 septembre 1933 au samedi 30 septembre 1933 l'aurait dévasté. 

                    (Cf. le bulletin des lois de la République Française, volume 2 :
                    http://books.google.fr/books?id=DsFIAAAAcAAJ&pg=PA328&lpg=PA328&dq=moulin+de+sijas&source=bl&ots=p8atJia5r0&sig=j8mD0JdpIQR9PG2td0E9rJZAzG8&hl=fr&sa=X&ei=3KK9Up-YNKam0AXUnoBg&ved=0CEgQ6AEwBQ#v=onepage&q=moulin%20de%20sijas&f=false )

                     

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                     >> Montferrier et le moulin des "Trépassés" ou tannerie ?

                    Il se situait sur le Lez et ce nom lui fut donné suite à un accident de diligence qui lors du passage du gué alors que le Lez était en cru, les passagers furent emportés.

                    La tannerie Goulard fut fondée en 1880 par la Maison Ainé Goulard sis à Montpellier : 4 rue Charles Amans.

                    La famille Goulard avait pour membre "Thomas" (membre de la Société Libre des Sciences en 1795/1804). Il était Directeur général des Domaines nationaux de Versailles.

                    La mégisserie possédait déjà une peausserie à Nimes, gérée par Paul Goulard. Les peaux de Mazamet étaient traitées sur les rives du Lez. Sur la route de Castres, les galoches, les sabots versés sur la voie des charrettes pleines de peaux. La monnaie était allongée, on marchandait.

                    Pour tanner les peaux, l'écorce de chene était transportée par ballots de 100 kg d'Anduze. L'écorce était broyée en poudre (le tann) au moulin des Trépassés. Le moulin avait la particularité d'innover par le fait de tourner grace à une dynamo qui éclairait l'usine. C'était la seule batisse pourvue d'éclairage électrique à Montferrier sur Lez à cette époque.

                    Elle employait une trentaine de personnes. La mégisserie compte alors seize cuves, six pelains (bains à base de chaux) et cinq coudreuses (demi-cylindre en bois rempli d'un bain acide et équipé d'un agitateur), un pareuse (appareil de battage), un moulin à écore et plusieurs magasins.

                    En 1898, Paul Goulard remplace la turbine, construit un magasin le long de la route et un pont à bascule.

                    En 1900, il agrandit l'usine par un atelier de teinturerie, des magasins et un séchoir.

                    En 1912, un incendie ravage l'usine qui fut reconstruite l'année d'après et elle est équipée d'un outillage plus perfectionné qui permet d'employer 57 ouvriers.

                    Elle subit les inondations du 24 et 30 septembre 1933.

                    Le créancier, Claude Mignaval qui était négociant de peaux brutes, prend la direction de l'usine de Jacques Goulard en 1938 suite aux intempéries de 1936.

                    L'entreprise est en plein essor, elle emploie 50 ouvriers et traite 100 peaux de chèvre, moutons par jour.

                    C'est dans cette meme année que l'entreprise travaille pour Piaver. Les peaux sont traitées et le choix de la teinte est privilégiée. L'huile de morue qui provient de Norvège est inclue dans la fabrication.

                    Les brebis sont élevées pour le lait mais aussi pour la laine, les agneaux ainsi que les moutons sont dirigés vers les abattoirs de Castelnau.

                    La guerre réduit l'activité, le personnel se résume à 3 personnes qui ne permet de produire plus de 30 peaux par jour. L'entreprise se met à fabriquer de la colle et de la gélatine alimentaire. Les oreilles, les organes génitaux, les pieds de cochons sont bouillis dans une grande bassine. La cuisson est arretée après avoir vérifié l'acidité avec un papier de tournesol. La gélatine était vendue à une fabrique de confiture, les confitures de l'Orb à Bédarieux.

                    Dorénavant, la production de cuir est destinée à l'ameublement et à la confection de chaussure. L'industrialisation stoppe la mécanisation de l'agricutulre et anéantit les débouchés fournis par la bourrellerie.

                    Dès 1950, l'usine se convertit dans la ganterie. Les peaux d'agneau proviennent de Bretagne, de la région parisienne ou bien d'Australie, voire d'Afrique. Elles sont tannées au chrome.

                    Les peaux de mouton, veau, porc mais aussi fouine, renard, lapin et meme les animaux de cirque, crocodile, boa, panthère jusqu'au fameux lion de Nimes qui avait blessé son dompteur. Les peaux des couleuvres de la Calade ou des rives du Lez étaient transformées en ceintures.

                    Les moutons arrivaient avec leur laine. Trempées dans un bains de sulfure de sodium, puis sécher sur une sorte de chevalet avant d'enlever la laine à la main. Avec des pales qui tournaient sans arret, on lavait la laine et les peaux dans l'eau du Lez. L'eau était froide comme en hiver, les peaux étaient essorées, puis sécher dans le pré. La laine était étendue. Deux fois par jour on la retournait avec des batons. Auparavant, il fallait couper l'herbe sauvage (pourpiers et liserons) qui poussaient entre les pierres, pour éviter les taches sur la laine.

                    Si l'orage menaçait, le patron tapait des mains depuis sa fenetre du premier étage pour que tout le personnel ramasse la laine.

                    De grands sacs étaient bourrés à l'aide des pieds et expédiés chez les matelassiers.

                    Les peaux ainsi traitées étaient débarassées du sodium à l'aide de racloirs.

                    Les peaux de porc arrivaient entières, accrochées par la tete ou par les pieds.

                    En 1963, la société Mignaval & Cie se spécialise dans le tannage de peaux lainées destinées à la confection de gants et de vetements. La production est exportée à 60 % vers l'Allemagne, l'Italie ou la Suisse, le reste est destiné au marché local.

                    Fragilisée par la concurrence, seul subsiste quinze employés et c'est vers 1982 que la mégisserie par manque de nromalisation au niveau sanitaire cesse son activité. La vente du matériel date de 1990.

                     

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                     >> Montferrier et le moulin Boudet ?

                    Attesté en 1932, il se situe coté Est de Montferrier, sur la route qui mène à Prades le Lez.

                    Le menier était Jean Aoust.

                    Il a été dévasté lors de la crue du dimanche 24 septembre 1933 au samedi 30 septembre.

                    Il est rapporté que le fils de Molines fut abattu en ce lieu, en 1900, par le garde chasse Bartéï qui ne faisait pas partie de ce territoire soumis à son autorité.

                     

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                      >> Montferrier et le moulin Gasconet ?

                    En 1881, la famille Bouet Jean vit au moulin. Marié à Marie Villecourt, le 3 aout 1881.

                    Leur fille Margueritte, Joséphine Bouet vit au moulin jusqu'en 1907. Anne Paule Bouet se marie avec Mr Rabou Samuel Joseph, profession meunier. Leur fille, Suzanne Léocadie Rose Rabou nait au moulin en 1922.

                    La crue de dimanche 24 septembre 1933 au samedi 30 septembre l'a dévasté.

                     

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                    L'acqueduc récupère les eaux des sources de Saint Clément, projet qui vit le jour en 1267 et qui fut repris par Pitot en 1751 à la demande du Cardinal Richelieu jusqu'à son inauguration en 1765. Il fut réellement achevé lors de son raccordement au château d'eau du Peyrou en 1772. Monument de Jean Antoine Giral.

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                    >> Le saviez-vous ?

                    L'histoire du marmiton de Montferrier

                    Fran_ois_Xavier_FABREAux cuisines du château de Montferrier était un jeune garçon qui n'était autre que François-Xavier Fabre (1766-1837). Le Marquis de Montferrier offrait des réceptions dans son vaste parc qui descendait en restanques au delà du Lez.

                    Fabre, peintre-collectionneur qui fit ses débuts à l'atelier de David (Grand prix de Rome en 1787) réalise la majeure partie de sa carrière à Florence où il réside de 1793 à 1824. Il est également expert en oeuvres d'art.

                    En 1824, il revint s'installer à Montpeller et l'année suivante, offra à sa ville natale sa propre collection de dessins (500), ainsi que celle qu'il a reçu en héritage de la Comtesse d'Albany, Louisa.

                    0C'est dans l'ancien Hôtel particulier "Massilian" du XVIIème siècle et qui abrita également l'appartement de son fondateur que prit place le Musée Fabre, en 1828.

                    Il légua également ses livres.

                    Portrait_de_la_comtesse_d_Albany__1812Devenu Conservateur, ainsi que Directeur des Ecoles des Beaux-Arts de la ville, il prit le rang de baron, titre honorifique octroyé par le roi Charles X. Fabre continua de peindre jusqu'à sa mort en 1837.

                    Ses interprétations sont marquées par l'Antiquité et l'influence du courant néo-classicisme sont ses références. Il se caractérise par son style sévère, la pureté de ses dessins et la richesse des couleurs. Il ne produisit que 400 toiles environ avec les esquisses et portraits.

                     

                     

                     

                     

                     

                    Le_retour_d_Ulysse__Fran_ois_Xavier_Fabre__1799
                    Le retour d'Ulysse  1799

                    Il lègue "Géryon tricéphale" de Charles le Brun.

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                    >> Montferrier et la Tour de la Babote ?

                    Le Marquis de Montferrier légua en 1786 ses instruments d'astronomie et ses livres à la société royale des Sciences.

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                    >> Montferrier et son four banal ?

                    Le mot "banal" était d'émettre le droit de contraindre les habitants d'une seigneurie à ne faire cuire le pain que dans un four appartenant au Seigneur en échange d'une taxe. Ceci jusqu'à la révolution.

                    Le Seigneur de Montferrier avait un four banal qui permettait aux habitants de cuire leur pain moyennant une redevance estimait à 1 pain sur les 20 cuits.

                    Avec le four, était autorisé également de prendre possession d'une table pour faire lever la farine. Le Seigneur mettait à disposition des habitants le nécessaire pour nettoyer le lieu.  Avec un plumeau ou un balai de plumes de paon ou de feuilles si elles ne rayaient pas, ils nettoyaient la table.

                    Un fournier était à leur disposition sans paiement de la prestation. A l'occasion de la naissance du Seigneur, les habitants offraient des tourtes au fournier.

                    En dehors de cette réglementation, la monnaie était "vingt sous Melgoriens"

                    La Seigneurie du Baillarguet était tenue lors de la nativité du Seigneur Jacques de Manhania de donner un boeuf ou une génisse jeune, avec pour condition d'aucuns labours et jamais enfanté, ceci en échange de ces services.

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                    >> Montferrier et sa monnaie d'échange ?

                    Au XIIème siècle, la Seigneurie fit une convention avec les habitants et bouchers, de tuer leurs bêtes avec pour monnaie d'échange,

                    . la langue : pour un boeuf ou une vache,
                    . les quatre pieds : pour un mouton, une brebis, un bouc ou une chèvre,
                    . la hure : pour un sanglier,
                    . l'épaule droite : pour un cerf,

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                    >> Montferrier et son garde ?

                    Au XIIème siècle, les textes qui régissaient le mode de fonctionnement du village étaient claironnés sur l'orde de Pons Maurin. Pour ce faire, à l'aide d'une trompette, ils convoquaient tous les habitants pour faire lecture du traité sur la place publique, devant le "Grand Portail" de la Seigneurie de Montferrier.

                    Les bans étaient publiés de cette façon. Ils apportaient de nouvelles recettes au Seigneur.

                    Les habitants approuvaient le serment en s'agenouillant, les mains placés sur le Missel.

                    Ainsi étaient accordés les privilèges.

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                    >> Montferrier et sa légende ?

                    "Ce seigneur était fort puissant et fort riche, mais il avait des goûts encore plus dispendieux que ses trésors n'étaient vastes. Il n'était pas de folles prodigalités qu'il ne fit, et tout le pays retentissait de sa magnificence.

                    Or, un jour qu'il était à la chasse, il vit devant lui un animal pareil à un renard mais blanc comme de l'argent et d'une allure extraordinaire. Il se mit à sa poursuite, sans l'atteindre.

                    Il courut ainsi, très longtemps, et arriva au pied d'une haute montagne. Là, il vit le renard entrer dans une caverne, il 'y suivit et se trouva en face d'une sorcière qui lui prédit toute espèce de malheures et la ruine.

                    Effrayé, le Seigneur de Montferrier lui proposa alors de lui offrir pour rançon la moitié des années qui lui restaient à vivre, à la condition, qu'il conserverait toute son opulence pendant l'autre moitié.

                    Le pacte fut conclu. Comme, il devait vivre encore 20 ans, c'étaient 10 ans qui revenaient à la sorcière. En effet, dix ans après, jour pour jour, comme le Seigneur de Montferrier passait sur le pon du Lez, une arche s'effondra. Il tomba dans l'eau et fut noyé, sans qu'on pût retrouver son corps...

                    Il avait, quelques jours auparavant, distribué tous ses biens à ses enfants. On le crut mort. Mais il ne l'était pas. La sorcière l'avait enlevé par ses prestiges magiques. Quand le Seigneur de Montferrier se vit de nouveau en face d'elle, il lui demanda pourquoi il n'était pas mort et ce qu'elle lui voulait. Elle lui répondit : "je ne t'ai pas acheté tes dix dernières années pour te les prendre. Au contraire, c'est pour te forcer à les vivre. Tu vivras malgré toi. C'est là ta punition pour n'avoir cherché ici-bas que ton plaisir".

                    En même temps, il fut transformé en un veillard misérable et couvert de haillons, et transporté au milieu d'une grande plaine. Personne ne voulait le reconnaître, et il allait racontant son histoire, demandant pardon à Dieu de l'avoir méconnu et offensé, et il ajoutait : "Caû pas faire coum lou Marquis de Mounferié que bisquet mai que so que cresié". Ce dont on fit un proverbe.

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                    Cette tour est sur le domaine de Fontfroide le bas (St Clément de Rivière).

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                    Tour  ~ Mas de Fontfroide ~

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                    Caf__de_la_Terrasse_Montferrier_sur_Lez
                    ~ Café de la Terrasse ~
                      14-16, rue des Anciennes Ecoles

                    Vestige de l'entrée de la cour du Café de la Terrasse (1865-1914) où sous le préau les musiciens orchestraient sur une estrade dans la salle de bal face à la terrasse du café. De grands banquets, mariages se tenaient dans la salle du bas. L'étage était dôté de billards.

                    N.B. : merci à Mr Denis Raynaud de m'avoir retracé cette époque.

                     

                    Le café "Les Platanes" appartenait à Maxime Morandat et Anne-Sophie Roux.

                     

                     

                     

                    Généalogie (écrits à vérifier)

                    Le premier des Guilhem reçoit Montpellier en 985 des mains de Bernard de Melgueil. Sa femme s'appellle Sénégonde.

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                    Guilhem II aurait reçu de son oncle la seigneurie. Il est le fils d'Engerade. Il se marie avec BELIARDE et il a 3 fils : Guilhem III, Guilhem Aimon et Bernard Guilhem qui deviendra Guilhem IV.

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                    Guilhem III (vers 1022).

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                    Bernard Guilhem IV (+1076)  succède à son frère en 1058. Il est le fils de Béliarde.
                    Il épouse Ermengarde qui se remarie en 1078 avec Raymond d'Anduze.

                    Ses enfants sont mis sous tutelle auprès de Raymond de St Gilles. Le plus grand est Guilhem V, son frère est Bernard.

                    Suite à cette faiblesse, la seigneurie est cédée aux Evêques de Maguelone.

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                    Guilhem V (1075-1121) récupère le fief de ses ancêtres et succéda à son père en 1085. Il est marié à Ermensende, fille de Pierre, Comte de Melgueil.

                    Ils eurent 6 enfants dont 3 fils et 3 filles (Guillemette, Adélaïde et Ernessinde)

                    Il partit en croisade en 1096 pour la guerre Sainte. Il ramena une relique de Saint Cléophas en l'église de Saint Firmin à Montpellier qui fut pendant 300 ans vénérée et le jour de sa fête, le 25 septembre fût chômé.

                    Lors de sa dernière croisade, il confia à son frère Bernard, l'éducation de ses  enfants dont sa fille Guillemette (l'aînée) qui se maria en 1120 à Bernard-Atou (ou Aton), Vicomte de Nîmes. Comte de Melgueil. Adélaïde épousa Ebles III, seigneur de Ventadour et Ernessinde se maria avec N. de Servian.

                    Guillemette eu une fille Ermengarde qui épousa le 2 mai 1110 Arnaud Gausfred, Comte de Roussillon. Ils eurent des enfants, dont Gérard, l'aîné qui obtint la ville de Perpignan et hérita du Comté de Roussillon. Guillemette fut répudié et s'en revint au château de Mèze.

                    Il fut enterré à Famagouste à Chypre.

                    Il semble qu'il ait été passé sous silence qu'il fut l'acquéreur du château de Montferrier.

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                    Guilhem VI (1114-1149 ou 1162), fils du seigneur de Montpellier, Guilhem V, prit la succession de son père vers 1125.  Il se maria avec Sibile, en 1129 qui était originaire de la péninsule ibérique.

                    Il offre à sa femme le château de Montferrier qu'il venait d'acquérir. Il semble ne pas être fortifié puiqu'il dut fuir en 1141, au moment de la révolte.

                    Sa femme vint à décéder après avoir donné naissance à 5 fils (dont Guilhem VII et Tortose) et 2 filles.

                    Il décida de se retirer dans les ordres en 1146 et partit au Monastère de Granselve de Citeaux. Il offre à son fils aîné Guilhem VII, la ville de Montpellier et le Château de Montferrier, fief du Comte de Melgueil, son deuxième fils est Tortose.

                    Il avait pour beau-frère, Guadalmar, Vassal du Comte de Melgueil qui mit en péril les liens avec les paysans et créa la révolte.

                    Comme son père, il fera croisade en Terre Sainte, d'où il ramena une statue en bois de cèdre de la vierge Marie, de couleur noire. Elle devint l'objet de pélerinage pour conjurer la sécheresse. Lors de cette manifestation, elle était baignée dans le Lez. De nos jours, on la trouve en l'église "Notre Dame des tables", rue de l'aiguillette à Montpellier.

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                    Guilhem VII (+1172) est le fils aîné de Sybille et se marie avec Mathilde de Bourgogne en 1156. Sa grand-mère, Ermensende,  l'assista pour prévenir les troubles.

                    Il partit à ses 18 ans pour conquérir la région d'Alméria (Espagne).

                    Lorsqu'il revient, il marie son frère Tortose avec Ermensende de Castries. Lors du décès de son frère Tortose, il hérita des terres de Castries.

                    A son mariage, il offre à Mathilde le château de Montferrier et de Pignan.

                    A sa mort, il laisse 9 enfants dont 4 fils : Guilhem VIII, Guilhem de Tortose surnommé Bourguignon, Raymond (Abbé d'Aniane) et Guy le Guerroyeur (+1177). Les filles se nomment Clémence, Guillemette (ou Guillemine), Adalais, Ermenssens (ou Marie) et Sibille (mariée en 1172 à Raymond Gaucelin, seigneur de Lunel).

                    Il décède après 1172.

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                    "(.. et ita totum tencho et observabo ... ) et je maintiendrai et observerai tout cela sans aucune fraude, avec l'aide de Dieu, le tout juré sur les saints Evangiles".


                    Béranger de Cournon est sans doute le descendant d'Othon de Cournon qui accompagna Guilhem V de Montpellier à la croisade.

                     

                    Quant à Pierre de MONTFERRIER, il descend lui-même du Croisé auquel GUILHEM (GUILLAUME en prononciation française) avait accordé la suzeraineté de son fief de MONTFERRIER, ce qui lui octroyait des droits sur quelques terres de FONFREDE.

                    L'étymologie indique "FONTEFRIGIDO", "FONFRAYDE", "FONFREYDE", "FONFREGE"... et aujourd'hui FONTFROIDE (Traduction : Source ou Fontaine fraîche).

                    Ainsi pendant plus de cent ans FONFREDE fut la propriété de l'illustre famille de MONTFERRIER dont un membre négocie en 1156 le mariage de Guillaume de MONTPELLIER (Cf. au dessus Guilhem VII) avec Mathilde de BOURGOGNE, dont un autre signe comme témoin le traité entre le roi d'ARAGON et le comte de TOULOUSE en 1219... un autre ambassadeur du roi de MAJORQUE auprès du roi de FRANCE en 1289, un autre enfin le principal auteur de la cession de MONTPELLIER à Philippe de VALOISIl fait passer pour bâtards, les enfants du second lit. Marie était séparé de Bernard IV, Comte de Comenge, dont elle avait deux filles Mathilde et Pétronille.

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                    Guilhem VIII (1160-1202) est sous la tutelle de son oncle Gui le Guerroyeur (+1177). Il devient son héritier. Raymond, son deuxième oncle (abbé d'Aniane) devient à son tour son tuteur.

                    Guilhem VIII (1160-1202) épouse Edoxie, fille d'Emmanuel Comnène Empereur de Constantinople qui avait était promise à Alfonse, roi d'Aragon. Il la répudia en 1187 après avoir eu une fille Marie (1182-1213).

                    Il s'unit illégitimement en avril 1187 avec Agnès de Castille qui donna naissance à 8 enfants dont 5 fils : Guilhem, Thomas dit Tortose, Raymond et Bernard... et deux filles Agnès mariée en 1203 à Raymond-Roger, Vicomte de Carcassonne et Adélaïde.

                    Malgré qu'il soit déjà uni, il fit promesse à Agnès d'obtenir la dispense pour la confirmation de leur union (1194) auprès du Pâpe Célestin III.

                    Elle maria Marie (1182-1213) à l'âge de 12 ans, en 1194, avec Barral, Vicomte de Marseille, pour éviter qu'elle hérite de son père. Marie fut vite veuve et revint chez sa marâtre.

                    1197 - Elle la remarie en 1197 avec Bernard IV, Comte de Comenge, et la fait déshériter à l'égard de ses propres enfants.

                    Agnès hérite du château de Montferrier et de Castelnau.

                     

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                    1204 - Le château passe au main des Aragon en 1204. Pierre dit "de Montferrier" (vivait en 1185 +1213), roi d'Aragon épouse Marie, le 15 juin 1204, pour s'approprier les biens de Guilhem VIII. Marie de Montpellier (1182-1213) est la dernière héritière de l'antique et illustre race des Comtes de Montpellier et de Maguelonne.

                    Il hérite en 1185 par Béranger de Cournon du domaine de Fontfroide (FONFREDE), avec ses dépendances, sic

                    "L'an de l'Incarnation du Seigneur 1185, au mois de novembre, je, Bérenger de Cournon, agissant pour mon compte et pour celui des miens, de bonne foi, sans fraude aucune dans cette charte et sans aucune réticence, vend et cède à perpétuité, acquitte et abandonne entièrement à toi, Pierre de Montferrier et aux tiens, à ta pleine volonté et à celle des tiens, sans aucun trouble ni appel de ma part, tout ce qui est et que je tenais de vous ou fief ou autrement, dans tout le domaine de Fontfroide (in toto manso Fontefrigido) avec ses dépendances, à savoir hommes et femmes, champs, vignes... usages, terrains vagues, lieux... arbres, prés, pâturages, marais, cours d'eau, bois, garrigues, termes, conseils, coutumes, terres cultes et incultes et toutes les autres choses corporelles ou incorporelles qui concernent ledit domaine et peuvent ou doivent le concerner dans le meilleur état que je l'aie jamais possédé ou quelque homme ou femme l'ait pu posséder pour moi ou en mon nom. Lequel domaine touche à la Lironde et au domaine de Lecaz, au domaine de Guillaume Aguillon... et pour cette vente, ferme et stable à toujours, vous m'avez donné 300 sous de Mauguio que j'ai bien touchés et reçus.»

                     

                     

                     

                    Agnès quitte, avec ses enfants, Montpellier pour prendre retraite.

                    1206, les bourgeois dénoncèrent ses méthodes et prirent les armes pour faire quitter la ville au Roi.

                    Marie accoucha du prince Don Jayme, le 2 février 1208.

                     

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                    1213 - Jacques ou Don Jayme (+1274) était sous la tutelle du Comte de Montfort. Il se maria en 1221 avec Eléonore de Castille et prit la succession. Les évêques ne furent pas d'accord et la révolte cessa le 9 juin 1257.

                    Il eut deux fils don Pierre et don Jayme.

                    1239 - Jacques conquiert sur les mulsumans Majorque. Il partage entre ses deux fils ses Etats. L'aîné Pierre hérita de l'Aragon et Valence. Jayme, le cadet hérita de Montpellier et de Majorque.  Jayme eu un fils, Jayme III.

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                    1268 - Jacques d'Aragon déclare une charte qui octroyée aux montpelliérains, habitants de la ville, d'élire les Consuls vis à vis du Roi. Au même titre que les habitants de Montferrier qui avaient également leurs consuls vis à vis de leur Seigneur.

                    1272 - Nouvelle charte de Jacque d'Aragon sur la monnaie dite "Melgoriensis". Monnaie locale frappée en dehors du roi par le seigneur de Montpellier.

                    1276 - Jacques II eu des fils, au moins deux . Son deuxième est Sanche (+1324) qui meurt sans laisser de postérité.

                    Pierre II d'Aragon subit le soulèvement des habitants. Le palais royal est envahi et Pierre II dut partir devant son expulsion. Cet épisode montre la puissance des seigneurs autochtones du pays sur la souveraineté car ce sont les seigneurs qui sacrent les Rois avec des droits et devoirs. L'intervention du Pape de Castelnau permis à Pierre II de revenir sur son Etat de Montpellier.

                    18 juillet 1278 - Pierre-Guillaume III de Montferrier offra un de ses fiefs, le Fesquet, au Roi de Majorque, Jacques d'Aragon et le reconnaît comme "suzerain" (seigneur).

                    En effet, tout le Comté de Montpellier et la maison de Montferrier était passé aux mains du roi d'Aragon.

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                    1293 - Bernard Saint-Just, coseigneur de Montferrier. Aux nones de novembre, sa veuve, Marie d'Arenes fait Instrument de Reconnaissance sous l'alberge de dix chevaliers à Pierre du Verger, prieur de l'Eglise d'Assas du Domaine de Fonfrede, demeure sous la mouvance du roi de Majorque.

                    7 mai 1302, cette même Marie d'Arenes aliène cette ancienne propriété des Montferrier et la vend à Guillaume de Conchis, lequel semble être un drapier de Montpellier, et qui pourrait avoir installé un premier établissement industriel de lavage de laine et de teinturerie près des sources de Fonfrege.

                    Ce domaine fut acheté par la suite par la famille du Puy.

                    1311 ou 1324 - Sanche (+1324), deuxième fils de Jacques II mourut sans laisser de postérité.

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                    1324 - Jayme III, neveu de Jacques II vendit Montpellier au roi Philippe de Valois.

                    1328 - Un serment est prêté par les 12 Consuls à  Marseille. Juridiction souveraine. Il y est déclaré que le Roi d'Aragon ou de Navarre désigne pour le remplacer et nomme Lieutenant

                    1349 - Jacques III d'Aragon cède le Comté de Montpellier à Philippe de Valois, Roi de France en gardant 120 000 écus d'or.

                     

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                    1350 - Annon II, fils de Brémond a vendu à Pierre de Gailhard, une partie de ses droits. Jacques de Manhania a épousé la fille de Sire Pierre de Gailhard et se retrouve donc héritier de cette portion de souveraineté sur les terres de Montferrier.

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                    1351 - Traité de paix entre l'Aragon et le roi Jean, fils du roi Philippe de Valois.

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                    1365 - Charles V le cède à son tour à Charles le Mauvais, roi de Navarre, en échange de quelques villes que celui-ci avait prises en Normandie. A cette époque, les forces se concentraient sur les provinces du Nord.

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                    1380 - Le Comté de Montpellier ne sait plus de quel Roi il relève.

                    1380 - Traité le dimanche 23 septembre 1380 entre Thomas de Montferrier et Jacques de Manhania.

                    1382 - Montpellier est enlevé aux mains du roi de Navarre pour revenir à la France.

                     

                     

                     

                     

                     

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                    Brémond de Montferrier, chevalier,  hérite par le roi de Majorque, seigneur de Montpellier. Il eu un fils nommé Aimon de Montferrier (ou Annon II).

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                    Date - Aymond II (ou Raymond) de Montferrier était le père de Catherine de Montferrier (épouse Guillaume du Cayla), Thomas de Montferrier (mort sans enfant) & de Jacques de Montferrier.

                    Aymond II (Annon II), fils de Bremond, avait vendu en 1350 une partie de ses terres à Pierre de Gailhard qui avait pour beau-fils Jacques de Manhania qui se trouva donc héritier d'une partie des terres de Montferrier. Un acte de 1423 le dit co-seigneur de Montferrier.

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                    Thomas de Montferrier, fils d'Aimon II, fils de Bremond fut son successeur. Il mourrut sans enfants. Sa soeur Catherine (épouse Guillaume du Cayla) hérita de la Seigneurie de Baillarguet à sa mort. Ils avaient pour cousin le Seigneur Arnaud de Roquefeuil qui avait la Seigneurie de Baillarguet et du Pouget et de Montarnaud.

                    Guillaume de Roquefeuil avait pour tuteur Brémond de Montferrier. Son père était Jean de Roquefeuil.

                    Le Seigneur Jacques de Manhania hérita de la Seigneurie du Pouget et du territoire du Puechroux qui est borné tout au long par la rive du Lez et jusqu'à Castelnau, ainsi que du four banal.

                    L'utilisation du four banal par Thomas nécessitera la donatin de 1 pain sur les 25 cuits, alors que les habitants devront donnés 1 pain sur les 20 cuits.

                    La Seigneurie du Baillarguet a pour limite le "Portail Neuf" de Montferrier vers Montlaur, jusqu'à Assas et Clapiers et à gauche du Lez jusqu'à Prades.

                    Le moulin du Pierre Sabatier reste en indivision.
                    Le Mas du Pouget qui se trouve en direction de St Clément (Seigneurie des Evêques de Maguelonne), vers le Mas de Golias et le Mas de l'Olivier et la Grange du Pin.

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                    Thomas de Montferrier, fils d'Aymon II cherche querelle au Seigneur Manhania et tente de lui enlever l'exercice de ces droits.

                     

                    Thomas dut subir à son tour les riposte du Seigneur Manhania lors d'une journée où il sortait avec deux de ces compagnons de la chapelle de son château. Car Manhania se présenta avec sa garnison pour lui demander de fléchir sur une décision qu'il avait prise unilatéralement et pour lui rappeler qu'il était également co-souverain de Montferrier et de ses dépendances. Thomas repoussa son interlocuteur en invoquant que sur ce problème le châtelain du Ballarguet était lui seulement pour ce territoire. La guerre fut déclarée.

                    Manhania de colère mit le feu à la ferme, appelée Mas du Pin.

                    Thomas de Montferrier risposta et pris en otage douze de ces gens qu'il pendit sur la plus haute tour de son château. Son cousin Pierre du Vidal et son beau-frère Guillaume du Cayla envoyèrent du renfort. Ils fermèrent les deux portes fortifiées, seuls accès au village de Montferrier qui était ceinturé d'une muraille épaisse. La première porte était dite "le portail Grand" au midi et l'autre s'appelait "le portail Neuf" au Nord. De cette manière, Thomas de Montferrier protégea le château. Fortifications dont il reste encore des vestiges dans le village actuel.

                    Les fortifications étaient inspirées d'un camp romain par son habitation solide entourée d'édifices pour les communs tels que les écuries, les granges et habitations pour les gens de service. Le tout, entouré de palissades faites de pieux avec fossés et levées de terre. Au milieu de ce camp, un tertre fut édifié pour avoir une vue sur l'ensemble des plaines afin de permettre sa défense. La tour, dite "Tour de la Prison" vint par la suite ainsi que son donjon pour s'abriter lors des assauts armés. La muraille sur le côté du "Lez" était à pic et donnait suite à deux autres enceintes situées avant le Lez, rivière qui était déjà une défense naturelle.

                    Face à lui, sur l'autre vallée se situait le château du Baillarguet qui permettait de veiller en toute quiétude. De nos jours, les vestiges des deux tours crénelées peuvent être encore vues sur leur éminence.

                    Date - Jacques (fils de Aymond II) se maria avec sa cousine, Agnès du Vidal, Dame de la Terrade et dernière héritière de son père Pierre du Vidal, seigneur de la Terrade. Elle abandonna son héritage (le 9 mars 1386) au profit de sa soeur Catherine.

                    1386 - Cette union le constituait héritier universel de Pierre du Vidal, pour cause d'extinction de mâles.

                    1388 - Décés de Pierre du Vidal, seigneur de la Terrade (+ 1388).

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                    24 janvier 1446, Guillaume du Puy vend à Secondin Bossavin, pour 60 écus d'or, le domaine de Fronfred dont il entreprend la reconstitution du manoir "par les guerres ou autrement detruy..."

                    1447, Bossavin (propriété de Fonfrede)  achète pour 10 écus à Pierre du Cayla, coseigneur de Montferrier, le terroir de Combes qui, suivant le cours de la Lironde (rivière), s'étend vers Montpellier (terres actuellement traversées par l'Aqueduc).

                    1148, le coseigneur de Pignan, Jean Bossavin qui est également Recteur de la Part Antique et fils de Secondin, par lettres patentes de Charles VII qui lui reconnaissent la noblesse de ces terres et lui accordent le droit de dépaissance sur des parcelles que lui contestaient les Commissaires du Roy à Montpellier.

                    6 avril 1458, Bossavin obtint le rétablissement de la Noblesse de Fonfrede et la seigneurie lui est infodée par Maurin, Evêque de Maguelonne.

                    1532, des lettres patentes de François 1er à Guillaume Bossavin exemptent de toutes tailles les seigneurs de Fonfrede.

                    1536, la cour des Aydes déclare Fonfrede "noble, quitte et exempt de payer et contribuer aux tailles et deniers royaux et autres impositions avec les Consuls et autres manants et habitants du Val de Montferrand".

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                    1500 - La totalité des fiefs de Montferrier revint par héritage aux descendants de Jacques du Vidal de Montferrier.

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                    Le château de Montferrier appartient au seigneur du Caylar, Guilhem VIII, co-seigneur de Montferrier (1445) qui épousa en première noce Catherine de Montferrier (le 22 janvier 1377), soeur de Thomas de Montferrier. En deuxième noce,  Louise de Saint-Bonnet de Toiras avec qui il eut trois enfants : Antoine, Jean et une fille Giraudette qui se maria avec Jacques de Villespassans, co-seigneur de Sorgues.

                    Il s'est marié trois fois.

                    Il possède également le château de Pignan.

                    Jean du Caïla donne naissance à un fils, Guillaume du Caïla de Saint-Bonnet, seigneur de Restinclières et co-seigneur de Montferrier qui épousa en seconde noce, le 22 mai 1445, Marguerite de Cadoine qui lui donna 4 enfants. Il hérita de son oncle (Toiras).

                    Le premier Guillaume du Caïla de Saint-Bonnet de Toiras, seigneur de Montferrier, co-seigneur de Restinclières se maria avec Marguerite Nogaret en 1491. Il naquit deux enfants dont le premier s'appela Antoine.

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                    1570 - Le château fut pris d'assaut lors des guerres de religion et perdit son siège. La garnison fut égorgée et les maisons brûlées.

                    1622 - Le 3 août 1622, lors de la venue de Louis XIII, le château fut à nouveau assiegé par la garnison du Maréchal de Montmorency. La prise lui accorda son occupation. Il s'y installa.

                    1621 - Naissance de Antoine Duvidal (1621-1690) Seigneur de Montferrier et de Baillarguet.
                              Il eut 3 enfants :
                              - François Duvidal (1668-1726), conseiller juge présidial de Montpellier (1690)
                              - Jean Antoine Duvidal (1669-1733) Seigneur de Montferrier
                              - Jean Annet Duvidal (+1728), marié en 1711 à Madeleine FABRE.
                                Il fut Lieutenant des galères (1710), puis commissaire de la marine à Sète

                    1668 - Naissance de François Duvidal (1668-1726)

                    1669 - Naissance de Jean Antoine Duvidal (1669-1733), fils de Antoine Duvidal (1621-1690).
                              Il se marie avec Anne Marie de FOURNAS de la Brosse et a :
                                 . une fille Elisabeth Duvidal (+1740)
                                 . Jean Antoine Duvidal (1700-1786), marquis de Montferrier.
                                    Né le 15 octobre 1700 à Montpellier (34)
                                 . François Duvidal (1702- 1753)

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                    1500 ??? - Naissance d'Antoine Cambacérés (15xx-1598)
                             Il épouse Antoinette La Coste (xxxx-158x)
                             Deuxième mariage avec Alix Laumette (xxxx-xxxx)

                    1560 - Naissance de Domergue Cambacérés (1560-1616).
                              Il épouse Jeanne du Pré (1566-160x) en 1582.
                              Puis en 1608 il se remarie avec Esther Lagarde (+1656)

                    1616 - Dominique Cambacérés (1616-1673) naît de Domergue Cambacérés.
                              Il épouse  Jeanne Lamouroux.

                    1644 - Jacques Cambacérès (1644-1700) (branche des Restinclières devenue Montlaur de Murles) épouse
                              Marie Barbe en octobre 1668.
                              Le patronyme veut dire : "Court sur jambes".
                              Il a un frère François Cambacérés (1651-1712)

                    1651 - Naissance de François Cambacérés (1651-1712)

                    1672 - Naissance de Matthieu Vassal.
                              Mariage avec Magdeleine Ugla.
                              2 enfants : Jean Vassal et Marie-Rose Vassal (+ 1769)

                    1680 - Naissance de Jacques François Cambacérès (1680-1752), fils de François Cambacérés (1651-1712).
                              Il se marie avec Elisabeth Duvidal (+1740), soeur de Jean Antoine Duvidal (1700-1786),
                              marquis de Montferrier.
                              Ils ont un fils Jean Antoine de Cambacérès (1715-1801)
                              Puis un autre, Etienne-François Abbé de Cambacérés (xxx à Bédarrides - 06.11.1802)

                    1700 - Naissance de Jean Antoine Duvidal (1700-1786), marquis de Montferrier.
                              Il est le fils de Jean Antoine Duvidal (1669-1733).

                    1702 - Naissance de François Duvidal (1702-1753)
                              Il est élu premier consul de Montpellier mais sa mort l'empêche d'occuper ses fonctions.

                    Jean Antoine Duvidal (1700-1786), Directeur de la Société Royale des Sciences de Montpellier (maintenant appelée "Académie" 1706/1793),  a contribué à sa réalisation en permettant le passage en ses terres de l'aqueduc. Il fit don également d'une source, le "Boulidou" (nom donné aux résurgences de type karstique). En remerciement, il eut l'eau courante dans son hôtel particulier, rue de l'Aiguillerie à Montpellier.

                    Jean Antoine Duvidal (1700-1786) faisait partie du syndic général des Etats du Languedoc et il menait grand train à l'époque du "Siècle des Lumières". Entre ses attaches dans la région et Paris, sa vie fut mouvementée. Il était ami avec Joseph Bonnier, Baron de la Mosson. Ils fréquentent Charles Radcliffe, Comte Derwinwater, fondateur d'une loge de francs-maçons et de ce fait fondent une loge à Montpellier qui recruta Jacques Cambacérès (1680-1752), son futur beau-frère.

                    Cet ouvrage, de 13 900 mètres, est en partie aérien dans la commune. Il fut conçu selon le modèle du -Pont du Gard-. Il comprend  236 arches au niveau du quartier les "Arceaux" qui mesurent jusqu'à 25 mètres de haut.

                            Jean Antoine Duvidal, seigneur de Montferrier se maria avec Marie Rose VASSAL en 1749.

                            Elisabeth Duvidal (+1740), la soeur de Jean Antoine Duvidal (1700-1786), épousa en 1714 Jacques de Cambacérès (1680-1752), conseiller à la cour des comptes. Ils eurent un fils Jean Antoine de Cambacérès (1715-1801).

                    Une de ses soeurs, Louise-Rose-Julie, appelée Julie (1797-1865) épousera, le 20 décembre 1827, Abel Hugo (1798-1855), le frère aîné de Victor Hugo (1802-1885) et d'Eugène (1800-1837), le cadet.

                    Leur premier fils Léopold né le 11 septembre 1828 (1828-1895) est le filleul de Victor Hugo (né 26.02.1802). Puis vient Jules, le 2 septembre 1835 qui devient jésuite. Leur petite fille est Marie-Zoé (1856-1876) dont la mère s'appelle Marie-Jeanne Solliers (née en 1835).

                    Portrait_d_Abel_Hugo_Tableau_de_Louis_Duvidal_De_Montferrier___voir_au_ch_teau_de_Versailles_et_de_Trianon
                    Portrait d'Adel Hugo
                    Tableau de Louise Rose Julie Duvidal De Montferrier
                    Château de Versailles

                    La demoiselle Louise Rose Julie Duvidal De Montferrier est la professeur de dessin d'Adèle FOUCHER. Victor Hugo épousa à Paris, le 22 octobre 1822, Adèle FOUCHER (1803-1868) et la mit en garde contre cette artiste qui l'influençait. Malgré ces réticences, il la tiendra en estime. Ils eurent 5 enfants : Léopold (1823-1823), Léopoldine (1824-1843), Charles (1826-1871), François-Victor (1828-1873) et Adèle Hugo (1830-1915) qui naîtront durant la période de 1823 à 1830. Charles a pour parrain (1826) Adel, le frère d'Hugo.

                    Portrait_de_Ad_le_FOUCHER_1822_Huile_sur_toile__tableau_de_Louis_Rose_Julie_Duvidal_De_Montferrier
                    Portrait d'Adèle FOUCHER
                    Tableau de Louise Rose Julie Duvidal De Montferrier
                    1822
                    Musée Victor Hugo à Paris

                    1750 - Naissance de Jean-Jacques Philippe Marie Duvidal (Montpellier 1750-Paris 1829),
                              marquis de Montferrier
                              Il est le fils de
                    Jean Antoine Duvidal (1700-1786) et de Rose Vassal ().
                              Il né le 12 avril 1750 à Montpellier (34) et décède le 18 octobre 1829.
                              Il fut Syndic général des Etats de Languedoc (1786) avant la révolution, puis s'installa
                              à Paris en 1789.
                              Il est membre du tribunal (1800-1807).
                              Il est arrêté en 1793 et émigre en Suisse.
                              Il est nommé administrateur général des hospices de la capitale (1799).
                              Puis, administrateur général des postes (1800).
                              Son cousin Jean Antoine de Cambacérès (1715-1801) lui obtint un poste de conseiller à la cour
                              des comptes de Paris (1807-1827).
                             
                               Il est membre de la loge impériale des Francs-Chevaliers et
                               dignitaire du Grand Orient de France sous l'Empire.
                               Il est couronné chevalier de l'Empire (1808).
                               Il décède à Paris en 1829.

                    1753 - Jean Antoine de Cambacérès (naissance le 20.04.1715 à Montpellier -
                              décés le 23.09.1801 à Bédarrides).
                              Il est Conseiller à la Cour des Comptes, Aides et Finances à Montpellier.
                              Il devient Maire de Montpellier, le 5 mars 1753, sur recommandation de son oncle
                              Duvidal de Montferrier, syndic général de la Province du Languedoc.
                              Il épouse le 19 janvier 1740 Marie-Rose Vassal (+ 04.02.1769), fille de Mathieu Vassal (1672-)
                              qui est écuyer conseiller-secrétaire du Roi, Maison et Couronne de France et de ses Finances,
                              et de Magdeleine Ugla, soeur de Marguerite Ugla.

                              Il ont onze enfants. Seuls deux survivent.

                              Le fils aîné de Jean-Antoine de Cambacérès (1715-1801) est né le 18 octobre 1753
                              c'est Jean-Jacques Régis Cambacédès (1753-1824). Il est baptisé le 20 octobre 1753
                              par le curé de la paroisse Saint-Pierre à Montpellier.
                              Il fait de brillantes études littéraires et juridiques au Collège d'Aix-en-Provence et
                              à l'âge de 19 ans s'installe comme avocat à Montpellier.
                              1774, il succède à son père et prend la charge de conseiller à la Cour des Comptes,
                              Aides et Finances de Montpellier.
                              Il est initié à la loge maçonnique.
                              Il est ami avec Chaptal.
                              En 1789, Cambacérès participe à la désignation des délégués de la province aux Etats-Généraux.
                              1790, il est le fondateur de la "Société des Amis de la Constitution et de l'Egalité de Montpellier".
                              1791, il achète un bien national, le domaine de St Drézéry, dans le canton de Castries,
                              près de Montpellier.
                              1792, il est élu député de l'Hérault à la Convention Nationale.
                              1794, rencontre avec Bonaparte.
                              1794, il présente son projet de Code Civil.
                             
                              Son deuxième, nommé Etienne-Hubert Comte de Cambacérés naquit le 11 septembre 1756.
                              Il fait ses études au séminaire Saint-Charles d'Avignon. Il devient prêtre en 1780.
                              Chanoine de Montpellier, vicaire à Alès en 1789, archevêque de Rouen, le 11 avril 1802,
                              cardinal le 17.01.1803, Sénateur en 1805 par le département de l'Hérault, Comte de l'Empire en 1808.

                             Jean-Antoine de Cambacérès devint avocat à Montpellier après de brillantes études à
                             Aix-en-Provence.

                             Jean-Antoine de Cambacérès, après le décès de son épouse en 1769 prend pour maîtresse Jeanne Ditry avec qui il aura deux autres enfants légitimés : Marie Magdeleine, née le 11 juin 1777 et Jean-Pierre Hubert, né le 13 novembre 1778 qui sera général de cavalerie et baron de l'Empire (né le 13.11.1778 à Montpellier -décédé le 50.9.1826 à Paris). Ils se marient le 18 avril 1787. Il vit d'une pension jusqu'à l'obtention par Jean-Jacques Régis Cambacédès d'un poste de juge de paix  à Bedarrides en 1796.

                              Jeanne Dittry est la fille de Georges Dittry et Catherine de Bannes.
                              Elle est née à Montpellier en xxxx. Elle décéde à Avignon, le 02.08.1818.
                              Veuve en 1801

                    1778 - Naissance de Jean-Pierre Hubert Cambacérés (1778-1826,  le 13 novembre 1778.
                              Deuxième enfant de Jean-Antoine de Cambacérès et de sa deuxième épouse Jeanne Ditry.
                              Il participe aux batailles d'Austerlitz et d'Iéna.
                              Il épouse Anne-Marie Joséphine Philippine Karsch, le 19 février 1797.
                              Ils eurent trois enfants : Marie Jean-Pierre Hubert Cambacérés (1798-1881), Joséphine Cambacérés
                              (1800 - xxxx) et Etienne Armand Napoléon Cambacérés (1804 - 1878)
                             

                    1798 - Naissance de Marie Jean-Pierre Hubert Cambacérés. Fils du demi-frère de
                              Jean-Jacques Régis Cambacérés.
                              Il hérite de son demi-oncle des 2/3 lors du partage et
                              1/3 revient également à son frère Etienne-Armand-Napoléon Cambacérés (1804-1878)
                              Le domaine de Saint-Drézery est donné à la Cathédrale de Montpellier.
                     

                    1804 - Naissance d'Etienne Armand Napoléon Comte de Cambacérés (1804-1878)
                              Il épouse Davout d'Auerstaedt, Adèle Napoléon
                              Ils ont un fils Louis de Cambacérés, Comte de Cambacérés.   

                    1832 - Naissance de Louis de Cambacérés le 22 août 1832 à Paris.
                              Décés le 22 août 1869 à Chamonix.
                              Il se marie avec Bonaparte Bathilde (1840-1861), le 14 octobre 1846.
                              Ils ont une fille Zénaïde Napoléone Louise Lucienne de Cambacédés
                              qui se marie avec Suchet d'Albufera Raoul Napoléon.

                          

                    XVIIe siècle - Antoine V de Montferrier du Vidal, arrière petit-fils de Jacques de Montferrier (1386) et arrière petit-neveu de Thomas de Montferrier, après la reddition de Montpellier, reconstruit le château de Montferrier sur les anciennes fondations. Il est Seigneur de Montferrier, de la Terrade, de Baillarguet, de Saint-Clément, Terre-Neuve...

                    Il est de style Louis XIV. Ses remparts furent recouverts de jardins suivant les recommandations de Le Nôtre. Alors l'eau du Lez fut monté sur le faîte de la colline et jaillirent des cascades à travers les jardins ponctuaient de statues à l'ombre de grands arbres.

                    De nos jours, les terrasses du château côté Lez sont les restes des deux bastions (fortifications). Au moment de la révolution, douze couleuvrines et canons ornaient les murailles en souvenir des anciennes guerres. Le 27 juin 1791, ils furent saisies par la Municipalité de Montpellier. Le Marquisat fut vendalisé et vendu au moment de la révolution, à la suite de la Loi sur les Immigrés. Les tombes furent profanées. Et les fastes du jardin furent saccagés, les statues brisées et les vases disparurent.

                    Sur le côté Nord, à l'extrémité de l'enceinte se trouve la "Maison des Gardes", logis qui servait aux hommes d'armes pour surveiller la vallée.

                     

                    1789 - Jean-Jacques Philippe Marie du Vidal (Duvidal) de Montferrier, Marquis de Montferrier et de Baillarguet, est le dernier Syndic général de la Province (note sur le catalogue des Gentilshommes de Languedoc, pour les Etats généraux en 1789).

                     

                    Il avait épousé une demoiselle de Chardon. Marie Charlotte de Chardon pour la nommer. Ils eurent pour enfant :

                    . Jeanne Catherine Rose Emilie Duvidal de Montferrier (1781- )

                    1800 - Jeanne Catherine Rose Emilie Duvidal de Montferrier (1781- ) épouse, le 19.04.1800,
                              Pierre Léon de Basterreche (1763-1801), né le 28.02.1763 à Bayonne.
                              Ils sont surnommés par Bonaparte "La belle et la bête" tellement il est particulièrement laid.
                              Il est négociant et armateur à Bayonne, puis banquier à Paris.
                              Il est régent de la Banque de France, XIIe Siège, le 16.02.1800 jusquà sa mort, le 15.11.1801 à Paris.
                             
                              Veuve, sans enfant, elle épouse en deuxième noce Jean Olivier Lavollée (né en 1776)
                              fils d'un notaire de l'Oise, licencié en droit, entre au Ministère de la Justice en qualité
                              d'expéditionnaire au bureau du Ministre Lambrechts.
                              Ils eurent deux filles.
                              Il devient secrétaire particulier de son cousin Jean Jacques Régis Cambacérès, en 1799.
                              Il est chargé de la gestion de la fortune, des affaires maçonniques et de la correspondance privée.
                              Lorsque Cambacérès s'exile sous la Restauration à Bruxelles,
                              il l'accompagne et devient l'un de ces héritiers.

                    1791 - Dans la nuit du 22 au 23 mai 1791,  le château fut pillé.

                    Le 30 septembre 1791, un groupement de révolutionnaires vinrent au château pour prendre le Marquis de Montferrier.

                    La révolution acheva le faste des fêtes qui y furent données dans ce cadre hors du commun. L'histoire fait l'écho des rires, des chansons et personnages qui ont défilés en ce lieu et qui est devenu un havre de paix.

                    La propriété fut détruite et pillée. Un arrêt de mort fut prononcé contre le Marquis de Montferrier qui parvint à s'échapper en restant caché dans une cave pendant trois mois.

                    Durant cette période de terreur, il se cacha aux environs de Paris, sous le nom de "citoyen Duvidal". Membre et Président du Tribunal législatif (Mémoires d'Abrantès).

                    1815 - Son fils, Jean-Antoine-Armand du Vidal, (1815-1866 période connue) Marquis de Montferrier, servit dans les Gardes-du-Corps du Roi Louis XIII, sous les ordres du Duc dTIavré, en 1815. Il servit également dans les Carabiniers et les Lanciers et mourut à Pont-à-Mousson où il s'était marié en 1866.

                    1866 - Mariage de Jean-Antoine-Armand du Vidal à Pont-à-Mousson.

                    Antoine  du Caïla de Saint-Bonnet de Toiras, seigneur de Montferrier ...

                    ... Elisabeth Marie-Louise-Nicole de Bremond du Caïla de Toiras se marie en 1715 avec Alexandre de la Rochefoucauld.

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                    Carte_de_Monferrier

                     

                    C'est à lui également que l'on doit le Pont du Gard. Il était ami de la duchesse d'Abrantès.

                    Marie_No_mi_CadiotMarie-Noémi Cariot quitta son époux Alphonse-Louis Constant, nommé "Eliphas Lévi" (1810-1875) et eut une liaison avec Jean Antoine Duvidal.

                    Elle s'enfuit à Lausanne.

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                    Prognom_treEt un beau-frère, Josef Hoëné-Wronski.

                    Avec le temps, le personnage devint gros et malgré son sourire marqué, il mourut accablé d'infirmités.

                    Jeanne Catherine Rose Emilie Duvidal de Montferrier (née vers 1781) est la fille de Jean-Jacques Philippe Marie Duvidal, Marquis de Montferrier, et de Marie Charlotte de CHARDON. Elle épouse, le 19.04.1800, Pierre Léon de Basttereche (28/02/1763 à Bayonne - 15/11/1801 à Paris), négociant et armateur à Bayonne, puis banquier à Paris. Il est son aîné de 37 ans. Il est régent de la Banque de France, XIIème Siège du 16.02.1800 à sa mort. Il décède sans postérité. Elle a alors juste vingt ans. Elle hérite d'une douaire de 300 000 francs. Elle est aussi une cousine de Jean Jacques Cambaceres et est apparentée à la famille Vassal. Suite au décès de son mari, elle épouse en seconde noce, Jean Olivier Lavollée, secrétaire des Cambacérès, né en 1775 à Pourrain (Yonne). Jean Olivier Lavollée deviendra "Secrétaire des commandements du prince archichancelier de l'Empire". Il sera élevé à Chevalier de la Légion d'honneur et Chevalier d'Empire, en 1813.

                    Madame Catherine Rose Emilie Basttereche avait un demi-frère et deux demi-soeurs, issus du deuxième mariage de son père.

                    . Jean-Jacques Armand, Comte de Montferrier (voir paragraphe au dessus),

                    . Zoé

                    . Julie Duvidal.

                     

                     

                    Bibliographie

                     

                    . Mémoire de Madame la duchesse d'Abrantès.
                    . Cartulaire de Maguelone
                    . Livre "Montferrier en Languedoc" de Belmont-Joris.
                    . "Les femmes, la Danse, la Politesse" auteur : Marquis de Montferrier
                      Edition : Librairie académique Perrin - Parution : 1930
                    . "La France littéraire"de A. S. Montferrier,

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                    Généalogie du Sieur de Montferrier

                    Raymond Guilhem de Montferrier, vassal de l'Evêque de Maguelonne (vers 1500)

                     

                    1600 ?                  

                    Jean-Antoine Duvidal de Montferrier
                    Consul de la ville de Montpellier en 1687

                    eu 2 enfants

                     

                     

                    1797-1865                        

                    Julie_Duvidal

                    Comtesse
                    Louise-Rose-Julie Duvidal De Montferrier
                    mariée, le 20 décembre 1827 à

                    1798-1855                                     Abel Hugo

                    ont un fils

                     

                    LéopoldxHugo                      

                    1828-1895

                    marié à

                     

                    1835- Marie Jeanne Solliers

                     

                    une fille
                    1856-1876 Marie Zoé Hugo

                     

                     

                     

                    et

                     

                    Elisabeth Duvidal De Montferrier

                    1797-1865                        

                     


                    épouse le 6 mai 1714

                    1680-1752                                              

                    Jacques de Cambacérès

                    vit à Murles (34)

                    ont un fils

                     

                    1715-1801

                    Jean-Antoine de Cambacérès

                     

                      Rose Vassal

                    ont 12 enfants dont un fils
                    175- Jean-Jacques-Régis de Cambacérès

                     

                                          °°°°°
                    fréquente

                     

                      Jeanne Ditry

                    et ont deux enfants
                    1  

                    2  

                     

                     

                     

                     

                     

                    1700-1786

                    Seigneur de Montferrier et Baillarguet
                    Jean Antoine Duvidal marié à
                    vit 23, rue de l'Aiguillerie à Montpellier
                    Conseiller à la Cour des Comptes et Syndic général de...

                    se marie le 9 juin 1729

                    1792- Marie Rose Vassal
                                                             de Grabels
                    eurent

                     

                     

                     

                    xxx  
                       
                       
                       
                       
                       
                       
                       
                       
                       
                       

                    .......................
                    Village de Provence


                    Traduction  : Français,  Allemand,   Anglais, Arabe,   
                    Editée  le : 28 novembre 2007
                    Dernière MAJ : Dimanche 28 aout 2016

                    Crédit photographique : "Pas à Pas"

                     

                     

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                    2 janvier 2007

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                      OCTOBRE

                      Octobre le vaillant, surmène le paysan

                      Beaucoup de pluie en Octobre, beaucoup de pluie en décembre

                      Si octobre est chaud, févrierr sera froid

                      Brumes d'octobre et pluvieux novembre font ensemble un bon décembre.

                      En octobre tonnerre, vendanges prospères.

                      Beaucoup de pluie en octobre,
                      Beaucoup de vent en décembre.

                      Octobre glacé fait vermine trépasser.

                      1er octobre
                      Saint-Rémi

                      A la Saint-Rémi, le mauvais temps commence.

                      A la Saint Rémi, les perdreaux sont perdrix.

                      A la Saint-Rémi, de semer, on doit avoir fini.

                      A Saint-Rémi, le cul assis.

                      Saint-Rémi, la grande chaleur est finie.

                      2 octobre
                      Saint-Léger

                      Sai on sème à la Saint-Léger, le blé sera léger.

                      A la Saint-Léger, il ne faut pas semer, sinon le grain devient comme le saint.

                      Qui sème à la Saint-Léger aura du blé léger. Qui sème à la Saint-François aura du blé de poids.

                      Si les feuilles tombent à la Saint-Léger, suivra une bonne année.

                      A la Saint-Léger, faut se purger.

                      3 octobre
                      Sainte-Romaine (& Sainte-Mane)

                      4 octobre
                      Saint-François

                      A la Saint-François, la bécasse est au bois.

                      A la Saint-François, on sème et plus tôt même.

                      Sème le jour de la Saint-François, ton blé aura du poids, mais n'attends pas la Saint-Bruno, ton blé serait noirci.

                      5 octobre
                      Sainte-Fleur (Flore ou Flora)

                      6 octobre
                      Saint-François

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                      Ligne  Dernière mise à jour, le 29 mars 2008

                      2 janvier 2007

                      Cavaliers, Saints de glace et autres petits potins sur tous les jours... JUIN

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                      Soleil_de_midi

                        JUIN

                        Juin froid et pluvieux, tout l'an sera grincheux.

                        Juin bien fleuri, vrais paradis.

                        C'est le mois de juin qui fait le foin.

                        C'est le mois de juin qui fait le pain.

                        S'il tonne au mois de juin, année de paille et de foin.

                        S'il tonne fin juin, il n'y aura pas de vin.

                        Qui en Juin se porte bien, aux temps chauds ne craindra rien.

                        Soleil de Juin, luit de bon matin.

                        Beau temps en juin, abondance de grain.

                        En Juin, beau soleil qui donne, n'a jamais tué personne.

                        En Juin, c'est la saison de tondre les moutons.

                        S'il pleut en Juin, mange ton poing.

                        La pluie de Juin fait bel avoine et maigre foin.

                        Un pré est un vaurien quand en Juin il ne donne rien.

                        Eau de Juin ruine le moulin.

                        Eau de Juin anime le moulin.

                        Qui pêche en Juin, pêche fretin.

                        De Juin vent du soir, pour le grain est de bon espoir.

                        En Juin la pluie est loin, et s'il pleut, chaque goutte est comme un coup de poing.

                        Juin larmoyeux rend le paysan joyeux.

                        Si Juin fait la quantité,  septembre fait la qualité.

                        Juin bien fleuri, vrai paradis

                        En Juin, vent du soir ; pour le blé, bon espoir.

                        Temps trop humide en juin, au paysan est grand chagrin

                        S'il pleut à la Saint-Pierre, le grain bientôt enchérira.

                        Qui en juin se porte bien, au temps chaud ne craindra rien

                        Froid mai et chaud juin, remplissent les granges jusqu'au coin.

                        D'été chaud, vient un automne, pendant lequel, souvent il tonne.

                        Origine du mois de juin : d'après le nom de Junuis Brutus,  premier consul de Rome

                        1 juin
                        Saint-Révérien (& Saint-Justin/Justine/June/Ronan/Ronanig/Nanig/Nann...)
                        Pluie au jour de Saint Révérien, belles avoines mais maigre foin.

                        2 juin
                        Sainte-Blandine ( & Saint Pothin / Saint-Marcellin / Saint Nicétas ou Nicolas Pérégrin/ Saint Sadoc ou Sadoth/Dina/Erasme/Elmo/Ermo...)

                        Saint Marcellin, bon pour l'eau, bon pour le vin.

                        Pauvre un jour, Pauvre toujours !

                        3 juin
                        FETE DES MERES
                        Saint-Charles

                        Le temps qu'il fait le 3 sera le temps du mois.

                        4 juin
                        Sainte-Clotthide  (& Saint-Quirin)

                        5 juin
                        Sainte-Igor (& Saint-Boniface / Sainte-Dorothée)

                        6 juin
                        Sainte Trinité (& Saint-Norbert / Sainte Claude)

                        S'il pleut le jour de la Trinité, il pleut treize dimanche de suite.
                        S'il pleut le jour de la Trinité, le blé diminue de moitié.
                        Sainte Claude baille les cerises où les ôte.
                        Haricot semé à la Sainte Claude, rattraperont les autres.

                        Les bains que prend Saint-Norbert inondent toute la terre.

                        7 juin
                        Sainte-Gilbert

                        8 juin
                        Saint Médard
                        S'il pleut le jour de la Saint Médard, il pleuvra quarante jours plus tard à moins que Saint Barnabé (11 juin) ne lui coupe le nez (ou l'herbe sous les pieds).

                        Quand Saint Médard ouvre les yeux, écoute voir s'il pleut.

                        S'il pleut à la Saint Médard, il pleuvra 40 jours plus tard, à moins que Saint Gervais soit beau et tire Saint Médard de l'eau.

                        S'il pleut le jour de Saint Médard, quarante jours de temps bousard.

                        Saint Médard éclairci fait le grenier farci.

                        Saint Médard beau et serein promet abondance de grain.

                        Saint Médard, grand pissard, fait boire le pauvre comme le richard.

                        S'il pleut à la Saint-Médard, c'est du beau temps pour les canards.

                        Repique les choux s'il t'en reste.

                        Saint Médard s'est mis à pisser, Saint Barnabé y a coupé.

                        Le soleil à Saint-Bernabé, A Saint Médard casse le nez

                        9 juin
                        Sainte-Diane

                        10 juin
                        Saint-Landry (& Saint-Claude)

                        Si le 10 juin est serein, on affirme avoir du grain.

                        Ciel du 10 juin boudeur, foin mal sec et sans saveur.

                        S'il tonne le jour de Saint Landry,tant pis si c'est un vendredi, et le jour où change la lune, tu n'auras de récolte aucune.

                        La Saint-Claude, baille les cerises ou les ôte

                        11 juin
                        Saint-Barnabé (& Sainte-Roselyne / Sainte Macre / Saint-Hugues de Marchiennes)


                        S'il pleut pour la Saint Barnabé, mauvaise affaire.

                        Saint Barnabé reboutonne la culotte de Saint-Médard.

                        Si Médard et Barnabé comme toujours, s'entendaient pour te jouer des tours, tu auras encore Saint Gervais, qui le beau va ramener (19 juin).

                        Le jour de la Saint Barnabé est le plus beau jour de l'été.

                        A Saint-Barnabé, canards potelés.

                        A la Saint-Barnarbé, sème tes navets.

                        Blé fleurit à Saint Barnabé, c'est abondance et qualité.

                        A la Saint Barnarbé, faux au pré.

                        A la Saint Barnabé, le seigle sort de sa peau.

                        Pluie de Saint Barnabé, diminue la récolte de moitié.

                        12 juin
                        Saint-Guy (& Saint Onuphre / Saint Jean de Saint Facond)

                        13 juin
                        Saint-Antoine (de Padoue)

                        Saint-Antoine ouvre le derrière des poules.

                        Saint Antoine de Padoue, patron des filous, rendez-moi ce que vous avez volé !

                        14 juin
                        Saint-Elisée (& Saint-Basile / Saint Rufin et Valère)

                        15 juin
                        Saint-Germain (& Saint-Vit)

                        Pluie à la Saint-Vit, un bon an donnera mais l'orage en souffrira.

                        16 juin
                        Saint-Jean-François (& Saint-Aurélien / Saint-Cyr / Saint-Ferréol)

                        La pluie à la Saint-Aurélien, belle avoine et mauvais foin.

                        S'il pleut le jour de Saint-Cyr, le vin diminue jusqu'à la tire. (jusqu'à la lie) (Beauce).

                        Pluie de Saint-Cyr fait le vin enchérir.

                        Pluie de Saint-Ferréol ne rend pas meilleur l'auriol (la châtaigne).

                        17 juin
                        Saint-Hervé (Sainte-Marie la douloureuse / Saint-Hervé / Saint-Ours)

                        18 juin
                        Saint-Léonce (& Sainte-Marine)

                        19 juin
                        Saint-Gervais (& Saint-Protrais)


                        Quand il pleut à la Saint-Gervais, il pleut quarante jours après.

                        Saint-Gervais quand il est beau tire Médard et Barnabé de l'eau.

                        S'il pleut à la Saint-Gervais, pour les blés, signe mauvais.

                        Qu'il pleuve à Saint-Gervais, en partie sera pourri le blé.

                        La pluie de Saint-Gervais fait le pain mauvais.

                        20 juin
                        Saint-Silvaire

                        Pluie d'orage à la Saint-Silvère,  c'est beaucoup de vin dans ton verre.

                        21 juin
                        Saint-Rodolphe
                        Début de l'été, date à laquelle le soleil est au plus haut de sa trajectoire.

                        22 juin
                        Saint-Alban

                        23 juin
                        Saint-Audrey

                        24 juin
                        Saint-Jean
                        Pluie de Saint Jean dure longtemps.

                        L'eau de la saint Jean enlève le foin et le froment.

                        Avant le saint Jean, pluie bénite ; après la saint Jean, pluie maudite.

                        Entre les deux Saint-Jean, les nuées vont contre le vent.

                        La lune de la Saint-Jean, jusqu'à Noël gouverne le temps

                        Avant la Saint Jean, ta récolte ne vante.

                        La saint Jean marque les jours les plus longs et l'angoisse de voir la terre s'embraser sous une chaleur torride. Il est nécessaire de prier ceux qui peuvent nous sauvegarder de ce fléau. Jean, qui a un rapport clair avec l'eau est de ceux-là. Non seulement il porte une épaisse toison mais il baptise. C'est d'ailleurs pourquoi il est le patron de ceux qui plantent des asperges : "asperges me Domine". La culture des asperges se termine à la saint Jean.

                        Le jour de sa fête, on mariera l'eau et le feu. On dressera  des bûchers mais aussi on prendra des bains. Sur les bûchers, on jettera des plantes en faisant des voeux et les jeunes gens sauteront le plus haut possible au-dessus des feux pour faire advenir la fécondité.

                        25 juin
                        Saint-Prosper

                        26 juin
                        Saint-Anthelme

                        0

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                        2 janvier 2007

                        Cavaliers, Saints de glace et autres petits potins de tout les jours... AVRIL

                            AVRIL

                            Pluie en avril, belle moisson d'été.

                            Avril doux, c'est du bien partout

                            Avril fait la fleur, mai en a l'honneur.

                            Avril venteux rend le laboureur heureux.

                            En avril, ne te découvre pas d'un fil.

                            Frais avril, chaud mai, annoncent le grain au balai.

                            Avril et mai secs, année maigre.

                            En avril, bruine obscure, trois jours dure.

                            Les poussins du mois d'avril sont toujours rabougris.

                            Lune d'avril nouvelle, ne passe pas sans gel.

                            Il n'est d'avril si beau qu'il n'ait neige à son chapeau.

                            Petite pluie d'avril fait belle moisson.

                            Mars aride, avril humide.

                            Le vin d'avril est un vin de Dieu, le vin de mai est un vin de laquais.

                            Pâques mouillé, Carnaval crotté et le coffre sera comblé.

                            Caprices d'avril font tomber les fleurs et trembler les laboureurs.

                            Avril a trente jours.
                            Si trente et un, il avait, personne ne s'en plaindrait.

                            0

                            Avril vient du latin "Aprilis" qui est formé du verbe "aperire" (ouvrir)
                            Chez les romains,  c'était le mois du réveil du soleil
                            C'est aussi le mois de Vénus, déesse de la beauté.


                            1er avril,
                            Saint-Hugues

                            Il faut que le pinson boive sur le buisson.

                            Au mois d'abriol, toute bête change de piol (de poil ou de peau) (Occitan)

                            Pluie de Saint-Hugues remplit grange et fournil

                            Pluie de Saint Hugues, à Saint Sophie, (18 septembre) emplit granges et fournils.

                            Saint Hugues (intelligent)

                            Naquit en Isère. Quand sa mère accoucha, elle vit Saint Pierre qui prenait son fils et l'élevait au ciel. Il devint évêque à Grenobre, mais ilétait si timide qu'il se considérait toujours comme le plus mauvais de tous. Un jour, il se retira au monastère dela Chaise-Dieu et se fit bénédictin.

                            Rappelé à l'ordre par le pape Grégoire, il revint à Grenoble. Trois ans plus tard, Saint Bruno et 6 de ses amis vinrent le trouver dans le but de onfer les Chartreux. Hugues eut un songe : il vit sept étoiles le conduisant au désert de la Chartreuse.

                            Il mourut le 1er avril 1132 et fut enterré à Grenoble. On l'invoque pour faire passer les migraines.

                            Saint Vinebault

                            Au 7ème siècle, près de Châlons-sur-Marne, il y avait un berger qui s'appelait Vinebault. Il gardait des boeufs. Comme il voulait s'instruire, il allait à l'école de la Ferté-Gaucher, à deux lieues de là.

                            Un jour, pendant son absence, ses boeufs firent des dégâts dans les champs du Vézier.

                            Les habitants appelèrent Vinebault à grands cris. A 2 lieues de là, Vinebault entendit les plaintes. Il dit au maître : "laissez-moi partir, les gens du Vézier m'appellent". Le maître dit : "mais je n'entends rien, d'ici, on ne peut pas entendre la voix des habitants". Alors Vinebault posa son pied sur le pied du maître, le maître entendit alors les voix et le laissa aller.

                            Arrivé au Vézier, les habitants se saisirent de lui et le fouettèrent avec du genièvre. Il supporta tout sans se plaindre mais déclara ensuite qu'il ne pousserait jamais plus de genièvre sur les territoires de Vézier et de Villeneuve-la-Lionne. Depuis lors, on ne peut plus en trouver alors qu'il y en a en abondance dans les pays voisins.

                            2 avril
                            Sainte-Sandrine


                            Ne compte pas sur la fin de l'hiver avant que soit pleine lune d'avril.

                            En avril, ne te découvre pas d'un fil.

                            3 avril
                            Saint Richard, (Protecteur hardi) évêque de Chichester au 13ème siècle.

                            Au mois d'avril, tout oiseau fait son nid, hormis la caille et la perdrix, et le rossignol joli.

                            Mars gris, Avril pluvieux, font l'an fertile et plantureux.

                            4 avril
                            Saint Isidore
                            (mais également, les Alethe, Alette, Aliette, Alman, Ambroise... )

                            A la Saint-Isidore, si le soleil dore, le blé sera haut haut et fort

                            A la Saint-Isidore, si le soleil dore, le blé sera haut et charnu, mais le pommier sera nu.

                            Brebis et abeilles en avril s'effrayent.

                            Lorsqu'avril se met en fureur, il est le pire des laboureurs.

                            Avril le doux, quand il se fâche est le pire de tous.

                            Qui se soucie de son corps,
                            se purge à Saint-Isidor

                            5 avril
                            Saint Irène
                             

                            Le cinq avril, le coucou chante mort ou vif.

                            6 avril
                            Saint Marcellin - Sainte Prudence

                            Saint-Marcellin, bon pour l'eau, bon pour le vin.

                            Semaine sainte mouillée donne terre altérée.

                            Semaine sainte pluvieuse, année ruineuse.

                            Quand il gèle pendant la semaine sainte, l'année est grainée.

                            Beau temps à la Saint Marcellin assure le pain et le vin.

                            Au jour de saint Prudence, s'il fait du vent les moutons dansent.

                            7 avril
                            Saint Jean Baptiste de la Salle 

                            Avril pleut pour les hommes, mai pour les bêtes de somme.

                            Pluie d'avril emplit le fenil.

                            8 avril
                            Sainte Julie 

                            Avril frais et rousineux, rend toujurs l'an plantureux.

                            9 avril
                            Saint Gautier 

                            Pour que les rats ne mangent pas le raisin, il faut tailler la vigne le vendredi saint.

                            10 avril
                            Saint Fulbert 

                            S'il pleut en avril, prépare cuves et tonneaux.

                            Quand il tonne en avril, le laboureur se réjouit, mais la mouche et la brebis, ont beaucoup à souffrir.

                            Si le vent souffle la veille de Pâques, il soufflera pendant 6 semaines.

                            11 avril
                            Saint Stanislas

                            A la Saint Stanislas, crocus et forsythias sont fanés hélas !

                            Quand en avril il pleuvra, tout le monde s'écriera, tout est noyé, tout est perdu, il n'a pas encore assez plu.

                            Si avril laisse la rigole pleine, et si mai la maintient, il y aura beaucoup de paille et de foin. 

                            12 avril
                            Saint Jules 

                            Si tu as un mauvais tison, garde le pour le mois d'avril.

                            Lune d'avril nouvel ne passe pas sans gel. 

                            13 avril -Jeudi saint-
                            La gelée du jeudi saint gèle le sarrasin.

                            Saint Ida, comtesse de Boulogne

                            Mère de Godefroid de Bouillon, elle descendait de Charlemagne et fut mariée à 17 ans à Eustache II, Comte de Boulogne. Elle en eut plusieurs enfants dont Godefroid.

                            Godefroid, revenant de la croisade, lui fit cadeau de 11 cheveux de la sainte vierge. Elle en fit cadeau à l'abbaye de la Capelle.

                            Elle avait prédit qu'elle mourrait le 13 avril 1113. C'est ce qui arriva.

                            Saint Ida de Louvain,

                            Morte en 1260, Ida reçu les stigmates du Christ. Elle parlait aux anges qui lui donnaient la communion. Elle ressuscita une de ses soeurs.

                            14 avril -Vendredi saint-
                            Saint Valérien 

                            Au vendredi saint, semez le cerfeuil et les haricots.

                            S'il pleut le vendredi saint, la gelée n'a plus de pouvoir.

                            Avril fait la fleur, mai en a les honneurs.

                            15 avril
                            Saint Paterne

                            D'avril les ondées, font les fleurs de Mai.

                            16 avril
                            Saint Fructueux - Saint Benoît-Joseph

                            Gelée à la Saint Fructueux (maintenant Saint Benoît-Joseph) rend le vigneron malheureux.

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                            Pâques
                            Pâques doux, épi vide.

                            S'il fait du vent ou s'il fait chaud le jour de Pâques, c'est signe de mauvaise campagne.

                            Pâques humide, grain à foison.

                            Merle ayant bien passé l'hiver, pour Pâques aura ses petits merles, mais qu'il l'ai bien passé ou non, pour Georges aura ses merletons (23 avril).

                            Pâques non venu, toujours l'hiver au cul.

                            Veillées et sermons, à Pâques ne sont plus de saison.

                            Quand on a Pâques en mars,
                            C'est les filles qui vont aux gars.
                            Quand on a Pâques en avril,
                            C'est les gars qui vont aux filles.

                            Pâques, (passage) est une fête mobile et donc lunaire, qui dépend de la première pleine lune de printemps.

                            Règle de fixation de la date : PAQUES est le dimanche qui SUIT le 14ème jour de la Lune qui atteint cet âge au 21 mars ou immédiatement après.

                            Dans la dernière partie de la lune rousse, c'est-à-dire celle qui suit Pâques, se situent les rogations. Cette cérémonie est très anicenne, elle fut instituée en Gaule au IVe siècle. Son but était d'obtenir la fin des calamités qui menaçait la région de Lyon et de Vienne. C'est devenue une cérémonie pour demander une bonne récolte. Comme, il risque un retour du froid à cette période, on allait en procession pendant trois jours : une pour les foins, l'autre pour la moisson et la dernière pour les vendanges.

                            Pour s'en préserver, l'Eglise recommanda l'invocation des Saints de cette période, surnommés, en raison du froid qui accompagne leur arrivée, les "saint de glace" (ou "saints chevaliers", ou encore comme les nommait Rabelais, ...

                            A cette période de l'année, nous nous dirigeons vers l'été. Mais les sursauts de l'hiver sont loin d'être terminés. Les 23 avril, avec la saint-Georges, commence la période des "Cavaliers" du froid. Sortes de saints de glace qui risquent fort de geler les pousses. C'est aussi le temps de la lune rousse. Il fait souvent assez froid à la fin du mois d'avril.

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                            17 avril
                            Saint-Anicet
                            Il faut qu'au mois d'avril le cheval tremble à l'écurie.

                            Beau temps à la Saint-Anicet, est l'annonce d'un bel été.

                            Les saints de la pluie
                            Sainte Lucie, la pleureuse - Saint Gent (Durance) - Sainte Philomène (Ile de France) - Sainte Afordise, s'il vous plaît, donnez la pluie au mois de mai.

                            Pluie du matin ne gêne pas le pèlerin.

                            Si le temps est trop gai le soir, il pleure le matin.

                            18 avril
                            Sainte-Parfait (mais également, ...)

                            19 avril
                            Sainte-Léonide
                            A la saint Léonide, chaque blé pousse rapide.

                            20 avril
                            Saint-Théodore & Sainte-Odette
                            A la saint Théodore, fleurit chaque bouton d'or.

                            Sainte-Odette
                            saint Née dans une illustre famille du Brabant, en Belgique, ses parents voulurent la marier malgré elle. Traînée devant l'autel, elle répondit au prêtre "Non, pas du tout" au moment de déclarer si elle consentait à prendre pour époux le chevalier Simon que ses parents lui destinaient.

                            Il est rapporté que pour éviter tous les autres prétendants attirés par sa beauté, elle se coupa le nez, entra chez les religieuses de Prémontrée, au couvent de Bonne-Espérance, à Rivroelle ou Rivreuilles en Belgique, dont elle devint la prieure. C'est là qu'elle meurt, à moins de vingt-cinq ans.

                            21 avril
                            Saint-Anselme

                            Tel temps à la Saint-Anselme, tel temps pendant une semaine.

                            22 avril
                            Sainte-Opportune et Saint Alexandre
                            Pluie le jour de la Sainte Opportune (maintenant Saint-Alexandre), ni cerises ni prunes.

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                            Lune

                            Les Saints dits "cavaliers" qui correspondent à la période de la lune rousse (5/04 au 06/05) sont  du 23 avril au 6 mai. La lune rousse est dangereuse pour les paysans car elle accompagne souvent le gel qui détruit les bourgeons. On dit que la lune a ses règles.

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                            23 avril
                            Saint Georges
                            Mauvais temps probable.

                            Lune rousse, vide bourse.

                            Gelée de lune rousse, de la plante brûle la pousse.

                            La lune rousse est toute bonne ou toute mauvaise.

                            Quand la lune rousse est passée, on ne craint plus la gelée.

                            Ne te tient quitte avec l'hiver que la lune d'avril ne tombe.

                            Saint Georges (Laboureur)

                            Pluie de la saint Georges coupe aux cerises la gorge.

                            S'il gèle à la Saint-Georges, de cent cerises reste quatorze.

                            S'il pleut le jour de saint Georgeau, n'y aura guignes ni bigarreaux.

                            "S'il pleut à la Saint-Georges, les cerises lui restent à la gorge"

                            Saint Georges arrive souvent sur un cheval blanc.

                            Pour la saint Georges, sème ton orge ; pour la saint Marc, il est trop tard.

                            A la saint Georges, l'épi est dans la gorge.

                            Georget, Marquet, s'ils sont beaux font du vin parfait.

                            "Le Saint Georges met l'épi à l'orge et la fleur au lin"

                            Entre saint Georges et saint Marc, est un jour d'hiver en retard. (Beauce)

                            Fêté le 23 avril, saint Georges, en plus d'être une figure spirituelle importante, a des liens étroits avec l'agriculture et la météorologie.

                            Saint Georges, dont l'imagerie populaire a retenu qu'il terrassa le dragon, a, de tous temps, été vénéré comme un saint militaire. Tant dans les traditions byszantines que dans l'Europe occidentale, il était invoqué lors des expéditions militaires et son image était brodée sur les étendards. Très populaire en Orient - cadre de ses exploits -, son culte s'est transporté et imposé en Occident, et notamment chez les agriculteurs, non en raison de ses exploits guerriers, mais de la position de sa célébration dans l'année puisque saint Georges est le premier des "saints de glace".

                            Pourquoi cette appellation ? Traditionnellement, entre le 23 avril et le 13 mai, des masses d'air froid arrivent dans le ciel après des jours chauds, provoquant des pluies et des gelées pouvant devenir catastrophiques. Pour s'en préserver, l'Eglise recommanda l'invocation des saints de cette période, surnommés, en raison du froid qui accompagne leur arrivée, les "saint de glace" (ou "saint chevaliers", ou encore, comme les nommait Rabelais, les "saints gresleurs, geleurs et gasteurs de bourgeons"). Saint-Georges est le premier de la série, suivi de saint Gaston le 24, saint Marc le 25, saint Clet le 26 et saint Eutrope, le 30.

                            Les relevés météorologiques sont là pour le prouver : le 23 avril est souvent accompagné de neige, de gelée blanche ou de grésil.

                            La tradition rapporte que Saint Georges fut torturé dans des conditions atroces pendant sept ans, entre 297 et 303, devant des milliers de spectateurs avant de mourir, de ressusciter, puis d'voir la tête tranchée. Mais sa véritable gloire date des croisades : son apparition aurait entraîné la victoire des croisés contre les Sarrasins à Antioche. Saint-Georges est le patron de l'Angleterre, du Portugal, des militaires et des armuriers et il est invoqué contre la peste, la lèpre et la syphilis.

                            C'est vers cette période qu'aura lieu la fête mobile des trois jours des Rogations (Rogare : prier). On partira en procession, dans les campagnes, pour demander en chantant, la protection du monde agricole.

                            Georges, qui a été destitué par le concile de Vatican II, est pourtant un saint que l'on continue de fêter surtout dans le monde orthodoxe. Il faut dire que, dans son histoire, il fut cavalier sauvant une jeune fille de la gueule d'un dragon.

                            24 avril
                            Saint Gaston (mais également Saint Fidèle... )

                            25 avril
                            Saint Marc

                            Mauvais temps probable.

                            Quand saint Marc n'est pas beau, pas de fruits à noyaux.

                            C'est une période dangereuse pour la vigne. Dans les Landes, Marc, Vital et la sainte Croix sont appelés les 3 marchands de vin. La récolte est ce qui reste après leur passage.

                            S'il pleut le jour de la saint Marc, les guignes couvriront le parc.

                            A la saint Marc, s'il tombe de l'eau, il n'y aura pas de fruits à couteaux (ou à noyaux).

                            Marquet, Georget et Philippet, sont trois casseurs de gobelets.

                            A saint Marc, les vaches passent l'ouverture.

                            Il faut semer les citrouilles à la saint Marc.

                            Gelée de lune rousse, des plantes détruit la pousse.

                            Ne dis pas l'hiver achevé que la lune d'avril ne l'ait fait enlever.

                            Dans le Bourbonnais, saint Marc est invoqué pour la protection des biens de la terre.

                            26 avril
                            Saint Clet (mais également Saint-Alida... )

                            27 avril
                            Saint-Frédéric (mais également Sainte Zita... )

                            A la Saint-Frédéric, tout est vert, tout est nids ;
                            plantes, bêtes et puis gens, tout sourit.

                            28 avril
                            Saint Vital (mais également Saint Aimé et Sainte Valérie... )
                            Il est rapporté qu'il fut enterré vivant, au début du printemps, comme on enterre une plante dans son jardin afin qu'elle pousse et donne des fleurs et des fruits.

                            Il est le père de Saint-Protai s et  de Saint-Gervais.

                            A la Saint-Aimé, point de moutons affâmés.

                            29 avril
                            Souvenir des déportés

                            30 avril
                            Saint Eutrope (mais également, Saint Robert... )

                            "La pluie à Saint-Robert, de bon vin remplira ton verre"

                            A la Saint-Robert, tout est vert.

                            Goutte

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                            Ligne Dernière mise à jour, le 11 avril 2009

                            EtoileAvent - Noël & sa féerie - Ste Barbe - St-Nicolas - Boules de Noël - Décor   Etoile
                            Etoile Crèche - Gui - Lou cacho fiò - Gros Souper - Voeux - Ephiphanie Etoile
                            Etoile
                            Chandeleur - Les Saints - Dictons  Etoile

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                            2 janvier 2007

                            Cavaliers, Saints de glace et autres petits potins sur tous les jours... MARS

                              EtoileAvent - Noël & sa féerie - Ste Barbe - St-Nicolas - Boules de Noël - Décor   Etoile
                              Etoile Crèche - Gui
                              - Lou cacho fiò - Gros Souper - Voeux - Ephiphanie Etoile
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                                  Cycle

                                  MARS

                                  Mars sec, c'est du blé partout et mai est mouillé.

                                  Quand mars rentre comme un mouton, il sort comme un lion.

                                  Soit au début, soit à la fin, mars montre son venin.

                                  Si mars commence en courroux, il finira tout doux.

                                  Mars hâleux, avril pluvieux font mai joyeux.

                                  Mars au soleil, un plein de miel.

                                  Neige de mars vaut blé en sacs.

                                  Mars pluvieux, an disetteux.

                                  A Mars poudreux, Avril pluvieux

                                  Au soleil de mars, n'expose ni la tête ni le dos.

                                  Temps de soleil en mars, temps de migraine.

                                  Le soleil de mars donne des rhumes tenaces.

                                  Quand mars fait avril, avril fait mars.

                                  Si mars fait beau, avril fait la mine.

                                  A mars poudreux, avril pluvieux.

                                  Mars venteux, avril rosineux, mai poudreux font riche laboureux.

                                  Au mois de mars, pluie et vent fou, sur nos gardes tenons-nous.

                                  Mars venteux, verger pommeux.

                                  Plluie de mars ne vaut pas pisse de renard.

                                  Pluie de mars grandit l'herbette et souvent annonce disette.

                                  Jaille tôt, taille tard, rien ne vaut la taille de mars.

                                  De mars la verdure, mauvaise augure.

                                  Tant de brouillard en mars, tant de gelée en mai.

                                  Mars en brume, mois de mai enrhume

                                  Mars fait naître les boutons, avril les ouvre et mai fait la feuillée.

                                  Mars qui rit malgré les averses prépare en secret le printemps.

                                  En mars, s'il fait beau, prends un manteau

                                  1er mars
                                  S'il pleut à la saint Aubin, il coulera bien trop de vin.

                                  Quand il pleut à la Saint-Aubin, n'a ni paille, ni foin, ni grain.

                                  2 mars
                                  S'il pleut ou vente, il pleuvra ou ventera quarante jours.

                                  6 mars
                                  Saint-Colette
                                  Au jour de la Saint-Colette, commence à chanter l'alouette.

                                  8 mars
                                  Saint-Véronique
                                  A la Saint-Véronique, le soleil à l'hiver fait la nique.

                                  12 mars
                                  Saint-Grégoire
                                  Le soleil de la Saint-Grégoire fait le vin bon à boire.

                                  17 mars
                                  Saint-Gertrude
                                  Quand il gèle à la Sainte-Gertrude, pendant quarante jours l'hiver sera rude.

                                  19 mars
                                  Saint-Joseph

                                  S'il fait chaud à la Saint-Joseph, l'été sera bref.

                                  21 mars
                                  Saint Benoît
                                  S'il pleut à la Saint Benoït, il pleut trente sept jours plus trois.

                                  23 mars
                                  Saint-Victorien
                                  S'il pleut à la Saint Victorien, ton grenier sera plein de foin.

                                  25 mars
                                  Saint

                                  S'il gèle le 25 mars, pas de vin, pas de grain.

                                  28 mars
                                  Saint-Gontran

                                  S'il gèle à la Saint-Gontran, le blé ne deviendra pas grand.

                                  29 mars
                                  Sainte-Gwladys
                                   

                                  Jour de la vieille
                                  Les trois derniers jours du mois de mars et les trois premiers jours d'avril sont souvent marqués par un refroidissement climatique. Et on appelait cette semaine "frisquette", d'où "les jours de la vieille".
                                  Cette vieille était symbolisé par une sorcière qui faisait périr les brebis et les merles dans leur nid.

                                  30 mars
                                  Saint-Amédée (et amed, Amédé, Amédéo, ...)
                                  Souvent la Saint-Amédée est de loin la plus belle journée.

                                  31 mars
                                  Saint-Benjamin
                                  A la Saint-Benjamin, le mauvais temps prend fin.

                                  Ligne

                                  Dimanche des Rameaux
                                  Le vent qui souffle sur les Rameaux ne changera pas de sitôt.

                                  Jeudi Saint
                                  S'il fait assez beau pour sécher les draps de l'auter, il fera beau toute l'année.

                                  Vendredi Saint
                                  Maussade, Samedi de Pâques ensoleillé.

                                  Pâques humides,
                                  grains à foisons.

                                  Quand il pleut le jour de Pâques,il pleut quarante jours.

                                  Pluie à Pâques, temps béni.

                                  Noël au balcon, Pâques aux tisons.

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                                  Ligne Dernière mise à jour, le 28 avril 2008

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