Impasse des Pas Perdus

Ecrire, avancer les mots... sur l'Art naïf, les jardins à visiter, mes carnets de voyage, les lectures, ainsi que ma passion des iris...

05 mai 2010

Les vertus de Torreciudad ou la rencontre de l'Opus Dei

Sur le chemin de la connaissance, j'ai découvert l'Opus Dei au sanctuaire de Torreciudad [dit "Tour de la Cité"] dans le Haut-Aragon (santuario Torreciudad à Huesca). Il se situe sur les hauteurs et domine les deux versants des Pyrénées. Il fait partie de la "Route Mariale" des grandes richesses culturelles et religieuses. C'est le seul lieu de pélerinage au monde administré par l'Opus Dei (Latin, "Oeuvre de Dieu).

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Vierge de Guadalupe

Ce sanctuaire rayonne les bonheurs simples et ensoleillées où je vous convie par cet article à lire son histoire.

Son fondateur, le saint Josémaria Escriva avait deux ans quand il tomba malade (méningite). A la suite d'une infection, son état s'aggrava et le docteur Camps ne donna aucun espoirs sur son espérance de vie, à ses parents. Il ne passerait pas la nuit. Leur foi était si grande qu'ils implorairent sa guérison à la très Sainte Vierge et Dolorès promit qu'elle se rendrait en pélerinage d'action de grâce à Notre-Dame de Torreciudad pour lui présenter son fils, s'il guérissait.

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Sanctuaire Torrecuidad
Vue de l'ermitage

Le lendemain matin, le docteur put constater non seulement qu'il n'était pas mort, mais également guéri. Ils prirent la route avec le petit et arrivés à l'antique chapelle, ils le présentèrent aux moines qui l'offrirent à la Sainte Vierge comme l'enfant porteur du renouveau de son ordre.

Ce miracle honorait cette famille estimée dans la ville pour sa piété. Dans cette famille chrétienne qui chante les pyrénées aragonaises, sa culture et les traditions,  Josémaria et ses frères et soeurs virent le jour. Ils furent élevés face au dur labeur de leurs parents qui tout en travaillant, veiller à leur éducation qui puisait son sens dans la simplicité de la vie.

De cet échange, Josémaria fut amené, bien plus tard, à réaliser la portée de cette sagesse qui, malgré les aléas de la vie (1910-1913) qui rendaient le chemin cahoteux pour ses parents (pertes d'enfants, d'emplois), continuérent à vivre dans la dignité offrant un visage rayonnant malgré l'épuisement.

La fête de Dolorès se célèbre le jour de Notre-Dame-des-Douleurs.

Cette expérience au sein du foyer familial fonda ses bases sur le rayonnement chrétien et l'encouragea dans sa vocation de projeter son amour.

Feuilletons maintenant ses origines.

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Mer de coupoles
Briques

Résumé historique

18xx - L'arrière grand-père de Josemaria, José Escriva est originaire de Balaguer. Il est médecin et épouse Victoriana Zaydin, fille de propriétaire terrien de Perarrua. Ils ont un fils José.

1854 - Son grand-père, José Escriva Zaydin épouse Constance Corzan (+1912), originaire de Fonz, près de Barbastro. Ils eurent six enfants : deux filles et quatre fils dont le premier mourut enfant, le deuxième "Teodoro" devint prêtre (+1933) à Fonz, le troisième "Jorge" (1865-1885) fit ses études de médecine et le plus jeune "José" devint son père.

1902 - Un Sud rêvé tout d'abord, celui de José Maria Julian Mariano Escriva de Balaguer y Albas (1902-1975), fils de José Escriva y Corzan (né en 1867), est né à Barbastro (Aragon, Espagne) vers 22 heures le 9 janvier 1902, à l'adresse : 11, place du marché.

Sa mère, Dolorès Albas y Blanc de Ainsa (Aragon) s'était installée en 1892 à Barbastro. Son grand-père, Manuel Albas avait épousé Simone Navarro, originaire de Barbastro. Son père Pascal Albas se maria avec Florence Blanc. Il dirigait un commerce à Barbastro. Il avait un frère aîné, Simon qui était prêtre. Le deuxième frère aîné de son père "Jean" avait neuf enfants dont "Mariano" était prêtre et parrain du futur fondateur de l'Opus Dei. La soeur de son père "Rosario" devint religieuse. Son beau-frère, était évêque d'Avila. Sa famille comprenait douze frères et soeurs dont la dernière était sa jumelle, vingt ans plus jeune que l'aînée, puis venait le benjamin "Florencio". Deux de ses frères furent clercs, Vincent et Carlos Albas. Et deux des soeurs furent religieuses. Dans cette famille aux vocations religieuses, elle épousa le 19 septembre 1898, José, originaire de Narbonne (France) qui s'était installé à Barbastro (Aragon) en tant que commerçant, dans un magasin de tissus ; puis, il s'associa pour prendre la succession de la Société "Cirilo Latore" qui fut dénommée "Juncosa y Escriva".

José était le deuxième enfant à la suite de leur première fille, Maria del Carmen (1899-1957), aînée des six enfants. Trois autres virent le jour : Maria Asuncion (1905-1913), Maria Dolorès (1907-1912), Maria del Rosario (1909) dont des jumelles nées le 23 mars 1877 ??, puis un frère Santiago (1919).

Expression

Sa mère disait en lui parlant  de sa maladie :

« La Vierge, lui dit-elle un jour, a dû te laisser au monde pour faire quelque chose de grand, car tu étais alors plus mort que vif. »

12 janvier 1912, il fut baptisé à Barbastro dans l'église cathédrale Notre-Dame de l'Assomption et prit le prénom de son parrain "Mariano".

          Il apprit le catéchisme sous la direction de sa mère.

1912 - Lycée de Barbastro, chez les piaristes.

          Il fait sa 1ère communion à Barbastro, le 23 avril 1912 pour la fête de la Saint-Georges. Date habituelle à Barbastro
          et dans la région. Il avait 10 ans et était le plus jeune premier communiant qui recevait le sacrement de l'Eucharistie.

ExpressionSes parents savaient :

« Que les mains que les mains d'enfant peuvent se joindre pour prier, lorsqu'elles peuvent saisir le biberon. »

1910-1913 : Décés des 3 cadettes (1910, 1912, 1913).

                  Il aimait construire des châteaux de cartes, jeu d'enfants, qui le menait à méditer sur la vie.

ExpressionIl dit en renversant l'édifice instable :

« Voilà ce que Dieu fait avec les personnes ; tu construis un château et lorsqu'il est presque terminé, il le détruit. »

1913 - Débâcle professionnelle.

1915 - La gêne supplémentaire occasionée par le remboursement des créances dues à la faillite de l'entreprise familiale
          fit qu'ils durent déménager à Logrono.
          Le père plein de bonté et d'ironie retrouva un autre emploi dans une usine de textiles. Il portait sur lui, l'honnêteté
          qui le laissait sans défense devant les ruses du monde économique (faillite en 1913).
          Il se rendit au Lycée d'enseignement secondaire. Il s'évada dans la lecture qui lui apporta sa culture.
          Jules Verne fut ses premières découvertes.

           Il projetait de devenir architecte.

ExpressionSa mère disait :

« Ne t’en fais pas. Je t’ai offert à la Sainte Vierge, elle veillera sur toi. »

1917 - Des visions mystiques lui font apparaître sa voie. Il relate la vue d'un carme pieds nus dans la neige
          qui lui a donné l'envie de servir Dieu.

1918 - Il obtint son baccalauréat. Il est étudiant en théologie en tant qu'externe au Séminaire de San Carlos.

          Il apprend à son père qu'il veut devenir prêtre. Celui-ci ne put retenir ses larmes malgré sa foi, il perdait son fils unique qui signifiait la fin biologique et cette décision entraînait l'extinction de la ligne masculine de cette famille. De ce fait, Josémaria pria pour que Dieu veuille envoyer à ses parents un autre garçon.
         
          Anecdote : il combina ses deux premiers prénoms José Maria pour les mettre sous la forme de "Josémaria"
                           qui rendait proche Joseph et Marie.

Leur vie s'accordait à la simplicité et la chaleur du foyer tissait des souvenirs tels que ce détail de la fête de Dolorès ou sa mère préparait les "Créspillos", sorte de beignets sucrés aux épinards. Le souci constant des autres, la vigilance et l'abnégation thésaurisaient ces traditions qui prirent racines chez chacun d'eux.

Ah, je me souviens également que ma grand-mère les faisait. Et les agrémentait suivant la récolte du potager, de lamelles d''aubergines.

1919 - Naissance de son frère "Santiago", le 28 février 1919 qui assure la continuité de la famille. 17 ans d'écart avec son frère. Il est devenut juriste à Madrid et est père d'une nombreuse famille.

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Recette des Créspillos

Ingrédients

1.5 dl de lait
200 gr de farine
2 oeufs
1 cuillère de levure
10 gr de sucre
Légumes
Sucre

Préparation

Faire une pâte à beignets en mélangeant les ingrédients dans l'ordre suivant farine, sucre, levure. Ensuite incorporer le lait et les oeufs.
Tremper les morceaux de légumes dans la pâte et les frire dans une huile très chaude.
Egoutter
Saupoudrer de sucre.

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Vierge noire

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1920 - Entrée au Séminaire Saint-Charles à Sarragosse en tant qu'externe.

1921 - Il s'installe au Séminaire Saint-François-de-Paule qui fait partie du séminaire Saint-Charles de Sarragosse.

1922 - Nomination dans sa troisième année, en automne, en tant que Séminariste Supérieur à Sarragosse,
          dit à cette époque "Inspecteur", avant d'avoir reçu les ordres mineurs au même titre qu'un clerc.
          Le 28 septembre 1922, il reçut la tonsure par le Cardinal Juan Soldvila y Romero, en la chapelle
          du palais archiépiscopal.
          Rencontre du Cardinal Juan Soldevila y Romero (1843- 4 juin 1923) en audience privée.

1923 - Le 4 juin 1923, le Cardinal Juan Soldvila fut abattu par un anarchiste, ce qui aterra beaucoup Josémaria Escriva.
          Etudes complémentaires en juridique.

          Juin 1923, il termine sa quatrième année de théologie.

1924 - Son père José décède le 27 novembre 1924 à Logrono, suite à un infractus. Il arrive trop tard pour lui rendre visite.
          L'enterrement a lieu le lendemain. Sa mère est veuve à 47 ans.

          Sous-diacre,  tuteur et chargé de famille. Il leurs demande de le rejoindre à Sarragosse.

          Juin 1924, il termine sa cinquième année.

ExpressionIl disait :

« J’ai toujours fait beaucoup souffrir mon entourage. Non que j’aie provoqué des catastrophes ; mais le Seigneur, pour me frapper moi, qui étais le clou — pardon, Seigneur —, frappait une fois sur le clou et cent fois sur le fer à cheval. Et j’ai vu dans mon père la personnification de Job. Mes parents ont perdu trois filles, l’une après l’autre, en des années consécutives. Ils ont perdu leur fortune.

Et nous sommes allés de l’avant. Mon père, d’une façon héroïque, après avoir contracté la maladie classique — je m’en rends compte maintenant — qui arrive, selon les médecins, quand on subit de graves déboires ou que l’on a de grandes préoccupations. Il ne lui restait que deux enfants et ma mère. Faisant tout son possible, il n’a pas évité les humiliations pour que nous puissions continuer de vivre avec dignité. S’il ne s’était pas comporté en chrétien et comme un grand monsieur, comme l’on dit chez moi, il aurait pu conserver une position brillante pour l’époque. Je ne lui ai jamais vu un air renfrogné ; je me le rappelle toujours serein, le visage joyeux. Il est mort épuisé, à cinquante-sept ans seulement, mais il a toujours été souriant. »

1925 - Sa mère, sa soeur "Carmen" et son jeune frère "Santiago" le rejoigne pour partager avec lui un modeste appartement.
         

          Le 28 mars 1925, la quatrième semaine de Carême, il fut ordonné prêtre en la chapelle du séminaire Saint-Charles
         à Sarragosse et célébra sa première messe publique deux jours plus tard, en la cathédrale "Notre-Dame-du-Pilier".

          18 mai 1925, reprise des études pour l'obtention d'une licence de Droit Canon et Droit Civil commencée été 1923.

1927 - Il prépare une thèse pour obtenir un Doctorat en Droit, suite à l'obtention de sa licence en janvier 1927.

          En mars 1927, il part pour Madrid pour son apostolat. Sa mère, son frère et sa soeur déménage à Fonz. Puis en fin d'année, le rejoigne dans l'appartement situé au rez-de-chaussée au numéro 4 de la rue Martinez-Campos (il n'existe plus aujourd'hui).

           Il s'inscrit à l'université de Madrid le 23 avril 1927.

          Il donne des cours à l'université privée de Cicuendez jusqu'en 1931.

1928 - Il participe le 2 octobre 1928 à une retraite dans la résidence des pères de Saint-Vincent-de-Paul à Madrid. Lors de la fête des "Anges gardiens", il eut une vision de l'Opus Dei qui fut qualifiée de miraculeuse. Dès lors, il se consacra à en faire une réalité.

Création de cet ordre catholique officialisé à Sarragosse sous le nom de l'Opus Dei. Auparavant, vers 1534 à Madrid, Ignace de Loyola fut le fondateur de l'ordre des Jésuites qui fut banni vers 1773 par le Pape Clément XIV. Dans un monastère de l'Aragon, Torrecuidad, une mission subsiste qui regroupe 6 jésuites appelés "pères de la foi" dont le plus ancien est don Armengol. Ils veillent sur un manuscrit "Necronomicon".

1930 - Premier adepte est Isidoro Zorzano (1902-1943) qui était un ami de lycée et Luis Gordon. Ce groupe est constitué
          de laïques.
          14 février 1930 : fondation de la section féminine de l'Opus Dei.

1931 - La République est proclamée en Espagne.
          Les républicains se focalisent sur la religion. Couvents, églises, séminaires sont brûlés.
          La fondation est détruite.

1932 - Décès de l'abbé Somoano.

          Décés de Luis Gordon, le 5  novembre 1932, ingénieur et chef d'entreprise. Un des premiers membres laïcs
          de l'Opus Dei.

1933 - Il fonde une académie d'architecture (DYA "Derecho Y Arquitectura) composée de brillants étudiants
          qui ne manquaient pas de plaisanter sur le sigle dont les initiales pouvaient signifier "Dios y audiaca" (Dieu et Audace).
          C'est la première oeuvre corporative de l'Opus Dei qui se situait au 33 de la rue Luchana à Madrid.

          Décès de Maria Ignacia Garcia Escobar, le 13 septembre 1933. La veille de la fête de l'Exaltation de la Sainte-Croix, en l'hôpital del Rey qui avait été initié par l'abbé Somoano.

1934 - Il confie à sa soeur Carmen, son frère Santiago et à sa mère, son projet apostolique de l'Opus Dei : l'Oeuvre.
          Il souhaite leur soutien. Il veut fondait l'Opus Dei.

          Librement, elles choisirent de l'accompagner dans ses responsabilités.

          Il est nommé recteur de la "Real Patronoto de Santa Isabel", fondation royale qu'il tient jusqu'à son départ
          à Rome en 1946. Il prend l'appartement qu'il lui est alloué.

          Septembre : création du  premier foyer d'étudiants de l'Opus Dei au deuxième étage de la rue Ferraz.

          Parution des "Considérations spirituelles", livre précurseur de "Chemin" qui fut publié sur sa forme actuelle en 1939.

          Déménagement de l'Académie DYA au troisième étage de la rue Ferraz.

Expression

Il disait :

« Il y a quelque chose de saint, quelque chose de divin, caché dans les situations les plus ordinaires de la vie, et c'est à chacun de vous de le découvrir »

1935 - Il célébre pour la première fois, le jour de la Saint-Josepht, le 31 mars 1935, la sainte messe dans un centre
         de l'Opus Dei.

         Pélerinage en mai 1935 de la statue de la Sainte Vierge de Sonsoles, près d'Avila.

ExpressionIl  exprimait :

«Il n'y a pas de signe plus sûr d'avoir rencontré le Christ que de sentir le poids de sa Croix bénie. »

1936 - Aménagement en juilllet 1936 de l'Académie DYA au 16, rue Ferraz à Madrid (détruite actuellement).

           Début de la guerre civile espagnole, le 18 juillet 1936.

          Guerre civile dirigée par le général Franco qui entraîne des persécutions religieuses avec exécutions
          (17 évêques sont fusillés, 3 000 prêtres tués).

           20 juillet 1936, il quitte en bleu de travail le centre de l'Oeuvre "Opus Dei" pour se réfugier dans l'appartement
           de sa mère afin de se protéger des patrouilles miliciennes.

          Anecdote  Josémaria de Escriva simule la folie, pour échapper à la mort, et est interné pendant cinq mois dans
          un asile psychiatrique tenu par un ami.

          Le 25 juillet 1936, les locaux de l'Académie DYA furent réquisitionnés (16, rue Ferraz).

          Le "Frente Popular" (Front Populaire) gagne les élections.

1937 - Au mois de Mars, il s'exile à la légation de Honduras (Amérique centrale) à Madrid.

          31 août 1937, il obtint un laissez-masser d'employé de la représentation diplomatique du Honduras.

          1er septembre 1937 : il quitte le consulat.

          Il vécut dans une mansarde rue Ayala à Madrid.

          Le 7 octobre, il quitte Madrid en voiture, puis dans un train de nuit pour aller à Barcelone (six semaines).

          Puis il revint à Madrid et repart pour Valence avec une poignet de copains (les apôtres !) pour atteindre Burgos.

          du 15 au 22 novembre 1937 : Il prend un autocor pour rejoindre Barcelone.

          Attente du 22 au 27 novembre dans une grange de Peramola.

          Puis la traversée à pied des Pyrénées et Andorre au cours des cinq nuits consécutives du 27 novembre
          au 2 décembre. Andorre, point de ralliement où l'Eglise n'est pas menacée. Andorre est seulement à 8 km de la
          frontière qui mène en France. Il finit sa traversée le 12 décembre.

          Son collaborateur Alvaro del Portillo reste à Madrid.

          A l'aube, il implore la très Sainte-Vierge ou Rose Mystique de l'aider en lui donnant en signe une rose en bois doré
          suite à une discussion avec Juan Jimenez Vargas qui le laisse en plein méditation.

          Il poursuit sa quête en se retirant pour prier dans les ruines de l'église de Pallerols, près de Vilaro ou parmi
          les décombres, il trouve l'objet tant attendu qui lui redonne la foi de suivre la volonté de Dieu.

          Ils se réfugient dans la forêt de Rialp où pendant cinq jours, ils s'abritèrent dans une cabane  de terre qui prit le nom
          de "cabana de San Rafael" ou cabane de l'archange Raphaël, protecteur des jeunes gens sur les chemins du monde.

          27 novembre 1937 : Escalade de la montagne.

          Dimanche 28 novembre 1937 : il célèbra la messe au refuge Ribalera, au pied de la montagne d'Aubens (1583m).

          29 novembre 1937 : ils arrivèrent au lever du jour dans une ferme isolée pour se reposer.

          30 novembre 1937 : ascencion du mont Ares et atteinte d'un enclos à bétail pour s'isoler.

          1er décembre 1937 : traversée de la rivière Arabell pour arriver à la ville de Seo de Urgel à 10 kilomètres de la frontière.
          Neige.

          Jeudi 2 décembre 1937 : Arrivée à Andorre avant l'aube pour poursuivre leur marche jusqu'à Sant Julia de Loria
          où ils arrivent vers 9 heures. Ils continuent leur avancée jusqu'à Andorre-la-Vieille et se reposèrent à l'hôtel de
          "Les Escaldes".

           Célébration le 3 décembre 1937 de la messe dans une église.

           Pris en otage pendant 8 jours, par la neige.

           9 décembre 1937 : préparatifs.

           10 décembre 1937 : ils franchissent le col (2400 m) dans un camion muni de chaînes et continuent à pied pour
           se rendre en France. Puis, ils sont récupérés par deux taxis qui les mènent à Saint-Gaudens pour passer la nuit.

           11 décembre 1937 : pélerinage d'action de grâces à Lourdes où le Père dit la messe. Arrivée à Hendaye, à la frontière
           franco-espagnole, le soir. Passage à Irun en Espagne et arrivée à Saint-Sébastien.      

1938 - Il séjourne à Burgos (ville du Cid) jusqu'à la fin de la guerre.
          Il rédige son livre "La Abadesa de  Las Huelgas" (L'Abbesse de Las Huelgas").

1939 - Publication de "Camino" (Chemin), sa bible, qui comprend 999 citations de sagesse spirituelle. Ce livre est devenu un best-seller, publié en 25 langues et dans 125 maisons d'édition. D'autres livres virent le jour comme Sillon, Forge et Quand le Christ passe.

          Election du pape Eugenio Pacelli, sous le nom de Pie XII, le 2 mars 1939.

          Il rentre à Madrid, le 28 mars 1939. La guerre civile s'achève le 30 mars 1939.

          Décembre 1939, il finalise son étude en vue de l'obtention du doctorat.

1939-45 La Seconde Guerre mondiale est déclarée, mais l'Espagne n'y rentre pas.

1941 - L'évêque de Madrie Mgr. Leopoldo Eijo y Garay octroie son approbation diocésaine.

          Rencontre de Encarnacion Ortega avec le fondateur de l'Opus Dei, le dimanche des Rameaux.

1942 - Il se lie avec le "Karotechia" pour le projet "Sehenturm" (tour de garde). Ainsi, toujours dans l'impossibilité de prouver
          qui détient la véritable foi...

           22 avril 1942 : décès à Madrid de sa mère Dolorès Escriva.

          14 juin 1942 : Mgr Miguel de Los Santos Diaz Gomara lui confie le sous-diaconat.

          20 décembre 1942 : il est ordonné diacre et tient à cette occasion, le Corps du Christ dans ses mains
          pour la première fois, lorsqu'il donna la communion à sa mère.

1943 - Retour de l'église dans l'école par le ministre de l'Education, nommé José Ibanez Martin.
          Les écoles religieuses vont fleurir pour éduquer les jeunes générations avec l'ambition d'élever
          une pépinière d'élites jusqu'au rang du CSRS (Conseil Supérieur de la Recherche Scientifique).

          Le 11 octobre 1943,  obtention du statut de "société de droit diocésain" (qui permet d'ordonner les prêtres),
          d'où la Société sacerdotale de la Sainte-Croix et Opus Dei.

1944 - De nombreux fidèles permettent de structurer le mouvement ordonné le 25 juin 1944 par l'évêque de Madrid.
         
Trois prêtres prennent l'ordre : Mgr Alvarro del Portillo, D. José Ma Hernandez de Garnica et D. José Luiz Muzquiz.

1945 - Début de l'Opus Dei au Portugal, Italie, Angleterre.

1946 - Il s'installe définitivement à Rome
          Présentation au Pape Pie XII, par Josemaria Escriva de l'ensemble des livres conservés par l'Opus Dei
          afin de démontrer son identité pour développer son statut d'Oeuvre. Cette démarche habile le rapprochée
          du pouvoir décisionnel qu'est le Saint-Siège.
         
          Il rencontre Franco.

1947 - Il est nommé par le Pape Pie XII comme le conservateur des livres du Vatican.
          2 février 1947, le Pape Pie XII promulgue la Constitution apostolique "Privida Mater", l'Oeuvre devient le premier institut
          séculier (qui dépend de l'Eglise sans être religieux).
          1ère approbation pontificale octroyée par le Saint Siège, le 24 février 1947.
         

1948 - Il créa le Collège romaine de la "Sainte-Croix", université pontificale (dit "Collegium romanum Sanctae Crucis")
          Installation de deux membres de l'Opus Dei en France.

1949 - L'Oeuvre s'articule et s'implante en outre-mer.
          Rencontre du cardinal Faulhaber à Munich (Allemagne).

1950 - 16 mai 1950 : Approbation officielle du Pape Pie XII par 12 cardinaux, 26 archevêques et une centaine d'évêques
          dont tous les évêques espagnols.

1952 - Il fonda l'Université de Navarre à Pampelune.

1953 - Il rencontre, pour la deuxième fois, Franco pour défendre un membre de l'Opus Dei, Rafael Calvo Serer.

          Ouverture d'une section féminine du "Collegium romanum Sanctae Mariae".

1955 - L'Oeuvre s'étend à Vienne en Autriche.
          Il passe son doctorat en théologie à l'université du Latran.

1956 - Sa dévotion mariale l'encourage à la construction d'un sanctuaire à proximité de l'ermitage antique.
          Ses compagnons accèdent à des fonctions gouvernementales.

          Congrès général de l'Opus Dei à Einsiedeln (Suisse) dans le sanctuaire marial où se trouve une Vierge noire.

1957 - Décès le 20 juin 1957, de sa soeur aînée Carmen Escriva,  à Rome.

1958 - Décès du pape Pie XII.

          Election de Giuseppe Roncalli sous le nom de Jean XXIII.

1960 - Les Papes sont mis en place par l'Opus Dei dont le pouvoir s'est élargi avec la puissance de Rome (Italie).

          Inauguration de la Villa Tevere à Rome, siège central de l'Opus Dei.

          Josémaria  de Escriva est honoré du titre de docteur honoris causa à l'université de Sarragosse.

1961 - Nomination par le pape Jean XXIII comme consulteur auprès de la commission pontificale pour l'interprétation
          orthodoxe du droit canon.

1962 - Troisième rencontre avec Franco, pour la reconnaissance civile de l'Université Navarre à Pampelune.

          Deuxième concile du Vatican avec la participation de Mgr Alvaro del Portillo en tant qu'expert et rapporteur.

          Construction à Tiburtino (Rome) d'un centre (1962-1965) de formation de travailleurs par l'Opus Dei et inauguré
          par Paul VI en 1965.

1963 - Décès du pape Jean XXIII.
          Election le 23 juin 1963 de Giovanni Battista Montini sous le nom de Paul VI.

1964 - Création à Londres d'une fondation "Netherhall Educational Association".

1965 - Il est témoin des conclusions du concile Vatican II
          Paul VI succède à Jean XXIII comme Pape.
 

ExpressionIl  méditait  (1967) :

« ... N'oubliez pas une chose : être avec Jésus signifie certainement aussi rencontrer sa Croix. si nous nous abandonnons dans les mains de Dieu, il permet souvent que nous ressentions de la douleur, intérieure et extérieure, que nous fassions l'expérience de la solitude, des contradictions, des calomnies, des diffamations, de la plaisanterie. Car, IL voudrait nous modeler à son image et à sa ressemblance, et c'est pourquoi il permet que l'on nous prenne pour des fous ou des sots. »

1968 - Il prit les lettres de noblesses par Francisco Franco, en portant le nom de "Marquis de Peralta" en référence à Saint-Jacques, le frère de Jésus qui évangélisa l'Espagne sauf en Aragon car les gens de cette région sont connus pour être obstinés pour changer de convictions. Et, la Madone lui apparut sur le haut du pilier pour lui insuffler du courage et persévérer. Cette légende permet de retracer son hérédité aragonaise et son caractère obstiné si bien repésenté dans ce proverbe :

"Donnez un clou à un homme d'Aragon et il va vous l'enfoncer avec sa tête".

1969 - Il présenta un congrès ou l'idée soumise fut de transformer l'Opus Dei en Prélature Personnelle.

1972 - Création à Zurich (Suisse) d'une fondation "Limmat", d'intérêt public et donc exempte d'impôt.

1970 à 1975 - Construction de l'édifice "Torreciudad" qui devient le centre mondial de pélerinage. Son architecture est contemporaine et abrite la statue romane de la vierge dans la nef de l'autel sur un rétable d'albâtre. L'oculus eucharistique se trouve au milieu du retable.

Sur le côté, une chapelle offre le regard d'un Christ en bronze doré suivant le souhait de Josémaria Escriva. Cettre représentation du Christ vivant sur la croix interpelle le visiteur. Depuis 2002, une statue à gauche de l'autel immortalise la canonisation de Josémaria Escriva de Balaguer.

Christ_de_bronze
La croix de la résurrection
Christ en bronze doré de Pascal Sciancalepore

         

ExpressionIl disait :

« Le mal vient du dedans et d'en haut. Il y a une réelle pourriture, et actuellement il semble que le Corps mystique du Christ soit un cadavre en décomposition, qui pue."

1970 - Pélerinage le 15 mai 1970 à Mexico (Amérique) pour visiter pied nu "Notre Dame", la Vierge brune qui est apparut en 1531 à Jean Diego sur le sommet de la colline de Tepeyrac dans un nuage blanc et lumineux, entouré d'une volée d'oiseaux. Eclairé par sa présence, il va cueillir les roses qu'il abrite dans sa cape de chanvre qu'il déverse devant le prêtre et l'image de la Vierge de Guadalupe apparaît sur son châle. Elle est habillée d'une tunique rose gansée d'or qui la recouvre de la tête au pied et fait ressortir son teint basané ourlé de cheveux noirs surmontés d'une couronne royale qui laissent apercevoir un visage penché aux yeux baissés. Son mateau est vert marine. Elle jouit de cent vingt-neuf rayons qui s'appuient sur un ange aux ailes déployées. Par ailleurs, une étude poussée permet de mettre le jour sur la présence de figures humaines de taille infinitésimale sur l'iris de la Vierge.

METTRE PHOTO Mosaïque de la Vierge de Guadalupe
Cette mosaïque fut une promesse lors de sa visite au Mexique de l'installer à Torreciudad afin que

1974 - Assemblée à Buenos Aires, le 26 juin 1974.

1975 - Mois de mai : Il fut le premier à se confesser dans la crypte qui comprenait 20 confessionnaux au départ.

          Josémaria Escriva est mort subitement, le 26 juin 1975, à Rome au moment de l'angélus, après une heure et demie
         de réanimation.

          Enterrement le 27 juin 1975, à Rome. Son corps repose dans l'église prélatrice Sainte-Marie-de-la-Paix,
          75, viale Bruno Buozzi, à Rome.

          Election de son successeur, D. Alvaro del Portillo, le 15 septembre 1975 à Rome, par les représentants
          de tous les membres de l'Opus Dei.
          Ouverture au culte du sanctuaire de Torreciudad le 7 juillet 1975.

          Mort de Franco, le 20 novembre 1975.
          1975, Juan Carlos devient roi d'Espagne. Il suit son éducation avec un membre de l'Opus Dei.

1977 - D. Alvaro del Portillo prit la succession dans le gouvernement de l'Opus Dei le 28 juin 1977.
          Le deuxième père est élu par 170 membres.

1978 - Jean-Paul II (Karol Wojtyla) est nommé Pape. L'Opus Dei joue un rôle par l'aide apportée par d'influents sympathisants.
          50ème anniversaire de l'organisation, le 15 novembre 1978.

1979 - Alvaro del Portillo transmet au Cardinal Baggio un mémorandum de douze pages.

1981 - Création d'un IEI (Institut de l'Education & Investigation) qui permet aux membres de cette fondation
          de verser des dons.

1982 - Statut de "Prélature personnelle" donné par Jean-Paul II. Alvaro del Portillo est nommé Prélat.
          Ce statut permet l'attribution d'un véritable diocèse sans limitation territoriale.
          Il relève directement du Pape et se soustrait à l'autorité des évêques diocésains même si les membres laïcs
          dépendent juridiquement de leur évêché.

1992 - Béatification de Josémaria Escriva, le 17 mai 1992 sur la place Saint-Pierre et qui couronne l'ascencion de
          l'Oeuvre de Dieu.

1994 - Le prélat Alvaro del Portillo meurt à Rome, le 23 mars 1994.

          Le successeur d'Alvaro del Portillo est Monseigneur Javier Echeverria Rodriguez, né en 1932.
          Le troisième père est élu par 140 membres.
          Le prélat est nommé à vie.

2002 - Josemaria Escriva fut canonisé le 6 octobre 2002 par le pape Jean-paul II, appuyé par le Cardinal Ratzinger (actuel Pape Benoît VI). La cérémonie confirme sa sainteté dans la vie quotidienne car plus de 350 000 personnes sont venues sur la place St Pierre pour le vénérer. Elle fut retransmise en direct sur les 5 continents et sur le site internet du Saint Siège. 

La fête liturgique de saint Josémaria Escriva est célébrée le 26 juin.   

ExpressionIl disait :

« Je m’aperçois que certains se disent que je suis un saint. Quant à moi, je sais très bien que c’est faux, puisque je suis un pécheur. D’autres écrivent que je suis un diable et ce n’est pas vrai, non plus, puisque je suis fils de Dieu »

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2003 - "Da Vinci Code", best-seller de l'écrivain Dan Brown. Roman qui a fait beaucoup de tort à la réalité de la Prélature et qu'image la Prélature de l'Opus Dei avec des clichés comme le "Fouet" aux 8 lanières et le "cilice". La description du cilice et de la discipline dans le Da Vinci Code est complétement extravagante.

2006 - Adaption en film du livre "Da Vinci Code.
          28 mai 2006, l'Opus Dei donne réponse publique à cette image de la mortification en redéfinissant les sacrifices
         à travers ceux de la vie ordinaire.

Chaque année, la journée mariale rassemble des milliers de visiteurs venus voir le Pape Benoît XVI.
L'Opus Dei comprenait en 1950, 3 000 membres (1975 : 60 000 membres de 80 nationalités ; 2010 : 80 000 membres). 1000 membres en France. Les ramifications invisibles sont dans tous les pays en commençant par le Portugal, Angleterre, Italie (1945), France et Irlande (1946), Amérique latine (1957) et dans le reste du monde. Elles sont légitimées par la théologie de la séparation du spirituel et du temporel.

2008 - "Camino, l'Opus crucifié", film de Javier Fesser sorti en salle en octobre 2008 en Espagne. Ce film stigmatise le début du mouvement en Espagne et la pratique confessionnelle auprès des prêtres de l'Oeuvre.

Torrecuidad_Tour

Tour en ruine  de l'ancien château "Civitate"  environ 1069.
Elle fut construite par les musulmans qui avait conquis les terres.

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Le sanctuaire

Cette construction est confiée à l'architecte Héliodoro Dols Morell (1933, Valence - Espagne) qui créa ce projet phare entre 1969-1970. Il fut libre pour son style et les solutions architectoniques. Cet édifice est une interprétation moderne du style traditionnel aragonais.

Il est diplômé de l'Ecole d'Architecture de Madrid en 1959. Puis, il obtint un doctorat de l'architecture en 1965.

Les travaux, qui durérent entre 1970 et 1975, furent dirigés par Jacques Sols et Raymond Mondejar.

Résolument contemporain, ce sanctuaire allie esthétique et fonctionnalité.

C'est un monument de couleur brique par l'utilisation de ce matériel. Sa tour attire l'attention de loin. La basilique est aussi haute que Notre-Dame de Paris.

Il est prévu pour que les pélerins puissent prier dans de bonnes conditions.

   

ExpressionIl disait en parlant de Torreciudad :

«Une folie d'amour" »

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Carillon des Andes

Cette cloche se trouve à côté de l'autel de l'esplanade du Sanctuaire Torreciudad. Elle est entourée de deux anges. Elle se situait auparavant dans l'église Notre-Dame-des-Anges et fut la seulle rescapée lors de la guerre civile.

Le 2 octobre 1928, le son des cloches de Notre-Dame-des-Anges retentit dans sa chambre pendant sa retraite qu'il faisait chez les pères de Saint-Vincent-de-Paul. C'était le jour de la fête des Anges gardiens, dans une église dédiée à la Mère de Dieu, reine des Anges et cette intervention surnaturelle, lui confia la tâche de fonder l'Opus Dei.

De nos jours, le sanctuaire de Torreciudad bénéficie de la protection des anges  des cloches de l'église Notre-Dame-des-Anges, seuls survivants du bombardement de l'église.

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Elle fait retentir sa conviction fondamentale par la recherche de la sainteté personnelle au milieu du monde. La sainteté entraîne la sainteté... dans le travail et par le travail. C'est le chemin de labeur de tout honnête homme par son travail ordinaire et de manière laïque.

Ce carillon plein de joies divines veille nous inciter à contribuer dans notre chemin de renouveller sa parole.

ExpressionIl disait :

«Vivos voco !  » (j'appelle les vivants...)

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Le médaillon de l'ancienne statue

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La vierge de Kazan est l'icône le plus vénéré par les orthodoxes russes.Elle a été conçu dans un atelier d'art religieux à Saint-Pétersbourg

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Vierge

C'est une statue romane en bois sculpté du XIème siècle. Elle a été conservé dans le temple Secastilla, appelé Torreciudad par l'existence d'une tour de guet, en ruine actuellement et qui fut construite par les musulmans.

Expression

Il disait :

"Ce sont les miracles que le désir, la conversion et la paix dans beaucoup d'âmes."

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La crypte des confessionnaux

La crypte évoque l'obscurité et fait référence au figuratif au monde souterrain d'où les grottes  (frontière du connu et inconnu : mystère de l'au-delà) et donc les ténèbres. Le fondement du choix de l'emplacement des confessionnals est donc précis par rapport à la valeur architecturale du lieu car c'est la passerelle entre la terre et le tombeau où l'on vient se confesser pour régénérer l'esprit et accéder ainsi à la vraie lumière qui symbolise l'intérieur et la puissance de l'individu par son intelligence.

Josémaria émis le souhait d'un miracle en créant ce confessionnal qui puisse permettre la conversion et la paix de nombreuses âmes.

ExpressionIl disait (1975) :

« Conduisez les enfants vers Dieu avant que le démon ne s'introduise en eux. Croyez-moi, vous leur ferez grand bien. Je le dis par expérience de milliers et de milliers d'âmes, et par expérience personnelle. »

ExpressionIl écrivit en 1953 :

« Sur notre chemin, nous rencontrons tellement de cas d'une ignorance religieuse dévastatrice, qui exige de nous un apostolat de la doctrine profond et durable. Et pas seulement parmi les païens de notre époque, mais aussi chez ceux -et ils ne sont pas rares- qui seraient offensés qu'on les appelle non-catholiques. »

ExpressionIl disait :

«Je ne m'intéresse pas aux cages mais aux oiseaux. »
(pour expliquer sa recherche à travers les âmes des gens)

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Dans cette crypte, il y a une galerie où se situe un musée de Notre-Dame. Vous pourrez voir une multitude de représentations de la Vierge. Chaque association qui vient en pélerinage amène en offrande une réplique de la vierge au sanctuaire de Torreciudad. Cette tradition remonte à 1984, à l'occasion du 900ème anniversaire du sanctuaire.

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La galerie des mystères du rosaire (qui se trouve sous les arcades où l'on peut voir les représentations des mystères du rosaire en faïence peinte par Joseph Alzuet)

La vierge du Pilar, mère de l'Hispanité, représente Marie avec l'enfant Jésus. Le manteau qu'elle revêt est changé tous les jours sauf  le deux, le douze et le vingt de chaque mois.

Le deux janvier est la date d'arrivée de la Vierge.

Le douze octobre, c'est la fête du Pilar. Son manteau est tissé chaque douze octobre de millions de fleurs et sentiments des personnes venues du monde entier.

Le vingt mai, sa canonisation.

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Image mariale asiatique de chine

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4 chapelles
(La chapelle du Saint-Sacrement ou Sainte Famille avec le Christ en bronze et sous la nef du Temple :  trois chapelles confessionnelles avec des images de la vierge dont Notre Dame de Lorette, Notre Dame du Pilier de Sarragosse et Notre Dame de Guadelupe) qui comprennent quarante confessionnaux.

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Notre-Dame de Guadalupe

Vierge de Lorette à Ancône est le lieu ou vécu Marie

La chapelle bénie du sacrement qui contient la figure en bronze du Christ crucifié. Sur la croix, il nous regarde... Nous questionne.  Un autre Christ m'a étonné, c'est celui de Tignes qui baisse les bras, en signe de lamentation pour le village englouti par le barrage.

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Vision troublante du Christ
Le regard se pose sur l'assistance

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Retable en albâtre du sculpteur Jean Mayné

Il est constitué de 8 groupes de sculptures représentant quelques passages de la vie de la vierge  et au milieu d'une niche, au dessus des stalles, se trouve la Vierge romane, noire, appelée "Notre Dame de Torreciudad"

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Retable

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Passage secret

Construction complexe établi par différentes personnes afin que le lieu ne soit connu de personnes.

PAS DE PHOTO !

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L'orgue
4000 tubes
Chaque année, un festival de musique d'orgue se déroule au mois d'août.

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Le chemin de croix (Via Crucis)
14 stations illustrées par Joseph Alzuet.

Pour illustrer ce chemin, il arrive que des pélerins monte de l'ermitage au sanctuaire en mettant des cailloux dans leurs chaussures.

J'ai retrouvé cette même démarche à Fatima, lors de ma visite au Portugal. Les pieux à genoux avancés vers l'autel.

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Portes

Elles en laiton poli

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Ermitage

Il reste le lieu sanctifié pour les pélerins de la région qui continue à présenter les enfants à la vierge et offrir le poids de l'enfant en offrandes (épices, blé, huiles).

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Après la visite de l'Alhambra en Andalousie, de la synagogue à Bordeaux, ... mon esprit résiste à penser que toute cette foi se nourrit de la barbarie des fidèles chrétiens, arabes et juifs qui ne peuvent plus cohabitaient et prier les uns dans les églises, les autres dans les mosquées et les synagogues ont pour seule fin l'exercice du pouvoir.

Cette folie humaine qui occasionna tant de massacres pour préserver sa culture en transcandant les limites de la foi noyée dans des bains de violence.

La survie par le livre ancestral qui nous ramène au point Antique et nous fait comprendre par la pensée que la recherche de soi s'effectue à travers les autres et ses origines. Mieux se connaître pour devenir un homme.

Un jour, ce problème de personne, cessera-t'il par le dialogue et l'ouverture d'esprit ?

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Notes

30 millions de dollars de dons sont versés par mois à la congrégation.
187 500 000 euros fut mis à la disposition de l'Opus Dei espagnole, en 1985, par Rome.
15 000 000 euros sont les revenus mensuels qui reviennent des salaires des membres numéraires, en 2006.

18 750 000 euros ont été mobilisés pour aider à finir la construction du sanctuaire de Torreciudad en Aragon en 1975.

Surnom donné en Espagne : "Sainte Mafia".

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Lecture

. Saint Rosaire de Josémaria Escriva. Lecture qui s'articule sur la communication au lecteur la découverte de Jésus, Marie et Joseph par des faits dont elle se référe et qui vise à amener le lecteur à être récepteur et le plonger dans la contemplation et le recueillement.

."Camino" en 1934 de Josemaria Escriva de Balaguer
. "Le chemin de la gloire" de Peter Herter, théologien et  journaliste allemand qui traite l'Opus Dei depuis une trentaine d'années.

. "L'Opus Dei et son fondateur Josemaria Escrivà de Peter Berglar -Editions MAME-

.  "Pie XII et le IIIème Rech" de Saul Friedländer - Editions : Seuil - 1964    2010 (F)

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A voir

A Sarragosse, la Basilique de Notre Dame du Pilier, joyau d'art baroque fut construite sur le lieu où la Vierge apparut à l'apôtre Saint-Jacques pour l'aider à évangiliser l'Espagne. (au sommet du pilier ou colonne)

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Autres lieux

Sanctuaire "Fatima" au Portugal
El Rocio en Andalousie (Espagne, province de Huelva)
Monastère de Montserrat à Barcelone (Espagne)
Lourdes (France)
Saint-Jacques-de-Compostelle (Espagne), étape finale du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle.
Basilique de Nuestra Senora del Pilar à Sarragosse.

Segrada à Barcelone

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Vierge noire

Les vierges noires sont la représentation de la nature "Terre mère"  et donc universelle. Le noir donne la vision de la terre qui est la substance universelle, les veines sont les rivières, le sang est l'eau essentielle, les seins sont les montagnes, le ventre est les entrailles qui représente la toute puissance de la fécondité de la nature et la force de reproduction.

Elles sont présentes dès le XIème siècle depuis les cultes antérieurs qui datent du néolithique. Elles sont la continuité de culte basé sur la Nature et donc dit "Païen".  Marie nous nourrit de sa sagesse et guérit de tous les maux.

Sanctuaire de Montgrony
Artémis à la villa d'Este (Italie, Rome)
Vierge de Lorette à Ancône
Vierge noire des Saintes-Marie-de-la-Mer

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QCM

. Société Secrète ? NON, car les membres de cette organisation propre avait l'obligation de ne pas dévoiler leur appartenance au groupe par peur des persécutions religieuses jusqu'en 1982.

. Le Prieuré de Sion existe-t'il ? NON, car c'est une société fictive qui émane de Da Vinci Code.

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Accès

Par le tunnel de Bielsa en arrivant de France, prendre la route verte qui mène à Barbastro (Aragon). Vous longez le barrage Mediano et son lac artificiel qui a depuis englouti le village de Mediano (1968).

Sanctuaire de Torrecuidad
22391 Grado, El (Huesca)
http://www.torrecuidad.org

On aperçoit sa silhouette de loin, car cette oeuvre de Heliodro Dols est impressionnante par son architecture résolument moderne fait fi dans un ensemble garrigueux sur son promontoire qui se mire dans les lacs vert turquoise alimentés par le barrage de El Grado.

Ce lieu fait partie de la communauté des communes de Somontano.

Carte_Torrecuidad

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Remerciements

  • Je remercie très cordialement Katia Blondeau, membre de l'Opus Dei en tant que numéraire auxiliaire pour ce moment donné à découvrir les principes de l'Opus Dei et les valeurs qui ont agrémenté sa compagnie.

  • Cet article fut cité le 7 mai 2010, sur le site de Henri Mondion.
  • Lexique

    ONU : membre de l'Opus Dei

    Membre : Toute sorte de personnes font partie de l'Opus Dei : des prêtres et des fidèles laïcs, des hommes et des femmes, des jeunes et des personnes âgées, mariées ou célibataires, de tous domaines d'activité et niveaux sociaux.

    Membre numéraire et agrégés : femmes ou hommes chargés de la formation des autres membres et de la direction des apostolats. Ils vivent le célibat apostolique. Certains sont ordonnés prêtres (2%).

    Membre numéraire auxiliaire : femmes chargées des tâches ménagères dans les résidences de l'Oeuvre.

    Membre surnuméraire : ils peuvent se marier et vivre en famille. Leur objectif est d'atteindre la sainteté personnelle par des pratiques ascétiques.

    Coopérateur :  sympathisant.

    Obra : ancien nom donné à cette organisation catholique née en 1928 en Espagne.

    _

    A voir dans le coin

    L'ermitage rupestre de San Martin du Alcanadre qui se trouve au fond d'un canyon
    Mallos de Riglos
    Monastère de la Pena

    _

    A venir sur "Impasse des Pas Perdus"

    Post sur l'Aragon pour découvrir ce paysage sauvage dont le relief gravite des chaînes de montagnes au Nord qui s'érodent pour former des canyons côté Sud.

    Vue des Mallos de Riglos avec ses magnifiques falaises de grimpe conçues en "poudingue"

    Le monastère de San Juan de la Pena où se loge la sérénité du lieu

    La vallée d'Ordesa et ses gorges "Vellos" qui vous envoutent. Elle se situe derrière le cirque de Gavarnie (France)

    Les thermes de Yesa qui promettent des fameux bains de boue naturels.

    Ainsa, jolie bourg avec une place unique

    Alquezar, ville surplombée par son monastère et ses canyons dans le Rio Vero.

    Le désert de Bardenas (Navarre, Espagne) avec le Castil de Tierra et son paysage de steppes, ses cheminées de fées, le "Barranco Grande" avec son labyrinthe de crevasses et en prime l'hôtel "Aire" dont les chambres en forme de cubes avec de grandes ouvertures rectangulaires qui cadrent le paysage pur et grandiose.

    Etang de Yesa

    _

    Bibliographie

    Visite le vendredi de la Saint-Georges, 23 avril 2010.

    .......................
    Carnet de voyages

    Traduction  : Français,  Allemand,   Anglais,
    Arabe,   
    Parution de l'article,  5 mai 2010
    Mise à jour  : 19 mai 2010

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Posté par PASPERDUS à 23:00 - Commentaires [5] - Permalien [#]
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Commentaires sur Les vertus de Torreciudad ou la rencontre de l'Opus Dei

    Un billet admirablement bien documenté sur un sujet fort méconnu, ma foi. Perso, je ne connaissais l'Opus Dei que par mes lectures de thrillers et je me doutais bien que sa réalité devait être tout autre. Merci pour ce partage et particulièrement ces superbes photos.
    (merci aussi pour ton vote noueux mais le jeu de Brune ne s'arrête que le 12, il y aura sans doute d'autres participations intéressantes)

    Posté par Ciorane, 09 mai 2010 à 14:53 | | Répondre
  • Hello,
    Très, très interessant! Je n'avais pas connaissance de ce sanctuaire. Je connais l'Opus Dei via des lectures, la plus récentes étant les nouveaux soldats du pape de Caroline Fourest. Tout sauf élogieux pour le fondateur de l'ordre... Ce qui est sûr, c'est que c'est un personnage fascinant.
    Paloma

    Posté par Paloma le chat, 10 mai 2010 à 22:08 | | Répondre
  • quelle surprise!!!

    Magalie est-ce vous l'auteur de cet article ?? Vous avez attisé ma curiosité et j'aimerai savoir qui se cache derrière ce blog???
    a bientôt, j'espère!! Katia!!

    Posté par Katia, 19 mai 2010 à 17:34 | | Répondre
  • Bonjour Pasperdu, merci de ta visite au musée et de nous faire dédcouvrir toutes ces merveilles.
    Je te souhaite une très belle journée.
    Cordialement,

    Posté par Muad' Dib, 22 mai 2010 à 08:08 | | Répondre
  • Pablo d'Aureilhan(France): j'ai visité en septembre de cette année2014 le monastère de Torreciudad il est fascinant et apaisant dans un décor de paradis.Ce blog représente un travail de haute qualité mais je trouve bizarre de ne voir aucune référence au franquisme..Opus Dei / Franco le "mariage" me semble plus que plausible...

    Posté par Pablo Aureilhan, 03 octobre 2014 à 09:55 | | Répondre
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