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Confiteor
Traduit du catalan par Edmond Raillard (Jo Confesso - 2011)Actes-SudParution : Septembre 2013782 p. 26 €Site de Jaume Cabré
Prix du Courrier International du meilleur livre 2013
Notation
Il n'y a pas de résumé exact de cet ouvrage. Seule ma capacité à s'adapter à la matrice de lecture me semble intéressante à présenter.
La fin du récit vaut le début, il faut donc l'avoir lu pour découvrir ce chef d'oeuvre. Il n'a pas de repère, c'est un roman rare, complexe dans sa lecture et qui exige beaucoup de concentration. Comme un chapelet, sa vie est confessée par bribes, plus ou moins longues et surtout inachevées, au gré de la mémoire et de l'oubli. La trame est l'histoire d'une famille érudite, passionnée d'antiquités qui s'enchevêtre avec l'Histoire européenne de l'Espagne dans les années cinquante dont les éléments font références à plusieurs époques : inquisition, nazisme, dictature franquiste. Le Vibrato d'un violon avec ses notes pures qui insuffle la douleur et exhale les sanglots. Le violon est la métaphore qui tisse le fil conducteur durant l'épopée de cinq siècles d'histoire et pas moins de six pays. Fabriqué à Crémone, aux XVIIIème siècle par Storioni, il symbolise les passions marquées par sa possession et les tourments qui amènent à l'obsession. Il rythme les 800 pages qui n'ont aucune chronologie.
Confiteor est l'histoire d'Adrià, un authentique surdoué, qui confesse ses pensées et ses connaissances érudites. Une réflexion sur l'amour trahi, l'amitié fidèle et l'être humain et ses mensonges. Nous cheminons au fil des situations dans les méandres de chaque personnage qui s'articule sur leur époque. Les personnages interviennent dans le roman, rentrent en relation avec Adrià, le héros qui prend une dimension essentielle avec son identité hors du commun.
Au final, un chef d'oeuvre absolu. A lire.
Résumé
Barcelone années cinquante, le jeune Adrià grandit dans un vaste appartement ombreux, entre un père qui veut faire de lui un humaniste polyglotte et une mère qui le destine à une carrière de violoniste virtuose. Brillant, solitaire et docile, le garçon essaie de satisfaire au mieux les ambitions démesurées dont il est dépositaire, jusqu'au jour où il entrevoit la provenance douteuse de la fortune familiale, issue d'un magasin d'antiquités extorquées sans vergogne. Un demi-siècle plus tard, juste avant que sa mémoire ne l'abandonne, Adrià tente de mettre en forme l'histoire familiale dont un violon d'exception, une médaille et un linge de table souillé constituent les tragiques emblèmes. De fait, la révélation progressive ressaisit la funeste histoire européenne et plonge ses racines aux sources du mal. De l'Inquisition à la dictature espagnole et à l'Allemagne nazie, d'Anvers à la Cité du Vatican, vies et destins se répondent pour converger vers Auschwitz-Birkenau, épicentre de l'abjection totale.
Confiteor défie les lois de la narration pour ordonner un chaos magistral et emplir de musique une cathédrale profane. Sara, la femme tant aimée, est la destinataire de cet immense récit relayé par Bernat, l'amie envié et envieux dont la présence éclaire jusqu'à l'instant où s'anéantit toute conscience. Alors le lecteur peut embrasser l'itinéraire d'un enfant sans amour, puis l'affliction d'un adulte sans dieu, aux prises avec le Mal souverain qui, à travers les siècles, dépose en chacun la possibilité de l'inhumain - à quoi répond ici la soif de beauté, de connaissance et de pardon, seuls viatiques, peut-être, pour récuser si peu que ce soit l'enfer sur la terre.
L'auteur Jame Cabré i Fabré a une écriture simple et met en exergue l'Art, la conscience qui confesse le mal jusqu'au pardon. Son oeuvre est dense comme une partition. Elle s'écoute et laisse une musique à l'histoire. Jame Cabré a inventé un nouveau style qui fait revivre et vivre l'histoire. Il expérimente une figure de style dans le narratif qui entraîne le lecteur par le biais du tutoiement ou du vouvoiement. Une oeuvre profonde qui raconte l'histoire humaine avec des scènes réfléchies qui nous donnent une analyse de la société. Un livre riche qui gagne à êre lu lentement, parfois avec des pauses afin d'ancrer les personnages et leur profondeur.
Jame Cabré est catalan. Huit ans de travail, une centaine d'intrigues, 800 pages et un seul genre littéraire à la "Cabré" !
Né le 30 avril 1947 à Barcelone. Il est licencié en philologie catalane à l'Université de Barcelone. Il a enseigné d'abord à Valence, puis à Terrassa. Il enseigne par la suite à l'Université de Llieda, dans le secondaire, mais se met en disponibilité. Membre de la section philologique de l'Institut d'Estudis Catalans. Membre du collectif Ofèlia Dracs (en 2007). Pendant de nombreuses années, il rédige des scenarii pour la télévision et le cinéma. Ses débuts en tant qu'écrivain l'amènent à composer des recueils de nouvelles tels que "Faules de mal desar" (1974) et "Toquen a morts" (1977), puis un premier roman "Galceran l'heroi de la guerra negra" (1978). Il donne des cours d'écriture audiovisuelle à l'Université de Llieda. Il collabore avec la presse écrite et notamment avec le journal Avui.
Les thèmes récurrents de son oeuvre sont la mémoire historique, l'impossibilité du pardon et la peur de l'oubli. Jaume Cabré aime se servir de l'histoire comme écrin à la littérature.
Prix d'honneur des Lettres catalanes en 2010.Prix Jean-Morer en 2014
Jo confesso" a été publié en 2011 en catalan. Il fut rédigé entre 2003 et 2011. Il fut traduit en français par Edmond Raillard, en 2013. Il est le dixième roman de l'auteur.
Traduit en français
La toile d'araignée (1984) - Editions du Chiendent (Perpignan)Voyage d'hiver (2001) - Recueil de 14 nouvellesSa seigneurie (2004) (publié en Espagne en 1991)- Editions Christian BourgoisL'ombre de l'eunuque (2006) - Editions Christian BourgoisLes voix du Pamano (2009) - Editions Christian Bourgois - Traduit par Bernard Lesfargues
Extrait
Rome n'était pas une fête ; c'était un chaos automobile dans une ville immense, sous la coupe de chauffeurs de taxi suicidaires, comme celui qui nous conduisit en un temps record de l'hôtel à la via del Corso, crucifiée par la circulation. (p. 372)
Le Mal se sert de la Peur et la Cruauté absolue. Sans doute pour être certains que nous nous emplissons de rage, les gradés nous racontent des choses épouvantables sur l'ennemi et nous avons tous envie de l'avoir en face de nous. (p. 431)
Au dix-huitième, si on n'était pas emperruqué, maquillé, avec des talons et des bas, on ne vous laissait pas entrer dans les salons. Aujourd'hui, un homme maquillé, avec une perruque, des talons et des bas, on l'enferme en prison sans lui poser la moindre question. (p. 594)
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Biblographie
Lecture de mars 2015
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Traduction : Français, Allemand, Anglais, Arabe, Hollandais Parution : dimanche 29 mars 2015Mise à jour : 29 mars 2015
La Maison Carrée est l'oeuvre des romains. Ils sont passés par Nîmes. A chacune de leurs étapes, ils ont bâtis, construits, édifiés des monuments qui sont de nos jours célèbres par leur structure et offrent un riche patrimoine. Elle fait partie des symboles emblématiques de Nîmes, comme les arènes et le crocodile enchaîné au palmier qui représente la victoire d'Octave.
Pourquoi "Carrée" ? En effet, chaque édifice est de forme géométrique. Et dans l'ancien français, chaque bâtiment qui portait quatre angles droits était désigné par le mot "carré". Il en va de même pour le rectangle que l'on nommait "carré long" et notre "carré" actuel était appelé "carré parfait" ! Ce nom date du XVIème siècle.
La Maison Carrée peut s'énorguiller d'être le seul monument romain aussi bien conservé !
Tout comme Rome, Nîmes est entouré de sept collines.
Ce temple fut édifié par Auguste à la gloire de ses fils et petit-fils Lucius Caesar et Caius Julius Caesar qui étaient les fils de sa fille Julia (Livie), mariée à Marcus Vipsanius Agrippa (né en -63 av. J.C.-) en deuxième mariage en 21. Sa fille a eu cinq enfants avec Agrippa. Son gendre décéda en mars (après 37) et fut enterré dans le Mausolée d'Auguste face au Panthéon. Auguste adopta les enfants pour les faire héritier. Auguste, aussi appelé "Octavia" conquis l'Egypte aux années 30. Il avait pour ami Agrippa, vainqueur de "Actium". Ils étaient partenaires d'une république traditionnelle. Octave devient commandant de la légion romaine et reçoit le titre d'Auguste que l'on peut traduire par "Majestueux" ou "Vénérable" et garde le consulat jusqu'en 23. Auguste était le fils adoptif de son grand oncle "Jules César"qui fut assassiné. Auguste est le 1er Empereur, mais ne veut pas que ce pouvoir soit assimilé à celui de roi, pour cette raison. Il se contenta des insignes magistratures pour acquérir les symboles de son pouvoir personnel. Le pouvoir absolu était sous le titre de républicain. Auguste reçu le titre de "Père de la Patrie" en 2 avant J.C.-.
Nemausus, cette cité fut fondée par l'empereur Auguste sur la Via Domitia qui relie l'Espagne à Rome. Nemausus vient du nom celte "Nem" qui signifie "lieu sacré". "Nemoz" est le Dieu de l'eau et les Gaulois avait donné ce nom à la source de la ville. Les romains s'inspirèrent de ce nom pour nommer la ville Nemausus. Plus tard, en langue occitane, l'on retrouve "Nimes" ou "Nemze".
Malgré les guerres de religion, les invasions des Vandales, des Wisigoths, des Sarrasins et l'instabilité politique qui donnera la protection de la ville à maintes régions, les monuments ont défié le temps comme le Pont du Gard.
La Maison Carrée est l'expression du pouvoir, de l'autorité publique du nouveau régime politique. Elle fut construite en -16 -12 av. J.C.- par Marcus Vipsanius Agrippa, fils de Lucius qui avait créé le Panthéon à Rome.
Les prêtres gaulois, les Druides prêchaient dans les forêts, tandis que les prêtres romains élevaient des temples.
Son style hellenique est inspiré par les temples d'Apollon et de Mars Ultor à Rome. La grâce athénienne apparaît dans les chapiteaux. D'une longueur de 26 mètres sur 15 de large, il s'élève à 17 mètres de hauteur. La construction s'élève sur un podium et de sa hauteur, elle embrase l'esplanade et domine le forum qui était le centre administratif et le coeur économique de la ville antique.
Un tiers de sa longueur est le vestibule qui est ouvert sur 3 côtés dit "pronaos" et qui laisse place à la chambre de la divinité, dite "Cella" pour le reste du bâti. Le vestibule comporte 10 colonnes dont 6 sur la face. Au milieu du fronton, il n'y a point d'ornement. La frise et l'architrave sont simples. Le plafond du vestibule est décoré de caissons carrés en pierre de taille sculptés de motifs. Aucune statue vient enrichir le vestibule.
La chambre comportait un puits qui fut utilisé jusqu'au XVIIème siècle. Il fut bâti par les romains.
Aucune ouverture ponctuée les murs, la seule lumière qui pénétrait venait du haut et surtout de la porte d'entrée. La porte est d'une hauteur de 7 mètres. Elle était protégée par des volets.
Les pierres des murs proviennent de la carrière de Sernhac, proche de Nîmes.
L'escalier qui mène au vestibule comporte 15 marches, alors qu'à l'origine, il y en avait douze. A l'époque antique, le nombre de marche était toujours impair car il fallait commençait du pied droit et finir la montée sur ce même pied droit. Le pied gauche était un mauvais présage.
Les colonnes sont cannelées et chacune comporte 24 cannelures. Le mot "Ornementa" dans l'antique correspond aux trois parties qui ornent la colonne, soit l'architrave, la frise et la corniche. L'ordre corinthien n'a pas d'ordonnance spécifique. Les colonnes sont d'une hauteur de 8 m. 96. Elles sont au nombre de 30 et à égale distance. Elles sont toutes dans le même style corinthien. Elles sont formées par plusieurs pièces dont les joints sont à peine visibles. Leur base est composé de quelques astragales. Les dix premières font parties du vestibule et sont indépendantes. Les autres sont dites engagées car intégrées dans les murs. Les pierres des colonnes proviennent de la carrière de Lens, proche de Nîmes.
Les chapiteaux sont d'ordre corinthien canonique. Ils sont taillés à feuille d'olive. Ils sont ornés de feuilles d'acanthes et chaque face comporte en son milieu une rose. La feuille d'acanthe représente la puissance vitale. Pour Auguste, elle est le symbole de la renaissance de Rome et de son entrée dans un nouvel âge d'or. Sur les chapiteaux, l'acanthe conserve une souplesse naturelle. Cette végétation luxuriante couronne le temple et donne l'impression d'une richesse et d'une vitalité inépuisables, même si elles sont rigoureusement disciplinées.
La corniche est agrémentée d'une frise sur trois côtés du bâtiment. La frise est le couronnement qui sert de support à divers motifs, aussi appelée le "bandeau royal" (fascia regia). Le mot "frise" vient de "phrigium" (opus) qui désigne en grec un morceau de tissu ou la frange d'un vêtement. Le mot "fregiare" veut dire décorer. Le mot français "frise" vient du mot latin "phrygio" qui signifie un "brodeur" et les brodeurs représentent des animaux, des plantes...
Les modillons qui soutiennent la corniche sont également sculptés de feuille de chêne. Il y en a trente le long de la base du fronton de la façade. Les modillons sont aussi appelés "mutules". Sur la corniche de la Maison Carrée, les modillons sont à contre-sens.
La cymaise qui orne la partie supérieure de la corniche comporte des mufles de lions.
L'acrotère mesurait 17 mètres.
Le toit est recouvert de tuiles couchées qui s'enclavent les unes dans les autres.
A l'origine, sur le frontispice de La Maison Carrée, en lettres de bronze était mentionné une dédicace qui expliquait le rôle de l'édifice : "A Caius Caesar Consul et Lucius Caesar consul désignés, fils d'Auguste, princes de la jeunesse". Aujourd'hui, seules les marques des tenons de scellement qui garnissaient les trous remplis de plomb sont visibles. L'usage de cette méthode pour les inscriptions murales a été aussi utilisé pour le portique du Panthéon et pour le temple de la Concorde à Rome. Le relevé des marques de fixation a permis en 1758 à l'archéologue nîmois : Jean-François Séguier (1703-1784) de décrypter le texte original. Auparavant, le chevalier "Lorenzi" avait vainement essayé.
Sur le côté Ouest, est noté "Réparée par la munificence du roi et l'argent offert par les itoyens, 1822".
En 1015, le temple abrita la résidence du chanoine Pons, dite "salle du Capdueil" qui deviendra au XVème siècle, l'Eglise St Estienne de Capdueil. Le mot "Capitole" lui était désigné (du mot latin "Caput" et dit "Capitolin" car on y trouva une tête d'homme). Le capitole représentait pour l'archéologue "Auguste Castan, l'insigne de la dignité de sa colonnie, soit le prestige de la majesté romaine. Il n'est pas prouvé que le temple de Nîmes représentait un capitole de ce fait. La résidence était précédée d'une cour et d'un portique.
Au XIVème siècle, la résidence est entre les mains des Imbert de Capduel, puis à Pierre Du Puy et enfin à Jean Vidal, avant de passer à Pierre Boys (Buys).
La Maison Carrée fut transformée en maison consulaire jusqu'en 1540 et portait alors le nom de "Capitole" ou "Cap-duel", c'est-à-dire la maison des consuls propre aux échevins du Midi de la France sous la royauté.
Au XVIème siècle, elle appartenut à Pierre Boys, fils de Louis et de Galbouze Vidal. Il est laboureur et l'échangea aux consuls contre un local plus vaste, situé près de l'actuelle tour de l'Horloge. Ce nouveau propriétaire fit construire une maison sur deux étages attenantes à la façade sud de la bâtisse. L'escalier d'accès entaillait deux ou trois colonnes. Sur la façade nord, il adjoignit un pigeonnier.
La Maison Carrée fut convoitée en l'an 1576 par la Duchesse d'Uzès, Louise de Clermont-Tonnerre, pour en faire le tombeau de son époux, Antoine de Crussol qui décéda le 15 août 1573. L'amiral de Brueys était établi à Uzès à l'époque. Elle fit des propositions aux filles héritières de Pierre Boys, Mesdames de Seynes et de Valeirargues, par l'intermédiaire des consuls de Nîmes qui en avaient le bail. Les propositions n'urent pas de suite. Louise de Valeyrargues hérite de La Maison Carrée.
En 1591, la maison mitoyenne s'écroula.
En 1626, Louise de Valyrargues nomma sa fille Marguerite, légataire universel ; ce testament donna le titre de propriété de La Maison Carrée. Marguerite avait épousé Tristan de Brueys en 1585, Seigneur de Saint-Chaptes. La commune de Saint-Chaptes se trouve entre Nîmes et Uzès. Veuve en 1617 avec dix enfants. En 1630, La Maison Carrée appartient à un des fils, Denis de Brueys. En 1647, Denis de Brueys vint à décéder et son fils Jean-Félix de Brueys en hérita.
En 1650, Gabrielle de Brueys obtint par jugement la jouissance de La Maison Carrée.
Elle appartient toujours au Sieur Jean-Félix de Brueys, Seigneur de Saint-Chaptes. En 1714, elle subit les pires outrages de devenir écurie. Une entaille oblique sur les colonnes de la façade du pérystile fut faite pour aménager un auvent pour les bestiaux.
Puis vint l'époque ou Colbert en 1669, voire Louis XIV eurent l'idée de transporter pierre par pierre, la Maison Carrée dans le parc de Versailles. Une délégation d'architectes se serait rendue sur place pour constater que ce projet ne pouvait se faire car de trop grande ampleur, vu le mauvais état de l'édifice.
Elle fut cédée par Jean-Félix de Brueys et Gabrielle de Brueys (veuve de Benoît de Borne), aux moines augustins le 28 mai 1670 pour tenir d'église. Ils projetaient de construire un couvent à côté. Jean-Félix de Brueys reçoit 5600 livres pour payer ces créances et faire arrêter la saisie de tous ses biens, obtenue par sa tante Gabrielle de Brueys à qui il doit 2000 livres de sa dot, plus les intérêts et frais divers.
La Maison Carrée devint sous la surveillance du Roi et l'on fit démolir les maisons contigües en 1691. L'intendant du Languedoc essaya de récupérer le monument pour le Roi, mais les Augustins obtinrent gain de cause en 1672, en présentant leurs titres de propriété. Ils purent ainsi effectuer leur travaux avec l'autorisation du Conseil privé du Roi. En 1683, ils entâment les travaux pour convertir La Maison Carrée en église. Les frais dépassèrent leur budget et ils obtinrent une aide financière de la province pour terminer les travaux. Les travaux furent donnés à Dardailhon qui refit dans un premier temps le revêtement du podium, l'escalier. Dans un deuxième temps, la base des colonnes fut revue. En 1688, deux maisons qui s'appuyaient sur la façade sud furent détruites. En 1691, l'église prit place dans la cella du temple, les travaux prirent fin. Un choeur, quatre chapelles latérales, des tribunes desservies par deux escaliers, un caveau funéraire pris place en dessous du choeur avec une forme demi-circulaire. Le caveau fut relié à une cave située sous le péristyle. En 1702, le bâtiment fut à nouveau restauré. Les travaux entreprient consistaire à consolider le socle de 7 colonnes par leur remplacement et de refaire la toiture. 1714, 1745, du plomb fut utilisé pour protéger les corniches des frontons. 1764 mit fin aux déprédations des religieux qui recherchaient un trésor dans les soubassements.
De 1778 à 1781, J. Fr. Séguier restaura le mur de la Cella et les colonnes qui y sont engagées, puis des chapiteaux et de la corniche.
1787, le représentant du Roi essaya de conclure avec les Augustins pour que le monument devienne le lieu de réunions de l'Académie de Nîmes. L'échange proposée était la maison de Séguier, léguée après sa mort à l'Académie. Les démarches n'aboutirent à rien et un arrêté royal fut pris pour le transfert du couvent sur un autre site. Les négociations étaient forts engagées au moment de la Révolution. Elle fut vendue comme bien national.
A cette période de révolution, elle ne servit qu'à entreposer des bottes de foin et des sacs de blès.
En 1791, la bâtisse devient jusqu'en 1802 l'administration du Directoire et prend la forme de la première préfecture du Gard. De 1802 à 1805, elle abrita les archives.
En 1806, la chapelle et le couvent furent démollis.
De 1816 à 1822, des travaux de restauration virent le jour afin de consolider le monument. La toiture fut refaite dans des matériaux plus légers et le revêtement du podium repris son origine.
De nos jours, elle est devenue un musée depuis mars 1824. En l'honneur de la visite de la Duchesse d'Angoulême en 1823, le musée fut appelé Marie-Thérèse et fut destiné aux peintures et sculptures.
En 1875, le musée se transforma et servit exclusivement à l'archéologie. Deux doliums prirent place de chaque côté de la porte.
Depuis 1988, le musée sert temporairement pour des expositions.
En 1990, un des doliums fut brisé.
La Maison Carré fut usitée tout au long des époques, ce qui a permis de maintenir sa conservation.
La Maison Carrée fut classée monument historique en 1840.
La porte actuelle a été réalisée en 1824. Elle est de forme carrée et très élevée. La porte est entourée de pilastres.
La toiture fut restaurée en 1992.
La place actuelle fut réaménagée en 1993 par l'architecte en charge des travaux du nouveau musée d'art contemporain : Lord Norman Foster. A l'origine, sur l'emplacement du nouveau musée se trouvait le théâtre. Les vestiges de le théâtre ont été déplacés sur une aire.
2006-10, la façade a repris de la jeunesse par un entretien qui lui permis de retrouver sa couleur d'origine. Certaines pierres ont été restaurées par les ateliers "Bouvier".
Vous pouvez découvrir toute l'histoire de la Maison Carrée sur son site :
http://www.maisoncarree.eu/
Note
Thomas Jefferson (1743-1826), Président des Etats-Unis, avait étudié le dessin et cherchait une solution architecturale pour la Virginie. Il visita la Maison Carrée en présence de Charles Louis Clérisseau et le monument l'inspira et servi comme modèle à la construction du Capitole de Richmond, siège du gouvernement de l'Etat de Virginie et à de nombreuses réalisations.
Situation
Nîmes, rue du Général Perrier
Visite le samedi 14 mars
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Traduction : Français, Allemand, Anglais, Arabe, Hollandais Parution : Samedi 14 mars 2015Mise à jour : 14 mars 2015