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24 avril 2011

La forêt des tristesses infinies - Ida ESCURIER

 

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Aujourd'hui Pâques a emporté Ida. Les cloches, ce matin, n'ont pas sonné pour me l'annoncer. Elle est partie discrètement dans son sommeil, ébranlant des souvenirs propres à son entourage.

Ida n'était pas une personne résignée. Ida, forte de sa vie aux multiples facettes malgré ses 89 ans, pouvait encore clairement vous raconter chaque particule qui composait son vécu. Les dates n'étaient pas enrayées, chaque anecdote se juxtaposait dans le film de sa vie. Ce matin, 24 avril 2011, ce fut sa dernière heure.

Elle nous dit aurevoir, nous fait traverser la Méditerranée pour y déposer son nom à jamais gravé sur cette terre qu'est l'Algérie où elle séjourna et y laissa des attaches, des amis français ou algériens. Et au détour de ses aventures, nous ramène au souvenir de Gillette VEAUTE qui l'accompagna durant les événements d'Algérie, après la perte prématurée de son époux.

Le sol qui l'a vu naître en la commune de Saint-Denis-en-Margeride (Lozère) ne la laissait pas indifférente malgré ses attaches particulières à Montpellier où elle séjourna dès la retraite. Deux frères, des neveux Armand et Marcel, des nièces sont ses sources parentales. Sa famille s'agrandit au travers des branches qu'elle épouse DOUMERGUE, DUPOUY.

Ida veuve, Ida la rapatriée, Ida femme de militaire, Ida seule, Ida ma tante.


Sa famille Doumergue de Montpellier 
Sa famille ESCURIER de Saint-Denis-en-Margeride
Sa famille Domergue de Mireval
L'ensemble de la famille, amis et proches 

ont la profonde tristesse de vous annoncer le décès de :

Ida ESCURIER
Le Clos de l'Etoile
Bât. H1
Rue de la Figairasse
34000 MONTPELLIER

 

Elle s'est éteinte ce dimanche 24 avril 2011 au matin (8H40) à l'hôpital après avoir été hospitalisée vendredi dernier pour des problèmes de tension. 

Visites au défunt : Grammont - Salon Lozère à compter du 25/04/2011 à 14h00

La cérémonie religieuse aura lieu mercredi 27 avril 2011 à 10h30
en l'église de Gramont - Montpellier (34070)

suivie de l''inhumation qui aura lieu à 11h30 au Cimetière Saint Lazare de Montpellier dans le caveau familial.  

Cimetière Saint Lazare
2 RPT du Souvenir français
340O0 Montpellier

Concession : Secteur R- du pourtour N° 59

Remerciements

Très touchés par vos témoignages de soutien et de sympathie, nous vous adressons nos sincères remerciements.


Expression

 

"Si la matière grise était plus rose,le monde aurait moins les idées noires" de Pierre DAC


 

Une vie décrite par petite touche

Naissance le 3 mars 1922 à Saint-Denis (Lozère) de Ida, Gabrielle, Marcelle ESCURIER

Fille de Pierre, Claude ESCURIER

et de Marie, Marguerite, Alix BARRANDON

ESCURIER_Ida__01  ESCURIER_Ida_02  ESCURIER_Ida__03

Elle vit 7, place Aristide Briand à Montpellier

Mariage avec Jean Roger DOUMERGUE à Montpellier, le 25 juillet 1942.  Il est le fils d'Alfred Marius Calixte Doumergue et de Flavie Léontine Gratuze, son épouse.

1945, Roger est militaire et est affecté en Algérie. Ils sont domiciliés 51, rue Luciari El Biar à Alger.

Leurs amis sont les familles Jean & Gilette VEAUTE, André & Huguette GRATUZE, Marcel & Jacqueline VALLET (aviateur), le Sergent-Major Manuel BERENGUEL, Henri GIRARD (Adj. Chef), le Lieutenant Paul TURCAN, la famille Lucien MORALES, René CARBONNE...

1955, Roger est déclaré victime de guerre et devient invalide. Il change de profession, en tant qu'ancien combattant, pour comptable.

1957, ils sont installés à Cité Brossette - Bât. A - HUSSEIN-DEY (ALGER). 

Décés prématuré de son époux, le 13 janvier 1960 à Alger à l'âge de 41 ans (né le 29 octobre 1919 à Lepuy dans la Hte Loire). Son corps est ramené à Mireval où il est enterré. Elle n'a alors que 38 ans.

Ida DOUMERGUE, veuve, reste en Algérie et travaille comme secrétaire dans une Société Algérienne du Mobilier, 9, rue Arago à Alger.

La guerre se durcit. Elle aide la famille de Jean VEAUTE dans les établissements NIAGARA & André ferrasse & Fils (12, rue Colonna d'Ornano à Alger).

Souvent, elle se retrouve chez la famille VEAUTE. Elle affectionne le petit Lucien qui grandit en sa présence.

1965, retour à Marseille chez Gilette VEAUTE qui l'accueille.

Mémé Alix vient vivre à Montpellier auprès de sa fille. La tante Dorothée habite pas très loin. 

Rencontre avec Jean DUPOUY. Ils vivent ensemble et décide de se marier le 19 mars 1983 à la mairie de Lyon, avec Jean, Edouard, Bernard DUPOUY. La cérémonie religieuse a eu lieu à l'église avec le frère Jean, ce même jour.

Jean est attaché à son village d'Augnax dans le Gers où sa soeur vit. Les vacances leurs permettent de se retrouver. Au retour, ils ne manquent pas de s'arrêter à Carnon, pour profiter de la compagnie d'Yvette. Une halte est faite chez la cousine Elisabeth, sa fille Hélène et le petit-fils Jean-Baptiste à Montpellier ; Puis à Orange, chez les cousins Dédé & Huguette GRATUZE. 

Sa nouvelle vie l'amène à arpenter toute la France auprès de son mari, Commandant, dont la carrière militaire impose des changements de domicile chaque trois ans. Elle habite donc à Avignon en 1968, Sarrebourg 1970, Epernay 1973, Paris 1974 domiciliés à Bois d'Arcy où ils achètent un logement, Nancy, Lyon en 1983, ...  et les amis rejoignent la liste des amis déjà établis. La famille PLANTAIN à Montrison (Loire), la famille MAISANT (Rennes), la famille LAYRAC, la famille BARRE ...

1967, Marseille.

1985, retraite à Montpellier.   

1985, Jean DUPOUY divorce avec Ida. 

Ida reste chère aux quinze années passées à ses côtés. Ses proches sont Yvette DE BOCK, née DOUMERGUE, son époux Adrien DE BOCK, Gilette et Jean VEAUTE, Lucette & Marc, Elisabeth et ses deux filles, Marie-Jeanne & Robert, Emilie & René, Renée FOURNOL, veuve Maurice DOUMERGUE, ses neveux côté DOUMERGUE. Ils sont nombreux Dominique, Alain, Christian, Hélène, Jean, Annie, Frédéric...

Par alliance, elle intègre la famille DE BOCK auprès de Viviane et Eliane,  soeur et belle-soeur d'Adrien, puis leurs enfants.

En Lozère, elle retrouve sa famille natale en la présence d'Alice ESCURIER (née Alice PAGES), Huguette, ses neveux côté ESCURIER. Ses deux frères Aimé et Louis sont décédés. Aimé décède à l'âge de 25 ans. Louis eut deux fils, ses neveux : Armand et Marcel qui sont malheureusement décédés.

Marcel (1931-2001) a eu deux enfants, Didier et Yves ESCURIER qui sont ses neveux au 2ème degré.

Armand épouse Alice. De cette union, trois enfants dont Marc (né en 1956), Isabelle (née en 1958) et Frédéric (né en 1966) qui sont ses neveux au 2ème degré. Marc a deux enfants dont Magali ESCURIER. Il est maintenant à la retraite. 

Du côté de sa maman Marie, Alix BARANDON, il y avait deux soeurs dont Dorothée et des frères. Robert et Serge BARANDON localisés sur Montpellier sont des cousins éloignés. Elle connaissait Jany BARRANDON, de la famille de Jean-Baptiste BARRANDON. Pierre et son fils Louis BARRANDON, natifs de Saint-Denis-en-Margeride (48700 Lozère) sont décédés. Il y avait également Marcel BARRANDON qui habitait 2 rond point d'Assas à Montpellier. René Barrandon qui avait fait sa communion en la Paroisse Ste Thérèse à Montpellier, le 17 juin 1954. Et également, Roger Barradon dont la communion solennelle eut lieu en la cathédrale St-Pierre, le 13 juin 1940.

Elle a toujours une pensée pour cette partie de sa vie qu'elle a laissée en Algérie et aime se retrouver en la présence de Lucien VEAUTE. Cet homme déjà grand qu'elle a connu durant son enfance en Algérie qui lui rappelle les bons souvenirs. Malgré l'éloignement, elle ne manque pas de nous rappeler ces bons moments.

Ida a de la famille mais elle aime les voyages. Dans son listing, le Canada avec les chutes du Niagara, les Etats-Unis en 1985, Montserrat (Espagne), le tour de France avec St Laurent du Pont chez Marie-Louise en septembre 1969, l'Ile aux moines en mai 1989 avec Vannes, Trebeurdin, les granits roses de Perros Guirec,  puis en juin chez Suzette, en septembre chez Lily en Lozère, Montbrison chez Raymonde Plantain avec visite du village fleuri de Jas en octobre, chez les PAULAIN-CADILLAC à Crémieu où elle retrouve son filleul, en novembre St Etienne d'Issensac avec Elisabeth, sa cousine. Visite en 1990 de Nice, en mars 1990 avec Lily elle visite sa région avec la Grande-Motte, Palavas, Antigone à Montpellier, St Jean du Gard en juillet, puis en août va chez Solange et Christian où elle retrouve Marius et Odette. En 1991, elle retrouve comme chaque année Lily en août, ainsi que ses deux soeurs Marilou, en septembre elle va chez Suzette à St Gély du Fesc, en octobre elle retrouve le soleil à Playa de Haro (Espagne).

Et l'année suivante en octobre 1994, elle visite la Dordogne, un petit tour à Sarlat, Rocamadour, la Roche Cazat.

En mai 1995, elle se rend au Castelet. En mars 96, à Argelès...

Elle intègre le club des "Echos d'Alger" qui lui permet de retrouver les Héraultais revenus de l'autre côté. Elle fait également des voyages avec ce groupe qui lui permet de découvrir la Tunisie en compagnie de la famille VEAUTE.

Ida est à tous les mariages. Celui de Magali & Frédéric en 1983, celui de Robert VALLET & Françoise, le 4 août 1984 à Aix-les-Bains, du fils CORNET le 29/09/1984, de Françoise & Christian en février 1988, d'Aline en juin 1990, Françoise en mai 1996, mais également celui de Thierry et Jacky GUARDIOUX-DUBUISSON en avril 1998.

Ida seule. Ida a vu partir son premier époux, Jean Veaute vers 1996, Gilette Veaute en xxx, sa belle-soeur Lily, son beau-frère Adrien, son autre beau-frère René, son autre belle-soeur Yvette en juillet 2006. 

Ida aime danser. Ida ne manquait pas un mardi au club de danses où elle entraînait tout son petit monde dans les salsas, les tangos et les pasos dobles. Sa vie était rythmée par cet engouement.

Ida et les animaux ! Ida était rangée, soigneuse. Ces adjectifs n'allaient pas avec le mot "bête". Elle semblait ne pas affectionner leur présence. Et pourtant, dans son carnet de photos nous retrouvons la présence de Betty (chienne lozérienne), de Wolf (d'Orange).

Ida fait des connaissances. Dans son quartier, elle fait vite connaissance avec Toinon, Paulette, ... et ses journées sont cadencées par l'appel du matin comme à l'armée (bien sûr, je parle de Lucette), un peu plus tard Paulette lui rendait visite. Puis avec l'âge, se rajoute la visite du kinésithérapeute, Monique et Kadija pour la seconder dans le travail quotidien. L'après-midi, des parties de cartes interminables se passent soit, chez elle, soit chez les voisines où viennent se rajouter la présence d'Yvette, Lucette... ses compagnes fidèles.

Tant que la voiture connaissait la route, les visites hebdomadaires étaient planifiées chez Elisabeth sa cousine. Un peu plus tard, elles furent espacées mais avec la compagnie des proches, elle se permettait de venir lui rendre visite à l'impromptu. Ces moments rendaient heureuse Elisabeth et Ida fidèle se sentait bien.

Ida et les pique-niques. Ida aimait organisait des piques-nique qu'elle appréciait par la présence d'Elisabeth, Lucette, les deux Yvette, Lily... De temps en temps, lors de ces manifestations, elle rencontrait son beau-frère Robert, toujours en marche vers la Sérane. 

Ida la Tata. C'était un rituel. Tout le monde connaissait quelque soit la famille, Tatie Ida. Elle n'était pas dispersée mais elle avait une grande famille. Demandez à Marc & Marie, à Lucette, à Frédéric & Magali, à Alexandre, à Dominique(e), à Hélène & Jean, à Annie... ils vous parleront de Tatie Ida.

 

Mémorandum

Sa nièce

J'ai débroussaillé les souvenirs, fouiner, affronter le passé, humer la poussière salée de l'abandon pendant des heures pour envelopper sa vie dans ce texte, refuge du temps, sans trop réfléchir...

 

1932, petite fille dont les parents tiennent un restaurant "la Barraque du Bouvier" en Lozère.

1959, en Janvier, vacances dans l'Aveyron. Visite chez Yvette et Adrien qui habite 51 D, rue Elysée Chatin à Grenoble (38100). 13 juin, départ Alger. 29 juin, retour sur Montpellier. Juillet à Paris et visite chez Marcel. Le 25 juillet, ils fêtent leur quinze ans de mariage à Montpellier. Le 27 juillet, ils se rendent à Montaux, chez les cousins côté maman Gratuze. Le 28 juillet, ils vont du côté Doumergue à la maison du Causse du Larzac, La Vernede. Le 4 août, retour à Alger. Le 13 août, c'est le retour de la famille Gratuze à Alger. 26 août, c'est l'anniversaire de Mr Veaute, ils font des brochettes. Le 21 décembre, Roger lui offre une jolie veste en daim, en cadeau de Noël. Ils fêtent le réveillon à Oran avec Huguette et Dédé Gratuze. 27 décembre, ils promènent à Ain Franin (Oran) où Roger garde ses souvenirs de 1943. 30 décembre, c'est la fête de Roger, Ida lui a tricoté un pull, il fête St Roger avec Louise. Réveillon chez eux.

 

1968, en avril, ils se rendent à Montpellier voir sa mère, puis à Augnax pour voir la belle-mère. Jacqueline est déposée à Toulouse. 19 mai 68, sa mère est hospitalisée, elle est prévenue par Marinette. 24 mai 68, journée de grève générale, Ida passe la journée au balcon à brûnir. L'essence se fait rare, gare Ida, sans essence, pas de promenade. 25 mai 68, Ida se procure un peu d'essence. 2 juin, promenade à la Ciotat. Jean travaille à Entraigues. Décés de Flavie Gratuze, épouse DOUMERGUE, le 21 juin 1968 à 9 heures à Montpellier. 2 juillet, chez Gilette, Lucien et Marie-Claude sont là. Le lendemain, Arcachon, repas est accompagné d'huîtres et moules. Le surlendemain, visite chez Anne-Marie Verbruge. Retour à Augnax. 13 juillet à Montpellier, 14 juillet à la Ciotat, 15 juillet Hyères, 22 juillet : La Capte, le lendemain : Le Lavandou, le 24 juillet : Bormes-les-Mimosas puis le lendemain retour à La Capte. Visite de l'Estagnol puis Marseille chez les BARRE Huguette, Annie... au retour. 15 août à la maison. Septembre, visite à Montpellier sur les tombes de Mireval et Montpellier, puis à la maison de retraite de Campériol, pour voir papa. Visite de l'oncle Rodier. Déménagement le 24 octobre de Marseille pour Avignon. 11 novembre, défilé à Avignon. "Tantoune" vient passer un mois à Avignon. Roger Warren ne va pas bien. Il décéde le 22/12/1968. L'enterrement eu lieu le lendemain à 15h30, le 23/12/1968. Réveillon chez les Veaute à Marseille. Jour de Noël avec Huguette Barre. Le 31/12/68, il neige. Réveillon du jour de l'An, chez les Reynaud, avec Huguette et Annie.

1969 Repas du 1er de l'An avec Huguette et Annie. Le 2, Ida est avec Robert et Marinette à Avignon. Le 3 avec les Veaute qui annoncent la naissance le 1er janvier 1969 à 0h15 de leur petit fils (Montélimar). Le 4, visite à Montélimar pour voir le petit. Le 5, à Fontaine-de-Vaucluse avec Jean et Gilette. Visite en mars de St-Michel de Frigolet. Visite à Montpellier et repas chez Lily qui lui apprennent le mariage d'Hélène pour le 17 avril. Le lunch se déroule au Ragagnou. 26 avril, départ pour Beauregard avec arrêt au Puy, chez Yvonne. Le lendemain, rencontre de Louis, son frère. 2 mai 1969, Ida travaille à AFDP à Avignon. Grillade à Gordes avec les Reynaud et les Foulquier, le 15 mai. 25 mai, visite de Monaco. Le 26, Montecarlo. 5 juin, retour, chez elles, de "Tantoune" et mère d'Ida. 8 juin 1969, c'est la communion de Robert Gratuze à Orange. 15 juin, Jean lui annonce la mutation à Sarrebourg. Robert, son beau-frère est rentré en clinique pour son oeil. Permission de Jean en Juillet. Visite à Palavas, chez Huguette et Dédé. Puis chez les Barre à Marseille avec la venue d'Annie et Fabienne. Son "Papa" sort de la clinique, le 18 juillet 1969. 25 juillet, dernier repas à la maison avec les Raynaud, Foulquier, Gratuze. 30 juillet, déménagement. Lucien Veaute et Marie-Claude sont venus les voir le 10 août 2011, cela fait plaisir à Ida qui n'a pas le moral d'avoir quitté la région. Le Sud manque. 4 octobre, ils vont chez Lucien. Départ début Novembre pour Strasbourg, puis Baden-Baden. 11 novembre, défilé. 21 décembre, Nancy. Réveillon de Noël chez les Arnould, ainsi que le lendemain.

1970, Sarrebourg. Début d'année au Sud avec visite des Goudes avec Huguette. Vacances d'été avec Nîmes, Beaucaire puis Montpellier chez les Foulquier, Grau-du-Roi, Palavas, Sète chez Bézombes Henri, La Grande-Motte... Visite des Journet, de Mr Cau. Connaissance avec Mr Lerech. Visite chez Hélène et son mari (ROUARD) à Montpellier, puis départ pour Marseille, chez les Barre Huguette, Annie... Les vacances se continuent à la Capte (Hyères) où  séjournent les Delprat, puis à Toulon, Le Lavandou avec visite chez la famille Malteo. Fin des vacances et rentrée à Sarrebourg. Visite de Mme Eliane Layrac, femme du Commandant, Mme Gleize et Mme Tanguet.  Marché avec Mme Le Gurens. Repas chez les Melard. En Octobre, achat d'une voiture, modèle Simca 1100. Novembre, Strasbourg. 10/11/1970, De Gaulle est mort, il y a eu un défilé le lendemain (femme de militaire !). 23/11/10, elle est prévenue par "Tantoune" que sa maman a des soucis de santé, elle perd la tête, dans le Midi, on dit qu'elle parle aux étoiles. Départ pour Montpellier. Visite chez Marcel et Rosa Barrandon, les cousins. Retour sur Sarrebourg. Marinette annonce le décés de papa Doumergue, le 11/12/1970. Réveillon chez les Paulin. Repas de Noël à la maison. Réveillon jour de l'An au Mess.

 

1971, 1er janvier : invitation à la maison. Les bals de garnison se succèdent. Et oui, Ida aimait bien danser ! Invitations chez les Drayon, Eliane Layrac, chez les Bailly. 28/02/71, Ida fête son anniversaire un peu à l'avance avec ses amis. Mme Drayon est revenue du ski, la jambe cassée. Le 13/04/71, Ida organise une fête pour la Sainte Ida. Ida a ramené sa mère auprès d'elle. 14/06/71, Jean ramène "Tantoune". Alix et "Tantoune" sont amenées à Baccarat (Meurthe et Moselle). Vacances début juillet, à la maison de tante Blanche, à Port Ariane (Montpellier). Plages de Maguelonne, du Grand Travers, Carnon avec Yvette. Départ après le 14 juillet pour Grenoble chez les Dapon Pigatto, puis Chambéry, Annecy, Pont de la Caille, Genève, Alsace et enfin au domicile. Retour de Alix BARRANDON, sa maman et de Dorothé BARRANDON sa tante dite "Tantoune", au domicile. Repas avec Jeannette et Philippe Richardot, puis les Grall. Visite de Nono et Monette en passant par Gerardmer. 10/09/71, Jean ramène "Tantoune" chez elle à Montpellier. 2/10/71, fête pour l'anniversaire de Jean. Novembre, route des vins avec visite de Colmar. 11 novembre, Jean défile. 4 décembre, bal de la Ste Barbe. Réveillon de Noël, chez les Paulin. Le lendemain, invitation des Paulin. Réveillon du jour de l'An avec les Paulin, leurs familles, Pierre Arnould et Massoneau...

 

1972, repas du 1er janvier au mess. Maman Alix est hospitalisé une semaine. Départ chez Dédé et Huguette à Orange le 15 janvier. Déjeuner chez les Raynaud. Puis, Marseille chez les Barre Huguette & Annie. Bonjour, Montpellier : "Tantoune", Marie-Jean & Robert, Yvette & Adrien, Elisabeth, Blanche. Rencontre avec Robert Matignon. Retour à Sarrebourg. Maman Alix sort de l'hôpital, le 31/01/72. Les Paulin sont mutés pour Versaille. 25/02/72, Ida & Jean sont invités chez les Paulin pour fêter leur départ sur Versaille. 2/05/72, maman Alix part en maison de retraite. 8/06/72 la procédure de divorce de Jean est terminée. Juin, visite chez Dédé et Huguette à Orange, puis départ pour Montpellier : Elisabeth, Hélène, Yvette & Adrien...  Hélène a un accident, le 13/06/72. Promenade au Mont Aigoual. Retour en passant par les Vosges, puis la Bresse. 11 juillet, Robert & Marie-Jeanne viennent à Sarrbourg les voir. Décés de maman Alix Barrandon, le 19/07/1972 à 8h30 à l'hôpital de Sarrebourg, sa fille Ida est à ses côtés depuis 8 heures du matin. Déchirement devant le dernier adieu. Départ le 21/07/72 pour Montpellier avec Marinette pour l'enterrement. 27 juillet, déménagement dans une maison. Août, reprise du travail. 17 août 1972, une surprise avec la venue de la famille Veaute. Novembre, promenade en Belgique à Bouillon. 11 novembre, défilé, vin d'honneur et bal à Chalon-sur-Marne. 2 décembre, St Barbe et sa soirée. 27/12/72, arrivée d'Hélène. 30/07/72, arrivée d'Huguette. 

 

1973, nous les retrouvons à Epernay où ils ont élus domicile. Rosalie est décédé le 9 janvier 1973. 13 mars 1973, ils reçoivent leur nouvelle voiture. 13 avril, elle invite pour sa fête les Formeant, Ginjouet Mermillot. 21 avril, départ à Beauregard (Lozère), chez son frère Louis pour fêter Pâques. Promenade à Volvic, le lendemain. 9 juin 1973, Pentecôte, départ pour les plages de la Normandie.  Visite de Dorman, Compiègne, Beauvais, Dieppe, Treport, Paris Plage et Boulogne, Calais, Dunkerque. En juillet, la famille de Gilette Veaute vient leur rendre visite pour les vacances. Puis, départ en congés à Montpellier au mois d'août où elle retrouve Marinette, Elisabeth, puis Yvette à Carnon. Lily l'invite à souper. Ainsi les vacances à Montpellier permettent de faire le tour de la famille. Repas chez Maurice. Promenade avec Blanche à Saint-Guilhem-le-Désert. Départ le 15 août, avec son époux, pour une quinzaine de jours en Espagne, escales à Llausa, Cadaquès, Figueras, Rosas, Barcelone, Palamos, Ampuria. Au retour, visite chez Louis à Saint-Chely-d'Apcher. Puis Epernay, pour retrouver les familles Pierre Arnould, Grière, Mermillod.

Durant cette période, elle ne manque pas de faire le tour des usines de porcelaine où elle acquière des services de porcelaine comme à Troyes, mais également les puces à Paris.

Mais malgré ces occupations, elle se rend au bureau. Elle subit une intervention en décembre, sur Montpellier. Elisabeth, sa cousine l'assiste. Visite des familles Dapon, Veaute et Hélène. Elle séjourne quelques temps à Montpellier et rencontre Annie et Patrice.

1974, retour à la maison. Son anniversaire se fait en compagnie des Pierre Arnould et de Mme Dubois. Sa vie d'épouse de militaire, la laisse seule durant la semaine. Le mot "solitude" semble pesait. Le week-end visite de Compiègne, du zoo Jean Richard. Invitations des Layrac, pique-niques avec les Mermillod à Hautvillers, bal à la caserne le samedi soir, retrouvailles avec Jean à Paris. Mutation arrêtée de Jean à Versailles avec déménagement à Bois d'Arcy (Paris). Elle retrouve la famille Albretch. Vacances en Juillet en Auvergne. Visite chez son frère Louis en Lozère avant de se rendre chez "Tantoune" à Montpellier. Baignade à Sète avec Gilette et Jean Veaute. Rencontre avec les Rouard, Verbruge, Jean-Pierre Truco, René Foulquier, Dapon, Jourdan, José Cadestin. 15 août, avec Yvette & Adrien, Alain & Michèle... Partie de pêche au Cap-d'Agde avec dégustation d'oursins. Sur l'étang de Sète, ramassage de palourdes. Retour à Epernay avant de déménager le 25 octobre 1974. Rencontre avec les familles Andreausky et Man. Visite des amis Paulin de Lyon. Départ pour Créteil pour aller voir Nicole. Fin de l'année à Marseille chez les Vauget.

 

1975, 1er jour de l'année avec Huguette et Anne. Puis apéritif chez les Barre. Visite à "Tantoune", Elisabeth et Yvette. Invitation à Sète à prendre le repas avec les Rouard. Retour à Versailles. Visite des Barre de Clamart. D'autres amis avec la famille Drayon, Labiche, Grière d'Epernay. Elle retrouve sa nièce Michèle qui lui rend visite. Promenade au Fort de St Cyr. En avril, escale d'un jour en Lozère pour les vacances à Montpellier. Elisabeth est mariée. Hélène vit à Pézenas. Retour à Paris avec la visite de Jacqueline. Elles visitent Rambouillet. Pour l'Ascension, la famille Bezombes lui rend visite. Mai, voyage à l'île de Noirmoutier. Ida retrouve du travail le 6 juin 1975 chez Honey Vell à Malakoff. De retour dans l'Hérault pour le 14 juillet, pour les vacances d'été où elle retrouve la famille de Jean Bezombes à Sète et la compagnie de Lucien Veaute et Marie-Claude. Puis, Vias chez les Verbruge. Arrêt pour le 15 août, chez Louis, son frère. En octobre, visite chez Renée, la soeur de Jean à Monthléry dans l'Essonne. Décés du père de Jean, le 5 novembre 1975 à Auch. Jean Veaute se fait opérer, fin novembre.

 

1976, 1er janvier chez les Bézombes. Décés appris par Gilette de Mr Musciani, le 11 janvier 1976. Rencontre avec les Stermam, Richardot. Yvette & Adrien sont venus à Paris le 25 mars 1975, surprise ! Promenade à Senlis, à l'étang de la Minière. En avril, visite chez les Paulin à Lyon, puis le Sud avec Sète, Montpellier et promenade aux gorges du Tarn, avant de passer voir son frère Louis, le 30/04/76. Retour sur Paris. Promenade autour de l'étang de St Quentin, au bois de Boulogne. 30/05/76, c'est la communion à Lagny. En juin, retour à Sète, puis départ pour l'Espagne à Cullera. La famille Mermillod nous rejoint. Promenade à Valence. Ils retrouvent les Pierre Arnould également. Fin juin, retour à Sète, puis retrouvaille avec Lucien et Marie-Claude. Retour su Paris pour le 14 juillet, avec arrêt la veille, chez son frère Louis, en Lozère. Enfin, il fait chaud à Paris ! Les pas l'amènent place de la Concorde, les Champs Elysées, la Madeleine, Montmartre, Pigalle, le musée Grévin, musée Victor Hugo, le cimetière du Père Lachaise, St Denis, la Ste Chapelle et Nôtre Dame, ... Elisabeth sa cousine, vient la voir à Paris pour le 15 août. Visite de Rambouillet. 19 août, Jean est appelé au chevet de sa mère malade à Auch. Visite de la cousine Jacqueline. 17/10/1976, Gisèle appelle pour faire part du décès de Robert. Visite de Gueta en Octobre. 20/11/1976 décés du père d'Huguette. Veillée de Noël à la maison et le lendemain, invitation de la famille Poulin. Jean a un filleul. Pas de réveillon.

1981

1985,1er jour de l'année avec les Bézombes. Ida se sent fatiguée. Repas chez les Fontanet, les Cornet, les Dupré, les Monnier. Le froid a envahi toute la France, les mimosas ont gelé et nous sommes le 8 janvier 1985.  Ida se prépare pour revenir sur Montpellier. Une cérémonie en l'honneur du départ de Jean. Ida reçoit une médaille de "Bon Soldat" pour l'avoir accompagné durant toute sa carrière. 29 janvier, arrivée à Montpellier. Visite de Dédé & Huguette dans leur nouveau logement. Dédé revient pour aider à refaire la tapisserie. Adrien intervient pour casser le fameux placard avec Jean. Dédé revient pour le remonter. Puis, la chambre d'amis est refaite. Il s'ensuit le salon, la salle de bains, la cuisine. Anniversaire d'Ida. Jean reçoit l'article 5 (pension militaire). 18 mars, Adrien se fait opérer de l'oeil. Le 19, installation d'une porte blindée. Mercredi 20 mars 1985, Jacquotte prévient Ida que son frère Louis est décédé. Il est enterré le 22 mars à Labruguière à 10h30. 25 avril, enfin les meubles arrivent. Les changements opérent sur le couple. Ida rejoint sa famille, ses amis. Jean se sent seul et de plus à la retraite. Visite chez les Cornet à Lyon au mois de mai. 6 mai, voyage aux Etats-Unis où ils retrouvent le cercle militaire et la famille Mougin. Le couple se sépare. Ils font un repas d'adieu avec la famille Veaute, Lucien et Chantal.

 

2010, Ida apprend le 19 janvier le décés de Marc, par son épouse Lucette. Paulette et Toinon monte jouer aux cartes tous les après-midi pour lui tenir compagnie. Dany vient le matin pour la soigner. Mme Lacombe vient le lundi. Le mercredi, le vendredi, la kinésithérapeute vient la faire marcher afin de palier au rhumatisme. Elle prend une femme de ménage Monique qui passe le mardi, le vendredi. Lucette lui offre un parfum pour son anniversaire qui lui fait très plaisir. Toinon vient avec un bouquet de fleurs. En l'absence de Paulette et Toinon qui continuent à aller au Club, Denis Caplain passe, parfois c'est Monique.


Arbre généalogique

                                                                                                    
 

Jean Baptiste ESCURIER                                             Antoine BARRANDON
épouse  Marie Rose TONDUT                                       épouse Marie MARTIN                                                            

Enfants :                                                                     4 enfants :
                                                                                 1. xxx BARRANDON
                                                                                 2. Dorothée BARRANDON
                                                                                 3. Marcel BARRANDON
                                                                                     épouse 
Rosa BONNET
                                                                                              (soeur Marie Bonnet, nièce Lucette)

                                                                                                          Enfants :
                                                                                                          André BARRANDON
                                                                                                          René BARRANDON
                                                                                                          Roger BARRANDON
                                                                                                          Ginette BARRANDON
                                                                                                          Maryse BARRANDON


Pierre-Claude ESCURIER              épouse                      4. Marie, Marguerite, Alix BARRANDON  
(21/12/1882 - 14/11/1966 à 22h)                                                   (2/07/1884 - xxx)
Mariage le 10 novembre 1906                                           St-Denis-en-Margeride
                                                                                   Barraque du bouvier
à Saint-Denis-en-Margeride                                              Cousin >> Noreux Marcel
                                                                                                  épouse Antoinette   Fille  Janine  

Enfants :                                                               V

Aimé, Jean, Marius ESCURIER     Louis, Claude ESCURIER       Ida, Gabrielle, Marcelle ESCURIER
 (15/08/1907 - 31/03/1936)                 (9/01/1911 - 20-03-1985)                 (3/03/1922 - 24/04/2011 à 8h40)
                                                 enterré à La Bruguière, le 22      
                                                             épouse                                    épouse
                                                            Jacquotte                       Roger DOUMERGUE
                                                                                            (xxx - xxx)

                                                                                       fils de DOUMERGUE marié à
                                                                                       Flavie GRATUZE (+21/06/1968 à 9h)

                                                                  V                                        épouse
                                                                  V                                    Jean DUPOUY
                                                                  V                           (divorce en 1985 sans enfant) 

                                     Armand ESCURIER  et  Marcel ESCURIER
                                           (XXX-XXX)                  (XXX-XXX)

                                             épouse                        épouse

                                        Alice PAGES                       XXX

                                                  V                               V
                                                  V                               V

                                                                              Didier ESCURIER
                                            Elisabeth ESCURIER             Yves ESCURIER
                                            Frédéric ESCURIER  
                                   
                                            Marc ESCURIER  marié
                                   qui a deux enfants dont
                                   Magali
 ESCURIER et un fils
                   

                                   

 

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Actualités
Traduction  : Français,  Allemand,   Anglais
Arabe,   
Parution de l'article, 24 avril 2011
Mise à jour  : 
 24 avril 2011

 

 

 

 

 

 

 

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17 avril 2011

L'Alpe entre "Les 2 Alpes", 3 mots qui font rêver

 

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Que direz les autres montagnes si je vantais tant les "Deux-Alpes" ? Nous allons gravir l'inconnu par la découverte de cette station née en 1955.

2_Alpes_07

               Les Deux-Alpes !

Mais auparavant, nous allons descendre dans l'échelle du temps pour y découvrir les balbutiements.

Nous revoyons les JO à Chamonix en 1924 qui donnèrent l'engouement à ce sport.

2_Alpes_01

      Chupa-chups

Le ski devient la nouvelle activité en vogue dans les années 30. Le besoin de créer des stations de ski se fait ressentir et Rodolphe TESSA ouvre le premier refuge sur l'Alpe du Mont de Lans.

2_Alpes_09

Station "Les Deux Alpes"

Mont de Lans est un petit village d'alpage situé au Nord qui à l'an 1073 s'appelait "Parocchia de Lento", puis en 1100, il est connu sous le nom de "Lenso". Il prit le titre, vers 1600, de "Mont de Lent". Il faisait partie de la voie romaine qui nous conte l'histoire des gallo-romains, puis des moines et chevaliers du Moyen-âge. La présence d'une arche sous forme de porte située au-dessous du hameau de Bons et qui enjambe le chemin qui descend vers le Châtelard et Bourg d'Oisans permet de voir qu'elle fut taillée à même le rocher. Il subsiste des traces d'outils sur l'une des parois. Elle est bordée des deux côtés par des bancs dressés dans la roche, vestiges du passage de cette voie romaine, en ces lieux. La naissance de l'arc est soulignée par une corniche. Au sol, deux rainures profondes de 6 à 15 cm attestent que cette voie fut utilisée. Egalement, une tombe trouvée en 1860 et qui contenait des bracelets, ainsi que des perles d'ambre et de verre sont les vestiges de l'époque d'Hallstatt.

 

Venosc est le deuxième alpage au Sud qui forme les "Deux Alpes". Le village de Venosc était connu dans le temps pour l'exploitation de l'ardoise et le colportage des fleurs. Il reste des anciennes mines, appelées "ardoisières" et tout autour de ce circuit vous pourrez découvrir des anciennes voies avec des rails, des wagonnets qui vous amèneront jusqu'au entrées des galeries envahies par la végétation des quatre anciennes exploitations. L'ardoise était acheminée jusqu'au village par un télébenne qui arrivait dans une gare. Ce matériau était utilisé pour confectionner les toitures. Il était préféré au chaume à cause des incendies. La fermeture eu lieu en 1972 car la population locale préférait devenir moniteurs car le travail était moins pénible.

 

Venosc est constitué d'hameaux dont Les Ougiers, Le Collet, La Ville, Le Courtil, Le Sellier, Le Bourg d'Arud et l'Alpe du Venosc sur la rive droite du Véneon. Sur la rive gauche, se situent Les Escallons, La Danchère et l'Alleau.

 

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Aiguilles d'Arves          3510 m (sur la droite)

Panorama du glacier des 2 Alpes sur les Aiguilles d'Arves et au fond, au milieu, le Mont Blanc.

Les chalets d'alpage sont nommés localement "chasal" en Isère, contrairement à l'utilisation du mot "chalet" en Suisse pour la cabane du paysan qui sert en même temps d'habitation et l'été de grange. Les hameaux sont étagés en espalier à une hauteur 1600 m. Les rues sont étroites et à fortes pentes. De chaque côté s'alignent des maisons en pierre au toit d'ardoises, mais souvent en tôle ondulée.

A l'Alpe du Pin, se trouve les ruines des chalets d'alpage qui date du 9ème siècle. Au siècle dernier, on pouvait compter plusieurs chalets d'estive dont une fruitière.

La végétation l'été est faite d'arcosses, nom savoyard donné au verne ou aulne vert. Cet arbuste a la fâcheuse habitude de se coucher sous le poids de la neige. Il est donc censé orner, mais il peut devenir terrible car, il a l'outrecuidance de se relever devant l'aisance qu'il revêt lors de votre passage qui l'allège de sa neige. Il est donc conseillé d'être prudent, car grands nombres de personnes, surprises, furent assommées par sa tige flexible. Cet arbre est colonisateur.

Connaissez-vous les linaigrettes ? Ce sont des plantes "cotonneuses" qui vivent les pieds dans l'eau.

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                 Affiche  "grotte de glace"

Sur le bas de la station se trouve le lac de Chambon avec son barrage qui domine le lit de la Romanche du haut de ses 88 mètres. Ce lac vorace a englouti trois villages dont le Chambon, le Dauphin et le Pariset. Cet Univers disparu, sans laisser de trace de la voie romaine qui passait au fond et à contribuer à essaimer les habitants dans les environs ou plus loin.

A la veille de la première Guerre Mondiale, s'achève la première route qui unit l'Alpe au Mont de Lans. Jean KELMER lance la première remontée mécanique sur la pente des Cloûtets mais essuie les difficultés de la guerre et doit se résigner à abandonner son projet.

En 1879, Pierre Balme, pionnier au même titre que la famille Mounier, dépose une demande pour débit de boissons à Vénosc. Son fils Daniel continuera à l'exploiter à partir de 1932. Un an plus tard, l'affaire est reprise par Marie Balme, épouse d'Hyppolyte Mounier. 

Dix ans plus tard, la famille Mounier ouvre une auberge sur l'Alpe du Venosc. Cette même affaire reprise.

Le tourisme d'été se dirige sur le chemin muletier qui mène à la Bérarde, point de départ des grandes courses. Une route est créée en 1923.

1925, des maisons sont en location, suite à l'essor du tourisme sur la saison pleine qui dure 6 semaines, du 14 juillet au 25 août.

La famille GRAVIER et CHALVIN, construire le 1er hôtel qui verra le jour, en 1936, sous le nom "Hôtel du Glacier" alors que, l'ascension des pentes pour les skieurs se fait à pied, avec le transport à dos de mulet des équipements. C'est l'année des congés payés et la clientèle vient de Paris, Marseille, Lyon, français d'Afrique du Nord...

C'est en 1945 que le Père Jean de ROODENBECKE, religieux bénédictin d'origine belge, aidait par les gens du plateau créera le foyer St Benoît. Il accueille des jeunes de 20 ans : garçons et filles dans une annexe du presbytère. Les vacances communautaires fonctionnent bien et à des prix raisonnables. L'année suivante, Noël 1946, le premier téléski sera fonctionnel sur le domaine du Pied Moûtet. En parallèle, l'ouverture de l'école de ski de Louis CARREL fonctionnera le 20 décembre 46.

Dès lors début l'ascension économique des "2 Alpes" qui porte ce nom depuis 1955. L'enneigement est du 15 décembre au 15 avril. On dénombre deux enneigements tardifs en 1949 et 1957. Le plateau est bien ensoleillé l'hiver et il n'est pas rire d'entendre que "le soleil habite les Deux-Alpes".

2_Alpes_03

Panorama des deux-Alpes   >>   Mer de nuages

(je crois que le sommet de gauche est la Meije)

En 1959, de nombreuses colonies et camps de vacances s'y installent.

La boucle est bouclée. Nous pouvons profiter pleinement de la station pour vous la faire découvrir jusqu'au Dôme de la Lauze (1984) qui chapeaute l'ensemble du haut de ces 3568 mètres. Tout autour, plus de cent sommets se laissent apercevoir tant le temps est fixé au beau. Le mot Dôme prend toute sa signification quand vous montez au glacier. Les pistes sont douces, voire courbées et offrent leur grâce à toutes les cimes aux alentours comme les pics "La Tête du Diable" et "Toura" (2830 m), Tête Moute (2814 m), l'aiguille d'Arve (3510 m), l'aiguille du Goléon (3427 m), l'aiguille du Venosc, le Pic de l'Etendard (3 464 m), le Pic des Trois Evéchés (3 118m), le Grand Galibier (3 228 m). Les arêtes de la Meije, du Rateau (3 809 m) et Pavé (3 823 m), le Pic Oriental (3 891 m), Le Doigt de Dieu (3 973 m), La Meijette (3 357 m) sont là. L'abîme est bien dans la station car l'accès se fait quasiment par des pistes noires ou seulement une verte, chemin de promenade, qui nous laissera point la possibilité d'y accéder par l'absence de neige en cet hiver 2011. Les moins téméraires se verront donc dirigés vers les oeufs ou télécabine pour accéder à la station et à leur logement.

Carte_2__Alpes
                     du site montagne.over.blog

La haut, sur le montagne, vers les sommets enneigés, nous admirons le Parc Naturel des Ecrins, avec le sommet de la Meije, du Pelvoux et la barre des Ecrins. Derrière, le massif de la Bérarde, crênelé, majestueux.

2_Alpes_11         

                  Des drôles individus, sur les pistes...

Le glacier (1972), l'un des plus hauts d'Europe est à une altitude de 3520 mètres. C'est un glacier de plateau qui fait 500 mètres de hauteur et 7 km de long. Il repose sur un plateau à 3000 mètres d'altitude. Le socle est constitué d'une roche tendre : le lias schisteux et d'une roche cristalline qui est plus dure. Par le fait qu'il est sur un plateau, il est alimenté seulement par les chutes de neige car il n'y a pas de crêtes et donc, pas d'avalanches. Il fut découvert en 1863 par Mr BONNEY.

Le glacier porte le nom de "Mons de Lans" ou Mantel, il est situé sur le Dôme de la Lauze (3 560 m) qui comprend les plus hautes remontées mécaniques après le téléphérique de l'Aiguille du Midi (3 776 m) qui est à Chamonix.

Il permet d'accéder au domaine de La Grave qui est sur les vallons de la Meije (3 982 m). Il fait partie du Parc National des Ecrins. On y accède par le téléphérique Le Jandry Express. Ce domaine est particulier car il n'est ni sécurisé, ni balisé. De là, le glacier de la Girose offre sa descente parmi les crevasses, les séracs et des couloirs qui mènent au village La Grave. L'inclinaison est spectaculaire, 40° à 45 ° sont courants.

L'été, il offre aux inconditionnels du ski, de pratiquer ce sport.

On dénombre trois grands glaciers : La Meije, la Girose et celui du Tabuchet.

>> Pour la petite histoire, "Meije" vient du provençal "Meidjo" qui veut dire "Midi". A La Grave, elle pointe le soleil au Zénith.

2_Alpes_06

Piste sur le glacier  Mons de Lans

En guise de tire-fesses, nous nous installons sur des pioches.

2_Alpes_08

Entrée de la grotte de glace

Pour les amateurs de ski de fond, 25 km de piste les attendent pour profiter autrement de la station. Avec forfait semaine, vous pouvez bénéficier également de la gratuité de la piscine, ainsi que la patinoire.

2_Alpes_05

          Piste Fée

Pour les non-skieurs, vous pouvez vous distraire par la visite de la fameuse grotte de glace qui se situe à 3400 mètres sur le glacier de Roche-Mantel. C'est une galerie longue de 200 mètres, à 30 mètres de profondeur sous le glacier. Vous serez surpris de vous retrouvez parmi les dinosaures, les mammouths qui de galerie en galerie tentaculaire, vous mettrons face à un poulpe géant escorté de nombreux poissons. C'est à Bruno Gardent et Bernard Lambolez que nous devons ces sculptures du troisième type. Le tunnel nous invite à remonter le temps et découvrir un dinosaure de 8 mètres de long, puis dans un autre boyau un mammouth grandeur nature nous attend pour le plus grand bonheur des enfants devant cette mise en scène digne de Jurassic Park. Leur aventure a commencé en 1993 où ils décidèrent d'un commun accord, aidé par trois compagnons, d'aménager une grotte de 100 mètres de long sous 30 mètres  de glace au niveau du glacier de la Girose dans le massif de la Grave. De cette folie, leur vient l'idée de créer un musée de glace. Un autre tunnel voit le jour en 1994 (c'est un euphémisme) sous le glacier du Mons de Lans. Outillés de simples pics à glace, ils entreprennent pendant quatre mois de creuser des galeries de 250 mètres de long qui débouchent dans une vaste salle où l'on admire à nouveau le géant des glaces, le Mammouth. Les mouvements du glacier font qu'un travail considérable d'entretien doit être fait pour éviter les dégradations.

Le village situé à 1650 mètres organise en 1993, le fameux Mondial snowboard, suivi par le Mondial du ski en 1997. 

La station s'équipe dès 1994 d'un snowboard qui participe à sa renommée de station "Jeun's". 

Elle est réputée comme station de ski d'été grâce à son glacier. Elle innove (espace Slide), développe, évolue au fil de la glisse.

2_Alpes_02

Printemps

Mais cette année, heureusement que ces équipements pour neige artificielle sont performants car la neige faisait défaut un partout et particulièrement dans les stations basses, et de ce fait,  la station se vit accueillir d'avantages de touristes qui lui permit d'afficher "COMPLET" même par temps de crise mondiale !

2_Alpes_04

Chocard à bec jaune

appelé aussi Choucas des Alpes, mais aussi Choquard, Pyrrochoras Coracias
 

Pour ou contre

L'inconvénient de la station, c'est qu'elle est conçue en entonnoir très étroit et que l'arrivée est digne d'une autoroute à péage de ce fait tant les gens se déversent sur un même lieu.

Sur ce point, je préfère les grands espaces de Tignes.

Elle offre en possibilité d'hébergement 33000 lits, 500 hectares avec 200 km de pistes balisées dont 47 ha aménagés avec 191 canons à neige. 102 pistes sont mises à votre disposition dont 13 noires, 17 rouges, 45 bleues et 27 vertes que vous pouvez emprunter par 54 remontées mécaniques dont un ascenseur, un funiculaire, téléphériques dont un débrayable, une télécabine, 25 télésièges dont un de 8 places débrayable, 20 téléskis et un télécorde.

Les bisalpins sont 130 000.

Face à la station,  une autre station aussi célèbre "L'Alpe d'Huez" qui fait partie des 107 stations de ski en France avec un bref rappel sur Val Thorens qui est la plus haute station d'Europe du haut de ses 2300 mètres. 45 en Italie avec celle des Dolomites. En Suisse, il y en a 30 stations dont Zermatt. Pour l'Allemagne, on en dénombre 7 et seulement 5 en Espagne.

Voici le catalogue des belles stations de France avec dans les Alpes : Tignes, Val d'Isère, Les Arcs, La Plagne, Val Thorens, Les Menuires, Meribel, Courchevel, Megève, Saint-Nicolas de Véroce, l'Alpes d'Huez, Le Grand Bornand, Les Sauzes, Aussois, Combloux, Saint Gervais. Pyrénées 2000, Les Angles... côté Pyrénées.

Si vous voulez faire une halte charmante, je vous conseille l'hôtel, restaurant, bar Le Chalet MOUNIER (1933) qui était une ferme d'alpage en 1847, devenu refuge, pour briller de nos jours de ces quatre étoiles. Auparavant, cette construction appartenait à la famille de Pierre Balme qui en fit un hôtel dès 1879. Sur cette même base, Robert Mounier reprend la suite en 1971. Il offre aux vacanciers son charme authentique au coeur du village et s'agrémente d'un spa, d'une piscine et même une salle de séminaire. Il accueille les équipes nationales et internationales de ski, ainsi que le show-business pour son cadre et sa discrétion. Une carte de restaurant sera très appréciée, côté resto "Le petit Polyte".  Je ne peux que vous en dire du bien pour y avoir profiter de son salon lors d'un apéritif bien sympathique offert par mon amie M.

Chalet Mounier
2, rue de la Chapelle
38860 Les Deux-Alpes
 

Le foyer St Benoît existe toujours, il est situé 17, rue du Cairou dans le centre ville.

Pour les amateurs de transats, la station offre la possibilité de s'immobiliser quelques temps auprès d'un bon verre. L'accès se fait sur les pistes ou sur le bas de la station en attendant les retours des skieurs. L'équipement diffère, munissez-vous d'une doudoune bien ouatée, d'une crème bronzante, d'un rouge à lèvres assez "flashi" et vous pourrez prétendre avec les options pour !

Indicateur

La progression du nombre de leçons données par l'ESF, l'ESI traduit l'essor de l'émigration hivernale. Lors des périodes d'affluence, il est difficile d'y trouver place quand l'absence de neige dans les Alpes du Sud se fait ressentir comme cette saison 2010-2011.

Conseil

N'oubliez pas de réserver les écoles de ski (ESF, ESI, ...) sur internet et à l'avance car les places ne sont pas de reste.

Il en va de même pour les haltes garderie, les jardins d'enfants, les crèches. Pensez à apporter le carnet de santé de vos enfants pour l'inscription.

Santé des glaciers

Le climat tempéré actuel (holocène), nous fait considéré cette période interglaciaire comme dangereuse pour la santé des glaciers. Les masses de glace ne cessent de diminuer. Leur fonte fait perdre du terrain (pour ne pas dire des kilomètres de glace !). La neige se fait de plus en plus rare et pour garantir l'accès au ski, les stations fabriquent de la neige artificielle qui nécessite de nouvelles ressources en eau. Il est donc difficile de plus en plus de tenir ouvert les stations d'été sur les glaciers, ainsi que les grottes de glace. Beaucoup d'entre-elles sont désormais fermées comme la Grande Motte à Tignes (2008). Les stocks d'eau des fontes des neiges sont donc dans les lacs avoisinants. Le capital diminue, la France s'appauvrit comme partout ailleurs.

L'utilisation des canons à neige appauvrit les réserves d'eau, en période d'hiver où l'économie d'une région bat son plein (habitations, locations) pour ses besoins en eau. Et malheureusement, la neige projetée fond qu'en été à l'époque où il y a surabondance par la fonte des neiges.

Média

Dimanche 21 février 2010, deux enfants ont été pris dans une avalanche aux Eux-Alpes. Ils ont été sauvés par les CRS.

Visites d'été

  • Le lac de Quirlies avec le glacier qui s'y jette.
  • Via Ferrata de l'Aiguillette du Lauzet
  • Cascade de glace de la Meije
  • Les gorges de Tines 
  • La cascade de la Pisse (sortie du village Mons de Lans, prendre la route du Cuculet et après le pont de la Pisse, sur la droite, le chemin qui longe le torrent).
  • La croisière blanche dans une chenillette sur la neige sur les hauteurs 3400 à 3600 mètres d'altitude.
  • Le petit train de la Mure à Saint Georges de Commiers pour remonter l'histoire de la mine.
  • Musée des minéraux à Bourg d'Oisans.
  • La bergerie de Villars Reculas pour y consommer une tarte myrtilles, un bon coq au vin ou une fondue.
  • La ferme Martha pour les consommations de fromage et autres produits authentiques.
  • Tour de France en juillet, sur le col.

Situation

Station de ski en Oisans
80 km de Grenoble au Sud-Est (75 min.)
Département : Isère
Région : Rhône-Alpes

Alpes du Nord. 

Liens

Site d'un particulier qui aime la montagne  >> http://montagnes38.blogspot.com/

Plans des pistes à consulter

http://www.sports-hiver.com/FR/Resort_guide/trail_map.php?idv=400

 

Bibliographie

Ski mi-février 2011 avec Emma, Marie & Frédéric.

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Reportage
Traduction  : Français,  Allemand,   Anglais, Arabe,   
Parution de l'article, 17 avril 2011
Mise à jour  : 22 avril 20111
 

 

 

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