Impasse des Pas Perdus

Ecrire, avancer les mots... sur l'Art naïf, les jardins à visiter, mes carnets de voyage, les lectures, ainsi que ma passion des iris...

07 avril 2015

Un parfum d'herbe coupée de Nicolas Delesalle

 

<< Précédente |AAccueil | Suivante >>

 

Un parfum d'herbe coupée

Un parfum d'herbe coupée
Nicolas Delesalle
Edtitions Préludes

Date de parution : 7 janvier 2015
285 pages
13,60 euros

 

Notation

culture,citation,littérature,livre,roman,etats-unisculture,citation,littérature,livre,roman,etats-unis

 

On pourrait se demander quel est l'intérêt de lire encore des souvenirs d'enfance. Mais le parfum n'est pas le même suivant l'étape de sa vie et chaque souvenir rappelle ceux auxquels nous nous sommes personnellement attachés.

L'idée de nous donner à lire des passages, des tranches de vie n'est pas novatrice. Mais l'auteur est adepte des réseaux sociaux et a débuté par des nouvelles très courtes, sur Twitter. Tweet story est une nouvelle forme littéraire qui se réalise sur le réseau social. "Alexander" est son Tweet story. Les messages sont en salves de 140 caractères et tiennent les lecteurs en alerte des futurs messages. Puis, il capitalise ses écrits sur un blog nommé "A peu près rien", avant d'en faire un livre numérique. Internet permet d'écrire avec plus de liberté. Relativement bien plébiscitées (6500 followers), ces nouvelles sont publiées, suite à la proposition de l'éditrice Véronique Cardi. Le texte a été remodelé pour s'intégrer sous forme papier. Le choix du vocabulaire est différent suivant le mode de transmission. C'est donc un livre "d'opportunité" comme dit l'auteur car il fut conçu au fil des messages, des échanges avec ses lecteurs. L'auteur reconnaît que certains de ses récits ont été rédigés depuis plus de dix ans. Des histoires drôles qui rendent hommage à l'enfance, d'autres sur l'adolescence qui donnent toute la puissance sensitive, jusqu'à l'âge adulte où l'on retrouve le personnage principal, kolia, père de famille. Un récit a quatre voix, celle de l'enfant, de l'adolescent, de la critique et celle du lecteur. Le lecteur pourra transposer ses souvenirs à ceux de l'écrivain.

Un premier roman qui se lit facilement et c'est plutôt bien écrit. Des instants fugaces et sans importance qui remplissent notre vie sont imagés. Les bons moments entraînent les mauvais qui obstruent le quotidien, mais toujours avec cette écriture enjouée pleine d'humour. Les thèmes s'enchaînent et s'alternent au travers de la mémoire de l'auteur.

Un livre sympathique qui n'est pas un roman mais une sorte de récréation. Il n'y a pas de chronologie, mais une multitude de réflexion sur l'éducation, les parents, l'amour. Les mots sont choisis et offrent un élixir dont la saveur embaume le parfum de l'herbe coupée.

J'ai adoré l'anecdote du cimetière du Père Lachaise à Paris. La description de chaque tombe qui accueille des personnages célèbres est un pur délice.

Le livre a remporté le prix des lecteurs du livre numérique 2013, le 28 novembre 2013.

 

 

Présentation

 

« Le jour où mon père a débarqué avec son sourire conquérant et la GTS, j’ai fait la gueule. Mais j’ai ravalé ma grimace comme on cache à ses parents l’odeur de sa première clope. J’ai dit “ouais”, j’ai dit “super”, la mort dans l’âme, même si j’avais compris que la GTS pour la GTX, c’était déjà le sixième grand renoncement, après la petite souris, les cloches de Pâques, le père Noël, Mathilde, la plus jolie fille de la maternelle, et ma carrière de footballeur professionnel. »
Par petites touches qui sont autant d’instantanés de vie, Kolia convoque les figures, les mots, les paysages qui ont compté : la route des vacances, les filles, Totor le paysan aux cèpes et la maison de famille, des livres, quelques sauterelles, Raspoutine le berger allemand… Des petits riens qui seront tout.
Un premier roman remarquable, plein d’émotion, d’humour, de poésie, de profondeur, où la petite musique singulière de l’enfance ouvre sur une partition universelle.

 

 

Extrait

 

Expression"Ces livres labourèrent la terre dure de mon esprit vide, mais rien n'était encore semé sur ces champs désolés balayés par le souffle de l'aventure"  p.93
Nicolas Delesalle


Expression"Jusque-là, je n'étais jamais entré dans une librairie. J'avais peur des librairies comme j'avais peur des livres. Á mes yeux, les librairies étaient des temples austères, les libraires, des moines érudits et effrayants ; il était évident que les libraires avaient lu absolument tous les livres qu'ils vendaient et il m'arrivait de scruter discrètement leur front que je jugeais toujours bombé, en imaginant combien d'histoires dansaient là-dessous"     

Nicolas Delesalle

 

 

 

 

Frise

Merci pour cette belle rencontre du 3 février 2015 qui a permis à une trentaine de lecteurs de connaître l'auteur. C'est au "Thé des écrivains", la librairie-salon de thé du 3e arrondissement que cette soirée fut organisée par la maison d'édition "Préludes". Une soirée agréable où Nicolas Delesalle a su prendre le temps pour échanger avec ses lecteurs. Mais aussi merci à Pierre Krause et à "Masse critique" de Babelio de m'avoir permis de découvrir cet auteur.

La "Librairie générale française", connue pour la collection "Livre de poche" s'ouvre sur une nouvelle collection "Préludes" qui publie chaque année, une dizaine de livres inédits de jeunes auteurs français ou des traductions pour la littérature étrangère. Chaque ouvrage propose à la fin de sa lecture, trois autres romans sur le même thème.

Son écriture est prometteuse et je ne doute pas que sa plume va faire éclore d'autres oeuvres.

 


Né en 1972.

Son père Jean-Charles Delesalle a occupé pendant trente ans la profession de journaliste sportif au "Journal du Sud-ouest", "La Dépêche du Midi", puis au "Journal du Dimanche". Il se spéciale dans le rugby. Auteur de plusieurs ouvrages sur le rugby et le sport.

Sa soeur Sonia Delesalle-Stolper poursuit également une carrière de journaliste. Elle est correspondante de "Libération" à Londres, Royaume-Uni. Elle a une Maîtrise de russe à l'INALCO, mais aussi une Maîtrise d'Histoire Sorbonne Paris IV. Comme son frère, elle a fait l'école supérieure de journalisme de Lille.

Son autre soeur est Tatiana Delesalle-Féat. Elle est responsable éditoriale aux Editions Fleurus Mango.

Et s'il a trois soeurs, voici la dernière : Alexandra Delesalle, chroniqueuse au journal "Metro".

Nicolas Delesalle est journaliste à l'hebdomadaire Telerama. Il s'adonne à ce métier en s'orientant vers la presse écrite. Il est également le grand Directeur de l'ouvrage "Télérama a 60 ans" (Tome 1 et 2) publié aux Editions "Arènes". Il fit l'école de journalisme ESJ de Lille.

Un livre qu'il affectionne ? Si nous vivions en1913 d'Antoine Prost, mais également "Jérôme" de Jean-Pierre Martinet

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Frise

 

 

 

Petite note à l'intention de l'auteur

Oui, le travail de mémoire fait partie de mon quotidien. Comme vous l'avez largement souligné lorsque vous avez posé votre autographe sur mon livre, j'ai accompli le devoir que la lecture soit pour ma fille aussi essentielle qu'elle est pour moi. C'est pour cette raison que je vous l'ai envoyée et qu'elle a pris ma place pour cette dédicace. Merci

Je n'ai pas mis dix ans pour faire ce retour, mais quelques mois. Des mois d'échange entre ma fille, mon époux qui tour à tour furent lecteurs, acteurs et critiques.

 

Erreur d'édition

p. 206 Internet et ses vidéos peuvent aller se faire cuir(e) un boeuf

 

Biblographie

Lecture de mars 2015

Liste de mes lectures "Lire et reliure"

 

.......................

 Ce reportage vous a plu et vous souhaitez être informé des prochaines publications : Abonnez-vous à "newsletter" !

Vous aimerez peut-être : 
(clic sur photo pour lien)

 Les_oreilles_de_Buster

Les_chaussures_italiennes_de_Henning_Mankell


L'ombre du vent

Les oreilles de Buster
Maria Ernestam
Confiteor
Jaume Cabré
Les chaussures italiennes de Henning Mankell Le Cirque des Rêves
Erin Morgenstern
L'ombre du vent 
Carlos Ruiz Zafon
Au revoir là-haut
Pierre Lemaître

...................................

 

Traduction  : Français,  Allemand, AnglaisArabe, Hollandais 
Parution :  mardi 7 avril 2015
Mise à jour  : 7 avril 2015


                 Répondre                        

 

 << Précédente |AAccueil | Suivante >>

Posté par PASPERDUS à 23:30 - Lire et reliure - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

23 janvier 2015

L'Amour et les forêts d'Eric Reinhardt

 

<< Précédente |AAccueil | Suivante >> 


 

Gallimard, L'Amour et les forêts

L'Amour et les forêts
Eric Reinhardt
Collection Blanche, Gallimard
Parution : 21 août 2014
368 p., 21,90 euros
Genre : Romans et récits / Littérature française
ISBN : 9782070143979 - Gencode : 9782070143979 - Code distributeur : A14397

Notation

culture,citation,littérature,livre,roman,etats-unisculture,citation,littérature,livre,roman,etats-unis

L'amour est une luciole qui s'éteint et se rallume. Nous marchons toute notre vie comme des somnambules. Dispersés, mais pas tout à fait libre, compagnon de personne.

Il suffit que le coeur s'accroche, racle les méandres de l'esprit et la luciole se rallume, pour nous réchauffer.

Notre vie semble à des pages déchirées d'un vieil annuaire téléphonique. Plus d'adresses, que des noms qui s'extirpent de notre mémoire et volent en éclat dans la solitude du moment. On se fait violence pour trouver cette chose qui existe toujours en nous. On quitte la maison pour la forêt de l'inconscience. Elle écoute bruire ses envies et murmure sa vie sous un angle nouveau.

Elle repeint sa vie avec plus de bonheur et s'enfuit pleine de volonté.

Il me reste plus qu'à lire "Soumission" de Houellebecq pour savoir si c'est une réalité ou une fiction.

 

Expression"La foi est indispensable dans la vie religieuse mais elle l’est tout autant dans la vie sociale"
Balzac

 

L'Amour et les forêts d'Eric Reinhardt est le premier roman que je lis de l'auteur. Je ne peux pas dire que je ne l'ai pas aimé mais le sujet abordé est tissé de mots qui sont "sales" et discréditent sa lecture dense. J'ai râté ma cible, une surface plane et pleine d'obstacles car je ne connaissais pas assez l'auteur pour comprendre ses méandres. Le livre se découvre et se dévoile lorsque l'on connaît l'auteur.

Je le conseille à lire car il le mérite pour l'inconscient qu'il dévoile comme une forêt où l'on s'aventure. Cette lecture a trop de sens pour ma part et je m'attachais trop au mal qui me contaminait. Cette perversité, une sorte de folie excessive qui est une véritable tragédie pour l'être humain.

 

Résumé

À l'origine, Bénédicte Ombredanne avait voulu le rencontrer pour lui dire combien son dernier livre avait changé sa vie. Une vie sur laquelle elle fit bientôt des confidences à l'écrivain, l'entraînant dans sa détresse, lui racontant une folle journée de rébellion vécue deux ans plus tôt, en réaction au harcèlement continuel de son mari. La plus belle journée de toute son existence, mais aussi le début de sa perte.
Récit poignant d'une émancipation féminine, L'amour et les forêts est un texte fascinant, où la volonté d'être libre se dresse contre l'avilissement.

 

Eric Reinhardt par Catherine Hélie

Extraits

Bénédicte Ombredanne regarda la jeune femme qui se trouvait devant elle, tu me promets que pour une fois, Bénédicte, tu auras un peu confiance en toi ? Je te le promets, lui répondirent les lèvres dans le miroir, je te promets que nous irons jusqu'au bout, si tu en as envie. Cette solennelle affirmation se traduisit par un regard de connivence, les deux jeunes femmes ne firent plus qu'une, Bénédicte Ombredanne enfin réunifiée s'absorba dans l'examen de son portrait : le maquillage était parfait et elle avait bonne mine, sa peau blanche était éclatante.

 

« C’est qu’aujourd’hui je suis heureuse, indescriptiblement, si vous voulez savoir. Notre rencontre, dans ma vie bien rangée, c’est un peu comme une révolution : ces sourires sont des débordements populaires, c’est la liesse, je ne peux pas les empêcher d’éclater, ils sont comme des clameurs, j’adore cette sensation. Ces sourires ne m’appartiennent pas, la magie de ce moment ne m’appartient pas non plus, je le sais, je le sens. Cette journée est miraculeuse, elle ne reviendra pas, c’est certainement la dernière journée heureuse de toute ma vie. Je suis en train de flamber intégralement : en même temps que cette journée irréelle se déroule, je me consume de bonheur tout entière, mais vraiment tout entière, de l’intérieur, vous comprenez ? Je suis en train de brûler de joie, de l’intérieur, intégralement. Quand je partirai d’ici, il ne restera plus rien qu’un petit tas de cendres. »

 

Le monde se divise entre ceux qui vivent la beauté suffocante d'une folle passion – et ceux qui ne vivent pas l'urgence et la beauté suffocante, étourdissante, obsessionnelle, d'une folle passion.

 

Eric Reinhardt est né à Nancy, le 2 avril 1965. Il est le fils d'un commercial en informatique et d'une mère au foyer. Son arrière grand-père était allemand, d'où le nom "Reinhardt. Du côté maternel, il est de Provence, plus exactement de Cavaillon. Sa grand-mère maternelle était communiste, progressiste féministe et disciple de "Simone de Beauvoir". Elle était couturière à Cavaillon et avait une maison de couture réputée où toutes les bourgeoises de Cavaillon, d'Avignon et de Marseille se donnaient rendez-vous. Un de ses enfants, était peintre, c'était son oncle idôlatré. Il a hérité de cette grand-mère d'être de gauche notoire.

1981, il a seize ans. Il est en conflit avec ses parents et surtour avec leurs valeurs.

Au niveau des études, après un BAC C, il fait une prépa HEC au Lycée Jacques-Decour, là où Mallarmé avait enseigné, puis une école de commerce. Il a une soeur qui a fait les mêmes études, puis s'est dirigée vers le contrôle de gestion, tandis que lui fait ses débuts dans l'édition. Il vit son enfance à Clichy-sous-Bois. Romancier, dramaturge et éditeur de livres d'art chez Hazan, il travaille sur Paris.

C'est en 1983 que débute sa seconde vie. Il intègre l'école de commerce -Institut Supérieur de Gestion- Il se construit par opposition à la vie de son père, carrièriste qui subit les revers du patronat. Il déclare qu'il ne veut pas devenir "esclave du patronat". Il fait une stage d'un an et demi, chez l'éditeur "Le Castor astral".

1988, son diplôme en poche. Son CV est intéressant et il débute chez Albin Michel, puis dans l'édition d'art, chez Flohic Editions, à sa création. Il rentre chez Eric Hazan comme Directeur général mais il fait ses preuves plus en éditeur qu'en gestionnaire.

Sa femme Marion est éditrice pour la jeunesse. Ils se sont rencontrés chez Albin Michel. Il avait alors 23 ans. Comme enfant, deux fils de 10 et 17 ans.

Il se met à écrire en 1991, a 26 ans. Ses écrits sont souvent comparés à Emmanuel Carrère. Il était complice de l'éditeur, Jean-Marc Roberts (Stock), aujourd'hui décédé (2005). Jean-Marc Roberts entretenait une relation très personnelle avec ses auteurs.

ER aime la musique. Il a pour ami le chanteur Bertrand Belin qui s'inspire des romans d'Eric Beinhardt.

Son raffinement vestimentaire vient de sa grand-mère. Comme elle, il aime les beaux tissus.

James Joyce (Deladus), Baudelaire (Spleen de Paris), Lautréamont (Chants de Maldoror), Breton et Mallarmé, il a pour prophètes.

Le passage d'éditeur à écrivain est poussif. La peur est à vaincre, celle que sa mère lui a démesurèment donnée. Il est un gosse complexé, avec des obsessions qui contaminent son oeuvre, sa vie faite d'angoisse existentielle. C'est lorsque Flohic Editions dépose son bilan, qu'il s'y entreprend. Il n'a plus d'excuse, il est au chômage. Sponsorisé par les ASSEDIC comme il dit !

 

Expression"En réalité, comme j'avais autant peur de l'écriture que du monde réel, je m'y suis enfermé, j'écrivais de manière obsessionnelle, je sécrétais du texte à la manière d'un vers à soie, sans plan nin angle"
Eric Reinhardt

 

Deux ans et demi après, il rentre aux Edtions Eric Hazan pour une période de cinq ans.

Les indemnités de licenciement finance le deuxième roman.

Eric Hazan vend sa maison d'édition à Hachette, en 1991. A la faveur d'un licenciement économique qui le pousse à écrire, il quitte le monde de l'édition en 1999.

Auteur de cinq romans, il est le scrutateur de notre société libérale avec un style romanesque. Son écriture est singulière, il crée des instants de beauté qui se mélangent à de la tristesse.

Parfois quand l'angoisse culmine, elle l'empêche d'écrire. Ce contraste se ressent par la noirceur ou l'épiphanie. Il doit déployer beaucoup d'énergie, de vigilance pour atteindre la sérénité. 

 

Expression"Ecrire, c'est être "mordu de l'intérieur" par une urgence à raconter, à transformer le monde en oeuvre d'art. "
Eric Reinhardt

Telle Emma Bovary, Bénédicte Ombredanne s'inscrit dans la littérature. Le livre est construit en trois temps, avec autant de narrateurs que de changements de rythme.

A l'origine écrivain, mais il aurait pu être peintre tant il révèle le portrait de la femme. Le récit est bouleversant dans la douleur de l'esprit de Bénédicte qui subit l'emprise d'un mari pervers et continue à survivre dans sa vie intérieure.

Après la parution de "Cendrillon", il entretient une correspondance avec ses lectrices.

Dans le roman "L'Amour et les forêts", Bénédicte se compare au livre "L'Inconnue" de Villiers de L'Isle-Adam.

Les petits potins :
Il ne fume plus depuis 2007

1998 - Demi-sommeiL (Actes Sud)
2001 - Le moral des ménages (Stock)
2004 - Existence (Stock)
2007 - Cendrillon (Stock)
2009 - Leverage de quatre
2011 - Le système Victoria (Gallimard)
2013 - Elisabeth ou l'équité (Stock)
2014 - L'Amour et les forêts (Gallimard) -
           Prix Renaudot des Lycéens en 2014

           Prix Roman France Télévisions en 2014 dont le lauréat 2013 était "Au revoir là-haut" de Pierre Lemaitre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Frise

 

Films associés

"L'emprise" de Claude-Michel Rome (2014) qui soulève le problème de la manipulation affective dans un couple. Ce film est basé aussi sur une histoire personnelle.

"Nous ne vieillirons pas ensemble" de Maurice Pialat (1972), film autobographique.

Bibliographie

Lu en janvier 2015.

 

Liste de mes lectures "Lire et reliure"

 

.......................

 

 Ce reportage vous a plu et vous souhaitez être informé des prochaines publications : Abonnez-vous à "newsletter" !

 

 

 

Vous aimerez peut-être : 
(clic sur photo pour lien)

 

 

Au revoir là-haut de Pierre Lemaitre

 

La_voie_marion_de_Jean_Philippe_MEGNIN

Les_chaussures_italiennes_de_Henning_Mankell

Balzac et la Petite Tailleuse chinoise


L'ombre du vent

La_vie rêvée des plantes de Lee Seung-U

Au revoir là-haut
de Pierre Lemaitre
La voie marion
Jean-Philippe Mégnin
Les chaussures italiennes de Henning Mankell Balzac et la Petite Tailleuse chinoise
Dai Sijie
L'ombre du vent 
Carlos Ruiz Zafon
La vie rêvée des plantes
Lee Seung-U

...................................

Traduction  : Français,  Allemand, AnglaisArabe, Hollandais 
Parution : Mardi 13 janvier 2015
Mise à jour  : 13 janvier 2015
                 Répondre                        

 

 << Précédente |AAccueil | Suivante >>

 

 

 

13 janvier 2015

Au revoir là-haut de Pierre Lemaitre

 

 << Précédente |AAccueil | Suivante >>

Au revoir là-haut
Pierre Lemaitre
Editeur : Albin Michel, Paris, France
Parution : 21 août 2013
568 p., 22,50 euros

 

Notation

 

Il aura fallu cent ans pour que je découvre la guerre. Je l'ai refusée cette guerre qui était arrivée avant moi. Au revoir là-haut ? Vous l'avez lu ? un texte incandescent sur les survivants de la Grande Guerre. Un livre absolument unique pour décrire ce qui ne n'a jamais été décrit avec autant d'emphase.

 

La mort et les masques de James Ensor

 

Ce livre s'écrète la gaieté par sa forme, sa manière d'être avec le lecteur. Le contact se fait dès la première page, cette liberté dans le récit est plus une fresque sur la nature humaine, un rien fantaisiste qui amène du plaisir. On a envie de se lier d'amitié avec l'auteur car à travers la relation fusionnelle de ces deux rescapés de la guerre de 14, Albert Maillard et Edouard Pericourt, il nous fait découvrir que la France succombe à glorifier les morts et délaisse les vétérans. Ils sont épargnés, sans raison d'être.

L'histoire offre un transfert d'émotions, une gamme de chagrins plus ou moins profonds comme les trous d'obus qui asphyxient la tête des Poilus qui survivent. Nous sommes spectateurs de cette tragédie qu'est cette guerre sans équivalent.  Une grande boucherie, la Grande Guerre, pour ces nombreux jeunes qui ont servis de chair à canons et qui parfois, sont rendus à la vie civile avec l'horreur dans leurs yeux d'enfants perdus.

Mais le thème central se situe juste après la Pemière Guerre mondiale, c'est le scandale des exhumations militaires, étouffé par le gouvernement en 1922. Les imposteurs triomphent et les puissants s'organisent à amenuiser encore plus la France. Le fil conducteur est l'amité indéfectible décrite avec finesse.

Ce livre aurait pu s'appeler "Eclat de mots" car il nous surprend dans la description de cette guerre infâme où tant de jeunes ont laissé leur peau. Ils furents condamnés au sacrifice. Une vraie guerre de taupes car s'ils sortaient des tranchées, c'était pour sentir sur eux l'odeur de la poudre.

La succession d'épreuves nous amène de la tragédie au comique.

Chaque mise en scène est cocasse et les retournements de situation sont une suite logique, présentés avec des phrases ciselées.

« Il agrippe la tête de cheval, parvient à saisir les grasses babines dont la chair se dérobe sous ses doigts, il attrape les grandes dents jaunes et, dans un effort surhumain, écarte la bouche qui exhale un souffle putride qu’Albert respire à pleins poumons. Il gagne ainsi quelques secondes de survie, son estomac se révulse, il vomit, son corps tout entier est de nouveau secoué de tremblements, mais tente de se retourner sur lui-même à la recherche d’une once d’oxygène, c’est sans espoir.»

"Au revoir là-haut", les derniers mots de la lettre du soldat Jean Blanchard à sa bien-aimée, la veille de son exécution ont fourni à l'auteur le titre de son roman. Fusillé pour traîtrise le 4 décembre 1914 et réhabilité le 29 janvier 1921. Il faisait partie des six fusillés de Vingré. Ils s'appellaient Caporal Henri Foch, Claude Pettelet, Jean Quinault, Jean Blanchard, Fransque Durantet et Pierre Guy.

 

Jean Blanchard

«Il est difficile aujourd'hui de décider ce que les morts ont à nous dire» T.S. Eliot

 

Brève

Blessés dans la tranchée, Edouard sauve la vie à Albert au prix de sa propre défiguration. Les deux jeunes vétérans entâment la deuxième partie de leur vie ensemble et vont réaliser une imposture.

 

Résumé

Sur les ruines du plus grand carnage du XXe siècle, deux rescapés des tranchées, passablement abîmés, prennent leur revanche en réalisant une escroquerie aussi spectaculaire qu'amorale. Des sentiers de la gloire à la subversion de la patrie victorieuse, ils vont découvrir que la France ne plaisante pas avec ses morts.

Fresque d'une rare cruauté, remarquable par son architecture et sa puissance d'évocation, Au revoir la-haut est le grand roman de l'après-guerre de 14, de l'illusion de l'armistice, de l'Etat qui glorifie ses disparus et se débarasse de vivants trop encombrants, de l'abomination érigée en vertu.
Dans l'atmosphère crépusculaire des lendemains qui déchantent, peuplée de misérables pantins et de lâches reçus en héros, Pierre Lemaitre compose la grande tragédie de cette génération perdue avec un talent et une maîtrise impressionnants.

 

 


Lauréat du Prix Goncourt de 2013, pour son livre "Au revoir là-haut", Pierre Lemaître.

Les prix tombent pour cet homme qui se met à écrire à l'âge de cinquante ans. Prix "Sang d'encre", Prix du "Polar fracophone", Prix du "Polar européen", Prix des "Lecteurs de livre de poche"... Il débute dans les polars, pour se lancer dans la littérature populaire par des scènes picaresques dans ce nouveau style. Le bouche-à-oreille fait le reste.

Pierre Lemaitre habite Courbevoie.

Né le 19 avril 1951 à Paris. Il passe son enfance entre Aubervilliers et Drancy. Ses parents sont des employés de bureaux.

Dès 1953, à la sortie des livres de poche, sa mère installe une bibliothèque pour mettre ces petits formats écrits par des grands auteurs.

Une formation de psychologue. Mariages, enfants dont Victor (23 ans) qui est musicien à Londres et Suzanne de son deuxième mariage qui a tout juste trois ans 1/2.

Son auteur fétiche est "Proust".

Ancien pédagogue pour les agents des Collectivités locales, il l'enseigne la littérature auprès des bibliothécaires. Il commence à écrire à l'âge de 55 ans. Auteur de "Travail soigné", "Robe de mariée" (2009), "d'Alex" (2010), "Cadres noirs" (2010), "Sacrifices."

 

Plus de 500 000 ventes pour son roman qui vient de paraître en version audio. Il va être traduit dans une trentaine de langues et dont les projets fluent comme l'adapter à une bande dessinée illustrée par Christian de Metter et publiée aux Editions "Rue de Sèvre". Quant au film, le réalisateur sera Albert Dupontel.

Il est membre de la Société des gens de lettres (SGDL) et administrateur depuis 2011.

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Frise

 

Bibliographie

 

Lecture de janvier 2015

Liste de mes lectures "Lire et reliure"

.......................

 Ce reportage vous a plu et vous souhaitez être informé des prochaines publications : Abonnez-vous à "newsletter" !

 

Vous aimerez peut-être : 
(clic sur photo pour lien)

 

 Les_oreilles_de_Buster

La_voie_marion_de_Jean_Philippe_MEGNIN

Les_chaussures_italiennes_de_Henning_Mankell

Balzac et la Petite Tailleuse chinoise


L'ombre du vent

La_vie rêvée des plantes de Lee Seung-U

Les oreilles de Buster
Maria Ernestam
La voie marion
Jean-Philippe Mégnin
Les chaussures italiennes de Henning Mankell Balzac et la Petite Tailleuse chinoise
Dai Sijie
L'ombre du vent 
Carlos Ruiz Zafon
La vie rêvée des plantes
Lee Seung-U

...................................

Traduction  : Français,  Allemand, AnglaisArabe, Hollandais 
Parution : Mardi 13 janvier 2015
Mise à jour  : 13 janvier 2015
                 Répondre                        

 

 << Précédente |AAccueil | Suivante >>