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07 novembre 2014

Hokusai croque l'âme bleue des japonais - Biographie

 

 

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Biographie

1760 - Né sous le nom de Tokitarō, dans le quartier de Warigesui, district d'Honjo qui est une zone rurale connue sous le nom de Kastushika, dans la banlieue d'Edo le 31 octobre 1760. Ce quartier est proche de la rivière Sumida qu'il affectionna. C'est l'ère Hōreki.  Il se retrouve orphelin très jeune et est adopté vers l'âge de trois ou quatre ans par une famille d'artisan. Nakajima Ise devient son père.

Son père adoptif, Nakajima (中島) Ise, est un fabricant de miroirs pour la cour du Shogun, la famille princière de Tokugawa. Hokusai est alors appelé Tokitanō (太郎). Son père peint des dessins sur les miroirs.

Il prit le nom de Tétsoujiro. C'est le marchand japonais Haysahi Tadmasa de le rue de Provence au N° 65 qui le signifia.

 

1765 - Il dessine les formes des objets.

1765 - Invention des polychromes.

1767 - Révolution de cinq millions de paysans qui protestèrent contre les impôts attribués par les Seigneurs. Il est alors âgé de 7 ans.

1768 - Dès 8 ans, il apprend la xylographie qui est une technique primordiale pour les dessins japonais.

           Il travaille comme commis dans une grande librairie d'Edo où il contemple les livres illustrés et il est mis à la porte.

1772 - Il fut le témoin du grand incendie de la ville d'Edo qui fit six mille morts.

1773-74    Il est en apprentissage dans un atelier de xylographie.

1775 - Alors âgé de quinze ans, il commence à graver des planches pour la fabrication d'estampes.

1776 - Sous le nom de Tetsuro, il grave lui-même les six dernières feuilles d'un roman humoristique de Sanchō.

1778 - Il porte le nom de Tetsuzo.
         Il est alors âgé de 18 ans et étudie dans l'atelier de Katsukawa Shunsō (1726-1792) qui est le maître de l'Ukiyo-e, spécialisé dans les portraits de comédien. Ces gravures de cette époque se confonde avec celles de son maître. Ils peignent des acteurs et des scènes de théâtre dans le style de Tsutzumi Torin. Shunshō représente les femmes petites et potelées et lorsqu'il s'affirmera, Hokusai les fera aussi minces et élancées que celles d'Utamaro. Il ne veut plus interpréter le talent d'un autre, il invente ses créations, il compose avec sa note personnelle.

Les couleurs adoptées par Shunshō sont un nuancier de vert, de jaune, de rose et de gris, alors que les couleurs d'Hokusai sont éclatantes comme le vert, les bruns chauds, les rouges francs et le bleu foncé qui sont plus difficiles à accorder. Ces dessins sont délicats par leur filnesse et le détail.

Il produit des dessins sur des feuilles volantes appelées Kyōka Surimono.

Il réalisa ces premières estampes sous le nom de Katsukawa Shunrō, nom en rapport avec son maître Katsukawa Shunsō. Au départ, il fait une production commerciale et de bon marché, puis il épure son style pour s'affirmer et produit ses premiers surimono (petites estampes de luxe aux formats variés dont la gravure est sur une seule feuille, en édition privée ou sur commande).

Il se spécialise dans la gravure pour l'ilustration de livres littéraires dont la représentation de paysage.

          Il fait des portraits de Geishas, d'acteurs de Kabuki (forme épique du théâtre japonais traditionnel) et de lutteurs de Sumo.

          Il quitte l'atelier à la mort du maître car il est en désaccord avec son successeur Shunko.

1782 - La famine enlève deux cent mille personnes en cette période de croissance démographique. Hokusai vit une période de misère et malgré ceux-là continue à étudier les techniques des écoles de Kano Yusen, de Tsutsumi Torin et de Sumiyoshi Naiki.

Hokusai devait illustrer le roman "Rêve du Camphrier du Sud" de l'écrivain Bakin qui obtint un immense succès lors de son premier volume. Le romancier fut si jaloux de l'artiste qu'il refusa les dessins qu'Hokusai lui envoya par la suite pour les autres éditions. Hokusai fut si offusqué qu'il répondit à l'éditeur que c'était le texte qu'il fallait modifié. Les éditeurs avaient faits déjà graver les dessins en vue de les publier, le peintre décida de se passer du texte de Bakin et d'éditer ses dessins tels quels.

Quelques années plus tard, Hokusaï rencontra à Nagoya le peintre Bokoén avec qui il s'entretena sur les techniques du dessin. Il publia sous le titre "Hokusaï Mangwa, dès 1812, ces trois cents dessins dans un volume afin que cette technique permette que ces oeuvres soient ouvertes au grand public. La traduction du titre est Man "au gré de l'idée et Gwa pour dire (le dessin tel qu'il vient spontanément).

1786, il arrête de dessiner sous le nom de Shunrō.

1789, il quitte l'atelier de Katsukawa Shunsō suite à la jalousie d'un camarade d'atelier. Un jour, il avait peint une affiche pour un marchand d'estampes. Ce marchand fut si satisfait qu'il l'a fit encadré et l'accrocha sur sa devanture. Ce camarade d'atelier passa et la déchira car elle faisait ombrage à leur atelier. Ils se disputèrent et Hokusai résolue de prendre son identité sous le nom de "Mugura" qui signifie "buisson" pour expliquer au public que ce nouveau peintre n'appartient à aucun atelier.

A cette époque, il se marie deux fois. Mais, on ne sait pas pour quelle raison il dut les quitter : est-ce du à leur décès ou au divorce. De sa première femme, il eut un fils et deux filles.

Son fils "Tominosuke" prit la succession de la miroiterie Nakajima Isse mais ne fut pas très stable et causa des ennuis à son père.

Ses filles, Omiyo devint la femme de Yanagawa Shighenobu, le peintre. Elle mourut quelques temps après son divorce après avoir mis au monde son petit-fils qui fut source d'inquiétude pour son grand-père Hokusai. Son autre fille, Otetsu était douée d'un vrai talent de peintre, mais elle mourut jeune.

De sa seconde femme, il eut également un garçon et deux filles. Le fils "Akitiro" fut un petit fonctionnaire de la famille princière Tokugawa. Il était un peu poète et se fit adopté par "Kase Sakijiuro". C'est lui qui fit élevé le tombeau de Hokusai dont il prit le nom. Son petit-fils d'Akitiro s'appelait "Kase Tchojiro" et fut le camarade de classe de "Hayashi", grand collectionneur d'oeuvre d'art japonais.

Ses filles sont "Onao" qui mourut dans son enfance et "Oyei" qui se maria avec un peintre nommé "Tomei" mais divorça et revint vivre avec son père jusqu'à sa mort. Tomei son gendre illustra "Onna Chohoki", un livre d'éducation pour les femmes qui traite de la civilité.

Hokusai avait deux frères aînés et une soeur cadette, tous morts dans leur jeunesse.

1790 - Grâce à un artise japonais "Shiba Koban ou Gokan (?)" qui fréquente les néerlandais, seuls autorisés à amarrer à Nagasaki, il découvre la perspective qui influence à cette époque l'art occidental. Il maîtrise la perspective italienne par le biais du zograscope que les marchands néerlandais importèrent au Japon. Au XVII et XVIIIème siècle, la représentation des scènes au Japon avait une perspective parallèle qui reproduit l'espace et une perpective cavalière pour les personnes. De nos jours, la perspective parallèle est surtout utilisée pour les dessins d'architecture.

Il développe son propre sens du dessin, afin de se démarquer de son maître Shunsho.

Après cette étude, il crée une perspective dite "atmosphérique" ou "aérienne" pour marquer la profondeur des plans par les couleurs. Ainsi, avec le bleu de prusse, plus il est clair et se rapproche de la couleur du ciel, plus l'élément est éloigné et crée l'atmosphère. La majeure partie de ces oeuvres dont "La Grande Vague" sont inscrites dans cette logique.

 

Il étudie également le clair obscur.

 

Cinq éventails

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1794 - Il se fait appelé Sōri par son rapprochement à l'école Rinpa. Il illustre des calendriers dits "egoyomi". Ses dessins sont gracieux. Ce sont des oeuvres luxueuses et raffinées qui lui apportent la notoriété, une réputation d'excellence et de qualité.

Il illustre des livres et écrit des poèmes, tout en débutant sur la peinture sur soie.

Hokusai se fâche avec l'écrivain dont il illustre les romans et décide de publier des livres sans texte. Que des dessins dont le fameux Manga.

1795 - Il prend la direction de l'école Tawaray qui renommera par la suite Sori II. Il illustre sous le nom de Sōri, un recueil poétique "Kyōka Edo no Murasaki" qui l'amène au succès.

           Les kyōkas sont des courts poèmes. Un seul est traduit en français et se nomme "Le Char des poèmes kyôka de la rivière Isuzu" illustré par Hokusai.

 

Portrait d'Hokusai peint par sa fille

Portrait d'Hokusai fait par sa fille Oyei, signé Ohi

On y voit un front sillonné de rides profondes, des yeux en pattes d'oie,

Hokusai eut deux femmes qui décèdèrent très jeunes et cinq enfants. Sa plus jeune fille est Oyei et est devenue artiste comme lui.

Hormis sa fille Oyei Hokusai, il n'eut pas vraiment d'élèves mais des disciples Keisai Yeisen, Kiosai et Yosai qui prendront exemple sur son style. Son gendre Shigenobu fut le premier à l'imiter, mais c'est un vendeur de poisson nommé Hokkei qui copia au plus près son style à sa maturité.

Oyei, sa fille avait hérité du talent de son père mais ne fut reconnue par la société qu'après son divorce avec son mari. Elle fait les travaux pour son père et lorsqu'il est victime d'une attaque, son oeuvre fusionne avec celle de son père.

Il est presque impossible de différencier son oeuvre de celle de son père car, à l'époque, la femme est asservie à son mari ou à son père. Elle a vécu pour son art, elle était attiré par la nature et souvent partée avec son carnet de croquis.

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1798 - Hokusai devient son nom principal en référence à l’Etoile Polaire, auquel il rajoute le nom de sa ville natale.
           Il quitte l'école Tawaraya et devient artiste indépendant, il est alors âgé de 38 ans.

           Il offre son nom Sōri à l'un de ses élèves et prend le nom d'Hokusai.

           C'est le début de la période Hokusai dont il affichera 3 phases stylistiques différentes. Dans sa première phase, le lien avec le monde de la littérature est plus important et la production de surimono et de livres illustrés est intense.

            Dans la deuxième phase, c'est un travail psychologique et physionomique qui effectue sur ses personnages tant sur les êtres humains que les animaux qui prendront d'ailleurs une apparence humaine. Il s'oriente vers les illustrations de livres classique de la littérature chinoise.

             Dans sa troisième et dernière phase, la peinture prend le relais. Il publie dans cette dernière période les deux premiers volumes de "Cent vues du Mont Fuji", considérées comme des Chefs d'oeuvre.

 

          Sous ce nouveau patronyme, il crée ses premières séries : Sept manies des jeunes femmes sans élégance, Miroir des images de Hollande : huit vues de Edo, les cinquante-trois stations du Tôkaidô...

1800 - Le quartier des théâtres et le quartier des plaisirs (Yoshiwara) se développent pour satisfaire les riches marchands.

           Il signe à cette période quelques tableaux par la formule : Gakyōjin.

1804 - Il peint dans la cour du temps d'Edo avec un balai et un seau d'encre de Chine. La fresque est un "daruma" géant de plus de 240 m2. Afin de permettre à l'assistance de l'admirer, elle fut hisser jusqu'aux toits.

1805 - C'est sous le nom de Katsukawa Hokusai qu'il signe ses dessins à l'encre de Chine noire et la panoplie de nuances de gris. Ce nom est choisi en hommage à l'étoile Polaire qu'il vénère particulièrement. Ses peintures sont sensuelles et ses estampes sont composées avec humour. Il produit des livres (yomihon) qui sont de longues fictions dont les intrigues épiques donnent le sens  à sa capacité d'inventer, mais également de manier l'encre de Chine.

1807 - A nouveau, il peint une grande fresque à Nagoya.

 

Hokusai Nature morte d'objets de cérémonie

 

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1810 - Epoque Taitō. Il est âgé de 59 ans.  Il se consacre à faire des manuels de peinture "Elethon" qui attirent beaucoup d'amateurs.

          Il publie son premier manuel : Le Dictionnaire de peinture insensé du fou qui comprend une collection de dessins assemblés à partir de caractères du syllabaire par Ono le Crétin.

Ce document est à l'usage des apprentis et par ce biais, il attire un large public et son art fait référence. Il va transmettre son style.

Il produit des estampes de vues aériennes des sites les plus célèbres.

1812 - Il parcourt le pays de l'ancienne capitale de Kyoto à Edo. A Nagoya, il rencontre Bokusen, un autre artiste qui le conseille sur la publication de sa Manga qui est l'ébauche alors d'une étude originale et marginale. Ces publications dureront jusqu'en 1834.

1814 - Publication de "Hokusai Manga" sous le pseudonyme "Taïto" qui n'est autre qu'un carnet de croquis qui aide les amateurs de dessin à s'exercer. 3900 dessins font partie de ce registre qui décrit les moeurs sous forme de légende. Ce manuel sera achevé qu'en 1878 avec la parution posthune du carnet 15. C'est une sorte de miscellanées graphiques

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1820 - Litsu, il se fera appelé à l'âge de 60 ans. Dans cette période, il se consacre aux estampes en couleur "nishiki-e" qui sont des métamorphoses du motif choisi.

1869 - Il eut une attaque d'apoplexie. Il se soigna à l'aide d'un remède japonais composé d'une pâtée de citron. Cette ordonnance lui permit de guérir. La composition de la potion fut donnée à son ami Tosaki sous la forme d'un énoncé enrichi de dessin de citrons, de couteau et de marmite.

1830 - Il commence la série de Cascades, des Ponts, des Oiseaux et des Fantômes.

1831 - Le Mont Fuji est dévoilé sous trente-six vues (Fugaku Sanjūrokkei). Ces estampes du monde flottant (Ukiye) fascineront les Occidentaux avec ce bleu de Prusse.
           Il métamorphose les lieux choisis et représente donc des illustrations.

           Il devient célèbre dans le Japon.

 

Le vieil homme

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1834 - Il prend le nom de Gakyō Rōjin Manji. Manji qui veut dire "le vieil homme fou de peinture".

            Il marie sa fille "Omiyo" qu'il avait eu de sa première épouse. Son petit-fils fut un escroc et Hokusai épongea ses dettes qui le mirent dans la misère. Il s'engagea pour lui éviter d'aller en prison, mais il ne put tenir sa promesse et  il dut quitter Edo en cachette pour s'installer une année à Suruga dans la péninsule de Miura où il complèta sa production des "Cent vues du Mont Fuji" (Fugaku Hyakkei). A cette époque, il signe Miruaya Haltiyemon. Il s'exila jusqu'en 1839.

Quand il revint à Edo, après quatre années d'exil à Suruga, il se fit appeler "Prêtre-Peintre" et aménagea dans les bois du temple Mei-O-In. Il illustre de croquis la misère dans laquelle il vit.

          A 79 ans, il se consacre à la peinture et s'éloigne des estampes. C'est le monde animal, végétal ou les sujets religieux. Ces animaux de prédilection sont le tigre, les lions et les dragons.

1836 - La Capitale subit la grande famine, il revient après deux années s'installer à Edo. Il troque ses oeuvres contre la nourriture et arrête sa série "Cent Poètes et Poèmes" après avoir produit la vingt-septième planche.

1839 - Il s'établit à nouveau dans le quartier de Honjô, proche de la campagne qu'il affectionne. Un incendie dévaste son atelier et emporte ses travaux en cours. Il est alors concurrencé par un jeune artiste "Hiroshige Ando". Il produit de moins en moins. Il s'efforce de réaliser un dessin par jour, jusqu'à sa mort.

C'est une période de grande disette qui fait suite à trois années de mauvaises récoltes de riz.

1840 - A cette date, il indiquera sur l'ensemble de ses peintures, la date de réalisation.

1845 - Il fait son dernier voyage pour rencontrer un ami de province de Shinano. Il exécute quelques peintures dans un temple.

1849 - Il tomba malade dans sa maison d'Asakusa qui était la 93ème de ses habitations. Quand il sentit le moment de se retirer de ce monde, il écrivit à son ami Tagashi ses mots : "Le roi Yemma est bien vieux et s'apprête à se retirer des affaires. Il s'est fait construire, dans ce but, une jolie maison à la campagne et il me demande d'aller lui peindre un kakemono. Je suis donc obligé de partir, et quand je partirai, je prendrai mes dessins avec moi. J'irai louer un appartement au coin de la rue d'Enfer, où je serai heureux de vous recevoir. Quand vous aurez l'occasion de passer par là. Hokusai".


Décés à Edo, le  10 mai 1849 à l'âge de 89 ans. Cette date correspond au 18ème jour du quatrième mois de la deuxème année de Kayei. Sur son lit de mort, il aurait dit "encore cinq ans et je serais devenu un grand artise". Hokusai, son étoile est montée au firmament. Ses cendres sont ensevelies au temple Keikiôji, dans le quartier populaire d'Asakusa à Edo où il avait passé la majeure partie de sa vie. Sa petite fille Shiraï Tati lui a fait édifier un tombeau dans le jardin du temple, auprès de la tombe de Kawamura Itiroyemon. D'après sa petite fille, il serait le 3ème fils de ce dernier qui fut un artiste connu sous le nom de Bunsei. Sur sa pierre tombale, vous pouvez lire cette épitaphe "Oh ! La liberté, la belle liberté, quand on va aux champs d'été pour y laisser son corps périssable !".

Sa dernière peinture reprèsente un dragon gravissant le Mont Fuji.

1854 - Le Japon s'ouvre aux Etats-Unis d'Amérique, par l'intervention du commodore Perry qui mit fin à la période de pouvoir de la famille Tokugawa qui rendait cette société fermée au monde de l'extérieur, sauf pour le commerce avec la Chine et le Pays-Bas. Ils étaient sous l'ordre militaire (Bakufu).

1858 - Félix Bracquemond découvre Hokusai Manga et c'est le début de la vogue du japonisme.

           Lors de l'exposition Universelle à Paris, la mode du Japonisme est lancée. C'est le départ d'Hokusaimania.

 

Expression"A l'âge de quatre-vingt six ans, j'aurai fait encore plus de progrès et à quatre-vingt dix ans je pénétrerai le mystère des choses. A cent ans, j'aurai décidément atteint un niveau merveilleux, et à cent dix ans, chaque point, chaque ligne que je tracerai vibrera de vie. que ceux qui vivent assez longtemps voient si je tiens parole"
Katsuhika Hokusai

 

 

Katsushika Hokusai Temple

Memo

Site du grand palais : http://www.grandpalais.fr/fr/evenement/hokusai

HOKUSAI- Galeries Nationales du Grand Palais
1er octobre – 20 novembre 2014
Puis 1er décembre 2014 – 18 janvier 2015. L’exposition se déroule en deux volets en raison de la fragilité de certaines oeuvres qui ne peuvent pas être exposées plus de 7 semaines. 
Commissariat :
Seiji Nagata, grand spécialiste de l’artiste et directeur du musée Katsushika Hokusai de Tsuwano
Laure Dalon, adjointe du directeur scientifique de la Réunion des musées nationaux – Grand Palais.

 

Livre associés

Hokusai de Matthi Forrer

 

Visite

18 Octobre 2014

 

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Traduction  : Français,  Allemand, AnglaisArabe, Hollandais 
Parution : Dimanche 2 novembre 2014
Mise à jour  : 2 novembre 2014
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02 novembre 2014

Hokusai croque l'âme bleue des japonais

 

 

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C'est au Grand Palais à Paris que je découvre l'oeuvre d'Hokusai appelé "Le vieux fou de la peinture" dont le nom n'est autre que Katsushika Hokusai (1760-1849). Prononcer "Hokeusaï", si vous voulez en parler !

 La langue japonaise se chante, elle est aussi poétique que l'art poétique ou dramatique. Les mots se disent d'une manière particulière, il ne s'énonce pas ; c'est une vraie partition chaque syllabe et elle rappelle les chants populaires traditionnels. L'instrument est la gorge, chaque corps fait surgir un son différent qui a matière a étonner par ces vides et ces pleins. Il en est de même, pour la peinture de Hokusai, elle me semble poétique.

Hokusai se surnomme lui-même Gakyōjin, autrement dit "Fou de dessin". Hokusai a changé plusieurs fois d'identité au cours de sa longue carrière. De Katuskawa Shunro, il prit le nom de Gakyo Rojin Manji (Le vieil homme fou de peinture). 17 signatures différentes sont recensées dont Sori, Taito ou Itsu que l'on retrouve sur les célèbres "Trente-six vues du Mont Fuji" et chacune correspond au passage d'une école picturale à une autre. Il a aussi utilisé plusieurs noms secondaires comme Toki (1799), Raishin (1811) et Kakō (1811). Autant de pseudo que de facettes pour exprimer sa personnalité créatrice.

La Grande Vague de Kanagawa

 

Dans sa vie, il déménage aussi souvent qu'il change de nom !

Dans l'oeuvre d'Hokusai, j'y découvre poésie, délicatesse et nourriture spirituelle. Les contes et légendes défilent et je succombe devant l'Asie de l'Estau. Il incarne la spiritualité et l'âme de son pays. A travers mythologie et culture japonaise, ce parcours est un grand voyage dans le pays du Soleil levant. L'époque Edo est également marquée par le shintoïsme (神道, shintō), appelée littéralement "La voix des Dieux". C'est la religion la plus ancienne du Japon et elle est particulièrement liée à la mythologie. Au Japon, chaque région avait ses propres Dieux et ses propres rituels.

 

Hokusai Yang Hokusai Yin

Yang (masculin) et Yin (féminin)

 

A cette époque les japonais étaient intimidés par l'avance culturelle chinoise et voulaient rivaliser avec elle. L'anthologie mythologique et l'anthologie poétique servaient le cycle de la naissance et de la renaissance. C'est le mélange des systèmes qui engendra le "Shintoisme".

L'empereur était la représentation des Dieux dans le monde mortel. Ce mandat divin de la famille impériale a forgé la mentalité japonaise. Chaque élément de la terre dans cette religion a le caractère sacré de la Nature. De même, chaque parcelle de la vie a un caractère sacré.

A l'origine, les chasseurs-pêcheurs du Jömon était le seul peuple au monde à pénétrer dans l'ère du néolithique qui resta nomade. Cette ethnie Jômon a pour origine les Inuits par l'arc Alaska-Nunavut-Groenland-Finlande-Sibérie-Japon qui formait la patrie originale des "Hyperboréens", le Svastika polaire de l'homme du Néandertal. Les japonais ne sont donc pas de l'Est mais un peuple d'Extrême Nord. Le Japon constitue donc l'avant-garde eschatologique de l'Eurasie.

Le shintoïsme entraîne le nomadisme par la pratique du "Shikinen Sengû" qui consiste à déplacer tout sanctuaire chaque vingt ans. Tous les édifices de bois sont donc détruits et reconstruits sur un autre site. Ainsi, sur ces mêmes moeurs, la capitale est déplacée à chaque nouveau Empereur (Naniwa, Ôtsu, Nara), jusqu'à l'arrivée du bouddhisme à la fin du VIIIème siècle et plus tard la période "zen".

C'est l'impermanence des choses, liée à l'air et à l'eau qui s'opposent à celui de la stabilité terrestre. Cette culture japonaise fait donc ressortir la légèreté des matériaux d'habitation par les paravants amovibles et le caractère sélénien des arts traiditonnels (Unkiyo-e ou "images du monde flottant", volutes éthérées du Koto et du shakuhachi dédiées à la contemplation musicale des froides lumières de la lune, laques et céramiques aux motifs vibrants d'irréalité translucide), littérature féminine et mortuaire (Kojiki initié par l'impératrice Gemmyô aux Contes de pluie et de la lune de Ueda Akinari jusqu'au Genji monogatari qui est l'unique exemple de roman nation écrit par une femme.

La période Sakoku ferma le Japon pendant 215 ans.

 

Le Fuji bleu

 

Le mont Fuji, dans la tradition shintō, est considéré également comme un élément du paysage naturel sacré.

 

IMG_6505

 

Le Grand Palais abrite donc la plus grande exposition mondiale de l'artiste Hokusai, c'est la consécration d'Hokusai.

En hommage à ses noms, l'exposition est déclinée en 6 séquences dont :

 

- Katsukawa Shunrô (1778-1794),
- Sôri (1794-1798),
- Katsushika Hokusai (1798-1810),
- Taito (1811-1819),
- Iitsu (1820-1834),
- Gakyô Rojin Manji (1834-1849).

 

Pêcheur

Le tableau de "Pêcheur" laisse le doute d'un autoportrait de Hokusai. Le texte est composé de brefs poèmes figurant au-dessus du personnage. L'un d'entre eux se termine sur le nom de Manji, une des signatures de Hokusai. Sa représentation, serait alors âgé d'une soixantaine d'années. Sa pêche ne semble guère fructueuse, le panier est vide. Sa position porte à croire qu'il n'est pas pressé car sa ligne n'est pas lancée à l'eau.

 

 

C'est le Maître des estampes japonaises qui créa le fameux tableau "la grande vague de Kanagawa" 神奈川沖浪裏 (ukiyo-e ou "image du monde flottant" - 1831) qui fut la première estampe des trente-six vues du Mont Fuji (de 1831-1833). Le thème de la vague est récurrent comme les vagues qui ne cessent de remplacer la précédente.

Ces oeuvres sont conçues selon la tradition japonaise du boudhisme, par le mouvement de la vague qui exprime le pessimisme d'un monde impermanent qui reflète notre nature fragile face à la nature grandiose et souveraine.

Il peint avec beaucoup de vigueur et d'effets visuels. Sa peinture est une énigme pour ma part. Je relève qu'elle puisse être codifiée, malgré des dessins parfois dépouillés.

 

Le poète Teba

 

La couleur bleue est le symbole de la "Révolution bleue". Le bleu de Prusse est sa prédilection, dès 1829. Cette couleur, appelée également "Bleu de Berlin", fut découverte en 1705 à Berlin comme l'indique son surnom, par le fabricant de couleur Johann Jacob Diesbach. Ce bleu est obtenu par une préparation à base de cochenilles, d'alun, de sulfate de fer et du sang de boeuf séché qui remplaça la potasse absente. Dès 1709, les peintres européens emploient ce piment. Lorsque sa composition secrète fut révélée, il prit même le nom de "bleu de Paris" et est défini comme "Bleu intense" ! La couleur bleue était obtenue par des pigments très chers, comme le lapis Lazuli. Elle était donc très peu utilisée par les artistes. Le bleu de Prusse a la particularité de perdre son éclat avec le temps et prend une teinte verdâtre jusqu'en 1850. Cette couleur fut introduite au Japon par les Hollandais en 1820.

Le jaune dans la "Grande Vague" reprèsente le sable".

Le mont Fuji est en arrière plan et se confond à la mer et malgré qu'il soit effacé par la grande vague, il est l'élèment le plus important. Il est calme devant les forces de l'eau, il est le symbole terrestre avec les hommes qui se battent contre le ciel et la mer.

La vague représente la force écrasante de la Nature. Le ciel est calme et la mer déchaînée, en parfaite opposition comme le Yin et le Yang.

 

La grande Vague représentée avec les oiseaux

 

 

Hokusai utilise la technique de l'impression faite à partir de plusieurs planches de bois gravé, soit sur bois polychrome d'environ 25x38 cm. Au départ, il dessine au pinceau sur un papier mince et translucide, fabriqué à base de fibres de mûrier entrelacées. Chaque impression comporte une couleur et notamment ce bleu intense.

 

Hokusai Femmes de retour après la récolte de thé

 

Hokusai Bambou

 

Dans cette série, il exploite le format horizontal qu'il emprunte à l'art occidental. Le Mont Fuji ou Fujisan (volcan sacré) est un endroit symbolique dans l'art boudhiste et un lieu de pèlerinage shintoïste. Il apparaît en fond de paysage, enneigé. dans ses toiles avec en premier plan, une tempête dans la baie de Tokyo, au large de Kanagawa. Dans les creux de la houle, les barges de pêcheurs s'aperçoivent et donnent l'ordre de grandeur de la vague qui est de quatorze à seize mètres de haut. Les barques sont effilées comme des sabres de Samouraï. La vague évoque le mouvement perpétuel. Tel un monstre, elle aspire et rejette en écume. Le principe du Yin et du Yang sont à noter dans la manière dont les formes sont marquées, voire cernées et l'utilisation dissociée des couleurs.

La vague est une métaphore.

 

La Grande VagueEstampe 1 de la série "35 vues" - La grande Vague

Le trajet visuel de la lecture de l'image se fait de gauche à droite. La masse d'eau s'équilibre et s'oppose au reste de l'image, dans un équilibre presque parfait de plein et de vide qui forment une symétrie. La vague représente l'instantané, à l'instant où elle va être en rupture par la perte de l'équilibre et est sur le point d'engloutir les embarcations des pêcheurs. Le Fuji apparaît au loin.

 

Hokusai vue sur la mer 01

Katsushika Hokusai

 

Le tableau ne mesure pas 16 mètres de haut, à mon grand regret.

La vague fait référence à cette vague monstrueuse qui détruisit la ville d'Edo.

 

Le pêcheur de Kajikazawa

 

 

Garçon contemplant le Mont Fuji

La neige est la lumière blanche des anges / Neige de Maxence Fermine

 

 

Vent du sud, ciel clair

Gaifû Kaisei 凱風快晴 qui signifie "Vent du Sud, ciel clair"

Le Fuji est rouge, les rayons du soleil levant illuminent le Fuji. C'est l'été, seules quelques traînées de nuage recouvrent le mont. Ce tableau fut réalisé au début des années 1830. Cette série témoigne d'une rupture dans l'art Hokusai. Il privilégie l'aspect inattendu d'un moment saisi dans les sites touristiques, alors que les autres artistes étaient plus conventionnels.

 

 

Mythique volcan où la montagne sacrée. Il ressemble aux portes du ciel

 

Orage sous le sommet

Hokusai a peint le Mont Fuji après l'avoir gravi à la rencontre du petit peuple dans chaque province sur les pentes du Dieu Blanc. Il peint ces paysages avec ces pinceaux qui associent l'onguent des kami (divinités) qui va jusqu'à l'essence des choses.

 

Le pin coussin à Aoyama

Hokusai dans les années 1830 voue un véritable culte à la montagne sacrée. Après trois années consacrées à méditer sur cette divinité, il peint ce chef d'oeuvre, en trente six vues.

 

Hokusai La baie de Tago

Pour accéder au Mont Fuji, il faut traverser la forêt "Aokigahara Jukai" qui regorge de légende. Fuji, le plus haut volcan du Japon (3776m) est reconnu comme une montagne de perdition. Beaucoup de randonneurs perdent leur chemin ; aussi, chaque année, il est organisé une expédition pour retrouver ces corps disparus.

La foret est si dense qu'il est difficile de se diriger en fonction du soleil.

Le sol crevassé est masqué par des branchages, des feuilles.

Bref, un vrai labyrinthe où il ne fait pas bon y aller seul sous peine d'y laisser la vie.


Les Pins de Fuji ou Tôkaidô HodogayaLe Fuji vu de Hodogaya sur la route du Tôkaidô. La route est bordée de pins et les voyageurs passent, l'un a cheval est gudé par un palefrenier, l'autre est assoupi dans un kago (palanquin). Ils ont croisé un moine mendiant coiffé du grand chapeau de paille. Editeur : Eijudo.  Dessins de la série "Fugaku sanjurokkei" ou "36 vues du Mont Fuji"  Signé : Zen Hokusai aratame iitsu (vers 1830-1835)

 

L'ascension du Mont Fuji"Celui qui gravit le mont Fuji une fois est un sage, celui qui gravit deux fois le mont Fuji est un fou" proverbe japonais.

L'ascension nécessite une bonne condition physique. Il faut traverser une zone de nuages et la température est basse, parfois même négative. Au sommet des vents forts vous soulèvent vers le ciel et l'oxygène est aspiré par l'au-delà.

 

Hokusai Fuji de Kanaya

 

 

Hokusai L'arrière du Fuji depuis la rivière Minobu

Hokusai Le temple d'Asakusa Honganiji dans la capitale d'Eastern

Umegawa dans la province de Sagami oules champs du hameau d'Umezawa dans la province de Sagami

 

Hokusai L'ile Tsukada dans la province de Musashi

Soshu hakome kosui

Le Fuji est vu du lac Hakone, dans la province de Sagami. Sur la rive du lac Hakone, on aperçoit parmi les arbres, à droite, les toits du temple d'Hakone Gongen. Des nuages épais de brume découpent le paysage dominé par une colline. La cime enneigée du mont Fuji est à l'horizon. Dessin de la série "Fugaku Sanju Rokkei" ou "Les trente-six vues du Mont Fuji". Signé : Hokusai aratame iitsu no fude (1826-1833) Editeur : Eijudo

 

 

 

Koshu inumetoge Le mont Fuji dans la passe Inume de la province de Kai. Deux voyageurs sont suivis par deux autres, portant de lourdes charges et gravissent péniblement la colline. Dessins de la série de "Fugaku sanju rokkei" ou "Les 36 vues du mont Fuji". Signé : Hokusai aratame IItsu no Fude  (vers 1826-1833) Editeur : Eijudo

 

 

Hokusai La côte des sept lieux

Hokusai La rivière Tama dans la province de Musashi

Hokusai Reflet du Mont Fuji dans le lac Kawaguchi

Le lac Suwa dans la province de Shinano

 

Hokusai Senu dans la province de Musachi

Plage de Sishiri

 

La scierie à Honjo

Rue Suruga

Le mont Fuji vu de la province d'Owari

La terrasse Zazai du temple des 500 Rakan

La maison de thé d'Hokusagawa le matin après une chute de neige

 

Voici un des contes de Lan Lan Hue sur le Mont Fuji

Le labyrinthe s’enroulait vers l’intérieur. C’est une sorte de jeu de l’oie où chaque pion est escargot de cristal. Sous le chemin, des fleurs carnivores, des puits, des prisons, des ponts parfois mais qui ne sont que la toile de fond. L’essentiel réside dans les cases, toutes habitées par des estampes. Ce sont les trente-six vues du mont Fuji. Il n’y a par ici que des âmes errantes se promenant en toute liberté. Entre deux cases. Entre deux vies. Parfois même à saute-mouton. Elles sont les jokers du jeu. Souffles nouveaux. Courants d’air. Bleus, gris, vibrants. Se glissant dans les oreilles de la nuit. Elles chuchotent des histoires improbables.

Le premier escargot de cristal cheminait ainsi de son pas lent. Il pouvait courir, nager, voler. Magie de gastéropode. Mais il ne se pressait pas. L’escargot numéro un n’est pas primaire, c’est un être réfléchi. Il a d’abord survolé du regard, les espaces qui s’ouvraient à lui. Et bien avant que le dé ne soit jeté, gros dé à points noirs, il observait les chemins, analysait les embûches, imaginait des issues insoupçonnées. Les paysages avaient des contours indécis qui lui faisaient imaginer tous les possibles. Che vuoi ? crut-il entendre. C’était sans doute pour cela que les âmes errantes se sentaient chez elles, se disait l’escargot numéro un. Il sourit et pensa :

-Ah, plus besoin de sépulture ici ! Plus besoin de courir. Seulement s’asseoir, parler ou se taire. Habiter enfin, l’hospitalité de la réponse, celle que chacun a trouvée sur son chemin.

Et le voilà qui lance son dé. Ici, un seul dé est en jeu. Un point noir s’affiche. Et l’escargot numéro un glisse doucement vers la première case. C’est la grande vague de Kanagawa. Tout le monde la connaît, avec ses bords frangés d’écume, son bleu de Prusse soutenu, ses blancs, ses gris aux dilutions contrastées. Et là, surgi au sein de la tempête, le mont Fuji dresse son pic blanc. Mais n’est-ce pas plutôt la pointe d’une autre vague, petite sœur venue du ressac ? L’escargot se prit à rêver et à sourire.

Ah ! C’est un jeu formidable ! Je vais le proposer aux musées, le vendre dans le monde entier! Ah, voyager à travers toute la planète.

L’escargot fut rempli d’aise à cette idée. Il imagine le succès, il se voit riche. Mais voilà qu’il décide de ne pas rester trop longtemps sur la case numéro un, le temps se faisait humide sous les embruns. Jetant un œil au-delà, il rencontra une première âme errante. Elle était assise sur le rebord, entre deux cases, ses jambes pendantes débordaient du chemin et semblaient en barrer la route. Elle n’avait pas peur des fleurs carnivores qui poussaient dans l’arrière-scène. Ce n’était plus son problème d’âme errante car la peur de se faire manger toute crue et de passer dans l’autre monde n’existait plus. La première âme errante était une âme paisible, elle vivait en dehors du temps. Elle regardait passer les escargots sur le chemin. Assise en surplomb, elle observait leur comportement avec tant d’attention que l’escargot l’imagina avec un petit carnet où serait écrit un titre en belles lettres rondes, en gras et en italique : « Notes sur les escargots de cristal », ou encore «  A propos des escargots de cristal » avec en sous-titre «  étude sur un lot de deux, époque d’Edo »

Il l’interpella alors, amusé de son idée :
-Ho ! Que penses-tu, toi qui es là, assise entre deux cases ? Vaut-il mieux sauter la case des désastres naturels dès le départ ? Je crains de me faire renverser par la vague ! Cette barque ne me dit rien de bon ! Elle semble bien trop fragile !

L’âme errante lui répondit tranquillement :
-Oh, ça dépend. J’en ai vu, au coup de dé suivant, qui ont bondi à la case six. Elle est magnifique. Puis, tu vas voir, les choses se répètent ensuite. Tu le découvriras au fur et à mesure du chemin. Je ne te dis pas tout. Pas maintenant. Tu n’arriverais plus à être étonné. Ce serait un peu triste de ne plus être surpris dans son voyage.
-Case six, je retiens. Qu’a-t-elle donc la case six ?
-Je t’ai dit : je ne peux rien te dire !
-Oh, un peu quand même ! Juste un peu !
-Bon, juste un peu, alors ?! On peut se transformer ! C’est tout ce que je peux te dire !!!!
-On peut changer, c’est ce que tu veux dire ?

L’âme errante disparut. Elle avait tourné les talons. L’escargot devenait décidément trop curieux. Certains veulent tout savoir dès le départ alors que le trajet est fait justement pour découvrir. L’essentiel est dans le chemin mais pas dans le but à atteindre. Qui ne le sait ? Sur le chemin, l’âme rencontra une consœur avec qui elle ne put s’empêcher de raconter l’histoire et de lui dire, comme pour se libérer :
-Ah, il faut tout leur dire à ces escargots !
-Oui, c’est curieux comme ils se croient intelligents !
-Drôles de petites bêtes…
-Oui, curieux, quand même, ce manque d’humilité.
-Ils veulent tout voir, tout savoir, tout, tout de suite, dès le départ. Ne pas prévoir les bonheurs, les malheurs, ni les surprises…enfin saisir toute la vie, tout de suite !
-Et oui, alors que l’essentiel ne se voit qu’avec le cœur… Ah le cœur, qui donc en a parlé ?
-Je ne sais plus, ce n’est pas bien grave…

Un autre dé fut jeté. Deux. Il n’arrivera pas à la fameuse case six. Tant pis, il passera dessus de toutes façons. Il aboutit à la case trois : « Orage sous le sommet ». Une si belle case. Les nuages sont brillants, surmontant les éclairs d’orage. Le reste du mont flamboie rouge, sombre, garance, terre d’ombre peut-être. L’escargot de cristal médita, à la case trois. Il imagina sa vie. Au bas du mont Fuji. Avec toute la montagne à gravir. Elle lui parut monumentale pour son petit corps de mollusque. Mais le rouge, le bleu lui furent si fascinants qu’il voulut tenter l’aventure. Il remercia le mont Fuji. La dureté de l’ascension lui semblait atténuée par la beauté de ses lignes. Il s’exclama :

-Magnifique, le « Vieux fou de peinture »! Bravo !

Mais il se disait aussi que peut-être de la case trois, il pourrait hisser ses deux petites antennes devant lui, il verrait alors ce qui se passait à la case six.

- Case six, que me racontes-tu donc?
La case six était à son paroxysme.
-N’était-ce pas celle du pin coussin d’Oayama ?

Velouté, floconneux, il semblait ouvrir ses bras pour accueillir le voyageur sous son ombre. Et entre les feuilles, surgissaient les nuages, le ciel et la pointe du mont Fuji. Pèlerins en cette vallée de larmes, ils essayaient tous, de survivre. En travaillant, en marchant, en voyageant. Sur le chemin des trente-six vues du mont Fuji….

Mais un souvenir revint à l’escargot. Dans son éducation d’invertébré, il lui avait été recommandé de converser avec les âmes errantes. Dialoguer avec l’au-delà permet de se distancier d’avec l’immédiateté de l’existence, lui avait-on dit. Ne pas être par trop primaire. Accéder à une certaine métaphysique, avec néanmoins son pendant, l’obsolescence programmée de toute transcendance… Il avait appris tout cela, très jeune. Les âmes errantes avaient un privilège. Elles étaient entre deux mondes. Un pied dans le monde des vivants qu’elles chatouillaient encore. C’est pourquoi elles savaient si bien les comprendre. Mais un pied déjà ailleurs. Fugacités de l’être. En clair-obscur. Dansant dans les rondes du temps.

L’escargot poursuivit son chemin et se retrouva case dix. On y voyait le mont Fuji vu de la province d’Owari. Un tonnelier travaillait dans le cercle de ses anneaux, tel un petit hamster courant dans sa cage de jeu. Pauvres humains ainsi épinglés sur la toile. L’escargot prit pitié de lui mais il se reprit et se dit :

-Il ne faut pas que je me laisse distraire par ces images des siècles passés. Il faut que je m’occupe de mon destin et que je ne me fasse pas doubler par l’escargot numéro deux !

En effet, l’escargot de cristal numéro deux, avait commencé son parcours juste au second coup de dés. Il n’avait pas perdu de temps, il ne s’arrêtait pas discuter avec les âmes errantes. L’important pour lui était de se concentrer pour arriver le plus rapidement au but. Il avait un tempérament de compétiteur. Rien ne lui résistait. Concentré, performant, efficace, il avait toutes les qualités. Mais pourquoi ? Et puis quelle importance ? De toute façon, ils arrivaient tous au cimetière des escargots, là où les coquilles se désagrègent. L’escargot numéro deux eut un dernier sursaut, une pensée lui traversa l’esprit :

-Ici ou de l’autre côté de la terre, quelle différence, maintenant que j’en ai fait le tour, moi aussi. Ici me semblait si loin, si passionnant quand j’avais la tête en bas, de l’autre côté de l’hémisphère. Le monde me semblait tourné vers des vies extraordinaires. Et maintenant que je suis ici, la vie se retourne comme un gant et voilà venir l’envers des choses.

Il sonda son être de cristal. L’interrogea. S’interrogea. Une dernière fois. Comme pour confirmer ses espoirs et vérifier leurs mirages. Une dernière fois :

- Cristal, oh mon doux cristal, ne vois-tu rien venir ?

Mais le cristal resta sans voix. Et les reflets réverbérés sur sa paroi translucide, ne lui montraient en retour que les miroitements des vues du mont Fuji… et la route qui poudroie. C’était une méditation infinie qui puisait sa véracité dans les replis de ses hésitations. Peut-être valait-il mieux absorber les bleus de son âme, se disait l’escargot numéro un, en observant son frère numéro deux. Oui, plutôt que de se dépêcher vers un but certain et se désintégrer tout aussi sûrement.

Il se souvint du bleu de Prusse, si apprécié des peintres. Facile, profond, délicat, multiple en nuances. Bleu de Berlin aux labiales si douces. Vibrant dans son regard d’escargot. Le monde était devenu bleu… Et son chemin plus délicieux encore. L’escargot numéro un arriva ainsi par la grâce d’un autre coup de dé, à la case quinze. Elle était un véritable havre de fraîcheur. C’était celle du pêcheur de Kajikazawa. Tout le monde le connaît ici, pris dans l’effort quotidien de son travail. Lui et son filet de pêche tendu hors de l’eau. Les vagues, la mer, le ciel, bleu, gris, vibrant, tout était là, il ne se laissait pas distraire. Il faisait corps à l’eau, au ciel, à l’air, au mont Fuji. Et la ligne du filet de pêche semblait doubler la courbure du mont, elle en épousait l’ascension.

A ce moment-là réapparut la première âme errante.
-Oh, ne t’éternise pas !!! Les voyageurs semblent toujours fascinés, ici. Ils s’arrêtent. Et les voilà qui lèvent les yeux, à en oublier et la terre, et le ciel, et la montagne !
-Mais pourquoi donc ?
-Tu vois, ils s’imaginent dans la pointe blanche tout en haut, au-dessus du vide, puis les voilà soudain attirés vers le bas, quand le regard suit la ligne du filet de pêche, ils redescendent alors au fond de la mer, puis la vague les ramène en sa courbe sur le rocher où se tient le pêcheur… Ils se perdent dans tous les coins du tableau, ne savent plus où ils sont, ni quels chemins emprunter.

L’escargot de cristal numéro un n’était pas primaire, il prit le temps de réfléchir. Il s’était arrêté lui aussi. Il observait à présent le paysage. Posément. Tranquillement. Sous les cases, il le savait, il y avait des paysages étranges, des fleurs carnivores. C’était une terre piégée qui s’étendait sous le chemin, minée par des pulsions inavouables. Une vie dangereuse s’épanouissait sous la réalité du monde…, celle du mont Fuji de l’époque d’Edo. Il avait peur de laisser traîner son corps de gastéropode en dehors des marges des cases. Qui sait ce qui aurait pu arriver… Il avait peur de se faire aspirer dans un trou du temps. Sans compter que l’escargot de cristal numéro deux galopait devant lui, loin devant maintenant. Il ne voyait même plus la case où il était. Le jeu lui sembla soudain étrange et toutes ces agitations bien inutiles. Il décida de faire une pause à la case vingt-trois, sur la terrasse Sazai, au temple des 500 Rakan. L’histoire ne le concerna plus. Il avait décidé de s’arrêter là pour toujours, pour suspendre le temps. Il s’est endormi, recroquevillé dans sa coquille transparente de cristal. Son compère numéro deux, pendant ce temps, était arrivé, haletant à la dernière case. Epuisé, essoufflé, il s’est effondré, terrassé. Infarctus du myocarde. La nécrose l’immobilisa pour toujours. Sa coquille d’escargot, soudain, s’est désintégrée, une fois la ligne d’arrivée franchie… Il faisait très chaud ce jour-là. Ni son âme, ni son corps n’ont tenu le coup.

Les âmes errantes étaient au balcon, à cheval sur les cases, elles ont alors soupiré, observant du haut de leur ciel d’âmes errantes, la vie terrestre des escargots voyageurs. Elles se sont alors exclamées :

-Toujours la même chose ! Ils croient toujours qu’il faut se dépêcher, courir, voler, être performant, faire le maximum de choses le plus vite possible…
-Regardez où ça finit !
-Comment ça finit surtout !
-Pas même le temps de voir le soleil, les nuages, la mer bleue, l’écume des vagues.
- Quelle pitié !

L’escargot numéro un s’était assoupi. C’était sur une terrasse où l’on danse, où l’on bavarde, devant le mont Fuji. Face au ciel, à la terre, à l’eau. Plus loin, il y avait une maison de thé. A la case 24. Ce n’était pas un débit de boissons alcoolisées. Seulement une maison de thé. L’escargot de cristal s’était arrêté. Il avait oublié le but du chemin. Il sirotait son thé aux feuilles fraîches. Le breuvage était d’un vert profond et les vagues du jour y miroitaient. L’escargot en humait le parfum, il aimait sentir frissonner l’eau sous le vent, il aimait se rassasier d’herbes sauvages. C’était un festin anisé cueilli le long du sentier de montagne qui s’offrait à lui. C’était une promenade au sein de la nature. Il s’y blottit et, avec son petit corps de mollusque, il venait se frotter à la dureté du monde. Mais la nature avait, elle aussi, trouvé son refuge. Elle se promenait maintenant dans son corps de gastéropode, de façon inversée, en miroir. Ils se promenaient l’un dans l’autre. Ils n’étaient plus qu’un seul corps, qu’une seule matière. Et la nature et ses chemins escarpés s’étiraient en lui, dans ses boyaux d’escargot qui charrient habituellement de la terre. Et la terre est devenue fertile, prospère, rieuse car pleine de promesses. Alors au sein de ses entrailles de cristal, la vie cachée du monde de l’herbe est venue s’épanouir. La neige est tombée sur la maison de thé de Koishikawa. C’est l’hiver, la fin de l’année arrive. Son manteau blanc a fait ployer l’arbre au-dessus du toit de la petite maison de thé. Les visiteurs devisaient. Le thé est chaud. Vert. Blanc. Rempli de ses sommités printanières.

L’escargot de cristal numéro un avait oublié de bavarder avec les âmes errantes. Il n’en avait plus besoin. Il s’était arrêté, à la maison de thé de Koishikawa, sur cet ilot en dehors du temps. Il avait repris son rythme d’escargot. Sa nature d’escargot. Il prenait tout son temps, s’attardant sur le bord d’un nuage pour admirer un éclair de lumière. Sous lui, prospéraient les légumes inconnus, les fleurs carnivores, les puits insondables. Et malgré tous leurs attributs, ils ne rivalisaient pas avec les traits et les couleurs du « Vieux fou de peinture ». L’escargot numéro un s’était éternisé à la case vingt-quatre de Koishikawa. A l’intérieur des trente-six vues du mont Fuji.

Texte initialement publié sur le blog : http://lescosaquesdesfrontieres.com/2014/04/#_ftn1

 

Sur la plaine de l'océan

 

Peintre, dessinateur, graveur... l'artiste a un trait fin pour décrire les paysages avec des airs de l'occident, il dompte les principes traditionnels de l'art japonais. A cette époque, il est interdit de sortir du Japon. Ces oeuvres sont faites principalement sur du papier ou de la soie. Il sait aussi croquer les traits, la physionomie et est connue également pour son répertoire de grimaces.

 

Le pavillon du turbo cornu

 

Danses masculines, HokusaiPage du recueil Otoko dôka ( « Danses masculines »), 1797-1798, Impression polychrome (nishiki-e),
recueil de kyôka illustré (kyôkabon),
Editeur : Tsutaya Jûzaburô,
Signature : Hokusai Sôri ga,
Don Alexis Rouart, 1894, EO 228

 

J'ai admiré ces dessins de carpe, crevette, souris, singe, coq, renard, cormoran croqués avec tant de réalisme qu'il faut un oeil expert pour connaître la symbolique. La carpe, par exemple, représente la persévérance, tandis que la tortue amène l'attachement au sol par opposition à la grue qui incarne le détachement. La crevette m'inspire par ses couleurs floues. L'hololturie, un nom si étrange pour désigner le concombre de mer.

 

Deux carpesC'est une oeuvre rare car un seul exemplaire existe au monde de ces deux poissons. Il fait partie de la série qui était destinée à orner les éventails (qui comporte également : canards, fleurs, oiseaux). Ces carpes se détachent du fond orné d'algues. Les yeux des poissons sont peints en bleu de Prusse. L'oeuvre est signée "Pinceau d'Iitsu, anciennement Hokusai".

 

Hokusai Coq

 

Hokusai Singe

Grenouille sur la branche

Hokusai Poissons

En Extrême-Orient, un poisson seul représente la richesse ; par paire, ils évoquent l'union, la félicité conjugale et la fertilité.

 

Katushika Hokusai Trois tortues d'eau


Hokusai Oiseaux

Katsushika Hokusai Bullfinch and weeping cherry

Bec croisé sur chardon

Tortues - 1798

Cette estampe fut distribuée par Hokusai à ses amis, afin de les informer qu'il change de nom d'artiste et qu'il signera désormais "Sori". En haut à gauche, le texte rédigé par un de ses proches souhait que la lumière de l'étoile polaire (signe de Hokusai) brille plus fort encore sur lui. Toute sa carrière, Hokusai pris une vingtaine de fois un nouveau nom d'artiste. Celui qu'il garda le plus longtemps est "Pinceau de Manji, le vieil homme fou de peinture, anciennement Hokusai".

 

animal

Hokusai Poulets

Deux grues sur un pin couvert de neige

Hokusai Carpe 02

 

Katsushika Hokusai Gotô kujira tsuki - 1830

Il produit des estampes, des peintures, des gravures, des éventails, des manuels de peinture, des calendriers, des livres imprimés, des manuels scolaires... soit plus de 30 000 oeuvres estimées comme des trésors nationaux au Japon. Il est l'inventeur du terme "Manga" par ses dessins spontanés. Les dessins "Hokusai Manga" sont fait sur quinze volumes durant la période de 1814 à 1878.

 

Katshushika Hokusai Le Mont Fuji avec les cerisiers en fleur

 

Le char impérial Katsushika Hokusai

Le ramasseur de chataîgneLe ramasseur de chataîgne pourrait être Kensan, le serviteur du Daruma. Il est légèrement penché et tient un balai dans sa main droite et dans sa main gauche, une pelle en osier. Dessin signé Hokusai. Le vieillard fou de dessin, âgé de 80 ans.

 

 

Hokusai Moissoneurs au travail

 

Rivière Minobu

Hokusai Gravure 01

Hokusai Gravure 02

Hokusai Campagne avec deux moissonneurs

Ueno

Hukosai Tokaidô

La baie de Noboto

Katsuhika Hokusai Jeune femme faisant o-hyakudo Egoyomi

Katsuhika Hokusai Jeune femme lavant son linge

Katsushika Hokusai Agriculteurs
Signé : Zen Hokusai Manji ô fude


Hokusai s'est installé par seulement dans la ville d'Edo (aujourd'hui, Tokyo) où il s'inspira de la rivière "Sumida" ; non, c'est un peintre qui croquait la vie et qui vécut dans cent endroits différents.

 

La gestuelle des personnages est une sorte de pantomine et leur expression, voire les mimiques des personnages sont caricaturales. Cet art est subtil car il développe une atmosphère et l'interprétation est remarquable. Il s'inspire du folklore japonais et développe ce côté fantastique. Il ne manque plus que la musique pour soutenir cette ambiance.

 

Ono, le crétin

Hokusai Manga 13

 

Manga

Carnet de croquis N° 1

Ce carnet de croquis N°1 fait partie des 15 cahiers "Hokusai Manga" qui furent édités à partir des années 1810. Le premier cahier obtint un tel succès que l'éditeur en publia jusqu'à 10 volumes, puis 15. Le terme "Manga" désignait à l'époque un dessin libre, une esquisse.  C'est seulement au XXème siècle qu'il devint au Japon, synonyme de "bande dessinée". Tous les thèmes sont abordés, y compris celui du reptile que vous voyez sur cette page : batraciens et insectes.

 

Ôiso

 

 

 

Hokusai peint la lune, alors que la lune éclaire son étoile. La lune dessine dans l'eau les traits des ombres qui marchent et accompagnent chaque personnage.

 

Miroir de Chine -1830 HOKUSAI

 

 

 

 

Hokusai Oiso

 

Katsushika Hokusai Futakawa

Katsushika Hokusai Oni no nanatsume

Il peint les militaires très poilus, il semble que cela soit des soldats chinois ! J'avais pourtant pris habitude que les asiatiques sont imberbes.

Le miroir est souvent repris car il reflète sa propre image qui incarne un acte de foi comme l'antique injonction delphique "Connais-toi toi-même". La présence du miroir fait partie des objets légitimés par le pouvoir comme l'épée, le joyau et donc le miroir.

Le saké est un breuvage issu de la fermentation du riz. Hokusai, dans un ouvrage plein d'humour décrit ses arômes de fruits frais ou fleuris. Voici une de ses paraboles :

"S'il y a le moraliste, qui dit qu'à la première coupe, c'est l'homme qui boit le saké, qu'à la seconde coupe, c'est le saké qui boit le saké et qu'à la troisième coupe, c'est le saké qui boit l'homme".

 

 

Nous arrivons à la partie la plus érotique, voire pornographique. Là, les vitrines laissent penser que les visiteurs se sont approchés. Des traces de doigts, de front, de nez s'ajoutent aux dessins. La chair est explorée sous le titre "shunga" qui exprime le sexe et le plaisir.

Les portraits sont autres que des pénis, des organes génitaux exposés, un déballage de marchandises qui se monnayent ou qui s'offrent au plaisir de ces couples et des yeux des visiteurs.

Les oeuvres ne sont pas souvent signées et pour cause, les règles de censure qui étaient en place sont strictes.

Les sept Dieux du bonheur sont représentés chez les japonais par des femmes.

 

La représentation de Hokusai de la femme avec le poulpe reçoit toute l'attention des visiteurs.

 

 

Le rêve de la femme du pêcheurTako to ama 蛸と海女 "La femme de la mer et le poulpe"

Estampe qui représente une femme prise dans les tentacules de deux pieuvres. Une l'embrasse et s'enroule autour de sa poitrine, tandis que la deuxième pieuvre semble faire un cunnilingus à la prisonnière. Ses yeux se noient dans le vague (pas la Grande Vague !), l'extase est le prisme de cette métaphysique. Cette oeuvre érotique est un fantasme zoophile de cette femme. 

 

Hokusai Shunga 03

Urashima Taro

Katsuki Hokusai Shunga 04

 

Katsushika Hokusai Shunga 11

 

Katsushika Hokusai Shunga 16

Katsushika Hokusai Shunga 10

Katsushika Hokusai Shunga 05

Hokusai Shung Les amoureux

Hokusai Shunga Amour devant la fenêtre

Hokusai 06

Hokusai 16

Katsushika Hokusai Les amants qui s'embrassent

Hokusai Katsushika Shunga 21

Katsushika Hokusai Shunga 17

Hokusai 17

Hokusai Shunga 02

Hokusai Shunga 01

Katsushika Hokusai 17

Katsushika Hokusai Shunga 12

Katsushika Hokusai Shunga 15

Hokusai Shunga 20

Katsushika Hokusai Shunga 14

Hokusai Shunga 25

Katsushika Hokusai Shunga 18

Lesbiennes

Hokusai Shunga Orgasme

Hokusai Shunga 1821

Katsushika Hokusai Shunga 19

Hokusai Shunga 34

Katsushika Hokusai livre Jeu de miroirsHomme s'habillant en costume de la danse du lion, homme se relaxant en s'allongeant après l'intensité des amours.... Vers 1816-20

 

Hokusai Shunga 18

Bon, j'en ai pas trouvé "cinquante nuances" comme dans le livre érotique de E L James...

 

 

Les vêtements décrits sont raffinés. Sous la méthode des penseurs de plomb qui n'est autre que la révolte en pensées pour tenter de vivre sous cette chape de plomb qu'est l'isolement d'Edo, Hokusai décrit sa vie, son oeuvre. Son oeuvre rayonne comme une énigme. Ce génie fut canonisé à sa mort, lorsqu'Edo fut libéré et la mode du japonisme lancée.

Le divertissement semble l'oeuvre de l'artiste tant le détail aboutit à notre curiosité.

 

Hokusai n'a cessé de changer d'école, de style ; Et, à chaque période, il a changé de signature. Les détails sont fouillés et parfois, d'un seul coup de pinceau, la forme surgit.

Les grands maîtres de l'art japonais sont bien Hokusai et Hiroshige. Auparavant les japonais utilisaient une tradition chinoise pour leurs dessins car ils peignaient ou écrivaient au pinceau avec de l'encre de Chine. A l'époque d'Edo, les congrégations religieuses chrétiennes avaient prises la décision de couper tout contact avec les pays étrangers durant la période de 1603 à 1868. De cette situation, une culture particulière est apparue.

 

Hokusai Estampe Ono

Jolie femme

Longue vue

Longue vue de la série "Sept manies des jeunes femmes sans élégance" est un portrait de deux femmes dont l'une semble très intéressée par le spectacle qu'elle découvre au bout de sa longue vue.

La nuque des femmes, ainsi que les pieds sont précieux. Les orteils sont mirifiques par leur ciselé. Leurs regards, les tissus qui les ornent sont soyeux.

Les "Maisons Vertes" sentent les effluves des caresses des célèbres courtisanes Ohisa et Okita.

 

 

Jeune paysanneBuste d'une jeune paysage dont le visage est tourné vers la droite. Elle porte sur le dos un panier rempli de pousses d'herbes fraîchement cueillie. Trois poèmes sont inscrits qui sont signés de Chiyoki Hananori, Unryu tei et Hanzai Ogi. Le tableau est signé "Sori" de 1799 (Année du mouton)

 

 

Portrait d'une courtisane qui marche 

 

Hokusai Femme 02  Hokusai Femme 01

Hokusai Femme 07 Un joli reflet contenu dans le miroir

Hokusai Femme 03 Hokusai Femme 04

Hokusai Femme 05 Hokusai Femme 06

Deux beautés Hokusai Geisha 01

Hokusai Beauté

Hokusai Geisha 02

La poétesse Ono No Komachi

Katsushika Hokusai Beauté et tête Katsushika Hokusai Femme 06

Hokusai 19

 

 

 

Jeune homme au kimonoIl est agenouillé, vêtu d'un komono de cérémonie et se prépare à la cérémonie du thé. Deux jeunes femmes l'observent à travers un shoji partiellement ouvert. Le poème inscrit est signé SEntai Narieda. Dessin de la série : Rokuju sohiawase. Cette série d'écrits est due à six femmes. Dessin signé Gakyo jin Hokusai ga (1804-1805)

 

Hokusai Manga est un carnet de croquis en quinze volumes. Il est conçu comme un manuel à l'usage des jeunes artistes. Une sorte d'encyclopédie de la vie quotidienne au Japon sous l'époque Edo. Hokusai fut le témoin de la révolution sociale et mit en théorie, l'image du "Carpe Diem" des préoccupations bourgeoises et pacifiques. Il utilise le "mitate" ce qui revient à dire qu'il transpose ce qu'il voit par le biais d'une opération mentale en une autre vue plus représentative, voire symbolique.

Le mot "Manga" est de sa signatue et signifie : esquisse spontanée.

Si l'on revient aux 36 vues du Mont Fuji, elles sont la représentation du Fuji-Yama et ressemble au mitate des 36 pas.  C'est une pratique spirituelle qui transcende le monde visible pour aller vers l'autre monde. Dans la montagne, il faut voir la rencontre avec l'autre monde, avec les morts, avec des êtres étranges. Cette montagne est donc une montagne matrice qui fait l'objet d'un culte par des confréries "Fuji-ko". Le Fuji symbolise le pilier du pays pour les chōnin (町人, « citadins »). Ce sont des citadins japonais de l'époque d'Edo (1603-1867), cette classe sociale est très prospère par leurs commerces et réside dans les villes (chō). Cette classe fait partie de la 4ème caste : la dernière, après les guerriers et les agriculteurs et les artisans. Dans ce système, l'individu n'existe que par son rôle dans la classe sociale et il a de très rares occasions pour gravir l'échelle sociale. Les commerçants sont classés comme improductifs, tandis que les "samouraïs" ont une culture axée sur la philosophie, d'un apprentissage claissque basé sur des valeurs militaires. Les règles du commerce sont régies par des codes de conduite aussi stricts que ceux appliqués aux samouraïs. Mais la culture des commerçants est formée d'idéal connu sous le nom d'Ukiyo ou "le monde flottant", le monde de l'élégance et du divertissement populaire.

Il n'y a pas que 36 vues, mais 46 planches d'estampe.

 

Hokusai Voyage sous la neige

Un poème c'est une eau qui s'écoule, comme cette rivière  / Neige de Maxence Fermine

 

La représentation est selon la perspective aérienne. Le mont est séparé du ciel bleu par d'abondants nuages qui font contrastes avec le plateau couvert d'une forêt de conifères. Trois couleurs s'opposent le bleu, le marron et le blanc. Les nuages sont utilisés pour décaler le ciel de la terre et permettent de combiner le vide et le plein.

Ces 36 vues inspirèrent le compositeur De Bussy pour sa partition "La Mer".

Cet art de la société urbaine est illustré et publié pour contrecarrer la censure des moralistes de la ville d'Edo. Les personnages sont des chōnin, fins connaisseurs des quartiers de geisha. L'imagerie est d'un grand réalisme avec une dimension critique, voire satirique. C'est une littérature populaire, une nouvelle forme d'art non reconnue comme oeuvre d'art jusqu'à la fin de l'époque Edo.

 

Volubilis

 

 

Fleur de pavot

Sauterelle et iris

Fleurs et rainette

 

Kastushika Hokusai Pavots dans la brise

Hokusai Fleur 02

 

 

Orchidée orange

 

Pivoines et papillon

 

 

Les campanules chinois


Hokusai Couverture manuel N° 1 Chrysanthèmes

Ce manuel illustré est pour les filles. 1 volume complet, couverture de couleur marron, rayee et illustree a motifs de chrysanthemes en couleurs, avec etiquette de titre imprimee en noir sur fond rose.

 

 

Anecdote

Les œuvres du célèbre japonais d'Hokusai étaient très convoitées par les membres de la famille royale nipponne. Un jour, un noble demanda à l'artiste de lui peindre l'image d'un oiseau très précieux. Il confia donc son oiseau à Hokusai qui lui dit de revenir une semaine plus tard. Le bel oiseau manquait à son maître. En plus d'être anxieux de récupérer son animal favori, il l'était aussi pour sa précieuse peinture.
Cependant, lorsqu'il se présenta une semaine plus tard chez Hokusai, ce dernier lui demanda, humblement, un report de deux semaines qui se prolongea à deux mois, puis à six mois...
Un an plus tard, l'aristocrate fit irruption, tel un ouragan, dans le studio du peintre.
Refusant tout retard supplémentaire, il exigea son oiseau et sa peinture. 

À la façon japonaise, Hokusai salua l'aristocrate, puis se tourna vers sa table de travail et y choisit un pinceau et une grande feuille de papier de riz.
En quelques instants, il termina sans effort la reproduction parfaite du bel oiseau.
Le chef-d'œuvre laissa le noble bouche bée qui se mit en colère: «Pourquoi m'as-tu fait attendre pendant un an, alors que tu pouvais terminer ton travail aussi rapidement ? »

«Vous ne comprenez pas», répliqua le peintre. Il escorta alors l'aristocrate dans une pièce dont les murs étaient tapissés de reproductions du même oiseau, mais la dernière version les surpassait toutes en grâce et en beauté.
Texte recueillie sur : http://xavierlavie.blogspot.fr

Hokusai va inspirer Van Gogh, Pissaro, Toulouse-Lautrec, Renoir, Degas, Camille Claudel, Claude Monet notamment dans les "Nymphéas". Pour Claude Monet, je vous conseille de lire : les nymphéas noirs de Busi qui retrace bien cette découverte du monde asiatique par Monet. La vague inspira le compositeur français Claude Debussy, dans "La Mer". Dans un autre domaine, la marque "QuickSilver" utilise dans son logo, l'emblématique vague.

Le semeur au soleil couchant de Vincent Van Gogh

 

 

Utamaro le précède, tandis qu'Hiroshige viendra clôturé cet art.

 

Hiroshige Dans les montagnes enneigées

Hiroshig 53 vues de Tokaido 14 Hara

Deux femmes et un coolie

 

 

Nuit de neige à Kambara

Hakone

Les 63 stations du Kiso Kaido Seba

 

 

Les 53 stations de TokaidoPeinture de Hiroshige

 

5ème station

Les rivières d'Asukasa durant la fête du coq

Barque dans le sable du fleuve Tenryu

 Hiroshige - Carpe -

 

 

 

Expression"Vers l'âge de cinquante, j'ai publié une infinité de dessins ; mais je suis mécontent de tout ce que j'ai produit avant l'âge de soixante-dix ans. C'est à l'âge de soixante-treize ans  que j'ai compris à peu près la forme et la nature vraie des oiseaux, des poissons, des plantes, etc.  Par conséquent, à l'âge de quatre-vingts ans, j'aurai fait beaucoup de progrès, j'arriverai au fond des choses ; à cent, je serai décidèment parvenu à un état supérieur, indéfinissable, et à l'âge de cent dix, soit un point, soit une ligne, tout sera vivant. Je demande à ceux qui vivront autant que moi de voir si je tiens parole.
Ecrit à l'âge de soixante-quinze ans, par moi, autrefois Hokusai, aujourd'hui Gakyo Rojin, le vieillard fou de dessin."

Katsuhika Hokusai

 

 

 

1ère partie - Hokusai fou du dessin

 

Hokusai Dessin 12

 

Hokusai Pêche

 

 

Hokusai Surimono 01

Hokusai Surimono 005

 

Hokusai urimono 06

Hokusai Surimono 07

Hokusai Surimono 08

Hokusai Dessin 03

Hokusai Surimono 10

Femme dans son intérieur
Femme dans son intérieur 1799

 

Hokusai 54

Hokusai 57

Hokusai scène de vie 01

Hokusai Scène de vie 02

Hokusai Peinture 8

2ème partie - Hokusai manga

3ème partie - Hokusai au cent histoires de fantômes

Voir photos "Spectre d'Oiwa-san"

Ce sont des créatures intangibles sorties d'Hokusai ou du moins du folklore de la culture populaire. Ces créatures imaginaires sont des "Yokaï", monstre bizarre. Ces histoires étaient auparavant des récits oraux, transmis de génération en génération, comme une mise en garde ou un avertissement. C'est à l'époque "Edo" que les peintres ont mis un visage sur ces farfadets.

 

Manoir aux assiettesCent contes de fantômes Hyaku Monogatari Sarayashiki

 

 

Spectre d'Oïwa-San

Le "Spectre d'Oiwa-San est un fantôme qui appartient à une série qui illustrait l'ouvrage "Cent contes de fantômes". Au Japon, le qui portait ce nom consistait à raconter des histoires de spectres, lors des réunions. L'histoire dit qu'au bout du centième conte, un évènement surnaturel devait se produire. Oiwa est représenté par Hokusai, c'est l'héroïne d'une fameuse pièce de Kabuki "Les fantômes de Yotsuya" qui sort d'une lanterne. Cinq estampes seulement de cette série sont connues, le doute subsiste si cette série fut achevée.

 

Le conte du fantôme de Kohada KoheijiL'assassinat de Koheiji par sa femme et son amant. Son fantôme serait venu hanter les deux assassins dans leur lit entouré d'une moustiquaire. Cette histoire fut rendu populaire par l'écrivain Santô Kyôden, connu sous le pseudonyme d'artiste d'Ukiyo-e Kitao Masanobu dans le livre "Belle histoire de vengeance à l'étang d'Asaka". Cette histoire fut adaptée dans une scène de Kabuki et connue un très grand succès. (Archives Musée Guimet)

 

Rokurokubi

 

 Le Rokurokub est un yokaï humanoïde le jour et dont le cou s'allonge la nuit. Il ou elle boit de l'huile de lampe et fait peur aux gens, voire les dévore dans leur sommeil.

 

 

Cou coupéA plusieurs reprises, Hokusai représente des têtes coupées. Dans l'histoire du Japon, les amouraïs tranchaient la tête de leurs ennemis. Ces trophées étaient appelés "Nantakubi". Ces dessins sont réalisés à l'encre de Chine, rehaussé de quelques traits de couleurs avec des influences occidentales comme en témoigne l'utilisation du clair-obscur, technique empruntée aux peintres européens.

 

 

Hokusai Dragon 03

Hokusai Le dragon 02

Cette oeuvre démontre l'humour d'Hokusai car elle représente sa fille "Oi" qui verse du sake dans une coupe. C'est un jeu de mots pour comparer le sobriquet artistique de sa fille : "Oi Sakae".

La représentation de l'homme en costume de samouraï traditionnel qui regarde l'amour se déverser dans son bol.

 

 

Minamoto no Tamatomo

Hokusai dessin 03

 

Crâne

4ème partie - Hokusai, voyage au fil des cascades des différentes provinces

 

Hokusai Cascade


 

 

 

CascadeTour des chutes d’eau des différentes provinces (shokoku taki meguri),
La cascade de Kirifuri sur le Mont Kurokami dans la province de Shimotsuke  (Shimotsuke Kurokamiyama Kirifuri no taki), 1833,

Impression polychrome (nishiki-e),
Format ôban,
Editeur: Eijudô, Signature: zen Hokusai Iitsu hitsu,
Donation Norbert Lagane, 2001, MA 12179

 

Cascade

Voyageurs sur un pont

Hokusai 15

Les premiers plans sont à l'image d'Hokusai. Conçus par le jeu de triangles, comme le toit de la maison qui répond à celui du ponton. La scène est alors adoucie par l'utilisation de lignes horizontales comme celles du plan d'eau et du paysage. Les lignes verticales amènent le regard vers le haut et donne le côté spirituel d'Hokusai. L'exemple de l'arbre au premier plan, ainsi que les sommets des montagnes démontrent cette technique.

 

Hokusai, Kyôka no Fuji

Katsushika-Hokusai 1805-1805 Mont Fuji sous le pont

Le pont Nihonbashi sur l'Edo

 

Le marché aux poissons sur la rivière Edo près du pont Nihonbashi

Hokusai Dessin 04

 

5ème partie - Hokusai, mille images de la mer ou le monde flottant

6ème partie - Hokusai, au fil du pinceau
Avec la peinture, il se consacrera au kakemonos qui sont des grandes estampes polychromes sur soie dans le registre animalier.

Autoportrait d'un vieil homme -1939-

L'humilité -1939-

L'humilité est une caractéristique qui n'est pas donné à tout leader créatif. C'est surtout un comportement qui devrait se cultiver. L'absence d'humilité cause la chute de nombreux artiste. Ils commencent à croire que ce que disent leurs admirateur et s'en imprégnent. Avec le vocabulaire de l'enfance, il pourrait être dit : "Ils deviennent trop grand pour leur culotte" et ils commencent à croire à leur propre presse.

Apprenez à cultiver le trait de l'humilité. Aucun d'entre nous n'est parfait et nous faisons tous des erreurs, tant dans notre vie personnelle que dans nos créations artistique. Il faut toute une vie pour devenir un Maître et, même alors, nous pourrions ne pas l'atteindre avec cette désignation. Soyez reconnaissants pour ce que vous avez reçu et chercher à rester humble.

Nous sommes souvent pris par nos activités journalières que nous oublions que la vie est courte. Aujourd'hui ici et demain disparu. Si l'on ramène notre vie aux éons du temps, nous vivons qu'une seconde. Cette image devrait nous permettre de rester humble. Ainsi, si vous regardez notre place dans l'univers, ce phénomène s'emplifie.

Continuez le reportage en lisant la BIOGRAPHIE


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18 Octobre 2014

 

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Traduction  : Français,  Allemand, AnglaisArabe, Hollandais 
Parution : Dimanche 2 novembre 2014
Mise à jour  : 2 novembre 2014
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Katsushika Hokusai (1760-1849) est aujourd’hui l’artiste japonais le plus célèbre à travers le monde. Son oeuvre peint, dessiné et gravé incarne la spiritualité et l’âme de son pays, particulièrement ses estampes de paysages, synthèse remarquable entre les principes traditionnels de l’art japonais et les influences occidentales.
Conçue en deux volets, l’exposition présente 500 oeuvres exceptionnelles, dont une grande partie ne quittera plus le Japon à compter de l’ouverture du musée Hokusai, à Tokyo en 2016. 
Exposition organisée par la Réunion des musées nationaux – Grand Palais. - See more at: http://www.grandpalais.fr/fr/evenement/hokusai#sthash.4UYs4z3v.dpuf
Katsushika Hokusai (1760-1849) est aujourd’hui l’artiste japonais le plus célèbre à travers le monde. Son oeuvre peint, dessiné et gravé incarne la spiritualité et l’âme de son pays, particulièrement ses estampes de paysages, synthèse remarquable entre les principes traditionnels de l’art japonais et les influences occidentales.
Conçue en deux volets, l’exposition présente 500 oeuvres exceptionnelles, dont une grande partie ne quittera plus le Japon à compter de l’ouverture du musée Hokusai, à Tokyo en 2016. 
Exposition organisée par la Réunion des musées nationaux – Grand Palais. - See more at: http://www.grandpalais.fr/fr/evenement/hokusai#sthash.4UYs4z3v.dpuf
Katsushika Hokusai (1760-1849) est aujourd’hui l’artiste japonais le plus célèbre à travers le monde. Son oeuvre peint, dessiné et gravé incarne la spiritualité et l’âme de son pays, particulièrement ses estampes de paysages, synthèse remarquable entre les principes traditionnels de l’art japonais et les influences occidentales.
Conçue en deux volets, l’exposition présente 500 oeuvres exceptionnelles, dont une grande partie ne quittera plus le Japon à compter de l’ouverture du musée Hokusai, à Tokyo en 2016. 
Exposition organisée par la Réunion des musées nationaux – Grand Palais. - See more at: http://www.grandpalais.fr/fr/evenement/hokusai#sthash.4UYs4z3v.dpuf

01 juin 2014

Klimt fait carrière

 

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 La Grande audace de Klimt !

Klimt continue à décorer les murs et les plafonds ! C'est dans les carrières des Baux-de-Provence que j'ai pu découvrir son oeuvre, conseillée par une blogueuse du Sud "Anemomili". Cet édifice consacré aux arts transforme le lieu, le détourne de sa fonction première comme Klimt le fit par rapport à l'art officiel. C'est la représentation qui amplifie ce phénomène.

Bref, je fus aspirée par cette présentation. Le bonheur, la souffrance, l'apaisement.

Le début de carrière de Gustave Klimt s'exprime dès 1880 par des décorations qui s'intéressent aux symbolismes. Le cycle "Or" dès 1902, l'accomplit. C'est de l'art byzanthin qu'il retire l'or qui marque sa période dite "du style doré".

Au coeur des Alpilles, les carrières de Lumière accueillent des spectacles uniques au monde. Une autre façon de découvrir l'art pictural avec "Klimt ou Vienne", projeté sur les immenses parois qui s'élèvent à plus de 14 mètres de hauteur. Les parois de calcaire blanc remplacent l'écran blanc d'avant ! Les murs et le sol s'illuminent, inspirés par Klimt et ses contemporains Egon Schiele (1890-1918) et Friedensreich Hundertwasser (1928-2000).

L'attrait qui me paraît intéressant à vous déclarer, c'est l'impression d'être dans l'oeuvre, une immersion qui vous happe, vous enveloppe au même titre que les fonds de tableau de Klimt qui mettent le modèle sur un écrin. Mes pas sont devenus très vite, des pas de danse. Le mouvement me fit corps et j'avais l'impression de me mouvoir au rythme des images qui défilaient.

 

Exposition

 

 

Salle des carrières - Exposition

Carrières de Lumière Exposition

Mur de calcaire blanc Carrières des Lumières Exposition

Sol et mur Exposition

 

Ce décor est réalisé par Gianfranco Iannuzzi, Renato Gatto et Massimiliano Siccardi. Il est constitué de milliers d'images d'oeuvres d'art qui sont numérisées et projetées sur l'ensemble des surfaces de ces anciennes carrières. Le mouvement est rythmé par la musique de Wagner avec Tannhäuser.

Peintre autrichien (1862-1918), il répand l'Art Nouveau avec des lignes ondulées sur des fresques murales, puis les courbes légères et légendaires qui fondent le corps gracile des femmes. Il fréquente l'école des arts décoratifs de Vienne (1876-1883) et se caractèrise par l'asymétrie des corps, un style qui s'apparente aux estampes japonaises. Il aboutit à des figures érotiques dont les corps sublimés seront détruits par les nazis en 1945, au même titre que les humains.

 

Emilie Flöge - Klimt 1897 Exposition Klimt ou Vienne

Emilie Flöge 1897


Sa compagne Emilie Louise Flöge (née le 30 août 1874 à Vienne et décédée le 26 mai 1952) qui restera fidèle jusqu'à la fin de ses jours. Son père est Hermann Flöge (1837-1897), industriel juif. Elle est le quatrième enfant de Hermann Flöge. Elle a un frère nommé Hermann et deux soeurs Pauline et Hélène.

Sa soeur cadette, Hélène se marie en 1891 avec Ernst Klimt, frère de Gustav Klimt. Mais son époux Ernst décède en décembre 1892, Gustav Klimt devient tuteur de leur fille. Gustav Klimt vient fréquemment chez les Flögge, Emilie a alors 18 ans. Ils passent les étés ensemble dans la maison familiale Flöge, au lac Attersee.

En 1895, sa soeur Pauline ouvre une école de haute couture.

Elle a une entreprise de haute-couture et dirige 80 employés. En 1904, avec ses soeurs Hélène qui est veuve et âgée de 34 ans et son autre soeur Pauline qui compte 39 ans, elle ouvre un salon de haute couture nommé "Aux soeurs Flöge", en plein centre de Vienne à Mariahilfer Strasse 1b, dans le 6ème arrondissement. Elle a alors 31 ans. Elle est visionnaire et femme d'affaires. La décoration intérieure est conçue par Josef Hoffmann et Koloman Moser. Leur style prime le confort, de fines bretelles sur les épaules tiennent le vêtement, le corps est libéré du corset. C'est une première étape dans l'émancipation des femmes qui plus tard, clâmeront leur liberté sexuelle avant de s'émanciper avec la dépendance financière et la tutelle de l'homme. Ses voyages à Londres l'amènent à aimer les tendances de Coco Chanel ou de Dior.

Alma Schindler est classée la plus belle femme de Vienne. Elle prendra la place d'Emilie Flöge et deviendra sa muse. De tempérament nerveux, elle perd son enthousiasme devant ces frasque et Emilie tentera de se suicider en prenant une douzaine de somnifères. Elle est phase de guérison et prend conseil auprès de Freud qui classa Klimt comme un névrosé à la recherche d'Oedipe. Il classe son état comme un mal culturel qui l'entraîne dans des choix amoureux allant de la mère à la putain comme dans ses tableaux où le style peut être virginal ou audacieux. C'est dans la série "Le Cycle de la Vie" qu'apparaît seulement la mère. Le thème du saphisme (homosexualité de la femme) et de l'onanisme se retrouvent dans ses dessins. Il lui conseille de garder son indépendance.

Klimt télégraphie à Emilie son retour de Venise suite à une dispute avec Alma Schindler qui deviendra par la suite Mme Alma Mahler-Werfel. Il s'en excusera auprès du beau-père d'Alma, nommé Carl Moll. C'est à cette époque que deux de ses modèles vont donnés naissance à sa progéniture.

Ils entretiennent une correspondance journalière, parfois plusieurs fois par jour lors de ses déplacements à l'étranger. Dans ses courriers, il est un homme du quotidien et fait apparaître l'envers du décor. Il se plaint de manger au restaurant, de s'épaissir ce qui est une gêne pour peindre.

Elle était membre du cercle la "Bohème de Vienne".

Emilie acquièrent une voiture de sport jaune. Deux fois par an, elle se rend à Paris pour évaluer les nouveautés et faire ses choix au niveau des tissus.

Emilie et Klimt portent des robes amples de style "réformateur" qui libère le corps. Dans sa conception, l'on retrouve l'influence du foklore slave, des broderies roumaines et les colliers proviennent de la "Wiener Werkstätte". Par Klimt, les robes prenaient la forme tunique, voire de kimono. Les magazines de mode présentaient des photos de Klimt qui avait appris la photo en tant que professionnel.

En 1918 elle perd Klimt mais continue à vivre 34 autres années, jusqu'à ses 77 ans. C'est une femme secrète et elle enterre avec Klimt, leurs secrets.

La "Wiener Werkstätte" fabrique des objets artisanaux avec des dessins artistiques élaborés par les membres de la Guilde. C'est une coopérative d'artistes qui regroupe plusieurs ateliers d'artistes d'Art Nouveau viennois. Cette coopérative vit le jour en 1910 et avait pour membre en tant qu'architecte Josef Hoffman, mais aussi des artistes décoratifs comme Dagobert Pêche et Koloman Moser qui influençairent le domaine de la Haute Couture. Cette production est vendue chez les artiste comme Paul Poiret à Paris qui rend visite à Vienne pour faire ces choix.

Parmi les clientes étaient Sonia Knips et Friedricke Bière, fille du propriétaire du bar célèbre "Kaiser".

Une des employées fidèles est Herta Wanke.

Jusqu'à la fin de la première guerre mondiale, le magasin fut prospère. Puis, la clientèle s'éloigna. Après cette période austère, les habits prennent des couleurs vives. Les artistes sont attirés par le japonisme. Les pochoirs évoluent car l'intérêt dans l'impression est de faire ressortir la clarté comme dans les modèles japonais.

En 1938, les évènements entraînent la fermeture de sa boutique de la Casa Piccola, par manque de fournisseurs. Le salon était un lieu de rassemblement pour la bourgeoisie de Vienne. Elle travaille uniquement chez elle et à la fin de la guerre, un incendie dévaste son appartement et détruit ses cahiers dont les dessins de Gustav Klimt pour les modèles de ses commandes. Cet incendie semble provenir des Nazis.

Leur relation semble plutôt platonique, un lien étroit les unie qui semble être la sensibilité. Klimt est de douze ans son aîné. Ils ne se marièrent pas. Il est rapporté qu'elle était lesbienne, émancipée et designer. Emilie était sa muse.

 

Emilie Flöge - Klimt Exposition

Sur ce portrait d'Emilie, elle est alors âgé de 28 ans.

Son cou est lassé de tissu, comme si c'était un objet érotique qui nous amène à réfléchir si le comportement de l'artiste n'était pas un peu sadique. La coupe de la robe ne permet pas de deviner les lignes de la morphologie comme une armure de tissu. La trame du tissu offre de longue torsade serpentiforme, impression renforcée par les points blancs qui évoquent la peau des reptiles. Seuls les mains et le visage apparaîssent dans cet ensemble ornementé. Est-ce une métaphore pour faire remarquer cet impossible amour ?

Le visage ovale est encadrée d'une masse de boucles, seuls les yeux bleus brillent, les joues font ressortir des pommettes accentuées par la poudre.

Le bleu et le vert rappellent le mystique des couleurs byzantines. L'inspiration semble venir du style de la danseuse Isadora Luncan dont les vêtements lâches permettaient le mouvement libéré

 

La Sécession Viennoise marque la rupture du ban. C'est un groupement d'architectes et de plasticiens dont le mouvement apparaît dès 1892, sous l'instigation de Josef Olbrich, de Josef Hoffmann et de Gustave Klimt qui en est le Président. Ce mouvement s'affiche contre l'ordre moral et bouscule les conventions. Gustave Klimt illustrera cette séduction en peinture, mais le premier terrains d'expression est l'architecture. Les façades des immeubles prennent des formes organiques, composées de fleurs et de motifs végétaux où le vert et l'or prédominent. Des devises s'affichent sur les façades telle que "A chaque temps son art, à l'art sa liberté".

Hans Makart devint le  "Chef Décorateur" de cet art moderne. Son expérience influencera Alfons Mucha. Son oeuvre naîtra de son amour pour les peintres vénitiens dont il reprendra les teintes brunes pour les tons chauds et les teintes bleues pour les tons froids, dans ses natures mortes. Il fut également inspiré par Eugène Lacroix par son sens du mouvement.

Il en est le fondateur avec son frère Ernst. Dans la première exposition en 1898, le tableau "Pallas Athénée" en est l'affiche. C'est la fin d'un siècle et les conservateurs, moralistes refusent cette vision. Ces tableaux sont contestés car ce genre de peinture est contradictoire à l'image du peuple autrichien et sont de ce fait, un délit. Lâchée par les siens, en 1905, il se tourne vers l'Allemagne. Ce mouvement sera repris en Europe.

 

Le baiser - 1905 Klimt Exposition

 

Le baiser 1905
Der Kuss (en allemand)
Musée du Belvédère à Vienne (Autriche)

Cette oeuvre marque son génie et sera reproduite dans le thème "L'accomplissement" de Adolphe Stoclet. Elle fut cependant précédée de deux autres versions de Rodin et de Munch.
C'est un carré parfait qui représente un couple enlacé sur un parterre de fleur dans une prairie. Leur robe est de style "Art Nouveau" et détache l'homme et la femme par la complexité de chaque vêtement. Pour l'homme, les formes sont géométriques polychrome et pour la femme des arabesques et des fleurs colorées. Seules les têtes et les mains se détachent comme dans les vierges pour montrer la divinité de ce moment ou la passion de l'amour. La force du tableau provient de l'unité car les amants sont enlacés qui lui confère ce côté spirituel. L'homme porte la femme. Le visage de l'homme ne se distingue pas. Ses mains enserrent le visage dans un geste de tendresse. Par la pose de sa tête, elle semble se détourner et esquive le baiser pour laisser place à sa joue qu'il embrasse. Par la pose de sa main, elle semble le repousser. L'homme cherche désespérèment l'amour de la femme. Pour certains, elle évoque une forme phallique par ces flots d'ornements qui s'écoulent sur le coin droit et qui semblent la représentation des spermatozoïdes et donnent la dimension de l'extase après l'acte. Produite à l'huile classique, elle est accompagnée d'appliques de feuille d'or.

Ce tableau pourrait être l'aveu de Klimt pour l'amour d'Alma Maria Schindler, alors âgée de 17 ans.

 

Cette période est la symbolique.

Il peint la baronne Sonja Knips (1873-1950), née Freifrau Potier des Echelles. Elle épouse en 1896, un industriel du nom de . Son portrait de 1898 dépeind les femmes de la société viennoise.

Chez elle, chaque mur accueille un tableau. Elle est de nature nerveuse avec des tendances suicidaires car dans ce monde, elle se meurt comme une valse infinie. Elle retrouve goût à la vie en se réfugiant dans l'art.

Ce tableau fait partie des sept oeuvres qu'il présenta à la deuxième exposition de la Sécession.

   

   Frise

 

 

1902-1903 - Le cycle d'or

Les ondines (Sylver fish)

Les ondines filent sous l'eau, elles se déplacent par banc, se frôlent au courant qui emmêlent leur longue chevelure fleurie. Elles aiment frotter leur ventre nu dans la vase. Elles sont aussi appelées "Serpent d'eau" ou "Serpentine".

Les fillettes sont solitaires et rêveuses et sont initiées à leurs jeux.

C'est l'image érotique de la femme, l'homme est caché et la femme apparaît. Ces poissons d'argent représentent les sirènes douées d'un pouvoir de séduction.

Ce sont des muses ambivalentes qui associent la femme et l'eau. Cette image est empreintée de la mythologie féminine ou Aphrodite et les nymphes prennent naissance dans l'écume de la mer.

L'oeuvre "Sang de poisson" fut publiée en 1898 dans une revue autrichienne.

 

 

Les ondines dans les eaux mouvementées Klimt

 "Aspiration au bonheur" par le mouvement berçant des vagues, synonyme de plaisir. L'absence des pieds rend la réalité corporelle fragile. Le rêve se substitut au pouvoir direct de la réalité. La position des personnages rappelle l'envol de Mélusine dans les Manuscrits du Moyen-Age. C'est la métamorphose par l'identification de la femme à la couleuvre d'eau. C'est aussi l'image de la sensualité qui se vit sans les hommes et devient un fantasme pour le spectateur qu'est l'homme.

 

Neuvième symphonie Exposition

Frise Beethowen

En 1902, Klimt a terminé la frise Beethoven qui représente la Neuvième Symphonie, pour la 14ème Exposition Vienne Sécessionniste qui était destinée à célébrer le compositeur. Elle est destinée à illustrer un décor pour l'architecte Josef Hoffmann qui est chargé de réaliser un monument en mémoire du musicien. Gustav Mahler l'encourage dans cette représentation du bonheur de la part de l'humanité qui souffrent et cherchent l'apaisement dans les arts. Elle fait l'objet de critiques violentes au nom de la morale. Elle est appréciée par Auguste Rodin.

La célèbre "Frise Beethoven" fut acquise en 1903 par le collectionneur d'art juif "August Lederer" (-1936). Elle avait été présentée à l'exposition de la Sécession en 1902. Elle est constituée de 7 tableaux qui offrent 35 mètres de frise. Cette collection fut confisquée à sa veuve Serena Lederer, née Pulitzer, par les Nazis en 1940 lorsqu'elle fuit à Budapest où elle décède trois années après, en 1943.

En 1943, le Troisième Reich avait d’ailleurs parrainé une exposition des œuvres de Klimt à Vienne. Si les nazis haïssaient l’art moderne en général qu’ils qualifiaient d’art «dégénéré», il y avait cependant des nuances dans leur position : en Autriche, Gustav Klimt était même célébré comme un symbole national.

Le 8 mai 1945, certaines oeuvres furent détruites. C'est le jour de la capitulation du Troisième Reich. Hitler se suicide une semaine avant et pour les unités SS, c'est la dernière nuit de la guerre. Ils quittent le lendemain le château d'Immendorf situé dans un hameau de la Basse-Autriche, non loin de la frontière tchèque. Après avoir mis le feu aux treize peintures à l'huile, oeuvres d'art entreposées, ils s'enfuirent.

Klimt avait peint Serena en 1899, sa mère "Charlotte Pulitzer" en 1915 et sa fille Elizabeth Bachofen-Echt en 1916. Comme leur origine était juive, lors de l'exposition, il n'avait pas donné de nom à ces oeuvres. Elles furent donc considérées comme moins importantes et ne furent pas mises à l'abri dans le château. Deux de ces oeuvres furent retrouvées après la guerre, celles de Serena et sa fille lors d'une vente aux enchères et furent restituées au fils Erich, de Lederer jusqu'à sa mort en 1985 à Genève. Ces deux portraits sont maintenant au Musée à New-York.

Lorsqu'il peint le tableau de Serena, c'est le début d'une relation affective. Pour éviter la déportation, Elizabeth prétendra être la fille illégitime de Klimt.

Klimt peint les juifs, son art est de laisser la trace de ces personnes disparues.

Klimt avait présenté à son meilleur client "August Lederer", Egon Schiele. Schiele avait peint le portrait du fils de Lederer, Erich et lui donna des cours d'art.

 

Cycle d'or "Les Ondines"

composé des "Serpents d'eau", du portrait d'Adèle Bloch-Bauer et de "Danaé".

Les ondines de Klimt

Frise Beethowen

Les ondines sont des symboles phalliques. Elles baignent dans le mouvement et épousent les courbes du courant.

 

 

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Frise Beethowen

L'homme enlace une femme, sa nudité cache celle de sa compagne. Les hommes sont rares dans les toiles de Klimt. Ils sont toujours de dos, ils n'occupent qu'une place secondaire. Ils sont là qu'en tant que voyeurs ou partenaires physiques dans l'acte sexuel.

 

 

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  Frise

 

Tragédie grecque

 

La mythologie grecque évoque le côté sombre. Il est influencé par Frédérich Nietzsche. Elle est née de la musique, le plus pur des arts car il est puisé dans les parties les plus profondes, les plus primitives de la psyché. Il fait référence à Wagner.

La vision de cette période est un espace vide parsemé d'étoiles et qui exprime une vue pessimiste du monde.

 

  Frise

 

1898-1901 - Culture et mythologie

Les peintres donnent une signification profonde à cette culture antique.

Klimt ou Vienne

 

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Pallas Athéna - 1898 Klimt - Expoisiton

Pallas Athéna - 1898 Klimt
Musée d'histoire à Vienne

L'utilisation de la feuille d'or date de l'époque de "Pallas Athéna" (1898). Klimt voyage à cette époque à Venise et Ravenne. Il détourne la représentation traditionnelle du sujet, sur un mode ironique il dépeind sous le visage d'une déesse, les traits d'une femme fatale, dite gorgone à la langue tirée. Elle fut l'affiche de la première exposition "Sécession" en 1898.

 

Dans les années 1900, il présente sa toile "La Philosophie" qui fait partie d'une trilogie avec "Médecine" et "La Jurisprudence" lors de la septième exposition de "Sécession". Ces peintures lui avaient été commandées en 1896, pour illustrer les voûtes du plafond de l'Aula Magna, hall d'accueil de l'Université de Vienne.

 

"La Philosophie" est représentée sous la forme d'une sphinge dont les contours sont flous, la tête perdue dans les étoiles avec le cycle de la vie autour, de la naissance jusqu'à la vieillesse en passant par la phase de l'amour. Sur sa gauche, "La connaissance" est représentée sous les traits d'une femme fatale, aux yeux sombres et froids qui fixent le spectateur. Cette représentation indigne les autorités universitaires et considèrent cette allégorie comme une provocation au libertinage et de nuire aux bonnes moeurs. Les journaux s'enflamment et portent cet outrage contre l'enseignement par la pervertion de ses peintures trop érotiques. D'artiste, il devient un personnage peu recommandable car de santé mentale peu stable par ses crises de dépression.

 

A la suite, "La Médecine" et "La Jurisprudence" amplifient ce mouvement car "La Médecine" représente une femme qui offre son corps et à ses côtés sont la souffrance et la mort.

 

"La Jurisprudence" est l'image d'un criminel en proie à ses instincts face une justice figée dans une mosaïque d'inspiration byzantine.

L'ensemble de son décor est refusé pour décorer l'Aula Magna. 80 professeurs signent une pétition pour boycotter le peintre.

 

 

 

Expression"Je refus toute aide étatique, je renonce à tout"
Déclaration de Gustave Klimt dans un interview en 1900

 

 

 

 

Sa première toile "La Philosophie" fut couronné de la médaille d'or de l'exposition universelle de Paris en 1900.

Ces trois oeuvres furent détruites par les Nazis en 1945.

 


1903

Il fait un voyage en Italie et admire les mosaïques de Ravenne. Il peint les paysage de Toscane avec les cyprès, par petite touche il module les couleurs

 

Eglise Cassone - 1913 Klimt Exposition Klimt ou Vienne

 

 

Frise

 

1904 - Mosaïque Stoclet

Un riche banquier belge du nom de Adophe Stoclet lui passe commande de mosaïques murales pour la salle à manger de son luxueux palais qu'il construit à Bruxelles sur les plans de l'architecte Hoffmann. Adolphe et Suzanne stoclet

"L'attente" et "L'accomplissement" sont d'une richesse décorative.

 

 

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Frise de Stoclet - Klimt Exposition

 Frise de Stoclet

 

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  Frise

 

 

1905 - La nature

Le jardin aux tournesols 1905-1908 Klimt Exposition

 

Exposition

 

Exposition

 

Eglise de Unterach à Attersee - Klimt Exposition

  Frise

 

1907 - Espoir

La maternité est l'apport de la femme à la société. C'est la seule vertue de la femme.

En 1903, il prend pour modèle "Herma" pour le tableau "Espoir", il fait des nues quand elle est au terme de sa grossesse. Elle n'a rien de maternel si ce n'est son ventre distendu, elle est le fruit de l'acte amoureux, grande et mince avec ses cheveux.

En 1907-1908, il compose "Espoir II", la tête est inclinée. C'est l'image du dernier grand espoir de l'humanité porté par ces autres  femmes.

 

Les trois âges de la femme - 1905 Klimt Exposition

Les Trois Ages de la femme
L'Art Klimtien est le cycle de la vie comme Gustav Vigiland,  dans le Parc Vigiland à Oslo en Norvège. Le style est régressif, entre la vie et la mort qui sont annoncés par des effets chromatiques.

La représentation de la jeune femme à l'enfant semble être une madone accompagnée de son enfant et vue de profil une vieille femme affligée, repliée sur elle-même.

 

Expression"Quiconque désire me connaître comme artiste -et c'est tout ce qui compte vraiement- doit regarder attentivement mes tableaux et tenter d'y glaner ce que je suis et ce que je veux" Gustave Klimt.

 

 

 

 Frise

 

1908 - Fin de la Sécession

Il quitte la "Sécession" avec un groupe d'amis comme Carl Moll, Koloman Moser, Otto Wagner et d'autres car il ne s'y retrouve plus. Depuis 1905, il est en désaccord avec les membres.

Il se consacre à la peinture de paysages aux couleurs vives  qui expriment l'allégorie. Il se rapproche du pointillisme de Seurat, Van Gogh et Bonnard.
 

 

1909 - 1910


Il se retire du style byzantin par l'abandon de l'or et de l'argent appliqué. Il étudie la peinture française et laisse place au volume. Il utilise de nouvelles sources d'inspiration comme Toulouse-Lautrec. C'est l'époque de l'art de l'affiche avec des dessins.

Comme Kees Van Dongen, il se rapproche de la peinture intimiste en effectuant des portraits dans des grandes dimensions pour clamer la beauté des femmes. Par ces compositions aux grandes dimensions, la décoration flatte sa clientèle bourgeoise.

Cette oeuvre n'est pas une commande, il se permet des libertés avec son modèle.

La dame au boa de plumes - 1909 Klimt Exposition

 

Cette oeuvre "La Dame au boa de plumes" avait été extorquée à son propriétaire juif par les nazis, elle fut restituée aux héritiers en 1998.

Les traits sont bien décrits. Un chapeau noir, un boa de plumes, des cheveux roux, des pommettes fardées, des cils et sourcils soulignés, un regard de biais et des lèvres rouges vifs qui ressortent sur ce teint blanc immaculé.

Le chapeau prend des proportions. Jusqu'en 1910, la mode est au chapeau. Puis sous l'influence du couturier, Paul Poiret, la coiffure est mise en avant avec des rubans et le chapeau est délaissé.

Ce tableau est unique en son genre car le peintre n'a pas décoré le fond d'arabesques qui caractérisent son travail. L'arrière-plan est vide comme celui des jeunes peintres contemporains Schielle et Kokaschka.

 

Exposition

 

 

Exposition

 

Portrait d'Amalie Zuckerandl - 1912-1913 Klimt Exposition

Portrait d'Amalie Zuckerandl    de 1912-1913 (inachevé)

 

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Il réalise des nues aux formes érotiques dans des tenues des plus extravagantes. Les couleurs sont chatoyantes et nous envahissent, nous énivrent.

 Frise

 

1910

Son art entre la figuration et l'abstraction figure comme un principe, un nouveau langage qui s'affirme comme l'Art décoratif. Ses traits reprennent une symétrie rigoureuse et c'est dans la couleur qu'il nuance et donne une facture impressionniste.

Portrait d'Adèle Bloch-Bauer - 1907 Klimt Exposition

 

Le portrait d'Adèle Bloch-Bauer 1907

 

Adèle lui commande un second portrait en 1912. La technique est différente, plus picturale avec des touches brisées. Les couleurs sont plus vives et fraîches, suite à une étude sur la peinture française. L'arrière-plan est oriental, avec toujours l'influence des estampes japonaises. Il utilise souvent les sérigraphies de ces céramiques orientales qu'il a acheté et posées dans son atelier et pour ce tableau, la décoration est inspirée de ces céramiques.

Le tableau d'Adèle fut inspiré des 6 mosaïques du siècle de l'Impératrice Théodora qu'il vit en l'église "San Vitale" de Ravenne. C'est un monument à la gloire de la beauté féminine. La feuille d'or est combinée pour créer l'aura qui définit l'Art Nouveau (Jugendstil) de Vienne. Le visage est détaillé et finement tracé ce qui empêche l'anonymat derrière l'universalité de l'image.


Le portrait d'Adèle Bloch-Bauer fut commandé par Ferdinand Bloch-Bauer. Ferdinand Bloch-Bauer était propriétaire de la plus grande raffinerie de sucre et à ce titre, il devint mécène et grand collectionneur d'art. Adèle était la fille d'un banquier de Vienne

En 1926, Adèle meurt et dans son testament, elle demande à son époux de léguer les deux chefs-d'oeuvre à leur beau pays. La guerre le fait quitter son pays pour la Suisse et les tableaux lui sont retirés et restitués à l'Etat autrichien.

 

 Frise


1912

Klimt remplace par un fond bleu, le fond d'or. C'est l'interprétation à la "Mâtisse".

Klimt ou Vienne

Frise

 

1910 - 1915

Les artistes aiment les thèmes universels. La vie et la mort sont d'usage académique.

 

L'arbre de vie - 1905-1909 Klimt Exposition

Projet pour la frise Stoclet

En 2008, dans le monde de la haute couture, John Galliano reprend ce motif pour sa collection. Jean-Paul Gaultier reprend cette spirale qui orne les robes en aplat sur les corsages féminins. Cet effet visuel est puissant et simule le relief de la poitrine.

 

 

L'impressionnisme s'efface dans sa dernière période pour laisser place à l'expressionnisme. Des pièces magistrales et tragiques.

La jeune fille (1912-1913)

Portrait de Margaret Stonborough-Wittgenstein - 1905 Klimt Expo

Margareth Stonborough-Wittgenstein était la soeur du philosophe Ludwig Wittgenstein et du pianiste Paul Wittgenstein. Elle a épousé le 7 janvier 1905, un riche américain nommé Jérôme Stonborough (1873-juin 1938) qui se suicida. Il avait changé son nom d'origine juive allemande en 1900 car il s'appelait précédemment Jérôme Herman Steinberger. Ils eurent deux fils avant leur divorce. Thomas Stonborough épousa Elizabeth Churchill mais divorça également. Et Major John Jérôme Stonborough, le deuxième fils, est connu comme un officier du renseignement et interprète. Il a épousé la fille Northumberland.

Margareth Stonborough-Wittgenstein a cotoyé Sigmund Freud et s'est faite analyser pendant deux ans. Devenus proches, ils sont restés en contact jusqu'au décès de celui-ci.

Ce tableau réalisé en 1905 est unique et célèbre. Son fils Thomas Stonborough en fut l'héritier et le vendit en 1960 à la Galerie Neue Pinakothek de Munich.

 

Vue de Malcescine - 1913 Klimt Exposition

 

Malcesine est sur le lac de Garde

 

En 1912, il peint Mäda Primavesi, alors âgée de neuf ans. C'est la fille d'Eugénia Primavesi est née Butschek. Elle est l'épouse d'Otto Primavesi, banquier.  Son épouse était dans la fleur de l'âge, 35 ans, ancienne actrice viennoise.

Il est proche de la famille qui vit en Moravie. Cette famille fait partie de l'élite viennoise juive par sa culture et sa richesse.

Ces portraits montrent un regard confiant, réservé et défiant d'une adolescente. C'est l'époque des théories de Freud sur la sexualité des enfants et des adolescents. Il essaye dans cette série de représenter la profondeur psychologique de ses modèles en insérant des symboles ou des élèments symboliques.

Des lignes diagonales convergent vers le sexe de la jeune fille, visibles ou quasiment inexistantes au final.

Mada Primavesi - 1912 Klimt Exposition
Mada Primavesi - 1912

 

 

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Portrait de Der Maria Munk - 1917-1918 Klimt Exposition

Portrait de Der Ria Munk III    1917-1918  (inachevé)
Frauenbildnis

Maria Munk est née le 6 novembre 1887. C'est la fille d'Alexandre et d'Aranka Munk Pulitzer. Alexandre Munk, riche industriel polonais épousa Aranka en 1882. Ils eurent trois filles dont Lili, Maria (Ria) et Lola. Aranka Munk était la nièce de Joseph Pulitzer et la soeur de Serena Lereder.  Maria Munk se suicida le 28 décembre 1911, à l'âge de 24 ans, lorsque son amant, devenu fiancé, Hanns Heinz Ewers la quitta. Elle prit un pistolet et se tira une balle dans le coeur. Il avait pour vocation d'être libertin.

Ce portrait fut fait à titre posthume, il est le support de la mémoire. Il se nomme Ria Munk III car auparavant, il l'avait peint sur son lit de mort (Cf. Ria Munk I). Pour sa mère, il évoquait trop de mauvais souvenir et elle lui commanda un nouveau qui devait intégrer sa beauté et sa joie de vivre (Cf. Ria Munk II, daté de 1916). Il fut rejeté car il était la représentation de sa fille à demi-nue. Klimt reprit ce tableau et lui changea la tête en lui donnant l'apparence d'une danseuse de l'opéra Holofer de Vienne, nommée Johanna Jusl et l'offrit à Aranka Munk. Sur ce tableau, il allie son inspiration orientale avec le kimono.

La troisième commande est celui de "Frauenbildnis" appelé Ria Munk III, il semble le plus complet de ces travaux mais reste inachevé car il meurt en février 1918. Elle a les joues roses et les yeux foncés, elle pose de biais et se tourne vers nous, spectateurs. Elle tient sa robe fermée. La jeune dame est confiante, avec un sourire doucement rêveur. L'arrière plan est très coloré par une multitude de fleurs, roses et tulipes s'entremêlent à des arabesques de style oriental. Le bas de sa robe et le premier plan sont incomplets, l'on remarque des esquisse de dessin faits au charbon de bois.

Le tableau fut remis à Aranka Munk après le décès de August Klimt. Elle avait divorcée en 1913 de son mari et vivait l'été à Bad Aussee où elle installa le tableau. Elle y resta jusqu'en 1941.

Lorsque Aranka Munch fut déportée en octobre 1941 dans les camps de concentration, les nazis récupérérent ce tableau. Elle fut fusillée le 26 novembre 1941, un jour avant son 79ème anniversaire.

Lola, sa troisième fille fut également envoyée dans un camp de concentration en Pologne, à Chelmno où elle mourut en septembre 1942.

 

 

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Expo Klimt et Vienne

 Frise

 

 

Nuda Veritas 1889

 

Nuda Veritas - 1889 Klimt Exposition

 

 L'image de la luxure avec les cheveux dénoués et abandonnés. Cette femme nue tient le miroir de la vérité et l'on peut lire au dessus, la citation de Schiller, dans des lettres stylisées.

Au dessus du tableau, cette citation :

 

 

 

Expression

 "Si tu ne peux plaire à tous par tes actes et ton art, plais à peu. Plaire à beaucoup est mal"
Friedrich Von Schiller.

Citatio
n figurant sur l'oeuvre de Klimt  "Athéna Pallas"

 

 

 

 

 Frise

 

 

 

1916-1918 Les amies

Il aborde le thème de la sexualité féminine.

 

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 Frise 

Jeunes-filles

 

La vierge ou Jeune Fille - 1912-1913 Klimt Exposition

 Galerie Narodni - Prague (République Tchèque)

Frise

 

1918 - Décès

1918, ses oeuvres restent inachevées par son départ subit. Il meurt d'apoplexie. Son départ semble ce même principe qui le rend un génie.

 

Adam et Eve - 1917 1918 Klimt Expo

 

 

Frise

 

Puis, avant d'aller voir le film de Jean Cocteau, nous traversons une partie des carrières à ciel ouvert qui relie l'espace dédié à Jean Cocteau.

 

Carrières de Lumières Exposition

Les carrières de calcaire blanc des "Grands-Fonds" furent utiliser depuis des siècles pour bâtir les maisons, le château et les monuments du village des Baux-de-Provence. Ces blocs rectangulaires aux parois impressionnantes étaient extraits en enfonçant des pieux de bois ou de fer dans les fissures des strates de calcaire, pour en détacher les blocs. Les Baux signifient en provençal : le Baou, soit l'escarpement rocheux.

4000 m2 de salles où se déroulent depuis 1975 des spectacles audio-visuels car les carrières d'extraction sont devenues des carrières de Lumières.

Elles se situent dans le Val d'Enfer, nom donné à ce lieu dont les grottes inspirées la peur. Les formes bizarres des roches alentours sont dues à l'érosion par l'eau car la pierre contient du carbonate de calcium que l'eau chargée en gaz carbonique dissout.

Les carrières sont la propriété de la commune des Baux-de-Provence.

 

 

Carrières de Lumières - Exposition

Carrières de Lumières - Percée dans la pierre Exposition

Carrières de Lumières - Les Baux-de-Provence

 

 

Jean Cocteau

 Hommage à Jean Cocteau avec la projection "Le Testament d'Orphée".

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Exposition

 

Influence de Schiele - Cité

 A la suite de la traversée de 100 ans de peinture, un autre spectacle est joint nommé "Les villes invisibles". Elles sont proches du rêve de l'homme car c'est la recherche de la ville idéale. Concoctées par l'imagination et des fragments de réalité, elles forgent l'avenir par l'utopie du présent.

 

Klimt ou Vienne

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Portrait de Eugenia Primavesi (1913)

 

Judith 
Dans l'ancien testament, Judith est une femme veuve et vertueuse. Elle est séduite par Holopherme qui donne une fête en son honneur. Enivré, il s'endort et elle lui tranche la tête. Elle symbolise l'héroisme.

Elle expose ses seins dans sa robe d'or, elle se pâme d'extase comme si la mort n'était pas un acte vertueux mais un plaisir sensuel. Judith est une héroïne juive.


 

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 à gauche : Judith (1901) et à droite : Judith II (1909)

 

 Idylle

 

Klimt ou Vienne

 

Klimt ou Vienne

 

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"Danae" (1907-1908)
Elle fut aimée par Zeus et aurait pris l'apparence d'une pluie d'or

 

Bibliographie Klimt

Né  le 14 juillet 1862 à Baumgarten à Vienne (Autriche), son père Ernest Klimt est orfèvre ciseleur et sa mère Anna Finster est chanteuse lyrique méconnue. Il est le deuxième enfant d'une famille de sept qui comprend trois garçons et quatre filles. Deux des soeurs se nomment Klara et Hermione.

Dès le début, les trois fils affichaient des talents artistiques. L'enfance se déroule dans la pauvreté. Ils déménagent souvent par la situation instable du travail de son père. Ils habitent dans des baraquements où l'argent manque mais pas la vie, lorsque les affaires de son père sont absentes.

C'est donc tout naturellement qu'il poursuit cette voie et rentre à l'école des arts décoratifs de Vienne, après avoir obtenu une bourse en 1876 où il suit une formation de peintre architecte, jusqu'en 1883. Dans ces dessins, il a une précision photographique.

1877, il réalise des portraits d'après photographie.

En 1880, alors âgé de 15 ans, il crée la compagnie des artistes avec son frère Ernst âgé de 16 ans et Matsch (18 ans) qui s'installe avec lui dans cet atelier.

1885, il exécute avec ses compagnons la décoration de la villa Hermès à Lainz. C'est la retraite favorite de l'impératrice Elizabeth.

En 1886, il décroche le premier contrat pour peindre le plafond du "Burg Théâtre" par un concours de circonstance car Hans Makart décède subitement et l'ensemble de ce corps de métier n'ont plus de possibilité au niveau des commandes. Soit dix plafonds du théâtre à réaliser dont la rétribution est au delà des attendus.

Il peint le musée des Beaux-Arts à Vienne. Son style évolue et s'éloigne de celui de son frère et de Franz Matsch. Avec ces motifs de l'Egypte ancienne et de l'Antiquité Gréco-Romaine, il représente l'Art Nouveau Viennois.

1888, il est décoré de la croix d'or du mérite artistique.

En 1890, il rencontre Emilie Flöge. Elle s'engage entièrement dans cette relation, mais lui est incapable de se consacrer entièrement à elle. En ces débuts des années 1890, il se lie d'amitié avec des écrivains dont Arthur Schniltzer, Hofmaansthal et Hermann Bahr. Il s'intéresse au symbolisme, ainsi qu'à l'impressionnisme français.

1890, il remporte le premier prix de l'Empereur, pour sa gouache "Salle de l'ancien Burgtheather".

1891, il a une commande pour les fresques du grand amphithéâtre de Vienne "Aula Magna".

En 1892, il dessine deux billets pour la banque nationale d'Autriche. Franz Match a la charge d'un autre. Leurs motifs ne sont pas retenus et Gustav Klimt s'en plaint à l'imprimerie.

Son père meurt d'apoplexie et son frère Ernst décèdent cette même année, en 1892 et il doit assumer la responsabilité financière de son frère et de sa mère.

Il dissout l'association.

En 1893, il voyage en Hongrie. Le Duc Esterhazy lui passe commande pour la peinture de l'auditorium du théâtre du château Esterhazy à Totis.

En 1894, il a une commande pour créer trois peintures afin d'orner le plafond de la grande salle de l'Université de Vienne : "La Philosophie, la Médecine et la Jurisprudence" qui furent classées pornographiques, suite aux protestations du public. Ces tableaux furent détruits en 1945.

En 1895, lors d'une exposition à Vienne, il découvre les oeuvres de Liebermann, de Félicien Rops, mais aussi de Klinger, Böcklin et Rodin. C'est le début de la période symbolisme.

Il rentre dans une crise profonde et en 1897, il s'arrache de son expression stylisée pour se surfaire sur le thème de l'amour, puis de l'érostisme. Le corps humain est transcendé dans sa fragilité.


Il est en rupture avec la société, il participe à la fondation le 3 avril 1897 de l'Union des Artistes Figuratifs qui est appelé "Sécession" composée de dix neufs autres artistes de la Küntlerhaus de Vienne. Président, il a pour objectif de réformer la vie artistique de cette époque. Il veut élever l'art "Autrichien" à une reconnaissance internationale en prenant la source sur les arts dits "mineurs", c'est-à-dire de joindre l'utilitaire à l'art afin de transformer la vision de l'art. La conscience prime et met au deuxième rang l'art académique. Cette ère nouvelle sera la réponse au mouvement "Art Nouveau" en France et au "Jugendstil" en Allemagne.

Il crée en 1897, le journal "Ver Sacrum" ou "Le printemps sacré" avec ses amis Moser, Josepht M. Olbrich et Carl Moll. Cette revue se consacrera aux Arts et sera le moyen d'expression de la fondation "Sécession".

Joseph M. Olbrich crée un édifice dédié aux arts pour donner libre cour aux jeunes artistes figuratifs dans un lieu d'exposition permanente de leurs oeuvres.

A partir de 1897, il passe tous ses étés à Attersee, avec la famille Flöge.

De nature timide, il vit malgré sa relation avec Emilie Flöge, avec sa mère et ses deux soeurs jusqu'à sa mort. Un homme effacé derrière son oeuvre. Voilà l'ambivalence car il est donc réservé et précurseur du mouvement qui amène l'Art Nouveau.

De sa vie, il n'achètera un appartement.

1897, il entretient une relation avec sa belle-soeur Hermine Klimt, veuve de son frère Ernst Klimt.

1899, il eut une aventure avec Alma Mahler-Werfel (1879-1964). Il l'a rencontre lorsqu'elle a à peine dix-sept ans et elle avait un pouvoir de séduction extraordinaire. Elle est la fille du renommé paysagiste Emil Jakob Schindler et de la chanteuse Anna Berger. Elle grandit dans un environnement bohème et évolue au milieu des artistes révolutionnaires. Elle a une éducation libre et exprime ses opinions. Elle peut échanger avec les principaux artistes de la gotha de la vie intellectuelle de l'époque. A cette époque, son père décède subitement, alors qu'elle est très jeune. Il devient son image de l'homme. Sa mère se remarie avec Carl Moll, devenu son beau-père. Elle ne lui accorde aucune attention. Malgré son jeune âge, elle est autorisée à participer aux diners qui rassemblent les plus grands esprits créatifs de cette époque. Alma fait tourner la tête par l'insolence de son jeune âge et la passion exaltée qui la caractérisa tout au long de sa vie. Dangereuse séductrice, Alma est attirée par la célébrité de cet homme qu'est Klimt, connu comme un séducteur. Leur premier baiser est à Venise. Elle l'écrit dans son journal intime qu'elle tient comme tant d'autres jeunes filles. Elle a une plume libérée et une insolence impudique. Sa mère y découvre cette passion. Sa mère demande à Carl Moll d'intervenir. Carl Mohl  l'accompagne avec un cercle d'amis à Venise et rentre dans une colère noire car l'artiste et ami est bien plus âgé. Il lui interdit de fréquenter sa belle-fille. Leur liaison n'est que querelle, il s'en exprime dans un courrier adressé à Carl Moll. Cette passion sera inachevée comme nombreux des tableaux de Klimt. Le tableau "Le baiser" de Klimt semble figer cet instant. Alma fait ses premières expériences érotiques avec son professeur de piano, Alexander Von Zemlinsky. Le suivant sera Gustav Mahler, compositeur, qui devint son premier époux. Elle le trompe avec Walter Gropuis, il consulte Freud qui est en vacances en Hollande, à Lieden. Elle se maria trois fois, le second mari fut l'architecte Walter Gropuis, le dernier est le poète praguois Franz Werfel. Avec Oskar Kokoschka, elle eut une folle histoire d'amour, mais elle décrit son amour pour Gustav Klimt comme un grand accord et plein de passion. Elle est appelée "La veuve aux quatre arts" car elle a composé avec 4 artistes dont un compositeur, un peintre, un architecte et un poète.

 

Expression"le seul homme que j’ai et que j’aurai sans doute véritablement aimé "
Journal intime d'Alma Margaretha Maria Schindler, en parlant de Gustave Klimt.

 

 

 

Parallèlement à cette nouvelle relation avec Alma, il a deux mois plus tard un premier fils Gustav Hoshitski et deux mois après un nouveau fils encore appelé Gustav mais Zimmerman. C'est cette situation qui entraîne que sa relation avec Alma devient caduque et s'achève à Venise.

De sa correspondance avec sa compagne Emilie Flöge, il ressort qu'il n'aimait pas les mots. Peu et insignifiant.

Il entreprend des voyages à travers toute l'Europe.

1902, il rencontre à Vienne, le sculpteur Rodin.

Il avait des relations sexuelles avec tous ses modèles. Il croque leur pose. La nudité est couverte de ses ornements et laisse entrevoir que partiellement pour donner la tentation. Malgré les nombreux croquis, il gagne sa vie avec la peinture. Par le biais de la perspective, il attire l'attention sur leur sexe ou leur poitrine. Il est taxé de pornographique, ce qui le met dans une colère noire.

Il refuse que les visiteurs viennent à l'improviste à son atelier. Pour ce faire, il affiche sur l'entrée "Inutile de frapper, on ne vous ouvrira pas". Sa peinture est intime et bouscule les conventions, les valeurs morales, jusqu'à entraîner des polémiques.

Les salons d'exposition sont interdits aux femmes de moins de 18 ans.

Il adorait les chats. Les chats vivaient avec lui dans son atelier et avaient pour jeu de détruire ces croquis qui étaient un processus préliminaire pour sa peinture. Comme les chats croquent ses croquis, lui croque les femmes dans ses croquis. Il est attiré par le sexe et la poitrine. Il a un penchant pour saisir les femmes entrain de se masturber, la visage légèrement détourné, absorbée dans leur propre plaisir, les yeux clos.

Klimt peint en sandale avec une blouse pour unique vêtement.

1909, il voyage à Paris et à Munich.

1910, il participe à la Biennale de Venise.

1916, il expose avec les peintres Schiele et Kokoschka.

Quatorzes enfants naîtront de ses amours. Deux garçons de Marie Zimmerman dont un se nomme Gustav Zimmerman et un de Maria Ucicky furent reconnus, les autres sont des enfants naturels. Le fils de Maria Ucicky prit le prénom de Gustav en l'hommage de son père, il devint réalisateur de films. Deux de ses fils meurent dans la petite enfance. Il fut désespéré à la mort de son fils Otto. Avec Marie Zimmerman surnommée "Mizzi", il eut trois enfants et elle fut sa dernière liaison qui dura dix-huit années. Sa relation fut très différente car ils ne partirent jamais en vacances ensemble et ne se présenta à aucune soirée mondaine avec elle. Ce rôle était dévolu uniquement à Emilie. Il ne pourvut pas à l'éducation de ses enfants. De temps en temps, seulement, il leurs donnait de l'argent de poche.

 

Expression"On ne désire pas ce qu'on aime, on n'aime pas ce que l'on désire."
disait Freud en parlant de Gustave Klimt.

 

 

 

1894, l'Université de Vienne lui commande une série de tableaux avec un thème imposé "La philosophie". Son inspiration fait scandale.

1897, il fonde le mouvement "Sécession".
1898, première exposition qui obtient un succès.

 

 

Expression"Je ne connais moi-même pas vraiment mon caractère et je ne souhaite même pas être au clair là-dessus. La seule chose que je sais avec certitude, c'est que je suis un pauvre fou..."
disait Gustave Klimt à Carl Moll dans sa correspondance en 1899.

 

 

 

 

1904 - Avec d'autres artistes, il contribue à la décoration du Palais Stoclet. Mr Stoclet est un riche industriel belge.


1905 - Prix Romana à Berlin
           Il peint cinq femmes enveloppées de fourrure.


1906 - Membre honoraire de l'Académie royale bavaroise de Munich
1908 - Médaille d'or pour les trois âges de la femme lors de l'expostion d'art à Vienne1911 - Premier prix lors de l'expositon à Rome.

1915 - Sa mère Anna décède.

1918 - Il a une attaque cérébrale qui entraîne une paralysie partielle. Il est mis dans un sanatorium, puis à l'hôpital pour être soignés d'escares. Le 11 janvier 1918, il a une attaque d'apoplexie. Sur son lit de mort, il réclame Emilie Flöge. Décés de Klimt, le 6 février 1918, des suites d'une pneunomie développée avec la grippe espagnole. Il est enterré au cimetière de Hietzing à Vienne.

Il est rasé pour les funérailles, seule une moustache encadre sa tête. Egon Schiele fait son portrait sur son lit de mort.

Son oeuvre comprend 230 tableaux, composés de 54 paysages ; mais aussi 3700 dessins.

           Hitler s'intéresse à la peinture de Klimt, sans connaître l'existence de ces modèles. Lorsqu'il découvre cette alliance avec les juifs, il contribue à ce que ces oeuvres disparaissent.

Emilie Flöge a hérité de la moitié de la succession et l'autre moitié est revenue à la famille du peintre.

 

 

Expression"Le salut de l'homme passe par l'Art"
Gustave Klimt.

 

 

 

 

Bibliographie Egon Schiele

Né le 12 juin 1890 à Tulln an Der Donau, près de Vienne. Dès son plus jeune âge, il maîtrise le dessin et rentre à l'Académie des Beaux-Arts de Vienne en 1906. En désaccord avec le conservatisme qui y règne, il quitte l'Académie pour fonder avec d'autres dissidents un groupe d'Art Nouveau, appelé "Neukunstgruppe".

A 17 ans, il rencontre Gustave Klimt qui a alors 45 ans qui devient son maître spirituel. Leurs idées fusionnent et il rentre dans le cercle d'amis de Klimt. L'attrait de la Sécession Viennoise ne dure pas malgré qu'il refuse les normes, car ses peintures donnent corps à des portraits de style plutôt dépouillé. C'est dans la physionomie qu'il se fait remarquer car les corps sont décharnés et les portraits torturés.

Il traite les modèles en plongée pour donner de la perspective et les contorsionne. Il utilise la technique de Rodin, c'est-à-dire qu'il dessine en regardant son modèle et non sa feuille.

Il décède à Vienne le 31 octobre 1918, la même année que Klimt.

 

Bibliographie de Freidenreich Hundertwasser

Né en 1928 à Vienne, il est un peintre-architecte qui s'est fait connaître pour ses écrits engagés notamment sur le respect de l'environnement et la paix dans le monde. Ses réalisations sont signées par l'asymétrie, le foisonnement organique des formes et des couleurs. Ecologiste convaincu, il met au centre de ses oeuvres, la Nature. L'eau est une source d'inspiration au même titre que Klimt.

Ces motifs itératifs et hynoptisants comme les spirales sont de véritables obsessions. Il puisent ses connaissances de par ses voyages dans le monde où il arrive à s'acquérir notoriété.

 


Exposition en mouvement "Klimt ou Vienne", un siècle d'or et de couleurs
Carrières des Lumières
Baux-de-Provence

jusqu'en janvier 2015

Carrières de Lumières 
Route de Maillane - Val d'Enfer
13520 Les Baux de Provence 
Tél. : 04 90 54 55 56

Coordonnées GPS :
Latitude 43°44'56.27"N
Longitude 4°47'48.94"E

www.klimt-vienne.com/

Horaires & Tarifs

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lecture associée

Livre "Klimt" par Gerbert Frodl
Livre  "Gustav Klimt et Emilie Floge : un artiste et sa muse" de Wolfgang Georg Fischer
Livre "Flöge et Klimt - une affaire de famille" de Paul Simpson
Livre "Klimt et la mode" - édition Assouline

Livre "Alma Mahler" journal intime - édition allemande - 750 pages
         (traduction française de la moitié par Alexis Tautou - Bibliothèque Rivage)

Exposition

"Klimt en personne" Musée Léopold à Vienne en 2012
"Klimt ou Vienne" en 2014 - Les Baux-de-Provence

 

Bibliographie

Visite du 1er juin 2014

 

Klimt sur le lac Attersee - Klimt Exposition

 

Promenade en barque sur le lac Attersee. Klimt est en villégiature à Attersee (région de Salzkammergut) de 1900 à 1916. Il loue la villa Paulick.
En blouse de peintre, il se promène. Ce lac l'inspire par sa couleur bleue turquoise, ces forêtes environnantes et les prairies. Il prend souvent les lunettes d'opéra ou le téléscope pour visualiser les futures mises en scène.
Gertrude, la nièce d'Emilie les accompagne souvent. Richard Teschner, artiste "Art Nouveau" et ami, les accompagne pendant les vacances. En 1916, la première guerre mondiale interromp le choix de cette villégiature. Il semble que de cette période, il s'est consacrée aux femmes énumérées au nombre de 12. De ces nombreuses conquêtes, naîtront quatorze enfants.

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Traduction  : Français,  Allemand, AnglaisArabe, Hollandais 
Parution : Samedi 1er juin 2014
Mise à jour  :  1er juin 2014
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18 janvier 2010

Rêve d'Orchidées 2010 ~9ème salon~ VERGEZE (30)

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    Orchid_eVous êtes passionnés, amateurs avertis, curieux et ... comment vous décrire ; venez découvrir l'orchidée, ses espèces et variétés botaniques & hybrides. Vous pourrez prendre conseil sur sa culture, profiter des expériences des amateurs présents et pourquoi pas s'en faire offrir.

    Affiche_9_me_salon_R_ve_d_Orchid_es__Verrg_ze_GARD

    Ce salon apporte la quiétude tant demandée aux fleurs, comme à nous. Venez profiter de la chaleur qui envahit Vergèze et vous penchez sur celles qui se complaisent à nous séduire.

    Rendez-vous le 12, 13,14 février 2010 pour la 9ème rencontre sur le thème de "La Canopée". Ce nom désigne l'écosystème qui règne dans les forêts tropicales.

    Programme

    Vendredi  12

    9h                        Accueil scolaire
                                                                    

    12h               Inauguration

                         Baptême de l'orchidée "Phalaenopsis miva"

                         créé par les  Etablissements Vacherot

                         qui portera le nom du quotidien "Midi Libre"                   

    14h30            Ouverture au public

                         Stand exposants - vente orchidées

                             Ateliers de rempotage

                             Conseils de culture

    18h30             Fermeture

    Samedi 13

    10h00              Ouverture

                            Stands exposants - vente

                                Ateliers de rempotage

                                Conseils de culture

                                Ets Vacherot, thème : Naissance d'une orchidée

    15h00              Conférence de Francis HALLE,

                            sur le thème "La Canopée"

    19h00              Fermeture

    Dimanche 14   
                       
    10h00               Ouverture

                             Stands exposants - vente

                                 Ateliers de rempotage

                                 Conseils de culture

    19h00               Fermeture

    dans la Salle VERGEZE ESPACE, rue Victor Hugo à VERGEZE  (30), 9ème salon.

    Lors de cette exposition, un décor floral de plus de 120 m2 et unique permettra de découvrir sur un espace réservé les espèces avec leur gamme de couleurs chatoyantes. Oeuvre d'élèves qui participeront selon la thématique de l'année au concours régional, Languedoc-Roussillon, de la meilleure création florale. Le jury, après délibération, sélectionnera le gagnant qui pourra participer aux épreuves suivantes qui se dérouleront à Paris.

    Ce salon organisait depuis de nombreuses années attend de nombreux visiteurs pour l'édition 2010. Il est parrainé par l'association Orchidée Languedoc qui fut fut fondée à la fin des années 80 sous le nom "Orchidées 30". Son succès, témoigné par le nombre d'adhérents qui dépasse la centaine, lui fit prendre le nom "Orchidée Languedoc".

    Ils vous feront découvrir des plantes indigènes ou exotiques que l'on trouve dans le bassin méditerranéen, en Camargue, mais également des voisines européennes ou lointaines apparentées d'Equateur, ...

    Si besoin d'identification de votre variété préférée, n'hésitez pas à l'amener. Des professionnels seront en mesure d'évaluer le taxon et vous guideront dans les soins à prodiguer pour prolonger leur culture à votre domicile.

    Les nouvelles créations seront présentées par les hybrideurs producteurs et rejoindront les quantités d'espèces d'orchidées pour le plus grands plaisirs des amateurs en quête de nouveautés.

    Organisé par l'association Orchidée Languedoc avec les associations et la contribution des,

    EXPOSANTS

    - Siège social Mairie de Vergèze (30310)                    www.membre.lycos.fr/siteorchidee/
      04 67 42 490 59

    - ALFA ORCHIDEE
      Albert Falcinelli                                                       
    albert.falcinelli@wanadoo.fr
      04 68 40 76 38

    - LISON ORCHIDEES CCOT                                 lison-orchidées@ccot.fr
       Lison
       04 90 46 48 70

    - CAPELLO CLAUDIO NARDOTTO                     info@nardottocapello.it
      Nardoto (Italie)
      39 01 84 29 00 69

    - FLORICULTURA                                                  ariboni@mmsolution.it

       Alfredo Riboni (Italie)
       39 03 32 26 35 65

    - LES ORCHIDEES DE MICHEL VACHEROT            info@orchidee-vacherot.com
      Roquebrune-sur-Argens
      VAR
      03 94 45 48 59

    - RYANNE ORCHIDEE                                       ryanne.orchidee@wanadoo.fr
       Ryanne Wubben & Yves Veniat
       03 27 69 30 55

    - L'ORCHIDIUM                                              orchidium@free.fr
      Bruno Chauvet
      03 27 69 30 55

    Autour de l'Orchidée,

    - POTERIE                                                   andre.jonot@wanadoo.fr
      AnnicK Jonot
      06 10 77 44 46

    - PEINTURE SUR TOUS SUPPORTS                    muriel.u@free.fr
      Muriel UGO
      06 89 63 26 85

    - TROPIC FLORE                                           tropicflore@wanadoo.fr
       Daniel Levêque
       05 62 42 97 67

    - PARFUMERIE                                              www.parfumorchidee.fr
      Bouquet de parfums
      Viviane & Didier RENAULT
      06 85 16 95 16

    - PEPINIERE ISSA                                         pepiniereissa@hotmail.com
      Jo & Brigitte Issa
      (Plantes d'Afrique du Sud, notamment)
       04 67 55 37 43

    - CHILOE                                                    info@chiloemoss.com
       Gilles Aguenot
       04 94 99 14 50   

    - NATURE & PAYSAGE                                   nature-et-paysages@mipnet.com
      Jean-Jacques Labat
      05 62 65 52 48

    - TORTUES PASSION                                    mariondegueuser@wanadoo.fr
      Marion Degueuser
      06 88 59 00 32

    Questions / réponses

    . Lockertia lunifera - Streptocarpus - Dendrobium  - Angraecum - Phalaenopsis - Vanda - Vanilla - Howeara
      Paphiopedilum - Lycaste -  Beallara - Masdevallia - Miltassia - bulbophyllum - Zygopetalum ?
    . Orchidées sauvages ?

    Ma préférée

    vient de Madagascar, c'est l'Angraecum Sesquipedale surnommée "Comète de Madagascar".

    Plant d'orchidée

    La plante est constituée d'une tige où hampe florale qui offre fleurs et boutons en abondance. Si soin et attention se prodiguent, floraison durera très longtemps.

    La fleur unique vous gâtera de sa floraison.

    Sur un sol de liège, son confort sera garanti. Par les fibres de la sphaigne qui l'enveloppe et par sa composition vivante, l'orchidée se régénère et le sol est maintenu hydraté. Cette matière est aussi connu pour son élasticité qui lui confère pour atout d'être aéré.

    Sa relation avec les insectes est propice à son énergie.

    Parfois l'engrais devient nécessaire pour alimenter ses besoins. Les arrosages se feront une fois par semaine par la prise d'un bain.

    Lecture

    Le traité des orchidées de Marcel Lecoufle - Edition : Artémis

    Thèmes déjà vus

    2009 - Asie
    2008 - La Martinique
    2007 -

    Sites qui y font références 

    - Orchidée Languedoc                           orchidee.languedoc@voila.fr
                                                                 http://membres.lycos.fr/siteorchidee

    - Association d'amateurs d'Orchidées  
    www.orchidoc.fr      
    - (ALAO Association Languedocienne des Amateurs d'Orchidées)
    - Société Française d'Orchidophilie

    Liens orchidophile

    .

    Entrée

    Adulte : 4 € (gratuit au moins de 13 ans)

    Accès

    Autoroute A9, sortie Gallargues (entre Nimes et Montpellier) (10km Nîmes - Gard)

    PLANPLAN_VERGEZE

    Clic sur la photo pour voir le lienOrchid_e_08

    A vous de trouver le nom ? ... ... ... ... ... .... .... 

    FORUM 

    >> La plus belle et la plus compète exposition du sud-est. Bien devant celle de Tarascon et Jacou.

    Autres expositions 

    Tarascon
    Jacou
    Abbaye de Vaucelles (59) - 20ème édition
    Destrousse (13), 16 janvier 2010
    Abbaye de Fontfroide (11), du 1er au 3 octobre 2010
    Eguilles

             

    Info.

    Voir également 2009 (8ème salon), 2008 (7ème) et 2007 salon (6ème)

    .......................
    Evènement

    Traduction  : Français,  Allemand,   Anglais,
    Arabe,   
    Parution de l'article, 19 janvier 2009
    Mise à jour  : 19 janvier 2009
    Crédit photographique : "Pas à Pas"

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    Posté par PASPERDUS à 04:39 - Rêve d'Orchidées VERGEZE (30) - Commentaires [8] - Permalien [#]
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    16 septembre 2009

    Arles cultive l'épreuve Exposition photos 2009

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      Lors de la 40ème édition des Rencontres Internationales de la Photographie en Arles (RIP), j'ai pris quelques clichés. Je redoute votre commentaire....

      Rencontres Internationales de la Photographie - REZA
      Reza  ©    Agence Webistan

      Cette exposition temporaire signe la rupture : 40 ans.  S'exposer 40 ans aux projecteurs ternit l'image de la rencontre. S'éloigner et se redécouvrir pour redevenir le centre, l'objet de l'art...

      Rencontres_Internationales_de_la_Photographie____Photographe___d_terminer
      "Photo de photo"
      Non ce n'est pas ma photo mais celle d'un artiste. Lequel ? .................................................

      C'est donc dans les anciens entrepots de la SNCF que l'exposition bat le tempo. Après les églises, la mairie, une boucherie, des hôtels... la culture photographique dévoile son culte dans ces ateliers abandonnés, cadre solennel et étourdissant qui magnifie les images. Nouveau lieu, nouveau lock, intégration parfaite avec l'Ecole Nationale Supérieure de la Photographie.

      Rencontres_Internationales_de_la_Photographie____Photographe___d_terminer__6
      "Photo de photo"
      Non ce n'est pas ma photo mais celle d'un artiste. Lequel ? .................................................

      Une vision métamorphosé par l'oeil de l'artiste, concert d'images qui foisonnent et marquent l'esprit. Univers  scénographique énivrant, déroutant... brut et réaliste de tranches de vie, de l'esthétisme, des atmosphères.

      Rencontres_Internationales_de_la_Photographie___Photo_de_Impasse_des_Pas_Perdus__Ateliers_SNCF_en_Arles_1
      Photo "Impasse des Pas Perdus"   - Ateliers SNCF   "La grande Halle"         

      Rencontres_Internationales_de_la_Photographie_Photo_de_Impasse_des_Pas_Perdus__Ateliers_SNCF
      Photo "Impasse des Pas Perdus"   - Ateliers SNCF   "La grande Halle"                                             

      De retour en Arles pour une journée en famille, en amateure... avec plein de clichés dans la tête qui se sont estompés pour laisser place à l'étonnement, à un regard différent qui renverse les tabous au hasard des rencontres, des portraits qui provoquent et vous interpellent. Beaucoup d'échanges entre nous, entre vous... et des photos prises sur photos.

      Rencontres_Internationales_de_la_Photographie____Photographe___d_terminer__2
      Lisa Ross  ©          Tombes ouighuires, ethnie musulmane turque         "Photo de photo"

      Rencontres_Internationales_de_la_Photographie___Photo_de_Impasse_des_Pas_Perdus__Photographie_de__Lisa_Ross_2
      Lisa Ross 
      ©                                                  "Photo de photo"

      >> Les photos de Lisa Ross sont une lecture du paysage.

      Les signes de ce salon sont l'appareil jeté sur l'épaule. Certains prônent le "Leica", d'autres le "Nikon",...  Cette mise en scène fait partie du théâtre de la rue. Cliché instantané pour l'apprenti qui débute la journée. Objet symbolique, représentant incontestable de cette journée.

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      "Photo de photo"
      Non ce n'est pas ma photo mais celle d'un artiste. Lequel ? .................................................

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        Madeleine Mura ©  

      "Photo de photo"      

      60 000 personnes se rencontrent. Fidèles, fondateurs, mécénes, amateurs, apprentis, anonymes traversent les 60 lieux d'exposition de la cité de l'Art... Arles. Marathon d'une journée pour explorer les lieux, les oeuvres.

      Rencontres_Internationales_de_la_Photographie___Photo_de_Impasse_des_Pas_Perdus__Photographie_de_Henri_Cartier_Bresson
      Henri Cartier Bresson ©                                                                                        "Photo de photo"   

      Rencontres_Internationales_de_la_Photographie___Photo_de_Impasse_des_Pas_Perdus__Photographie_de_Henri_Cartier_Bresson_2CV
        Henri Cartier Bresson
      ©     2CV                                                                                   "Photo de photo" 

      Expression"L'image est une alchimie qui a à voir avec la liberté et l'insouciance de l'enfance. L'esthéstisation forcée du monde a détruit cette innocence. Non seulement les belles images dénient, volent le monde ; mais elles le jugent : on ne punit plus que les fautes de goût." de Bernard Faucon

      Rencontres_Internationales_de_la_Photographie___Photo_de_Impasse_des_Pas_Perdus__Image_de_Robert_Delpire
      Robert Delpire  ©          Nouvel Obsevateur                                                     "Photo de photo"   

      Présentation qui ouvre le débat. Colloque sur ce qu'il y a à voir et ce que l'on voit ou d'une autre façon, voir avec le regard de l'autre. L'approche du sujet photographié, des nouvelles techniques, de concepts de l'image est une expérience inédite. Certaines photos peuvent paraître dérangeantes comme celle de Leigh Ledare qui photographie les ébats de sa mère.

      Rencontres_Internationales_de_la_Photographie____Photographe___d_terminer_3
      "Photo de photo"
      Non ce n'est pas ma photo mais celle d'un artiste. Lequel ? .................................................

      Photographes

      Jack Pierson, Nan Goldin (Ballad of Sexual Dependency), Brian Griffin, Boris Mikhailov, Riamldas Viksraitis, Lisa Ross, Leigh Ledare, Willy Ronis (1910-2009, décédé cet été à l'âge de 99 ans), Robert Delpire (chapelle Saint-Martin du Méjan), André François (chapelle Saint-Martin du Méjan), Peter Stein, David Armstrom, Anders Petersen, Jean Lartigue, Duane Michals, Lucien Clergue, Jean-Claude Lemagny, Jean-François Spricigo (nominé), Jane Evelyn Atwood, Léon Herschtritt, Laurent Millet, Don Mc Neil Healy, Laurence Leblanc, Attila Durak (portraits), Joan Fontcuberta, Eugène Richards, Naoya Hatakeyama, Paulo Nozolino, Elger Esser, Denis Darzacq, Bernard Faucon, Peter Hujar, Ed van der Eisken, Emmit Gowan, Man Ray, Christer Strömholm, Lisette Model, Madeleine Mura, Jérôme d'Almeida, ...

      Expression"Si je veux prendre une photo, je la prends, peu importe ce que je prends" Nan Goldin

      Notes

      Willy Ronis exposait en l'église Sainte-Anne

      Les rencontres sont l'occasion de découvrir de nouveaux talents, célébrés pour certains par les "prix découverte", nommés par un public de professionnels.

      Exposition

      du 7 juillet au 13 septembre 2009
      de 10 à 19 heures.

      Arles (Bouches-du-Rhône)

      animée par François Hébel qui célèbre son fondateur Lucien Clergue.

      Utile

      Tarif plein 35€
      Tarif réduit 26€
      Gratuit pour les moins de 18 ans.

      Aperçu très large du monde de la photo

      ...................................

      Traduction  : Français,  Allemand,   Anglais, Arabe, Hollandais

      Photographie : Photo de "Pas à Pas" sur  photo de Reza
      Parution : 16 septembre 2009
      Mise à jour  : 16 septembre 2009

               

               

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      Posté par PASPERDUS à 00:18 - Commentaires [9] - Permalien [#]
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