Impasse des Pas Perdus

Ecrire, avancer les mots... sur l'Art naïf, les jardins à visiter, mes carnets de voyage, les lectures, ainsi que ma passion des iris...

28 février 2017

L'art en chemin, le Moulin de Lafous

 

 

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C'est à hauteur de Lauret que la promenade débute. Lauret se situe dans l'Hérault. L'Hérault est dans le Midi. On pénètre dans un pli de la montagne nommé cirque. Ce cirque est fait de strates de pierre calcaire, creusées d'une source. La nudité de la roche constraste avec la végétation au pied de la source. Au fond court le ruisseau, parfois très vif.

 

ExpressionL'histoire du chemin sera réécrite
par chaque personne qui s'y engagera
Andy Goldsworthy

 

A IMG_1116

La garrigue est autour. Malgré l'aspect aride, ce paysage recèle quelques points d'eau en direction de la crète de la Taillade.

Ce qui étonne surtout c'est l'onde de l'eau qui raillonne. Le soleil darde de ses rayons d'or le lit du ruisseau. Le Brestalou nous offre ses surprises car l'eau, abondante en cette saison, fait de jolies chutes tout autour du moulin.

Le fond bleu de l'eau ressort grâce aux plateaux calcaires. Au milieu de ces vasques de travertin, le bois baigne l'horizon, l'art est en chemin et les paysages le nourrissent.

 

A IMG_1133

 

Cette promenade est une oeuvre en soi. Un engagement vers la beauté des lieux, avec laquelle on vit, on s'imprègne.

Je vous invite à découvrir cette petite randonnée qui fait uniquement deux kilomètres mais qui mérite le détour. La source de la Fous est près du Roc de la Fous (267m).  Elle naît au pied du signal de Lafoux (410 mètres). Elle alimente la rivière Le Brestalou qui est longue de 18 km. Elle se déverse dans le Vidourle, au Sud de Quissac qui est une commune du Gard. Le Vidourle finit sa course dans la Méditerranée, au niveau du Grau du Roi.

Le Brestalou est à 17 km de la source du Lez.

 A IMG_1165

L'exsurgence de la source se trouve au dessous d'une arche rocheuse, située au pied de la falaise qui ferme le cirque.

Juste en dessous de la source, se trouve le Moulin de Lafous. La bâtisse est faite de deux corps sur deux étages. L'accès à la partie d'habitation se fait par un escalier. L'entrée de la pièce de meule se fait par une voute. Malgré que ce moulin blatier soit en ruine, les mécanismes et les meules sont en place (meules tournantes et meules dormantes). Blatier vient de moudre du blé. 

Des concrétions entourent les meules qui amènent à penser que l'eau de la source, s'enrichit de calcaire à sa sortie. Deux barrages les alimentaient. Des vasques de tuf, mais aussi la roue du moulin sont putréfiées, submergées ce jour par l'eau. Le canal de sortie est à plus de deux mètres de profondeur.

A IMG_1170

A Claret, il existait de nombreux extracteurs de pierres de taille au XXème siècle.

Le moulin était alimenté par deux barrages. Il siège, présent depuis une éternité pour nos yeux.

Il n'y a pas qu'un moulin mais deux. En aval, si vous descendez le long du chemin qui longe la rivière, vous verrez un autre moulin dont la chambre basse a conservé sa meule et l'axe du mécanisme en bois. Il y a de jolies piscines de roches naturelles (gours), à ce niveau.

A IMG_1186

L'étiage n'est pas au plus bas. La source malgré qu'elle soit en partie captée pour fournir l'eau aux villages alentours, afflue en cascatelles dans des cuvettes qui se sont formées naturellement. La calcite se dépose aux abords de ces cavités. Cette source est pérenne.

AIMG_1177

Les eaux parviennent de cette masse calcaire qu'est le cirque. Les strates fissurées par les eaux de pluies se sont agrandies et ont créé des tunnels. L'oeuvre est intérieure, parmi ces galeries. Cette oeuvre de forage permit d'établir un moulin.

Une prise d'eau permettait d'alimenter le village de Lauret, dans l'ancien temps.

La source est un réseau de galerie de 8 km de long. Le siphon se divise par des conduits latéraux. La roche est poreuse. L'eau de pluie dissout la roche et s'infiltre dans le sol.

Les reflets bleutés de l'eau inspirent. Je m'attarde à regarder ses couleurs.

Au dessus du moulin, les strates sont plus rapprochées.

Autres moulins à voir dans l'Hérault

Le Moulin de Bertrand
La Meuse de Clauzel
Le Moulin du Pas de l'Escalette
Le Moulin de la Roque
Le Moulin de Lenthéric
Le Moulin de Boudet (sur Lez)
Le Moulin de Grabels
Les Moulins de Lunas
Le Moulin de Boisseron
Les Moulins de Tiberet
Le Moulin de Figuere

 

A voir, à proximité

Lac de Matane
Le fou de Lauret, un canyon
Oppidum du rocher du Causse
Moulin de Lauret
Cascade des conques
Grotte de la Salpétrière
Grotte des Cognets

 

Circuit           
> Durée 2 heures
> Accès : De Montpellier, prendre la route D17 jusqu'à St Mathieu de Tréviers, puis en direction de Corconne, s'engager sur la D17 E 7, jusqu'à Lauret. Sur la place, face au bureau de tabac, prendre la route de gauche (D 107E 3) qui descend puir remonter jusqu'au pont au dessus du Brestalou.
Arrivée au parking, prendre le chemin qui rentre dans la combe.
> Carte : IGN TOP 25 N° 2742 ET
> Parkings avant et après le pont

 

Dégustation

Miel : Aux délices de Maya

 

Bibliographie

Randonnée du 26 février 2017

 

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Tour à Saint-Jean-de-Buèges

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Barrage du Moulin de Bertrand

Roc du Caroux

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Le silence du Roc de
Saint-Jean-de-Buèges

Au-delà de Saint-Guilhem-le-Désert

Allons, passe passe passe Allons passe donc... Les Moulins de Bertrand

Le hameau d'Héric et ses gorges

Lamanon ou le pompon du platane qui ombre les siècles passés... PROVENCE


 

 

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Traduction  : Français,  Allemand, AnglaisArabe, Hollandais 
Parution : 18 février 2017
Mise à jour  : 18 février 2017


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06 février 2016

Le silence du Roc de Saint-Jean-de-Buèges

 

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Distance à plat de 8,2 km
Difficulté : aucune. Une petite balade de 3 heures environ
Localisation : Hérault

ITINERAIRE 

Carte de Saint Jean de Buèges

Du roc de Trécastel, vous apercevez la Buèges, cette rivière au pied du rempart. La Buèges est un affluent de l'Hérault. La Buèges donne son nom à trois hameaux : Pégairolles-de-Buèges, Saint-Jean-de-Buèges et Saint-André-de-Buèges. Sa source est située près de Pégairolles-de-Buèges. Elle se jette dans l'Hérault, au niveau du hameau d'Embougette.

La bise roule sur la pierre et nous surprend naïvement. C'est l'hiver.

 

Tour à Saint-Jean-de-Buèges

 

ExpressionUn poète doit laisser des traces de son passage, non des preuves.
   Seules les traces font rêver
"
   René Char


Ce dimanche 17 janvier, la lune se mousse et vient à la rencontre du soleil. Elle est pleine de cavité et tout autour, du blanc qui contraste avec le ciel bleu. C'est beau, simple et bouleversant.

 

Saules à la Buèges

 Saules

 

Mais c'est à travers les champs dont les vestiges ne sont que restanques, oliveraies et muriers que je vous amène. Sur le sentier qui longe la Buèges, la vue s'impose sur cette barrière qu'est la Séranne. Cette roche est vieille de 145 millions d'années et fut formée sur une barrière de corail. Elle s'étend sur 25 km entre Brissac et Arboras. Une sorte de frontière qui sépare Le Larzac de la plaine de l'Hérault et de la Buèges.

Son plus haut sommet est au-dessus de Saint-Jean-de-Buèges et se nomme "Le Roc Blanc". Haut de 942 mètres, cette falaise attire les grimpeurs car elle jouie d'un bon ensoleillement et est abritée du vent. Les voies sont le "Pilier du chateau", le "Pilier W", "Face S", etc. La face W du Roc de Tras Castel  est convoitée. De nombreux itinéraires sont tracés pour maintenir l'escalade à un haut niveau.

Les calavens, mot languedocien, veut dire aven. Ces orifices sont masqués par le maquis.

 

Temps à Saint-Jean-de-Buèges

Le site est apaisant, un havre de paix en hiver et un petit coin de paradis qu'en vient les beaux jours avec ses eaux indolentes, limpides, couleur émeraude. La rivière semble immobile et les frondaisons des arbres s'y reflètent.

Les saules, les aulnes, les peupliers ont envahi les rives et leur ombre protège des ardeurs du soleil, l'été.

 

Globulaire alypon
Globularia alypum

 

La Buèges, cette veine de la terre, abreuve les terres de ses limons fertiles. Elle est domestiquée par l'homme, avant de continuer son voyage et rentrer dans le cycle sans fin de la terre et du ciel.

En 1795, Gabriel Crespin exploite les houillères. La garrigue qui n'était jusque là que le domaine des bergers se clairsème. Les charbonniers italiens élirent cette terre, après la Première guerre mondiale. Des générations de bouscatiers ont façonné la garrigue. Les reliefs deviennent blancs par le calcaire dénudé. A leur départ, le chêne "Kermès" a couvert le sol et les sangliers y sont venus pour manger les glands.

 

IMG_0997

 

Cet oasis est du à un fond calcaire qui détourne les eaux par des fissures et crevasses. L'eau est capturée et circule alors dans un réseau souterrain. Une eau de source qui surgit au pied d'un monde karstique, du sommet de Peyre Marine. L'eau est pure, fraîche et tout au long du cours se dépose du tuf qui forme des cascatelles, sorte de petits bassins naturels qui s'enchaînent tout le long du cours d'eau et invitent à la baignade.

 

Limpidité de la Buèges

 

Après le pont romain de Vareilles, derrière les saules, elle s'infiltre dans la roche calcaire qui est poreuse. Son lit asséché garde le secret de ce vallon sauvage. Ce petit pont sans âge a été conçu par l'homme et uniquement pour l'homme. Les voitures ne peuvent l'emprunter. Sur le parapet, je m'abandonne à regarder le mouvement des saules. L'hiver leur donne toute leurs splendeurs, le rouge vibre au soleil. Couleur de sang qui s'infiltre sur l'eau, dans l'eau comme des lambeaux sanglants qui flottent. Ils se mirent jusqu'à perdre leur ombre, l'ombre devise avec la lumière. L'eau est restitué au niveau de la résurgence des Cent Fonts.

Le retour s'impose et nous vous conseillons de traverser le pont de Vareilles pour longer l'autre rive, afin de revenir sur vos pas par l'autre chemin. Vous laissez donc le hameau d'Embougette qui est juste avant le pont.

 

Pont de Vareilles

 

A l'arrivée, la visite de ce village médiéval offre le repos tant mérité. Le chateau de Baulx prend des teintes, dans ce pays de soleil. Je profite de la quiétude du soir qui magnifie les lieux. Les éclats de lumière sont moins drus que l'été. La lumière du jour se retire, s'attarde sur ces murs, éteint les feux, peuple d'ombre les feuillages qui donne une présence au coeur de l'hiver. La douceur de ces murs est sur le point de s'éteindre et pourtant la couleur se révèle.

La tour de guet du XIIème siècle permettait de renforcer la surveillance et la protection du village. Le château fut restauré en 1991. Sur le rempart crénelé, on aperçoit un hourd en bois, sorte de machicoulis.

 

Chateau de Baulx à Saint Jean de Buèges

 

Le Garrel, ce petit ruisseau qui serpente dans le village est un affluent de la Buèges.

 

Ruisseau
Le platane de Saint Jean

L'été, l'ombre des platanes est bienfaitrice. Les maisons rappellent l'époque florissante des filatures qui travaillaient pour Ganges.

Un puits le long de la Buèges laissent la trace de ce passé.

Les maisons sont désertes, comme la place et les rues où vivaient les hommes aux siècles derniers. Ici, c'est la solitude, c'est le silence. Aussi aride que les rectangles de champs qui renferment quelques canaux abandonnés en leur état.

Au coeur du village, l'ancien relais de poste fait office de bistrot. Il se nomme le "Bar du chateau". Ces salles sont voutées et préservent l'ambiance, tandis que sur la place, la terrasse est érigée à l'ombre des platanes centenaires.

Un des portails se courbe, comme les maisons qui serpentent autour de la rue qui monte au chateau, aujourd'hui restauré.

Porte à Saint-Jean-de-Buèges

 

Tout proche de l'église, un bassin entre trois murs. A son centre, une colonne surmontée d'un chapeau pyramidal. Il est surnommé "Lo Grifou" peuttre à cause de la gargouille qui rejette son eau ? Mais il sert de lavoir et est classé du XIIème siècle. L'eau est d'une très grande pureté. Va savoir, si c'est parce qu'elle est contre l'église.

 

Bassin

 

L'église est à nef romane à trois travées et une travée de choeur. La pierre est grise, voire bleutée. Deux clochers la surmonte. L'un est orné d'un campanile, tandis que le second érige une flèche et est surnommé le clocher des pénitents.

 

Le terroir à Saint-Jean-de-Buèges

Deux dolmens subsistent à Saint-Jean-de-Buèges. Ils sont désignés sous le nom"Dolmen de Pioch Narras I & II".

Pour y aller

De Montpellier, prendre la D986 en direction de Ganges. Entrez dans Saint-Martin-de-Londres et prendre à gauche, la D4 vers "Causse de la Selle". Après le hameau, le Frouzet, le barrage du Moulin de Bertrand, Au niveau du carrefour, continuez tout droit vers Saint-Jean-de-Buèges.

Carte IGN au 1/25 000ème : 2642ET

 

Autre promenade
Falaise du Cayrelet, piste de la Sauvie et sentier des crêtes pour rejoindre Peyre Martine (782m)
Combe de Natges avec son puits en forme de cavité profond de 20 mètres.
Grotte de Cistéragne

 

Bibliographie

Randonnée en janvier 2016

 

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Traduction  : Français,  Allemand, AnglaisArabe, Hollandais 
Parution : Samedi 6 février 2016
Mise à jour  : 6 février 2016


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20 septembre 2015

Sur les pas de Gide, aux Concluses de Lussan

 

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Les Gorges de l'Aiguilllon, aussi appelées par les gens du pays "Les Concluses de Lussan" (J. Sallustien 1901, F. Mazauric 1904), sont des gorges dominées par de hautes falaises criblées de cavités. L'Aiguillon prend sa source dans la plaine de Vallérargues, à l'Est du Mont Bouquet. Le nom de "Concluses" provient des mots conques, cluses, cuves qui avec tinos désignent les marmites du lit de l'Aiguillon.  La roche calcaire est creusée par l'Aiguillon, affluent de la Cèze et le Merderis. L'aiguillon est un cours d'eau temporaire.

tinos vient de "Tinno" qui veut dire cuves, marmites de géant en patois languedocien.

André Gide

Ce site est classé comme un des plus pittoresques du Gard. Son histoire file comme l'eau qui l'a creusé au fil du temps, durant des siècles, voire des milliers d'année. Les baumes à flan de falaise témoignent de l'ancienne circulation des eaux en surface, aujourd'hui disparue. L'enfoncement du karst des gorges de Merderis et de l'Aiguillon est en relation avec les sources de Goudargues et de la Bastide. L'eau après les précipitations s'infiltre dans le sol à travers les calcaires marneux pour créer des voies souterraines. Lorsque l'eau s'achemine, elle dissout le calcaire et modèle le relief dit karstique. Il faut donc mentionner l'abondance des lapiès. Elles sont taillées dans le meme massif que les gorges de l'Ardèche.

 

Vue du Belvédère

 

Les pluies sont donc torrentielles, l'humus du sol érode et corrode la roche. Les cours d'eau ont des régimes très irréguliers (Cf. épisodes cévenols, souvent mentionnés par la météo), d'où ce modelé piqué de trous, de grottes & sources. Ce phénomène favorise l'aridité. La falaise est ponctuée de grottes où nichent les oiseaux. Au dessus, le plateau calcaire s'élève à 300 mètres. Le relief est karstique. Ce massif est constitué d'une végétation de garrigue basse dont le chene pubescent est l'essence dominante. Le genévrier, le buis, le thym sont dans la combe. La végétation est odorante. Elle bénéficie d'un climat méditerranéen avec des étés chauds et secs et des hivers doux.

Baumes sur la falaise

Sur la gauche, le lit rejoint la baume du Biou ou grotte du boeuf. Le canyon de Merderis (F. Mazauric, 1904)est moins spectaculaire et vraisemblablement, il doit son nom à la présence d'au stagnante et saumatre.

Un peu plus au Nord se trouve l'aven de Camelié. Les eaux drainées en surface s'engouffrent dans l'aven et rejoignent la source de la Marnade. L'aven a plusieurs salles, puits et galeries dites "Montagnes Russes", "Métro", "Rivière Fossile".

Marmitte de Géant

Ruisseau de l'Aiguillon

Sur la droite, en aval donc, vous passez une passerelle pour atteindre le portail qui est un resserrement des parois du canyon. Cet étranglement est du aux falaises de la rive droite et de la rive gauche qui se touchent presque jusqu'à former une ogive rustique. Elles s'élèvent à plus de 30 mètres.

Passerelle qui longe le

Le lit est creusé de marmites de géant, tandis que des baumes entaillent les falaises à différents niveaux.

Canyon de Lussan

Baumes à différents niveaux

Des gours offrent l'agrément en été de pouvoir se baigner.

6 km, de découverte à faire à pied. Il est fortement conseillé de ne pas s'y promener seul et de veiller que le climat s'y prete. C'est là où commence la pratique du canyoning au printemps et de l'aquarandonnée en été. Il est nécessaire de vérifier les arretés préfectoraux qui l'interdisent à certaines périodes, afin de préserver et sauvegarder le milieu aquatique.

Mes pieds hésitent à entreprendre le canyoning

A sec l'été, le lit du torrent permet de marcher. Au printemps, il est possible de faire du canyoning. A l'automne, il n'est pas rare que les précipitations empechent de s'y hasarder. D'octobre à mars, l'eau est présente. Certains passages sont équipés de main courante en cable ou en fil de fer. Au fur et à mesure de l'avance, on passe des "crans", sorte de cascades.

IMG_6535

Du parking, il faut compter 30 mn pour descendre les 1km 100 du sentier et atteindre le départ du circuit. Sachez que le parking n'est pas surveillé et donc très peu sur, les touristes subissent le désagrément des vols. Ne laissez RIEN dans vos véhicules.

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Cette zone n'est accessible qu'à pied. Un belvédère offre une vue superbe sur le défilé rocheux.

Du portail, vous pouvez continuer la promenade pour aller visiter le menhir surnommé "La pierre plantée" (dit également : Peyrefiche). C'est l'un des menhirs les plus grands de la région, il mesure 5,6 mètres de haut.  Il date de la période chalcolithique qui désigne la période où un outillage de pierre, principalement, a été assemblé avec le cuivre.  Il s'étudie au niveau des mesures d'énergie et se situe au milieu de "paliers" ou "portes énergétiques".  Si vous optez pour ce choix, le chemin est bien tracé, suivre les bandes jaunes.  Il faut compter 2 km de plus pour y arriver. Durant cette randonnée, vous pourrez aussi voir "La table du Turc".

Petite anecdote, durant la Révolution, Théophile Gide(grand-père d'André Gide) se réfugia dans une grotte pour échapper à la guillotine. En effet, il participa à la rédaction du cahier des doléances de Lussan, mais aussi celui du Gard. Réhabilité après la chute de Robespierre, il devient Président du Tribunal d'Uzès. Il se portera acquéreur après la Révolution du chateau "de Fan" à l'entrée du village près de la rivière. Le mot "Fan" vient de "Fanum" gallo romain (temple). Il fut construit sur les ruines d'un ancien temple. Il était consacré aux Nymphes, "Fanum". La petite rivière qui prend sa source au pied, s'appelle donc "Le Fan". Le chateau de Fan restera une résidence d'été de la famille jusqu'en 1920, date de son acquisition par la municipalité.

 

Itinéraire

Si vous souhaitez vous y rendre, c'est à mi chemin entre Alès et Bagnolssur Cèze.

A partir de Montpellier, prendre l'autoroute jusqu'à Nimes, puis empruntez la D 979 en direction d'Uzès. Après Uzès, prendre direction Lussan. A l'entrée de Lussan, prendre la D 406 et tourner à gauche immédiatement sur la D143 vers Verfeuil sur 4 km. Tourner à gauche sur la D643 et vous arrivez sur un premier parking que vous laissez pour accéder au deuxième où vous garez votre voiture.

Départ de Lussan (30 Gard)
Dénivelé : 150 m

A 7 km environ du village de Lussan
Carte Michelin : N° 80, pli 9.
Carte IGN 1/25000 N° 2940 Ouest

A faire dans les environs

Lussan, village de caractère où André Gide vécu durant son enfance. Ce village a prospéré grace à la filature.

Le menhir du chacolithique qui mesure plus de 5,60 mètres, lieu dit "Bois du Vallat de Nerderie".

Un peu plus loin, n'hésitez pas à vous arreter à Goudargues, la Venises provençale pour vous rafraichir tout au long des canaux.

Puis une halte s'impose aux cascades du Sautadet avant d'aller arpenter les rues de la Roque-sur-Cèze.

 

Références

 

 

Bibliographie

Canyoning du 19 septembre 2015

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Traduction  : Français,  Allemand, AnglaisArabe, Hollandais 
Parution :  Dimanche 20 septembre 2015
Mise à jour  : 20 septembre 2015

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10 septembre 2014

Les gorges de l'Abîme ou comment se fabrique un paysage

 

 

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Quand l'Abîme n'est que beauté, je peux que vous inviter à le découvrir par ces eaux de printemps qui naissent début mai.

Hier (indique le passé), nous étions dans le Jura au Cirque de Vaucluse et pour celles et ceux qui ont l'habitude de suivre mes reportages, vous pouvez classer cet endroit comme une curiosité, des plus insolites.

 

Gorges de l'Abîme - SentierLe torrent est alimenté par plusieurs sources

 

Le torrent a rendu à la nature toute sa beauté. La neige amoncelée par l'hiver s'octroie sa dernière descente. La terre gorgée d'eau distribue la fraîcheur. L'eau coule de pierre en pierre, s'égoutte, ruisselle et emporte les tourments. Elle court et glisse pour suivre son cours. Je ne passerai pas à gué dans cette piste où le songe est souverain.

Gorges de l'Abîme - pont

L'atmosphère qui y règne prend une grandeur par la brume qui vient caresser la végétation. Son tissu blême enveloppe d'un voile la nature.

La route est loin, le murmure de l'eau prend toute la tonalité.

Il est midi et le soleil rend transparentes les feuilles ciselées des fougères, il joue de leurs nuances.

Gorges de l'Abîme

L'eau jaillit avec son énergie sourde et invisible. Elle n'est plus terrassée par le froid, elle roule sur les cailloux et dessine ses courbes jusqu'à la cascade finale. Elle garde son intimité pour les profondeurs de la nature. Elle danse auprès des marmites de géants, jusqu'à trouver exutoire auprès de la Cascade des Combes ou peignait par les dentelles des roches, elle s'allonge libre de tous les liens qui la resserraient.

Gorges de l'abîme - Torrent

Tandis que le fond des gorges semble un chaudron chaud par le lavis des brumes, le torrent s'exprime. L'air est brouillé et se confond à l'odeur du bois mouillé. La nuit apparaît dans ce lieu d'origine. J'ai l'impression de visiter les ténèbres.

Gorges de l'Abîme - Petite marmitte

Bassin en formation, appelé plus communément "Marmitte de Géant"

 

Gorges de l'Abîme - Marmitte de géant
Le puit est d'une profondeur de 45 mètres pour 10 mètres de diamètre. L'eau est à 7°.
C'est une source vauclusienne, une puissante résurgence. En 1854, Jean Reffay en coupant du bois en surplomb chuta et disparu au fond du gouffre. Le trou fut exploré en 1961, plus particulièrement le 28 février 1961 par Michel Letrone et Max Martin et établirent qu'il n'y a aucun courant aspirant au fond du gouffre, mais bien au contraire un courant sortant. Le 18 août 1979, Robert Le Pennec et Christian Locatelli découvrirent au fond du gouffre une galerie et la suivirent sur 20 mètres. Celle-ci descend à 47 mètres avant de remonter. Le 6 mai 1980, Olivier Isler parcourt 225 mètres et débouche sur une cavité au dessus du premier siphon. Celle-ci est non noyée. L'association de spéléologie de Saint-Claude a recensé 667 mètres de galerie praticable dont 345 mètres noyés, avec un dénivelé négatif de 47 mètres et positif de 30 mètres par rapport à la surface de l'eau au niveau du trou de l'abîme.  Cette galerie forme 3 siphons.

En 1990, le sentier est équipé et permet l'accès.

C'est un trou de verdure où les herbes en haillons s'entremêlent. Parfois la lumière pleut. Les vents malins ont fait tournoyés les mousses.

Gorges de l'Abîme - Hitchcock

Taillis de charmille
Charme, frênes, tilleuls, érables, saules, ormes sous d'épais manteaux de mousses qui déouglinent de leur tronc.

 

Gorges de l'Abîme

J'ai la sensation de suivre son cours. Vivifiée, je me sens prête à sortir de moi, à cavaler vers ces horizons dont seule cette région nous ouvre sa splendeur. C'est un paysage plus intimiste, caché qui recèle des trésors de curiosités naturelles. Guidée par ce passage étroit que sont les gorges, je m'aventure jusqu'au gouffre drapé de ce voile si étrange qui nimbe l'environnement jusqu'à le rendre moins hostile. Les Gorges de l'Abîme ont été creusée par le torrent qui s'appelle l'Abîme. Le cours de l'Abîme est coupé par des rapides et des cascades dont la plus grande et la plus remarquable est celle de la Combe.

 

Gorges de l'Abîme - Brume

 

Gorges de l'Abîme - Passerelle

 

 

La tourbe scintille comme un duvet qui perle. Je rentre dans son intimité en la caressant et je guette ses réactions. La mousse habille les branches et forme des filets posés là, langoureusement.

 

Gorges de l'Abîme - Chemin"Taffonu" veut dire : trou, résultat d'une érosion à caractère physico-chimyque qui affecte les roches. Certains cristaux se détruisent et se décomposent. Ces modifications sont certainement dues aux changements brusques de température et à l'évaporation de l'eau qui imbibe la roche. L'altération se produit surtout sur le plafond de la cavité, là ou l'air s'accumule.

 

Gorges de l'Abîme - Voile

Là, j'imagine le contact de la chair et de l'eau. C'est endroit est propice à l'épouser dans son lit rassurant par sa transparence. Les truites ondulent les flots.

Gorges de l'Abîme - Mare

L'eau mobile offre sa clarté. Du fond des taillis, elle ruisselle et se ravive le long des berges recourbées par la mousse frémissante et mouillée, comme une chevelure qui s'émousse.

 

Gorges de l'Abîme - Passage

 

Gorges de l'Abîme - Zoom sur le passage

Les feuilles endormies sont trempées de pluie, jaspent les gouttes pour s'énivrer ou versent quelques larmes sur cette mousse tendre qui tapisse l'arbre mort. La sève hante ce tronc et de ce tronc renaît un arbre en son sein qui aiguise mes douces pensées.

Mon regard absorbe cet atmosphère. Je savoure le temps sur ce tapis de mousse, toute tendre et douce.

Au pont du Diable subsiste les ruines d'une ancienne scierie qui prenait la rivière et lui imposait le joug de ses roues à augets à la sortie de la gorge, au dessus de la Cascade des Combes où l'eau se déverse. La roue est la conduite forcée et témoigne des méthodes d'exploitation du bois au siècle dernier. L'eau est conduite par un canal d'amenée, appelé le bief. La roue élève l'eau aux trois quarts de son diamètre qui entraîne le mécanisme de la scie. La roue tourne par le seul poids de l'eau contenue dans les augets et sa vitesse dépend de la sous pression de l'alimentation.

Une roue est au milieu du parking.

 

 

Expression"Le vallon de Saint-Claude..., avec les falaises grises de ses rochers, a une profondeur, des tourments, des anfractuosités, des abîmes, des vertiges, qui fascinent les yeux"
Lamartine -1815-

 

 

 

Plus haut, une forêt d'épicéa et de hêtres poussent sur les pentes abruptes des falaises du Cirque de Vaucluse. La culture permet de faire des tavaillons, petites bardeaux d'épicéa pour ne pas dire "tuiles" qui venaient habillées la charpente qui constituait l'ossature de la maison. Les tavaillons sont aussi cloués sur "bataillées" planches de façade.

De là les sombres pessières, s'élève vers la Suisse et font office de frontière.

Bernard Clavel puisa l'inspiration de ses romans montagnards dans cette région, mais aussi Marcel Aymé, auteur des Célèbres "Contes du Chat perché".

 

Gorges de l'Abîme - Ruine du moulin

La ville prend le nom de Saint-Claude au XVème siècle.

 

Recommandations

Le parc est à l'intitiative de la commune de Saint-Claude. Le départ de ce circuit s'effectue au niveau du Pont du Diable. Les chaussures de marche sont recommandées. Le parcours es équipé d'échelles, ponts et le terrain peut être glissant en période de pluie.

Notes

Un arrêté interdit l'accès pour cause d'éboulement.

Saint-Claude est la capitale de pipe de bruyère.

 

Gorges de l'Abîme - Passerelle Passerelle pour franchir l'abîme et poursuivre sur la rîve gauche. Il faut longer la paroi en s'aidant d'un câble. Puis à gauche, un large chemin vous amène le long du canal.

 

Gorges de l'Abîme - CanalCanal de captage d'EDF abandonné

Accès

Sainte-Claude 39200
(Haut-Jura)
Traverser le village de Saint-Claude, prendre la D69, en direction de Longchemois. Faire 1,5 km et au niveau du Pont du Diable, juste après se trouve une aire pour se garer, sur votre droite. C'est là.

Pour aller à la Cascade des Combes, juste après le pont, à droite.

Gorges de l'Abîme - Etendue

Gorges de l'Abîme - Cascade de la CombeEn aval du pont du Diable, la cascade des combes s'épanouit en éventail avec une chute de 6 mètres de hauteur. C'est à cet endroit que Lamartine chercha son inspiration.

A voir également,

Cascade des Moulins à Vulvoz
Cascade du Moulin d'Aval
Cascade des Combes (Cf. photo ci-dessus)
Cascade de la Viouvre (au Nord de Saint-Claude)
Cascade du Hérisson (Cf. lien futur)
Cascade des Tufs à Baume Les Messieurs ***
Cascade de la Quinquenouille à Dramelay
Cascade de Tuf les Planches à Arbois ***
Cascade "Les pertes de l'Ain" à Champagnole
Cascade de la Billaude
Cascade des Etrès
Cascade de la Cimante (Franche Comté)
Cascade du Moulin du Saut à Nozeroy la Serpentine et les sources de l'Ain
Les Pertes de l'Ain
Bief de Prévérant
Gorges du Flumen à Villard-Saint-Sauveur
Gorges de Malvaux
Gorges de la Langouette
Gorges "Les pertes de la Valserine" à Bellegarde-sur-Valserine (entre Annecy et Genève, sur la gauche) - Suisse
Canyon de Coiserette
Ruisseau de la Pèle
Ruisseau de Germange à Meussia (Franche Comté)
Source de la Loue à Ouhans (entre Pontarliers et Besançon) (Franche Comté)
Saut de la Source de l'Ain à Nozeroy
La maison de Louis Pasteur à Arbois
Village "Lods"
Village "Ornans", la petite Venise Franc Comtoise.
Grottes & Gorges du Pont du Diable à La Vernaz, lieu-dit "Le Jotty"

 

A prévoir :
Gorges du Fier (Haute-Savoie)
Gorges du Sierroz entre Aix-les-Bains et Grésy-sur-Aix
Sources du Guiers Vif (vers Saint-Pierre-d'Entremont)
Cirque de Saint-Même (résurgence du Guiers)
Canyon de Cramassouri
Canyon de Roudoule
Versoud
Canyon Le Rhéby -Tréfond- (Ain)
Canyon de Segnes (Suisse)
Canyon de Turnigla (Suisse)
Canyon de San Carlo (Italie - Val d'ossola)
Canyon Massasclucht (Italie)
Cascade Le Glandieu (hameau de Glandieu, à la frontière des communes de Brégnier-Cordon et de Saint-Benoît) (Drôme)
Grottes de la Balme 38 La Balme-Les-Grottes (entre Aix-les-Bains et Lyon)
Source intermittente du ruisseau de Fontaine-Ronde dans le Doubs

 

 

Tout savoir

En 1921, Léon Bel crée à Lons-le-Saunier un fromage à pâte molle, sans goût prononcé ??? Réponse : La Vache qui rit !

 

 

Ou dormir ?

Le Schaeferhof, à Murbach (maison d'hôtes). Le choix des chambres Camille, etc.

 

Viste virtuelle du camping de Saint-Claude

 

Visite Virtuelle du camping de Saint-Claude (Haut-Jura)

 

Bibliographie

 Visite 2013.

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Traduction  : Français,  Allemand, AnglaisArabe, Hollandais 
Parution : Mercredi 10 septembre 2014
Mise à jour  : 10 septembre 2014
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Posté par PASPERDUS à 18:00 - Commentaires [9] - Permalien [#]
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