Impasse des Pas Perdus

Ecrire, avancer les mots... sur l'Art naïf, les jardins à visiter, mes carnets de voyage, les lectures, ainsi que ma passion des iris...

28 février 2017

L'art en chemin, le Moulin de Lafous

 

 

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C'est à hauteur de Lauret que la promenade débute. Lauret se situe dans l'Hérault. L'Hérault est dans le Midi. On pénètre dans un pli de la montagne nommé cirque. Ce cirque est fait de strates de pierre calcaire, creusées d'une source. La nudité de la roche constraste avec la végétation au pied de la source. Au fond court le ruisseau, parfois très vif.

 

ExpressionL'histoire du chemin sera réécrite
par chaque personne qui s'y engagera
Andy Goldsworthy

 

A IMG_1116

La garrigue est autour. Malgré l'aspect aride, ce paysage recèle quelques points d'eau en direction de la crète de la Taillade.

Ce qui étonne surtout c'est l'onde de l'eau qui raillonne. Le soleil darde de ses rayons d'or le lit du ruisseau. Le Brestalou nous offre ses surprises car l'eau, abondante en cette saison, fait de jolies chutes tout autour du moulin.

Le fond bleu de l'eau ressort grâce aux plateaux calcaires. Au milieu de ces vasques de travertin, le bois baigne l'horizon, l'art est en chemin et les paysages le nourrissent.

 

A IMG_1133

 

Cette promenade est une oeuvre en soi. Un engagement vers la beauté des lieux, avec laquelle on vit, on s'imprègne.

Je vous invite à découvrir cette petite randonnée qui fait uniquement deux kilomètres mais qui mérite le détour. La source de la Fous est près du Roc de la Fous (267m).  Elle naît au pied du signal de Lafoux (410 mètres). Elle alimente la rivière Le Brestalou qui est longue de 18 km. Elle se déverse dans le Vidourle, au Sud de Quissac qui est une commune du Gard. Le Vidourle finit sa course dans la Méditerranée, au niveau du Grau du Roi.

Le Brestalou est à 17 km de la source du Lez.

 A IMG_1165

L'exsurgence de la source se trouve au dessous d'une arche rocheuse, située au pied de la falaise qui ferme le cirque.

Juste en dessous de la source, se trouve le Moulin de Lafous. La bâtisse est faite de deux corps sur deux étages. L'accès à la partie d'habitation se fait par un escalier. L'entrée de la pièce de meule se fait par une voute. Malgré que ce moulin blatier soit en ruine, les mécanismes et les meules sont en place (meules tournantes et meules dormantes). Blatier vient de moudre du blé. 

Des concrétions entourent les meules qui amènent à penser que l'eau de la source, s'enrichit de calcaire à sa sortie. Deux barrages les alimentaient. Des vasques de tuf, mais aussi la roue du moulin sont putréfiées, submergées ce jour par l'eau. Le canal de sortie est à plus de deux mètres de profondeur.

A IMG_1170

A Claret, il existait de nombreux extracteurs de pierres de taille au XXème siècle.

Le moulin était alimenté par deux barrages. Il siège, présent depuis une éternité pour nos yeux.

Il n'y a pas qu'un moulin mais deux. En aval, si vous descendez le long du chemin qui longe la rivière, vous verrez un autre moulin dont la chambre basse a conservé sa meule et l'axe du mécanisme en bois. Il y a de jolies piscines de roches naturelles (gours), à ce niveau.

A IMG_1186

L'étiage n'est pas au plus bas. La source malgré qu'elle soit en partie captée pour fournir l'eau aux villages alentours, afflue en cascatelles dans des cuvettes qui se sont formées naturellement. La calcite se dépose aux abords de ces cavités. Cette source est pérenne.

AIMG_1177

Les eaux parviennent de cette masse calcaire qu'est le cirque. Les strates fissurées par les eaux de pluies se sont agrandies et ont créé des tunnels. L'oeuvre est intérieure, parmi ces galeries. Cette oeuvre de forage permit d'établir un moulin.

Une prise d'eau permettait d'alimenter le village de Lauret, dans l'ancien temps.

La source est un réseau de galerie de 8 km de long. Le siphon se divise par des conduits latéraux. La roche est poreuse. L'eau de pluie dissout la roche et s'infiltre dans le sol.

Les reflets bleutés de l'eau inspirent. Je m'attarde à regarder ses couleurs.

Au dessus du moulin, les strates sont plus rapprochées.

Autres moulins à voir dans l'Hérault

Le Moulin de Bertrand
La Meuse de Clauzel
Le Moulin du Pas de l'Escalette
Le Moulin de la Roque
Le Moulin de Lenthéric
Le Moulin de Boudet (sur Lez)
Le Moulin de Grabels
Les Moulins de Lunas
Le Moulin de Boisseron
Les Moulins de Tiberet
Le Moulin de Figuere

 

A voir, à proximité

Lac de Matane
Le fou de Lauret, un canyon
Oppidum du rocher du Causse
Moulin de Lauret
Cascade des conques
Grotte de la Salpétrière
Grotte des Cognets

 

Circuit           
> Durée 2 heures
> Accès : De Montpellier, prendre la route D17 jusqu'à St Mathieu de Tréviers, puis en direction de Corconne, s'engager sur la D17 E 7, jusqu'à Lauret. Sur la place, face au bureau de tabac, prendre la route de gauche (D 107E 3) qui descend puir remonter jusqu'au pont au dessus du Brestalou.
Arrivée au parking, prendre le chemin qui rentre dans la combe.
> Carte : IGN TOP 25 N° 2742 ET
> Parkings avant et après le pont

 

Dégustation

Miel : Aux délices de Maya

 

Bibliographie

Randonnée du 26 février 2017

 

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Vous aimerez peut-être :  

Tour à Saint-Jean-de-Buèges

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Barrage du Moulin de Bertrand

Roc du Caroux

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Le silence du Roc de
Saint-Jean-de-Buèges

Au-delà de Saint-Guilhem-le-Désert

Allons, passe passe passe Allons passe donc... Les Moulins de Bertrand

Le hameau d'Héric et ses gorges

Lamanon ou le pompon du platane qui ombre les siècles passés... PROVENCE


 

 

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Traduction  : Français,  Allemand, AnglaisArabe, Hollandais 
Parution : 18 février 2017
Mise à jour  : 18 février 2017


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06 février 2016

Le silence du Roc de Saint-Jean-de-Buèges

 

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Distance à plat de 8,2 km
Difficulté : aucune. Une petite balade de 3 heures environ
Localisation : Hérault

ITINERAIRE 

Carte de Saint Jean de Buèges

Du roc de Trécastel, vous apercevez la Buèges, cette rivière au pied du rempart. La Buèges est un affluent de l'Hérault. La Buèges donne son nom à trois hameaux : Pégairolles-de-Buèges, Saint-Jean-de-Buèges et Saint-André-de-Buèges. Sa source est située près de Pégairolles-de-Buèges. Elle se jette dans l'Hérault, au niveau du hameau d'Embougette.

La bise roule sur la pierre et nous surprend naïvement. C'est l'hiver.

 

Tour à Saint-Jean-de-Buèges

 

ExpressionUn poète doit laisser des traces de son passage, non des preuves.
   Seules les traces font rêver
"
   René Char


Ce dimanche 17 janvier, la lune se mousse et vient à la rencontre du soleil. Elle est pleine de cavité et tout autour, du blanc qui contraste avec le ciel bleu. C'est beau, simple et bouleversant.

 

Saules à la Buèges

 Saules

 

Mais c'est à travers les champs dont les vestiges ne sont que restanques, oliveraies et muriers que je vous amène. Sur le sentier qui longe la Buèges, la vue s'impose sur cette barrière qu'est la Séranne. Cette roche est vieille de 145 millions d'années et fut formée sur une barrière de corail. Elle s'étend sur 25 km entre Brissac et Arboras. Une sorte de frontière qui sépare Le Larzac de la plaine de l'Hérault et de la Buèges.

Son plus haut sommet est au-dessus de Saint-Jean-de-Buèges et se nomme "Le Roc Blanc". Haut de 942 mètres, cette falaise attire les grimpeurs car elle jouie d'un bon ensoleillement et est abritée du vent. Les voies sont le "Pilier du chateau", le "Pilier W", "Face S", etc. La face W du Roc de Tras Castel  est convoitée. De nombreux itinéraires sont tracés pour maintenir l'escalade à un haut niveau.

Les calavens, mot languedocien, veut dire aven. Ces orifices sont masqués par le maquis.

 

Temps à Saint-Jean-de-Buèges

Le site est apaisant, un havre de paix en hiver et un petit coin de paradis qu'en vient les beaux jours avec ses eaux indolentes, limpides, couleur émeraude. La rivière semble immobile et les frondaisons des arbres s'y reflètent.

Les saules, les aulnes, les peupliers ont envahi les rives et leur ombre protège des ardeurs du soleil, l'été.

 

Globulaire alypon
Globularia alypum

 

La Buèges, cette veine de la terre, abreuve les terres de ses limons fertiles. Elle est domestiquée par l'homme, avant de continuer son voyage et rentrer dans le cycle sans fin de la terre et du ciel.

En 1795, Gabriel Crespin exploite les houillères. La garrigue qui n'était jusque là que le domaine des bergers se clairsème. Les charbonniers italiens élirent cette terre, après la Première guerre mondiale. Des générations de bouscatiers ont façonné la garrigue. Les reliefs deviennent blancs par le calcaire dénudé. A leur départ, le chêne "Kermès" a couvert le sol et les sangliers y sont venus pour manger les glands.

 

IMG_0997

 

Cet oasis est du à un fond calcaire qui détourne les eaux par des fissures et crevasses. L'eau est capturée et circule alors dans un réseau souterrain. Une eau de source qui surgit au pied d'un monde karstique, du sommet de Peyre Marine. L'eau est pure, fraîche et tout au long du cours se dépose du tuf qui forme des cascatelles, sorte de petits bassins naturels qui s'enchaînent tout le long du cours d'eau et invitent à la baignade.

 

Limpidité de la Buèges

 

Après le pont romain de Vareilles, derrière les saules, elle s'infiltre dans la roche calcaire qui est poreuse. Son lit asséché garde le secret de ce vallon sauvage. Ce petit pont sans âge a été conçu par l'homme et uniquement pour l'homme. Les voitures ne peuvent l'emprunter. Sur le parapet, je m'abandonne à regarder le mouvement des saules. L'hiver leur donne toute leurs splendeurs, le rouge vibre au soleil. Couleur de sang qui s'infiltre sur l'eau, dans l'eau comme des lambeaux sanglants qui flottent. Ils se mirent jusqu'à perdre leur ombre, l'ombre devise avec la lumière. L'eau est restitué au niveau de la résurgence des Cent Fonts.

Le retour s'impose et nous vous conseillons de traverser le pont de Vareilles pour longer l'autre rive, afin de revenir sur vos pas par l'autre chemin. Vous laissez donc le hameau d'Embougette qui est juste avant le pont.

 

Pont de Vareilles

 

A l'arrivée, la visite de ce village médiéval offre le repos tant mérité. Le chateau de Baulx prend des teintes, dans ce pays de soleil. Je profite de la quiétude du soir qui magnifie les lieux. Les éclats de lumière sont moins drus que l'été. La lumière du jour se retire, s'attarde sur ces murs, éteint les feux, peuple d'ombre les feuillages qui donne une présence au coeur de l'hiver. La douceur de ces murs est sur le point de s'éteindre et pourtant la couleur se révèle.

La tour de guet du XIIème siècle permettait de renforcer la surveillance et la protection du village. Le château fut restauré en 1991. Sur le rempart crénelé, on aperçoit un hourd en bois, sorte de machicoulis.

 

Chateau de Baulx à Saint Jean de Buèges

 

Le Garrel, ce petit ruisseau qui serpente dans le village est un affluent de la Buèges.

 

Ruisseau
Le platane de Saint Jean

L'été, l'ombre des platanes est bienfaitrice. Les maisons rappellent l'époque florissante des filatures qui travaillaient pour Ganges.

Un puits le long de la Buèges laissent la trace de ce passé.

Les maisons sont désertes, comme la place et les rues où vivaient les hommes aux siècles derniers. Ici, c'est la solitude, c'est le silence. Aussi aride que les rectangles de champs qui renferment quelques canaux abandonnés en leur état.

Au coeur du village, l'ancien relais de poste fait office de bistrot. Il se nomme le "Bar du chateau". Ces salles sont voutées et préservent l'ambiance, tandis que sur la place, la terrasse est érigée à l'ombre des platanes centenaires.

Un des portails se courbe, comme les maisons qui serpentent autour de la rue qui monte au chateau, aujourd'hui restauré.

Porte à Saint-Jean-de-Buèges

 

Tout proche de l'église, un bassin entre trois murs. A son centre, une colonne surmontée d'un chapeau pyramidal. Il est surnommé "Lo Grifou" peuttre à cause de la gargouille qui rejette son eau ? Mais il sert de lavoir et est classé du XIIème siècle. L'eau est d'une très grande pureté. Va savoir, si c'est parce qu'elle est contre l'église.

 

Bassin

 

L'église est à nef romane à trois travées et une travée de choeur. La pierre est grise, voire bleutée. Deux clochers la surmonte. L'un est orné d'un campanile, tandis que le second érige une flèche et est surnommé le clocher des pénitents.

 

Le terroir à Saint-Jean-de-Buèges

Deux dolmens subsistent à Saint-Jean-de-Buèges. Ils sont désignés sous le nom"Dolmen de Pioch Narras I & II".

Pour y aller

De Montpellier, prendre la D986 en direction de Ganges. Entrez dans Saint-Martin-de-Londres et prendre à gauche, la D4 vers "Causse de la Selle". Après le hameau, le Frouzet, le barrage du Moulin de Bertrand, Au niveau du carrefour, continuez tout droit vers Saint-Jean-de-Buèges.

Carte IGN au 1/25 000ème : 2642ET

 

Autre promenade
Falaise du Cayrelet, piste de la Sauvie et sentier des crêtes pour rejoindre Peyre Martine (782m)
Combe de Natges avec son puits en forme de cavité profond de 20 mètres.
Grotte de Cistéragne

 

Bibliographie

Randonnée en janvier 2016

 

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Lamanon ou le pompon du platane Mémoire de Saint-Gilles
(Gard)

 

 

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Traduction  : Français,  Allemand, AnglaisArabe, Hollandais 
Parution : Samedi 6 février 2016
Mise à jour  : 6 février 2016


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23 novembre 2014

Allons, passe passe passe Allons passe donc... Les Moulins de Bertrand

 

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Une petite escapade tout le long du cours de l'Hérault qui nous a amené au Moulin de Bertrand. Ce moulin à eaux se trouve en amont du Pont de l'Hérault en direction du Causse-de-la-Selle.

"C'est en allant vers la mer que le fleuve reste fidèle à sa source."
Jean Jaurès, homme politique français (1859-1914)

Barrage du Moulin de Bertrand

La source de l'Hérault naît au Mont Aigoual à 1288 mètres d'altitude. C'est un fleuve capricieux qui est sujet à des fortes augmentations de débit avec les pluies d'automne. En moins de 10 km, il chute de 1000 mètres d'altitude, au niveau de Valeraugue.

Capricieux avec ses épisodes cévenols, mais aussi impétueux, car des monts calcaires jurassiques jusqu'à nos garrigues du Causse-de-la-Selle, il entraîne des fortes crues qui érodent la roche pour former des gorges. Les gorges sont de plus en plus serrées et deviennent spectaculaire au niveau du Pont du Diable à Saint-Guilhem-le-Désert.

Au niveau du Pont du Diable, les eaux bouillonnent dans des marmites de géant.

Au dessus du pont, vous pouvez voir un béal. C'est un petit muret qui conduit l'eau vers des terres situées en contrebas. L'eau circule le long de ce canal avec un débit calculé afin d'éviter tout entretien.

L'Hérault avec ses 120 km de long, traverse le département du Gard pour pénétrer celui de l'Hérault au niveau de Ganges. Ce fleuve termine sa course au Grau d'Agde et à la Tamarissière où il se jette dans la mer Méditerranée. L'unique plan d'eau est le barrage du Moulin de Bertrand et la retenue du Belbezet.

Tumulte Barrage Moulin de Bertrand

 

C'est dans le site des gorges de l'Hérault que le barrage hydroélectrique se situe. Il fait partie des 3 ouvrages les plus importants qui jalonnent le fleuve dont deux sont dans les gorges : Le Moulin de Bertrand et le barrage de Belbezet, alors que le troisième se trouve à la sortie des gorges : La Meuse de Clauzel qui se situe sur la rive gauche de l'Hérault.

Après l'avoir franchi, par l'intermédiaire d'un pont, vous arrivez au moulin. Le moulin fut construit à l'époque dite "moderne" et plus précisèment au siècle dernier. Il résiste aux dégâts des différents épisodes cèvenols, sa structure est souvent submergée. L'homme utilise le fleuve pour sa force motrice qui entraîne les roues du moulin.

Moulin de Bertrand Gorges de l'Hérault

Les cerclages des meules furent boulonnés et non rivetés. Les meules étaient en meulière (pierre) qui était importée des carrières environnantes, comme celle de Poussan.

Les plaines alentours sont modelées par l'activité humaine. Les champs sont cultivés au gré des saisons. Les ripisylves sont boisées de chênes et peupliers. Le reste est dominé par une végétation garrigueuse où pousse le buis parmi les éboulis.

L'eau de l'Hérault est dérivée par le canal de Gignac, pendant la saison d'irrigation qui s'étend de mars à octobre.

Les moulins avaient une place importante dans l'activité de la région. Surtout, durant la période du Xème et XIème siècle où il y a une forte croissance démographique. Ils permettaient de transformer le blé en farine et donc de produire du pain. Le pain sacralisé dans les milieux rurals où les voies de communication étaient difficiles d'accès. Il semble important de noter que les moulins s'installaient là où il y avait une église. Car chaque communauté en fonction de son dynamisme avait une église et donc un moulin. Les guerres de religion entraînaient la fermeture des églises et des moulins qui étaient sous le pouvoir seigneurial.

De ce fait, les grains de blé devaient être moulus à proximité des foyers. Leur fréquence atteste de l'occupation et de l'activité de chaque commune. Chaque moulin a son originalité dans sa conception. Les matériaux utilisés pour les mécanismes sont en fonction du système de gestion de l'eau. Il fallait donc s'adapter au lieu et à l'activité. Ils étaient donc implantés à proximité des concentrations d'habitation.

Les matériaux étaient récupérés sur les lieux. Souvent le buis servait à fabriquer les systèmes d'engrenage, et le chêne pour les pièces les plus imposantes, telles que le moyeu ou la roue.

C'est à la Révolution que les droits d'eau et de vent furent abolis. Auparavant, chaque Seigneur prenait un droit de moûture.

En 1935, une réglementation mit fin à l'activité car il fut fixé un quota de farine à produire. L'industrialisation sous jassante donna le glas à ce patrimoine.

En juin 2000, le barrage de Bertrand fut aménagé d'un chenal dans la roche sur la rive droite de l'ouvrage, afin de permettre aux espèces migratrices son franchissement tant dans la montaison qu'à la dévalaison. Cet aménagement permet la libre circulation pisicole.

Sur les berges autour du pont, les dernières pluies ont laissé leurs traces.

Le pont fut construit au XIXème siècle car le gué de Figuières ne permettait pas par mauvais temps d'accéder sur l'autre berge.

Barrage du Moulin de Bertrand

Après le pont, la route s'enfonce dans le vallon et serpente jusqu'à Saint Guilhem le Désert.

Nous arrivons au gué des Figuières. Là, un autre moulin privé fortifié. Les moulins depuis l'Antiquité font partie de l'histoire ruraliste du cours de l'Hérault. Cette technique remarquable remplaça le moulin à bras ou à bêtes (ânes et chevaux) qui fut utilisé auparavant. Il permet un rendement supérieur et appartient au Seigneur du coin. Puis, les moulins deviennent des biens en copropriété.

Le bassin industriel s'enfonce jusqu'à Saint-Guilhem-le-Désert et ces réalisations fluviales sont donc nécessaires pour l'exploitation agricole céréalière.

Seules les constructions en pierre ont pu résister et peuvent être datées. Les Moulins de Bertrand sont visibles de part et d'autre du fleuve. Ils semblent apparentés aux installations de Plancameil et de Brunan, par le plan architectural : voûtement, baie, appareil...

Celui de la rive droite fut reconstruit au XVIIIème siècle. Ils furent utilisés jusqu'au milieu du XXème siècle comme le prouve l'électrification partielle du site.

Le moulin est conçu sur un plan barlong muni d'un éperon triangulaire ou étrave qui lui permet de résister aux assauts de l'eau.  Cet éperon alimentait l'eau du moulin par un couloir d'accélération des eaux (entrée large, débouché étroit). L'eau rentrait dans une chambre voûtée en berceau par le bief. Le bief est l'ouverture pratiquée en aval et en amont du moulin.

 

Eperon du Moulin de Bertrand

 

Les roues par paire étaient installées horizontalement et tournaient en sens inverse l'une par rapport à l'autre. Elles fournissaient l'énergie aux deux jeux de meules dites volante et dormante. Les roues étaient disposées au fond d'une cuve circulaire et l'eau qui entrait suivant la tangente du cylindre, gonflait et s'introduisait dans le cylindre en formant un tourbillon. La roue contrainte de tourner entraînée l'arbre moteur et la meule se mettait en rotation. Les roues étaient en dessous de la salle des meules. Les roues à l'époque médievale étaient dans les pays septentrionaux, posées à la verticale.

La salle de meunerie était également voûtée et bâtie en blocage. Elle était recouverte de dalles. La pierre coquillée utilisée est la même que celle utilisée au moulin de Plancameil et à la tour des prisons de Saint-Guilhem-le-Désert. Les meules sont toujours dans le moulin malgré les nombreuses fois où il a été submergé.

Les Gorges de l'Hérault font partie du site "Natura 2000".

Les sources des Cent Fons sont en aval du Moulin de Bertrand et se jettent dans l'Hérault. Mais les gorges de l'Hérault ont également des pertes par des sous écoulements qui sont réutilisés parfois dans la zone des garrigues ou ressuscitent sous forme de source comme celle d'Aniane nommée St-Rome.

Les autres moulins sur l'Hérault

Mas du Moulin à Gignac
Moulin de Saint-Martin-de-Carcarès
Moulin de Jourmac
Moulin-Vieux à Saint-Bauzille-de-Putois
Moulin Neuf à Saint-Bauzille-de-Putois (rive gauche)
Moulin de Bertrand, Saint-Martin-de-Londres
Moulin de Figuières à Argelliers avec roues horizontales
Moulin de Plancameil ou Moulin de la Tour à Saint-Guilhem-le-Désert (XIIème siècle), avec roues horizontales
Moulin de Brunan à Saint-Guilhem-le-Désert
Moulins de Font-Clamouse à Saint-Jean-de-Fos avec roues horizontales
Meuse de Clauzel à Brissac
Moulin Neuf à Brissac
Moulin Aubanel à Brissac (aujourd'hui disparu)
Moulins de Belarga, rive gauche
Moulin Les Laures à Paulhan avec une noria
Meunerie de Roquemengarde à Saint-Pons-de-Mauchiens
Moulin des Près à Pèzenas
Moulin de Conas à Pèzenas, rive droite
Moulin de Saint-Martin-de-Murles à Pèzenas
Moulin de Castelnau-de-Guers
Moulin de St Thibéry au domaine de l'île
Meunerie du Concasseur à St Thibéry
Moulin du Duc d'Uzès à Florensac
Moulins Bladier à Bessan
Meunerie d'Agde

 

Bibliographie

Visite le 16 novembre 2014

N'hésitez pas à parcourir le blog de Dominique Clément "Hérault insolite" pour découvrir d'autres lieux et moulins.

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Traduction  : Français,  Allemand, AnglaisArabe, Hollandais 
Parution : Dimanche 23 novembre 2014
Mise à jour  : 23 novembre 2014
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04 octobre 2014

Carnon, se souvenir ? Mot de passe oublié

 

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Carnon n'est pas singulièrement jolie comme station balnéaire. Cette station est le produit de la civilisation urbaine. Je la préfère après les orages, quand les intempéries ont lessivé la plage, la rendant plus sauvage, soit dit avec plus de cachet.

Après le drapeau rouge et les alertes climatiques de la même couleur, aujourd'hui le temps est clément et propice à la baignade. L'eau est à 21° en ce 3 octobre 2014. Les vagues s'approchent puis s'étalent sur le sable.

Bulle de coquillage Carnon

La mer est sans routes, la mer est sans explications. (Sic Alessandro Barrico dans Océan Mer)

Carnon, c'est une vie pour certains montpelliérains car c'est le port de plaisance des montpelliérains. Ils y retrouvent leur passé et les souvenirs des premières vacances avec le camping, les bicoques en front de mer et la liberté. Les étangs, l'odeur des algues, les pontons où les barques attachées entrechoquent leurs voiles latines, c'est de cela que je vous parle.

Autrefois, Carnon était appelé Carnonville-la-Mer. Et si l'on remonte le temps, l'histoire nous rappelle la Baronnie de Carnon. Le Grau dit port de Carnon est cité dès 1303. Il est la propriété des Chevaliers de Malte qui le garderont jusqu'à la Révolution. Les anciens textes attestent que l'endroit était invivable par les moustiques, mais également par la présence de corsaires, d'odeurs pestilentielles, d'ensablement et la mauvaise qualité de l'eau. Les zones humides étaient peu peuplées car soumises au paludisme et razzias.

Cascail à Carnon

Les bons souvenirs sont des bijoux perdus, citation de Paul Valéry

A l'origine, cela se passsait dans ces petites maisons avec courette à l'arrière. Les bicoques de l'avenue Grassion-Cibrand s'entouraient de marmots. En scrutant le passé, les plus grands étaient assignés à la corvée des pains de glace qu'ils devaient aller chercher à la voiture journalière. Cela permettait de conserver les poissons du jour et les crabes pêchés dans les rochers du canal.

A l'époque, il n'y avait pas de commodités, ni d'eau courante. Le ravitaillement en eau potable se faisait à Palavas, à l'aide de bidon. L'eau usée se déversait dans le ruisseau caché par les taillis de roseaux avant de rejoindre les zones humides de cette vaste étendue.  Derrière, ce n'était que étang promis un jour à la création du nouveau port. L'étang communique avec la mer par le "Grau de Carnon". Le tout-à-l'égoût viendra qu'aux années 1980.

Sur la plage, les marchands de chouchou poussent leur inconditonnelle carriole pour tenter petits et grands. Mais, il est rapporté que déjà en 1858, Jean Jovenel de Pérols vendait des rafraîchissements sur les rives droites et gauches de Carnon.

A l'heure du pastis, point de commodité et  chacun devait ramener son siège pliant. Autour des bijus, des sardines grillées et de quelques moules, la discussion s'enmêlait.

Le soir, les dancings écumaient la jetée au même titre que les moustiques. C'était l'insouciance voire le bonheur.

Les pêcheurs se retrouvent les soirs de tempête sur la digue pour pêcher la daurade, l'unique, celle qui ne tient pas dans une main. A cette époque l'argentique ne permettait pas de ramener une photo pour donner du sens à la réalité, alors chacun racontait sa pêche et prenait des airs de Marseille ! Les noms restent ancrés comme Emile & Lucie Bruel.

Si l'on fait une plongée dans le passé, l'on découvre que jusqu'en 1288, la pêche se faisait en nacelle, c'est-à-dire la petite barque sans mât ni voile, sur l'étang. Il faisait "le globe", variante qui utilise un filet carré. Puis par la suite, ils utilisèrent un filet linéaire appelait "trémaille" long de 100 mètres tenu par deux piquets à chaque extrémité et dans lequel le poisson s'attrapait par les ouïes. L'étang s'est détérioré lors de la construction de la Grande Motte, dans les années 72 et a entraîné le changement au niveau de la vase devenue noire alors qu'elle était grise. Les maniguières et les bordigues ne sont plus entretenues. Voici les stigmates de la pollution urbaine, côté étang. Dans les années 50, 200 familles vivaient de la pêche.

Dès 1905, l'installation de meublés entraîne la présence de la bourgeoisie de Montpellier.

Le cordon dunaire appartient côté sud-est à la station de Carnon. Dans l'étang, l'on peut pêcher des jols, des dorades, des loups et lorsque arrive l'automne des petites soles. L'étang d'une profondeur de 80 cm n'était pas autrefois rattaché à la mer. C'est à travers les eaux d'un autre étang dit "étang d'Avranches" qu'il fut mis en communication avec la mer, alors qu'il en était séparé par le canal des étangs. Cet étang alimenté par 4 rivières dont le Vidourle, est peuplé d'oiseaux aquatiques tels que macreuses et canards. Il est même recensé qu'il y avait des macareux !

Le nouveau centre ville vit le jour aux années 70. Il recula de deux rangées d'habitation pour s'installer sur le nouveau port avec ses barres d'immeubles où le vent ne peut s'engouffrer. Sa situation géographique lui donna sa réputation.

Les petites boutiques regorgent de souvenirs en tout genre et il n'est pas rare de retrouver les mêmes horreurs de décor en coquillage sur chaque buffet de cuisine, au même titre que le thermomètre en forme de dauphin.

Le coin politique se trouve à la séance de billard, sur le quai qui longe bien plus tard le nouveau port. C'est là où l'on débat si Carnon doit rester rattachée à Mauguio ou enfin, être reconnue comme une ville à part entière.

Une des maisons les plus anciennes qui se situe au bord de l'eau se remarque par sa tour ronde qui dépasse le premier étage. Elle s'appelle "La fourmilière" et se trouve au bout de la rive gauche en allant vers la Grande-Motte. Pourquoi "Fourmilière", vous dirai-je ?

Les noms des villas de Carnon a un sens, ils évoquent l'architecture, le propriétaire. Ainsi l'on trouve "Villa Germaine", "Villa Mon Rêve", "Fourmilière"...

Pince retenue - Carnon

 

L'érosion de la côte est une dynamique naturelle et malgré les efforts humains, elle ne peut être empêchée. L'urbanisation exacerbe les processus naturels. Carnon est peu exposée aux tempêtes. La fréquence est une tous les trois ans et de ce fait, la mer gagne du terrain !

Connaissez-vous, la "saladelle", cette plante ancrée dans la tradition ? Elle est aussi appelée "lavande de mer". Si vous longez les roubines, le chemin est bordé de saladelle. Les roubines sont des sortes de rigoles creusées par l'homme pour draîner l'eau. Sur la rive droite des étangs, côté mer, la terre est limoneuse et la végétation est composée de salicorne. La salicorne quand elle est jeune est comestible. Elle se déguste crue ou en vinaigrette. Au milieu des roselières, vous pénétrez dans la "sansouïre", cet espace entre terre et eau. Lorsque les étangs sont écrasés par le poids du ciel, le sol se craquèle et forme une croûte qui donne à l'infini, l'aspect du désert. Le tamaris est l'arbre le plus typique car il résiste au sel et au climat méditerranéen.

Les pluviers vivent dans les vasières. Ils font partie de la famille des "charadrius" qui comprend 67 espèces. C'est un oiseau de rivage, là où la végétation est courte et parsemée. Il se reproduit au printemps et forme un nid à même le sol recouvert de débris de coquillage.

Pour les curiosités, à part la passerelle qui reliait les deux rives auparavant et la maison perdue dans l'étang de l'Or, je n'en trouve point d'autres. Les immeubles remplacent les habitations balnéaires historiques et l'aménagement du territoire n'a retenu que le mot "touriste". Pour protéger les départs en masse vers l'Espagne, la construction fut d'envergure mais sans architecture comme à la Grande-Motte.

Quand le mot "beauté" sur les moteurs de recherche n'amène que la vision de l'institut de beauté situé sur l'avenue, je ne trouve pas d'autres points de repère pour vous signifier son absence.

Abri sur la plage - Carnon

Ses plages sont en épis, le port est accueillant pour les bateaux et la grand-roue cerne les alentours, sans grand risque.

Dans la station, il existe une ancienne colonie de vacances "Enfance ouvrière au grand-air".

Carnon fait partie aussi des chemins de Compostelle. Entre l'étang, le canal et l'étang se trouve un chemin qui longe le canal du Rhône.

Etendue, non debout - Carnon

La station balnéaire de Carnon se trouve sur la commune de Mauguio (Hérault), à environ 10 km de Montpellier. Elle est séparée de sa commune voisine par l'étang de l'Or.

Les cabanes se situent à l'entrée de Carnon autour des quatres canaux surplombés par le grand pont qui enjambe le canal du Midi. Dans les années 1930, les maisons de pêcheur étaient en sagne, puis elles furent remplacées par des cabanes en roseau et plus récemment en bois. Certaines sont en pierre avec un étage qui permettait de ranger le matériel de pêche au rez-de-chaussé et de s'installer à l'étage. Les hommes disposent des matériaux sur place. Elles ont disparu avec l'urbanisation. L'aménagement du canal du Grau à Pérols a entraîné un nouveau pont.

La barque appelée "négafol" est toujours là. C'est une barque à fond plat, étroite qui permet de se diriger avec une perche, nommée "partègue", dans les étangs. Au fond de la barque, la "trabaque" attend d'être lancée. C'est un filet adapté à la pêche à l'anguille.

De l'autre côté, en direction de la Grande-Motte, la commune se termine par son château d'eau.

A la sortie de Carnon, les flamants roses nidifient dans les étangs. Ils sont les prédateurs des artémias, ces petites crevettes des marais salants. Les flamants roses, cette espèce grégaire vit au Sud de la France dans ces étendues d'eau. Les flamants roses sont libres,  par le fait qu'ils changent de partenaire, chaque année. Ils sont pourtant farouches à notre rencontre.

Il y a un vif contraste entre les flamants roses et les taureaux noirs. Pourtant les taureaux ne distinguent pas les couleurs, mais en plus, ils voient floux. Le rouge les existe, c'est leur spectre ; mais je ne sais pas si c'est l'animal en nous qui voit tout en rouge et est fasciné par cette couleur sanguine.

Recette de la tapenade

. 200 g d'olives noires dénoyautées
. 100 g de parmesan râpé
. 10 filets d'anchois
. 100 g de câpres égouttées (environ 2 cuillères à soupe)
. 15 cl d'huile d'olive
. poivre noir
. 1 gousse d'ail

Ecraser les olives, les filets d'anchois, les câpres dans un mortier tout en ajoutant un filet d'huile d'olive. Malaxer jusqu'à obtention d'une crème plus ou moins fine suivant votre convenance. Rajouter le parmesan.
Assaisonner de poivre, d'ail.
Mettre au frais 1 heure.

 

Où manger ?

"Anisette & brochettes"
37 avenue Grassion-Cibrand
34280 Mauguio

 

Les orages à Carnon ?

4 septembre 2008

 

 

Bibliographie

Plage de Carnon, le 3 octobre.

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LOULOU

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GRAU du ROI

 

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Traduction  : Français,  Allemand, AnglaisArabe, Hollandais 
Parution : Samedi 4 octobre 2014
Mise à jour  : 4 octobre 2014
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