Impasse des Pas Perdus

Ecrire, avancer les mots... sur l'Art naïf, les jardins à visiter, mes carnets de voyage, les lectures, ainsi que ma passion des iris...

06 juin 2015

Et je danse aussi de Jean-Claude Mourlevat & Anne-Laure Bondoux

 

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Et je dans aussi

Et Je danse aussi

d'Anne-Laure Bondoux & Jean-Claude Mourlevat

Parution : 12 mars 2015
Edition "Fleuve"
Broché, 280 pages
18,90 euros

Section : adulte

ISBN 978-2-265-09880-0
EAN  978-2-265-09880-0

 


Notation

culture,citation,littérature,livre,roman,etats-unisculture,citation,littérature,livre,roman,etats-unis

 

 

En panne d'inspiration, vous l'êtes ? Alors, retrouvez Pierre Marie Sotto qui entâme une relation hépistolaire avec Adeline Parmelan ! Lui est écrivain, en panne d'inpiration et elle, une lectrice aguerrie qui lui confie un paquet qu'il refuse d'ouvrir car il pense que c'est l'ébauche d'un manuscrit. Dès lors, ils échangent par mail sans prendre en considération le contenu du colis. Cette correspondance s'engage presque à leur insue et se fait entre badinerie, puis de plus en plus personnelle et amicale, pour devenir une nécessité entre eux.  Dans la deuxième partie, une révélation va entraînée l'ouverture du colis qui dénouera les points de suspension.

Au même titre que le livre, sa réalisation s 'est faite à deux. Jean-Claude Mourlevat et Anne-Laure Bondoux en sont les auteurs.

Un livre sur les sentiments qui épenchent les confessions par ses dialogues. Une écriture travaillée, une profondeur dans le style avec de belles tournures de phrase, un récit qui se révèle dans la relation qui s'instaure entre les lecteurs et l'auteur. Une façon de découvrir la vie des auteurs, leur ego mais aussi leurs doutes quand ils sont confrontés à la page blanche et le besoin de vivre pour créer.

Les répliques sont légères et rafraîchissantes par leur cadence qui font valsées le lecteur dans cette mélodie à deux temps, voire quatre.

L'écriture est un moyen de faire parler ceux qui n'ont pas la parole, elle fait respirer les mots et donne du souffle à la vie. Les mots remuent notre inconscient et donnent cette force qui entoure chaque mot. La magie de cette lecture, c'est de sentir bien après avoir habité le roman.

Merci à Babelio, la maison d'éditions "Fleuve" pour cette découverte et la soirée dédicace des auteurs qui s'est déroulée le 18 mars 2015.

 

AUTEURS

A voir les portraits des deux auteurs dans la "Grande Librairie".

 

Bondoux Anne-Laure

Anne-Laure Bondoux
Née le 23 avril 1971, à Bois-Colombes dans les Hauts-de-Seine. Son enfance se déroule à Marly-le-Roy, dans les Yvelines. Après l'obtention d'un BAC littéraire et d'une licence de lettres, elle travaille à la rédaction chez Bayard Presse. Puis, elle se présente dans diverses pièces de théâtre.
Deux enfants : une fille et un garçon.
Depuis plus de quinze ans, elle a publié dix romans pour la eunesse

Du même auteur :
L'autre moitié de moi-même    2011
Les larmes de l'assassin
Le temps des miracles
Pépites
La tribu
La princetta et le capitaine
Tant que nous sommes vivants

 

 

Mourlevat Jean-Claude

Jean-Claude Mourlevat
Né le 22 mars 1952 à Ambert en Auvergne, Jean-Claude Mourlevat a fait des études à Strasbourg, Toulouse, Bonn et Paris.
Il a été professeur d'allemand pendant cinq ans, puis à changer de métier pour devenir clown, a choisi de devenir écrivain.
Il vit actuellement à St Just St Rambert avec sa famille...
Du même auteur :
La rivière à l'envers

Terrienne 2011
Silhouette  2013
Je voudrais rentrer à la maison  2002
L'enfant Océan  1999
Histoire de l'enfant et de l'oeuf   1997

 

 

Jean-Claude Mourlevat a eu l'envie de créer un dialogue, genre peu exploité, avec une autre auteure. Il connaît depuis une quinzaine d'années, Anne-Laure Bondoux, car tous deux sont issus de la littérature "Jeunesse". Ils sont débutants en roman d'adulte. Par l'échange de mail, ils ont explorés les deux personnages, de façon intuitive. Chacun endosse un personnage principal, Jean-Claude incarne Pierre-Marie, tandis que Anne-Laure Prend Adeline et les autres. Quand la trame de l'intrigue s'est nouée, ils ont pris plus de liberté dans leurs échanges. L'écriture dure six mois, puis une relecture donne du sens au choix de la conclusion. Après cinq envois dans des maisons d'éditions, le manuscrit est retenu par "Fleuve". Avant d'être retenu en France, il a été vendu dans six pays à l'étranger.

Le site de Anne-Laure Bondoux et de Jean-Claude Mourlevat.

 

RESUME

La vie nous rattrape souvent au moment où l’on s’y attend le moins.

Pour Pierre-Marie, romancier à succès (mais qui n’écrit plus), la surprise arrive par la poste, sous la forme d’un mystérieux paquet expédié par une lectrice. Mais pas n’importe quelle lectrice ! Adeline Parmelan, « grande, grosse, brune », pourrait devenir son cauchemar… Au lieu de quoi, ils deviennent peu à peu indispensables l’un à l’autre. Jusqu’au moment où le paquet révèlera son contenu, et ses secrets.

Roman espistholaire à découvrir

Petites recettes de bonheur pour les temps difficiles de Samantha Hayes (non lu)
Quand souffle le vent du Nord de Daniel Glattauer (non lu)
Inconnu à cette adresse de Kressman Taylor (non lu)
84, Charring Cross Road (non lu)
Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates (lu)

 

 

Lu aussi par "Clarabel"

 

Biblographie

Lecture de mars

 

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les "2 Alpes"

 

 

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Traduction  : Français,  Allemand, AnglaisArabe, Hollandais 
Parution :  Samedi 6 juin 2015
Mise à jour  : 6 juin 2015


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Posté par PASPERDUS à 22:30 - Lire et reliure - Commentaires [3] - Permalien [#]
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23 novembre 2014

Allons, passe passe passe Allons passe donc... Les Moulins de Bertrand

 

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Une petite escapade tout le long du cours de l'Hérault qui nous a amené au Moulin de Bertrand. Ce moulin à eaux se trouve en amont du Pont de l'Hérault en direction du Causse-de-la-Selle.

"C'est en allant vers la mer que le fleuve reste fidèle à sa source."
Jean Jaurès, homme politique français (1859-1914)

Barrage du Moulin de Bertrand

La source de l'Hérault naît au Mont Aigoual à 1288 mètres d'altitude. C'est un fleuve capricieux qui est sujet à des fortes augmentations de débit avec les pluies d'automne. En moins de 10 km, il chute de 1000 mètres d'altitude, au niveau de Valeraugue.

Capricieux avec ses épisodes cévenols, mais aussi impétueux, car des monts calcaires jurassiques jusqu'à nos garrigues du Causse-de-la-Selle, il entraîne des fortes crues qui érodent la roche pour former des gorges. Les gorges sont de plus en plus serrées et deviennent spectaculaire au niveau du Pont du Diable à Saint-Guilhem-le-Désert.

Au niveau du Pont du Diable, les eaux bouillonnent dans des marmites de géant.

Au dessus du pont, vous pouvez voir un béal. C'est un petit muret qui conduit l'eau vers des terres situées en contrebas. L'eau circule le long de ce canal avec un débit calculé afin d'éviter tout entretien.

L'Hérault avec ses 120 km de long, traverse le département du Gard pour pénétrer celui de l'Hérault au niveau de Ganges. Ce fleuve termine sa course au Grau d'Agde et à la Tamarissière où il se jette dans la mer Méditerranée. L'unique plan d'eau est le barrage du Moulin de Bertrand et la retenue du Belbezet.

Tumulte Barrage Moulin de Bertrand

 

C'est dans le site des gorges de l'Hérault que le barrage hydroélectrique se situe. Il fait partie des 3 ouvrages les plus importants qui jalonnent le fleuve dont deux sont dans les gorges : Le Moulin de Bertrand et le barrage de Belbezet, alors que le troisième se trouve à la sortie des gorges : La Meuse de Clauzel qui se situe sur la rive gauche de l'Hérault.

Après l'avoir franchi, par l'intermédiaire d'un pont, vous arrivez au moulin. Le moulin fut construit à l'époque dite "moderne" et plus précisèment au siècle dernier. Il résiste aux dégâts des différents épisodes cèvenols, sa structure est souvent submergée. L'homme utilise le fleuve pour sa force motrice qui entraîne les roues du moulin.

Moulin de Bertrand Gorges de l'Hérault

Les cerclages des meules furent boulonnés et non rivetés. Les meules étaient en meulière (pierre) qui était importée des carrières environnantes, comme celle de Poussan.

Les plaines alentours sont modelées par l'activité humaine. Les champs sont cultivés au gré des saisons. Les ripisylves sont boisées de chênes et peupliers. Le reste est dominé par une végétation garrigueuse où pousse le buis parmi les éboulis.

L'eau de l'Hérault est dérivée par le canal de Gignac, pendant la saison d'irrigation qui s'étend de mars à octobre.

Les moulins avaient une place importante dans l'activité de la région. Surtout, durant la période du Xème et XIème siècle où il y a une forte croissance démographique. Ils permettaient de transformer le blé en farine et donc de produire du pain. Le pain sacralisé dans les milieux rurals où les voies de communication étaient difficiles d'accès. Il semble important de noter que les moulins s'installaient là où il y avait une église. Car chaque communauté en fonction de son dynamisme avait une église et donc un moulin. Les guerres de religion entraînaient la fermeture des églises et des moulins qui étaient sous le pouvoir seigneurial.

De ce fait, les grains de blé devaient être moulus à proximité des foyers. Leur fréquence atteste de l'occupation et de l'activité de chaque commune. Chaque moulin a son originalité dans sa conception. Les matériaux utilisés pour les mécanismes sont en fonction du système de gestion de l'eau. Il fallait donc s'adapter au lieu et à l'activité. Ils étaient donc implantés à proximité des concentrations d'habitation.

Les matériaux étaient récupérés sur les lieux. Souvent le buis servait à fabriquer les systèmes d'engrenage, et le chêne pour les pièces les plus imposantes, telles que le moyeu ou la roue.

C'est à la Révolution que les droits d'eau et de vent furent abolis. Auparavant, chaque Seigneur prenait un droit de moûture.

En 1935, une réglementation mit fin à l'activité car il fut fixé un quota de farine à produire. L'industrialisation sous jassante donna le glas à ce patrimoine.

En juin 2000, le barrage de Bertrand fut aménagé d'un chenal dans la roche sur la rive droite de l'ouvrage, afin de permettre aux espèces migratrices son franchissement tant dans la montaison qu'à la dévalaison. Cet aménagement permet la libre circulation pisicole.

Sur les berges autour du pont, les dernières pluies ont laissé leurs traces.

Le pont fut construit au XIXème siècle car le gué de Figuières ne permettait pas par mauvais temps d'accéder sur l'autre berge.

Barrage du Moulin de Bertrand

Après le pont, la route s'enfonce dans le vallon et serpente jusqu'à Saint Guilhem le Désert.

Nous arrivons au gué des Figuières. Là, un autre moulin privé fortifié. Les moulins depuis l'Antiquité font partie de l'histoire ruraliste du cours de l'Hérault. Cette technique remarquable remplaça le moulin à bras ou à bêtes (ânes et chevaux) qui fut utilisé auparavant. Il permet un rendement supérieur et appartient au Seigneur du coin. Puis, les moulins deviennent des biens en copropriété.

Le bassin industriel s'enfonce jusqu'à Saint-Guilhem-le-Désert et ces réalisations fluviales sont donc nécessaires pour l'exploitation agricole céréalière.

Seules les constructions en pierre ont pu résister et peuvent être datées. Les Moulins de Bertrand sont visibles de part et d'autre du fleuve. Ils semblent apparentés aux installations de Plancameil et de Brunan, par le plan architectural : voûtement, baie, appareil...

Celui de la rive droite fut reconstruit au XVIIIème siècle. Ils furent utilisés jusqu'au milieu du XXème siècle comme le prouve l'électrification partielle du site.

Le moulin est conçu sur un plan barlong muni d'un éperon triangulaire ou étrave qui lui permet de résister aux assauts de l'eau.  Cet éperon alimentait l'eau du moulin par un couloir d'accélération des eaux (entrée large, débouché étroit). L'eau rentrait dans une chambre voûtée en berceau par le bief. Le bief est l'ouverture pratiquée en aval et en amont du moulin.

 

Eperon du Moulin de Bertrand

 

Les roues par paire étaient installées horizontalement et tournaient en sens inverse l'une par rapport à l'autre. Elles fournissaient l'énergie aux deux jeux de meules dites volante et dormante. Les roues étaient disposées au fond d'une cuve circulaire et l'eau qui entrait suivant la tangente du cylindre, gonflait et s'introduisait dans le cylindre en formant un tourbillon. La roue contrainte de tourner entraînée l'arbre moteur et la meule se mettait en rotation. Les roues étaient en dessous de la salle des meules. Les roues à l'époque médievale étaient dans les pays septentrionaux, posées à la verticale.

La salle de meunerie était également voûtée et bâtie en blocage. Elle était recouverte de dalles. La pierre coquillée utilisée est la même que celle utilisée au moulin de Plancameil et à la tour des prisons de Saint-Guilhem-le-Désert. Les meules sont toujours dans le moulin malgré les nombreuses fois où il a été submergé.

Les Gorges de l'Hérault font partie du site "Natura 2000".

Les sources des Cent Fons sont en aval du Moulin de Bertrand et se jettent dans l'Hérault. Mais les gorges de l'Hérault ont également des pertes par des sous écoulements qui sont réutilisés parfois dans la zone des garrigues ou ressuscitent sous forme de source comme celle d'Aniane nommée St-Rome.

Les autres moulins sur l'Hérault

Mas du Moulin à Gignac
Moulin de Saint-Martin-de-Carcarès
Moulin de Jourmac
Moulin-Vieux à Saint-Bauzille-de-Putois
Moulin Neuf à Saint-Bauzille-de-Putois (rive gauche)
Moulin de Bertrand, Saint-Martin-de-Londres
Moulin de Figuières à Argelliers avec roues horizontales
Moulin de Plancameil ou Moulin de la Tour à Saint-Guilhem-le-Désert (XIIème siècle), avec roues horizontales
Moulin de Brunan à Saint-Guilhem-le-Désert
Moulins de Font-Clamouse à Saint-Jean-de-Fos avec roues horizontales
Meuse de Clauzel à Brissac
Moulin Neuf à Brissac
Moulin Aubanel à Brissac (aujourd'hui disparu)
Moulins de Belarga, rive gauche
Moulin Les Laures à Paulhan avec une noria
Meunerie de Roquemengarde à Saint-Pons-de-Mauchiens
Moulin des Près à Pèzenas
Moulin de Conas à Pèzenas, rive droite
Moulin de Saint-Martin-de-Murles à Pèzenas
Moulin de Castelnau-de-Guers
Moulin de St Thibéry au domaine de l'île
Meunerie du Concasseur à St Thibéry
Moulin du Duc d'Uzès à Florensac
Moulins Bladier à Bessan
Meunerie d'Agde

 

Bibliographie

Visite le 16 novembre 2014

N'hésitez pas à parcourir le blog de Dominique Clément "Hérault insolite" pour découvrir d'autres lieux et moulins.

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Au-delà de Saint-Guilhem-le-Désert

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Traduction  : Français,  Allemand, AnglaisArabe, Hollandais 
Parution : Dimanche 23 novembre 2014
Mise à jour  : 23 novembre 2014
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