Impasse des Pas Perdus

Ecrire, avancer les mots... sur l'Art naïf, les jardins à visiter, mes carnets de voyage, les lectures, ainsi que ma passion des iris...

22 janvier 2017

Vision étrange de l'anatomie de la sirénomélie

 

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Visite du Musée Fragonard qui est implanté à l'école vétérinaire à Paris. Appellation qui rend hommage au premier Directeur et Professeur d'Anatomie de cet établissement, Honoré Fragonard. L'anatomie est roi.

Honoré Fragonard est né à Grasse en 1732, ce chirurgien fut un pionnier de l'anatomie des animaux dans la première école vétérinaire à Lyon. Il réalisa des pièces anatomiques qui furent installées dans le cabinet d'anatomie de cet établissement.

Le fondateur est Claude Bourgelat, écuyer du roi Louis XV. L'établissement est situé à l'extérieur de Paris, au confluent de la Marne et de la Seine.

Le Roi Louis XV créa une école vétérinaire à Paris et recruta Fragonard en 1765 qui devint Directeur. Certaines pièces furent dispersées en 1795 et se retrouvèrent au Muséum d'Histoire Naturelle. Il mourut le 5 avril 1799.

4200 pièces sont inventoriées à la Maisons-Alfort dont les fameux "Ecorchés" qui font le succès aujourd'hui de cette exposition. Ces présentations du règne animal sont en références à l'homme. L'ensemble sur 500 m2 est un patrimoine qui a pour vocation de restituer le témoignage d'une époque. Une sorte de sanctuaire, un musée d'un musée est né.

Cette école détient le titre de deuxième école vétérinaire au monde après celle de Lyon, Musée Testut-Latarjet. Ce Musée est l'un des plus anciens musées de France et est antérieur au Musée du Louvre qui date de la Révolution.

Le cabinet du Roy fut créé en 1766. Ce nom est en hommage à Louis XV. Depuis sa réouverture en 2008, il rassemble les préparations à visée éducative. Certaines pièces ont pour caractère d'impressionner les visiteurs en tant que cabinet de curiosités. Moulages, squelettes et anomalies de la nature (cyclopes, sirènes, veaux à deux têtes), ainsi que les célèbres écorchés de "Fragonard" composent l'ensemble. Le Directeur et conservateur actuel, est Christophe Degueurce, en poste depuis 1993. Le Musée est rattaché au Ministère de l'Agriculture.

Nous avons pu observer suivant un ordonnancement les vitrines. Le Musée est organisé en trois sections thématiques dispersées dans quatre grandes salles.

Pour l'heure, la raison de la visite est la collection de monstruosités dédiées à la tératologie. La mythologie des Grecs et des Romains est riche en monstres, centaures, géants, cyclopes... dont la réalité n'est pas mise en doute. Ce n'est qu'à partir du Xème siècle qu'apparaît les manuscrits qui donnent des illustrations. Un des manuscrits anglo-saxon "Marvels of the East", fut conservé grâce aux moines copistes, dans le scriptoria des monastères. Des êtres fabuleux sont également décrits dans les récits de voyages de Marco Polo (Le livre des merveilles). Les relations avec les monstres des légendes et les observations de la tératologie humaine ont été évoquées par les médecins et les biologistes. C'est en 1891 que l'on admet cette possibilité. Derrière chaque création imaginaire se cache donc une parcelle de réalité, en particulier pour la sirénomélie.

Une momie au Temple de Zuiryuji (Osaka) 1682 démontre l'existence ancienne. Une autre se trouve au Temple de Myouchi (Kashiwazaki, région de Niigata), ainsi qu'au Temple de Karukayado (Hashimoto, région de Wakayama).

La momie du Temple Shintoiste de la ville de Fujinomiya. Cette momie mesure 1.70 m et est âgée de 1400 ans, elle est la plus grande et la plus ancienne existante. Sa tête est grosse et chauve, excepté quelques touffes de cheveux entre son nez et son front. Les yeux et la bouche sont ouverts, les mains palmées sont composées des griffes. Le bas du corps ressemble à celui d'un poisson. Cette momie est hélas en assez mauvais état. C'est le plus ancien témoignage de nouveau né mal formé. Ce foetus humain fut momifié.

Un foetus sur 100 000 serait atteint de cette pathologie dite "sirénomélie" (Mermaid syndrome) ou "syndrome de sirène". Cette malformation est considérée comme sporadique. Il existe des cas de récurrence intrafamiliale.

Sirénomélie
Sirénomélie Musée Fragonard - Paris

Cette malformation congénitale induit que les membres inférieurs de l'embryon sont fusionnés et les pieds écartés, comparable à une queue de poisson. Les membres sont dans un même étui cutané et peuvent comporter un seul fémur ou double. Les pieds fusionnés (sirène sympode), unique (sirène monopode) ou inexistant (sirène electromèle) sont une des particularités.

Les lésions sur les organes abdominaux sont dues à une hypoplasie du bourgeon caudal. Cette anomalie entraîne un dysfonctionnement des vertèbres lombaires et sacrées, l'imperforation anale, des reins atrophiés, ainsi que sur le tractus urinaire.

Cette agénésie (absence de formation) des reins et sphincters clos, imperforation anale, absence d'organes génitaux externes apporte souvent des complications physiologiques. D'autres malformations peuvent se rajouter dont l'association VATER (aplasie radiale, atrésie tracheo-oesophagienne), des cardiopathies, et des spina bifida.

L'origine de cette maladie serait due à un défaut de migration des cellules épiblastiques vers le chordo-mésoblaste au 16ème jour du développement foetal qui induirait un déficit de la partie inférieure du corps.

 

Sirénomélie
Sirénomélie au Musée Testut-Latarjet à Lyon

 

Il n'y a que trois cas de survie dont la petite péruvienne Millagros Cerrón née en 2005. Shiloh Pepin qui est décédée en mai 2009 à l'age de 10 ans, vécue dans le Maine avec ses parents. Tiffany Yorks née en 1988 qui a subi des interventions suite à cette affection. Ses os toutefois sont restés fragiles et elle souffre de problèmes de mobilité. Seulement trois victimes de ce défaut congénital sont recensées.

Le  diagnostic anténal se fait par le biais de l'échographie et permet de détecter le syndrome. Si le pronostic n'est pas favorable, une interruption de grossesse pour motif médical (IMG) est réalisée.

La sirénomélie n'est pas reconnue chez d'autres mammifères que l'homme. La prédominance masculine a pour ratio 3. Une étude permet de dire que ce syndrome est souvent associé à un diabète maternel ou l'administration de vitamine A.

Un spécimen existe au Musée Testut Latarjet de Lyon et un autre au Pavillon Fragonard à Paris.

Sirène : animal fabuleux, à tête et à torse de femme et à queue de poisson, qui passait pour attirer, par la douceur de son chant, les navigateurs sur les écueils (? Inconciliable, cit. 3). Ulysse et les sirènes (l'Odyssée, xii).
Chants des sirènes. Écouter le chant des sirènes : se laisser charmer, séduire.
D'après le Grand Robert de la langue français

 

POISSONS PSAUTIER RUTLAND

 

 

En savoir plus

Musée Fragonard se visite sur le Net

 

Adresse

7 avenue du Général de Gaulle, Paris
Ligne 8

A voir également,

Palais Rohan à Strasbourg
Musée de la guerre au Vietnam (War Remnants Museum)

Musée de Bruxelles
Musée Testut-Latarjet de Lyon

Bibliographie

Visite du 13 janvier 2017

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Traduction  : Français,  Allemand, AnglaisArabe, Hollandais 
Parution : dimanche 21 janvier 2017
Mise à jour  : 21 janvier 2017


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08 janvier 2009

Un village paisible ou les gens vivent en famille

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Un_village_paisible_o__les_gens_vivent_en_famille

Ecouter les anciens, les anecdotes à pisser de rire, partager avec les curieux les derniers touin touin dès 7 heures du matin. Voilà la vrai vie du village que je vais vous évoquer.

Dès l'entrée sur la place du village, vous verrez. Qui, que, quoi, donc, où ? Chacun à sa porte, entrain d'épier le voisin, tournant le bassin pour mieux savourer le futur potin. C'est comme celà qu'en été, vous vous baignez de toutes ces histoires du passé, assis sur le trottoir par rang hierarchique de l'âge où pour finir avec grand regret, sur le tabouret avec l'âge.

Grâce au soleil du Midi, les soirées sont longues pour se réconforter au gré de la brise. Si vous devez chercher quelqu'un, c'est à cette place que vous le trouverez ou au cimetière.

Meurtri_re

Motif_001
Liane

Je galope avec Géraldine et Fine, amies d'enfance et de toujours. Fine n'est pas que le diminutif de Joséphine, mais à son grand regret, son pseudo car elle n'était pas fine ! Géraldine, eut le sobriquet de "retardataire" car sa mère ne put cacher sa grossesse après 40 ans. "Cette parenthèse, je vous la raconterai une autrefois, car c'est une histoire à elle seule." Sa mère qui n'avait pas de lessiveuse partait au lavoir qui rapait ses mains, elle nous apportait toute dilettante. Elle en était devenue la "Titulaire" car la machine à laver était arrivée au village.

Le lavoir était au bout du village, là où maintenant les lotissements se sont greffés. Vous l'imaginez avec sa panière posée sur la carriole qui servait également à aller changer la bouteille de gaz. La corvée était dure, car nourrir une famille de cinq, c'est tache facile ; mais, laver au lavoir est tout un savoir. Et j'y allais m'instruire. Je me régalais de l'écouter noircir les gens tout en mettant le linge blanc à l'eau. Cette parenthèse nous prenait l'après-midi.

Ah, je blague... au cas où Géraldine tomberait sur ce post !

Lavoir_Moustiers_Ste_Marie

Motif_001
Liane

Je m'en allais sur les chemins jusqu'au travers de la voie ferrée, là se tenait Achille. Achille tout vêtu de quenille était un ancien de la guerre, abandonné par sa famille qui n'avait pu résisté à cette putain de guerre. Ces doigts écaillés comme le poisson en avaient pris l'odeur et la consistance. Ses ongles m'arrachaient le regard par leur apparence similaire à la coquille d'une moule. Noirs, luisants et usés par le manque de temps à les récurrer, ils semblaient telle une mollusque pouvoir s'accrocher par leur courbe incarnée.  J'en faisais fi et prenais quand même le bonbon qu'il m'offrait et ceux, malgré les recommandations de ma mère de ne parler à intrus. Et pourtant, avec le temps, j'aurai du comprendre la leçon... fille d'institutrice "Tu ne dois pas parler à n'importe qui" "rappelles-toi, l'histoire du petit poucet", puis le chapelet des contes mettait distribué avec le "Chaperon rouge", "les Trois petits cochons", "Blanche Neige et les sept nains", "Pinocchio", "le Petit bonhomme de pain d'épices"...  Et, je dois en oublier. Oh combien, je les aimais, ma mère les contait si bien car elle avait la vertu d'être patiente et afin de me soustraire à la corvée du repas, pour m'en distraire devant mon assiette non entâmée à la fin du repas, elle m'en contait pour essayer de me faire incurgiter un simple aliment.

FRANCE
Liberté,   Egalité,    Fraternité

Parfois, ma mère ouvrait grand sa bouche, qu'elle me donnait l'image de "Mère grand" dans son lit. Toute cette peur pour me dissuader de continuer à voir Achille. Mais vous l'avez compris ? C'était l'histoire de ma mère et elle m'émerveillait. Encore, encore, je répétais sans cesse à tous les repas.

Vous n'imaginez pas comme être fille d'institutrice, peut vous changer toute une vie. Et, les souvenirs des vacances me submergent. En voici, un.

Toute tentative de réfléchir au moment de la dictée du matin était souvent arrêter par le haut parleur de la Mairie qui annonçait par la musique, l'arrivée des marchands ambulants. Tonitruante et incessante, nous nous arrachions à nos occupations, pour courir sur la place du village et, deux par deux, en changeant de partenaire à chaque coup accentué, qui augmentait la cadence, nous dansions la polka jusqu'à son arrêt. Dès la fermeture du haut parleur, et sans interruption, les cris des marchands ambulants retentissaient pour attirer les ménagères avec leur costume taché non pas de lessive mais de gras. Là, nous découvrions leur installation. Leurs ébats, car tout marchand ambulant déambule des mains. Croyez-moi ! c'est tout un savoir de gesticuler et d'aspirer sa salive, pour éviter de couper la verve incessante qui le rend si achronique à notre époque.

Achille se présentait à ce moment-là, juste avant midi, avant la fermeture. Le poissonnier le connaissait et lui réservait les restes des moules invendues. Il faisait toujours en sorte qu'il en reste...

Chemins_de_vie
Chemin de vie

Motif_001
Liane

Vous connaissez le site de "Caniche rôse" ? Pour y faire référence, je ne peux que vous rapportez que j'avais un caniche blanc royal.

Motif_001
Liane

Le père de Géraldine était mince comme un ceps de vigne, il regardait les filles debout à l'angle de l'entrée du village avec les doyens. Ces yeux criaient son agitation à leur venue. C'est curieux cette machine qui ne se rouille pas. Aujourd'hui, cet endroit est devenu un carrefour, mais pas de rencontre, car il n'y a plus personne.

Goudron
Sève

A ce souvenir, s'accroche celui de la pompiste avec son cul baissé pour attacher la pompe à la carrosserie de l'automobile. Ah, elle a l'habitude de se baisser. C'est son neveu qui le dit car il l'a surprise en train de reluquer le chauffeur de la citerne ambulante. Non, ce n'est pas des blagues, car au village c'est une grande famille. Et on a des repères. Pour vous dire, que si le neveu l'a dit, nous, nous nous sommes assurés de la véracité. Tous les chemins mènent à Rome disent les anciens, mais s'il y a un endroit à ne pas manquer, c'est le bois, derrière la voie ferrée. C'est là où l'histoire continue. Car la tante, vous suivez ? Et Maxime, le neveu de la pompiste... Elle adorait se faire enflammer par le chauffeur. C'était dangereux dans le village, mais le village s'arrêtait à la voie ferrée et derrière la voie était libre. "Promenons-nous dans le bois, tant que le loup n'y est pas. Si le loup y était, il nous mangerait !". Ils n'avaient pas le temps de se déshabiller, mais qu'importe la scène était amusante. Nous n'en avions pas toujours le sens car nous étions très jeune, mais comme leur histoire dura une décade, je fus jeune fille à mon tour et compris le petit tour !

Motif_001
Liane

Au café de Mathilde après un verre de la fameuse clairette, les gens parlent avec émotion de la famine qui tourne autour de leur couple. Ils n'ont plus besoin de mettre du souffre devant la porte, qu'importe si elle s'enlise à devenir moche, ils trouvent compassation auprès de leur verre.

Motif_001
Liane

La mère de Géraldine n'avait pas son pareil pour les coins à asperges. Le chemin des Escoubilles était un régal. Ces coins à asperges sauvages, c'est comme ceux des champignons, cela ne se dit pas ! Il nous fallait toute l'après-midi pour profiter de son éloignement. Dans un sac de plastique qui enveloppait une serviette, nous mettions de quoi goûter et lorsque l'heure marquée par la faim arrivait, nous nous arrêtions dans notre recherche pour goûter avec l'odeur du fumé.

Joluis, sa grand-mère apparaissait avec sa longue silhouette fine, il en était son reflet. Ses yeux d'ambre claire n'en disait guère sur sa sagesse et pourtant ils nous apportaient l'hommage de nous regarder comme des filles jeunes.

Echelle

C'est bucolique de vivre au village. Et le temps des cerises ravive ma mémoire. C'est sous un arbre que Vincent cueilla le fruit défendu. Dès cet instant, ils furent liés par la venue neuf mois plus tard, pas un de plus, du petit Nicolas. Sa mère n'avait pas encore mûri, mais belle et guillerette, elle aimait à raconter sa bouffonnerie. Nicolas était l'enfant du village et j'en devins plus tard, sa préférée pour le baby-sitting.

Motif_001
Liane

J'aurais aimé taire toutes ces brindilles qui animent la vie du village, mais le feu c'est éteint par l'absence de brins. Pour le raviver, j'ai peut-être aiguisé ma mémoire en éveillant en vous des souvenirs similaires, mais ne pensez pas un instant que ces personnages aient pu exister, ils sont purement le fruit de mon imagination.

J'ai quitté mon enfance sans regret. Et ces passages devenus souvenirs coulent et ne se tarissent pas dans ma mémoire.

.......................
Cahier à mémoire

Traduction  : Français,  Allemand,   Anglais,
Arabe,   
Parution : 8 janvier 2009
Mise à jour  : 8 janvier 2009
Crédit photographique : "Pas à Pas"

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07 janvier 2009

Montpellier sous la neige ~ Entrez sans frapper 2009 ~

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    Spectacle assez rare et magique sur Montpellier de voir la neige.  La neige nous a rendu visite vers 13 heures, ce mercredi 7 janvier 2009. Elle a recouvert de son grand manteau le bord de mer. Elle a essayé d'envelopper la côte de son tapis d'un à deux centimètres, mais le manteau bleu de la Méditerranée a été préféré et le soleil nous a proposé son sourire avec ses faisceaux de lumière pour effacer toute trace.

    Montpellier sous la neige 2009

    Rien d'exceptionnel vous me direz. Mais c'était mercredi et les enfants eurent du baume au coeur de voir ce fin coton se dispersait dans le ciel. L'excitation est au comble, les yeux d'enfants -petits & grands- scintillent de bonheur à la vue des premiers flocons.

    Les passants gobent les flocons de "blanc de neige". Leur visage sème des sourires et il n'est plus de rigueur de passer sans égrener "bonjour".  L'air du temps les inspire. Montpellier a glissé sur l'An 9 en beauté. Enfin, c'est l'hiver. Mais cette vague de froid ne fait pas tomber les records du 8 et 9 janvier 1985.

    Montpellier 2009 Jardin soirée

    La conjonction de l'arrivée du froid et l'humidité du littoral méditerranéen, nous fait ce cadeau. Cet instant de quiétude ne cesse que quand mes yeux tombent de sommeil.

    A Marseille, les chutes de neige furent plus spectaculaires en milieu de matinée. Les patins étaient sortis sur cette ouate de 30 cm. La canebière s'enorgueillit de son manteau neigeux.

    Neige___Marseille
    C'est Tony qui vous offre cette photo.   
    Pour voir son site, clic sur la photo

    Clin d'oeil

    La dernière fois que Blanche Neige est venue à Montpellier, c'était au levé du jour, le 15 décembre 2007. Certains même doivent se souvenir qu'un animateur de Radio France Hérault avait improvisé une épreuve de ski de fond en plein centre ville. Cette vague de froid avait atteint le record des minimums absolus de -3,4*C.

    • Ainsi que le 6 janvier 2003 (voir les photos refardées),

    • puis vient mars 1997 et le 16 décembre 1997,

    • 13-14 janvier 1987,

    • le 8 et 9 janvier 1985 qui est classé comme la deuxième période la plus froide, 

    • 1971,

    • janvier 1964 dont les relevés permettent de classer au rang de la période la plus froide,

    • mars 1956 avec des conditions climatiques rudes avec un -17,8°C persistant et donc sans dégel qui a été la cause de la perte de nombreux oliviers dans notre région, il est noté également qu'au mois de juin (10/06/1956), il faisait au maxi 5,4° C

    • 23 janvier 1907.

    Overdose de "Blanc en neige"

    Recette facile

    4 oeufs froid
    1 pincée de sel

    Préparation : 10 minutes
    Difficulté : très facile

    Séparer le blanc des jaunes
    Mettre le sel
    Battre les blancs doucement avec un fouet à main de bas en haut (mouvement circulaire)
    et progressivement augmenter la cadence.
    Dès que les sillons se creusent, c'est que la recette est réussie !

    C'est la base de nombreuses recettes. Et de la meringue. Bon appétit.

    .......................
    Evènement

    Traduction  : Français,  Allemand,   Anglais,
    Arabe,   
    Parution : 7 janvier 2009
    Mise à jour  : 15 mai 2010
    Crédit photographique : "Pas à Pas"

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    Posté par PASPERDUS à 11:05 - Pêle-mêle - Commentaires [3] - Permalien [#]

    19 décembre 2008

    Youpi ! les Vacances

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      J'arrive, je n'ai pas encore eu le temps de vous le dire...

      Vacances

      C'est les Vacances !!!

      Je vous souhaite à toutes & à tous des bons moments en cette belle période de fin d'année.

      Mention spéciale 

      Je suis en congés mais je ne pars pas en vacances. Les journées seront bien remplies avec les préparatifs de Noël, je m'abandonnerai à la lecture, je me posterai devant le sapin, je m'appellerai "Youpi", comme un chien égaré de la société... Wouah !!!

      Si quand même, il y aura des escapades à Aix-en-Provence pour le marché, à Lourmarin afin de dénicher des cadeaux, à Ménherbes (Vaucluse) à la poursuite du "diamant noir", foire aux truffes, à Montpezat - Gard (30) pour le salon des collectionneurs des santons... je prendrai en bandouillaire mon appareil photos pour effacer la nuit des éclairs de lumière... Sans manière, je remplierai ma panière de bons moments que j'aimerais vous faire partager.

      Programme

      Samedi 20 décembre 2008 - Et si le Père Noël sortait de la cheminée - Aigues-Mortes

      Aigues_Mortes__P_re_No_l_sur_son_bateau_2008

      A suivre...

      Dimanche 21 décembre 2008 - Jésus, racontait... Montpezat (Gard) 2008
                                                    Chemin des crèches - salon des collectionneurs de santons

      J_sus__l_enfant_cadeau_2008

      A suivre...

      Mardi 23 décembre 2008 - Le rêve du petit Valentin... Baux de provence
                                             Conte de Noël pour petits & grands

      Le_r_ve_du_petit_Valentin_Sc_ne_01

      A suivre...

      .......................


      Traduction  : Français,  Allemand,   Anglais, Arabe,   
      Editée  le : 19 décembre 2008
      Publiée le : 19 décembre 2008
      Crédit photographique : "Pas à Pas"

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      Posté par PASPERDUS à 19:00 - Pêle-mêle - Commentaires [9] - Permalien [#]

      16 décembre 2008

      L'eau rage en moi

        << Précédente | AAccueil | Suivante >>

        Je me jette à l'eau...

        L'eau rage en moi

        Je bouillonne, je frémis, je gronde, je déverse sur la toile ouverte au public mes larmes vouées à l'échec.

        Cette eau précieuse qui aurait pu être de bonheur. Cette eau si invasive qui déferle entre mes cils, m'inonde de vide, consume mon esprit.

        Je me contente de comptabiliser la perte en égrainant les gouttes qui clapotent.

        J'essore mes yeux embués, j'organise mon regard pour que le filet tombe dans la gouttière, cette ride si présente au goût sucré de la rosée.

        Je chasse la nausée, j'accorde ma voix, j'ébauche un sourire telle une Joconde aux milles attentions.

        Je vous vois, j'aspire votre bonheur, je me laisse guider par le courant, je réduis le débit, je m'économise, je préserve le moment... j'écoute le silence.

        Je me réveille face à une femme en pleurs ;   elle le sait, c'est son image.

        Regardez et souvenez-vous des moments de bonheur,
        Regardez et souvenez-vous de ce bien précieux,
        Regardez et souvenez-vous car bientôt vous ne pourrez plus.

        Je reste cinq minutes sans rien faire, juste à réfléchir à ce que vous avez lu.

        >> Légende... Jupiter fit tomber une pluie de pierres pour venir en aide à Hercule, à court de flèches, dans son combat contre les fils de Neptune (selon Pomponius Mela) ou contre les ligures (selon Eschyle).

        .......................
        Essai

        Traduction  : Français,  Allemand,   Anglais, Arabe,   
        Editée  le : mercredi 17 décembre 2008
        Publiée le : 17 décembre 2008
        Crédit photographique : "Pas à Pas"

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        Posté par PASPERDUS à 23:03 - Pêle-mêle - Commentaires [14] - Permalien [#]

        26 novembre 2008

        Ma mère amère

          << Précédente | AAccueil | Suivante >>

          C'est une femme sans écaille qui un jour m'a vu naître. Elle n'a pas replié ses bras sur mon corps inondé de lumière, ses mains rongées par l'anxiété ne m'ont pas offert le berceau que j'attendais.

          Chacun le sait : mon regard se brouille par l'étrangeté que je redoute en elle.

          Elle ne sait plus quoi faire, elle ne peut plus rien dire, elle reste là, animée de sa propre terreur.

          Madame_aimable_de_Alexandre_Houllier_2005
          Toile d'Alexandre Houllier PasperdusClic sur la photo pour visiter la galerie

          Peu importe l'animal blessé que je suis. Sa pensée est complice de son anxieté, elle laisse percevoir son profil humble, dessiné. Elle se concentre à demeurer sereine. Mais le poison exsudé m'empêche de la voir comme une Joconde.

          Entre ses jambes, mon corps dilaté par la pesanteur s'est égaré. Elle ne s'est pas lamentée, certes pour me céder le passage. Elle a occulté toute panique.

          Son corps avec le temps s'est allongé pour révéler sa personne. Mais la femme a perdu son nom de mère car ses bras sans énergie n'ont pas attiré mon attention.

          Je me suis transformée avec une certaine contorsion pour opérer moi-même ma vie nouvelle, ma vie vers l'autre, ma vie sur terre.

          Assise, je suis la femme et la mère que je redoute. Ma fille est le nectar de ce rêve éveillé.

          Oiseau.....................
          Essai

          Traduction  : Français,  Allemand,   Anglais, Arabe,   
          Crédit photogrophique de Alexandre Houllier
          Editée  le :  mercredi 26  novembre 2008
          Publiée le : 26 novembre 2008

                                                             R_pondre

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          Posté par PASPERDUS à 00:20 - Pêle-mêle - Commentaires [10] - Permalien [#]

          14 novembre 2008

          100 000 visiteurs, Actu ~Impasse des Pas Perdus~

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            100_000_visiteurs

            ♪ Un sentiment bizarre.

            Traffic, Audience...

            100 000 visiteurs

            Mais Uniques, c’est vous.

            Vous pouvez participer à son afflux en cliquant sur,

            Impasse des Pas Perdus

            Merci à toutes & à tous, car cet instant si fragile qu'est l'audience ne demeure pas moins qu'un nombre d'heures passées à le consacrer qui peut s'effriter.

            Oui... je ne peux m'empêcher de placer les stats de,

            impasse des Pas Perdus,

            comme un résultat qui nous positionne bien au-delà de la bourse en ce moment.

            Sa croissance est 10 fois supérieure à l'année précédente(*).

            Un souhait reste. Que cet espace qui était le mien, soit à présent le nôtre, avec une "somme de commentaires" qui amène des réactions, des critiques et, des réponses souvent tardives de ma part ! mais pourquoi pas les vôtres.

            Bonne visite à tous,

            Bien à vous, "Pas à Pas"

            Publié, le 12 octobre 2008


            bqHeureux soient les fêlés, car ils laisseront passer la lumière.eq
              Michel Audiard

            www.canalblog.com/     www.Google.fr/   www.pasperdus.canalblog.com/  www.blogdimension.com/   

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            Traduction  : Français,  Allemand,   Anglais
            Arabe,   Espagnol
            Editée  le : 12  novembre 2008
            Publiée le : 23 novembre 2008

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            Posté par PASPERDUS à 00:01 - Pêle-mêle - Commentaires [5] - Permalien [#]

            06 novembre 2008

            Accord simple ... Ecrire ~ sine qua non ~

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              Et, écrire est un songe qui me met à bout de souffle. Imaginez-vous que les rares moments propices sont lisibles ? non.  Rien n'est le fruit du hasard. Pourtant, c'est un passe-temps cette hypothèque de mots.

              La_Roumanie_s_ecrie

              Ecrire est un moment difficile où il faut se connecter avec soi. S'approprier l'instant et ne pas fléchir devant l'hésitation. Les ratures, l'épure du dialogue, somme toute semble facile.

              L'hypothèse est à soumettre. Quand je regarde la page, de face, les mots se troublent, s'énivrent de l'instant. Et pourtant, c'est à la forme passive que j'assouvie mon plaisir "avoir écrit".

              Heureusement dans ce ptit' monde de mots, il n'y a pas de hierarchie. Ils cohabitent, s'assemblent et déroulent l'histoire, après avoir jonglé avec les verbes.

              Je jongle avec eux et je mets l'encre à l'eau pour coucher sur la feuille le dessein de mon oeuvre. Je note les mots, je les accroche et les crochète pour qu'ils forment le dessin de la page. La trame de l'ouvrage prend de l'allure, les personnages s'animent et se couchent sur le papier qui s'irrite de la plume, leur âme est mêlée d'ancolie. Je les laisse se reposer pour parfois les corriger et les teinter de vie. Ils s'engouffrent dans l'histoire, et échaffaudent le chapître. L'effluve de mots terminés, nous passons au nouveau paragraphe. Il n'est pas anodin qu'il suive le même cours. Les mots inondent, les pages absorbent le désir de poursuivre de l'auteur son talent singulier.

              Et pourtant, je continue à écrire. La place de mon écriture est synonyme de liberté, d'extravagance pour éclairer l'obscurité du dehors. Les personnages évanescents nous déchirent de l'oubli.

              Etre son propre lecteur, se relire certe est le début d'un débat. Le lecteur interpelle l'auteur, effacer le monologue pour rentrer à la place de vous futur lecteur qui par hasard êtes tombé dessus !

              Donner un nom aux maux, comme l'enfant offre son exquisse, en donnant son âme au couteau du spectateur, naïvement et sans retour.

              Soulign_

              Bibliographie

              Essai
              Photo personnelle "La Roumanie s'écrie", août 2008

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              .....................
              Traduction  : Français,  Allemand,   Anglais
              Arabe,   Espagnol
              Editée le : 6 novembre 2008
              Dernière mise à jour le : 6 novembre 2008

              Posté par PASPERDUS à 23:25 - Pêle-mêle - Commentaires [12] - Permalien [#]

              01 juillet 2008

              C'est l'été, je sue -phoque-

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                Il fait chaud, n'est-ce pas ?

                Il_fait_chaud__n_est_ce_pas__
                Pose ou temps d'exposition

                Je vous souhaite de bons moments en cette période estivale. Petite pause pour savourer et papillonner sur vos blogs.

                << Précédente | AAccueil | Suivante >>

                Ligne  Dernière mise à jour, le 1er juillet 2008

                Posté par PASPERDUS à 22:00 - Pêle-mêle - Commentaires [4] - Permalien [#]

                19 juin 2008

                Au fil de ma vie -En vers à soi-

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                  Figurez-vous que l'idée m'est venue de trouver des vers, pour raconter à l'envers le fil de ma vie. C'est comme une bobine que l'on tire et qui s'étale de vers, de soi que l'on fixe.

                  En soi, l'idée n'est pas mauvaise. J'hésite à vous l'exposer. C'est juste une exquisse que je couve. Et, pondre un vers, c'est naître et grandir en soi.

                  Soie

                  J'égraine les mots, je file un très long vers. Mon cheminement mûrit et l'embryon de l'histoire prend de la consistance.

                  Tissage

                  C'est drôle de faire ce choix. Il y a tellement de petites boîtes rangées dans mon grenier qui engloutissent mes souvenirs. Si vous m'ôtez le fil conducteur, je boue et mes mandibules rechignent à reprendre le fil. Je scande tout l'intérêt de ne pas perdre le fil.

                  Bombyx_mori

                  Bombyx mori

                  Je murmure doucement, dans mon cocon douillet, mes 4 vies. Et quand je mouline pour donner les attraits en vers et contre soi, je m'aperçois... Vous suivez le fil ! Je brode.

                  Chrysalide

                  D'une feuille, je me délecte. Je tresse la trame de mon cocon, des vers à soi sur du papier de soie.  Je brille de la trame, je mûrie sans fin tant que le verbe en soi demeure.

                  Cocon

                  Coque

                  Je me creuse, je me dévide et mue, suave à la venue du terme. Sève de vie, ils s'entremêlent et se répètent. Je noircis la planche.

                  L'oeuvre meurt ou est féconde, à vous d'en juger. Je me sens légère comme un papillon, ce soir. Je me démêle.

                  Interprétation du -Bombix Mori-
                  Photos personnelles prises à chaque étape de mai à juin 2008

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                  Ligne  Dernière mise à jour, le 19 juin 2008

                  Posté par PASPERDUS à 09:47 - Pêle-mêle - Commentaires [9] - Permalien [#]