Impasse des Pas Perdus

Ecrire, avancer les mots... sur l'Art naïf, les jardins à visiter, mes carnets de voyage, les lectures, ainsi que ma passion des iris...

13 novembre 2011

Foires SANTON "SANTOUN" 2011

 

EtoileAvent - Noël & sa féerie - Ste Barbe St-Nicolas - Boules de Noël - Décor Crèche - Gui Lou cacho fiò Etoile
Etoile Gros Souper Voeux - Ephiphanie Chandeleur - Les Saints - Dictons Etoile

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2011  C'est l'heure des santons ! 123

Calendrier des rendez-vous 2011-2012 

Foires aux santons - Foire aux santons 2011 - Exposition 2011 - Marchés de Noël 2011 - Salon des santonniers 2011 - Hérault - Gard - Tradition provençale - Salon des santonniers - Provence-Alpes-Côte-d'Azur - Fête des santons - Les marchés et foires de Noël - Stand - Fêtes - 2010 - 2011 - 2012 - Santon - Salon - Visite - Organisation - Association des santonniers

 

                                                                     Consulter les agendas 2010 2009   2008 Agenda_2007Agenda_2006(voir ci-dessous)

4 Dans l'ordre et le désordre,3

Chaque année, les prémices de Noël s'annoncent avec le calendrier des festivités qui accompagnent le traditionnel "Noël en Provence". Les santons seront bientôt parmi nous et nombreuses sont les foires où vous pourrez découvrir ces santons d'argile.

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SEPTEMBRE

1RAMATUELLE
17 septembre au 2 octobre 2011
Santons aux couleurs de Provence 
Espace Albert Raphaël£
de 13h à 19 heures 
Entrée : 2,50 euros (- de 12 ans gratuit)
Parking sur place 
83350 RAMATUELLE
 

ramatuelle

 

OCTOBRE

1"Gard aux Santons" Nîmes Gard
1 et 2 octobre 

 

ASPG Projet affiche expo Nîmes N°7 couleurs 09


1PERNES-LES-FONTAINES (Vaucluse)
8 et 9 octobre  2011
3ème foire aux santons
Centre culturel "Les Augustins"
Salle Daniel Sorano
Santonniers et créchistes seront présents.

1ORGON (Bouches du Rhône)
15 et 16 octobre  2011
santons 

1LORIOL (Drôme)
23 octobre 2011
santons 

CLARENSAC
29 et 30 octobre 2011
Samedi de 10 à 18 heures
Dimanche de 10-12h30 et de 14h-18h
Foyer communal (Mairie)
Exposants : 
Lou Christou
Santons Couleurs du Sud
Bernard et Elisabeth Fontanille
Isoline Fontanille
Karine Fraisse

Affiche Clarensac 2011 

1LE THOR (Vaucluse)
28,29,30 et 31 octobre 2011
santons

1GREOUX LES BAINS (04) 
17ème Foire aux Santons
 du 28 octobre au 6 novembre 2011 de 14h à 18h
Salle de l’Etoile, Avenue Pierre Brossolette -
Informations : 04 92 78 01 08

 gréoux-2011

NOVEMBRE

1ST-GALMIER
du 1er novembre au 31 décembre 2011
Exposition "La Provence en miniatures"
Maquettes et scènes de santons de Frédéric JUVEN, Catherine BORT et Emile HOLDRINET
350 kg d'argile sur 150 m2 de maquettes.
Pas de foire, uniquement une présentation
de 14 heures à 18 heures, tous les dimanches.
Espace : Musée Badoit
Entrée : Gratuit
 

1Marguerittes (Gard - 30)
5 et 6 novembre 2011
marché de noel- 


 

 

 

 

1GARONS (Gard - 30)
du 10 au 20 novembre 2011 
de 14h à 18 heures 

36ème Festival Régional du Santon 
Salle des Fêtes
Entrée libre
Informations : 04 66 70 05 77 


1CASTRIES (Hérault - 34)
du vendredi 11 novembre au 13 novembre 2011
16ème édition
Galerie des Halles, place de l'Eglise
 

 

1ROGNONAS (Bouches du Rhône)
11,12 et 13 novembre 2011
marché de noel - 

1SAINT-MARTIN-DE-VALGALGUES
du 12 au 13 novembre 2011 
Foyer Georges Brassens
 

Santonniers :
- Autour de la terre (Christine DARCQ)
- Begni Florence (Architectures)
- Couleur du Sud (Florence MASSOTA)
- de MARANS Sylvie
- DOMERGUE Jeanine (Architectures)
- FRAISSE Karine
- FUSIER Yannick
- GAUME Jean-Etienne
- HILAIRE Fanny
- Les santons des Cévennes (Cécile ALVERDE-WALLES)
- Lou Christou
- ROUX Gérald (Architectures)
- Santons Mireille
- VAQUETTE Alain.

Programme :
- Expo vente des Santonniers
- Participation des trois écoles maternelles du village
- Paysage de 12m2, réalisé par Sylvie de MARANS

- Rencontre avec Jean-Louis Sabatier (collectionneur de crèches et de santons) et
  présentation de santons sur le thème du berger,

- Découverte d'une crèche fantaisie réalisée par "Les Ateliers Créa Déco",
- Présentation de la table des 13 desserts en rapport avec notre région,
- Exposition photos de "Contact Image",
- Animations pour les enfants avec Cyril DELAIRE : Sculpture de ballons et particpation de grandes peluches.

Gratuit.

 http://p7.storage.canalblog.com/70/33/666954/69883673.jpg

1CAMOULES
du 12 au 20 novembre 2011

 

1FONTVIEILLE (13)
27ème Foire aux Santons
les 12 et 13 novembre 2011
Salle polyvalente Yvonne Etienne Moulin, Place Arnaud
Renseignements Office de tourisme 04 90 54 67 49

1LE GRAND-SACONNEX (Suisse-Genève)
du 18 au 27 novembre 2011
Ouvert de 9h00 à 19h00 tous les jours, sauf dimanche 27 novembre de 9h00 à 18h00

30ème Grand Salon du santon de Provence
Entrée libre
Parking
dans la ferme Sarasin
47, Chemin Edouard-Sarasin
Le Grand-Saconnex
Genève-Suisse

1MOUANS-SARTOUX (04)
du 18 novembre au 24 décembre 2011 
du lundi au dimanche de 14h à 18h à la Médiathèque 
Foire aux Santons 

foire-santons-2011

1SORGUES  (Vaucluse)
19 et 20 novembre 2011
santons et artisanat 

1CALVISSON(Gard)
19 et 20 novembre 2011
Foyer municipal 

 

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1ARLES (13)
du 19 novembre 2011 au 15 janvier 2012 
54ème Salon International des Santonniers d'Arles
dans le cloître Saint Trophime
Thème : La bugadière et la poissonnière
avec le concours du meilleur santon de l'année
Hommage à BOURGES et PARDI
Pays invités : Les Îles de la Méditerranée
Informations : Tél : 04 90 18 41 20
Plus d'infos : http://www.salondessantonniers.com 

 

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Tableau d'Emile Claus "Vaches traversant la Lys" (1897-1899)
Ce tableau me fait penser au thème de Sylvie de Marans sur les taureaux  en Camargue

1St Hippolyte du Fort (Hérault)
19 et 20 novembre 2011
santons

1SAINT-MAXIMIN-LA-SAINTE-BEAUME (83)
19 et 20 novembre 2011
La Foire aux Santons
 et à l'artisanat d'art
Couvent Royal, Place Jean Salusse - Hôtel de ville
Horaires : de 10h à 18 heures
Tarif : Entrée libre
Renseignements à l'Office de Tourisme : Tél. : 04.94.59.84.59
83470 Saint-Maximin-La-Sainte-Beaume
Mail : office.tourisme.stmaximin@wanadoo.fr 

1MARSEILLE (13) 

208ème Foire aux Santons et aux Crèches 
19 novembre au 31 décembre 2011 
tous les jours de 10h à 19h sauf le 25 décembre
Foire aux santons et aux crèches de Marseille
Place du Général-de-Gaulle (Vieux-Port)
Informations : 0826 50 500

13007 MARSEILLE
Coordonnées GPS : 43.295543 / 5.375597

Office du Tourisme    4 La Canebière  13001 Marseille   Tél. : 04 91 13 89 03   www.marseille-tourisme.com

Site officiel de la ville de Marseille : 
www.marseille.fr

Au lendemain de la Révolution, la plus ancienne foire aux santons créée à Marseille en 1803 réunissait 3 vendeurs sur le Cours Saint-Louis. Elle est née de la ferveur populaire pour la célébration de la Nativité et de l'apparition de cette figurine qu'est le "santoun". De nos jours, 40 santonniers s'installent sur la place du Général De Gaule, en centre ville de Marseille.
On y retrouve des figurines inspirées du folklore et de la tradition, comme la femme à la poule noire dont le bouillon était recommandé pour les nouveaux-nés, le berger offrant l'agneau, le pastrage et tous les métiers du siècle dernier.
C'est une vitrine du savoir-faire artisanal et artistique des santonniers qui font revivre la légende des Noëls Provençaux.



1AIX-EN-PROVENCE (13)  
Foire aux Santons
du 24 novembre au 31 décembre 2011
 
tous les jours, sauf le 25 décembre
 2011
Avenue Victor Hugo 

1LA GARDE (83)
du 24 novembre 2011 au 24 décembre 2011
Tous les jours de 14h30 à 18h30 et le dimanche sans interruption de 10h à 19h.
46ème foire aux santons
20 santonniers
Dans un site historique vous pourrez voir 10 000 santons, du traditionnel au plus moderne, de la puce à l'habillé.
Organisé par l'ensemble folklorique "La Farigouleto" 

1TARASCON (Bouches du Rhône)
26 et 27 novembre 2011
santons et artisanat 
Informations : 04 90 91 00 07 

1CARQUEIRANNE
du 26 novembre au 18 décembre 2011 


1SISTERON (04)
du 26 novembre au 23 décembre 2011
Exposition-vente de santons et crèches 

Bibliothèque municipale de Sisteron.
Espace vente (entrée libre) avec plus de 28 exposants et une très belle exposition de santonniers professionnels et amateurs.
04 92 61 54 50 

1SOLLES
du 26 novembre au 21 décembre 2011 


DECEMBRE

1SAINT REMY DE PROVENCE
Marché de Noël et foire aux santons 
Nocturne le Samedi et feu de la Saint-Jean d'hiver le Dimanche. 

1THEOULE
du 2 décembre au 31 décembre 2011 

1MANDUEL
du 2 au 4 décembre 2011

Pour le ? 4ème Salon de Noël 
Le saviez-vous ? Petits et grands sont invités à partager la magie de Noël.

A cette occasion, un large choix de produits artisanaux, d’art ou du terroir, vous attend. De nombreux exposants venus de toute la région, vont vous faire découvrir leurs spécialités gastronomiques et artisanales. Et au détour des stands, ce sera à chaque fois de nouvelles merveilles pour vos yeux : jouets en bois, boutis, santons, etc. Autour de ce mot magique « Noël », il se crée un rassemblement et on vient au Marché de Noël pour rêver, pour acheter, flâner, se restaurer ou s’inspirer. C’est pour tous, l’occasion de partager un moment de plaisir !! Autour ce 4ème Salon de Noël de Manduel, différentes animations pour les petits et les grands viendront enrichir ce véritable « Village de Noël ».

Ou ?
De 10h à 22h au Complexe Sportif en intérieur –

Le plus
L’entrée est gratuite et une restauration est possible toute la journée directement par les producteurs dans l’espace dégustation

Renseignements ?
06.13.29.17.91
internet : www.villedemanduel.fr

Situation ?
GPS : Latitude : 43.815008 Longitude : 4.469951

 

 

1CHATEAURENARD   (Bouche du Rhône - 13)
2, 3 et 4 Décembre 
18ème Foire aux Santons 
Santons et marché de noël
Informations Office de tourisme : tél : 04 90 24 25 50

1BORMES LES MIMOSAS
du samedi 3 au dimanche 4 décembre 2011
Salle des Fêtes du vieux village 

 

1MONTSEGUR-SUR-LAZON (Drôme)
3 et 4 Décembre santons et marché de noel 

1SAINT-JEAN-DE-CUCULLES (34)
Fête des Santons et Crèches
 les 3 et 4 décembre 2011
Le dimanche 4 décembre en plus des santonniers, artisans et produits du terroir, il y a une représentation de la crèche vivante avec les habitants du village à 15 heures.
Informations Mairie :Tél. : 04 67 55 25 60 

1SIX FOURS (Les plages) (83)
3ème Biennale
du samedi 3 au dimanche 4 décembre 2011
Présence des santonniers :
- Aigon qui présente sa nouveauté 2011 : La Lavandière.

1FREJUS
du 3 au 20 décembre 2011 


1CARPENTRAS (84) 
Salon des santonniers
du 7 au 24 décembre 2011 
Chapelle du collège, rue du collège - Informations : 04 90 63 00 78 

1CADEROUSSE (Vaucluse 84)
10 et 11 Décembre
santons
Fichier hébergé par Archive-Host.com 

1GAJAN (Gard 30)  
6ème édition de "Noël à Gajan"
 
les 10 et 11 décembre 2011
Santonnier :
Liliane Guiomar invitée d'honneur
"Noël à Gajan" : foire aux santons, présentation d'une grande crèche , chorale et vente de vins chauds. Les profits iront à l'association Coline
Info : 04 66 81 19 82 

1DRAGUIGNAN
du 10 au 11 décembre 2011 

1VENDARGUES
du 10 au 18 décembre 2011


1BAUX DE PROVENCE 

Samedi 17 et Dimanche 18 décembre 2011
Salon des créateurs et santonniers
Les santons sont au cœur des festivités de « Noël aux Baux-de-Provence ». La Cité des Baux-de-Provence accueillera, pour la première année, « Le salon de créateurs et santonniers ».

Sujets aux formes naïves, figurines aux costumes élaborés, personnages pittoresques du petit peuple provençal, vous seront présentés par une dizaine de créateurs. Un circuit, à travers le village, vous guidera du Musée des Santons, abritant de remarquables collections, jusqu’à la crèche, installée dans la Chapelle des Pénitents. Elle présentera des réalisations des figuristes et des jeunes écoliers de la Vallée des Baux. Lucile, la conteuse donnera vie au petit peuple d’argile et autres personnages légendaires de Noël. Chacun pourra déposer dans sa crèche les personnages ou animaux qu’il aura lui-même moulés dans l'atelier de la santonnière. 
A quelle heure ? de 10h à 19h
Ou ? La Citerne, Galerie de La Cure, Îlot Post Tenebras Lux Christine Darcq - Autour de la terre -,
Seront présents ? les Santons de Marinette, L'Atelier de Valériane, Les Santons des Cévennes, Jean-Etienne Gaudé, Gérald Roux, Jean-Marc Rossi, Les cents tons de Mamie, Couleurs du Sud, Les santons Bleus. 

Lundi
 19, jeudi 22 et vendredi 23 décembre, de 14h à 18h Fabriquez un Santon de Noël, Galerie de la Cure (ateliers réalisés par Christine Darcq). 

Renseignements ? Office de Tourisme, Tél. 04 90 54 34 39 www.lesbauxdeprovence.com


1MONTPELLIER (34)
17 et 18 décembre 2011
18ème Foire aux santons
de 9 h à 19 heures
2, rue Philippy - 34000 MONTPELLIER
Carré Sainte-Anne - 
Place Saint-Anne
Tarif : Entrée libre
Information : 04 67 60 82 42  
Organisée par l'Association du Quartier "Nouveau Sainte Anne"


1OPIO
Dimanche 18 décembre 2011
Défilé de santons vivants (vous pouvez défiler avec votre costume)
Au village

Aire des Chênes
A 10h : marché de Noël, à 15h00 défilé
Adresse : Place de la Font Neuve, Code Postal : 06650 OPIO
04 93 60 61 72
officedutourismeopio@orange.fr
Site internet : http://www.mairie-opio.com 

1Crest (26) 
les 17 et 18 décembre 2011
place du General de Gaulle
04 75 25 11 38
 

BESSEGES (Cévennes)
17 et 18 décembre 2011
2ème salon des santonniers
Centre "Culture & Loisir"
Renseignements : Mairie

2011.11.15 Affiche crèche vivante 2011.jpg 2011.11.15 2ème salon des santonniers.jpg

1NYONS (Drôme)
18 Décembre fête de l'olive piquée - 

1LES TAILLADES (Vaucluse)
18 décembre 2011 
60 exposants
Entrée gratuite
Tél. : 04 90 71 06 14
marche.noel.taillades@gmail.com


3   MARCHE DE NOEL

   L'un des premiers marché de Noël en France fait son apparition au XVIe sècle, à l'Est, 
   plus exactement à Strasbourg, sous le nom de Christkindelsmärik.  Il se situe sur la place Broglie.

   Dans de petites maisonnettes de bois, les traditions artisanales, rendent magique cette période 
   de l'avent avec ses bretzels, ses pommes d'amour et son vin chaud.

   La représentation des épisodes de la vie Jésus par l'art de la crèche est un temps fort de Noël


 

 

Soulign_

3   LA FABRICATON DES SANTONS

Créer

Etre acteur dans la confection d'un santon c'est se nommer en tant que sculpteur. Pour cela, il faut un modèle et des ingrédients comme l'argile et un ébauchoir de buis confectionné par le santonnier. De la précision du geste dépend le résultat qui fera sa renommée quelque soit la taille du sujet qui peut mesurer que quelques centimètres.

Mouler

Prendre un colombin d'argile (boudin d'argile) que l'on imprègne de chaque côté du moule. L'argile est compressé à la main entre les deux parties du moule, puis une fois sécher, le sujet est délicatement extrait avec l'aide d'un fer (geste qui consiste à éliminer le surplus d'argile par l'opération d'ébarbage avec une lamette en fer), puis avec l'aide d'une éponge le sujet est nettoyé de toute trace de raclette, pour sécher 48 heures.

Cuire

Les pièces sont dites cuites lorsqu'elles sont mises dans un four à température élevée. Cette cuisson est dite progressive car elle varie de 100 degrés jusqu'à 960 degrés après 12 heures. Il faudra le même laps de temps pour refroidir le four afin d'extraire les sujets sans créer de choc climatique.

Décorer

Peindre un santon dépend de la précision du geste. C'est la dernière phase et quasiment la plus importante. 


Anno Domini

La nativité (toile de Caravage)

Cette page n'a aucune prétention commerciale, les dates et données de ces manifestations doivent être vérifiées par ailleurs. Des changements peuvent interférer la véracité du moment. C'est un calendrier personnel.

...................................

Traduction  : Français,  Allemand,   AnglaisArabe,  Hollandais
Parution : 13 novembre 2011
Mise à jour  : 13 novembre 2011

 

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21 septembre 2011

Vaisseaux fantômes du cimetière des bateaux à Bono

 

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Ce fut une mémorable journée pour moi de découvrir la rivière du Bono. Arrêtez-vous un instant, lecteur de cette page, et songez devant ces carcasses grandes ouvertes dans l'estran, à ces lointaines traversées qui jonglent dans le palmarès de chacun de ces gréements.

Cimetière de bateaux Vaisseau fantôme de Pluneret BONO

Le cimetière de bateaux de Pluneret, vers Bono, est une trace physique de l'activité humaine. Il fait partie du patrimoine marin et nous ramène à la période ostréicole de l'huître plate des années 1970, décimée durant la deuxième Guerre Mondiale par les épidémies. Devant cette scène, ma respiration souleva mes côtes et j'imaginais mon corps au plus profond démuni telles ces entrailles sur la rive du Bono. 

Cimetière de bateaux Epave Pluneret BONO

 

Auparavant, nous avions enjambés le vieux pont suspendu tout articulé et si souvent sollicité par les photographes pour sa construction demeurée et classée. 

Cimetière de bateaux Bono Carcasse bateau

Mais la rencontre n'était pas là et je fus saisie de doutes quant au sentier côtier à prendre. Les rives ne s'identifiaient pas pour autant, je devais donc faire un choix pour retrouver ce paysage partagé. Nous nous mîmes en quête de longer la rive bordée d'arbres majestueux dont le reflet m'invitait à rêver aux cales tant attendues des chalutiers.

Cimetière de bateaux Chaloupe chavirée

Nous traversions des cabanons dispersés et démunis. Chaque habitation était entourée de tuiles chaulées, souvenir de cette période ostréicole où chaque pêcheur attaché à son cabanon, attaché les larves d'huîtres aux tuiles, pour les voir croître tout au long de la saison.

Les rives me semblent toujours le partage entre l'eau et la terre comme ces carcasses éventrées dont le processus d'altération par l'eau les rend sédiment. Je découvrais l'anse.

Cimetière de bateaux Le Bono Pluneret

 

Parmi les débris de bois flottés le long du littoral, nous aperçûmes au loin des formes squelettiques bercées par un clapot qui nettoyaient les sédiments déposés dans la vase. Cette lente agonie vibre encore dans mes tempes. Je voudrais conserver ce spectacle inoubliable et le fait de le capter dans mon objectif par cette multitude de clichés me rappelle cet instant.

Cimetière de bateaux Le Bono à Pluneret

Ce lieu profond et silencieux, tamisé par l'ombre des grands arbres, l'abritait. Nous étions dans la limite "terrestre" et je contemplais l'effort du temps qui donnait ce tableau. J'avais conscience que cette palette de couleurs unique disparaissait avec le temps par les formes englouties. Je m'aclimatais à cette impression du bout du monde à la vue des épaves. Les carcasses aux teintes sourdes déployaient leur ossature teintée de rouille. Au fond de l'eau, le métal déposé par son poids s'identifiait. De ci, de là, j'apercevais un moteur dont le nom de l'inventeur rutilé sur une plaque avec son matricule, les pales, une ferrure de gouvernail... Même la végétation s'abandonnait à cette érosion et un arbre couché en guise de cénotaphe semblait imiter son confrère sculpté par la main de l'homme pour concevoir l'arête de la chaloupe vrillée.

Les coques m'interpellaient tant la couleur révélée s'identifiait dans le patrimoine marin. Je m'approchais et me hasardais accrochée à quelques broussailles à investir le lieu au milieu de la vase pour découvrir cet univers riche en couleurs, mais également en forme. Elles décelaient leur rudesse du temps par la matière, mais s'imposaient comme cétacés échoués qui agissait sur l'oeil acéré par l'imposante ossature. Chaque membrure devenait membre, chaque coque s'apparentait à une silhouette élancée par le bois du mât. Les côtes saillantes se prolongeaient sur l'arête dorsale posée à même la vase. Je découvrais cette nature, irrationnelle avec sa part d'oeuvres morte et vive. Je négligeais le temps, confondue dans le présent, devant ces vieux compagnons de marins qui parfois avaient poursuivi leur vie durant, ces animaux marins.

Derrière cette flottille d'anciens bateaux de pêches, plates, canots qui encombrait le fond marécageux dit vasière, la façade du vieux manoir de Montigny dans son bocage fait face à ce bras de rivière qui ressemble à un lac. 

Je baissais mon regard et remarquais mes sandales aspirées par la vase, à jamais imprégnées de cette substance qu'est le cimetière marin où mon rêve a pris consistance. Je n'y ai pas vu de stèle, ni de pierre... Alors je dédicace celle inscrite dans mon imaginaire.

 

Naît de la nature terrestre,
 J'ai passé ma vie sur l'océan,
 Mon âme est partagé avec celle du marin qui y habite,

Balloté par les flots,
J'attends d'être rongé petit à petit,

en rêvant à ma gloire passée... 

 

Les cimetières à bateaux

1991 fut une année charnière pour les vieux bateaux. Le plan Mellick offrait la possibilité de mettre à la casse son bateau en échange d'une prime.

Au niveau environnemental, ces épaves occupent illicitement le domaine public et face au tourisme écologique, il est mis en avant que le promeneur est menacé d'un danger.

Je ne fais pas partie de cette opinion et j'accorde au temps qui passe, tout le mérite d'avoir existait et de permettre une lecture directe du passé maritime de cette belle région avec les métiers transverses comme ceux des charpentiers, les grandes heures de la pêche et du cabotage.

Le village

Le village le Bono est l'ancienne propriété des moines de Sainte-Gildas-de Rhuys qui est devenu une commune en 1947. Son nom breton "er benew" aurait pour signification "limite", mais on le retrouve également dans le mot gallo "Bono" qui veut dire "marécage". Ce village de pêcheurs est constitué d'un port au confluent de la rivière d'Auray et de la rivière du Bono qui se jettent dans le Golfe du Morbihan. La jetée fut construite en 1882 et le port fut creusé en 1902, année de naissance de mon grand-père qui aimait se rappelait "ce siècle avec deux ans lorsque je suis né" de Victor Hugo (1802).

Village Le Bono Site Impasse des Pas Perdus

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Le vieux manoir de Montigny

Appelé également château de Kérisper, il appartenait à la famille Jean de LESTRELIN, en 1426, qui avait les terres de Kerlois et possédait la seigneurie de Kerisper en Pluneret. Il mourrut en 1529 ; Son fils, Louis en fut l'héritier. Il possédait la seigneurie de Kerlois, de Kerisper (Pluneret) et de  Liscoët (Pluvigner).  De son mariage avec Marie de Botderu, il eut un fils Gilles Guillaume de LESTRELIN qui vécut jusqu'en 1583. Guillaume se maria en deuxième noce avec Perrinne DROUILLART. Ils eurent deux enfants Gillette et Louis de MONTIGNY qui de son mariage avec Anne LE PENNEC eurent Guillaume et Jean de MONTIGNY qui épousa Anne de CADORET*. Puis la propriété appartenut à la famille Louis CADORET (fin du XVe siècle) qui épousa Françoise de LOUENAN. De cette union, une fille naquit "Anne de Cadoret*" qui épousa Jean de Montigny. Elle y vécut de 1601 jusqu'à la révolution. à la dame Renée de Montigny, veuve de Louis, Comte de Sarrant (1811), héritière des LESTRELIN. Puis se succédèrent les MONTAIGU (XIXème siècle),  SAINT-PERN (1876), GRAND (1897), DOUAULT (1900), POMMOIS (en 1979). Autrefois, il possédait une chapelle privée, maintenant, il est le théâtre de l' "Ecume".

Le vieux pont

Il clôture sa trajectoire, le long du bois de Kerisper et surplombe le port depuis 1840. Il mesure 97 mètres et est classé Monument Historique depuis 1997 ; c'est facile à retenir 97 et 97 ! Sa construction a débuté le 25 août 1935, terminé en 1840 ; il fut remanié en 1870 et ne cesse depuis d'être restauré. Il fait partie des deux derniers ouvrages en service qui existent en France de ce type. Il est fait de bois et ne convient plus au trafic routier et il est donc devenu à usage piétonnier depuis 2006.

Pont suspendu de Bono

L'église

A quelques emcablures, se situe l'église Nôtre Dame de Béquerel, conçue en granit gris. Elle fut construite au dessus d'une source dite miraculeuse.

A savoir,

Il existe en Bretagne une douzaine de cimetières de bateaux, situés principalement sur les côtes du Finistère et du Morbihan.

. Le cimetière des vieux bateaux "Tanet" sur la Rance, à la Passagère dans la commune de Quelmer
. Le Dahouet à Locquémeau à Paimpol (Côtes d'Armor),
. Le cimetière marine de Sillon à Camaret (Finistère),
. Epaves de Douarnenez de Port-Rhu (Finistère),
. Epaves et cimetière marin du Magouër en Plouhinec (Morbihan),
. Epaves Arradon - Auray (Morbihan),
. Cimetière de bateaux de Landévennec, anse de Penforn (dans la rade de Brest), 
. Cimetière marin de Kerhervy à Lanester (Morbihan),
. Cimetière de bateaux de Pluneret,
. Cimetière de bateaux d'Audierne
. (Calvados).

et un peu plus loin,

. de Ciboure à Saint-Jean-de-Luz,
. du Petit Port à Boulogne-sur-Mer.
 

A voir également,

. Tombelles, sépultures paléolithiques proche d'un tumulus qui couvre une allée empierrée
. Le cimetière marin de Bono avec la tombe de la Comtesse de Ségur et de son fils 
. Calvaire percée de Yves Nicolazic,
. Tombe de Bernard Moitessier,
. Le sentier du littoral sur plus de 8 km,
. La Chapelle Notre-Dame de Bequerel construite sur une source miraculeuse. 
. Le jardin de Mémoire où voisinent entre arbres des urnes funéraires.

Bateaux

Cakou, Chaland, Forban, chaluttier, sardinier, sinagot, langoustier, sablier...

Accès

Bono est situé à côté de la commune d'Auray dans le golfe du Morbihan.

Depuis le port de Bono, traverser le pont suspendu et prendre la rive droite qui longe le sentier côtier qui rentre dans la forêt de Kerisper.

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Bibliographie

Voyage août 2011

....................... 
Voyage
Traduction  : Français,  Allemand,   AnglaisArabe,   
Parution de l'article, mercredi 21 septembre 2011
Mise à jour  : 21 septembre 2011 

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02 septembre 2011

La voie Marion de Jean-Philippe Mégnin

 

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Editions "Dilettante"
158 pages 

Parution : 25 août 2010
1er roman de Jean-Philippe Mégnin. Ecrivain français. Révélation de cet été 2011

Couverture de Marilou Laure 

Rentrée littéraire de 2010
Prix Août 2010 des Pays du Mont Blanc au Salon international du livre de montagne de Passy 


 

La_voie_marion_de_Jean_Philippe_M_gninC'est un coup de coeur pour sa légèreté de style. L'auteur canalise l'essentiel des prémices de l'amour pour nous aiguiller jusqu'à son arête.  

Au fur et à mesure de leur ascension, leur amour grandit. Quel est le sommet le plus haut et à ce point,  que deviendra cette larve qui se nourrit de leur fusion.

Le noeud qui les encorde sera t-il les maintenir jusqu'à l'imprévisible ?

 

 

 

 

 Code_barre__La_voie_marion

 

 

EXTRAIT

 « Ce qui me fascinait le plus, ce qui m’attirait comme la lampe du jardin attire le papillon de nuit, c’étaient les grandes neiges d’altitude, les pentes lascives qui mènent aux cols, les arêtes dessinées comme un corps de femme qui filent dans un ciel d’indigo. 

La neige, toujours… La neige éternelle.»

 

Joli roman qui se descend d'une seule traite comme un verre de génépi.

Je reste sous le charme de cette belle plume maîtrisée par un auteur masculin qui se met à la place d'une femme et fait ressortir les émotions à l'état pur, comme il se doit à la montagne !

La deuxième partie, ouvre la voie sur l'érosion des sentiments et le vide qui égare et amène inexorablement Marion à décrocher.

Trois personnes : Marion, jeune libraire / Pierre, guide de haute-montagne local / la montagne qui leur fait écho.

 

RESUME

Marion a réalisé son rêve : elle a ouvert sa librairie, bien à elle, au coeur du Chamonix de ses vacances de petite fille.

Elle croit à la promesse d'une vie heureuse avec son guide de mari qui l'entraîne vers l'horizon : la montagne.

 

EXTRAIT

« Il n’y a pas plus solitaire que la lecture, et pourtant quand on a aimé un livre, on meurt d’envie de le faire lire… » p.53

«Je ne sais pas quel est le privilège le plus grand. Celui de partager, ou celui d'avoir à soi ? » p.52

«C'était la pleine lune. C'est peut-être à ce moment là que la montagne est la plus belle. Tellement présente, et e même temps tellement fantomatiqe dans cette lumière de film fantastique. Les croupes de mélèzes, le plan de l'Aiguille, le reg de Pierre Pointue en noir et blanc, mais aussi l'arête des Cosmiques, le Tacul, le Maudit, le Dôme... et le glacier des Bossons, en dessous, qui cascade jusqu'au village dans un délire de séracs blafards. C'est où, la voie Marion ?» p.54

 

AUTEUR

 

M_gnin_Jean_PhilippeJean-Philippe Mégnin vit pas très loin de Besançon.

Il enseigne l'histoire des sciences.

Il a également co-écrit avec Max André et Maryvonne Marmet (date de dépôt : 2005) :

"Quand la plante se livre... voyages en botanique"

 

Contact à l'Université ouverte de la Médiathèque Dole :

Jean-Philippe MEGNIN
Tél : 03-84-69-01-56
Fax : 03-84-69-01-55
Courriel :
 jp.megnin@dole.org

 

LA PRESSE EN PARLE

Le livre nous raconte l'histoire de Marion, la narratrice, qui a ouvert sa librairie, bien à elle, au coeur du Chamonix de des vacances de petite fille. Elle croit à la promesse d'une vie heureuse, avec son guide de mari. Au fil du temps, pourtant, le ciel s'assombrit au dessus-des neiges éternelles. Et encore…elle ne sait pas ce que le passé lui réserve. 
Serge Dumont, Le Progrès, 22 août 2010

« Un roman attachant, qui nous emmène plus loin qu'une simple histoire.
Un premier roman de la rentrée littéraire 2010 à découvrir comme Gavalda en son temps.»
Lydie Zannini, Libraire du Théâtre,  Bourg en Bresse

Un roman très délicat dépassant le genre du récit de montagne pour nous parler des bizarreries de l’amour , je cite : « On a beau dire, les amoureux, c’est n’importe quoi, mais qu’est que c’est bien…»
Jean-Louis Ézine, Le Nouvel Observateur, 26 octobre 2010, Le Masque et la Plume, France Inter

Beau. Simple. Bouleversant et imprévisible.
Christine Piette, Librairie Point-virgule, Montluçon

Les neiges éternelles sous la plume de Mégnin
Avec La Voie Marion, Jean-Philippe Mégnin est l'une des découvertes de la rentrée (…) Un court roman très réussi (…) Les classiques de la littérature alpine appartiennent aux décors de ce roman qui nous transporte pourtant d'avantage dans l'univers des films de Claude Sautet que dans celui de Frison-Roche (…) Le Livre refermé, nous restons sous le charme. 
Samuel Cordier, Le Progrès, 25 septembre 2010

La solitude des cimes
Les neiges éternelles n’existent pas. Rien à voir avec le réchauffement climatique. Ce serait plutôt la morale de La Voie Marion, un livre que l’on pourrait qualifier de roman-torrent par opposition au roman-fleuve. Ici, c’est la force du courant qui paraît évidente. Il y est question de montagne, de ceux qui la gravissent, de ceux qui s’y retrouvent et de ceux qui s’y perdent. Et le plus étonnant, c’est que ce sont parfois les mêmes.
 Laurent Lemire, 23/08/2010, L’Agitateur d’idées

 

LIENS

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Lee Seung-U

 

Bibliographie

Lecture du 6 août 2011

....................... 
Lecture
Traduction  : Français,  Allemand,   AnglaisArabe,   
Parution de l'article, vendredi 2 septembre 2011
Mise à jour  : 2 septembre 2011 

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03 juillet 2011

Au-delà de Saint-Guilhem-le-Désert

 

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 Si Dieu est au Ciel, le Pont du Diable aux Bénédictins, "Saint-Guilhem-le-Désert", cet espace de silence est habité par la présence du Père Christian Cortinovis, ermite depuis 2008 qui a eu le coup de foudre pour ce village médieval où il est venu se retirer du monde.

Statue_Notre_D_me_de_Bonne_Gr_ce_Saint_Guilhem_le_D_sert

Statue de l'ermitage "Notre-Dâme-de-Belle-Grâce"

Il se situe dans la vallée dite "au bout du monde", endroit propice au recueillement par l'absence de l'homme et non de la végétation.

 

Expression"Pour vivre à Saint-Guilhem, il faut échine d'âne, dent de loup et jambe de chien" 

Proverbe

A quelques encablures de l'abbaye de Gellone tant connue, il s'installa à l'ermitage "Notre-Dame-du-Lieu-Plaisant" également connue sous le nom de "Notre-Dame-de-Belle-Grâce", pour prendre retraite dans cette combe et prier l'invisible.

Ermitage_de_Saint_Guilhem_le_D_sert 

Ermitage

_

 

Cette vallée de Gellone est un "désert" de roches dures, calcaire établi sur une barrière de corail formée il y a quelques 145 millions d'années, d'eau pure où les drailles ancestrales sont maintenues.

Il s'agit d'une antique voie de transhumance appelée "grande draille d'Aubrac" qui relie l'arrière pays Montpelliérain au plateau volcanique de l'Aubrac. Elle sera fréquentée jusqu'à la fin du XVIIème siècle, puis abandonnée au profit des nouvelles routes royales carrossables qui sont aménagées au moment de la guerre des camisards (1685-1710). Ce "Camin Romieu" emprunte quatre départements dont la Lozère, l'Aveyron, le Gard et l'Hérault. C'est l'un des trois chemins français du pélerinage de Saint-Jacques de Compostelle.

 Camino_de_Saint_Guilhem_le_D_sert

Calade

Tandis qu'en bas, le village épouse le méandre abandonné du Verdus, au pied de ces montagnes de part et d'autres qui forment le cirque et dont le coeur abrite ce haut lieu de tourisme, sur la rive droite de l'Hérault. Nous quittons le village pour explorer les alentours.  carte itinéraire

Pour accéder à ce circuit, prendre la rue du "Bout-du-Monde" en direction du cirque de l'Infernet. C'est le GR 74 balisé rouge, blanc, jaune qui vous fait passer d'un décor de garrigue à un massif plus accidenté où, sur des terrasses escarpées, poussent des pins Salzman, espèce endémique de taille petite, facilement reconnaissable par ses branches tortueuses. Il doit son nom a un botaniste allemand qui le découvra  au XIXème siècle, lors de ses recherches à Montpellier. Il pousse sur plus de 3000 hectares de terrain appelé "Cap Ginestet". Cet espace offre ses vallons capricieux aux rochers dolomitiques qui forment un curieux musée de chandelles dolomitiques aux formes bombées parsemés de falaises rongées par l'érosion. En dehors de la vue, nous passerons devant des chapelets de grottes, scialets et autres cavités naturelles.

Par delà, le chemin de randonnée serpente en direction de la ferme des Lavagnes (plaine de Lacan, 593m) qui permet de voir un menhir contre une lavagne (mare qui sert d'abreuvoir aux moutons). Ce menhir fut transplanté par le curé en 1865 et christianisé. L'histoire rapporte qu'il fait partie d'un ensemble situé au Lacam mais cela semble inexact par le fait qu'il est taillé dans une roche différente, dolomie pour l'un et pierre calcaire "froide" pour l'autre.

Vous pouvez continuer la visite jusqu'au menhir de Lacam, situé 500 mètres après les Lavagnes en continuant jusqu'au Mas d'Aubert. En face, un chemin de terre vous y amène en bifurquant sur la droite sur 250 mètres. A l'origine, il mesurait 6m50 de haut, actuellement il est d'une hauteur de 4,5 mètres pour une largeur de 1,60 m et une épaisseur de 0,45 m. Il fut brisé en quatre morceaux. Il fut restaurer par la DRAC, il y a une trentaine d'années. Il a le pouvoir de lutter contre la stérilité.

Il y a également le dolmen de la Rigoule au Mas d'Aubert. Il tient son nom d'une source qui niche au abord. Il domine le défilé des Lavagnes et sa situation est dans la partie Sud des montagnes de la Séranne. Ce mégalithe est un dolmen à couloir et il se prolonge sur 4,50 mètres. Il est couvert par une dalle de 3,70 mètres de long sur 1,70 mètres de large, pour une épaisseur qui varie de 0,24 à 0,40m. Au fond se situe la dalle de chevet.

Si vous êtes à sec d'idées, vous pouvez aller admirer un puits en prenant la Combe Bugadière qui vous amène aux ruines du Mas d'Agre. Auparavant, vous ferez un arrêt au Mas de l'Estagnol pour son côté "pagnolesque" assuré à la vue des cyprès, des grandes bâtisses entourées de bergeries... Mais revenons à ce puits non loin des maisons désertées, habillées de lierres.

Ces chemins pastorals étaient ponctués de menhirs, de dolmens, de tumuli dans les Causses, mais comme atteste la lavogne décrite ci-dessus, ils étaient conçus pour que les troupeaux puissent s'abreuver.

D'un pas, deux pas, voici le "chemin des provençaux" qui conduisait les pèlerins à Saint-Jacques de Compostelle vers Gévaudan, sur les traces de l'abbé Saint-Guilhem.

Mais pour y accéder, il faut tout d'abord traverser le lit du "Verdus, petit affluent, qui longe le grand parc devenu parking ou se situait le monastère féminin proche de l'église "Saint-Barthélémy". Laisser sur la gauche, le cirque de l'Infernet avec ses vastes falaises (rocher de la Bissonne, 515 m) dont l'accès se fait par le GR 674 qui passe au dessus de la source du bout du monde. On y accède, par le sentier des "Fenestrettes" où se trouve le pont de pierres dit "l'escaliou".

C'est à cet endroit que le Verdus ressurgit après s'être infiltré dans le calcaire fissuré du causse au-dessus. Nous sommes 300 mètres en amont du village. Il naît sous un éboulis de pente à l'entrée du cirque. Souvent d'apparence sage, il peut devenir capricieux, voire "dévastateur" quand il est gonflé par ses affluents aériens de la Combe d'Arnaud. 

Un chemin pavé commence. Mon regard fait le tour des lacets, pour mesurer la distance qui nous sépare à la crête. En bas les champs d'oliviers cultivés en restanques appelées "Faisses" brillent au gré du soleil. Nous accédons à une ancienne porte de la forteresse après avoir quitter les dernières maisons du village pour se rapprocher du sommet. La végétation change pour faire place aux yeuses et autres chênes.

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Oliveraie

Nous prenons juste après le GR jaune qui monte aux ruines du château du Géant (Castrum Verduni) et sur la crête la garrigue est plantée d'étranges rochers ruiniformes.

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Tour & ruines du château du Géant

C'est l'érable de Montpellier qui est présent dans ce lieu. Nous bifurquons sur la gauche pour laisser sur la droite, les ruines du château "Porte du Désert" et pour longer le flanc de la montagne afin d'atteindre cette échancrure aux allures italiennes. Avant d'entamer ce versant, nous allons jusqu'au belvédère des ruines pour admirer la vue aérienne sur le village.

>> Légende du château du Géant

Un Géant avait élu domicile dans  les ruines du château en compagnie d'une pie. Il terrorisait les populations villageoises. La peur dévorait les habitants et Guilhem décida de se déguiser en servante qui transporte de l'eau au château pour le combattre. "Joyeuse" son épée de tous les combats l'accompagna à la forteresse, épié par la pie qui reconnu Guilhem et s'en alla avertir le Géant.

"Géant, ce n'est pas ta servante qui vient t'apporter de l'eau, c'est Guilhem qui s'en vient pour te tuer"

Mais sûr de son fait et de sa supériorité, le Géant fit fi à la mise en garde et ouvrit la porte de la forteresse.

Il s'ensuivit un âpre combat qui rendit vainqueur Guilhem en projetant son adversaire en bas des falaises du château. La pie s'enfuit.

Depuis ce jour, les habitants de la vallée de Gellone cohabitent avec de nombreuses espèces d'oiseaux.

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Ruines "Châeau du Géant"

Nous rejoignons la piste pour ne plus la quitter. Le plateau offre une vue magnifique sur les plaines alentours. Nous marchons dans une végétation basse ponctuée de cairns qui laisse rentrer les rayons de soleil qui s'imposent à notre peau blanche. Arrivés à un croisement, nous laissons sur notre gauche le chemin qui ramène sur le cirque de l'Infernet qui fait le sujet d'une autre balade pour aller visiter les monolithes.

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Pins Salzman

Nous passons dans la combe du ruisseau du Tras de Castel.

A ce point, la végétation devient plus dense. Nous rentrons sous le couvert de la forêt domaniale de Saint-Guilhem-le-Désert et le spectacle des pins Salzman et des pins Lariçois est saisissant par sa découpe. Si la brume se rajoutait à ce cadre, dans l'espace temps, notre étonnement nous transporterait en Asie tant l'aspect est mystérieux. On jouit d'un panorama unique sur l'ensemble du massif et de la région des garrigues.

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Pins Salzman

De nos jours, on distingue bien les randonneurs des pèlerins qui viennent se recueillir à l'abbaye de Gellone. Cette abbaye qui protège les reliques et trésors tels que les restes de la croix de Jésus-Christ donnait par Charlemagne à Guilhem, mais aussi le souvenir du livre liturgique qui était réservé aux Prêtres pour la célébration des Saints Mystères. Il est daté de l'époque 790-800.

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Pavement

Ce Sacrementaire de Gellone, chef d'oeuvre de l'enluminure carolingiènne aurait été écrit par quatre mains différentes, appartenant au même scriptorium, sous la direction d'un seul chef d'atelier, un scribe nommé "David" de Meaux ou Cambrai. Il était également rubricateur, c.à.d. responsable de l'écriture en rouge vermillon, des rubriques, des titres, sous-titres. L'une de ces quatre mains semble être celle d'une none du nom de "Madalberta" de Cambrai qui fait penser que la collaboration proviendrait d'un cloître double. Ce scriptorium aurait été retrouvé dans le Nord de la France, sans doute à Cambrai c'est pour cette raison que l'origine est incertaine. A l'intérieur, nous découvrons des représentations de la vierge Marie portant une croix et un encensoir, puis la Crucifixion du Christ, Sainte Agathe et les apôtres Matthieu, Jean et Luc. Chaque début de page est décoré d'une majuscule rehaussée en couleur et soulignée de pointillés rouge. Les initiales font apparaître des dessins du monde animal. La reliure est en maroquin brun à décor doré aux armes de la monarchie de Juillet, signé Duplanil 1835 avec inscrustation sur le dos de cette annotation "Missale Gellonenses" qui a aussi le surnom de "Missale de Gillone". On relève des rehauts de couleurs verte, jaune, bleue, orangée. On retrouve ses traces en 1638 dans l'abbaye de Saint-Germain-des-Près. Il est aujourd'hui à la Bibliothèque Nationale de France (BNF) à Paris et ceux depuis 1796.

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Galerie cloître

Les pèlerins portent de simples habits et s'accrochent à leur canne de châtaigniers pour gravir le sentier. Sur leur dos, un baluchon qui vrille au gré de leur pas sur le chemin empierré. Accroché à leur coup, on remarque la fameuse coquille St Jacques et autour de la ceinture, suspendu d'une corde, la bourse en cuir sombre. A chaque pas, j'associe également Witizia, nommé Saint Benoît, fils du Comte de Maguelonne qui prit en main ce lieu pour intégrer la religion catholique. Il fonda également l'abbaye de Notre Dame de la Grasse, Saint-Thibéry ainsi que celle de Saint Chinian. 

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  Cloître

Expression"Cette vallée de Gellone est un lieu si retiré que quiconque aime la solitude doit nécessairement s'y trouver. On s'y voit de toute part environnée de trés hautes montagnes et ce n'est peut-être que pour se livrer à la prière et à la méditation que l'on va chercher une pareille retraite" Ardon, disciple de Saint Benoît d'Aniane

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Architecture

Au retour, une halte s'impose sur la place du village où trône le vieux platane de la Liberté qui ombrage les alentours. Il fut planté comme son nom l'indique le jour de la Liberté.

La fontaine reste une énigme car on ne connaît pas l'origine de son eau. Les moines de l'abbaye de Gellone, auteurs de cette installation du XIIème siècle, emportèrent le secret de la source de la place. On ignore d'où proviennent les canalisations qui conduisent à cette fontaine.

Expression"Le paysage s'égaie. La montagne devient plus accidentée ; en bas, des vallons capricieux ; en haut, des escarpements fantastiques et partout, des pins verdoyants, vigoureux, éparpillés sur les pentes, nombreux et serrés sur les terrasses. Le chemin contourne un mamelon. Nous entendons une clochette. Un pas de plus, voici le Lieu Plaisant." François Dezeuze, l'Escoutaïre 1927

A l'entrée de l'église, le gimel (porche) est du XIIème siècle. Il est occidental.

Au dessus, le clocher en forme de tour est de 1449. Il fut construit pour assurer la défense de l'abbaye.

L'abbaye fut édifiée en l'an 804 par le Seigneur Guillaume Guilhem, conte de Toulouse qui a la mort de sa seconde épouse (Guibor-la-belle) décida de se retirer dans un monastère et laissa ses armes. Mais cette première expérience se passe mal car les moines se plaignent de sa dureté. Il le quitte pour créer son propre monastère.

Potager_Abbaye_Gellone

Potager -Abbaye de Gellone-

ll fit donation d'un morceau de la croix de Jésus-Christ à l'abbaye bénédictine de Gellone qu'il avait reçu de l'empereur Charlemagne qui le détenait du patriarche de Jérusalem. Par la suite, il retrouve son ancien ami d'enfance Witiza qui prit le nom de Benoît St Benoît (mort en 821) à l'abbaye d'Aniane. Saint Benoît est le fil d'Aigulf, comte de Maguelone,  seigneur de Maguelonne dont les terres s'étendent jusqu'à Aniane. Il y construisit son monastère.

Guilhem fonda une "cella" monastique à Gellone, sur le diocèse de Lodève, en 804. La Septimanie s'étend alors sur les 7 diocèses qui dépendent de l'Archevêché de Narbonne. Il demanda des moines à ami d'enfance Witiza d'Aniane. Il rentre comme moine dans cette congrégation pour s'y retirer jusqu'à la fin de sa vie. 

Gillaume, Comte de Toulouse et Duc d'Aquitaine (titres de fonction), fut chargé de l'éducation de Louis, enfant roi, durant son adolescence. Je rappelle que "Comte" qui vient du mot "Comes" qui veut dire compagnon du roi ou en d'autres termes son représentant local et "Duc" du mot "Dux" signifie "conducteur" dans l'armée qui veut dire "Général en Chef". Il était marié à Cunégonde en première noce, ils eurent 6 enfants. Sa deuxième épouse est une princesse païenne d'Orange, nommée Orable,  fille du sarrazin "Desramé" qui se convertit au christianisme pour l'épouser et prend le nom de "Guibroug", ils eurent 4 enfants.  Le père d'Orable avait décidé de lui donner pour époux Thibault et pour honorer ce lien, il devait offrir à son futur gendre un cheval nommer Beaucent qu'il s'emparera pour en faire sa monture lors de ses chevauchées guerrières.

Il fut inhumé en l'an 812 sous le narthex de l'église dans un oratoire dédié à Saint-Michel. Sa date de décès est le 28 mai 812. C'est le point de départ du culte qui lui sera voué durant le Moyen-Age et qu'il fera de ce lieu un passage des pèlerins pour le pèlerinage du Saint Jacques de Compostelle. En l'an 1000, son corps fut déplacé, élevé et déposé dans une confession voûtée aménagée dans la crypte sous le choeur. Il fut canonisé en 1066 sous le nom de Saint Guilhem. Le 23 février 1138, ses reliques sont à nouveau déplacées dans un nouveau sarcophage de marbre blanc paléochrétien posé sur quatre colonnes. Sa fête est le 28 mai.

En 1066, le Pape Alexandre II accorda l'indépendance de Gellone.

Pour ses soeurs Bertrane et Albane qui voulurent se retirer du monde, il fit construire un monastère proche de Gellone. Leurs reliques sont visitables également dans un sarcophage à l'intérieur de l'abbaye de Gellone qui fut déplacé et demeure dans le musée lapidaire de l'abbaye.

Les reliques de la vrai croix, quant à elle, sont disposées dans un sarcophage de marbre blanc posé sur quatre colonnes de marbre blanc, à la demande des pèlerins qui souhaitaient que les malades puissent circuler sous les reliques.

Expression"Tout est curieux à Saint-Guilhem ; il faudrait s'y enfermer avec les moines, pour bien le connaître. C'est un séjour délicieux pour l'historien, le poète et l'artiste..." Baron Taylor

 

Avant 1066, un incendie détruit les bâtiments et les archives. L'abbaye est soumise à l'autorité directe du Saint Siège par Urbain II (1088-1099).

C'est au XIème siècle que l'abbaye prit le nom de Saint Guilhem, après sa restauration. Elle est à son apogée.

Les pèlerins se vouent à Gellone et font des dons. L'abbaye est en pleine expansion et possède des biens au delà des diocèses du Midi jusqu'à s'implanter dans la péninsule ibérique. Sa renommée va de pair avec ses dotations qui la rendent somptueuse au cours des siècles XIII et XIVème par les ornements constitués d'autels, de reliquaires, de vases sacrés... Puis son rayonnement s'éclipse jusqu'au XVième siècle par la par la réforme du roi sur la nomination des abbés (1465, Jean de Gorguilleray, évêque de Lodève).

En 1569, après le passage des protestants, elle fut abandonnée jusqu'au XVIIème siècle où la congrégation de Saint-Maur permet de la restaurer en  1644. Mais la révolution achève les travaux en laissant une ruine, vendue. Elle sera maintenue par différentes entreprises, puis rachetée par les Monuments Historiques en 1840.

1960, un siècle après, elle fut restaurée sur son aspect originel. Son intérieur est de style lombard. L'église est sobre et d'art roman. Elle de conception étroite (6m) et haute (18 m). La clef centrale de l'autel est en tuf percé de fenêtres qui éclairent l'ensemble. Sur le côté droit, on accède au cloître.

1978, le Père Gérard Alzieu sollicite le 8 décembre 1978 la communauté du Carmel-Saint-Joseph viendra s'installer pour marquer de leur présence cette dimension culturelle et spirituelle. Trois fois par jour, matin, midi et soir, ils se rassemblent dans l'abbatiale pour chanter l'office et célébrer l'Eucharistie.

La nef est de type basilical à trois vaisseaux couverts de voûtes en berceau plein cintre qui sont renforcées par des arcs doubleaux qui se poursuivent le long des piliers quadrangulaires et des murs latéraux. Cet ensemble rompt avec la tradition carolingienne représentée par des parois lisses.

L'orgue a été construit avant la Révolution par J.P. Cavaillé, ancêtre de Cavaillé-Coll. Reconstruction du positif de l'orgue en 1984 selon les plans primitifs, par le facteur L. Salch.

L'autel est magnifiquement décoré. Il est taillé dans des marbres noirs et blancs rehaussés d'incrustations de verres colorés.

Le vivier est peu commun dans cette région à la roche poreuse.

La cuve baptismale est d'époque médievale.

La chasse exposée est insérée dans un mur.

L'ensemble est classé par les "Monuments Historiques".

Dans l'aile gauche, on accède au reliquaire de Saint-Guilhem. A droite du choeur, se situe la chapelle où apparaît l'autel dédié à Saint-Guilhem.

Le cloître bâti le long du mur sud de l'abbaye a été dépecé. Chaque élément fut vendu comme biens nationaux par morceaux au XIXe siècle, voire exporté. Le sarcophage de Guilhem fut brisé par les protestants en 1568. La reconstruction du cloître fut reprise en 1658 par la congrégation de Saint-Maur, en deuxième temps au XXème siècle. Seules deux galeries subsistent sur les huit que comptait le cloître. Chaque colonne surmontées de pyramides renversées sont sculptées. Deux entreprises s'y installèrent par la suite comme une filature de coton, puis une tannerie.  Ces 148 sculptures sont une partie du puzzle dispersée soit au musée des Closters de New York. Dons faits en 1906 au Metropolitan Museum par George Grey Barnard, sculpteur et riche colectionneur qui les avait achetés lors d'une vente à Paris, suite au décès d'un amateur, juge de paix à Aniane.  Certains éléments sont dans le domaine du musée Archéologique de Montpellier, au musée de Saint-Guilhem-le-Désert, ainsi que Pierre-Yvon Vernière. Il fut construit au XIIème siècle. Les galeries supérieures furent construites postérieurement et prirent de longues années pour se terminer au début du XIVème siècle.

A l'intérieur, nous retrouvons la tombe de Guilhem qui était le petit fils de Charles Martel par sa mère Aude, soeur de "Pépin le Bref". Son père Aymeri VI est le Comte Thierry, de souche mérovingienne et est apparenté aux premiers comtes d'Autun -Saône & Loire-. Il est son troisième fils. Il est le petit-fils d'Aymeri V, vicomte de Narbonne appelé Aymaud de Beaulande qui était le fils de Garin de Monglane, son arrière grand-père. Il fut élevé par son grand-père avec ces cousins dont le petit Charles devenu Charlemagne. 

Fidèle à Charlemagne dans les guerres contres les sarrasins dont il sort vainqueur jusqu'à Barcelone, comme conseiller et ami, il prit le nom de Guillaume d'Orange et a inspiré la chanson de geste "Guillaume au court Nez" qui narre la lutte des Francs du Sud de l'empire carolingien contre les sarrasins avec l'épisode de son combat avec le Géant, roi Corsolt qui va découper le bout du nez de Guillaume qui prendra ainsi le surnom de "Guillaume au court Nez" ou encore "Guillaume de Fièrebrace". Sa soeur "Blanchefleur" se maria avec le roi "Louis" le pieux, fils héritier de l'Empereur Charlemagne. Il a également pour soeurs Bertrane et Albane. Il ne verra pas toutes les guerres se succédaient.

L'abbaye est logée dans le creux de la partie supérieure du village où au-delà s'étagent en amphithéâtre, les maisons avec leur petit jardin qui surplombent "Le Verdus". Leurs façades sont agrémentées de fenêtres géminées avec une colonnette centrale. Elles sont conçues sur deux étages aux fonctions distinctes : le bas abrite les écuries, le haut le logement. Elles sont souvent exigües et mitoyennes. L'espace d'habitats autour de l'abbaye est découpée en lanières perpendiculaires aux rues. Les parcelles plus profondes que larges sont occupées par la totalité du bâti. La façade se compose d'un mur goutterot fait de pierres calcaires et/ou de tuf. Le haut surplombe souvent des arcs en plein cintre, d'autres affichent une façade romane appareillaient d'éléments sculptés provenant pour la plupart du démantèlement de l'abbaye. Ne manquez pas d'admirer celles de Hilaire, Villaret, Paulet, Lorimy et Sandonato dans la rue de la Chapelle des Pénitents.

Les portes sont ornées de cardabelle dont les branches se déploient par temps sec et se referment pour nous prévenir de l'humidité.  Son nom est "Carline acaule" de la famille des astéracées. Leur présence est signe pour certains de porte-bonheur car elle symbolise le pouvoir du soleil et donc de la lumière sur les éléments ténébreux qui font la force du mal.

Au fond, le cirque de l'Infernet, tel un fer à cheval ceinture cette beauté pour la protéger des vents.

Dans le village, les ruelles étroites serrées contre l'abbaye nous font découvrir les balcons qui cascadent de géraniums lierres. Le village est riche en plantes tant dans les jardinières, bacs que nous pouvons admirer suivant chaque mois. En janvier, le parfum de la coronille glauca. Au printemps, une avalanche de capucines qui trottinent le long des murs. En juillet, le plumbago rampant au bleu gitane ponctue de touches vives les murets.  Les ipomées suspendues aux murs offrent leurs corolles bleues nuit.

Rue du Fond du Four, nous pouvons admirer un cadran solaire inscrit de la devise " Lou temps passo, passo lou ben " (le temps passe, passe le bien). Chaque lopin de terre, nous offre une profusion de couleurs. La terre grasse est nourrie par la rivière avoisinante. La promenade nous entraîne à admirer les fenêtres à meneaux renaissance, des baies géminées, des linteaux gothiques.

La porte du cimetière, au symbolisme troublant, accroche notre attention.

Lorsque vous rentrez sur la place de la mairie, votre attention est portée sur le vieux pressoir à olives. Une plaque nous informe qu'il est américain, daté de 1903 et de marque "MARMONIER LYON".

Le village surplombent les gorges étroites. Après le pond quand on vient d'Aniane, on aperçoit un cours d'eau "Le Clamouse" qui se jette dans l'Hérault.  Cette gorge étroite "La Gastine" ou "désert des poètes" devient l'été, un lieu de prédilection pour la baignade. Je me dois de rappeler qu'il existe des plages aménagées pour se baigner et que certains endroits escarpés comme le lieu-dit "le gouffre noir" qui rappelle la légende de Guilhem qui aurait précipité Satan dans le fleuve, méritent le coup d'oeil mais ne s'offre pas aux bains par le danger qu'il subsiste. Les anciens rapportent qu'il existe des trous. C.à.d., des failles qui aspirent les baigneurs qui se hasardent dans ces méandres. L'Hérault "desrubant fier" s'est tracé sa voie dans cet escarpement de roches découpées en aiguilles.

Je vous offre dans son intégralité la légende : "Un maléfique Diable ne cesser de détruire la nuit le travail journalier des moines constructeurs. En échange de la première âme qui franchirait le pont, il établit un pacte avec les moines. Chose promise, chose due, les Bénédictins baptisèrent un chien qu'ils engagèrent sur l'ouvrage. A son cou, une casserole infernale !!! Dupé par ce stratagème qui le rendit furieux, le Diable n'avait d'autre issue que celle de se jeter par dessus le Pont qui, depuis, porte son nom !

 

Pont_du_Diable

 Pont du Diable

  Photo du site "Les randonneurs montpellierains"

Le Verdus continue sa course joyeuse en nous faisant admirer la cascade dite "Lo Goutch" qui plonge proche du saule pleureur en dessous de l'abbaye. Le spectacle est saisissant par le drapée qui se mélange aux liaines du saule.

Puis l'église romane pour continuer sa course jusqu'à l'ancienne église "Saint Laurent" qui abrite aujourd'hui l'Office du Tourisme. Parlons en, de cette eau appelée "Verdus" qui niche au pied du cirque de l'Infernet, s'entrelace dans les champs d'oliviers pour s'échapper et parfois revenir avec arrogance au travers du village lors de grandes crues. Elle continue sa course pour s'offrir à l'Hérault, notre fleuve. Pour situer les crues du Verdus (Verdun >> forteresse), il suffit d'aller sur la place où une plaque stipule la date du 26 septembre 1907, mais également celle du 22 septembre 1807 qui dévasta le cloître.

En contrebas du village, se situe le "Pont du Diable", témoin de l'ultime entente de Gellone avec Aniane. Cet ouvrage fut édifié vers 1030 (à l'intérieur de l'une des deux voûtes est inscrit 1001) et fut terminé en 1036. Il est constitué de deux arcades principales en plein cintre et deux ouvertures secondaires afin de servir d'écluse lors des fortes pluies. Sa construction rappelle celle de l'abbaye, avec ses éléments de style roman. Certains écrits du Cartulaire témoignent de l'époque du premier âge roman languedocien.

C'est l'Hérault qui s'y frotte et qui prend sa source au pied du mont Aigoual pour finir son périple à Agde, plus précisément au Grau d'Agde et à la Tamarissière où il se jette dans la Méditerannée.  Nous pouvons admirer la roche érodée, cisaillée par l'érosion qui forme les gorges les plus étroites avec ses eaux capricieuses qui serpentent dans ce calcaire accidenté. Lors des crues, les eaux montent jusqu'à 25 mètres. L'eau saigne cette vasque jusqu'au Pont du Diable.

Crue_1907__Saint_Guilhem_le_D_sert

            Inondation d'octore 1907 >> les maisons s'écroulent
                 Photo du site : http://www.meteopassion.com

Carte_postale_de_Saint_Guilhem_le_D_sert

Carte postale de 1927

Non loin de là, les célèbres grottes de Clamouse aux parures somptueuses finement brodées dont on peut profiter par des visites guidées. Mais aussi la grotte du Sergent à la "Combe du Bouys" (Combe du buis). Son nom lui viendrait de cette légende que les villageois relatent. "Un vieux soudard s'y serait retiré à la fin des campagnes Napoléoniennes pour y vivre et y terminer sa vie". Mais au delà de cette légende,  le mot "SERGENT" proviendrait du mot "SOURGENT" ou "SOURGENE" qui tirerait racine du mot "SOURD" qui serait issu du mot latin "SURGERE" qui se traduit par le "NOIR", "L'OBSCUR" dont cette cavité cachée et secrète serait l'interprétation des ténèbres qui s'allie bien au mot latin "GENOS" d'où vient le mot "GENE" qui traduit ce qui intrigue, impressionne et met mal à l'aise. Cavité colorée de "NOIR" par l'oxyde de manganèse dont les deux exutoires sont situés à plus d'un kilomètre de distance. Ces galeries dont la "Grande Diaclase" (découverte par SEGUI J. & MONTEL R., le 7/09/1947) et la "Grande Branche" se méritent. On y découvre dans la galerie de la "Grande Blanche", la salle du "Grand Pillier". Certains édifices de cette grotte visitée par E.A. Martel (5/07/1889) lui doivent leurs noms de Sept-Colonnes, le Dais, les Draperies, la Forête, le Grand Pilier... Des multiples recherches, surgissent le "Lac des Paresseux", le "Lac du bain", le "Lac des Draperies" et le "Grand Lac Nord" qui permet d'atteindre le réseau parallèle. Ces eaux résultent de la source du Cabrier.

 

La grotte "Charlotte" se situe sur la même corniche que la Baume de l'Olivier. C'est une galerie de 20 mètres qui se termine par deux avens montants (découverte par MONTEL R., en 1948).

Voici une petite anecdote, concernant cette grotte. La grotte "Charlotte" a abrité pendant l'occupation, Pierre Joyeux dont le pseudonyme était "Charlotte". Quelques années plus tard, en 1959, le 12 octobre très exactement,  Pierre Joyeux commit un crime dans la Calanque du Jonquet, sur la plage des naturistes non loin de Fabregas. Pierre et Robert étaient de vieilles connaissances qui s'étaient connus dans le camps de naturiste. Après avoir passé la soirée en compagnie du jeune couple, dans une taverne où ils partagèrent un verre, le couple rejoignit sa tente. Au milieu de la nuit, Robert fut interpellé par Pierre Joyeux qui lui demandait de sortir de la tente. Il tua son ami Robert BESSOUDO, étudiant en électronique âgé seulement de 24 ans qui était devenu son rival. Pierre Joyeux était épris de Germaine SCIORELLA, la chère et tendre de Robert BESSOUDO. Armé de son 22 long rifle, il tira à bout portant deux coups de fusil en direction de Robert BESSOUDO, en présence de Germaine. Germaine demanda à Pierre qu'il lui donne le même sort. Elle se jeta à terre, embrassa le visage de son bienheureux désormais passé au trépas. La jalousie semble être l'origine du drame. Pierre Joyeux, alors âgé de 38 ans pris la fuite. A l'aide d'un kayak, il se dirigea vers l'île du Levant, un parcours de 40 km. Il se présente comme un philosophe barbu qui garde les chèvres, écrit de la poésie et vend ses fromages. L'île appartenait à une femme excentrique, Madame Marcel Henry qui autorisait 52 personnes à y vivre. Les voitures n'y sont pas autorisées et la sélection se fait sur des critères personnels de la châtelaine nommée Marceline. En outre, elle est éprise de belles lettres et affectionne les poètes et décide dans les années 50 que cette île sera un lieu de villégiature pour écrivains. La connaissance de Jean Paulhan de la Nouvelle Revue Française -N.R.F.- est décisive. En 1921, Mr Marcel Henry achète Port-Cros. Une belle société lettrée s'y installe. Jean Paulhan loue pour Gallimard, la Vigie de Port-Cros. Elle pose comme condition de pouvoir lire leurs écrits. Marceline avait épousé en 1911 Marcel Henry, notaire d'Avignon. Elle se réfugie pour la première fois sur ce lieu avec son amant, Jean Picard, Sous-Préfet d'Avignon mais aussi poète qui publie sous le nom de Claude Balyne. Jean Picard a la tuberculose et l'air marin lui est salutaire. Le couple illégitime semble être au Paradis et s'installe à Port-Cros dans "La Maison des Galères", à l'entrée du Vallon de la Solitude. Marceline est fascinée par ce lieu et l'écrit à son époux qui les rejoint. Il vend sont étude pour réunir les fonds afin d'acheter les droits de propriété à Mme Crotte, veuve du propriétaire de "La Maison des Galères" et de l'île. Marcelin participe à l'épargne en reprenant le restaurant "L'auberge provençale". Elle se fait appelé Marceline Balyne. Jusqu'à la deuxième guerre, il y règne une merveilleuse liberté. Claude Balyne publie chez Gallimard "L'île Fée" qui est un recueil de proses et de poèmes sur Port-Cros. Claude Balyne meurt le 31 mai 1930 à Port-Cros. Marceline revient avec son époux et redevient Marceline Henry. Ils habitent au "Fort du Moulin", au dessus du port. Marcel meurt le 8 octobre 1953 et Marceline Henry (1884-1966) y demeure jusqu'à sa mort en 1966, à la suite d'une opération. Elle est enterré à Port-Cros à côté de son mari et non loin de son amant. Il était devenu écrivain en lutte contre l'humanité et elle lui accorda de rester deux étés sur l'extrémité de l'île, dans une cabane. Tout nu, libre, il joue du vilolon. Il y séjournait depuis son divorce. Son lit fait d'algue connu ses amours avec Germaine Sciorella, jeune-fille de 24 ans qui venait de Toulon, amie de la propriétaire. Belle, elle avait gagné un concours de beauté. Ses cheveux bruns, sa taille fine, ses yeux éblouirent Pierre Joyeux. Elle se mit en ménage avec lui, mais après les ébats et malgré qu'il eut publié son livre, elle fut désabusée et quitta l'île. Pierre Joyeux partit à sa recherche. Elle travaillait comme commis dans un magasin dont la famille de Robert BESSOUDO était propriétaire. Elle devint sa petite amie, mais un jour Pierre Joyeux les vit. Lorsque Robert BESSOUDO partit au service militaire, il essaya de récupérer son amour en lui promettant de vivre dans l'aisance. Lors d'une perme, elle retrouva Robert BESSOUDO sur la plage, un samedi soir. Après l'accident, elle courut et interpella un pêcheur. Il avait écrit un livre dont le titre "Ce n'est rien, c'est tout", aux éditions "Debrasse" dont la phrase clé est "Le crime est la raison de l'être vivant, car pour que la vie continue, il faut qu'elle tue".  Les recherches menées par l'Inspecteur Maurice Laugier se portèrent sur les falaise de Sicié, dans l'île du Soleil Levant, nommée "Port Cros". Après deux jours de recherche vaines, l'enquête n'aboutit à aucun indice. Certains pensent qu'il aurait pu vivre dans une grotte avec des réserves de vivre car cette île a la réputation d'être le refuge des évadés car son environnement est propice à se cacher car de nombreuses grottes sont cachés par les taillis. Le 20/10/1959 paraît dans le journal "Le Parisien" N° 4699 que le meurtrier est recherché dans l'Hérault, tandis que la maison de Germaine SCIORELLA est gardée. C'est en juin 1961 qu'un matelot qui se promène dans le maquis de Port-Crois aperçoit une corde accrochée à une branche de pin. Il s'approche et trébuche sur un squelette. Un peu plus loin, lors de l'enquête menée à la suite est retrouvé un carnet où est tracé la vie de Pierre Joyeux jusqu'à la date de son suicide par pendaison, le 25 septembre 1960.

Pour les amateurs de grimpe, vous pouvez profiter de la voie "Carmina Burana" (6 B) de 180 m en dévers sur une roche sculptée à trous, lunules et strates.

Au niveau faune, nous y retrouvons le scorpion jaune appelé "Buthus occitanus".

Sur la flore, mon recueil est le genêt balai, le chêne vert ou yeuse, les pins salzman, le chêne blanc, le ciste cotonneux ou celui à feuilles de sauge, l'euphorbe, le fenouil, le spartier à tige de jonc plus connu sous le nom de "Genêt d'Espagne", le genêt des teinturiers, le pistachier, le panicaut, l'épine blanche, le romarin, le thym, la ronce...

Sa réputation d'être l'un des plus beaux villages de France, lui vaut d'être classé au patrimoine mondial par l'Unesco en 1998, au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle.

_

Mais revenons à ce prêtre spiritain. Après dix années d'études scientifiques, il part travailler en Allemagne. Il rejoint Dieu en se convertissant comme prêtre spiritain, missionnaire en Afrique, puis en Amérique du Sud. Suite à des problèmes de santé, il rejoint "les Apprentis Orphelins d'Auteuil" à Lille. Après une première retraite selon les exercices de Saint Ignace de Loyola, il désire vivre en ermite.

Ermite_de_Saint_Guilhem_le_D_sert_2011

Prêtre spiritain

Il demande l'autorisation à son supérieur et à l'archevêque de Montpellier de prendre mission pour vivre un apostolat basé sur l'accueil, la présence et l'accompagnement des personnes. Se poser, pique-niquer ou se ressourcer dans cet endroit bien franciscain relève du rêve. Cette retraite est blottie dans un creux du rocher à l'abri du vent et du soleil.

On y trouve une petite chapelle et ses annexes qui remontent du temps de Jean d'Albe qui obtint une bulle papale en 1395 pour y établir un lieu de prière. Cette chapelle fut dédiée à la Vierge Marie et placée sous la tutelle de la paroisse "Saint-Barthélémy-du-Désert".

Chapelle_ermitage_de_Saint_Guilhem_le_D_sert

Ce sanctuaire est de forme simple avec un petit clocher qui s'égaye d'une cloche.  Elle fut fondue à Pézenas le 30 juillet 1787.  Je suis entrain de penser, de ce fait, à la cloche de mon horloge qui a été conçue à Hérépian.

En 1860, l'ensemble s'agrandit d'une salle qui aujourd'hui est composée d'une écurie, d'une cave et d'un magasin avec à l'étage 7 pièces.

Derrière la façade principale se trouve l'entrée de la chapelle. Un porche lui fait face et est creusé dans la paroi rocheuse. Une source suinte goutte par goutte de la roche. Elle fournissait l'eau pour le potager et la bâtisse. On peut s'y rafraîchir. Dans le roc, est creusé un caveau pour les défunts frères retirés dans ce lieu pour une vie monacale austère. Cet ermitage connut une fréquentation régulière. Les archives relatent qu'en 1631 seulement deux ermites y vivaient. Les ermites cultivaient les maigres terres alentour, mais accomplissaient d'autres tâches comme soigner les habitants et porter l'extrême onction.

Une quantité de blé fourni par l'abbé, leurs était attribué, en provenance du château de Ferrussac situé sur le Larzac.

Le temps emporta le silence des moines et ce sanctuaire abrita des squatteurs. Afin de protéger ce lieu de toute décadence, un chemin de croix fut conçu en 1844, ponctué de processions. Certains vestiges subsistent.

Cette communauté lui a permis d'installer un insert afin de ne pas avoir froid dans sa cellule après avoir entrepris des gros travaux de réhabilitation. Les Apprentis Orphelins d'Auteuil lui confectionnèrent des volets pour finir d'isoler ce lieu.

C'est avec l'aide des hommes du village, d'un groupe de chasseurs et la jeunesse qu'il s'installe dans ce lieu, blotti au creux d'un rocher et qui abrite le sanctuaire "Notre-Dame-du-Lieu-Plaisant".

Ces journées sont ponctuées de prières. Dès 2 heures du matin, il prie pendant 1h30. Puis, après un repos jusqu'au lever du soleil, il s'offre à la prière jusqu'à 10h30. Là, il s'adonne avec deux personnes du village, à rétablir l'ermitage. Une pause quotidienne d'une demi-heure pour prendre le repas vers les midis. Un nouveau temps de prière de 15h30 à 17h30. Puis reprise jusqu'au coucher du soleil, de la restauration du bâtiment qui fut inhabité pendant 20 ans.

De nos jours, deux processions vouées au culte de Saint-Joseph subsistent. Elles sont également appelées APLEC. Un oratoire est à l'entrée qui accueille le pèlerinage de la "Saucisso", en reconnaissance de la fin de la peste en 1628 et le pèlerinage de "Las Nougas".

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Dans la grotte du Sergent, au lieu dit "La Baume de l'Olivier", jusqu'en 2009, un autre ermite nommé "Frigoule" était installé. Son nom, Michel Doss fait référence, la haut, dans la Baume de l'Olivier car il aimait observé et était incollable sur les noms des plantes de garrigue qu'il pouvait vérifier à tout moment sur sa bible, dictionnaire des plantes. 

Sa demeure, simple, n'avait pas de point d'eau. Il régulait cette absence en allant au fil des saisons de la grotte de la Baume Charlotte, à l'ermitage Notre Dame du Lieu Plaisant mais il favorisait la Combe de Gellone. A la saison sèche, il descendait proche du village et logeait dans le cirque de l'Infernet. De temps en temps, les randonneurs lui échangeaient contre monnaie un bouquet de plantes aromatiques qu'il confectionnait avec vertu. Lors de la cueillette d'olives, il aidait dans les plaines. Nombreux sont les habitants qui ont partagé leur repas avec "Frigoule" car il avait l'éloge de saisir l'assemblée lors de ces discussions.

Il s'est éteint à Montpellier en début d'été 2009. Dans les registres, on peut voir qu'il est né en 1927, dans le département de l'Eure.

Le village de St Guilhem est marqué par des étapes dans l'histoire. En 1626, le village fut dévasté par la peste.

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Saint-Guilhem, s'est aussi un haut site d'escalade du Thaurac de l'Hortus.

Le saviez-vous ?

C'est Charlemagne qui inventa l'école.

"Guilhem" veut dire "Guillaume", en catalan.

Le fleuve l'Hérault contient de l'or. Son nom Auroris, au 1er siècle avant Jésus-Christ, puis Aréror au Moyen-Age jusqu'en 1790 où il prit sa dernière appellation en découle.

Jean-Joseph CARRIE a été maire Saint-Guilhem-le-Désert de 1804-1808.

Note

Les habitants de Saint-Guilhem s'appellent les Saute-Rocs.

Un incendie dévasta le maquis en 1973.

Autrefois, les moines de l'abbaye de Gellone indiscipliné venaient faire pénitence dans la prison de l'ermitage.

 

Circuit           
> Durée 4 heures
> Accès : De Montpellier, prendre la N 109 jusqu'à Gignac, puis la D32 jusqu'à Aniane.  Continuer sur la D27 et la D4 jusqu'à Saint-Guilhem.

> Parking du Pré-des-Pères dans le haut du village.
> Carte IGN au 1/25000 (N° 2642 ET)
> Info : Office du Tourisme de Saint-Guilhem-le-Désert - vallée de l'Hérault
           2, rue Font-du-Portal - Tél. : 04 67 57 44 33 - www.saintguilhem-valleeherault.fr

Lien

www.chemin-st-guilhem.fr

Refuges

. refuge des Rajas

. Gite de Mr Pelletier - 38, rue du Font du Portal - 04 67 57 34 00

. ou 04 67 88 60 59 (recommandé pour son originalité).

. Abbaye de Gellone
  2, Grand Chemin du Val de Gellone
  34150 St Guilhem-le-Desert
  Tél. : 04 67 57 75 80
  Fax. : 04 67 33 56

A voir

Source de Montpeyroux, avec le Trou du Drac. 

Bibliographie

Randonnée 21 mars 2011

Récit de Pierre Bellemare sur Pierre Joyeux

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....................... 

Reportage
Traduction  : Français,  Allemand,   Anglais,
Arabe,   
Parution de l'article, mercredi 3 juillet 2011
Mise à jour  : 27 février 2014

 

 

 

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24 mai 2011

La grand-mère de Jade ~Frédérique Deghelt~

 

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Ce roman est le livre de la lecture, de la connivence qui s'instaure par les échanges.

 

LagrandmeredeJade

 

Auteur
Frédérique DEGHELT

Titre
La grand-mère de Jade

Collection
Un endroit où aller

Parution
Janvier 2009 - 391 pages - Actes Sud

 

>> "Le temps de lire, comme le temps d'aimer, dilate le temps de vivre" de Daniel Pennac

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C'est l'histoire de la rencontre de Jade, jeune journaliste indépendante et de Jeanne, sa grand-mère dite "Mamoune". Pour éviter la maison de retraite à sa grand-mère dont le temps entraîne quelques faiblesses, sa petite-fille l'invite à quitter sa vie calme de savoyarde pour partager sa vie parisienne et son domicile. Au travers de ce partage, elles se découvriront par la relation qu'elles ont avec la littérature.

Ce récit a deux voies nous amène à découvrir les deux personnages, si proches par leur célibat, si éloignés en âge par les 50 années qui les séparent, en mode de vie, mais en quête d'attention mutuelle. Ainsi, Mamoune va épauler Jade dans la rédaction de son livre refusé par les éditeurs. Leur relation se construit dans l'amour des mots et sa lecture témoigne de cet amour respectif.

L'audace du mélange de générations nous fera découvrir des moments précieux sur les liens affectifs qui remplissent leur vie quotidienne de reconnaissance, de bonheur, de courage d'être heureuse, de sens qui donnent un regard admiratif et nous font savourer les annotations sur ce quotidien, voire les grapiller pour déguster cette fraîcheur que Mamoune sait bien illustrer malgré son âge avancé.

La lecture et l'écriture harmonisent leur vie respective et s'instaure une bienveillance mutuelle par la découverte de l'être cher.

Expression"J'ai beaucoup lu, depuis très longtemps. Je suis une lectrice assidue, une amoureuse des livres. On pourrait le dire ainsi. Les livres furent mes amants et avec eux j'ai trompé ton grand-père qui n'en n'a jamais rien su pendant tout notre vie commune" dit Mamoune

 

Expression"Jade eut l'impression que Mamoune lui assénait cette révélation comme si elle avait le trottoir, transformant la lecture en une activité inavouable" Jade

Expression"Je suis entrée dans les livres par effraction, sans l'instruction qui donne le goût et l'aptitude à la lecture. En ouvrant des livres, j'ai choisi la pire chose qu'une femme de mon milieu puisse faire. J'ai contemplé longtemps. Puis j'ai refermé la porte, mail il m'était désormais impossible d'oublier ce que j'avais entrevu : un espace immense dont je ne pourrais plus me passer" dit Mamoune

Expression"Lire était synonyme d'oisiveté et de fainéantise et considéré comme une énorme perte de temps" dit Mamoune

Après "La vie d'une autre", Frédérique Deghelt nous fait découvrir ce nouveau roman qui se conclut sur un joli épilogue, toujours sur la vie d'une autre où l'on rencontre la trajectoire de cette personnalité qu'est Mamoune, la grand-mère de Jade.

 

Expression"Je me souviens d'avoir été fascinée par le miracle des bons livres qui arrivaient au bon moment de la vie. Ceux qui parfois tombent des étagères pour venir répondre à des questions que me posait l'existence. (...) J'ai tout vécu, j'ai mille ans et le dois aux livres" dit Mamoune

Biographie

Fr_d_rique_DegheltGrande voyageuse dans l'âme, Frédérique Deghelt est avant tout journaliste et réalisatrice de télévision.

Frédérique Deghelt a publié son premier roman en 1995 "La valse renversante" aux éditions Sauret. En 2007, se rajoute à son palmarès "La vie d'une autre" qui raconte la vie d'une femme qui a effacé de sa mémoire les douze dernières années de sa vie et "Je porte un enfant et dans mes yeux l'étreinte sublime de celui qui l'a conçu" qui est un recueil de poésies, illustré par la photographe Sylvie Singer-Pergall, puis le 28 mars 2011 "La nonne et le brigand" aux Editions Actes Sud. Ce dernier a reçu le prix de la "Closerie des lilas" en 2011.

Le 20 décembre 2010, elle obtint le prix "Solidarité" pour "La grand-mère de Jade", pour les valeurs d'humanistes et de solidarité.

Elle vit à Paris, sur la butte Montmartre.

Site de Frédérique Deghelt

Expression"Il faut s'aimer en écrivant, se haïr en se relisant, et se tenir à l'oeil en réécrivant" de Hubert Nyssen

 

 Avis personnel  

Les personnes si attachants s'enregistrent dans cette lecture douce, où l'on goûte la quiétude de la vie de Mamoune qui inonde de tendresse sa petite-fille. Jade égrène d'attention et de suivi, l'arrivée de sa grand-mère dans sa vie.

Le style de l'auteur n'est pas désagréable mais reste sur la première partie un peu lent pour s'attacher à décrire la banalité du quotidien. Il s'amplifie au fil de leur découverte, de leur épanouissement personnel et nous déroule la vie qui permet de le reconsidérer sur un autre angle.

Ce livre fait référence à des lectures que je vous invite à rencontrer comme Flaubert, Musil, Jane Austen, Stendhal... Il nous interroge sur la place dez personnes âgées dans notre société et des rapports que nous entretenons avec nos proches.

Les blogueurs qui en parlent

MarieCuné, Les livres de George

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Lecture

Traduction  : Français,  Allemand,   Anglais, Arabe,   
Parution de l'article,  23 mai 2011
Mise à jour  : 23 mai 2011

 

 

 

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09 mai 2011

Les dunes de Merzouga ~Sablier du temps~

 

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Nous discutions du temps qui passe et mes doigts tournèrent le sablier qui ornait le cuir de son bureau. Le sable me fit rêver à ces dunes imaginaires, si lointaines et hors du temps que l'on rencontre parfois dans les déserts.

Je lui demandais s'il avait visité Merzouga. Connais-tu ces dunes de sables ?

Je fus interpellé quand il me dit : "Les heures sahariennes".

Dunes_de_Merzouga_MAROC_06

Photo "Temps de pause, tant de poses", site de ma fille 

Il me fit un bref descriptif géographique car j'ignorais sa situation.

Merzouga est réputé pour ses dunes car il est le plus grand erg du Maroc qui se trouve à 50 km d'Erfoud. Ils sont au nombre de deux avec Chigagan, pas nombreux ! Elles sont appelées aussi dunes d'Erg Chebbi et d'Erg Chigaga.

Puis, la conversation s'enrichit de son vécu avec ses souvenirs. Il avait la faculté de reconstituer sa promenade en la complétant de ses découvertes. Il reprit :

Ce sont donc les premières qui abritèrent notre bivouac dans le sahara marocain sur l'itinéraire des caravanes pour Tombouctou.

J'avais l'impression de passer une dune après l'autre, tant son visage se perlait de souvenirs qui remontaient pour ébaucher cet épisode.

 

 Dunes_de_Merzouga_MAROC_08

       Chèche

Le cordon se prolonge sur 22 km du nord au sud et sur 5 kilomètres d'ouest en est. Le sable a le pouvoir de changer de couleur au gré de l'intensité de la luminosité. Mais magie pour magie, il a également des vertus thérapeutiques. Il est dit qu'il a la vertu de soulager des rhumatismes, lorsqu'il est chaud.

 

Expression"les sables qui chantent parfois remplissent l'air avec les sons de toutes sortes d'instruments de musique, et aussi le bruit des tambours et du choc des armes" Marco Polo

Dunes_de_Merzouga_MAROC_07

Un thé au Sahara

Dunes_de_Merzouga_MAROC_09

Bivouac

Les dunes sont les portes du Sahara et sont seulement à 40 km de la frontière algérienne accessible seulement par le vent. Le lac IRIKI fait frontière avec l'Algérie.

Au fait, connais-tu le chant des dunes ?

Ce phénomène m'avait été rapporté comme une légende écoutée par certains, refusée par d'autres. J'imaginais le sable chantait lorsque le vent le pénétrait. Or, il m'a été donné une autre explication car ce son émis est déclenché lorsque l'on marche sur le côté le plus pentu de la dune qui entraîne la vibration des couches de grains de sable qui se chevauchent et dévalent la pente (congère) en émettant par leur frottement une mélodie dont la fréquence peut aller de 60 à 105 Hz, selon la taille des grains et produire un son sur la surface de la dune appelé "chant".

Cette mélopée venue des cordes vocales de la Callas du sable confère un climat envoûtant. Des notes vocales se distinguent par leur puissance lorsque le sol mugit et vibre comme un tremblement de terre. Dualité du solide et du fluide qui se synchronisent pour offrir cette résonance acoustique. Quelle métamorphose !

Seulement 31 dunes qui mugissent sont répertoriés sur terre.

Expression"Un corps est liquide lorsqu'il est divisé en plusieurs petites parties qui se meuvent séparément et il est dur lorsque tous les parties s'entretouchent" René Descartes

Dunes_de_Merzouga_MAROC_03

Mugissement

La conversation s'engageait sous une autre forme et me faisait penser à ses esprits qui rôdent dans le désert dont Guy de Maupassant décrivait dans sa nouvelle "La Peur". Mon esprit s'évadait, s'éloignait de la réalité, mais le son de sa voix me ramena à la discussion.

Dunes_de_Merzouga_MAROC_04

          Réalité ou fiction

 

Dunes_de_Merzouga_MAROC_05

       Dromadaire

Elles mesurent en moyenne 150 m, mais peuvent atteindre jusqu'à 884 mètres pour la plus haute. Elles sont alors appelées "Ghoust" car elles surplombent l'erg et permettent de voir les grands espaces plats, désolés car arides, souvent rocailleux (grès) appelés "reg". Il faut dire qu'à cet endroit, il n'y a pas âmes qui y vivent.

On dirait des collines d'où leur nom qui provient du mot néerlandais "duin".

A ce moment là, il évoqua les travaux d'un britannique Ralph Bagnold qui au début des années 1940 entreprit d'étudier les mécanismes de la formation des dunes de sable. Je n'ai retenu de ce phénomène qu'il était similaire à celui des dunes de neige ou celles présentes sur Mars car il était régi par la relation de proportionnalité. Universelle malgré des milieux si opposés.

Je ne connaîtrai pas les dunes qui chantent car rien ne semble bouger dans ce décor de sable. Je ne connaîtrai pas les tempêtes de sable qui empêchent la monotonie de figer le décor. Les vents réputés violents n'étaient pas du voyage.

Ce désert de sable est constitué de dunes transportées, toilettées par le vent et ressourcées par la pluie qui permet de créer des zones de patûrage. La végétation fixe les dunes dites mortes. Ces courbes au zone d'ombre sont comme un visage qui se gomme et estompe son maquillage pour reflèter ses nuances. Ces dunes dites vives ont l'allure de croissants et sont appelées "barkhanes". Elles se déplacent dans le sens du vent et suivant un certain seuil. La vitesse du vent diminue en fonction de l'altitude. L'érosion de la base de la dune dit socle permet le dépôt du sable, sur l'autre versant. Ce nouveau monticule est la naissance d'une future dune dont les paramètres de sa grandeur sont définis par "la loi d'échelle" qui est le rapport entre la densité des grains et l'interaction du vent sur le sable.

Le vent dit "Chergui" est redouté.  C'est un vent chaud qui vient du Sahara qui ressemble au Sirocco.

Dunes_de_Merzouga_MAROC_01

Au loin                            Photo "Temps de pause, tant de poses", site de ma fille

Autour de moi, les pieds se dénudaient pour plus de sensations. Mes pas mouvaient dans cet équilibre car le sable chaud s'efface sur la touche de nos pas. Mes talons s'enfonçaient.

Puis, il ramena le fil de la discussion à son aventure qui avait commençait en fin d'après-midi.

 

Expression"Le désert est beau, ne ment pas, il est propre" Théodore Monod

 

Le spectacle est pour bientôt. Il se déroulera en deux temps avec la promenade à dos de dromadaires pour aller admirer le coucher et le lever du soleil sur les dunes.

Auparavant, nous avons rejoins notre groupe pour préparer la traversée. Les dromadaires attelés étaient prêts. Beaucoup d'hésitation se mêlaient à l'envie du voyage car après être monté sur le dos du dromadaire, la bête semble énorme et nous positionne au coeur du problème lorsqu'on prend assise. Comment va t'on s'ériger vers le haut ? D'un coup, un sabot se projète vers l'avant et se démultiplie en deux temps pour s'élever sur ses longues échasses. Impressionnant, mais la sensation la plus forte est pour plus tard ! (vous vous doutez bien que nous venons pour les sensations).

Le départ est prévu une heure et demie avant le coucher du soleil pour profiter de la tombée de la nuit. Nous commençons donc à nous acheminer et le balancement rythmé cadence notre marche de dune en dune. Nous montons, puis descendons les dunes successives avec de temps en temps un petit crochet tout le long de la crête.

Notre guide marqua un temps d'arrêt à un point précis. Il posa ses chaussures car ces pieds élastiques s'adaptent au sable. C'est mécanique. Il est dit que le sable chaud soulage les membres. Je regardais ses pieds abîmés affronter la surface ridée par de grandes ondulations parallèles.

 

 

Expression"Parler du désert, ne serait-ce pas, d'abord, se taire, comme lui, et lui rendre hommage non de nos vains bavardages mais de notre silence" Théodore Monod

 

Sa force d'en l'observation m'entraînait à penser au temps qui s'écoule et qui marque notre âme mais pas ce lieu, dont la régulation s'accroche à un autre système.

La chaleur était toujours présente. Il faisait 45° au mois de septembre ! A l'horizon, se profile des mirages. L'étendue laisse percevoir des lignes de crêtes en arc de cercle. La mer de sable se profile sur plusieurs kilomètres, parfois du manteau de sable, des roches affleurent, comme un squelette accroché digne d'un crétacé. Quelle architecture !

Grâce à son image, nombreux sont les photographes qui essayent de surprendre son épiderme qui se nuance par son grain fin qui fréquemment passe du blond à l'ocre orangé.

Notre caravane s'enfonçait doucement dans cet état. Débarassé de mes pensées, de tous sentiments, j'allais à la rencontre du silence. Mes yeux vagabondés sur ce sable mouvant. Le jeu des ombres sur la jolie teinte rouge orangé des dunes dessinait harmonieusement le paysage.

Au loin, nous apercevons d'autres caravanes qui s'éloignent. Après avoir atteint le sommet de l'une d'entre elles, notre guide nous fait descendre sur le versant le plus abrupt. Impressionnant de dégringoler cette montagne de sable. La pente est raide vu de notre assise. Les pas du dromadaire s'enfoncent dans le sable et donnent une cadence soumise aux aléas de la stabilité.

Chaque dune a un nom.

A l'arrivée, à notre campement (jaima), le cérémnial du thé nous accueille avec des chants traditionnels accompagnés du tambourin.  Trois thés pour rester dans la tradition berbère avec leur représentation, "Le premier est amer comme la vie, le deuxième est fort comme l'amour et le dernier est doux comme la mort", notre guide nous annonce.

Notre bivouac est posé dans un creux à l'abri des vents de sable. Il est composé de tentes berbères ornés de tapis multicolores posés à même le sable.

Puis vient le repas traditionnel servi par les touaregs devenus restaurateurs le soir pour nous servir les mets représentatifs de ce lieu : chorba, tajim et salade d'orange.

Sous ces vêtements ombrent nos guides Muhammad, amicals et disponibles. Ils parlent bien le français et l'anglais.

 

Expression"On va au désert pour étancher sa soif de Liberté" "Son charme, le désert l'emprunte à l'éternité"  extrait de "Aphorismes du désert de Ibrahim al-Koni

Son épopée me fait penser à ce peuple, les Garamantes, Berbères à peau noire, nomades qui traversaient le désert et faisaient le trafic d'ivoire, de métaux précieux et d'esclaves. Ces cavaliers d'où vient une partie de mes origines effacées par ce mélange entre l'Orient et l'Occident.

Nous nous installons pour admirer la voie lactée et nous fûmes surpris de voir des étoiles filantes.

Expression"Vise toujours la lune, même si tu la rates, tu atterriras parmi les étoiles" (proverbe arabe)

Les rayons de soleil qui s'accroissent le matin, ouvre la vue sur ce paysage dunaire. L'immensité du désert à perte de vue est un panorama à savourer sans modération. Des traces de fennecs sont les seules marques de vie. Tout semble figeait. De temps en temps un scarabé s'entête à s'éloigner, vers où ?

Nous n'irons pas voir le lac asséché, car il est trop loin. J'aurai aimé voir cette étendue qui évoque un  paysage lunaire car au vu des commentaires lus, cela semble saisissant. Le sol est craquelé et fait ressortir des formes découpées qui rendent ce payage comme à nul autre pareil.

Notre bivouac prend fin pour nous ramener.

Notre marche nous amène vers la plus grande dune afin de surfer. Elle est anormalement grande, en forme d'étoile. Cette pyramide de sable est dure à gravir à en croire notre compagnon qui essaye d'atteindre le sommet avec son surf. La pénibilité semble égaler la neige, lorsqu'on veut faire de la luge. D'un moment à l'autre, il va atteindre le sommet et savourer cet instant avant de nous donner le spectacle de sa descente.

 

Malheureusement, il ne choisit pas le côté le plus ecarpé et peine à s'élancer pour nous démontrer les arabesques de son jeu. Il écume sa défaite, mais au grand dam, nos accompagnateurs prirent la situation en main et montèrent à tour de rôle dessus.

C'était irréel de voir l'homme bleu, avec sa djelaba, sur le surf. Le tissu flottait au gré du vent, la photo fut prise.

Dunes_de_Merzouga_MAROC_10

Dunes_de_Merzouga_MAROC_02

Guide au vent

Le chemin m'amène à penser à ces anciennes pistes du commerce caravanier qui ont fait l'histoire du désert. Je me sens cavalière, commerçante...

Que le mot désert est impropre à ce lieu qui a vu tant de caravanes s'élançaient. Les chameaux suivent la trace qui se perd à l'infini. La vie s'éveille au lever du jour dans le désert. Le camp est démonté, les dromadaires sont chargés, la caravane se met en route pour Tombouctou... Escale, chacun s'atèle à sa tache, le pain est mis à cuire dans le sable.   La méharée reprend la route.

Dunes_de_Merzouga_MAROC_11

Dune

Le désert et le "Ramadan"

Quand je pense au désert et si je cumule avec le mot "Ramadan", je me rappelle l'absence unique des repas, l'abstinence. Nous avons beaucoup appris, en cette période de jeûne. Le pays semble s'épuiser des dernières forces, les gens ont un rythme ralenti jusqu'à la tombée de la nuit (rupture du jeûne >> 19h10 en 2010) et là s'opère le changement, l'échange, le partage et la convivialité.

Bien sûr, il faut éviter de se présenter au regard en mangeant, en buvant, mais qu'importe cette absence devant l'immensité du vide à Merzouga. Fumer, boire de l'alcool sont des plaisirs (vices ou péchés) qui sont moins tolérer que s'alimenter en cette période la plus spirituelle de l'année. Il est recommandé de rester discret et de suivre les codes de "Bonne Pratique" afin de respecter les valeurs de ce mois sacré. La politesse est donc également de mise.

Il faut savoir que le jeûne n'est pas obligatoire pour les femmes enceintes, les personnes âgées, les malades.

Il peut également se rajouter le facteur chaleur suivant les périodes.

Vous pouvez vous faire servir un repas dans quelques endroits épargnés de la fermeture, du moment que vous n'êtes pas musulman. Il faut savoir que les marocains sont plus assidus à la prière et se rendent à la mosquée durant cette période, ce qui réduit l'activité par la fermeture des rideaux de fer des commerces à l'appel des hauts parleurs des minarets lors des offices religieux. Le tourisme est quelque peu perturber par le temps gagné par les siestes et les horaires d'ouverture sont adaptés à ce nouveau planning. Il advient donc, pour certains, de prioriser leur quotidien au détriment du tourisme qui n'est plus prioritaire. Là, il faut s'attendre, à cette étape, que le service ne soit pas fait de bonne grâce car cette pratique religieuse exacerbée a tendance à se faire ressentir dans leur comportement. Le respect est de mise.

Mais il ne faut pas oublier que le tourisme est source de revenus au Maroc et que l'échange va au-delà de la simple transaction. Le Maroc s'est enraciné de coutumes du temps du protectorat français et des communautés juives. C'est donc un pays tolérant même si l'hospitalité légendaire tend à s'évaporer dans les villes.

J'espère que ma réflexion n'est pas réductrice de cette période.

 

Expression"Trab mounek !   (Ah, le beau pays !)" Théodore Monod

 

Les tentes de bivouac sont des abris pour les nomades. Leur toit est confectionné en poils de chèvres ou de dromadaires et surélevé par deux piliers à la verticale. Lorsque le climat est torride, des pans peuvent être remontés pour créer des courants d'air. Notre campement est monté en cercle afin de bénéficier d'un centre qui abrite notre repas du soir.

La vie du désert passe par la présence d'animaux. Les animaux qui cohabitent dans le désert sont les fennecs ou renards des sables, les scorpions blancs et bien sûr les caravanes de dromadaires.

Côté flore, les palmiers sont à l'honneur. Ne manquez pas de faire une pose autour d'une palmeraie.

Le sol peut être Erg (sable) comme Reg (cailloux).

Je remonte le temps. Voici la préhistoire.

Cette vie préhistorique, ensevelie par le désert qui à l'époque était formée de savane. Que sont devenues ces coulées de verdure balayées par l'harmattan, transformées en plateaux désertiques, riches en grottes et peintures rupestres.

Je rentre dans l'austérité, le dépouillement de l'extérieur, comme de l'intérieur face à cette vue unique qui ne peut laisser insensible le voyageur à la beauté du désert. On obtient la sérénité devant cette mer de sable qui semble pour moi, simple amateur, les prémices de la méditation.

Le désert méprise les frontières si chèrement acquises. L'horizon s'offre à vous sans obstacles. Les dunes sont modelées par le bon plaisir du vent. L'imaginaire est au aguet à regarder le ciel étoilé. Telle une comète, je me sens de passage. Si l'esprit "Touareg" pouvait me diriger par le simple fait de regarder les étoiles qui défilent comme Amanar (Orion) qui signifie "guide". 

Les touaregs s'orientent la nuit en regardant deux étoiles "Tenâfelit et Tôzzert, dites "constellations du Navire" et  qui permettent de se positionner par rapport au Sud. Ils connaissent chaque parcelle du ciel.

 

Expression"Grain de sable,
grain de beauté ou de folie,
soit l'exception qui ne confirme aucun reg"

 Thami du sitePhotoeil

 

Le soir est là, nous nous retrouvons dans le bivouac. Les kaimas (tentes berbères) sont prêtes à nous recevoir. Les émotions sont fortes après cette traversée qui nous confronte à ce paysage qui nous délivre de notre quotidien et face à notre dénuement, nous nous sentons purs devant la force du lieu.

Matin, sans lendemain. Le soleil s'élève lentement. Une lueur carminée injecte notre vision. Nous sommes là, rivés sur nos lits au milieu des dunes à redresser nos corps devant l'appel de cette clarté céruléenne pour profiter de l'éphémère levé du soleil. La vue chaloupe face à la force, chaque regard, puise dans son enfance pour libérer son sourire. Tel un Fauve, le soleil surgit, nous inonde de son or aux rayons safranés qui capte notre attention. Le sable se roussit, se brode de nuances pour nourrir notre attente et réchauffer l'aurore qui s'esquive. Le pari est jeté, c'est de le saisir dans son objectif. Mille clics déclenchent pour le garder en souvenir.

C'est ici que s'achève mon anecdote. Contente de vous faire partager mon ressenti par les odeurs, les saveurs, les rituels et de prolonger ses souvenirs sur ce forum par les échanges, les avis...

Je vous avez déjà présenté "La Mamounia" à Marrakech, Oualidia, El Jadida, bientôt vous pourrez parcourir le souk de Fès, cette ville culturelle à l'accent spirituel, la Médina d'Essaouira...

 

Expression"L'homme voyage toujours en avant de lui-même" proverbe Touareg

 

Littérature

Darwin, Marco Polo, Guy de Maupassant, John Cage / Le dernier vol de Lancaster (de Sylvain Estibal chez Actes Sud, publication 2003)

Film 

"Le dernier vol" de Karim Dridi

A voir également,

Dune de Tarfaya au Maroc, Dune du Namibie, Dune de chine,

Autres lieux

Cascades d'Atiq Tissint, Désert de M'Hamid, Dunes de Chagaga, Lac asséché d'Iriqui

Accès

50 km au sud d'Erfoud. 35 km de Rissani.

2 heures de pistes de goudron de Cheggaga

Ou loger

Au pied du désert à l'hôtel, la "Kasbah Mohayut". Accueil généreux, belle chambre climatisée avec salle de bains européenne. Décoration berbère épurée. Jardin intérieur avec piscine, entouré d'un patio en circulade ou s'égrène les chambres. Calme assuré. Le personnel parle français.

Prix : 40 € qui comprend chambre, repas du soir, petit-déjeuner (nuit au choix dans le désert ou à l'hôtel) + excursion à dos de dromadaire pour arriver au campement.

Possibilité de paiement par carte bleue.

Le + >>  à notre demande, il nous a préparé pour le midi, une omelette berbère (tomates, fromage blanc... et le coup de main !)

Remerciements :

Les guides du 9 septembre 2010 ont contribué pour que cette randonnée soit marquée de souvenirs. Merci.

 

Liens

http://www.daniele-boone.com/page/23/

Bibliographie

Voyage septembre 2010

Photographies personnelles.

 

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Carnet de voyages
Traduction  : Français,  Allemand,   Anglais,
Arabe,   
Parution de l'article,  9 mai 2011
Mise à jour  : 22 mai 2011

 

 

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24 avril 2011

La forêt des tristesses infinies - Ida ESCURIER

 

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Aujourd'hui Pâques a emporté Ida. Les cloches, ce matin, n'ont pas sonné pour me l'annoncer. Elle est partie discrètement dans son sommeil, ébranlant des souvenirs propres à son entourage.

Ida n'était pas une personne résignée. Ida, forte de sa vie aux multiples facettes malgré ses 89 ans, pouvait encore clairement vous raconter chaque particule qui composait son vécu. Les dates n'étaient pas enrayées, chaque anecdote se juxtaposait dans le film de sa vie. Ce matin, 24 avril 2011, ce fut sa dernière heure.

Elle nous dit aurevoir, nous fait traverser la Méditerranée pour y déposer son nom à jamais gravé sur cette terre qu'est l'Algérie où elle séjourna et y laissa des attaches, des amis français ou algériens. Et au détour de ses aventures, nous ramène au souvenir de Gillette VEAUTE qui l'accompagna durant les événements d'Algérie, après la perte prématurée de son époux.

Le sol qui l'a vu naître en la commune de Saint-Denis-en-Margeride (Lozère) ne la laissait pas indifférente malgré ses attaches particulières à Montpellier où elle séjourna dès la retraite. Deux frères, des neveux Armand et Marcel, des nièces sont ses sources parentales. Sa famille s'agrandit au travers des branches qu'elle épouse DOUMERGUE, DUPOUY.

Ida veuve, Ida la rapatriée, Ida femme de militaire, Ida seule, Ida ma tante.


Sa famille Doumergue de Montpellier 
Sa famille ESCURIER de Saint-Denis-en-Margeride
Sa famille Domergue de Mireval
L'ensemble de la famille, amis et proches 

ont la profonde tristesse de vous annoncer le décès de :

Ida ESCURIER
Le Clos de l'Etoile
Bât. H1
Rue de la Figairasse
34000 MONTPELLIER

 

Elle s'est éteinte ce dimanche 24 avril 2011 au matin (8H40) à l'hôpital après avoir été hospitalisée vendredi dernier pour des problèmes de tension. 

Visites au défunt : Grammont - Salon Lozère à compter du 25/04/2011 à 14h00

La cérémonie religieuse aura lieu mercredi 27 avril 2011 à 10h30
en l'église de Gramont - Montpellier (34070)

suivie de l''inhumation qui aura lieu à 11h30 au Cimetière Saint Lazare de Montpellier dans le caveau familial.  

Cimetière Saint Lazare
2 RPT du Souvenir français
340O0 Montpellier

Concession : Secteur R- du pourtour N° 59

Remerciements

Très touchés par vos témoignages de soutien et de sympathie, nous vous adressons nos sincères remerciements.


Expression

 

"Si la matière grise était plus rose,le monde aurait moins les idées noires" de Pierre DAC


 

Une vie décrite par petite touche

Naissance le 3 mars 1922 à Saint-Denis (Lozère) de Ida, Gabrielle, Marcelle ESCURIER

Fille de Pierre, Claude ESCURIER

et de Marie, Marguerite, Alix BARRANDON

ESCURIER_Ida__01  ESCURIER_Ida_02  ESCURIER_Ida__03

Elle vit 7, place Aristide Briand à Montpellier

Mariage avec Jean Roger DOUMERGUE à Montpellier, le 25 juillet 1942.  Il est le fils d'Alfred Marius Calixte Doumergue et de Flavie Léontine Gratuze, son épouse.

1945, Roger est militaire et est affecté en Algérie. Ils sont domiciliés 51, rue Luciari El Biar à Alger.

Leurs amis sont les familles Jean & Gilette VEAUTE, André & Huguette GRATUZE, Marcel & Jacqueline VALLET (aviateur), le Sergent-Major Manuel BERENGUEL, Henri GIRARD (Adj. Chef), le Lieutenant Paul TURCAN, la famille Lucien MORALES, René CARBONNE...

1955, Roger est déclaré victime de guerre et devient invalide. Il change de profession, en tant qu'ancien combattant, pour comptable.

1957, ils sont installés à Cité Brossette - Bât. A - HUSSEIN-DEY (ALGER). 

Décés prématuré de son époux, le 13 janvier 1960 à Alger à l'âge de 41 ans (né le 29 octobre 1919 à Lepuy dans la Hte Loire). Son corps est ramené à Mireval où il est enterré. Elle n'a alors que 38 ans.

Ida DOUMERGUE, veuve, reste en Algérie et travaille comme secrétaire dans une Société Algérienne du Mobilier, 9, rue Arago à Alger.

La guerre se durcit. Elle aide la famille de Jean VEAUTE dans les établissements NIAGARA & André ferrasse & Fils (12, rue Colonna d'Ornano à Alger).

Souvent, elle se retrouve chez la famille VEAUTE. Elle affectionne le petit Lucien qui grandit en sa présence.

1965, retour à Marseille chez Gilette VEAUTE qui l'accueille.

Mémé Alix vient vivre à Montpellier auprès de sa fille. La tante Dorothée habite pas très loin. 

Rencontre avec Jean DUPOUY. Ils vivent ensemble et décide de se marier le 19 mars 1983 à la mairie de Lyon, avec Jean, Edouard, Bernard DUPOUY. La cérémonie religieuse a eu lieu à l'église avec le frère Jean, ce même jour.

Jean est attaché à son village d'Augnax dans le Gers où sa soeur vit. Les vacances leurs permettent de se retrouver. Au retour, ils ne manquent pas de s'arrêter à Carnon, pour profiter de la compagnie d'Yvette. Une halte est faite chez la cousine Elisabeth, sa fille Hélène et le petit-fils Jean-Baptiste à Montpellier ; Puis à Orange, chez les cousins Dédé & Huguette GRATUZE. 

Sa nouvelle vie l'amène à arpenter toute la France auprès de son mari, Commandant, dont la carrière militaire impose des changements de domicile chaque trois ans. Elle habite donc à Avignon en 1968, Sarrebourg 1970, Epernay 1973, Paris 1974 domiciliés à Bois d'Arcy où ils achètent un logement, Nancy, Lyon en 1983, ...  et les amis rejoignent la liste des amis déjà établis. La famille PLANTAIN à Montrison (Loire), la famille MAISANT (Rennes), la famille LAYRAC, la famille BARRE ...

1967, Marseille.

1985, retraite à Montpellier.   

1985, Jean DUPOUY divorce avec Ida. 

Ida reste chère aux quinze années passées à ses côtés. Ses proches sont Yvette DE BOCK, née DOUMERGUE, son époux Adrien DE BOCK, Gilette et Jean VEAUTE, Lucette & Marc, Elisabeth et ses deux filles, Marie-Jeanne & Robert, Emilie & René, Renée FOURNOL, veuve Maurice DOUMERGUE, ses neveux côté DOUMERGUE. Ils sont nombreux Dominique, Alain, Christian, Hélène, Jean, Annie, Frédéric...

Par alliance, elle intègre la famille DE BOCK auprès de Viviane et Eliane,  soeur et belle-soeur d'Adrien, puis leurs enfants.

En Lozère, elle retrouve sa famille natale en la présence d'Alice ESCURIER (née Alice PAGES), Huguette, ses neveux côté ESCURIER. Ses deux frères Aimé et Louis sont décédés. Aimé décède à l'âge de 25 ans. Louis eut deux fils, ses neveux : Armand et Marcel qui sont malheureusement décédés.

Marcel (1931-2001) a eu deux enfants, Didier et Yves ESCURIER qui sont ses neveux au 2ème degré.

Armand épouse Alice. De cette union, trois enfants dont Marc (né en 1956), Isabelle (née en 1958) et Frédéric (né en 1966) qui sont ses neveux au 2ème degré. Marc a deux enfants dont Magali ESCURIER. Il est maintenant à la retraite. 

Du côté de sa maman Marie, Alix BARANDON, il y avait deux soeurs dont Dorothée et des frères. Robert et Serge BARANDON localisés sur Montpellier sont des cousins éloignés. Elle connaissait Jany BARRANDON, de la famille de Jean-Baptiste BARRANDON. Pierre et son fils Louis BARRANDON, natifs de Saint-Denis-en-Margeride (48700 Lozère) sont décédés. Il y avait également Marcel BARRANDON qui habitait 2 rond point d'Assas à Montpellier. René Barrandon qui avait fait sa communion en la Paroisse Ste Thérèse à Montpellier, le 17 juin 1954. Et également, Roger Barradon dont la communion solennelle eut lieu en la cathédrale St-Pierre, le 13 juin 1940.

Elle a toujours une pensée pour cette partie de sa vie qu'elle a laissée en Algérie et aime se retrouver en la présence de Lucien VEAUTE. Cet homme déjà grand qu'elle a connu durant son enfance en Algérie qui lui rappelle les bons souvenirs. Malgré l'éloignement, elle ne manque pas de nous rappeler ces bons moments.

Ida a de la famille mais elle aime les voyages. Dans son listing, le Canada avec les chutes du Niagara, les Etats-Unis en 1985, Montserrat (Espagne), le tour de France avec St Laurent du Pont chez Marie-Louise en septembre 1969, l'Ile aux moines en mai 1989 avec Vannes, Trebeurdin, les granits roses de Perros Guirec,  puis en juin chez Suzette, en septembre chez Lily en Lozère, Montbrison chez Raymonde Plantain avec visite du village fleuri de Jas en octobre, chez les PAULAIN-CADILLAC à Crémieu où elle retrouve son filleul, en novembre St Etienne d'Issensac avec Elisabeth, sa cousine. Visite en 1990 de Nice, en mars 1990 avec Lily elle visite sa région avec la Grande-Motte, Palavas, Antigone à Montpellier, St Jean du Gard en juillet, puis en août va chez Solange et Christian où elle retrouve Marius et Odette. En 1991, elle retrouve comme chaque année Lily en août, ainsi que ses deux soeurs Marilou, en septembre elle va chez Suzette à St Gély du Fesc, en octobre elle retrouve le soleil à Playa de Haro (Espagne).

Et l'année suivante en octobre 1994, elle visite la Dordogne, un petit tour à Sarlat, Rocamadour, la Roche Cazat.

En mai 1995, elle se rend au Castelet. En mars 96, à Argelès...

Elle intègre le club des "Echos d'Alger" qui lui permet de retrouver les Héraultais revenus de l'autre côté. Elle fait également des voyages avec ce groupe qui lui permet de découvrir la Tunisie en compagnie de la famille VEAUTE.

Ida est à tous les mariages. Celui de Magali & Frédéric en 1983, celui de Robert VALLET & Françoise, le 4 août 1984 à Aix-les-Bains, du fils CORNET le 29/09/1984, de Françoise & Christian en février 1988, d'Aline en juin 1990, Françoise en mai 1996, mais également celui de Thierry et Jacky GUARDIOUX-DUBUISSON en avril 1998.

Ida seule. Ida a vu partir son premier époux, Jean Veaute vers 1996, Gilette Veaute en xxx, sa belle-soeur Lily, son beau-frère Adrien, son autre beau-frère René, son autre belle-soeur Yvette en juillet 2006. 

Ida aime danser. Ida ne manquait pas un mardi au club de danses où elle entraînait tout son petit monde dans les salsas, les tangos et les pasos dobles. Sa vie était rythmée par cet engouement.

Ida et les animaux ! Ida était rangée, soigneuse. Ces adjectifs n'allaient pas avec le mot "bête". Elle semblait ne pas affectionner leur présence. Et pourtant, dans son carnet de photos nous retrouvons la présence de Betty (chienne lozérienne), de Wolf (d'Orange).

Ida fait des connaissances. Dans son quartier, elle fait vite connaissance avec Toinon, Paulette, ... et ses journées sont cadencées par l'appel du matin comme à l'armée (bien sûr, je parle de Lucette), un peu plus tard Paulette lui rendait visite. Puis avec l'âge, se rajoute la visite du kinésithérapeute, Monique et Kadija pour la seconder dans le travail quotidien. L'après-midi, des parties de cartes interminables se passent soit, chez elle, soit chez les voisines où viennent se rajouter la présence d'Yvette, Lucette... ses compagnes fidèles.

Tant que la voiture connaissait la route, les visites hebdomadaires étaient planifiées chez Elisabeth sa cousine. Un peu plus tard, elles furent espacées mais avec la compagnie des proches, elle se permettait de venir lui rendre visite à l'impromptu. Ces moments rendaient heureuse Elisabeth et Ida fidèle se sentait bien.

Ida et les pique-niques. Ida aimait organisait des piques-nique qu'elle appréciait par la présence d'Elisabeth, Lucette, les deux Yvette, Lily... De temps en temps, lors de ces manifestations, elle rencontrait son beau-frère Robert, toujours en marche vers la Sérane. 

Ida la Tata. C'était un rituel. Tout le monde connaissait quelque soit la famille, Tatie Ida. Elle n'était pas dispersée mais elle avait une grande famille. Demandez à Marc & Marie, à Lucette, à Frédéric & Magali, à Alexandre, à Dominique(e), à Hélène & Jean, à Annie... ils vous parleront de Tatie Ida.

 

Mémorandum

Sa nièce

J'ai débroussaillé les souvenirs, fouiner, affronter le passé, humer la poussière salée de l'abandon pendant des heures pour envelopper sa vie dans ce texte, refuge du temps, sans trop réfléchir...

 

1932, petite fille dont les parents tiennent un restaurant "la Barraque du Bouvier" en Lozère.

1959, en Janvier, vacances dans l'Aveyron. Visite chez Yvette et Adrien qui habite 51 D, rue Elysée Chatin à Grenoble (38100). 13 juin, départ Alger. 29 juin, retour sur Montpellier. Juillet à Paris et visite chez Marcel. Le 25 juillet, ils fêtent leur quinze ans de mariage à Montpellier. Le 27 juillet, ils se rendent à Montaux, chez les cousins côté maman Gratuze. Le 28 juillet, ils vont du côté Doumergue à la maison du Causse du Larzac, La Vernede. Le 4 août, retour à Alger. Le 13 août, c'est le retour de la famille Gratuze à Alger. 26 août, c'est l'anniversaire de Mr Veaute, ils font des brochettes. Le 21 décembre, Roger lui offre une jolie veste en daim, en cadeau de Noël. Ils fêtent le réveillon à Oran avec Huguette et Dédé Gratuze. 27 décembre, ils promènent à Ain Franin (Oran) où Roger garde ses souvenirs de 1943. 30 décembre, c'est la fête de Roger, Ida lui a tricoté un pull, il fête St Roger avec Louise. Réveillon chez eux.

 

1968, en avril, ils se rendent à Montpellier voir sa mère, puis à Augnax pour voir la belle-mère. Jacqueline est déposée à Toulouse. 19 mai 68, sa mère est hospitalisée, elle est prévenue par Marinette. 24 mai 68, journée de grève générale, Ida passe la journée au balcon à brûnir. L'essence se fait rare, gare Ida, sans essence, pas de promenade. 25 mai 68, Ida se procure un peu d'essence. 2 juin, promenade à la Ciotat. Jean travaille à Entraigues. Décés de Flavie Gratuze, épouse DOUMERGUE, le 21 juin 1968 à 9 heures à Montpellier. 2 juillet, chez Gilette, Lucien et Marie-Claude sont là. Le lendemain, Arcachon, repas est accompagné d'huîtres et moules. Le surlendemain, visite chez Anne-Marie Verbruge. Retour à Augnax. 13 juillet à Montpellier, 14 juillet à la Ciotat, 15 juillet Hyères, 22 juillet : La Capte, le lendemain : Le Lavandou, le 24 juillet : Bormes-les-Mimosas puis le lendemain retour à La Capte. Visite de l'Estagnol puis Marseille chez les BARRE Huguette, Annie... au retour. 15 août à la maison. Septembre, visite à Montpellier sur les tombes de Mireval et Montpellier, puis à la maison de retraite de Campériol, pour voir papa. Visite de l'oncle Rodier. Déménagement le 24 octobre de Marseille pour Avignon. 11 novembre, défilé à Avignon. "Tantoune" vient passer un mois à Avignon. Roger Warren ne va pas bien. Il décéde le 22/12/1968. L'enterrement eu lieu le lendemain à 15h30, le 23/12/1968. Réveillon chez les Veaute à Marseille. Jour de Noël avec Huguette Barre. Le 31/12/68, il neige. Réveillon du jour de l'An, chez les Reynaud, avec Huguette et Annie.

1969 Repas du 1er de l'An avec Huguette et Annie. Le 2, Ida est avec Robert et Marinette à Avignon. Le 3 avec les Veaute qui annoncent la naissance le 1er janvier 1969 à 0h15 de leur petit fils (Montélimar). Le 4, visite à Montélimar pour voir le petit. Le 5, à Fontaine-de-Vaucluse avec Jean et Gilette. Visite en mars de St-Michel de Frigolet. Visite à Montpellier et repas chez Lily qui lui apprennent le mariage d'Hélène pour le 17 avril. Le lunch se déroule au Ragagnou. 26 avril, départ pour Beauregard avec arrêt au Puy, chez Yvonne. Le lendemain, rencontre de Louis, son frère. 2 mai 1969, Ida travaille à AFDP à Avignon. Grillade à Gordes avec les Reynaud et les Foulquier, le 15 mai. 25 mai, visite de Monaco. Le 26, Montecarlo. 5 juin, retour, chez elles, de "Tantoune" et mère d'Ida. 8 juin 1969, c'est la communion de Robert Gratuze à Orange. 15 juin, Jean lui annonce la mutation à Sarrebourg. Robert, son beau-frère est rentré en clinique pour son oeil. Permission de Jean en Juillet. Visite à Palavas, chez Huguette et Dédé. Puis chez les Barre à Marseille avec la venue d'Annie et Fabienne. Son "Papa" sort de la clinique, le 18 juillet 1969. 25 juillet, dernier repas à la maison avec les Raynaud, Foulquier, Gratuze. 30 juillet, déménagement. Lucien Veaute et Marie-Claude sont venus les voir le 10 août 2011, cela fait plaisir à Ida qui n'a pas le moral d'avoir quitté la région. Le Sud manque. 4 octobre, ils vont chez Lucien. Départ début Novembre pour Strasbourg, puis Baden-Baden. 11 novembre, défilé. 21 décembre, Nancy. Réveillon de Noël chez les Arnould, ainsi que le lendemain.

1970, Sarrebourg. Début d'année au Sud avec visite des Goudes avec Huguette. Vacances d'été avec Nîmes, Beaucaire puis Montpellier chez les Foulquier, Grau-du-Roi, Palavas, Sète chez Bézombes Henri, La Grande-Motte... Visite des Journet, de Mr Cau. Connaissance avec Mr Lerech. Visite chez Hélène et son mari (ROUARD) à Montpellier, puis départ pour Marseille, chez les Barre Huguette, Annie... Les vacances se continuent à la Capte (Hyères) où  séjournent les Delprat, puis à Toulon, Le Lavandou avec visite chez la famille Malteo. Fin des vacances et rentrée à Sarrebourg. Visite de Mme Eliane Layrac, femme du Commandant, Mme Gleize et Mme Tanguet.  Marché avec Mme Le Gurens. Repas chez les Melard. En Octobre, achat d'une voiture, modèle Simca 1100. Novembre, Strasbourg. 10/11/1970, De Gaulle est mort, il y a eu un défilé le lendemain (femme de militaire !). 23/11/10, elle est prévenue par "Tantoune" que sa maman a des soucis de santé, elle perd la tête, dans le Midi, on dit qu'elle parle aux étoiles. Départ pour Montpellier. Visite chez Marcel et Rosa Barrandon, les cousins. Retour sur Sarrebourg. Marinette annonce le décés de papa Doumergue, le 11/12/1970. Réveillon chez les Paulin. Repas de Noël à la maison. Réveillon jour de l'An au Mess.

 

1971, 1er janvier : invitation à la maison. Les bals de garnison se succèdent. Et oui, Ida aimait bien danser ! Invitations chez les Drayon, Eliane Layrac, chez les Bailly. 28/02/71, Ida fête son anniversaire un peu à l'avance avec ses amis. Mme Drayon est revenue du ski, la jambe cassée. Le 13/04/71, Ida organise une fête pour la Sainte Ida. Ida a ramené sa mère auprès d'elle. 14/06/71, Jean ramène "Tantoune". Alix et "Tantoune" sont amenées à Baccarat (Meurthe et Moselle). Vacances début juillet, à la maison de tante Blanche, à Port Ariane (Montpellier). Plages de Maguelonne, du Grand Travers, Carnon avec Yvette. Départ après le 14 juillet pour Grenoble chez les Dapon Pigatto, puis Chambéry, Annecy, Pont de la Caille, Genève, Alsace et enfin au domicile. Retour de Alix BARRANDON, sa maman et de Dorothé BARRANDON sa tante dite "Tantoune", au domicile. Repas avec Jeannette et Philippe Richardot, puis les Grall. Visite de Nono et Monette en passant par Gerardmer. 10/09/71, Jean ramène "Tantoune" chez elle à Montpellier. 2/10/71, fête pour l'anniversaire de Jean. Novembre, route des vins avec visite de Colmar. 11 novembre, Jean défile. 4 décembre, bal de la Ste Barbe. Réveillon de Noël, chez les Paulin. Le lendemain, invitation des Paulin. Réveillon du jour de l'An avec les Paulin, leurs familles, Pierre Arnould et Massoneau...

 

1972, repas du 1er janvier au mess. Maman Alix est hospitalisé une semaine. Départ chez Dédé et Huguette à Orange le 15 janvier. Déjeuner chez les Raynaud. Puis, Marseille chez les Barre Huguette & Annie. Bonjour, Montpellier : "Tantoune", Marie-Jean & Robert, Yvette & Adrien, Elisabeth, Blanche. Rencontre avec Robert Matignon. Retour à Sarrebourg. Maman Alix sort de l'hôpital, le 31/01/72. Les Paulin sont mutés pour Versaille. 25/02/72, Ida & Jean sont invités chez les Paulin pour fêter leur départ sur Versaille. 2/05/72, maman Alix part en maison de retraite. 8/06/72 la procédure de divorce de Jean est terminée. Juin, visite chez Dédé et Huguette à Orange, puis départ pour Montpellier : Elisabeth, Hélène, Yvette & Adrien...  Hélène a un accident, le 13/06/72. Promenade au Mont Aigoual. Retour en passant par les Vosges, puis la Bresse. 11 juillet, Robert & Marie-Jeanne viennent à Sarrbourg les voir. Décés de maman Alix Barrandon, le 19/07/1972 à 8h30 à l'hôpital de Sarrebourg, sa fille Ida est à ses côtés depuis 8 heures du matin. Déchirement devant le dernier adieu. Départ le 21/07/72 pour Montpellier avec Marinette pour l'enterrement. 27 juillet, déménagement dans une maison. Août, reprise du travail. 17 août 1972, une surprise avec la venue de la famille Veaute. Novembre, promenade en Belgique à Bouillon. 11 novembre, défilé, vin d'honneur et bal à Chalon-sur-Marne. 2 décembre, St Barbe et sa soirée. 27/12/72, arrivée d'Hélène. 30/07/72, arrivée d'Huguette. 

 

1973, nous les retrouvons à Epernay où ils ont élus domicile. Rosalie est décédé le 9 janvier 1973. 13 mars 1973, ils reçoivent leur nouvelle voiture. 13 avril, elle invite pour sa fête les Formeant, Ginjouet Mermillot. 21 avril, départ à Beauregard (Lozère), chez son frère Louis pour fêter Pâques. Promenade à Volvic, le lendemain. 9 juin 1973, Pentecôte, départ pour les plages de la Normandie.  Visite de Dorman, Compiègne, Beauvais, Dieppe, Treport, Paris Plage et Boulogne, Calais, Dunkerque. En juillet, la famille de Gilette Veaute vient leur rendre visite pour les vacances. Puis, départ en congés à Montpellier au mois d'août où elle retrouve Marinette, Elisabeth, puis Yvette à Carnon. Lily l'invite à souper. Ainsi les vacances à Montpellier permettent de faire le tour de la famille. Repas chez Maurice. Promenade avec Blanche à Saint-Guilhem-le-Désert. Départ le 15 août, avec son époux, pour une quinzaine de jours en Espagne, escales à Llausa, Cadaquès, Figueras, Rosas, Barcelone, Palamos, Ampuria. Au retour, visite chez Louis à Saint-Chely-d'Apcher. Puis Epernay, pour retrouver les familles Pierre Arnould, Grière, Mermillod.

Durant cette période, elle ne manque pas de faire le tour des usines de porcelaine où elle acquière des services de porcelaine comme à Troyes, mais également les puces à Paris.

Mais malgré ces occupations, elle se rend au bureau. Elle subit une intervention en décembre, sur Montpellier. Elisabeth, sa cousine l'assiste. Visite des familles Dapon, Veaute et Hélène. Elle séjourne quelques temps à Montpellier et rencontre Annie et Patrice.

1974, retour à la maison. Son anniversaire se fait en compagnie des Pierre Arnould et de Mme Dubois. Sa vie d'épouse de militaire, la laisse seule durant la semaine. Le mot "solitude" semble pesait. Le week-end visite de Compiègne, du zoo Jean Richard. Invitations des Layrac, pique-niques avec les Mermillod à Hautvillers, bal à la caserne le samedi soir, retrouvailles avec Jean à Paris. Mutation arrêtée de Jean à Versailles avec déménagement à Bois d'Arcy (Paris). Elle retrouve la famille Albretch. Vacances en Juillet en Auvergne. Visite chez son frère Louis en Lozère avant de se rendre chez "Tantoune" à Montpellier. Baignade à Sète avec Gilette et Jean Veaute. Rencontre avec les Rouard, Verbruge, Jean-Pierre Truco, René Foulquier, Dapon, Jourdan, José Cadestin. 15 août, avec Yvette & Adrien, Alain & Michèle... Partie de pêche au Cap-d'Agde avec dégustation d'oursins. Sur l'étang de Sète, ramassage de palourdes. Retour à Epernay avant de déménager le 25 octobre 1974. Rencontre avec les familles Andreausky et Man. Visite des amis Paulin de Lyon. Départ pour Créteil pour aller voir Nicole. Fin de l'année à Marseille chez les Vauget.

 

1975, 1er jour de l'année avec Huguette et Anne. Puis apéritif chez les Barre. Visite à "Tantoune", Elisabeth et Yvette. Invitation à Sète à prendre le repas avec les Rouard. Retour à Versailles. Visite des Barre de Clamart. D'autres amis avec la famille Drayon, Labiche, Grière d'Epernay. Elle retrouve sa nièce Michèle qui lui rend visite. Promenade au Fort de St Cyr. En avril, escale d'un jour en Lozère pour les vacances à Montpellier. Elisabeth est mariée. Hélène vit à Pézenas. Retour à Paris avec la visite de Jacqueline. Elles visitent Rambouillet. Pour l'Ascension, la famille Bezombes lui rend visite. Mai, voyage à l'île de Noirmoutier. Ida retrouve du travail le 6 juin 1975 chez Honey Vell à Malakoff. De retour dans l'Hérault pour le 14 juillet, pour les vacances d'été où elle retrouve la famille de Jean Bezombes à Sète et la compagnie de Lucien Veaute et Marie-Claude. Puis, Vias chez les Verbruge. Arrêt pour le 15 août, chez Louis, son frère. En octobre, visite chez Renée, la soeur de Jean à Monthléry dans l'Essonne. Décés du père de Jean, le 5 novembre 1975 à Auch. Jean Veaute se fait opérer, fin novembre.

 

1976, 1er janvier chez les Bézombes. Décés appris par Gilette de Mr Musciani, le 11 janvier 1976. Rencontre avec les Stermam, Richardot. Yvette & Adrien sont venus à Paris le 25 mars 1975, surprise ! Promenade à Senlis, à l'étang de la Minière. En avril, visite chez les Paulin à Lyon, puis le Sud avec Sète, Montpellier et promenade aux gorges du Tarn, avant de passer voir son frère Louis, le 30/04/76. Retour sur Paris. Promenade autour de l'étang de St Quentin, au bois de Boulogne. 30/05/76, c'est la communion à Lagny. En juin, retour à Sète, puis départ pour l'Espagne à Cullera. La famille Mermillod nous rejoint. Promenade à Valence. Ils retrouvent les Pierre Arnould également. Fin juin, retour à Sète, puis retrouvaille avec Lucien et Marie-Claude. Retour su Paris pour le 14 juillet, avec arrêt la veille, chez son frère Louis, en Lozère. Enfin, il fait chaud à Paris ! Les pas l'amènent place de la Concorde, les Champs Elysées, la Madeleine, Montmartre, Pigalle, le musée Grévin, musée Victor Hugo, le cimetière du Père Lachaise, St Denis, la Ste Chapelle et Nôtre Dame, ... Elisabeth sa cousine, vient la voir à Paris pour le 15 août. Visite de Rambouillet. 19 août, Jean est appelé au chevet de sa mère malade à Auch. Visite de la cousine Jacqueline. 17/10/1976, Gisèle appelle pour faire part du décès de Robert. Visite de Gueta en Octobre. 20/11/1976 décés du père d'Huguette. Veillée de Noël à la maison et le lendemain, invitation de la famille Poulin. Jean a un filleul. Pas de réveillon.

1981

1985,1er jour de l'année avec les Bézombes. Ida se sent fatiguée. Repas chez les Fontanet, les Cornet, les Dupré, les Monnier. Le froid a envahi toute la France, les mimosas ont gelé et nous sommes le 8 janvier 1985.  Ida se prépare pour revenir sur Montpellier. Une cérémonie en l'honneur du départ de Jean. Ida reçoit une médaille de "Bon Soldat" pour l'avoir accompagné durant toute sa carrière. 29 janvier, arrivée à Montpellier. Visite de Dédé & Huguette dans leur nouveau logement. Dédé revient pour aider à refaire la tapisserie. Adrien intervient pour casser le fameux placard avec Jean. Dédé revient pour le remonter. Puis, la chambre d'amis est refaite. Il s'ensuit le salon, la salle de bains, la cuisine. Anniversaire d'Ida. Jean reçoit l'article 5 (pension militaire). 18 mars, Adrien se fait opérer de l'oeil. Le 19, installation d'une porte blindée. Mercredi 20 mars 1985, Jacquotte prévient Ida que son frère Louis est décédé. Il est enterré le 22 mars à Labruguière à 10h30. 25 avril, enfin les meubles arrivent. Les changements opérent sur le couple. Ida rejoint sa famille, ses amis. Jean se sent seul et de plus à la retraite. Visite chez les Cornet à Lyon au mois de mai. 6 mai, voyage aux Etats-Unis où ils retrouvent le cercle militaire et la famille Mougin. Le couple se sépare. Ils font un repas d'adieu avec la famille Veaute, Lucien et Chantal.

 

2010, Ida apprend le 19 janvier le décés de Marc, par son épouse Lucette. Paulette et Toinon monte jouer aux cartes tous les après-midi pour lui tenir compagnie. Dany vient le matin pour la soigner. Mme Lacombe vient le lundi. Le mercredi, le vendredi, la kinésithérapeute vient la faire marcher afin de palier au rhumatisme. Elle prend une femme de ménage Monique qui passe le mardi, le vendredi. Lucette lui offre un parfum pour son anniversaire qui lui fait très plaisir. Toinon vient avec un bouquet de fleurs. En l'absence de Paulette et Toinon qui continuent à aller au Club, Denis Caplain passe, parfois c'est Monique.


Arbre généalogique

                                                                                                    
 

Jean Baptiste ESCURIER                                             Antoine BARRANDON
épouse  Marie Rose TONDUT                                       épouse Marie MARTIN                                                            

Enfants :                                                                     4 enfants :
                                                                                 1. xxx BARRANDON
                                                                                 2. Dorothée BARRANDON
                                                                                 3. Marcel BARRANDON
                                                                                     épouse 
Rosa BONNET
                                                                                              (soeur Marie Bonnet, nièce Lucette)

                                                                                                          Enfants :
                                                                                                          André BARRANDON
                                                                                                          René BARRANDON
                                                                                                          Roger BARRANDON
                                                                                                          Ginette BARRANDON
                                                                                                          Maryse BARRANDON


Pierre-Claude ESCURIER              épouse                      4. Marie, Marguerite, Alix BARRANDON  
(21/12/1882 - 14/11/1966 à 22h)                                                   (2/07/1884 - xxx)
Mariage le 10 novembre 1906                                           St-Denis-en-Margeride
                                                                                   Barraque du bouvier
à Saint-Denis-en-Margeride                                              Cousin >> Noreux Marcel
                                                                                                  épouse Antoinette   Fille  Janine  

Enfants :                                                               V

Aimé, Jean, Marius ESCURIER     Louis, Claude ESCURIER       Ida, Gabrielle, Marcelle ESCURIER
 (15/08/1907 - 31/03/1936)                 (9/01/1911 - 20-03-1985)                 (3/03/1922 - 24/04/2011 à 8h40)
                                                 enterré à La Bruguière, le 22      
                                                             épouse                                    épouse
                                                            Jacquotte                       Roger DOUMERGUE
                                                                                            (xxx - xxx)

                                                                                       fils de DOUMERGUE marié à
                                                                                       Flavie GRATUZE (+21/06/1968 à 9h)

                                                                  V                                        épouse
                                                                  V                                    Jean DUPOUY
                                                                  V                           (divorce en 1985 sans enfant) 

                                     Armand ESCURIER  et  Marcel ESCURIER
                                           (XXX-XXX)                  (XXX-XXX)

                                             épouse                        épouse

                                        Alice PAGES                       XXX

                                                  V                               V
                                                  V                               V

                                                                              Didier ESCURIER
                                            Elisabeth ESCURIER             Yves ESCURIER
                                            Frédéric ESCURIER  
                                   
                                            Marc ESCURIER  marié
                                   qui a deux enfants dont
                                   Magali
 ESCURIER et un fils
                   

                                   

 

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Actualités
Traduction  : Français,  Allemand,   Anglais
Arabe,   
Parution de l'article, 24 avril 2011
Mise à jour  : 
 24 avril 2011

 

 

 

 

 

 

 

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17 avril 2011

L'Alpe entre "Les 2 Alpes", 3 mots qui font rêver

 

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Que direz les autres montagnes si je vantais tant les "Deux-Alpes" ? Nous allons gravir l'inconnu par la découverte de cette station née en 1955.

2_Alpes_07

               Les Deux-Alpes !

Mais auparavant, nous allons descendre dans l'échelle du temps pour y découvrir les balbutiements.

Nous revoyons les JO à Chamonix en 1924 qui donnèrent l'engouement à ce sport.

2_Alpes_01

      Chupa-chups

Le ski devient la nouvelle activité en vogue dans les années 30. Le besoin de créer des stations de ski se fait ressentir et Rodolphe TESSA ouvre le premier refuge sur l'Alpe du Mont de Lans.

2_Alpes_09

Station "Les Deux Alpes"

Mont de Lans est un petit village d'alpage situé au Nord qui à l'an 1073 s'appelait "Parocchia de Lento", puis en 1100, il est connu sous le nom de "Lenso". Il prit le titre, vers 1600, de "Mont de Lent". Il faisait partie de la voie romaine qui nous conte l'histoire des gallo-romains, puis des moines et chevaliers du Moyen-âge. La présence d'une arche sous forme de porte située au-dessous du hameau de Bons et qui enjambe le chemin qui descend vers le Châtelard et Bourg d'Oisans permet de voir qu'elle fut taillée à même le rocher. Il subsiste des traces d'outils sur l'une des parois. Elle est bordée des deux côtés par des bancs dressés dans la roche, vestiges du passage de cette voie romaine, en ces lieux. La naissance de l'arc est soulignée par une corniche. Au sol, deux rainures profondes de 6 à 15 cm attestent que cette voie fut utilisée. Egalement, une tombe trouvée en 1860 et qui contenait des bracelets, ainsi que des perles d'ambre et de verre sont les vestiges de l'époque d'Hallstatt.

 

Venosc est le deuxième alpage au Sud qui forme les "Deux Alpes". Le village de Venosc était connu dans le temps pour l'exploitation de l'ardoise et le colportage des fleurs. Il reste des anciennes mines, appelées "ardoisières" et tout autour de ce circuit vous pourrez découvrir des anciennes voies avec des rails, des wagonnets qui vous amèneront jusqu'au entrées des galeries envahies par la végétation des quatre anciennes exploitations. L'ardoise était acheminée jusqu'au village par un télébenne qui arrivait dans une gare. Ce matériau était utilisé pour confectionner les toitures. Il était préféré au chaume à cause des incendies. La fermeture eu lieu en 1972 car la population locale préférait devenir moniteurs car le travail était moins pénible.

 

Venosc est constitué d'hameaux dont Les Ougiers, Le Collet, La Ville, Le Courtil, Le Sellier, Le Bourg d'Arud et l'Alpe du Venosc sur la rive droite du Véneon. Sur la rive gauche, se situent Les Escallons, La Danchère et l'Alleau.

 

2_Alpes_12

Aiguilles d'Arves          3510 m (sur la droite)

Panorama du glacier des 2 Alpes sur les Aiguilles d'Arves et au fond, au milieu, le Mont Blanc.

Les chalets d'alpage sont nommés localement "chasal" en Isère, contrairement à l'utilisation du mot "chalet" en Suisse pour la cabane du paysan qui sert en même temps d'habitation et l'été de grange. Les hameaux sont étagés en espalier à une hauteur 1600 m. Les rues sont étroites et à fortes pentes. De chaque côté s'alignent des maisons en pierre au toit d'ardoises, mais souvent en tôle ondulée.

A l'Alpe du Pin, se trouve les ruines des chalets d'alpage qui date du 9ème siècle. Au siècle dernier, on pouvait compter plusieurs chalets d'estive dont une fruitière.

La végétation l'été est faite d'arcosses, nom savoyard donné au verne ou aulne vert. Cet arbuste a la fâcheuse habitude de se coucher sous le poids de la neige. Il est donc censé orner, mais il peut devenir terrible car, il a l'outrecuidance de se relever devant l'aisance qu'il revêt lors de votre passage qui l'allège de sa neige. Il est donc conseillé d'être prudent, car grands nombres de personnes, surprises, furent assommées par sa tige flexible. Cet arbre est colonisateur.

Connaissez-vous les linaigrettes ? Ce sont des plantes "cotonneuses" qui vivent les pieds dans l'eau.

2_Alpes_10            

                 Affiche  "grotte de glace"

Sur le bas de la station se trouve le lac de Chambon avec son barrage qui domine le lit de la Romanche du haut de ses 88 mètres. Ce lac vorace a englouti trois villages dont le Chambon, le Dauphin et le Pariset. Cet Univers disparu, sans laisser de trace de la voie romaine qui passait au fond et à contribuer à essaimer les habitants dans les environs ou plus loin.

A la veille de la première Guerre Mondiale, s'achève la première route qui unit l'Alpe au Mont de Lans. Jean KELMER lance la première remontée mécanique sur la pente des Cloûtets mais essuie les difficultés de la guerre et doit se résigner à abandonner son projet.

En 1879, Pierre Balme, pionnier au même titre que la famille Mounier, dépose une demande pour débit de boissons à Vénosc. Son fils Daniel continuera à l'exploiter à partir de 1932. Un an plus tard, l'affaire est reprise par Marie Balme, épouse d'Hyppolyte Mounier. 

Dix ans plus tard, la famille Mounier ouvre une auberge sur l'Alpe du Venosc. Cette même affaire reprise.

Le tourisme d'été se dirige sur le chemin muletier qui mène à la Bérarde, point de départ des grandes courses. Une route est créée en 1923.

1925, des maisons sont en location, suite à l'essor du tourisme sur la saison pleine qui dure 6 semaines, du 14 juillet au 25 août.

La famille GRAVIER et CHALVIN, construire le 1er hôtel qui verra le jour, en 1936, sous le nom "Hôtel du Glacier" alors que, l'ascension des pentes pour les skieurs se fait à pied, avec le transport à dos de mulet des équipements. C'est l'année des congés payés et la clientèle vient de Paris, Marseille, Lyon, français d'Afrique du Nord...

C'est en 1945 que le Père Jean de ROODENBECKE, religieux bénédictin d'origine belge, aidait par les gens du plateau créera le foyer St Benoît. Il accueille des jeunes de 20 ans : garçons et filles dans une annexe du presbytère. Les vacances communautaires fonctionnent bien et à des prix raisonnables. L'année suivante, Noël 1946, le premier téléski sera fonctionnel sur le domaine du Pied Moûtet. En parallèle, l'ouverture de l'école de ski de Louis CARREL fonctionnera le 20 décembre 46.

Dès lors début l'ascension économique des "2 Alpes" qui porte ce nom depuis 1955. L'enneigement est du 15 décembre au 15 avril. On dénombre deux enneigements tardifs en 1949 et 1957. Le plateau est bien ensoleillé l'hiver et il n'est pas rire d'entendre que "le soleil habite les Deux-Alpes".

2_Alpes_03

Panorama des deux-Alpes   >>   Mer de nuages

(je crois que le sommet de gauche est la Meije)

En 1959, de nombreuses colonies et camps de vacances s'y installent.

La boucle est bouclée. Nous pouvons profiter pleinement de la station pour vous la faire découvrir jusqu'au Dôme de la Lauze (1984) qui chapeaute l'ensemble du haut de ces 3568 mètres. Tout autour, plus de cent sommets se laissent apercevoir tant le temps est fixé au beau. Le mot Dôme prend toute sa signification quand vous montez au glacier. Les pistes sont douces, voire courbées et offrent leur grâce à toutes les cimes aux alentours comme les pics "La Tête du Diable" et "Toura" (2830 m), Tête Moute (2814 m), l'aiguille d'Arve (3510 m), l'aiguille du Goléon (3427 m), l'aiguille du Venosc, le Pic de l'Etendard (3 464 m), le Pic des Trois Evéchés (3 118m), le Grand Galibier (3 228 m). Les arêtes de la Meije, du Rateau (3 809 m) et Pavé (3 823 m), le Pic Oriental (3 891 m), Le Doigt de Dieu (3 973 m), La Meijette (3 357 m) sont là. L'abîme est bien dans la station car l'accès se fait quasiment par des pistes noires ou seulement une verte, chemin de promenade, qui nous laissera point la possibilité d'y accéder par l'absence de neige en cet hiver 2011. Les moins téméraires se verront donc dirigés vers les oeufs ou télécabine pour accéder à la station et à leur logement.

Carte_2__Alpes
                     du site montagne.over.blog

La haut, sur le montagne, vers les sommets enneigés, nous admirons le Parc Naturel des Ecrins, avec le sommet de la Meije, du Pelvoux et la barre des Ecrins. Derrière, le massif de la Bérarde, crênelé, majestueux.

2_Alpes_11         

                  Des drôles individus, sur les pistes...

Le glacier (1972), l'un des plus hauts d'Europe est à une altitude de 3520 mètres. C'est un glacier de plateau qui fait 500 mètres de hauteur et 7 km de long. Il repose sur un plateau à 3000 mètres d'altitude. Le socle est constitué d'une roche tendre : le lias schisteux et d'une roche cristalline qui est plus dure. Par le fait qu'il est sur un plateau, il est alimenté seulement par les chutes de neige car il n'y a pas de crêtes et donc, pas d'avalanches. Il fut découvert en 1863 par Mr BONNEY.

Le glacier porte le nom de "Mons de Lans" ou Mantel, il est situé sur le Dôme de la Lauze (3 560 m) qui comprend les plus hautes remontées mécaniques après le téléphérique de l'Aiguille du Midi (3 776 m) qui est à Chamonix.

Il permet d'accéder au domaine de La Grave qui est sur les vallons de la Meije (3 982 m). Il fait partie du Parc National des Ecrins. On y accède par le téléphérique Le Jandry Express. Ce domaine est particulier car il n'est ni sécurisé, ni balisé. De là, le glacier de la Girose offre sa descente parmi les crevasses, les séracs et des couloirs qui mènent au village La Grave. L'inclinaison est spectaculaire, 40° à 45 ° sont courants.

L'été, il offre aux inconditionnels du ski, de pratiquer ce sport.

On dénombre trois grands glaciers : La Meije, la Girose et celui du Tabuchet.

>> Pour la petite histoire, "Meije" vient du provençal "Meidjo" qui veut dire "Midi". A La Grave, elle pointe le soleil au Zénith.

2_Alpes_06

Piste sur le glacier  Mons de Lans

En guise de tire-fesses, nous nous installons sur des pioches.

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Entrée de la grotte de glace

Pour les amateurs de ski de fond, 25 km de piste les attendent pour profiter autrement de la station. Avec forfait semaine, vous pouvez bénéficier également de la gratuité de la piscine, ainsi que la patinoire.

2_Alpes_05

          Piste Fée

Pour les non-skieurs, vous pouvez vous distraire par la visite de la fameuse grotte de glace qui se situe à 3400 mètres sur le glacier de Roche-Mantel. C'est une galerie longue de 200 mètres, à 30 mètres de profondeur sous le glacier. Vous serez surpris de vous retrouvez parmi les dinosaures, les mammouths qui de galerie en galerie tentaculaire, vous mettrons face à un poulpe géant escorté de nombreux poissons. C'est à Bruno Gardent et Bernard Lambolez que nous devons ces sculptures du troisième type. Le tunnel nous invite à remonter le temps et découvrir un dinosaure de 8 mètres de long, puis dans un autre boyau un mammouth grandeur nature nous attend pour le plus grand bonheur des enfants devant cette mise en scène digne de Jurassic Park. Leur aventure a commencé en 1993 où ils décidèrent d'un commun accord, aidé par trois compagnons, d'aménager une grotte de 100 mètres de long sous 30 mètres  de glace au niveau du glacier de la Girose dans le massif de la Grave. De cette folie, leur vient l'idée de créer un musée de glace. Un autre tunnel voit le jour en 1994 (c'est un euphémisme) sous le glacier du Mons de Lans. Outillés de simples pics à glace, ils entreprennent pendant quatre mois de creuser des galeries de 250 mètres de long qui débouchent dans une vaste salle où l'on admire à nouveau le géant des glaces, le Mammouth. Les mouvements du glacier font qu'un travail considérable d'entretien doit être fait pour éviter les dégradations.

Le village situé à 1650 mètres organise en 1993, le fameux Mondial snowboard, suivi par le Mondial du ski en 1997. 

La station s'équipe dès 1994 d'un snowboard qui participe à sa renommée de station "Jeun's". 

Elle est réputée comme station de ski d'été grâce à son glacier. Elle innove (espace Slide), développe, évolue au fil de la glisse.

2_Alpes_02

Printemps

Mais cette année, heureusement que ces équipements pour neige artificielle sont performants car la neige faisait défaut un partout et particulièrement dans les stations basses, et de ce fait,  la station se vit accueillir d'avantages de touristes qui lui permit d'afficher "COMPLET" même par temps de crise mondiale !

2_Alpes_04

Chocard à bec jaune

appelé aussi Choucas des Alpes, mais aussi Choquard, Pyrrochoras Coracias
 

Pour ou contre

L'inconvénient de la station, c'est qu'elle est conçue en entonnoir très étroit et que l'arrivée est digne d'une autoroute à péage de ce fait tant les gens se déversent sur un même lieu.

Sur ce point, je préfère les grands espaces de Tignes.

Elle offre en possibilité d'hébergement 33000 lits, 500 hectares avec 200 km de pistes balisées dont 47 ha aménagés avec 191 canons à neige. 102 pistes sont mises à votre disposition dont 13 noires, 17 rouges, 45 bleues et 27 vertes que vous pouvez emprunter par 54 remontées mécaniques dont un ascenseur, un funiculaire, téléphériques dont un débrayable, une télécabine, 25 télésièges dont un de 8 places débrayable, 20 téléskis et un télécorde.

Les bisalpins sont 130 000.

Face à la station,  une autre station aussi célèbre "L'Alpe d'Huez" qui fait partie des 107 stations de ski en France avec un bref rappel sur Val Thorens qui est la plus haute station d'Europe du haut de ses 2300 mètres. 45 en Italie avec celle des Dolomites. En Suisse, il y en a 30 stations dont Zermatt. Pour l'Allemagne, on en dénombre 7 et seulement 5 en Espagne.

Voici le catalogue des belles stations de France avec dans les Alpes : Tignes, Val d'Isère, Les Arcs, La Plagne, Val Thorens, Les Menuires, Meribel, Courchevel, Megève, Saint-Nicolas de Véroce, l'Alpes d'Huez, Le Grand Bornand, Les Sauzes, Aussois, Combloux, Saint Gervais. Pyrénées 2000, Les Angles... côté Pyrénées.

Si vous voulez faire une halte charmante, je vous conseille l'hôtel, restaurant, bar Le Chalet MOUNIER (1933) qui était une ferme d'alpage en 1847, devenu refuge, pour briller de nos jours de ces quatre étoiles. Auparavant, cette construction appartenait à la famille de Pierre Balme qui en fit un hôtel dès 1879. Sur cette même base, Robert Mounier reprend la suite en 1971. Il offre aux vacanciers son charme authentique au coeur du village et s'agrémente d'un spa, d'une piscine et même une salle de séminaire. Il accueille les équipes nationales et internationales de ski, ainsi que le show-business pour son cadre et sa discrétion. Une carte de restaurant sera très appréciée, côté resto "Le petit Polyte".  Je ne peux que vous en dire du bien pour y avoir profiter de son salon lors d'un apéritif bien sympathique offert par mon amie M.

Chalet Mounier
2, rue de la Chapelle
38860 Les Deux-Alpes
 

Le foyer St Benoît existe toujours, il est situé 17, rue du Cairou dans le centre ville.

Pour les amateurs de transats, la station offre la possibilité de s'immobiliser quelques temps auprès d'un bon verre. L'accès se fait sur les pistes ou sur le bas de la station en attendant les retours des skieurs. L'équipement diffère, munissez-vous d'une doudoune bien ouatée, d'une crème bronzante, d'un rouge à lèvres assez "flashi" et vous pourrez prétendre avec les options pour !

Indicateur

La progression du nombre de leçons données par l'ESF, l'ESI traduit l'essor de l'émigration hivernale. Lors des périodes d'affluence, il est difficile d'y trouver place quand l'absence de neige dans les Alpes du Sud se fait ressentir comme cette saison 2010-2011.

Conseil

N'oubliez pas de réserver les écoles de ski (ESF, ESI, ...) sur internet et à l'avance car les places ne sont pas de reste.

Il en va de même pour les haltes garderie, les jardins d'enfants, les crèches. Pensez à apporter le carnet de santé de vos enfants pour l'inscription.

Santé des glaciers

Le climat tempéré actuel (holocène), nous fait considéré cette période interglaciaire comme dangereuse pour la santé des glaciers. Les masses de glace ne cessent de diminuer. Leur fonte fait perdre du terrain (pour ne pas dire des kilomètres de glace !). La neige se fait de plus en plus rare et pour garantir l'accès au ski, les stations fabriquent de la neige artificielle qui nécessite de nouvelles ressources en eau. Il est donc difficile de plus en plus de tenir ouvert les stations d'été sur les glaciers, ainsi que les grottes de glace. Beaucoup d'entre-elles sont désormais fermées comme la Grande Motte à Tignes (2008). Les stocks d'eau des fontes des neiges sont donc dans les lacs avoisinants. Le capital diminue, la France s'appauvrit comme partout ailleurs.

L'utilisation des canons à neige appauvrit les réserves d'eau, en période d'hiver où l'économie d'une région bat son plein (habitations, locations) pour ses besoins en eau. Et malheureusement, la neige projetée fond qu'en été à l'époque où il y a surabondance par la fonte des neiges.

Média

Dimanche 21 février 2010, deux enfants ont été pris dans une avalanche aux Eux-Alpes. Ils ont été sauvés par les CRS.

Visites d'été

  • Le lac de Quirlies avec le glacier qui s'y jette.
  • Via Ferrata de l'Aiguillette du Lauzet
  • Cascade de glace de la Meije
  • Les gorges de Tines 
  • La cascade de la Pisse (sortie du village Mons de Lans, prendre la route du Cuculet et après le pont de la Pisse, sur la droite, le chemin qui longe le torrent).
  • La croisière blanche dans une chenillette sur la neige sur les hauteurs 3400 à 3600 mètres d'altitude.
  • Le petit train de la Mure à Saint Georges de Commiers pour remonter l'histoire de la mine.
  • Musée des minéraux à Bourg d'Oisans.
  • La bergerie de Villars Reculas pour y consommer une tarte myrtilles, un bon coq au vin ou une fondue.
  • La ferme Martha pour les consommations de fromage et autres produits authentiques.
  • Tour de France en juillet, sur le col.

Situation

Station de ski en Oisans
80 km de Grenoble au Sud-Est (75 min.)
Département : Isère
Région : Rhône-Alpes

Alpes du Nord. 

Liens

Site d'un particulier qui aime la montagne  >> http://montagnes38.blogspot.com/

Plans des pistes à consulter

http://www.sports-hiver.com/FR/Resort_guide/trail_map.php?idv=400

 

Bibliographie

Ski mi-février 2011 avec Emma, Marie & Frédéric.

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Reportage
Traduction  : Français,  Allemand,   Anglais, Arabe,   
Parution de l'article, 17 avril 2011
Mise à jour  : 22 avril 20111
 

 

 

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21 mars 2011

Printemps es-tu là ?

 

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C'est aujourd'hui, le printemps,
Allons cueillir le temps,
Léger comme le vent,
Saisir son passe-temps. 

Cl_matite

C'est aujourd'hui, le printemps,
Marchons la tête en avant,
S'énivrant du chant,
Si déroutant de l'aigle Royal.

Color_Carnival_Iris

C'est aujourd'hui, le printemps,
Quand les journées rallongent,
Les chaises longues s'étalent,
Pour faire face au soleil.

Fleur

C'est aujourd'hui, le printemps,
et rien ne laisse présager que le temps,
Nous laissera un moment.

Fleur_C

C'est aujourd'hui, le printemps,
Qui pousse les bourgeons gelés,
Sans raison à l'abandon.

Gueule_de_loup

C'est la saison de la déraison,
C'est le printemps aux mille pardons, 
Si les étoiles et mon champ de vision,
S'arrêtent sur un parterre de fleurs. 

Alors le printemps est ma saison.

 

C'est aujourd'hui le printemps ?           Ce matin c'est l'équinoxe à 0h20 + 44.7 secondes (20 mars 2011 23h20 UTC). Les journées n'auront de cesse d'augmenter leur ensoleillement jusqu'au 21 juin 2011 et ceux depuis le solstice d'hiver qui est le 21 décembre 2011. Le deuxième équinoxe a lieu le 22 ou 23 septembre. Les équinoxes marquent le début du printemps et de l'automne. L'équinoxe de cette année est accompagnée d'une marée de forte amplitude (coefficient 118) par le fait de la pleine Lune (19 mars à 18h10) qui est proche de la Terre. Pleine Lune d'une taille exceptionnelle, levée à l'Est au Coucher du Soleil. Elle est appelée "Lune du Périgée" et elle est la plus grande depuis 20 ans. Elle est donc apparue 14 % plus grande que d'habitude et avec une luminosité accrue de 30 %.  Le printemps est apparue ce matin sous un ciel bleu. L'heure d'été se fait le dernier dimanche de mars, l'heure légale en France est donc (UTC + 2 heures). La date de changement d'heure est la même pour tous les pays. L'heure d'hiver est le dernier dimanche d'octobre.

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Essai
Traduction  : Français,  Allemand,   Anglais,
Arabe,   
Parution de l'article, 20 mars 2011
Mise à jour  : 20 mars 2011
 

 

 

 

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09 mars 2011

Une histoire de femmes ? le 8 mars 2011

 

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Le 8 mars est dédié à la progression des droits et devoirs pour les femmes qui nous ramène à la notion d'égalité depuis le 8 mars 1908 où a été programmé ce jour comme "Journée Internationale de la Femme".

Non à la discrimination à l'emploi et aux salaires (Cf. déclaration des droits de la femme et de la citoyenne - Olympe de Gouges - 1791).

 


Expression"L'admission des femmes à l'égalité parfaite serait la marque la plus sûre de la civilisation"  

Stendhal

 

Olympe_de_Gouges_1791

 

Expression"La journée de la femme, le 8 mars, cela arrive trop tard dans l'année ; moi, je trouve que cela devrait être tous les 29 févrierLaurent Ruquier 

 

J'ai choisi de vivre différemment, d'être moi en  tant que femme avec ma part d'homme. Car si j'aime travailler avec les hommes et à leurs côtés, c'est que je veux partager avec eux, ce mode de vie.

 

J'ai donc travaillé le 8 mars et aujourd'hui je suis en récupération. J'ai gagné mon salaire, égale à lui, mon compagnon. J'ai choisi de vivre librement en couple sans dépendance financière.

 

Ma nature n'est pas fragile, comme certaines personnes du sexe opposé aiment à nous le rappeler.


Expression"Une femme, une vraie femme, c’est une femme avant tout qui n’est pas féministe."

Sacha Guitry

 

Je dénie toute religion le 8 mars, car ce jour là, la religion anéanti la femme comme si c'était le1er novembre. Bref, nous sommes seulement un souvenir pour une journée de l'année. Voilà ce que l'on nous concède. Qu'adviennent pour nous, les autres jours ?

 

Le 8 mars est seulement une date qui sert à rappeler l'historicité de cette lutte et les acquis maintenus.

 

Certaines entreprises, mêmes, poussent la provoque à nous faire participer à des jeux concours, mais seulement ce jour ! lol... J'ai donc de la chance dans mon entreprise car ce jeu débute le 8 mars et s'achève le 21.

 

Le reste du temps, il faut travailler plus pour gagner à égalité. Quand je dis travailler plus, je n'intègre pas la sphère domestique du foyer familial car les valeurs sociales ont quand même évoluées au sein de notre foyer. Nous partageons nos tâches et nous sommes quittes de mettre au défit tout autre couple sur la progression tant côté masculine que féminine de ces tâches.


Expression"Les femmes libres ne sont pas des femmes" 

 

"Une femme qui se croit intelligente réclame les mêmes droits que l’homme. Une femme intelligente y renonce"

 

Colette

 

 

La grande victoire de cette lutte, c 'est la non violence. Mais il reste à apporter un changement sur l'écart salarial entre les hommes et femmes qui affiche la persistance de l'inégalité.

Plus besoin de capter l'attention masculine par la marchandisation de notre corps, pour nous vendre ou en tirer profit pour gravir les échelons de la réussite au même titre que nos collègues masculins.

J'aimerais écrire chaque 364 autres jours de l'année afin de remémorer cette histoire et protéger nos acquis. Je dis bien nos acquis car la progression est si faible que je doute qu'elle se perçoive.

Expression"Appeler les femmes “le sexe faible” est une diffamation ; c’est l’injustice de l’homme envers la femme. Si la non-violence est la loi de l’humanité, l’avenir appartient aux femmes."  Gandhi

Aujourd'hui, les mentalités changent, le port du costume n'est plus obligatoire dans nos entreprises et pourtant "the Big" est en costume et non en tailleur.  Il reste donc à abolir ce clivage.

Aujourd'hui, nos droits à nous mettre en colère sont rythmés sur notre cycle menstruel, ces quelques jours nous sont accordés.

Aujourd'hui, je touche 18 % de salaire en moins, c'est-à-dire que l'écart de rémunération est pour un emploi similaire et des responsabilités égales.

Aujourd'hui,  c'est un sport de conjuguer travail, vie sociale et maison. Il faut souvent faire le grand écart pour les associer.

Aujourd'hui, je lutte contre les machos au même titre que les homosexuels pour définir les rôles.

Aujourd'hui, je suis différente morphologiquement et je compte le rester.

Aujourd'hui, l'égalité est inégale.

Expression"La femme est l'avenir de l'homme"  Jean Ferrat


Demain, les hommes et les femmes ne seront plus minoritaires ?

Histoire de femmes ?

Biographie 
  • 1790, Révolution : la femme a les mêmes droits à l'héritage que les enfants de sexe masculin.
  • 1791, Déclaration des Droits de la femme et de la citoyenne  -Olympe de Gouges-.
  • 1792, publication "Revendication des droits de la femme" de Mary Wollestonecraft.
  • 1804, le code civil consacre l'incapacité juridique de la femme mariée.
  • 1808, les filles et les femmes sont interdites dans l'enceinte des lycées.
  • 1833, la Loi Guizot qui crée l'enseignement primaire en France oublie les filles.
  • 1836, création de l'enseignement primaire féminin.
  • 1838, première Ecole Normales d'institutrices.
  • 1850, la loi Failloux rend obligatoire la création d'école de filles dans toutes communes de plus de 800 habitants.
  • 1861, Julie Daubié est la première femme française à obtenir son baccalauréat qu'elle a préparé seule.
  • 1867, création des cours secondaires féminins publics.
  • 1874, loi sur la protection des femmes au travail. Les femmes ne peuvent plus travailler dans les mines, ni le dimanche.
  • 1875, une instruction ministérielle autorise les femmes mariées à ouvrir un livret de Caisse d'Epargne  avec l'autorisation de leur mari (elles peuvent déposer seules, mais le retrait se fait qu'en présence des deux époux).
  •        . Madeleine Bres est la première femme médecin.
  • 1880, les lois Camille Sée créent des collèges pour les jeunes filles, d'où sont absentes les matières nobles comme le grec, la latin et la philosophie, ce qui ne les prépare ni au bac, ni à l'université.
  • 1881, les femmes mariées peuvent ouvrir un livret de Caisse d'Epargne sans l'autorisation de leur mari.
  •        . Création de l'Ecole Normale Supérieure de Sèvres.
  •          Blanche Edwards est reçue au concours de l'externat en médecine. Des étudiants brûlent son effigie
             boulevard St Michel.
  • 1882, Les Lois Jules Ferry instaurent l'enseignement primaire obligatoire, public et laïc, pour les filles comme pour les garçons.
  • 1884, autorisation du divorce comme en 1804.
  • 1892, loi limitant la durée des journées de travail à 11 heures pour les femmes et le travail de nuit.
  • 1895, les femmes mariées peuvent faire des retraits seules sur leur livret de Caisse d'Epargne.
  • 1900, Ouverture aux femmes de l'Ecole des Beaux-Arts.
  • 1907, les femmes mariées peuvent disposer librement de leur salaire (auparavant le marie encaissait leur salaire et pouvait l'utiliser à sa guise en cas de mariage sous le régime de la Communauté).
  • 1908, fête des mères aux Etats-Unis.
  • 8 mars 1910 à Copenhague, une confédération internationale des femmes constituée par 1000 femmes de tous pays adopte cette journée pour promouvoir le droit de vote des femmes. C'est une proposition de Clara Zetkin, leader Socialise allemande.
  • 1912, première Ecole Normale Supérieure mixte. 
  • 1919, instauration du baccalauréat féminin.
  • 1920, les institutrices obtiennent l'égalité de rémunération que les instituteurs. 
  • 1924, Unification des programmes du baccalauréat pour garçons et pour filles.
  • 1925, Création de l'Ecole Polytechnique féminine.
  • 1928, loi qui institue le "congé de maternité".
  • 1930, première femme à l'Ecole Centrale.
  • 1937, les femmes sont autorisées à enseigner le latin, le grec et la philosophie.
  • 1938, suppression de l'incapacité juridique de la femme mariée. L'épouse n'est plus tenue au devoir d'obéissance à son mari. Mais ce dernier conserve le pouvoir d'imposer le lieu de résidence et d'autoriser ou non l'exercice d'une profession par sa femme. Il garde l'autorité paternelle sur ses enfants. En théorie, les femmes peuvent ouvrir un compte en banque, mais pas en pratique. 
                   Elles peuvent s'inscrire à l'Université sans l'autorisation de leur mari. 
  • 1942, la femme peut ouvrir un compte bancaire.
  • 1942, la femme est l'adjoint du mari dans la direction de la famille.
  • 1943, les femmes n'ont plus à fournir de justificatifs sur l'origine des fonds, lors des dépôts bancaires.
  • 1944, les femmes obtiennent le droit de vote.
  • 1959, mise en place progressive de la mixité dans les établissements scolaires.
  • 1965, la femme peut exercer une activité professionnelle sans le consentement de son mari.
  • 1965, droit d'exercer une activité professionnelle sans l'accord du père.
  • 1965, l'enseignement technique est ouvert aux filles.
  • 1965, grâce à la loi sur les régimes matrimoniaux, les femmes obtiennent de gérer leurs biens propres (chacun des époux devient autonome sur le plan financier). L'article 222 du Code Civil vient renforcer la capacité juridique de la femme mariée qui peut même exercer une profession sans l'autorisation de son mari, elle peut ouvrir seule un compte bancaire.
  • 1967, Loi Neuwirth qui autorise la contraception.
  • 1968, les femmes forcent les portes de la bourse.
  • 1970, remplacement de l'autorité paternelle par l'autorité parentale. La notion de chef de famille est supprimée. Les époux assurent ensemble la direction morale et matérielle de la famille.
  • 1970, péridurale.
  • 1971, Loi rendant obligatoire l'égalité des salaires entre homme et femme, pour un même travail.
  • 1972, Polytechnique devient mixte. Anne Chopinet est Major de la promotion.
  • 1973, la mère peut, comme le père transmettre sa nationalité à son enfant (légitime ou naturel).
  • 1974, remboursement de la contraception.
  • 1974, Loi Veil sur l'IVG.
  • 1975, libéralisation du divorce par consentement mutuel.
  • 1978, l'Ecole de l'Air devient mixte.
  • 1982, en France, le gouvernement socialiste de François Miterrand donne un caractère officiel de la journée de la femme, le 8 mars.
  • 1983, Loi Roudy qui interdit toute discrimination professionnelle en fonction du sexe.
  • 1985, égalité des époux dans la gestion des biens de la famille et des enfants.
  • 1992, 25 353 000 femmes en France, soit 51,3 % de la population.
  • 1993, principe de l'exercice conjoint de l'autorité parentale quelle que soit la situation   (mariés, concubins, divorcés, séparés).
  • 2000, signature d'une convention interministérielle en février par l'Education nationale sur l'égalité hommes/femmes, filles/garçons.
  • 2003. Création d'un observatoire de la discrimination, qui a pour objectif de mener des études sur toutes les formes de discriminations. Il traite des facteurs qui conduisent à des inégalités et nous rappellent que parfois ils se cumulent.. Résultat enquête SOFRES sur "Les Femmes et l'emploi" :
    "obtiennent moins parce qu'elles demandent moins, et demandent moins parce qu'elles ont moins" 
  • 2010
    4% des femmes accèdent au statut de cadre supérieur, 26 % pour les hommes. 

 

Bibliographie

Etude sur les Femmes

 

Librairie 

    • La révolution maternelle depuis 1945 de Yvonne Kliebiehler
    • Le Féminin à la française de Edwidge Khaznada

 

Expression"Chaque année à l'occasion de la journée de la femme c'est moi qui fait la vaisselle des 364 jours précédents" Philippe Geluck 


Expression"Civilité : Madame, Mademoiselle, Monsieur" Discrimination (Mademoiselle quand la situation de famille n'est pas encore connue).


ExpressionLe féminin de "Directeur" est la "femme du Directeur" Pierre Desproges

 

Expression"J'aimerais, qu'il n'y ait pas de 8 mars, de journée internationale des femmes. Cela signifierait qu'il n'y a plus de discrimination et donc plus de luttes, plus de revendications, parce que les comportements sont devenus égalitaires et que tous les citoyens peuvent exercer la plénitude de leurs droits (...)" 

 

Yvette Roudy

 

ministre des Droits de la femme (1981-86)


Expression"Le 21 décembre, les femmes parlent moins que les autres jours, c'est le plus court des jours" sic xxx

.......................
Essai
Traduction  : Français,  Allemand,   Anglais,
Arabe,   
Parution de l'article, mercredi 9 mars 2011
Mise à jour  : 9 mars 2011
 

 

 

 

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