Impasse des Pas Perdus

Ecrire, avancer les mots... sur l'Art naïf, les jardins à visiter, mes carnets de voyage, les lectures, ainsi que ma passion des iris...

07 avril 2015

Un parfum d'herbe coupée de Nicolas Delesalle

 

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Un parfum d'herbe coupée

Un parfum d'herbe coupée
Nicolas Delesalle
Edtitions Préludes

Date de parution : 7 janvier 2015
285 pages
13,60 euros

 

Notation

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On pourrait se demander quel est l'intérêt de lire encore des souvenirs d'enfance. Mais le parfum n'est pas le même suivant l'étape de sa vie et chaque souvenir rappelle ceux auxquels nous nous sommes personnellement attachés.

L'idée de nous donner à lire des passages, des tranches de vie n'est pas novatrice. Mais l'auteur est adepte des réseaux sociaux et a débuté par des nouvelles très courtes, sur Twitter. Tweet story est une nouvelle forme littéraire qui se réalise sur le réseau social. "Alexander" est son Tweet story. Les messages sont en salves de 140 caractères et tiennent les lecteurs en alerte des futurs messages. Puis, il capitalise ses écrits sur un blog nommé "A peu près rien", avant d'en faire un livre numérique. Internet permet d'écrire avec plus de liberté. Relativement bien plébiscitées (6500 followers), ces nouvelles sont publiées, suite à la proposition de l'éditrice Véronique Cardi. Le texte a été remodelé pour s'intégrer sous forme papier. Le choix du vocabulaire est différent suivant le mode de transmission. C'est donc un livre "d'opportunité" comme dit l'auteur car il fut conçu au fil des messages, des échanges avec ses lecteurs. L'auteur reconnaît que certains de ses récits ont été rédigés depuis plus de dix ans. Des histoires drôles qui rendent hommage à l'enfance, d'autres sur l'adolescence qui donnent toute la puissance sensitive, jusqu'à l'âge adulte où l'on retrouve le personnage principal, kolia, père de famille. Un récit a quatre voix, celle de l'enfant, de l'adolescent, de la critique et celle du lecteur. Le lecteur pourra transposer ses souvenirs à ceux de l'écrivain.

Un premier roman qui se lit facilement et c'est plutôt bien écrit. Des instants fugaces et sans importance qui remplissent notre vie sont imagés. Les bons moments entraînent les mauvais qui obstruent le quotidien, mais toujours avec cette écriture enjouée pleine d'humour. Les thèmes s'enchaînent et s'alternent au travers de la mémoire de l'auteur.

Un livre sympathique qui n'est pas un roman mais une sorte de récréation. Il n'y a pas de chronologie, mais une multitude de réflexion sur l'éducation, les parents, l'amour. Les mots sont choisis et offrent un élixir dont la saveur embaume le parfum de l'herbe coupée.

J'ai adoré l'anecdote du cimetière du Père Lachaise à Paris. La description de chaque tombe qui accueille des personnages célèbres est un pur délice.

Le livre a remporté le prix des lecteurs du livre numérique 2013, le 28 novembre 2013.

 

 

Présentation

 

« Le jour où mon père a débarqué avec son sourire conquérant et la GTS, j’ai fait la gueule. Mais j’ai ravalé ma grimace comme on cache à ses parents l’odeur de sa première clope. J’ai dit “ouais”, j’ai dit “super”, la mort dans l’âme, même si j’avais compris que la GTS pour la GTX, c’était déjà le sixième grand renoncement, après la petite souris, les cloches de Pâques, le père Noël, Mathilde, la plus jolie fille de la maternelle, et ma carrière de footballeur professionnel. »
Par petites touches qui sont autant d’instantanés de vie, Kolia convoque les figures, les mots, les paysages qui ont compté : la route des vacances, les filles, Totor le paysan aux cèpes et la maison de famille, des livres, quelques sauterelles, Raspoutine le berger allemand… Des petits riens qui seront tout.
Un premier roman remarquable, plein d’émotion, d’humour, de poésie, de profondeur, où la petite musique singulière de l’enfance ouvre sur une partition universelle.

 

 

Extrait

 

Expression"Ces livres labourèrent la terre dure de mon esprit vide, mais rien n'était encore semé sur ces champs désolés balayés par le souffle de l'aventure"  p.93
Nicolas Delesalle


Expression"Jusque-là, je n'étais jamais entré dans une librairie. J'avais peur des librairies comme j'avais peur des livres. Á mes yeux, les librairies étaient des temples austères, les libraires, des moines érudits et effrayants ; il était évident que les libraires avaient lu absolument tous les livres qu'ils vendaient et il m'arrivait de scruter discrètement leur front que je jugeais toujours bombé, en imaginant combien d'histoires dansaient là-dessous"     

Nicolas Delesalle

 

 

 

 

Frise

Merci pour cette belle rencontre du 3 février 2015 qui a permis à une trentaine de lecteurs de connaître l'auteur. C'est au "Thé des écrivains", la librairie-salon de thé du 3e arrondissement que cette soirée fut organisée par la maison d'édition "Préludes". Une soirée agréable où Nicolas Delesalle a su prendre le temps pour échanger avec ses lecteurs. Mais aussi merci à Pierre Krause et à "Masse critique" de Babelio de m'avoir permis de découvrir cet auteur.

La "Librairie générale française", connue pour la collection "Livre de poche" s'ouvre sur une nouvelle collection "Préludes" qui publie chaque année, une dizaine de livres inédits de jeunes auteurs français ou des traductions pour la littérature étrangère. Chaque ouvrage propose à la fin de sa lecture, trois autres romans sur le même thème.

Son écriture est prometteuse et je ne doute pas que sa plume va faire éclore d'autres oeuvres.

 


Né en 1972.

Son père Jean-Charles Delesalle a occupé pendant trente ans la profession de journaliste sportif au "Journal du Sud-ouest", "La Dépêche du Midi", puis au "Journal du Dimanche". Il se spéciale dans le rugby. Auteur de plusieurs ouvrages sur le rugby et le sport.

Sa soeur Sonia Delesalle-Stolper poursuit également une carrière de journaliste. Elle est correspondante de "Libération" à Londres, Royaume-Uni. Elle a une Maîtrise de russe à l'INALCO, mais aussi une Maîtrise d'Histoire Sorbonne Paris IV. Comme son frère, elle a fait l'école supérieure de journalisme de Lille.

Son autre soeur est Tatiana Delesalle-Féat. Elle est responsable éditoriale aux Editions Fleurus Mango.

Et s'il a trois soeurs, voici la dernière : Alexandra Delesalle, chroniqueuse au journal "Metro".

Nicolas Delesalle est journaliste à l'hebdomadaire Telerama. Il s'adonne à ce métier en s'orientant vers la presse écrite. Il est également le grand Directeur de l'ouvrage "Télérama a 60 ans" (Tome 1 et 2) publié aux Editions "Arènes". Il fit l'école de journalisme ESJ de Lille.

Un livre qu'il affectionne ? Si nous vivions en1913 d'Antoine Prost, mais également "Jérôme" de Jean-Pierre Martinet

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Frise

 

 

 

Petite note à l'intention de l'auteur

Oui, le travail de mémoire fait partie de mon quotidien. Comme vous l'avez largement souligné lorsque vous avez posé votre autographe sur mon livre, j'ai accompli le devoir que la lecture soit pour ma fille aussi essentielle qu'elle est pour moi. C'est pour cette raison que je vous l'ai envoyée et qu'elle a pris ma place pour cette dédicace. Merci

Je n'ai pas mis dix ans pour faire ce retour, mais quelques mois. Des mois d'échange entre ma fille, mon époux qui tour à tour furent lecteurs, acteurs et critiques.

 

Erreur d'édition

p. 206 Internet et ses vidéos peuvent aller se faire cuir(e) un boeuf

 

Biblographie

Lecture de mars 2015

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Jaume Cabré
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L'ombre du vent 
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Au revoir là-haut
Pierre Lemaître

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Traduction  : Français,  Allemand, AnglaisArabe, Hollandais 
Parution :  mardi 7 avril 2015
Mise à jour  : 7 avril 2015


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29 mars 2015

Confiteor de Jaume Cabré

 

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Confiteor de Jaume Cabré

Confiteor

Traduit du catalan par Edmond Raillard (Jo Confesso - 2011)
Actes-Sud
Parution : Septembre 2013
782 p. 26

Site de Jaume Cabré

Prix du Courrier International du meilleur livre 2013

Notation


Il n'y a pas de résumé exact de cet ouvrage. Seule ma capacité à s'adapter à la matrice de lecture me semble intéressante à présenter.

La fin du récit vaut le début, il faut donc l'avoir lu pour découvrir ce chef d'oeuvre. Il n'a pas de repère, c'est un roman rare, complexe dans sa lecture et qui exige beaucoup de concentration. Comme un chapelet, sa vie est confessée par bribes, plus ou moins longues et surtout inachevées, au gré de la mémoire et de l'oubli. La trame est l'histoire d'une famille érudite, passionnée d'antiquités qui s'enchevêtre avec l'Histoire européenne de l'Espagne dans les années cinquante dont les éléments font références à plusieurs époques : inquisition, nazisme, dictature franquiste. Le Vibrato d'un violon avec ses notes pures qui insuffle la douleur et exhale les sanglots. Le violon est la métaphore qui tisse le fil conducteur durant l'épopée de cinq siècles d'histoire et pas moins de six pays. Fabriqué à Crémone, aux XVIIIème siècle par Storioni, il symbolise les passions marquées par sa possession et les tourments qui amènent à l'obsession. Il rythme les 800 pages qui n'ont aucune chronologie.

Confiteor est l'histoire d'Adrià, un authentique surdoué, qui confesse ses pensées et ses connaissances érudites. Une réflexion sur l'amour trahi, l'amitié fidèle et l'être humain et ses mensonges. Nous cheminons au fil des situations dans les méandres de chaque personnage qui s'articule sur leur époque. Les personnages interviennent dans le roman, rentrent en relation avec Adrià, le héros qui prend une dimension essentielle avec son identité hors du commun.

Au final, un chef d'oeuvre absolu. A lire.

 

 

Résumé

Barcelone années cinquante, le jeune Adrià grandit dans un vaste appartement ombreux, entre un père qui veut faire de lui un humaniste polyglotte et une mère qui le destine à une carrière de violoniste virtuose. Brillant, solitaire et docile, le garçon essaie de satisfaire au mieux les ambitions démesurées dont il est dépositaire, jusqu'au jour où il entrevoit la provenance douteuse de la fortune familiale, issue d'un magasin d'antiquités extorquées sans vergogne. Un demi-siècle plus tard, juste avant que sa mémoire ne l'abandonne, Adrià tente de mettre en forme l'histoire familiale dont un violon d'exception, une médaille et un linge de table souillé constituent les tragiques emblèmes. De fait, la révélation progressive ressaisit la funeste histoire européenne et plonge ses racines aux sources du mal. De l'Inquisition à la dictature espagnole et à l'Allemagne nazie, d'Anvers à la Cité du Vatican, vies et destins se répondent pour converger vers Auschwitz-Birkenau, épicentre de l'abjection totale.

Confiteor défie les lois de la narration pour ordonner un chaos magistral et emplir de musique une cathédrale profane. Sara, la femme tant aimée, est la destinataire de cet immense récit relayé par Bernat, l'amie envié et envieux dont la présence éclaire jusqu'à l'instant où s'anéantit toute conscience. Alors le lecteur peut embrasser l'itinéraire d'un enfant sans amour, puis l'affliction d'un adulte sans dieu, aux prises avec le Mal souverain qui, à travers les siècles, dépose en chacun la possibilité de l'inhumain - à quoi répond ici la soif de beauté, de connaissance et de pardon, seuls viatiques, peut-être, pour récuser si peu que ce soit l'enfer sur la terre.


L'auteur Jame Cabré i Fabré a une écriture simple et met en exergue l'Art, la conscience qui confesse le mal jusqu'au pardon. Son oeuvre est dense comme une partition. Elle s'écoute et laisse une musique à l'histoire. Jame Cabré a inventé un nouveau style qui fait revivre et vivre l'histoire. Il expérimente une figure de style dans le narratif qui entraîne le lecteur par le biais du tutoiement ou du vouvoiement. Une oeuvre profonde qui raconte l'histoire humaine avec des scènes réfléchies qui nous donnent une analyse de la société.  Un livre riche qui gagne à êre lu lentement, parfois avec des pauses afin d'ancrer les personnages et leur profondeur.

 

Jame Cabré est catalan. Huit ans de travail, une centaine d'intrigues, 800 pages et un seul genre littéraire à la "Cabré" !

 

Né le 30 avril 1947 à Barcelone. Il est licencié en philologie catalane à l'Université de Barcelone. Il a enseigné d'abord à Valence, puis à Terrassa. Il enseigne par la suite à l'Université de Llieda, dans le secondaire, mais se met en disponibilité. Membre de la section philologique de l'Institut d'Estudis Catalans. Membre du collectif Ofèlia Dracs (en 2007). Pendant de nombreuses années, il rédige des scenarii pour la télévision et le cinéma. Ses débuts en tant qu'écrivain l'amènent à composer des recueils de nouvelles tels que "Faules de mal desar" (1974) et "Toquen a morts" (1977), puis un premier roman "Galceran l'heroi de la guerra negra" (1978). Il donne des cours d'écriture audiovisuelle à l'Université de Llieda. Il collabore avec la presse écrite et notamment avec le journal Avui.

 

Les thèmes récurrents de son oeuvre sont la mémoire historique, l'impossibilité du pardon et la peur de l'oubli. Jaume Cabré aime se servir de l'histoire comme écrin à la littérature.

 

Prix d'honneur des Lettres catalanes en 2010.
Prix Jean-Morer en 2014
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Frise

 

Jo confesso" a été publié en 2011 en catalan.  Il fut rédigé entre 2003 et 2011. Il fut traduit en français par Edmond Raillard, en 2013. Il est le dixième roman de l'auteur.

 

Traduit en français

La toile d'araignée (1984) - Editions du Chiendent (Perpignan)
Voyage d'hiver (2001) - Recueil de 14 nouvelles
Sa seigneurie (2004) (publié en Espagne en 1991)- Editions Christian Bourgois
L'ombre de l'eunuque (2006) - Editions Christian Bourgois
Les voix du Pamano (2009) - Editions Christian Bourgois - Traduit par Bernard Lesfargues

 

Extrait

Rome n'était pas une fête ; c'était un chaos automobile dans une ville immense, sous la coupe de chauffeurs de taxi suicidaires, comme celui qui nous conduisit en un temps record de l'hôtel à la via del Corso, crucifiée par la circulation. (p. 372)

Le Mal se sert de la Peur et la Cruauté absolue. Sans doute pour être certains que nous nous emplissons de rage, les gradés nous racontent des choses épouvantables sur l'ennemi et nous avons tous envie de l'avoir en face de nous. (p. 431)

Au dix-huitième, si on n'était pas emperruqué, maquillé, avec des talons et des bas, on ne vous laissait pas entrer dans les salons. Aujourd'hui, un homme maquillé, avec une perruque, des talons et des bas, on l'enferme en prison sans lui poser la moindre question. (p. 594)

 

Chefs d'oeuvre à lire également

2666 de Roberto Balaño
Dolorès Claiborne de Stephen King
Bienveillantes de Jonathan Littell
La fête au bouc de Vargas Llosa

 

Biblographie

Lecture de mars 2015

 

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Lee Seung-U
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Traduction  : Français,  Allemand, AnglaisArabe, Hollandais 
Parution :  dimanche 29 mars 2015
Mise à jour  : 29 mars 2015

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15 mars 2015

La Maison Carrée, l'azur de Nîmes

 

 

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La Maison Carrée est l'oeuvre des romains. Ils sont passés par Nîmes. A chacune de leurs étapes, ils ont bâtis, construits, édifiés des monuments qui sont de nos jours célèbres par leur structure et offrent un riche patrimoine. Elle fait partie des symboles emblématiques de Nîmes, comme les arènes et le crocodile enchaîné au palmier qui représente la victoire d'Octave.

La Maison Carrée

 

Pourquoi "Carrée" ? En effet, chaque édifice est de forme géométrique. Et dans l'ancien français, chaque bâtiment qui portait quatre angles droits était désigné par le mot "carré". Il en va de même pour le rectangle que l'on nommait "carré long" et notre "carré" actuel était appelé "carré parfait" ! Ce nom date du XVIème siècle.

La Maison Carrée peut s'énorguiller d'être le seul monument romain aussi bien conservé !


Tout comme Rome, Nîmes est entouré de sept collines.

 

Ce temple fut édifié par Auguste à la gloire de ses fils et petit-fils Lucius Caesar et Caius Julius Caesar qui étaient les fils de sa fille Julia (Livie), mariée à Marcus Vipsanius Agrippa (né en -63 av. J.C.-) en deuxième mariage en 21. Sa fille a eu cinq enfants avec Agrippa. Son gendre décéda en mars (après 37) et fut enterré dans le Mausolée d'Auguste face au Panthéon. Auguste adopta les enfants pour les faire héritier. Auguste, aussi appelé "Octavia" conquis l'Egypte aux années 30. Il avait pour ami Agrippa, vainqueur de "Actium". Ils étaient partenaires d'une république traditionnelle. Octave devient commandant de la légion romaine et reçoit le titre d'Auguste que l'on peut traduire par "Majestueux" ou "Vénérable" et garde le consulat jusqu'en 23. Auguste était le fils adoptif de son grand oncle "Jules César"qui fut assassiné. Auguste est le 1er Empereur, mais ne veut pas que ce pouvoir soit assimilé à celui de roi, pour cette raison. Il se contenta des insignes magistratures pour acquérir les symboles de son pouvoir personnel. Le pouvoir absolu était sous le titre de républicain. Auguste reçu le titre de "Père de la Patrie" en 2 avant J.C.-.

Nemausus, cette cité fut fondée par l'empereur Auguste sur la Via Domitia qui relie l'Espagne à Rome. Nemausus vient du nom celte "Nem" qui signifie "lieu sacré".  "Nemoz" est le Dieu de l'eau et les Gaulois avait donné ce nom à la source de la ville. Les romains s'inspirèrent de ce nom pour nommer la ville Nemausus. Plus tard, en langue occitane, l'on retrouve "Nimes" ou "Nemze".

Malgré les guerres de religion, les invasions des Vandales, des Wisigoths, des Sarrasins et l'instabilité politique qui donnera la protection de la ville à maintes régions, les monuments ont défié le temps comme le Pont du Gard.

La Maison Carrée est l'expression du pouvoir, de l'autorité publique du nouveau régime politique. Elle fut construite en -16 -12 av. J.C.- par Marcus Vipsanius Agrippa, fils de Lucius qui avait créé le Panthéon à Rome.

 

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Les prêtres gaulois, les Druides prêchaient dans les forêts, tandis que les prêtres romains élevaient des temples.

Son style hellenique est inspiré par les temples d'Apollon et de Mars Ultor à Rome. La grâce athénienne apparaît dans les chapiteaux. D'une longueur de 26 mètres sur 15 de large, il s'élève à 17 mètres de hauteur. La construction s'élève sur un podium et de sa hauteur, elle embrase l'esplanade et domine le forum qui était le centre administratif et le coeur économique de la ville antique.

Un tiers de sa longueur est le vestibule qui est ouvert sur 3 côtés dit "pronaos" et qui laisse place à la chambre de la divinité, dite "Cella" pour le reste du bâti. Le vestibule comporte 10 colonnes dont 6 sur la face. Au milieu du fronton, il n'y a point d'ornement. La frise et l'architrave sont simples. Le plafond du vestibule est décoré de caissons carrés en pierre de taille sculptés de motifs. Aucune statue vient enrichir le vestibule.

La chambre comportait un puits qui fut utilisé jusqu'au XVIIème siècle. Il fut bâti par les romains.

Aucune ouverture ponctuée les murs, la seule lumière qui pénétrait venait du haut et surtout de la porte d'entrée. La porte est d'une hauteur de 7 mètres. Elle était protégée par des volets.

Les pierres des murs proviennent de la carrière de Sernhac, proche de Nîmes.

L'escalier qui mène au vestibule comporte 15 marches, alors qu'à l'origine, il y en avait douze. A l'époque antique, le nombre de marche était toujours impair car il fallait commençait du pied droit et finir la montée sur ce même pied droit. Le pied gauche était un mauvais présage.

Les colonnes sont cannelées et chacune comporte 24 cannelures. Le mot "Ornementa" dans l'antique correspond aux trois parties qui ornent la colonne, soit l'architrave, la frise et la corniche. L'ordre corinthien n'a pas d'ordonnance spécifique. Les colonnes sont d'une hauteur de 8 m. 96. Elles sont au nombre de 30 et à égale distance. Elles sont toutes dans le même style corinthien. Elles sont formées par plusieurs pièces dont les joints sont à peine visibles. Leur base est composé de quelques astragales. Les dix premières font parties du vestibule et sont indépendantes. Les autres sont dites engagées car intégrées dans les murs. Les pierres des colonnes proviennent de la carrière de Lens, proche de Nîmes.

Les chapiteaux sont d'ordre corinthien canonique. Ils sont taillés à feuille d'olive. Ils sont ornés de feuilles d'acanthes et chaque face comporte en son milieu une rose. La feuille d'acanthe représente la puissance vitale. Pour Auguste, elle est le symbole de la renaissance de Rome et de son entrée dans un nouvel âge d'or. Sur les chapiteaux, l'acanthe conserve une souplesse naturelle. Cette végétation luxuriante couronne le temple et donne l'impression d'une richesse et d'une vitalité inépuisables, même si elles sont rigoureusement disciplinées.

La corniche est agrémentée d'une frise sur trois côtés du bâtiment. La frise est le couronnement qui sert de support à divers motifs, aussi appelée le "bandeau royal" (fascia regia). Le mot "frise" vient de "phrigium" (opus) qui désigne en grec un morceau de tissu ou la frange d'un vêtement. Le mot "fregiare" veut dire décorer. Le mot français "frise" vient du mot latin "phrygio" qui signifie un "brodeur" et les brodeurs représentent des animaux, des plantes...

Les modillons qui soutiennent la corniche sont également sculptés de feuille de chêne. Il y en a trente le long de la base du fronton de la façade. Les modillons sont aussi appelés "mutules". Sur la corniche de la Maison Carrée, les modillons sont à contre-sens.

La cymaise qui orne la partie supérieure de la corniche comporte des mufles de lions.

L'acrotère mesurait 17 mètres.

Le toit est recouvert de tuiles couchées qui s'enclavent les unes dans les autres.


La Maison Carrée -colonnes cannelées-

A l'origine, sur le frontispice de La Maison Carrée, en lettres de bronze était mentionné une dédicace qui expliquait le rôle de l'édifice : "A Caius Caesar Consul et Lucius Caesar consul désignés, fils d'Auguste, princes de la jeunesse". Aujourd'hui, seules les marques des tenons de scellement qui garnissaient les trous remplis de plomb sont visibles. L'usage de cette méthode pour les inscriptions murales a été aussi utilisé pour le portique du Panthéon et pour le temple de la Concorde à Rome. Le relevé des marques de fixation a permis en 1758 à l'archéologue nîmois : Jean-François Séguier (1703-1784) de décrypter le texte original. Auparavant, le chevalier "Lorenzi" avait vainement essayé.

Sur le côté Ouest, est noté "Réparée par la munificence du roi et l'argent offert par les itoyens, 1822".

En 1015, le temple abrita la résidence du chanoine Pons, dite "salle du Capdueil" qui deviendra au XVème siècle, l'Eglise St Estienne de Capdueil. Le mot "Capitole" lui était désigné (du mot latin "Caput" et dit "Capitolin" car on y trouva une tête d'homme). Le capitole représentait pour l'archéologue "Auguste Castan, l'insigne de la dignité de sa colonnie, soit le prestige de la majesté romaine. Il n'est pas prouvé que le temple de Nîmes représentait un capitole de ce fait. La résidence était précédée d'une cour et d'un portique.

Au XIVème siècle, la résidence est entre les mains des Imbert de Capduel, puis à Pierre Du Puy et enfin à Jean Vidal, avant de passer à Pierre Boys (Buys).

La Maison Carrée fut transformée en maison consulaire jusqu'en 1540 et portait alors le nom de "Capitole" ou "Cap-duel", c'est-à-dire la maison des consuls propre aux échevins du Midi de la France sous la royauté.

Au XVIème siècle, elle appartenut à Pierre Boys, fils de Louis et de Galbouze Vidal. Il est laboureur et l'échangea aux consuls contre un local plus vaste, situé près de l'actuelle tour de l'Horloge. Ce nouveau propriétaire fit construire une maison sur deux étages attenantes à la façade sud de la bâtisse. L'escalier d'accès entaillait deux ou trois colonnes. Sur la façade nord, il adjoignit un pigeonnier.

La Maison Carrée fut convoitée en l'an 1576 par la Duchesse d'Uzès, Louise de Clermont-Tonnerre, pour en faire le tombeau de son époux, Antoine de Crussol qui décéda le 15 août 1573. L'amiral de Brueys était établi à Uzès à l'époque. Elle fit des propositions aux filles héritières de Pierre Boys, Mesdames de Seynes et de Valeirargues, par l'intermédiaire des consuls de Nîmes qui en avaient le bail. Les propositions n'urent pas de suite. Louise de Valeyrargues hérite de La Maison Carrée.

En 1591, la maison mitoyenne s'écroula.

En 1626, Louise de Valyrargues nomma sa fille Marguerite, légataire universel ; ce testament donna le titre de propriété de La Maison Carrée. Marguerite avait épousé Tristan de Brueys en 1585, Seigneur de Saint-Chaptes. La commune de Saint-Chaptes se trouve entre Nîmes et Uzès. Veuve en 1617 avec dix enfants. En 1630, La Maison Carrée appartient à un des fils, Denis de Brueys. En 1647, Denis de Brueys vint à décéder et son fils Jean-Félix de Brueys en hérita.

En 1650, Gabrielle de Brueys obtint par jugement la jouissance de La Maison Carrée.

Elle appartient toujours au Sieur Jean-Félix de Brueys, Seigneur de Saint-Chaptes. En 1714, elle subit les pires outrages de devenir écurie. Une entaille oblique sur les colonnes de la façade du pérystile fut faite pour aménager un auvent pour les bestiaux.

Puis vint l'époque ou Colbert en 1669, voire Louis XIV eurent l'idée de transporter pierre par pierre, la Maison Carrée dans le parc de Versailles. Une délégation d'architectes se serait rendue sur place pour constater que ce projet ne pouvait se faire car de trop grande ampleur, vu le mauvais état de l'édifice.

Elle fut cédée par Jean-Félix de Brueys et Gabrielle de Brueys (veuve de Benoît de Borne), aux moines augustins le 28 mai 1670 pour tenir d'église. Ils projetaient de construire un couvent à côté. Jean-Félix de Brueys reçoit 5600 livres pour payer ces créances et faire arrêter la saisie de tous ses biens, obtenue par sa tante Gabrielle de Brueys à qui il doit 2000 livres de sa dot, plus les intérêts et frais divers.

La Maison Carrée devint sous la surveillance du Roi et l'on fit démolir les maisons contigües en 1691. L'intendant du Languedoc essaya de récupérer le monument pour le Roi, mais les Augustins obtinrent gain de cause en 1672, en présentant leurs titres de propriété. Ils purent ainsi effectuer leur travaux avec l'autorisation du Conseil privé du Roi. En 1683, ils entâment les travaux pour convertir La Maison Carrée en église. Les frais dépassèrent leur budget et ils obtinrent une aide financière de la province pour terminer les travaux. Les travaux furent donnés à Dardailhon qui refit dans un premier temps le revêtement du podium, l'escalier. Dans un deuxième temps, la base des colonnes fut revue. En 1688, deux maisons qui s'appuyaient sur la façade sud furent détruites. En 1691, l'église prit place dans la cella du temple, les travaux prirent fin. Un choeur, quatre chapelles latérales, des tribunes desservies par deux escaliers, un caveau funéraire pris place en dessous du choeur avec une forme demi-circulaire. Le caveau fut relié à une cave située sous le péristyle. En 1702, le bâtiment fut à nouveau restauré. Les travaux entreprient consistaire à consolider le socle de 7 colonnes par leur remplacement et de refaire la toiture. 1714, 1745, du plomb fut utilisé pour protéger les corniches des frontons. 1764 mit fin aux déprédations des religieux qui recherchaient un trésor dans les soubassements.

De 1778 à 1781, J. Fr. Séguier restaura le mur de la Cella et les colonnes qui y sont engagées, puis des chapiteaux et de la corniche.

1787, le représentant du Roi essaya de conclure avec les Augustins pour que le monument devienne le lieu de réunions de l'Académie de Nîmes. L'échange proposée était la maison de Séguier, léguée après sa mort à l'Académie. Les démarches n'aboutirent à rien et un arrêté royal fut pris pour le transfert du couvent sur un autre site. Les négociations étaient forts engagées au moment de la Révolution. Elle fut vendue comme bien national.

A cette période de révolution, elle ne servit qu'à entreposer des bottes de foin et des sacs de blès.

En 1791, la bâtisse devient jusqu'en 1802 l'administration du Directoire et prend la forme de la première préfecture du Gard. De 1802 à 1805, elle abrita les archives.

En 1806, la chapelle et le couvent furent démollis.

De 1816 à 1822, des travaux de restauration virent le jour afin de consolider le monument. La toiture fut refaite dans des matériaux plus légers et le revêtement du podium repris son origine.

De nos jours, elle est devenue un musée depuis mars 1824. En l'honneur de la visite de la Duchesse d'Angoulême en 1823, le musée fut appelé Marie-Thérèse et fut destiné aux peintures et sculptures.

En 1875, le musée se transforma et servit exclusivement à l'archéologie. Deux doliums prirent place de chaque côté de la porte.

Depuis 1988, le musée sert temporairement pour des expositions.

En 1990, un des doliums fut brisé.

La Maison Carré fut usitée tout au long des époques, ce qui a permis de maintenir sa conservation.

La Maison Carrée fut classée monument historique en 1840.

Maison Carrée -chapiteaux ordre corinthien-

 

La porte actuelle a été réalisée en 1824. Elle est de forme carrée et très élevée. La porte est entourée de pilastres.

La toiture fut restaurée en 1992.

La place actuelle fut réaménagée en 1993 par l'architecte en charge des travaux du nouveau musée d'art contemporain : Lord Norman Foster. A l'origine, sur l'emplacement du nouveau musée se trouvait le théâtre. Les vestiges de le théâtre ont été déplacés sur une aire.

2006-10, la façade a repris de la jeunesse par un entretien qui lui permis de retrouver sa couleur d'origine. Certaines pierres ont été restaurées par les ateliers "Bouvier".

Vous pouvez découvrir toute l'histoire de la Maison Carrée sur son site :

http://www.maisoncarree.eu/

Note

Thomas Jefferson (1743-1826), Président des Etats-Unis, avait étudié le dessin et cherchait une solution architecturale pour la Virginie. Il visita la Maison Carrée en présence de Charles Louis Clérisseau et le monument l'inspira et servi comme modèle à la construction du Capitole de Richmond, siège du gouvernement de l'Etat de Virginie et à de nombreuses réalisations.

Situation

Nîmes, rue du Général Perrier

 

Biblographie

Visite le samedi 14 mars

 

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Traduction  : Français,  Allemand, AnglaisArabe, Hollandais 
Parution :  Samedi 14 mars 2015
Mise à jour  : 14 mars 2015

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28 février 2015

Courchevel se révèle

 

 

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Courchevel exprime une certaine idée du luxe. Station de prestige, la clientèle apprécie son luxe et les agapes se font en altitude. La clientèle ne vient pas seulement pour dévaler les pistes. Les palaces font vitrine tout au long des pistes. "Les Airelles", palace emmitouflé dans son écrin de sapins, donne des airs autrichiens avec ses fresques sur la façade, ses balcons de bois ornés. Cet hôtel est à l'origine conçu par Madame Raymonde Fenestraz.

Portrait à Courchevel

 

Ah, pour continuer, il faut mieux s'y rendre et s'en imprégner.

Art à Courchevel 1850

Quand on parle d'étoile, il y en a deux. Celles données après des efforts pour améliorer son style lorsqu'on pratique le ski et celles qu'offrent les restaurants étoilés comme le "Chabichou" avec son chef "Rochedy" ou bien au "Cap Horn". Le Chabichou ouvrit en 1963 et depuis, le Guide Michelin lui offrit deux étoiles.

Raymonde Fenestraz qui créa le palace "Les Airelles" était surnommée la "Castafiore" pour le nombre de ses bijoux, alors que dans les année 50, Raymonde Botta venait sur les alpages pour faire paître le troupeau de la ferme paternelle de Moutiers. En guise de dot, elle eut deux vaches qu'elle vendit pour partir s'exprimer d'abord à Paris, puis en Grande-Bretagne et vint l'Italie. C'est en 1962 qu'elle se lance dans l'immobilier près de son village natal. Dix-huit mois plus tard, elle achète sa première agence qui n'est autre que celle où elle travaillait. Nous sommes en 1964 et sa devise est "Vendre bon marché ne m'intéresse pas". Elle veut créer des produits exceptionnels. Elle épouse André Fenestraz qui est ingénieur, spécialisé dans la construction. Ils ont deux enfants André et Raoul. Devenus promoteurs, ils construisirent quasiment Courchevel 1650. Ils débutent par les luxueux chalets des Hauts de Bellecôte. En 1988, elle décide d'entreprendre dans l'hôtellerie. Lors des JO de 1992, les "Airelles" vieil établissement des années 60 est racheté pour le transformer en Palace et accueillir le Comité des Jeux Olympiques d'Albertville. Grande communicante, elle fait passer le message internationnalement pour recevoir une clientèle haut de gamme et surprendre les plus blasés. Courchevel sera le lieu de villégiature de la Princesse Anne d'Angleterre, puis du Prince Albert de Monaco. En 2004, elle est décorée de la légion d'honneur pour avoir fait briller Courchevel de ces milles éclats. Repris en 2007 suite à son rachat par Stéphane Courbit d'Endemol. Il offre dans ce cadre mythique, son aura. L'intérieur est un manège de découverte, une kyrielle de saveurs qui se déclinent par son personnel vêtu de costume autrichien conçus sur mesure à Salzbourg ; des valets qui portent l'uniforme de chasseur alpin vous attendent à l'arrivée des pistes pour vous amener au relais skieur pour prendre votre collation, une calèche dessinée par Hermès, aux sièges en cuir rouge où nichent des plaids Hermès vous promène dans le village ; une vaisselle Hermès, un restaurant gastronomique avec pour chef étoilé "Gagnaire", des pampilles de lustres nommés "Saint Louis", ... et bien sûr, sa piscine, son centre de remise en forme, ses magasins qui vous parent de la tête au pied et offrent le luxe jusqu'aux skis qui portent l'insigne AJ.

Pour les gourmets avertis, Pierre Gagnaire propose des recettes originales comme la fondue d'endives, ananas, mangue jaune pour le midi. En soirée, un graniti au Génépi, poires et citrons verts vous rappelleront que l'Italie est à côté.

J'aimerai bien y passer une nuit hors du temps dans cet hôtel de charme. Un autre hôtel m'attire, c'est "Le Cheval Blanc".

Comme les "Airelles"*****, le "Cheval Blanc" est situé dans le très sélect quartier du "Jardin-Alpin" de Courchevel 1850. Cet établissement était auparavant "La Caravelle" racheté en 2006 par Bernard Arnault, pour l'aménager en Palace de style contemporain et différent de son voisin.

L'Alpen Ruitoir dresse ses 4 étoiles fut le premier chalet créé dans la station, sur le côté Méribel-Mottaret. Son fils Raoul Fenestraz a repris la direction de ce grand chalet. Ils partagent son temps entre les Alpes et l'Argentine avec son épouse et ses trois enfants. Le style de l'Alpen Ruitor est plus grande maison de famille. La tenue est plutôt montagnarde, avec le velours côtelé, la chemise à carreaux et le béret.

Le Kilimandjaro***** est composé de 8 chalets dont les chambres ont toute mon attention. La vue sur la Vanoise est en prime.

Le Lana*****, l'Annapurna*****, le Mélezin***** et le K2***** en 2014, je vous confie la description.

J'aimerai également mangé dans la yourte du Chalet de la Marine.

 

Palace

Façade

Tourelle des Airelles à Courchevel 1850 Dessin sur façade

Palace

 

 

 

 

Chalet sur les pistes à Courchevel 1650

L'église baroque de Saint-Bon est un voyage dans le monde agropastoral de la Tarentaise. Elle a été conçue à l'image de la foi des montagnards.

 

Toiture - Courchevel 1850

 

Courchevel est dans le top des stations classées. La France est la première destination du ski du monde. 30 % du domaine skiable est français. 75 % de la clientèle est française. Les anglais, les pays de l'Est, tous viennent à Courchevel. Gstaad, Saint-Moritz ou Aspen malgré qu'elles soient réputées, sont soumises face au "Number One". Il existe aussi une autre station de marque qui est Megève que j'apprécie beaucoup pour son village où chaque maison rivalise de beauté. A Courchevel, la station est entrain de prendre ses marques côté construction car par le passé, elle n'était que béton avec un style "Le Corbusier", plus elle s'élevait vers 1850. L'unité architecturale n'appartenait pas au côté savoyard qu'elle essaye désormais de reconquérir. Si vous souhaitez voir de l'authentique, c'est au Praz à 1300 mètres qu'il faut se rendre. Là, les maisons ont préservé leur âme et le village vit tout au long de l'année. A l'origine, "Saint Bon" est le premier village qui se situe à 1100 mètres. Il est réputé pour son hôtel "Le lac bleu" qui date de 1925.`

 

Drapeau de Savoie

 

 

 

La station se répartit sur cinq niveaux d'altitude et donc cinq villages qui se dévoilent tout au long d'une route en lacet. La montée commence avec "Saint-Bon" à 1100 où aucune remontée mécanique n'existe. L'habitat y est groupé et disposé en escalier. La pierre, la chaux, le bois, la lauze et l'ardoise sont les matériaux utilisés ; puis le "Praz" à 1300 qui se présente sur une plateau, au milieu de la forêt mais orienté plein nord ; puis le "Village" à 1500 qui bénéficie de trois constructions classées avec le chalet "Joliot-Curie", le chalet "Petit Navire" et le grenier "La Goupille" ; "Moriond" à 1650 est dite "l'ensoleillée" avec son versant sud-ouest ; et enfin, "Courchevel 1850" à l'origine appelé "Tovet" car elle se trouve sur un replat est sur un versant exposé Nord, à peine effleuré par le soleil. "Moriond" est plus familial car il offre des pentes douces avec des pistes vertes et bleues. Le nom de "Courchevel" proviendrait du mot "Ecorchevel" qui signifie : un lieu où l'on écorchait l'animal ! Je crois bien que maintenant "Courchevel" écorche par ses prix, les humains ! La station de Courchevel naît en 1942 sous le gouvernement de Vichy, lorsque le choix d'implanter le domaine skiable des  "Trois Vallées" est décidé. En 1946, la route est créée. C'est le 3 mai 1946, au lendemain de la guerre, que les sites sont aménagés. Courchevel est une pionnière !

Courchevel a été façonnée par trois hommes, un architecte nommé Laurent Chappis et l'autre grand skieur connu sous le nom de Michaud.

 

Bar sur les pistes

 

Sa vocation première était de permettre au plus grand nombre d'en profiter et fut abandonnée dès 1950 pour favoriser la venue de l'élite fortunée. Courchevel devient un haut lieu de la "Jet Set" avant de prendre l'ampleur internationale.

Courchevel en mongolfière c'est possible ! Chaque jour, le ciel prend des couleurs.

Go Pro -sans pub !-

Courchevel est aussi connu depuis 2003 pour son feu d'artifice qui fait appel à des artificiers de quatre pays différents chaque année pour organiser le festival pyrotechique. N'hésitez pas à aller consulter son organisation.

 

Pose à Courchevel 1850

 

Mais, vous découvrirez son domaine de ski ! 600 kilomètres de piste qui sont liés à Méribel, Val Thorens, Orelle, Les Menuires. Courchevel est la première station française qui fut aménagée en 1946. Elle se situe dans le massif de la Vanoise, dans le département de la Savoie. Le point culminant du domaine skiable est le sommet de la Saulire à 2738 mètres, alors que le sommet de l'Aiguille du Fruit est à 3051 mètres pour les randonneurs. C'est en 1924 que le ski nordique est reconnu comme une discipline sportive, mais dès 1922, on commence à parler de la station de "Megève", seule station en france qui rivallise avec celles de Suisse et d'Autriche.

Les pistes sont agréables et pour tous les niveaux. 80 % des pistes se trouve à plus de 1800 mètres d'altitude, ce qui permet un enneigement optimal. 311 pistes permettent de rejoindre les autres vallées.

 

Pause surprise à Courchevel Pose 2015 - Courchevel

 

 

Le parc des remontées mécaniques est très performants avec un débit de 70 000 personnes par heure et 173 remontées mécaniques.

900 moniteurs sont à votre disposition dont 500 sur Courchevel. La renommée internationale fait qu'ils pratiquent vingt langues.

126 pistes bleues, 51 pistes vertes pour les débutants et si vous voyez rouge ou noir, n'hésitez pas.

 

Chalet des pistes - Courchevel

 

Le manteau neigeux est différent des autres stations. A Courchevel, la qualité de la neige est unique. Un double passage de dameuse favorise son état.

2100 enneigeurs font office lorsque le temps est trop clément.

Le ski est l'activité numéro un dans les stations. Ma piste préférée est sur le domaine "Saint Martin".

Une piste de luge part de "Courchevel 1850" et finit à "1550".

Les prévisions météo sont disponible sur ce site et pour l'enneigement, je vous invite à cliquer sur cette page.

Côté pratique, les plans des pistes est à votre disposition sur ce lien et vous pouvez aussi consulter la webcams.

 

 

Art sur les pistes - Courchevel 1850

C'est sur la piste de "Chabichou" que vous pourrez essayer une multitude de bains. Spa, hammam, sauna, bain polaire à 10°, douche froide, fontaine de glace, grotte de sel, mais aussi la douche "4 saisons" qui reproduit la pluie tropicale, une tempête d'été, un froid hivernal... attendent les plus courageux.

Faire du traîneau à Saint-Martin, c'est possible ! L'évasion est au rendez-vous, de magnifiques chiens vous escortent sur les sentiers du moulin de Burdin.

Une piste de luges est accessible aux Menuires, c'est la fameuse Roc'n Bob. Soit, 22 virages sur 450 mètres de dénivelés. La montée se fait par le télécabine des "3 marches".

Une nuit au refuge "Les grands plans" avec départ et retour en ski hors-piste. Malheureusement son propriétaire a été happé par une avalanche malgré son expérience à toute épreuve.

Côté magasin, c'est le paradis du luxe.

 

Voici
Je n'ai pas vu Leonardo DiCaprio qui pourtant vient chaque année et s'installe à la table du "Cap Horn".

Valéry Giscard d'Estaing était un inconditionnel de Courchevel.

En 2010, le Prince William et Kate passent quelques jours de vacances à Courchevel.

Le Roi du Maroc, Mohamed VI affectionne particulièrement cette station.

 

Piste des Indiens - Courchevel

 

 

Renseignements sur la station

Courchevel Tourisme, Tél. 04 79 08 00 29. www.courchevel.com

Bibliographie

Semaine de ski du 14 février 2015

 

 

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Traduction  : Français,  Allemand, AnglaisArabe, Hollandais 
Parution :  Samedi 28 février 2015
Mise à jour  : 28 février 2015

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07 février 2015

Amaryllis par tous les temps

 

 

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Qu'évoque pour vous le mot "Amaryllis" ?

Amaryllis Royal Red

 

Expression"Il suffit d'un pétale de fleur ou d'une aile de papillon et la couleur éclate comme un coup de feu"
Pierre Lartigue

 

 

 

Un bulbe qui réchauffe notre hiver, par la couleur de sa fleur. Oui, certe il offre fièrement son envolée de fleurs. Mais son nom s'impose dans les "Bucoliques de Virgile" dont l'héroïne "Amaryllis" est une bergère à la beauté éblouissante et qui devint l'archétype de la belle femme.

Le mot "bucolique" tire son nom de  "bouvier".

Virgile ou la poésie pastorale conte l'histoire d'une jeune bergère qu'il emprunte au poète grec "Théocrite" mais associe à sa beauté, son indifférence et son pouvoir de se détacher du monde.

De Homère à Théocrite, commence et se termine la poésie grecque. Théocrite appartient à la grande famille par son originalité. Il définit le charme et le détaille. Il le définit dans un état d'innocence et de naïveté. Son génie inventif saisit l'occasion de nous le soumettre en poésie.

Le mot grec "amaryssein" veut dire : resplendir, briller.

L'inventeur du poème pastoral est "Daphnis".

Le nom "Amaryllis" symbolise la détermination, la fierté et la beauté. Selon la mythologie grecque, Amaryllis était une nymphe timide et réservée, dotée de jeunesse et beauté. Sa silhouette gracile, sa chair blanche comme un lys teintée de rose rajoutent à ses membres délicats une effluve. Elle se rencontrait dans les forêts ou lovée dans une grotte. C'est dans cette antre tel le temple de Vénus, qu'Altéo l'a connue après avoir entendu sa plainte amoureuse. Autrefois, Vénus avait fait victoire sur le Dieu de la guerre et un chant de trompettes orchestré sa gloire et animé la grotte en l'honneur de Vénus. Altéo venait de confier son troupeau de chèvres à son ami "Tityre". Elle apparaît coquette, fôlatre et rebelle. Elle était amoureuse d'Altéo, berger et divinité champêtre. Altéo était passionné par les fleurs et émut par le spectacle de la nature. Son odorat et son ouïe en étaient flattés. Elle saisit l'arc et la vive flèche. De ses mains blanches, elle puisa la puissance de ses membres, pour se surpasser et banda la corde et la relâcha d'un trait. Ce trait vibrant qui pénétra son coeur. Son désir la poussa à percer son coeur d'une flèche d'or. Voilà où la conduisit cette ardente passion. Son amour était desséché par l'attente et la crainte, telle une fleur par l'absence de rayon de soleil. Au trentième jour, les cristaux de son sang se transformèrent en une magnifique fleur rouge à la beauté farouche. La nature avait fait ce don au mal qui l'avait consumé. Altéo remarqua la Muse et fut tellement subjugué qu'il tomba amoureux de la belle "Amaryllis". Guérie de sa fièvre d'amour, par l'amour lui-même, elle retrouva toute sa félicité. Amaryllis est conduite au trône de l'Amour.

Nerine Sarniensis

Bref, la fleur comme la femme, ne se fâne pas et toutes deux sont faites pour briller dans les salons.

 

 

Soulign_

 

 

Elle subtilise aux autres fleurs son pouvoir de séduire et de régner pour éterniser Noël. Elle murmure l'histoire et mime par sa forme une étoile. Peut-être celle du berger car les anges descendirent du ciel avec leur trompette pour annoncer le sauveur et laissèrent en souvenir, cette magnifique trompette, pour que le monde n'oublie pas ce jour glorieux.

L'amaryllis est issue de la famille des amaryllydacées, anciennement "Liliacées". Elle fut importée du Mexique en 1693 et introduit par les hollandais. Elle détrône le lys durant la période de Noël. Elle fait partie des hybrides de Hippeastrum vittata.  Astrum signifie "Etoile" en grec.

3 hampes florales se succèdent et chacune d'entre-elles, comporte entre 3 à 6 fleurs, groupées dos à dos. Les fleurs sont renfermées dans une sparthe avant leur épanouissement. La floraison dure ainsi entre 3 et 4 mois. Les fleurs sont en forme d'entonnoir ouvert, dit trompette. Plus le bulbe a un beau calibre, plus la promesse de fleurs sera tenue. Le bulbe est tuniqué et quelquefois très volumineux. Leur pouvoir germinatif nécessite qu'ils restent très fermes et doivent être planté entre octobre et avril pour une floraison qui débute en novembre. Il arrive que les bulbes forment des bulbilles ou cayeux qui a leur tour fleuriront. Ils doivent être séparés à l'automne de la mère bulbe. Mais attendez surtout qu'ils atteignent la taille d'un abricot. Les feuilles sont étroites et rubannées. La hampe née au milieu de l'assemblage des feuilles.

Après la floraison, il faut continuer à les arroser pour qu'ils reprennent leur vitalité afin de se préparer pour l'année d'après. Placez votre pot dans un endroit sombre, sec et frais.

La plantation du bulbe se fait à 10 cm de profondeur.

Le genre comprend 80 espèces. Les fleurs sont inodores.

Cette plante est toxique par ingestion. Il faut la tenir éloignée des enfants et des animaux.

 

 

Soulign_

 

Anecdote

Sur l'île de Guernesey, cette plante est devenue indigène, suite au naufrage d'un bâteau la transportait et qui échoua sur les côtes sablonneuses. Sauvée par les divinités marines "Galatea" & "Nerine".

Calendrier républicain

Dans le calendrier républicaine, l'amaryllis était le nom attribué au 24ème jour du mois de vendémiaire (15 octobre).

Parfum

"Amaryllis de Floris", parfum de marque anglaise.

Papillon

Il existe un papillon nommé "amaryllis". Il prit ce nom par Etienne-Louis Geoffroy en 1762.

Bâteau

Mais oui, même une pilotine de Concarneau porte le nom "Amaryllis" ! Si vous le voyez, je veux bien une photo.

 

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"Au muguet, joli mois de mai" Une succulente collection Morille, envie de printemps

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Traduction  : Français,  Allemand, AnglaisArabe, Hollandais 
Parution :  Samedi 7 février 2015
Mise à jour  : 8 février 2015

Correction du genre pour le mot pétale.

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23 janvier 2015

L'Amour et les forêts d'Eric Reinhardt

 

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Gallimard, L'Amour et les forêts

L'Amour et les forêts
Eric Reinhardt
Collection Blanche, Gallimard
Parution : 21 août 2014
368 p., 21,90 euros
Genre : Romans et récits / Littérature française
ISBN : 9782070143979 - Gencode : 9782070143979 - Code distributeur : A14397

Notation

culture,citation,littérature,livre,roman,etats-unisculture,citation,littérature,livre,roman,etats-unis

L'amour est une luciole qui s'éteint et se rallume. Nous marchons toute notre vie comme des somnambules. Dispersés, mais pas tout à fait libre, compagnon de personne.

Il suffit que le coeur s'accroche, racle les méandres de l'esprit et la luciole se rallume, pour nous réchauffer.

Notre vie semble à des pages déchirées d'un vieil annuaire téléphonique. Plus d'adresses, que des noms qui s'extirpent de notre mémoire et volent en éclat dans la solitude du moment. On se fait violence pour trouver cette chose qui existe toujours en nous. On quitte la maison pour la forêt de l'inconscience. Elle écoute bruire ses envies et murmure sa vie sous un angle nouveau.

Elle repeint sa vie avec plus de bonheur et s'enfuit pleine de volonté.

Il me reste plus qu'à lire "Soumission" de Houellebecq pour savoir si c'est une réalité ou une fiction.

 

Expression"La foi est indispensable dans la vie religieuse mais elle l’est tout autant dans la vie sociale"
Balzac

 

L'Amour et les forêts d'Eric Reinhardt est le premier roman que je lis de l'auteur. Je ne peux pas dire que je ne l'ai pas aimé mais le sujet abordé est tissé de mots qui sont "sales" et discréditent sa lecture dense. J'ai râté ma cible, une surface plane et pleine d'obstacles car je ne connaissais pas assez l'auteur pour comprendre ses méandres. Le livre se découvre et se dévoile lorsque l'on connaît l'auteur.

Je le conseille à lire car il le mérite pour l'inconscient qu'il dévoile comme une forêt où l'on s'aventure. Cette lecture a trop de sens pour ma part et je m'attachais trop au mal qui me contaminait. Cette perversité, une sorte de folie excessive qui est une véritable tragédie pour l'être humain.

 

Résumé

À l'origine, Bénédicte Ombredanne avait voulu le rencontrer pour lui dire combien son dernier livre avait changé sa vie. Une vie sur laquelle elle fit bientôt des confidences à l'écrivain, l'entraînant dans sa détresse, lui racontant une folle journée de rébellion vécue deux ans plus tôt, en réaction au harcèlement continuel de son mari. La plus belle journée de toute son existence, mais aussi le début de sa perte.
Récit poignant d'une émancipation féminine, L'amour et les forêts est un texte fascinant, où la volonté d'être libre se dresse contre l'avilissement.

 

Eric Reinhardt par Catherine Hélie

Extraits

Bénédicte Ombredanne regarda la jeune femme qui se trouvait devant elle, tu me promets que pour une fois, Bénédicte, tu auras un peu confiance en toi ? Je te le promets, lui répondirent les lèvres dans le miroir, je te promets que nous irons jusqu'au bout, si tu en as envie. Cette solennelle affirmation se traduisit par un regard de connivence, les deux jeunes femmes ne firent plus qu'une, Bénédicte Ombredanne enfin réunifiée s'absorba dans l'examen de son portrait : le maquillage était parfait et elle avait bonne mine, sa peau blanche était éclatante.

 

« C’est qu’aujourd’hui je suis heureuse, indescriptiblement, si vous voulez savoir. Notre rencontre, dans ma vie bien rangée, c’est un peu comme une révolution : ces sourires sont des débordements populaires, c’est la liesse, je ne peux pas les empêcher d’éclater, ils sont comme des clameurs, j’adore cette sensation. Ces sourires ne m’appartiennent pas, la magie de ce moment ne m’appartient pas non plus, je le sais, je le sens. Cette journée est miraculeuse, elle ne reviendra pas, c’est certainement la dernière journée heureuse de toute ma vie. Je suis en train de flamber intégralement : en même temps que cette journée irréelle se déroule, je me consume de bonheur tout entière, mais vraiment tout entière, de l’intérieur, vous comprenez ? Je suis en train de brûler de joie, de l’intérieur, intégralement. Quand je partirai d’ici, il ne restera plus rien qu’un petit tas de cendres. »

 

Le monde se divise entre ceux qui vivent la beauté suffocante d'une folle passion – et ceux qui ne vivent pas l'urgence et la beauté suffocante, étourdissante, obsessionnelle, d'une folle passion.

 

Eric Reinhardt est né à Nancy, le 2 avril 1965. Il est le fils d'un commercial en informatique et d'une mère au foyer. Son arrière grand-père était allemand, d'où le nom "Reinhardt. Du côté maternel, il est de Provence, plus exactement de Cavaillon. Sa grand-mère maternelle était communiste, progressiste féministe et disciple de "Simone de Beauvoir". Elle était couturière à Cavaillon et avait une maison de couture réputée où toutes les bourgeoises de Cavaillon, d'Avignon et de Marseille se donnaient rendez-vous. Un de ses enfants, était peintre, c'était son oncle idôlatré. Il a hérité de cette grand-mère d'être de gauche notoire.

1981, il a seize ans. Il est en conflit avec ses parents et surtour avec leurs valeurs.

Au niveau des études, après un BAC C, il fait une prépa HEC au Lycée Jacques-Decour, là où Mallarmé avait enseigné, puis une école de commerce. Il a une soeur qui a fait les mêmes études, puis s'est dirigée vers le contrôle de gestion, tandis que lui fait ses débuts dans l'édition. Il vit son enfance à Clichy-sous-Bois. Romancier, dramaturge et éditeur de livres d'art chez Hazan, il travaille sur Paris.

C'est en 1983 que débute sa seconde vie. Il intègre l'école de commerce -Institut Supérieur de Gestion- Il se construit par opposition à la vie de son père, carrièriste qui subit les revers du patronat. Il déclare qu'il ne veut pas devenir "esclave du patronat". Il fait une stage d'un an et demi, chez l'éditeur "Le Castor astral".

1988, son diplôme en poche. Son CV est intéressant et il débute chez Albin Michel, puis dans l'édition d'art, chez Flohic Editions, à sa création. Il rentre chez Eric Hazan comme Directeur général mais il fait ses preuves plus en éditeur qu'en gestionnaire.

Sa femme Marion est éditrice pour la jeunesse. Ils se sont rencontrés chez Albin Michel. Il avait alors 23 ans. Comme enfant, deux fils de 10 et 17 ans.

Il se met à écrire en 1991, a 26 ans. Ses écrits sont souvent comparés à Emmanuel Carrère. Il était complice de l'éditeur, Jean-Marc Roberts (Stock), aujourd'hui décédé (2005). Jean-Marc Roberts entretenait une relation très personnelle avec ses auteurs.

ER aime la musique. Il a pour ami le chanteur Bertrand Belin qui s'inspire des romans d'Eric Beinhardt.

Son raffinement vestimentaire vient de sa grand-mère. Comme elle, il aime les beaux tissus.

James Joyce (Deladus), Baudelaire (Spleen de Paris), Lautréamont (Chants de Maldoror), Breton et Mallarmé, il a pour prophètes.

Le passage d'éditeur à écrivain est poussif. La peur est à vaincre, celle que sa mère lui a démesurèment donnée. Il est un gosse complexé, avec des obsessions qui contaminent son oeuvre, sa vie faite d'angoisse existentielle. C'est lorsque Flohic Editions dépose son bilan, qu'il s'y entreprend. Il n'a plus d'excuse, il est au chômage. Sponsorisé par les ASSEDIC comme il dit !

 

Expression"En réalité, comme j'avais autant peur de l'écriture que du monde réel, je m'y suis enfermé, j'écrivais de manière obsessionnelle, je sécrétais du texte à la manière d'un vers à soie, sans plan nin angle"
Eric Reinhardt

 

Deux ans et demi après, il rentre aux Edtions Eric Hazan pour une période de cinq ans.

Les indemnités de licenciement finance le deuxième roman.

Eric Hazan vend sa maison d'édition à Hachette, en 1991. A la faveur d'un licenciement économique qui le pousse à écrire, il quitte le monde de l'édition en 1999.

Auteur de cinq romans, il est le scrutateur de notre société libérale avec un style romanesque. Son écriture est singulière, il crée des instants de beauté qui se mélangent à de la tristesse.

Parfois quand l'angoisse culmine, elle l'empêche d'écrire. Ce contraste se ressent par la noirceur ou l'épiphanie. Il doit déployer beaucoup d'énergie, de vigilance pour atteindre la sérénité. 

 

Expression"Ecrire, c'est être "mordu de l'intérieur" par une urgence à raconter, à transformer le monde en oeuvre d'art. "
Eric Reinhardt

Telle Emma Bovary, Bénédicte Ombredanne s'inscrit dans la littérature. Le livre est construit en trois temps, avec autant de narrateurs que de changements de rythme.

A l'origine écrivain, mais il aurait pu être peintre tant il révèle le portrait de la femme. Le récit est bouleversant dans la douleur de l'esprit de Bénédicte qui subit l'emprise d'un mari pervers et continue à survivre dans sa vie intérieure.

Après la parution de "Cendrillon", il entretient une correspondance avec ses lectrices.

Dans le roman "L'Amour et les forêts", Bénédicte se compare au livre "L'Inconnue" de Villiers de L'Isle-Adam.

Les petits potins :
Il ne fume plus depuis 2007

1998 - Demi-sommeiL (Actes Sud)
2001 - Le moral des ménages (Stock)
2004 - Existence (Stock)
2007 - Cendrillon (Stock)
2009 - Leverage de quatre
2011 - Le système Victoria (Gallimard)
2013 - Elisabeth ou l'équité (Stock)
2014 - L'Amour et les forêts (Gallimard) -
           Prix Renaudot des Lycéens en 2014

           Prix Roman France Télévisions en 2014 dont le lauréat 2013 était "Au revoir là-haut" de Pierre Lemaitre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Frise

 

Films associés

"L'emprise" de Claude-Michel Rome (2014) qui soulève le problème de la manipulation affective dans un couple. Ce film est basé aussi sur une histoire personnelle.

"Nous ne vieillirons pas ensemble" de Maurice Pialat (1972), film autobographique.

Bibliographie

Lu en janvier 2015.

 

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Au revoir là-haut de Pierre Lemaitre

 

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Balzac et la Petite Tailleuse chinoise


L'ombre du vent

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Au revoir là-haut
de Pierre Lemaitre
La voie marion
Jean-Philippe Mégnin
Les chaussures italiennes de Henning Mankell Balzac et la Petite Tailleuse chinoise
Dai Sijie
L'ombre du vent 
Carlos Ruiz Zafon
La vie rêvée des plantes
Lee Seung-U

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Traduction  : Français,  Allemand, AnglaisArabe, Hollandais 
Parution : Mardi 13 janvier 2015
Mise à jour  : 13 janvier 2015
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13 janvier 2015

Au revoir là-haut de Pierre Lemaitre

 

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Au revoir là-haut
Pierre Lemaitre
Editeur : Albin Michel, Paris, France
Parution : 21 août 2013
568 p., 22,50 euros

 

Notation

 

Il aura fallu cent ans pour que je découvre la guerre. Je l'ai refusée cette guerre qui était arrivée avant moi. Au revoir là-haut ? Vous l'avez lu ? un texte incandescent sur les survivants de la Grande Guerre. Un livre absolument unique pour décrire ce qui ne n'a jamais été décrit avec autant d'emphase.

 

La mort et les masques de James Ensor

 

Ce livre s'écrète la gaieté par sa forme, sa manière d'être avec le lecteur. Le contact se fait dès la première page, cette liberté dans le récit est plus une fresque sur la nature humaine, un rien fantaisiste qui amène du plaisir. On a envie de se lier d'amitié avec l'auteur car à travers la relation fusionnelle de ces deux rescapés de la guerre de 14, Albert Maillard et Edouard Pericourt, il nous fait découvrir que la France succombe à glorifier les morts et délaisse les vétérans. Ils sont épargnés, sans raison d'être.

L'histoire offre un transfert d'émotions, une gamme de chagrins plus ou moins profonds comme les trous d'obus qui asphyxient la tête des Poilus qui survivent. Nous sommes spectateurs de cette tragédie qu'est cette guerre sans équivalent.  Une grande boucherie, la Grande Guerre, pour ces nombreux jeunes qui ont servis de chair à canons et qui parfois, sont rendus à la vie civile avec l'horreur dans leurs yeux d'enfants perdus.

Mais le thème central se situe juste après la Pemière Guerre mondiale, c'est le scandale des exhumations militaires, étouffé par le gouvernement en 1922. Les imposteurs triomphent et les puissants s'organisent à amenuiser encore plus la France. Le fil conducteur est l'amité indéfectible décrite avec finesse.

Ce livre aurait pu s'appeler "Eclat de mots" car il nous surprend dans la description de cette guerre infâme où tant de jeunes ont laissé leur peau. Ils furents condamnés au sacrifice. Une vraie guerre de taupes car s'ils sortaient des tranchées, c'était pour sentir sur eux l'odeur de la poudre.

La succession d'épreuves nous amène de la tragédie au comique.

Chaque mise en scène est cocasse et les retournements de situation sont une suite logique, présentés avec des phrases ciselées.

« Il agrippe la tête de cheval, parvient à saisir les grasses babines dont la chair se dérobe sous ses doigts, il attrape les grandes dents jaunes et, dans un effort surhumain, écarte la bouche qui exhale un souffle putride qu’Albert respire à pleins poumons. Il gagne ainsi quelques secondes de survie, son estomac se révulse, il vomit, son corps tout entier est de nouveau secoué de tremblements, mais tente de se retourner sur lui-même à la recherche d’une once d’oxygène, c’est sans espoir.»

"Au revoir là-haut", les derniers mots de la lettre du soldat Jean Blanchard à sa bien-aimée, la veille de son exécution ont fourni à l'auteur le titre de son roman. Fusillé pour traîtrise le 4 décembre 1914 et réhabilité le 29 janvier 1921. Il faisait partie des six fusillés de Vingré. Ils s'appellaient Caporal Henri Foch, Claude Pettelet, Jean Quinault, Jean Blanchard, Fransque Durantet et Pierre Guy.

 

Jean Blanchard

«Il est difficile aujourd'hui de décider ce que les morts ont à nous dire» T.S. Eliot

 

Brève

Blessés dans la tranchée, Edouard sauve la vie à Albert au prix de sa propre défiguration. Les deux jeunes vétérans entâment la deuxième partie de leur vie ensemble et vont réaliser une imposture.

 

Résumé

Sur les ruines du plus grand carnage du XXe siècle, deux rescapés des tranchées, passablement abîmés, prennent leur revanche en réalisant une escroquerie aussi spectaculaire qu'amorale. Des sentiers de la gloire à la subversion de la patrie victorieuse, ils vont découvrir que la France ne plaisante pas avec ses morts.

Fresque d'une rare cruauté, remarquable par son architecture et sa puissance d'évocation, Au revoir la-haut est le grand roman de l'après-guerre de 14, de l'illusion de l'armistice, de l'Etat qui glorifie ses disparus et se débarasse de vivants trop encombrants, de l'abomination érigée en vertu.
Dans l'atmosphère crépusculaire des lendemains qui déchantent, peuplée de misérables pantins et de lâches reçus en héros, Pierre Lemaitre compose la grande tragédie de cette génération perdue avec un talent et une maîtrise impressionnants.

 

 


Lauréat du Prix Goncourt de 2013, pour son livre "Au revoir là-haut", Pierre Lemaître.

Les prix tombent pour cet homme qui se met à écrire à l'âge de cinquante ans. Prix "Sang d'encre", Prix du "Polar fracophone", Prix du "Polar européen", Prix des "Lecteurs de livre de poche"... Il débute dans les polars, pour se lancer dans la littérature populaire par des scènes picaresques dans ce nouveau style. Le bouche-à-oreille fait le reste.

Pierre Lemaitre habite Courbevoie.

Né le 19 avril 1951 à Paris. Il passe son enfance entre Aubervilliers et Drancy. Ses parents sont des employés de bureaux.

Dès 1953, à la sortie des livres de poche, sa mère installe une bibliothèque pour mettre ces petits formats écrits par des grands auteurs.

Une formation de psychologue. Mariages, enfants dont Victor (23 ans) qui est musicien à Londres et Suzanne de son deuxième mariage qui a tout juste trois ans 1/2.

Son auteur fétiche est "Proust".

Ancien pédagogue pour les agents des Collectivités locales, il l'enseigne la littérature auprès des bibliothécaires. Il commence à écrire à l'âge de 55 ans. Auteur de "Travail soigné", "Robe de mariée" (2009), "d'Alex" (2010), "Cadres noirs" (2010), "Sacrifices."

 

Plus de 500 000 ventes pour son roman qui vient de paraître en version audio. Il va être traduit dans une trentaine de langues et dont les projets fluent comme l'adapter à une bande dessinée illustrée par Christian de Metter et publiée aux Editions "Rue de Sèvre". Quant au film, le réalisateur sera Albert Dupontel.

Il est membre de la Société des gens de lettres (SGDL) et administrateur depuis 2011.

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Frise

 

Bibliographie

 

Lecture de janvier 2015

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02 janvier 2015

Cinquante nuances de Grey de E.L. James

 

 

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EL James, 50 Nuances de Grey, JC Lattès (octobre 2012)

Fifty Shades of Grey de E L James

Dans la critique littéraire, il y a des nuances. Chez moi, le fantasme n'a pas opéré. Le titre "Cinquante nuances de Grey" ne fera pas partie de ma culture. Lu, rendu, historisé car dire l'indicible, c'est-à-dire la jouissance n'a pas ébranlé mon inconscient et l'inconsient est le désir. Pourquoi je ne le "Pinteresterai" pas ? car c'est les médias qui s'en sont servis pour en faire un succès commercial programmé. Un coup médiatique bien mené qui dépasse les frontières outre-atlantiques sur les désirs et qui rapporte un franc succès car plus un livre se vend, plus il fait parler de lui et plus il se vend encore et encore même s'il n'est pas gage de qualité.

 

Notation

culture,citation,littérature,livre,roman,etats-unisculture,citation,littérature,livre,roman,etats-unisculture,citation,littérature,livre,roman,etats-unis

 

Je n'obérai pas au concept. J'exige plus d'un bouquin que ce phénomène. L'amour de la langue en écriture est plus un délice que ces quelques ébats martelés de fouet, de désir opprimé et de domination.

"Fifty shades of Grey" est plus un phénomène sociétal ou un produit culturel. C'est la démocratisation de la culture, la délivrance des tabous. La part obscure de notre sexualité s'autorise de transgresser les règles. Je doute que cette trilogie sadomasochiste gagnera le Palmarès comme "histoire d'O"  de Dominique Aury qui parle du désir jusqu'à le mettre en éveil. Mais ce roman érotique s'est vendu plus qu'Harry Potter et fut le livre le plus vendu en 2012. Alors vouloir aller à Poudlard (école de Harry Potter) ou faire une partie de SM (avec toutes les nuances) semblent être des fantasmes à lire pour être dans l'air du temps !

Mes lectures érotiques sont frêles pour ne pas dire qu'elles s'arrêtent au Marquis de Sade qui m'a initiée ! Il me reste donc à approfondir ce style pour en débattre. J'ajouterai donc à ma PAL : "Onze mille vierges" d'Appolinaire, Henry Miller, "Histoire de l'oeil" de Georges Bataille,  "L'empire des femmes" de Nancy Friday, Macha Méril en passant par Catherine Millet.

Le côté érotique que j'imagine le mieux est dans les estampes japonaises comme celles d'Hokusaï. Car si la lecture ne vous a pas convaincu, il vous reste l'adaptation cinématographique qui vient de paraître. Vous pourrez assister en grand écran à la pénétration de tous les sens.

Je vous conseille vivement de vous tourner vers "Tess d'Uberville", le chef d'oeuvre de Thomas Hardy plébiscité dans ce livre, plutôt que les séquences de SM qui au delà de l'effet de curiosité n'apporteront en rien le plaisir des yeux.

 

Résumé

Romantique, libérateur et totalement addictif, ce roman vous obsédera, vous possédera et vous marquera à jamais.
Lorsqu’Anastasia Steele, étudiante en littérature, interviewe le richissime jeune chef d’entreprise Christian Grey, elle le trouve très séduisant mais profondément intimidant. Convaincue que leur rencontre a été désastreuse, elle tente de l’oublier – jusqu’à ce qu’il débarque dans le magasin où elle travaille et l’invite à un rendez-vous en tête-à-tête.
Naïve et innocente, Ana ne se reconnait pas dans son désir pour cet homme. Quand il la prévient de garder ses distances, cela ne fait que raviver son trouble.
Mais Grey est tourmenté par des démons intérieurs, et consumé par le besoin de tout contrôler. Lorsqu’ils entament une liaison passionnée, Ana découvre ses propres désirs, ainsi que les secrets obscurs que Grey tient à dissimuler aux regards indiscrets…

Traduit de l’anglais par Denyse Beaulieu

 

Ce que j'en pense

Cinquante Nuances de Grey raconte la vie sexuelle d'Anastasia par Grey qui pratique les relations sado-masos. Ces pratiques perverses sont sa face sombre qui se décline jusqu'à exploser tous les tabous, les gênes. Un couple maître-soumise dont le lecteur découvre la jouissance excessive. Ana, la narratrice, utilise les nuances pour décrire les caprices et les fantasmes auxquels elle se soumet.

Un livre basé encore sur le rapport des êtres humaines où la dominance de l'homme sur la femme semble une provocation. Une femme niée par la mal connaissance de son clitoris et une mère de famille dont le statut ne doit pas être autrement que "maternel".

Bon, j'avoue que j'ai débuté le roman, dans le train malgré l'entourage et je n'ai pas pris lecture sur un "ebooks" mais en format papier.

 


Erika Léonard James est britannique. Erika Léonard, née Erika Mitchell, le 17 mars 1963 d'une mère chilienne et d'un père écossais qui vivent à Londres. Son père est un ancien caméraman de la BBC. Elle suit sa scolarité à l'Université de Kent.

Plus connue sous le nom de E.L. JAMES, l'ancienne productrice de télévision, mariée depuis 1987 avec le scénariste et réalisateur Niall Leonard est mère de deux fils. Elle vit à l'Ouest de Londres à Ealing, dans une modeste maison mitoyenne en briques rouges. Elle se consacre d'abord à sa famille et à sa carrière.

En 2008, son mari lui offre la saga des livres "Twillight". Elle se met à publier une fanfiction qui est une parodie sur internet avant de donner ses impressions sur le site "The Writers' Coffee Shop" sous le pseudo " Snowqueen's Icedragon". L'administrateur du site supprime les textes qui sont trop osés. Donc, ses premières pages sont auto-éditées sur la toile et sont issues de "Twilight" de Stephenie Meyer.

Elle fait suite en créant un site "FiftyShades.com" où elle reprend ses écrits précédents en remplaçant les héros Edward et Bella par Anastasia et Grey. Son premier roman qui sort un peu plus tard reprend ces récits. Il est éditer chez "Vintage Books" en 2011 sous le nom de "Master of the Universe".

Une version révisée paraît en 2012 sous le nom de "Cinquante nuances de Grey". Le premier opus paru en même temps aux Etats-Unis et au Royaume-Uni est suivi de "Cinquante nuances sombres" (2012) et "Cinquante nuances claires" (2012).

En 18 mois, plus de 40 millions de livres sont vendus et en 2014, plus de 70 millions dont 1 million en France. Le livre est traduit en 40 langues.

Paru en France le 17 octobre 2012, par l'éditeur "Lattès" qui achète les droits de publication en vue de le vendre à plus de 360 000 exemplaires.

Il rapporte un franc succès chez les adolescents comme manuel d'éducation sexuelle, mais n'est pas une lecture anodine dans le statut de la femme. Il est classé "Mommy Porn" (du porno pour ménagères) dans un autre rang.

Son succès entraîne l'adaptation cinématographique par le producteur Adam Fogelson.

Pour tout renseignement, veuillez contacter son agent : Valérie Hoskins

 

Présentation
Taille : 1m75,   Poids 89 kg  Yeux : marrons, Cheveux : marrons - Non tatouée

Plaisir
Fumer de temps en temps
Boire un verre de Sauvignon blanc.
Happer une cuillère de Nutella

Patrimoine
estimé à 80 millions d'euros

Revenus
95 millions de dollars pour 2013, soit 72 millions d'euros.

Site officiel
http://www.eljamesauthor.com/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Frise

 Si vous ne lisez pas que des chefs-d'oeuvre, les commentaires sont ouverts pour expliquer l'engouement de ce phénomène ou simplement votre réaction.

 

Sigle

SM (Sadomasochisme)
BDSM (Bondage, Discipline, Domination, Soumission, Sado-Masochisme)
PAL (Pile A Lire)

 

Bibliographie

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Parution : vendredi 2 janvier 2015
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Posté par PASPERDUS à 19:00 - Lire et reliure - Commentaires [8] - Permalien [#]
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23 novembre 2014

Allons, passe passe passe Allons passe donc... Les Moulins de Bertrand

 

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Une petite escapade tout le long du cours de l'Hérault qui nous a amené au Moulin de Bertrand. Ce moulin à eaux se trouve en amont du Pont de l'Hérault en direction du Causse-de-la-Selle.

"C'est en allant vers la mer que le fleuve reste fidèle à sa source."
Jean Jaurès, homme politique français (1859-1914)

Barrage du Moulin de Bertrand

La source de l'Hérault naît au Mont Aigoual à 1288 mètres d'altitude. C'est un fleuve capricieux qui est sujet à des fortes augmentations de débit avec les pluies d'automne. En moins de 10 km, il chute de 1000 mètres d'altitude, au niveau de Valeraugue.

Capricieux avec ses épisodes cévenols, mais aussi impétueux, car des monts calcaires jurassiques jusqu'à nos garrigues du Causse-de-la-Selle, il entraîne des fortes crues qui érodent la roche pour former des gorges. Les gorges sont de plus en plus serrées et deviennent spectaculaire au niveau du Pont du Diable à Saint-Guilhem-le-Désert.

Au niveau du Pont du Diable, les eaux bouillonnent dans des marmites de géant.

Au dessus du pont, vous pouvez voir un béal. C'est un petit muret qui conduit l'eau vers des terres situées en contrebas. L'eau circule le long de ce canal avec un débit calculé afin d'éviter tout entretien.

L'Hérault avec ses 120 km de long, traverse le département du Gard pour pénétrer celui de l'Hérault au niveau de Ganges. Ce fleuve termine sa course au Grau d'Agde et à la Tamarissière où il se jette dans la mer Méditerranée. L'unique plan d'eau est le barrage du Moulin de Bertrand et la retenue du Belbezet.

Tumulte Barrage Moulin de Bertrand

 

C'est dans le site des gorges de l'Hérault que le barrage hydroélectrique se situe. Il fait partie des 3 ouvrages les plus importants qui jalonnent le fleuve dont deux sont dans les gorges : Le Moulin de Bertrand et le barrage de Belbezet, alors que le troisième se trouve à la sortie des gorges : La Meuse de Clauzel qui se situe sur la rive gauche de l'Hérault.

Après l'avoir franchi, par l'intermédiaire d'un pont, vous arrivez au moulin. Le moulin fut construit à l'époque dite "moderne" et plus précisèment au siècle dernier. Il résiste aux dégâts des différents épisodes cèvenols, sa structure est souvent submergée. L'homme utilise le fleuve pour sa force motrice qui entraîne les roues du moulin.

Moulin de Bertrand Gorges de l'Hérault

Les cerclages des meules furent boulonnés et non rivetés. Les meules étaient en meulière (pierre) qui était importée des carrières environnantes, comme celle de Poussan.

Les plaines alentours sont modelées par l'activité humaine. Les champs sont cultivés au gré des saisons. Les ripisylves sont boisées de chênes et peupliers. Le reste est dominé par une végétation garrigueuse où pousse le buis parmi les éboulis.

L'eau de l'Hérault est dérivée par le canal de Gignac, pendant la saison d'irrigation qui s'étend de mars à octobre.

Les moulins avaient une place importante dans l'activité de la région. Surtout, durant la période du Xème et XIème siècle où il y a une forte croissance démographique. Ils permettaient de transformer le blé en farine et donc de produire du pain. Le pain sacralisé dans les milieux rurals où les voies de communication étaient difficiles d'accès. Il semble important de noter que les moulins s'installaient là où il y avait une église. Car chaque communauté en fonction de son dynamisme avait une église et donc un moulin. Les guerres de religion entraînaient la fermeture des églises et des moulins qui étaient sous le pouvoir seigneurial.

De ce fait, les grains de blé devaient être moulus à proximité des foyers. Leur fréquence atteste de l'occupation et de l'activité de chaque commune. Chaque moulin a son originalité dans sa conception. Les matériaux utilisés pour les mécanismes sont en fonction du système de gestion de l'eau. Il fallait donc s'adapter au lieu et à l'activité. Ils étaient donc implantés à proximité des concentrations d'habitation.

Les matériaux étaient récupérés sur les lieux. Souvent le buis servait à fabriquer les systèmes d'engrenage, et le chêne pour les pièces les plus imposantes, telles que le moyeu ou la roue.

C'est à la Révolution que les droits d'eau et de vent furent abolis. Auparavant, chaque Seigneur prenait un droit de moûture.

En 1935, une réglementation mit fin à l'activité car il fut fixé un quota de farine à produire. L'industrialisation sous jassante donna le glas à ce patrimoine.

En juin 2000, le barrage de Bertrand fut aménagé d'un chenal dans la roche sur la rive droite de l'ouvrage, afin de permettre aux espèces migratrices son franchissement tant dans la montaison qu'à la dévalaison. Cet aménagement permet la libre circulation pisicole.

Sur les berges autour du pont, les dernières pluies ont laissé leurs traces.

Le pont fut construit au XIXème siècle car le gué de Figuières ne permettait pas par mauvais temps d'accéder sur l'autre berge.

Barrage du Moulin de Bertrand

Après le pont, la route s'enfonce dans le vallon et serpente jusqu'à Saint Guilhem le Désert.

Nous arrivons au gué des Figuières. Là, un autre moulin privé fortifié. Les moulins depuis l'Antiquité font partie de l'histoire ruraliste du cours de l'Hérault. Cette technique remarquable remplaça le moulin à bras ou à bêtes (ânes et chevaux) qui fut utilisé auparavant. Il permet un rendement supérieur et appartient au Seigneur du coin. Puis, les moulins deviennent des biens en copropriété.

Le bassin industriel s'enfonce jusqu'à Saint-Guilhem-le-Désert et ces réalisations fluviales sont donc nécessaires pour l'exploitation agricole céréalière.

Seules les constructions en pierre ont pu résister et peuvent être datées. Les Moulins de Bertrand sont visibles de part et d'autre du fleuve. Ils semblent apparentés aux installations de Plancameil et de Brunan, par le plan architectural : voûtement, baie, appareil...

Celui de la rive droite fut reconstruit au XVIIIème siècle. Ils furent utilisés jusqu'au milieu du XXème siècle comme le prouve l'électrification partielle du site.

Le moulin est conçu sur un plan barlong muni d'un éperon triangulaire ou étrave qui lui permet de résister aux assauts de l'eau.  Cet éperon alimentait l'eau du moulin par un couloir d'accélération des eaux (entrée large, débouché étroit). L'eau rentrait dans une chambre voûtée en berceau par le bief. Le bief est l'ouverture pratiquée en aval et en amont du moulin.

 

Eperon du Moulin de Bertrand

 

Les roues par paire étaient installées horizontalement et tournaient en sens inverse l'une par rapport à l'autre. Elles fournissaient l'énergie aux deux jeux de meules dites volante et dormante. Les roues étaient disposées au fond d'une cuve circulaire et l'eau qui entrait suivant la tangente du cylindre, gonflait et s'introduisait dans le cylindre en formant un tourbillon. La roue contrainte de tourner entraînée l'arbre moteur et la meule se mettait en rotation. Les roues étaient en dessous de la salle des meules. Les roues à l'époque médievale étaient dans les pays septentrionaux, posées à la verticale.

La salle de meunerie était également voûtée et bâtie en blocage. Elle était recouverte de dalles. La pierre coquillée utilisée est la même que celle utilisée au moulin de Plancameil et à la tour des prisons de Saint-Guilhem-le-Désert. Les meules sont toujours dans le moulin malgré les nombreuses fois où il a été submergé.

Les Gorges de l'Hérault font partie du site "Natura 2000".

Les sources des Cent Fons sont en aval du Moulin de Bertrand et se jettent dans l'Hérault. Mais les gorges de l'Hérault ont également des pertes par des sous écoulements qui sont réutilisés parfois dans la zone des garrigues ou ressuscitent sous forme de source comme celle d'Aniane nommée St-Rome.

Les autres moulins sur l'Hérault

Mas du Moulin à Gignac
Moulin de Saint-Martin-de-Carcarès
Moulin de Jourmac
Moulin-Vieux à Saint-Bauzille-de-Putois
Moulin Neuf à Saint-Bauzille-de-Putois (rive gauche)
Moulin de Bertrand, Saint-Martin-de-Londres
Moulin de Figuières à Argelliers avec roues horizontales
Moulin de Plancameil ou Moulin de la Tour à Saint-Guilhem-le-Désert (XIIème siècle), avec roues horizontales
Moulin de Brunan à Saint-Guilhem-le-Désert
Moulins de Font-Clamouse à Saint-Jean-de-Fos avec roues horizontales
Meuse de Clauzel à Brissac
Moulin Neuf à Brissac
Moulin Aubanel à Brissac (aujourd'hui disparu)
Moulins de Belarga, rive gauche
Moulin Les Laures à Paulhan avec une noria
Meunerie de Roquemengarde à Saint-Pons-de-Mauchiens
Moulin des Près à Pèzenas
Moulin de Conas à Pèzenas, rive droite
Moulin de Saint-Martin-de-Murles à Pèzenas
Moulin de Castelnau-de-Guers
Moulin de St Thibéry au domaine de l'île
Meunerie du Concasseur à St Thibéry
Moulin du Duc d'Uzès à Florensac
Moulins Bladier à Bessan
Meunerie d'Agde

 

Bibliographie

Visite le 16 novembre 2014

N'hésitez pas à parcourir le blog de Dominique Clément "Hérault insolite" pour découvrir d'autres lieux et moulins.

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Au-delà de Saint-Guilhem-le-Désert

Autour de l'étang de l'Or Qui suis-je ? Montferrier-sur-Lez La Grande Motte 
La Chapelle architecturale décortiquée
Beauduc... France

 

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Traduction  : Français,  Allemand, AnglaisArabe, Hollandais 
Parution : Dimanche 23 novembre 2014
Mise à jour  : 23 novembre 2014
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07 novembre 2014

Hokusai croque l'âme bleue des japonais - Biographie

 

 

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Voir aussi,    1 / 2 / 3 / 4   / 5   -    Biographie (en cours de création)

 

 

 

 

 

Biographie

1760 - Né sous le nom de Tokitarō, dans le quartier de Warigesui, district d'Honjo qui est une zone rurale connue sous le nom de Kastushika, dans la banlieue d'Edo le 31 octobre 1760. Ce quartier est proche de la rivière Sumida qu'il affectionna. C'est l'ère Hōreki.  Il se retrouve orphelin très jeune et est adopté vers l'âge de trois ou quatre ans par une famille d'artisan. Nakajima Ise devient son père.

Son père adoptif, Nakajima (中島) Ise, est un fabricant de miroirs pour la cour du Shogun, la famille princière de Tokugawa. Hokusai est alors appelé Tokitanō (太郎). Son père peint des dessins sur les miroirs.

Il prit le nom de Tétsoujiro. C'est le marchand japonais Haysahi Tadmasa de le rue de Provence au N° 65 qui le signifia.

 

1765 - Il dessine les formes des objets.

1765 - Invention des polychromes.

1767 - Révolution de cinq millions de paysans qui protestèrent contre les impôts attribués par les Seigneurs. Il est alors âgé de 7 ans.

1768 - Dès 8 ans, il apprend la xylographie qui est une technique primordiale pour les dessins japonais.

           Il travaille comme commis dans une grande librairie d'Edo où il contemple les livres illustrés et il est mis à la porte.

1772 - Il fut le témoin du grand incendie de la ville d'Edo qui fit six mille morts.

1773-74    Il est en apprentissage dans un atelier de xylographie.

1775 - Alors âgé de quinze ans, il commence à graver des planches pour la fabrication d'estampes.

1776 - Sous le nom de Tetsuro, il grave lui-même les six dernières feuilles d'un roman humoristique de Sanchō.

1778 - Il porte le nom de Tetsuzo.
         Il est alors âgé de 18 ans et étudie dans l'atelier de Katsukawa Shunsō (1726-1792) qui est le maître de l'Ukiyo-e, spécialisé dans les portraits de comédien. Ces gravures de cette époque se confonde avec celles de son maître. Ils peignent des acteurs et des scènes de théâtre dans le style de Tsutzumi Torin. Shunshō représente les femmes petites et potelées et lorsqu'il s'affirmera, Hokusai les fera aussi minces et élancées que celles d'Utamaro. Il ne veut plus interpréter le talent d'un autre, il invente ses créations, il compose avec sa note personnelle.

Les couleurs adoptées par Shunshō sont un nuancier de vert, de jaune, de rose et de gris, alors que les couleurs d'Hokusai sont éclatantes comme le vert, les bruns chauds, les rouges francs et le bleu foncé qui sont plus difficiles à accorder. Ces dessins sont délicats par leur filnesse et le détail.

Il produit des dessins sur des feuilles volantes appelées Kyōka Surimono.

Il réalisa ces premières estampes sous le nom de Katsukawa Shunrō, nom en rapport avec son maître Katsukawa Shunsō. Au départ, il fait une production commerciale et de bon marché, puis il épure son style pour s'affirmer et produit ses premiers surimono (petites estampes de luxe aux formats variés dont la gravure est sur une seule feuille, en édition privée ou sur commande).

Il se spécialise dans la gravure pour l'ilustration de livres littéraires dont la représentation de paysage.

          Il fait des portraits de Geishas, d'acteurs de Kabuki (forme épique du théâtre japonais traditionnel) et de lutteurs de Sumo.

          Il quitte l'atelier à la mort du maître car il est en désaccord avec son successeur Shunko.

1782 - La famine enlève deux cent mille personnes en cette période de croissance démographique. Hokusai vit une période de misère et malgré ceux-là continue à étudier les techniques des écoles de Kano Yusen, de Tsutsumi Torin et de Sumiyoshi Naiki.

Hokusai devait illustrer le roman "Rêve du Camphrier du Sud" de l'écrivain Bakin qui obtint un immense succès lors de son premier volume. Le romancier fut si jaloux de l'artiste qu'il refusa les dessins qu'Hokusai lui envoya par la suite pour les autres éditions. Hokusai fut si offusqué qu'il répondit à l'éditeur que c'était le texte qu'il fallait modifié. Les éditeurs avaient faits déjà graver les dessins en vue de les publier, le peintre décida de se passer du texte de Bakin et d'éditer ses dessins tels quels.

Quelques années plus tard, Hokusaï rencontra à Nagoya le peintre Bokoén avec qui il s'entretena sur les techniques du dessin. Il publia sous le titre "Hokusaï Mangwa, dès 1812, ces trois cents dessins dans un volume afin que cette technique permette que ces oeuvres soient ouvertes au grand public. La traduction du titre est Man "au gré de l'idée et Gwa pour dire (le dessin tel qu'il vient spontanément).

1786, il arrête de dessiner sous le nom de Shunrō.

1789, il quitte l'atelier de Katsukawa Shunsō suite à la jalousie d'un camarade d'atelier. Un jour, il avait peint une affiche pour un marchand d'estampes. Ce marchand fut si satisfait qu'il l'a fit encadré et l'accrocha sur sa devanture. Ce camarade d'atelier passa et la déchira car elle faisait ombrage à leur atelier. Ils se disputèrent et Hokusai résolue de prendre son identité sous le nom de "Mugura" qui signifie "buisson" pour expliquer au public que ce nouveau peintre n'appartient à aucun atelier.

A cette époque, il se marie deux fois. Mais, on ne sait pas pour quelle raison il dut les quitter : est-ce du à leur décès ou au divorce. De sa première femme, il eut un fils et deux filles.

Son fils "Tominosuke" prit la succession de la miroiterie Nakajima Isse mais ne fut pas très stable et causa des ennuis à son père.

Ses filles, Omiyo devint la femme de Yanagawa Shighenobu, le peintre. Elle mourut quelques temps après son divorce après avoir mis au monde son petit-fils qui fut source d'inquiétude pour son grand-père Hokusai. Son autre fille, Otetsu était douée d'un vrai talent de peintre, mais elle mourut jeune.

De sa seconde femme, il eut également un garçon et deux filles. Le fils "Akitiro" fut un petit fonctionnaire de la famille princière Tokugawa. Il était un peu poète et se fit adopté par "Kase Sakijiuro". C'est lui qui fit élevé le tombeau de Hokusai dont il prit le nom. Son petit-fils d'Akitiro s'appelait "Kase Tchojiro" et fut le camarade de classe de "Hayashi", grand collectionneur d'oeuvre d'art japonais.

Ses filles sont "Onao" qui mourut dans son enfance et "Oyei" qui se maria avec un peintre nommé "Tomei" mais divorça et revint vivre avec son père jusqu'à sa mort. Tomei son gendre illustra "Onna Chohoki", un livre d'éducation pour les femmes qui traite de la civilité.

Hokusai avait deux frères aînés et une soeur cadette, tous morts dans leur jeunesse.

1790 - Grâce à un artise japonais "Shiba Koban ou Gokan (?)" qui fréquente les néerlandais, seuls autorisés à amarrer à Nagasaki, il découvre la perspective qui influence à cette époque l'art occidental. Il maîtrise la perspective italienne par le biais du zograscope que les marchands néerlandais importèrent au Japon. Au XVII et XVIIIème siècle, la représentation des scènes au Japon avait une perspective parallèle qui reproduit l'espace et une perpective cavalière pour les personnes. De nos jours, la perspective parallèle est surtout utilisée pour les dessins d'architecture.

Il développe son propre sens du dessin, afin de se démarquer de son maître Shunsho.

Après cette étude, il crée une perspective dite "atmosphérique" ou "aérienne" pour marquer la profondeur des plans par les couleurs. Ainsi, avec le bleu de prusse, plus il est clair et se rapproche de la couleur du ciel, plus l'élément est éloigné et crée l'atmosphère. La majeure partie de ces oeuvres dont "La Grande Vague" sont inscrites dans cette logique.

 

Il étudie également le clair obscur.

 

Cinq éventails

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1794 - Il se fait appelé Sōri par son rapprochement à l'école Rinpa. Il illustre des calendriers dits "egoyomi". Ses dessins sont gracieux. Ce sont des oeuvres luxueuses et raffinées qui lui apportent la notoriété, une réputation d'excellence et de qualité.

Il illustre des livres et écrit des poèmes, tout en débutant sur la peinture sur soie.

Hokusai se fâche avec l'écrivain dont il illustre les romans et décide de publier des livres sans texte. Que des dessins dont le fameux Manga.

1795 - Il prend la direction de l'école Tawaray qui renommera par la suite Sori II. Il illustre sous le nom de Sōri, un recueil poétique "Kyōka Edo no Murasaki" qui l'amène au succès.

           Les kyōkas sont des courts poèmes. Un seul est traduit en français et se nomme "Le Char des poèmes kyôka de la rivière Isuzu" illustré par Hokusai.

 

Portrait d'Hokusai peint par sa fille

Portrait d'Hokusai fait par sa fille Oyei, signé Ohi

On y voit un front sillonné de rides profondes, des yeux en pattes d'oie,

Hokusai eut deux femmes qui décèdèrent très jeunes et cinq enfants. Sa plus jeune fille est Oyei et est devenue artiste comme lui.

Hormis sa fille Oyei Hokusai, il n'eut pas vraiment d'élèves mais des disciples Keisai Yeisen, Kiosai et Yosai qui prendront exemple sur son style. Son gendre Shigenobu fut le premier à l'imiter, mais c'est un vendeur de poisson nommé Hokkei qui copia au plus près son style à sa maturité.

Oyei, sa fille avait hérité du talent de son père mais ne fut reconnue par la société qu'après son divorce avec son mari. Elle fait les travaux pour son père et lorsqu'il est victime d'une attaque, son oeuvre fusionne avec celle de son père.

Il est presque impossible de différencier son oeuvre de celle de son père car, à l'époque, la femme est asservie à son mari ou à son père. Elle a vécu pour son art, elle était attiré par la nature et souvent partée avec son carnet de croquis.

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1798 - Hokusai devient son nom principal en référence à l’Etoile Polaire, auquel il rajoute le nom de sa ville natale.
           Il quitte l'école Tawaraya et devient artiste indépendant, il est alors âgé de 38 ans.

           Il offre son nom Sōri à l'un de ses élèves et prend le nom d'Hokusai.

           C'est le début de la période Hokusai dont il affichera 3 phases stylistiques différentes. Dans sa première phase, le lien avec le monde de la littérature est plus important et la production de surimono et de livres illustrés est intense.

            Dans la deuxième phase, c'est un travail psychologique et physionomique qui effectue sur ses personnages tant sur les êtres humains que les animaux qui prendront d'ailleurs une apparence humaine. Il s'oriente vers les illustrations de livres classique de la littérature chinoise.

             Dans sa troisième et dernière phase, la peinture prend le relais. Il publie dans cette dernière période les deux premiers volumes de "Cent vues du Mont Fuji", considérées comme des Chefs d'oeuvre.

 

          Sous ce nouveau patronyme, il crée ses premières séries : Sept manies des jeunes femmes sans élégance, Miroir des images de Hollande : huit vues de Edo, les cinquante-trois stations du Tôkaidô...

1800 - Le quartier des théâtres et le quartier des plaisirs (Yoshiwara) se développent pour satisfaire les riches marchands.

           Il signe à cette période quelques tableaux par la formule : Gakyōjin.

1804 - Il peint dans la cour du temps d'Edo avec un balai et un seau d'encre de Chine. La fresque est un "daruma" géant de plus de 240 m2. Afin de permettre à l'assistance de l'admirer, elle fut hisser jusqu'aux toits.

1805 - C'est sous le nom de Katsukawa Hokusai qu'il signe ses dessins à l'encre de Chine noire et la panoplie de nuances de gris. Ce nom est choisi en hommage à l'étoile Polaire qu'il vénère particulièrement. Ses peintures sont sensuelles et ses estampes sont composées avec humour. Il produit des livres (yomihon) qui sont de longues fictions dont les intrigues épiques donnent le sens  à sa capacité d'inventer, mais également de manier l'encre de Chine.

1807 - A nouveau, il peint une grande fresque à Nagoya.

 

Hokusai Nature morte d'objets de cérémonie

 

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1810 - Epoque Taitō. Il est âgé de 59 ans.  Il se consacre à faire des manuels de peinture "Elethon" qui attirent beaucoup d'amateurs.

          Il publie son premier manuel : Le Dictionnaire de peinture insensé du fou qui comprend une collection de dessins assemblés à partir de caractères du syllabaire par Ono le Crétin.

Ce document est à l'usage des apprentis et par ce biais, il attire un large public et son art fait référence. Il va transmettre son style.

Il produit des estampes de vues aériennes des sites les plus célèbres.

1812 - Il parcourt le pays de l'ancienne capitale de Kyoto à Edo. A Nagoya, il rencontre Bokusen, un autre artiste qui le conseille sur la publication de sa Manga qui est l'ébauche alors d'une étude originale et marginale. Ces publications dureront jusqu'en 1834.

1814 - Publication de "Hokusai Manga" sous le pseudonyme "Taïto" qui n'est autre qu'un carnet de croquis qui aide les amateurs de dessin à s'exercer. 3900 dessins font partie de ce registre qui décrit les moeurs sous forme de légende. Ce manuel sera achevé qu'en 1878 avec la parution posthune du carnet 15. C'est une sorte de miscellanées graphiques

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1820 - Litsu, il se fera appelé à l'âge de 60 ans. Dans cette période, il se consacre aux estampes en couleur "nishiki-e" qui sont des métamorphoses du motif choisi.

1869 - Il eut une attaque d'apoplexie. Il se soigna à l'aide d'un remède japonais composé d'une pâtée de citron. Cette ordonnance lui permit de guérir. La composition de la potion fut donnée à son ami Tosaki sous la forme d'un énoncé enrichi de dessin de citrons, de couteau et de marmite.

1830 - Il commence la série de Cascades, des Ponts, des Oiseaux et des Fantômes.

1831 - Le Mont Fuji est dévoilé sous trente-six vues (Fugaku Sanjūrokkei). Ces estampes du monde flottant (Ukiye) fascineront les Occidentaux avec ce bleu de Prusse.
           Il métamorphose les lieux choisis et représente donc des illustrations.

           Il devient célèbre dans le Japon.

 

Le vieil homme

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1834 - Il prend le nom de Gakyō Rōjin Manji. Manji qui veut dire "le vieil homme fou de peinture".

            Il marie sa fille "Omiyo" qu'il avait eu de sa première épouse. Son petit-fils fut un escroc et Hokusai épongea ses dettes qui le mirent dans la misère. Il s'engagea pour lui éviter d'aller en prison, mais il ne put tenir sa promesse et  il dut quitter Edo en cachette pour s'installer une année à Suruga dans la péninsule de Miura où il complèta sa production des "Cent vues du Mont Fuji" (Fugaku Hyakkei). A cette époque, il signe Miruaya Haltiyemon. Il s'exila jusqu'en 1839.

Quand il revint à Edo, après quatre années d'exil à Suruga, il se fit appeler "Prêtre-Peintre" et aménagea dans les bois du temple Mei-O-In. Il illustre de croquis la misère dans laquelle il vit.

          A 79 ans, il se consacre à la peinture et s'éloigne des estampes. C'est le monde animal, végétal ou les sujets religieux. Ces animaux de prédilection sont le tigre, les lions et les dragons.

1836 - La Capitale subit la grande famine, il revient après deux années s'installer à Edo. Il troque ses oeuvres contre la nourriture et arrête sa série "Cent Poètes et Poèmes" après avoir produit la vingt-septième planche.

1839 - Il s'établit à nouveau dans le quartier de Honjô, proche de la campagne qu'il affectionne. Un incendie dévaste son atelier et emporte ses travaux en cours. Il est alors concurrencé par un jeune artiste "Hiroshige Ando". Il produit de moins en moins. Il s'efforce de réaliser un dessin par jour, jusqu'à sa mort.

C'est une période de grande disette qui fait suite à trois années de mauvaises récoltes de riz.

1840 - A cette date, il indiquera sur l'ensemble de ses peintures, la date de réalisation.

1845 - Il fait son dernier voyage pour rencontrer un ami de province de Shinano. Il exécute quelques peintures dans un temple.

1849 - Il tomba malade dans sa maison d'Asakusa qui était la 93ème de ses habitations. Quand il sentit le moment de se retirer de ce monde, il écrivit à son ami Tagashi ses mots : "Le roi Yemma est bien vieux et s'apprête à se retirer des affaires. Il s'est fait construire, dans ce but, une jolie maison à la campagne et il me demande d'aller lui peindre un kakemono. Je suis donc obligé de partir, et quand je partirai, je prendrai mes dessins avec moi. J'irai louer un appartement au coin de la rue d'Enfer, où je serai heureux de vous recevoir. Quand vous aurez l'occasion de passer par là. Hokusai".


Décés à Edo, le  10 mai 1849 à l'âge de 89 ans. Cette date correspond au 18ème jour du quatrième mois de la deuxème année de Kayei. Sur son lit de mort, il aurait dit "encore cinq ans et je serais devenu un grand artise". Hokusai, son étoile est montée au firmament. Ses cendres sont ensevelies au temple Keikiôji, dans le quartier populaire d'Asakusa à Edo où il avait passé la majeure partie de sa vie. Sa petite fille Shiraï Tati lui a fait édifier un tombeau dans le jardin du temple, auprès de la tombe de Kawamura Itiroyemon. D'après sa petite fille, il serait le 3ème fils de ce dernier qui fut un artiste connu sous le nom de Bunsei. Sur sa pierre tombale, vous pouvez lire cette épitaphe "Oh ! La liberté, la belle liberté, quand on va aux champs d'été pour y laisser son corps périssable !".

Sa dernière peinture reprèsente un dragon gravissant le Mont Fuji.

1854 - Le Japon s'ouvre aux Etats-Unis d'Amérique, par l'intervention du commodore Perry qui mit fin à la période de pouvoir de la famille Tokugawa qui rendait cette société fermée au monde de l'extérieur, sauf pour le commerce avec la Chine et le Pays-Bas. Ils étaient sous l'ordre militaire (Bakufu).

1858 - Félix Bracquemond découvre Hokusai Manga et c'est le début de la vogue du japonisme.

           Lors de l'exposition Universelle à Paris, la mode du Japonisme est lancée. C'est le départ d'Hokusaimania.

 

Expression"A l'âge de quatre-vingt six ans, j'aurai fait encore plus de progrès et à quatre-vingt dix ans je pénétrerai le mystère des choses. A cent ans, j'aurai décidément atteint un niveau merveilleux, et à cent dix ans, chaque point, chaque ligne que je tracerai vibrera de vie. que ceux qui vivent assez longtemps voient si je tiens parole"
Katsuhika Hokusai

 

 

Katsushika Hokusai Temple

Memo

Site du grand palais : http://www.grandpalais.fr/fr/evenement/hokusai

HOKUSAI- Galeries Nationales du Grand Palais
1er octobre – 20 novembre 2014
Puis 1er décembre 2014 – 18 janvier 2015. L’exposition se déroule en deux volets en raison de la fragilité de certaines oeuvres qui ne peuvent pas être exposées plus de 7 semaines. 
Commissariat :
Seiji Nagata, grand spécialiste de l’artiste et directeur du musée Katsushika Hokusai de Tsuwano
Laure Dalon, adjointe du directeur scientifique de la Réunion des musées nationaux – Grand Palais.

 

Livre associés

Hokusai de Matthi Forrer

 

Visite

18 Octobre 2014

 

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Traduction  : Français,  Allemand, AnglaisArabe, Hollandais 
Parution : Dimanche 2 novembre 2014
Mise à jour  : 2 novembre 2014
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