Impasse des Pas Perdus

Ecrire, avancer les mots... sur l'Art naïf, les jardins à visiter, mes carnets de voyage, les lectures, ainsi que ma passion des iris...

18 octobre 2015

La ballade de Lila K de Blandine Le Callet

 

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La ballade de Lila K
Blandine Le CalletAuteur : Blandine Le Callet

Genre : Roman
Editeur : Stock
Date de sortie : 1er septembre 2010
394 pages
ISBN : 2234064821
Prix : 21,50 euros
Langue : français

Avis :

 

C'est une ballade au coeur des émotions, une sorte de complainte où l'on découvre Lila K, prostrée, ancrée dans sa torpeur, à la limite de l'inconscience jusqu'à son éveil intellectuel, voire sensuel. J'ai fait connaissance avec Lila K, je l'ai apprivoisée et suivie dans sa quête du savoir par les livres pour se reconstruire dans une société normée qui ne laisse pas de place à la liberté, sauf celle d'un chat, "Pacha" son chat.

Arrachée à sa mère, elle rentre dans cette dystopie au coeur d'un système qu'est le centre éducatif. Elle affronte les interdits pour découvrir son identité et son origine.

 

Mon avis

Cette lecture m'a fascinée, voire marquée par sa capacité à se différencier. Un "Style", Blandine Le Callet. Dans ce roman, elle aborde l'eugénisme.  Mais aussi des questions d'éthique d'une société anxiogène qui par une dérive sécuritaire, nous fait perdre la liberté de pensée. Elle donne de la démesure par la transposition de l'évènement dans le temps.

Notre point commun est que la lecture fut une échappatoire dès l'adolescence.

Connaissez-vous ?

 

Expression

 "Je ne supportais pas le moindre contact. C’est écrit en page treize : Hurle dès qu’on la touche. Juste après : Sédation. Sédation, ça veut dire injections d’anxiolytiques, sangles, et musique douce pour enrober le tout d’un peu d’humanité.

Voilà comment ils sont parvenus à me faire tenir tranquille et à me trimbaler de service en service afin d’effectuer leurs batteries d’examens : ils m’ont palpée, auscultée, mesurée, pliée dans tous les sens. Ils m’ont planté des aiguilles dans le corps, ont branché sur moi des machines. Ils m’ont photographiée, aussi. Je pleurais sous les flashes. Alors ils m’ont donné des lunettes noires qui tenaient avec des élastiques, et je n’ai plus rien dit."
J
   

 

Blandine Le Callet

 

Résumé

La ballade de Lila K, c’est d’abord une voix : celle d’une jeune femme sensible et caustique, fragile et volontaire, qui raconte son histoire depuis le jour où des hommes en noir l’ont brutalement arrachée à sa mère, et conduite dans un Centre, mi-pensionnat mi-prison, où on l’a prise en charge.

Surdouée, asociale, polytraumatisée, Lila a tout oublié de sa vie antérieure. Elle n’a qu’une obsession : retrouver sa mère, et sa mémoire perdue. Commence alors pour elle un chaotique apprentissage, au sein d’un univers étrangement décalé, où la sécurité semble désormais totalement assurée, mais où les livres n’ont plus droit de cité.

Au cours d’une enquête qui la mènera en marge de la légalité, Lila découvrira peu à peu son passé, et apprendra enfin ce qu’est devenue sa mère. Sa trajectoire croisera celle de nombreux personnages, parmi lesquels un maître érudit et provocateur, un éducateur aussi conventionnel que dévoué, une violoncelliste neurasthénique en mal d’enfant, une concierge vipérine, un jeune homme défiguré, un mystérieux bibliophile, un chat multicolore...

Roman d’initiation où le suspense se mêle à une troublante histoire d’amour, La ballade de Lila K est aussi un livre qui s’interroge sur les évolutions et possibles dérives de notre société.

 

Note

Le mot "Ballade" signifie une forme fixe lyrique au Moyen Age de trois couplets (une chanson ballatée comporte plusieurs strophes et un refrain avec des rimes diverses et complexes). Du latin classique "Ballare" issu du grec dont on retrouve "Saltare", sous la forme du latin classique. Dans le mode anglo saxon, le mot "Ballad" traduit un récit ou une chanson narrative d'une partie de la vie d'une personne.

Blandine Le CalletBlandine Le Callet est née le 19 octobre 1969. De nationalité française, elle a pour parentée une autre Blandine Le Callet qui était institutrice à l'école Sainte Thérèse de Quistinic, décédée en 1975 à l'age de 63 ans. A Quistinic, on retrouve également Jean Mathurin Le Callet, né le 18/02/1881 mort pour la France, ainsi que Pierre Marie Mathurin Le Callet, né le 3/08/1893. Mais aussi Arthur Le Callet qui fit partie du convoi du 5 mai 1922, soldat au 52ème Inf. Soldats de la Grande Guerre, tous trois morts pour la France.

Sa mère l'a eu à l'age de 21 ans, elle a également un frère adopté.

Elle intègre l'Ecole normale Supérieure de Fontenay-Saint-Cloud et obtint l'agrégation de Lettres classiques. Elle enseigne comme Maitre de conférences de latin à l'Université de Paris Est Créteil. Elle prépare une thèse sur la notion de monstruosité dans l'Antiquité gréco latine et helleniste qui lui fait accéder au Doctorat 3ème cycle, sous la direction du Professeur Carlos Levy.  Elle est membre du "Centre d'études sur la philosophie et la rhétorique hellénistiques et romaines.

Elle a publié un essai : Rome et ses monstres aux éditions J. Million en 2005

Mariée à Mr Pierre-André Cuny (30/06/1965), Directeur Artistique. Mère de trois enfants dont une fille Valentine Cuny Le Callet (1997), artiste au talent prometteur qui est à l'Ecole des Arts Décoratifs à Paris. Un fils, Antoine Cuny et une autre fille, Juliette Cuny.
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Un métier, mais aussi écrivain. Elle habite en région parisienne.
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Petite, elle passait ses vacances à Larmor. Sa maison secondaire qu'elle acquière en 2008 est dans le Morbihan, à Port-Louis.
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Ses modèles de lecture sont : "Les liaisons dangereuses" de Laclos, "Bouvard" & "Pécuchet" de Flaubert.
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Petite anecdote : Le titre du livre comprend trois mots comme son nom ! BLC.
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Elle écrit sans horaire particulier, sur n'importe quel support. Elle consacre beaucoup de son temps à l'information et de ce travail, murit le besoin d'écriture.
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Elle s'est essayée récemment à la bande dessinée avec "Médée", tome 1 : L'Ombre d'Hécate.
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Actualités
Son premier roman, "Une pièce montée" a été porté à l'écran par Denys Granier Deferre.
Rencontre dans le milieu carcéral de Nanterre dans le cadre d'un atelier d'écriture, autour de "La ballade de Lila K".
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Ses oeuvres
2006 Une pièce montée
2010 La ballade de Lila K
2013 Dix rêves de pierre
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Sur le même sujet,

1984 d'Orwell
La ballade de Cornebique de Mourlevat
Fahrenheit 451 de Ray Bradbury

 

Bibliographie

Lecture de juillet 2015

 

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Parution :  Dimanche 18 octobre 2015
Mise à jour  : 18 octobre 2015

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20 septembre 2015

Sur les pas de Gide, aux Concluses de Lussan

 

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Les Gorges de l'Aiguilllon, aussi appelées par les gens du pays "Les Concluses de Lussan" (J. Sallustien 1901, F. Mazauric 1904), sont des gorges dominées par de hautes falaises criblées de cavités. L'Aiguillon prend sa source dans la plaine de Vallérargues, à l'Est du Mont Bouquet. Le nom de "Concluses" provient des mots conques, cluses, cuves qui avec tinos désignent les marmites du lit de l'Aiguillon.  La roche calcaire est creusée par l'Aiguillon, affluent de la Cèze et le Merderis. L'aiguillon est un cours d'eau temporaire.

tinos vient de "Tinno" qui veut dire cuves, marmites de géant en patois languedocien.

André Gide

Ce site est classé comme un des plus pittoresques du Gard. Son histoire file comme l'eau qui l'a creusé au fil du temps, durant des siècles, voire des milliers d'année. Les baumes à flan de falaise témoignent de l'ancienne circulation des eaux en surface, aujourd'hui disparue. L'enfoncement du karst des gorges de Merderis et de l'Aiguillon est en relation avec les sources de Goudargues et de la Bastide. L'eau après les précipitations s'infiltre dans le sol à travers les calcaires marneux pour créer des voies souterraines. Lorsque l'eau s'achemine, elle dissout le calcaire et modèle le relief dit karstique. Il faut donc mentionner l'abondance des lapiès. Elles sont taillées dans le meme massif que les gorges de l'Ardèche.

 

Vue du Belvédère

 

Les pluies sont donc torrentielles, l'humus du sol érode et corrode la roche. Les cours d'eau ont des régimes très irréguliers (Cf. épisodes cévenols, souvent mentionnés par la météo), d'où ce modelé piqué de trous, de grottes & sources. Ce phénomène favorise l'aridité. La falaise est ponctuée de grottes où nichent les oiseaux. Au dessus, le plateau calcaire s'élève à 300 mètres. Le relief est karstique. Ce massif est constitué d'une végétation de garrigue basse dont le chene pubescent est l'essence dominante. Le genévrier, le buis, le thym sont dans la combe. La végétation est odorante. Elle bénéficie d'un climat méditerranéen avec des étés chauds et secs et des hivers doux.

Baumes sur la falaise

Sur la gauche, le lit rejoint la baume du Biou ou grotte du boeuf. Le canyon de Merderis (F. Mazauric, 1904)est moins spectaculaire et vraisemblablement, il doit son nom à la présence d'au stagnante et saumatre.

Un peu plus au Nord se trouve l'aven de Camelié. Les eaux drainées en surface s'engouffrent dans l'aven et rejoignent la source de la Marnade. L'aven a plusieurs salles, puits et galeries dites "Montagnes Russes", "Métro", "Rivière Fossile".

Marmitte de Géant

Ruisseau de l'Aiguillon

Sur la droite, en aval donc, vous passez une passerelle pour atteindre le portail qui est un resserrement des parois du canyon. Cet étranglement est du aux falaises de la rive droite et de la rive gauche qui se touchent presque jusqu'à former une ogive rustique. Elles s'élèvent à plus de 30 mètres.

Passerelle qui longe le

Le lit est creusé de marmites de géant, tandis que des baumes entaillent les falaises à différents niveaux.

Canyon de Lussan

Baumes à différents niveaux

Des gours offrent l'agrément en été de pouvoir se baigner.

6 km, de découverte à faire à pied. Il est fortement conseillé de ne pas s'y promener seul et de veiller que le climat s'y prete. C'est là où commence la pratique du canyoning au printemps et de l'aquarandonnée en été. Il est nécessaire de vérifier les arretés préfectoraux qui l'interdisent à certaines périodes, afin de préserver et sauvegarder le milieu aquatique.

Mes pieds hésitent à entreprendre le canyoning

A sec l'été, le lit du torrent permet de marcher. Au printemps, il est possible de faire du canyoning. A l'automne, il n'est pas rare que les précipitations empechent de s'y hasarder. D'octobre à mars, l'eau est présente. Certains passages sont équipés de main courante en cable ou en fil de fer. Au fur et à mesure de l'avance, on passe des "crans", sorte de cascades.

IMG_6535

Du parking, il faut compter 30 mn pour descendre les 1km 100 du sentier et atteindre le départ du circuit. Sachez que le parking n'est pas surveillé et donc très peu sur, les touristes subissent le désagrément des vols. Ne laissez RIEN dans vos véhicules.

IMG_6540

Cette zone n'est accessible qu'à pied. Un belvédère offre une vue superbe sur le défilé rocheux.

Du portail, vous pouvez continuer la promenade pour aller visiter le menhir surnommé "La pierre plantée" (dit également : Peyrefiche). C'est l'un des menhirs les plus grands de la région, il mesure 5,6 mètres de haut.  Il date de la période chalcolithique qui désigne la période où un outillage de pierre, principalement, a été assemblé avec le cuivre.  Il s'étudie au niveau des mesures d'énergie et se situe au milieu de "paliers" ou "portes énergétiques".  Si vous optez pour ce choix, le chemin est bien tracé, suivre les bandes jaunes.  Il faut compter 2 km de plus pour y arriver. Durant cette randonnée, vous pourrez aussi voir "La table du Turc".

Petite anecdote, durant la Révolution, Théophile Gide(grand-père d'André Gide) se réfugia dans une grotte pour échapper à la guillotine. En effet, il participa à la rédaction du cahier des doléances de Lussan, mais aussi celui du Gard. Réhabilité après la chute de Robespierre, il devient Président du Tribunal d'Uzès. Il se portera acquéreur après la Révolution du chateau "de Fan" à l'entrée du village près de la rivière. Le mot "Fan" vient de "Fanum" gallo romain (temple). Il fut construit sur les ruines d'un ancien temple. Il était consacré aux Nymphes, "Fanum". La petite rivière qui prend sa source au pied, s'appelle donc "Le Fan". Le chateau de Fan restera une résidence d'été de la famille jusqu'en 1920, date de son acquisition par la municipalité.

 

Itinéraire

Si vous souhaitez vous y rendre, c'est à mi chemin entre Alès et Bagnolssur Cèze.

A partir de Montpellier, prendre l'autoroute jusqu'à Nimes, puis empruntez la D 979 en direction d'Uzès. Après Uzès, prendre direction Lussan. A l'entrée de Lussan, prendre la D 406 et tourner à gauche immédiatement sur la D143 vers Verfeuil sur 4 km. Tourner à gauche sur la D643 et vous arrivez sur un premier parking que vous laissez pour accéder au deuxième où vous garez votre voiture.

Départ de Lussan (30 Gard)
Dénivelé : 150 m

A 7 km environ du village de Lussan
Carte Michelin : N° 80, pli 9.
Carte IGN 1/25000 N° 2940 Ouest

A faire dans les environs

Lussan, village de caractère où André Gide vécu durant son enfance. Ce village a prospéré grace à la filature.

Le menhir du chacolithique qui mesure plus de 5,60 mètres, lieu dit "Bois du Vallat de Nerderie".

Un peu plus loin, n'hésitez pas à vous arreter à Goudargues, la Venises provençale pour vous rafraichir tout au long des canaux.

Puis une halte s'impose aux cascades du Sautadet avant d'aller arpenter les rues de la Roque-sur-Cèze.

 

Références

 

 

Bibliographie

Canyoning du 19 septembre 2015

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(Gard)

 

 

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Traduction  : Français,  Allemand, AnglaisArabe, Hollandais 
Parution :  Dimanche 20 septembre 2015
Mise à jour  : 20 septembre 2015

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11 septembre 2015

Maman a tort de Michel Bussi

 

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Notation

 

 culture,citation,littérature,livre,roman,etats-unis

 

"Ma mère n'est pas ma mère" se termine ainsi le premier chapitre de "Maman à tort" de Michel Bussi.

Le deuxième commence sur le doute qui s'installe quand le psychologue scolaire comprend que Malone dialogue avec son doudou nommé Gouti. De quoi se souvient'il vraiment ? Est-ce des récits qu'il se raconte en boucle.

Dès lors, un compte à rebours commence pour éviter que sa mémoire s'efface. Vasile, le psychologue est intrigué par ces mots qui décrivent sa vie d'avant. Il lui faut vite trouver la vérité. Mu par l'envie d'avancer, il se rend au commissariat et confie à la commandante Marianne cette histoire invraisemblable. Mais pour gagner du terrain, il mène son enquête en parallèle de Marianne qui se heurte au fondemental que Malone a une mère.

 

Résumé

Quand Malone, du haut de ses trois ans et demi, affirme que sa maman n’est pas sa vraie maman, même si cela semble impossible, Vasile, psychologue scolaire, le croit.
Il est le seul… Il doit agir vite. Découvrir la vérité cachée. Trouver de l’aide.
Celle de la commandante Marianne Augresse par exemple.
Car déjà les souvenirs de Malone s’effacent.
Ils ne tiennent plus qu’à un fil, qu’à des bouts de souvenirs, qu’aux conversations qu’il entretient avec Gouti, sa peluche.
Le compte à rebours a commencé.
Avant que tout bascule. Que l’engrenage se déclenche. Que les masques tombent.

Qui est Malone ?

 

Autres romans

Code Lupin  (2006)
Omaha crime (2007)
Mourir sur Seine  (2008)
Sang famille (2009)
T'en souviens-tu mon Anaïs ? (2010)
Nymphéas noirs  (2011)  lu
Un avion sans elle (2012)   lu
Ne lache pas ma main (2013)
N'oublier jamais (2014)  lu

Gravé dans le sable (2014), réédition de son premier roman "Omaha crime"
Maman a tort (2015) lu

 

Après "Les Nymphéas noirs", chaque livre actionne le défi et je n'ai de cesse de trouver le fin mot.

Remerciements à Babelio pour la participation à Masse Critique et l'octroi d'un exemplaire par les Editions "Les Presses de la Cité".

 

ExpressionOn ne dit pas : j"avellisé", mais "j'ai lu"
Auguste Derrière

 

Michel Bussi
Né le 29 avril 1965 à Louviers (Eure). Il grandit au Manoir, une petite ville au bord de la Seine. Sa mère était institutrice catholique. Elle élevait seule ses trois enfants dont deux filles Marie-Claude (59) et Isabelle (66) Bussi. Son père travaillait à l'acierie de Manoir-sur-Seine. A sa mort, la famille s'installe à Pont-de-l'Arche.
Son grand père paternel est corse, originaire du village Castellane-di-Casinca.
Il va à l'école Albert Becquart de 70 à 77. Puis au Collège Hyacinthe Langlois. Pour le lycée, c'est le privé à Fénelon à Elbeuf. En 1983, il continue sur la faculté de géographie.
Politologue, il fit une thèse de Doctorat en géographie et fut recruté à l'Université de Rouen en 1993.
Professeur de géographie à l'Université de Rouen, après avoir été maitre de conférence,  il dirige maintenant le laboratoire IDEES au CNRS où ses recherches portent sur la géographie du politique.
Il vit à Darnétal, agglomération de Rouen.
Marié à une éducatrice, père de trois enfants (deux filles et un garçon).
Il commence à écrire dans les années 80, mais son premier roman n'est pas reçu par les maisons d'éditions. Il écrit des contes pour enfant non publié à ce jour qui font penser au choix des prénoms de ses personnages tels la commandante "Augresse" et le lieutenant "Chevalier" dans "Maman a tort".
Ses romans sont conçus comme s'il montait un film d'abord, qu'il couche sur papier l'été. Puis viennent les relectures avec vigueur. Ils font ressortir un coté phylosophique et ludique.
Avec "Nymphéas noirs", il perce à la Maison d'éditions "Presses de la Cité".
Ses premiers romans ont pour cadre la Normandie, par souci de véracité. Il mêle passé et présent.
Il publie au rythme de 1 par an.
Sa première édition est le "Code Lupin" en référence à Maurice Leblanc d'Arsène Lupin.
Comme chercheur universitaire, il réalise plusieurs articles et ouvrages scientifiques.
Ses auteurs préférés pendant son enfance sont : Jules Verne et Agatha Christie ("Mort sur le Nil" & "Dix petits nègres" sont ses favoris), Boris Vian. Bien sur, il écume le "Club des cinq", puis la série "Alice".
Son lieu de prédilection pour écrire est la pièce à vivre, salon séjour de son pavillon. C'est un environnement qui bouge, voire dans les lieux publics ou le train.
Il affectionne les livres qui s'accumulent comme ses personnages !
Son environnement est fait d'un jardin et d'une rivière (mon rêve de voir l'eau coulée en continu).
Autant il est fasciné par le film "Le sixième sens", qu'il adore le coté poétique des films "Les enfants du paradis" ou "Jeux interdits". "Brazil" et récemment "La vie est belle" de Roberto Benigni font partie de ses favoris.
Pour la musique, dans les compositeurs français, Souchon et Renaud sont au palmarès.
Son premier roman, le "Code Lupin" a été interprété en feuilleton en 2010.
5ème auteur le plus lu en France en 2014 et 1er auteur français des romans policiers.
Il est traduit en 42 langues.
"Malone" un prénom choisi en hommage au fils du chanteur Renaud.

 

Bibliographie

Lecture de juin 2015

 

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Parution :  Vendredi 11 septembre 2015
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20 août 2015

A l'ombre de la conscience de Paul Dardé ou l'enterrement d'une oeuvre

 

 

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Il est si doux ce visage qui symbolise l'innocence. Ces yeux questionnent la vie après la perte d'un père, durant la Première Guerre Mondiale.

Lodève fut touché par ces départs qui frappèrent indifféremment toutes les classes sociales.

 

Monument aux morts de Lodève

« Je sculpterai non pas pour ce monde puant et civilisé,
mais pour les solitudes… Où ? Vous le savez : je travaillerai,
à l'avenir, pour le Larzac. » 1931

 

Le sculpteur, Paul Dardé, témoin de ce désastre, vit à Lodève. Il témoigne par cette oeuvre magistrale les deuils conjoints et la douleur de la perte.

Lors de son service militaire à Montpellier, ses supérieurs l'autorisent à suivre les cours du soir à l'école des Beaux-Arts à Montpellier. En 1912, il est admis à l'école des Beaux Arts de Paris, dans l'atelier de Jean Antoine Injalbert, qu'il abandonne rapidement, car il rejette l'acadmémisme. Boursier d'étude, il part en Italie et découvre Venise, Rome, Florence et Bologne sur une période de trois mois. A son retour, il rentre sur Paris et intègre cette meme année l'atelier d'Auguste Rodin. Son séjour ne dure que trois jours, car il lui est confié que des travaux subalternes.  Proposé à sa succession, il tourne le dos à la vie mondaine, pour revenir à Lodève, libre et indépendant.

Dès 1913, il reçoit commande par l'Eveché de Montpellier, d'un monument à l'effigie de Jeanne d'Arc. Sa réalisation sera interrompue par la guerre.

La guerre est là, il part pour le front et devient brancardier. Il déserte le front, fuit vers le Midi et est arreté à Riom. Hospitalisé à la clinique Saint Charles à Montpellier, il réalise des croquis grace au soutien d'un médecin russe Mr Bouzansky qui lui procure de quoi dessiner en lui disant : "Vous seul vous pouvez vous guérir". Il est reconnu inapte au service actif en décembre. Réformé, il a pour seul compagnon sa liberté neutralisé par le souvenir des horreurs de la guerre. Il commence la série des monuments aux morts et oeuvre pour la postérité.

Avec Alice Caubel de Lodève, il découvre la joie et s'installe à Soubès. Alors qu'il est à Paris, il envoie le 15 avril 1919, le dessin du projet pour la commande de ce monument aux morts qui sera conçu pour fin 1921 à Soubès et installé la veille de Noel à Lodève. Le croquis atteste d'une superficie de 3 m sur 2,50 m, soit un volume total de 10 m3. Le 20 aout 1919, il signe la convention avec le Maire de Lodève, Joseph Ruilhac.

Il est accueilli à Paris par Armand Dayot, du journal "L'Art et les artistes". En 1919, il expose seul dans la galerie Devambez à Paris, mais aussi au Grand Palais en 1920 : "La Grande Douleur" et "Le Grand Faune", sculptures qui le propulsent à la gloire. Durant sa carrière, il fera sept expositions parisiennes et obtint le Grand Prix National des Arts en 1920.

"Le Grand Faune" ricane et son rire est méprisant pour les hommes... Voilà comment Paul Dardé a réduit sa notoriété. Cette sculpture représente un homme chèvre de l'Antiquité.

"Le Christ aux outrages" est le symbole du calvaire de la population soumise. Cette oeuvre fut conçue pour affirmer ses opinions. D'un tempérament bien trempé, il ne se résigna pas devant les difficultés rencontrées.

L'enfant est accompagné de quatre femmes dressées au pied du gisant dont la taille est produite avec un effet de perspective, comme vue des yeux de cet orphelin tant il est grand. Les bottes au premier plan cadrent le décor, les jambes sont écartées, il git à meme la terre. Les femmes symbolisent les saisons, leur posture barre l'avenir et arrete le temps face à l'oubli. Leur costume permet de dater : 1920. Une veuve s'effondre sur la victime. L'enfant est accompagné d'un autre, ils observent la scène d'un regard pacifiste. L'un porte des vetements qui permettent de dire qu'il fait partie de favorisés, le deuxième vetu tout simplement est la représentation de Paul Dardé, enfant. Deux écoliers qui portent les branches de laurier de la Victoire, en mémoire des 150 disparus pour Lodève. Des quatre femmes, un visage n'est pas ordinaire, celui qui ne porte pas de chapeau, le plus sobre qui est à l'effigie de celle qui devint sa femme, Alice Caubel.

Le monument est inauguré le 8 juin 1921 en présence du Ministre du Budget, Louis Germain-Martin, du gouvernement de André Tardieu et Député Radical indépendant de l'Hérault de 1928 à 1936, mais l'artiste était absent.

Il perd un fils Léon à cette meme guerre. Son pacifisme s'exprime dans les monuments aux morts. L'usure du temps de cette sculpture est traitée à l'aide d'acide afin de lui donner cette teinte rouille qui frémit comme le feu de la guerre à la lumière. Lumière qui fait allusion au soleil, père de la pierre suivant Hermès. La pierre est le sujet minéral des philosophes.

En 1925, il présente à l'exposition des Arts Décoratifs, au pavillon de Marseille, la cheminée monumentale. Cinq wagons furent nécessaires pour transporter ce monument à Paris.  Elle est ornée des personnages à la gloire des Contes de Perrault.  On reconnait "Cendrillon" et "Peau d'Ane" et meme "Barbe Bleue". Il ne trouve pas d'acquéreur pour son oeuvre de grande dimension. Cette entreprise fut périlleuse pour son devenir.

A Paris, il fait de nombreux croquis qui représentent l'immédiadeté d'un moment, d'un mouvement. Souvent, il s'imprègne des clowns du cirque Fratinelli et des "Parisiennes".

Solide gaillard d'un 1m82, aux yeux clairs, avec sa longue barbe, il impose. Sa forte corpulence lui laisse l'aisance de ses gestes face à la pierre de Lens, des carrières de Fons (Gard). Les messages quant à eux prennent de l'ampleur par leur engagement et contrarient les pouvoirs publics. La dignité du peuple suit son destin à travers les 8 stèles qui s'égrènent tout au long de son parcours, tel un parcours initiatique pour prendre conscience de notre destin, face au passé. Sa liberté d'expression, ses lettres ouvertes furent corrompues par les notables et politiques qui mirent tout en route pour l'éloigner de son aura. 75 ans d'existence.

Sans ressource, le cinéaste américain Rex Ingram qui a étudié l'Art à Yale, fait appel à lui en 1926 et l'emploie dans le film "Le Magicien" qui est un film d'horreur qui relate l'histoire d'un sculpteur du quartier Latin de Paris et de son énorme créature, le Faune. Alice Terril, épouse de Rex Ingram pose devant la vraie statue de Paul Dardé, à cette occasion. Film pour la Metro Golwyn Meyer.

En 1927, il est hébergé successivement à Nice, Nimes, La Vacquerie, Chaumes-en-Brie. C'est dans cette dernière commune qu'il travaille sur le monument de René Quinton.

Il doit travailler à la Mairie pour des taches sans rapport avec son ancienne activité de sculpteur.

Au Salon de 1930, il présente l'Homme de Neanderthal. Sa tete est de dimension considérable et il n'est pas rare, qu'un visiteur puisse comparer son crane à ce sujet.

Ses succès sont éphémères, sa situation économique devient précaire et ses affaires périclitent.

En 1932, il édite un journal avec ses "Lettres ouvertes aux conseillers municipaux". Il le vend dans la rue.

En 1935, il quitte définitivement Paris couvert de dettes. Il se réfugie dans le Larzac, ses biens sont vendus aux enchères, couverts de dettes ses oeuvres sont saisies en 1936. Il s'installe à Saint Maurice de Navacelle, sa mère était originaire du petit village de Navacelles. Il aménage un atelier à la sortie de Saint Maurice de Navacelle qui comprend un ancien moulin qui capte les eaux. Les travaux durent vingt ans.

En 1940, il s'entreprend dans les caricatures souvent grotesques. Ces dessins laissent percer ses opinions, par des messages sans équivoque aux politiques et décisionnaires.

En 1946, Il apprend sa technique à Gaston-Bernard Arnal qui est son élève.

1956, la maladie lui impose une grande solitude. Il s'installe à Lodève dans la maison d'une de ses soeurs. Il cloture sa vie à l'hopital de Lodève.

Il meurt dans la misère l'année de ma naissance, alors qu'il était né cent avant ma fille, dans un village proche de Lodève, Olmet et Villecun. En 1902, à l'age de 13 ans, il quitte l'école des Frères au moment du certificat d'étude. Il fait une incursion au petit séminaire et le quitte pour aider son père à la ferme. Mais sa passion pour la lecture l'amène à fréquenter la bibliothèque du village. Il dessine à l'encre violette et son inspiration, l'amène maintes fois, à sculpter les rochers. Son père lui installe un atelier dans un ancien cellier de la ferme familiale. Il s'appuyait sur ses lectures pour trouver l'inspiration : Shakespeare, Dante, Tolstoi et bien d'autres. Son travail est remarqué par le Notaire Maitre Martin qui l'invite à rencontrer un professeur de dessin du collège, nommé Max Théron.

En 1967, le conseil municipal de Lodève refuse la requete de son épouse de percevoir une rente pour subvenir à ses besoins.

Quelques temps après, acculée, elle lègue ses oeuvres à la Municipalité contre une rente de 700 francs par mois, soit 110 euros de notre époque.

En 2005, l'ensemble est classé aux monuments historiques. En 2013, le monument fut restauré avant le centenaire de la guerre de 14 18 et le cinquantième anniversaire de la mort de Paul Daudé. Il y a des noms dans la pierre, des noms de soldats qui ont été remis à la peinture rouge.

Pour effectuer la visite, rendez vous au jardin public qui a remplacé les anciens jardins de l'Evéché et au musée de Lodève pour admirer plus de 2000 de ses oeuvres.

N.B. : Horace Diaz, son ami,  a représenté en sculpture Paul Dardé en 2006.

 

Oeuvres

Macbeth
L'homme préhistorique (La Vacquerie)
Thais aux Enfers
Christ aux Outrages (Musée de Lodève) est la statue préférée de Paul Dardé.
La femme damnée
Le Grand Faune
Eternelle douleur (Musée d'Orsay)
La Chanson de Roland
Cheminée monumentale
Homme de Néandertal
Tete aux serpents en gypse (Musée d'Orsay)
Léon Toltoi
Les pleureuses (sépulture privée du Cimetière Saint Lazare à Montpellier)
Vestale (sépulture privée du Cimetière du Père Lachaise à Paris)


Monuments aux morts :
. Bousquet d'Orb,
. Clermont l'Hérault,
. Saint Maurice de Navacelles,
. Soubès,
. Lunel,
. Limoux qui représente "Le Poilu" qui se relève pour écraser l'Aigle, symbole de l'Allemagne.
. Lodève

Stèle à la mémoire des officiers de médecine, à Béziers.

Aquarelles :
. Tete d'homme barbu, 1943

Généalogie

Troisième enfant d'une famille paysanne. Il nait le 5 juillet 1988 à 16 heures à Olmet dans la ferme familiale de Belbézet. Son vrai nom est Paul Adolphe Marie Dardé, enfant de Marie Philomène Jourdan et de Fulcran Dardé. Son grand père maternel était gardois, Palmie Paulin Jourdan (1833), marié à Marie Césarine Metze (1863), originaires tous les deux de Navacelles. Ils se seraient mariés vers 1861.

Alice Caubel a un neveu Michel Caubel.

Elie Dardé est Maire de Lunas en 1912

Ou se restaurer ?

Chateau de Lunas

Maison Baldy à Fondamente

Ou dormir ?

Chateau de Sorgues à Fondamente

 

Bibliographie

Visite de Lodève, le 17 aout 2015

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Kees Van Dongen, s'EX pose en tant qu'artiste

Eclosion de Juana Romani

Tignes Megève L'Alpe entre
les "2 Alpes"

 

 

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Traduction  : Français,  Allemand, AnglaisArabe, Hollandais 
Parution :  Jeudi 20 aout 2015
Mise à jour  : Jeudi 20 aout 2015


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06 juin 2015

Et je danse aussi de Jean-Claude Mourlevat & Anne-Laure Bondoux

 

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Et je dans aussi

Et Je danse aussi

d'Anne-Laure Bondoux & Jean-Claude Mourlevat

Parution : 12 mars 2015
Edition "Fleuve"
Broché, 280 pages
18,90 euros

Section : adulte

ISBN 978-2-265-09880-0
EAN  978-2-265-09880-0

 


Notation

culture,citation,littérature,livre,roman,etats-unisculture,citation,littérature,livre,roman,etats-unis

 

 

En panne d'inspiration, vous l'êtes ? Alors, retrouvez Pierre Marie Sotto qui entâme une relation hépistolaire avec Adeline Parmelan ! Lui est écrivain, en panne d'inpiration et elle, une lectrice aguerrie qui lui confie un paquet qu'il refuse d'ouvrir car il pense que c'est l'ébauche d'un manuscrit. Dès lors, ils échangent par mail sans prendre en considération le contenu du colis. Cette correspondance s'engage presque à leur insue et se fait entre badinerie, puis de plus en plus personnelle et amicale, pour devenir une nécessité entre eux.  Dans la deuxième partie, une révélation va entraînée l'ouverture du colis qui dénouera les points de suspension.

Au même titre que le livre, sa réalisation s 'est faite à deux. Jean-Claude Mourlevat et Anne-Laure Bondoux en sont les auteurs.

Un livre sur les sentiments qui épenchent les confessions par ses dialogues. Une écriture travaillée, une profondeur dans le style avec de belles tournures de phrase, un récit qui se révèle dans la relation qui s'instaure entre les lecteurs et l'auteur. Une façon de découvrir la vie des auteurs, leur ego mais aussi leurs doutes quand ils sont confrontés à la page blanche et le besoin de vivre pour créer.

Les répliques sont légères et rafraîchissantes par leur cadence qui font valsées le lecteur dans cette mélodie à deux temps, voire quatre.

L'écriture est un moyen de faire parler ceux qui n'ont pas la parole, elle fait respirer les mots et donne du souffle à la vie. Les mots remuent notre inconscient et donnent cette force qui entoure chaque mot. La magie de cette lecture, c'est de sentir bien après avoir habité le roman.

Merci à Babelio, la maison d'éditions "Fleuve" pour cette découverte et la soirée dédicace des auteurs qui s'est déroulée le 18 mars 2015.

 

AUTEURS

A voir les portraits des deux auteurs dans la "Grande Librairie".

 

Bondoux Anne-Laure

Anne-Laure Bondoux
Née le 23 avril 1971, à Bois-Colombes dans les Hauts-de-Seine. Son enfance se déroule à Marly-le-Roy, dans les Yvelines. Après l'obtention d'un BAC littéraire et d'une licence de lettres, elle travaille à la rédaction chez Bayard Presse. Puis, elle se présente dans diverses pièces de théâtre.
Deux enfants : une fille et un garçon.
Depuis plus de quinze ans, elle a publié dix romans pour la eunesse

Du même auteur :
L'autre moitié de moi-même    2011
Les larmes de l'assassin
Le temps des miracles
Pépites
La tribu
La princetta et le capitaine
Tant que nous sommes vivants

 

 

Mourlevat Jean-Claude

Jean-Claude Mourlevat
Né le 22 mars 1952 à Ambert en Auvergne, Jean-Claude Mourlevat a fait des études à Strasbourg, Toulouse, Bonn et Paris.
Il a été professeur d'allemand pendant cinq ans, puis à changer de métier pour devenir clown, a choisi de devenir écrivain.
Il vit actuellement à St Just St Rambert avec sa famille...
Du même auteur :
La rivière à l'envers

Terrienne 2011
Silhouette  2013
Je voudrais rentrer à la maison  2002
L'enfant Océan  1999
Histoire de l'enfant et de l'oeuf   1997

 

 

Jean-Claude Mourlevat a eu l'envie de créer un dialogue, genre peu exploité, avec une autre auteure. Il connaît depuis une quinzaine d'années, Anne-Laure Bondoux, car tous deux sont issus de la littérature "Jeunesse". Ils sont débutants en roman d'adulte. Par l'échange de mail, ils ont explorés les deux personnages, de façon intuitive. Chacun endosse un personnage principal, Jean-Claude incarne Pierre-Marie, tandis que Anne-Laure Prend Adeline et les autres. Quand la trame de l'intrigue s'est nouée, ils ont pris plus de liberté dans leurs échanges. L'écriture dure six mois, puis une relecture donne du sens au choix de la conclusion. Après cinq envois dans des maisons d'éditions, le manuscrit est retenu par "Fleuve". Avant d'être retenu en France, il a été vendu dans six pays à l'étranger.

Le site de Anne-Laure Bondoux et de Jean-Claude Mourlevat.

 

RESUME

La vie nous rattrape souvent au moment où l’on s’y attend le moins.

Pour Pierre-Marie, romancier à succès (mais qui n’écrit plus), la surprise arrive par la poste, sous la forme d’un mystérieux paquet expédié par une lectrice. Mais pas n’importe quelle lectrice ! Adeline Parmelan, « grande, grosse, brune », pourrait devenir son cauchemar… Au lieu de quoi, ils deviennent peu à peu indispensables l’un à l’autre. Jusqu’au moment où le paquet révèlera son contenu, et ses secrets.

Roman espistholaire à découvrir

Petites recettes de bonheur pour les temps difficiles de Samantha Hayes (non lu)
Quand souffle le vent du Nord de Daniel Glattauer (non lu)
Inconnu à cette adresse de Kressman Taylor (non lu)
84, Charring Cross Road (non lu)
Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates (lu)

 

 

Lu aussi par "Clarabel"

 

Biblographie

Lecture de mars

 

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La Plagne 1250-3250 m IMG_0643 Le_Christ_bienveillant_de_Tignes

Meg_ve_ALLARD_Illuminations

2_Alpes_07  

La Plagne,
domaine de l'bondance

Peysey-nancroix

Tignes Megève L'Alpe entre
les "2 Alpes"

 

 

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Traduction  : Français,  Allemand, AnglaisArabe, Hollandais 
Parution :  Samedi 6 juin 2015
Mise à jour  : 6 juin 2015


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Posté par PASPERDUS à 22:30 - Lire et reliure - Commentaires [3] - Permalien [#]
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10 mai 2015

La Vallée Blanche, Temps & temps

 

 

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Expression"A quoi bon soulever des montagnes quand il est si simple de passer par dessus
Boris Vian

 

 

A l'origine, cela devait se dérouler deux ans plus tôt. Le temps donc prend toute son importance ! Car si les conditions ne le permettent pas, il faut reporter dans le temps.

Le grand Jour s'annonçait par une météo super clémente. Notre groupe avait le bénéfice de deux guides exceptionnels qui nous avaient déjà donné l'envie d'y accéder. Le mystère de la Vallée Blanche, la plus célèbre des hors-pistes de la planète allait abreuver nos conversations.

 
↓ Passez le pointeur sur le bas de la photo pour connaître la légende 

Arête de l'Aiguille du Midi

 

23 km de descente autour d'un glacier, en pleine nature sur une piste qui débute de l'Aiguille du Midi et se prolonge dans la vallée glaciaire au coeur du massif du Mont-Blanc. Accessible à tous les amateurs qui ont un niveau moyen et qui supportent l'altitude car c'est à 3842 m que débute la grande descente et à cette hauteur, la pression atmosphèrique baisse et entraîne une chute du taux d'oxygène qui déséquilibre notre performance physique. Le seul bémol que je rapporterai est que la neige n'était pas damée et entraîne quelques difficultés & fatigues.

 

Aiguille du Midi - Chamonix

L'itinéraire est au choix car c'est du hors piste. Libres mais responsables et il est donc recommandé d'être accompagné d'un guide de haute montagne car en fonction du temps, le site se transforme et il est parfois difficile de s'y diriger.

2800 mètres de dénivelé avec un départ qui nécessite crampons, baudrier, A.R.V.A. (Appareil de Recherche des Victimes en Avalanches), pelles, sondes, cordes ; cet équipement est nécessaire en cas de chute dans une crevasse.

 

 

 

Aiguille du Midi -face Nord-

 

Juste avant, je jette un oeil sur le pylone où la télécabine de la Vallée Blanche est suspendue. C'est une véritable prouesse de technologie. Ce téléphérique porte le défi d'être le plus haut d'Europe. Il est conçu en deux tronçons, il y a donc une gare intermédiaire, nommée "Plan de l'Aiguille" (2317m). La deuxième partie a une portée de 2870 mètres de long sans pylône intermédiaire, avec une pente à 110 %. La nacelle est donc suspendue a plus de 1000 mètres au-dessus du glacier et semble donc plus près du ciel ! Lorsque l'on arrive à la gare, la cabine se pose sur des rails pour soulager les câbles. L'arrivée se fait sur une pointe séparée de l'Aiguille du Midi par une brèche de 20 mètres de long. Le passage d'une aiguille à l'autre s'opère par un pont métallique d'un vertigineux à-pic.

 

Passerelle de l'Aiguille du Midi

 

Après toutes ces mesures, le choix de l'itinéraire est à prendre en compte car les pistes ne sont pas balisées, ni entretenues et encore moins surveillées ! La célèbre arête de neige et de glace, suivant le climat n'est pas équipée de corde.

 

Chamonix - Vallée Blanche

 

Arrivés à l'Aiguille du Midi, nous traversons la passerelle, puis au bout du tunnel dit grotte de glace, nous découvrons des étendues de neige vierge, lissée par le vent. La dent du Géant est l'aiguille repère, c'est la sentinelle des arêtes et le symbole du massif du Mont-Blanc. Tout autour, chaque sentinelle défile sur la ligne de crête pour former ce panorama et limiter mon imagination qui avait libre cours jusqu'à présent. Ma vue caressait au fur et à mesure ces sommets décrits par nos amis qui en avaient dompté quelques uns. A portée de main, le Mont Blanc tout ventru (4810m), le Mont Blanc du Tacul et le Mont Maudit.

 

La neige, la poudreuse, la Vallée Blanche

 

Là, je ressens le besoin de lire "Premier de cordée" car le passage obligé est la corniche. Dès février, un chemin est tracé dans la glace. L'accès se fait à pied à l'aide d'une main courante et il préférable d'avoir un sac à dos qui puisse contenir bâtons et skis. Une main sur la corde installée, cramponnés et encordés les uns aux autres à l'aide du baudrier, nous posons chaque pas en silence et j'entends mes palpitations.

 

Crevasse de la Vallée Blanche

 

Arrivés sur la plate-forme, chacun prend le temps de respirer, d'éliminer les sueurs froides tout en s'assurant sur les skis. Enfin, le départ est éminent. La neige en cette saison est taffolée, c'est-à-dire, travaillée et même cartonnée (avec couche dure, cassante). J'imaginais que les sommets étaient poudreux et je perdis tout style car je trouvais la neige traître.

Le départ s'opère sur une pente raide et bosselée...

 

Glacier du Géant, Vallée Blanche

 

Nous passons au pied de la voie "Rebuffat", sur la face sud l'Aiguille du Midi.

Nous dévalons les kilomètres en direction du glacier du Géant qui est dans la partie haute de la vallée Blanche. Le chemin est semé d'embûches que mon oeil non avisé ne perçoit pas. Le passage me semble difficile par le fait que je ne maîtrise pas ce type de neige.

 

Sérac à la Vallée Blanche

 

Nous longeons le sérac du Requin.

Nous prenons la voie dite classique mais dès le début nous piquons vers les "Gros Rognons". Une autre variante s'appelle le "Petit Envers du Plan" d'un niveau plus élevé, puis il y a le "Grand Envers du Plan" pour les très bons skieurs.

La neige recouvre les crevasses qui se fondent dans le décor.

 

 

Glacier du Tacul à Vallée Blanche

 

Le passage des séracs est une succession de bosses entrelacées dans le vide. Nous le franchissons en dérapage.

Pas d'arrêt, la saison ne s'y prêtre pas et le risque qu'un bloc se détache et entraîne la chute dans un sérac est à prendre en considération. Puis, nous arrivons à la "Salle à manger". La vue est fantastique de là sur le glacier. Nous continuons pour prendre la pause de midi un peu plus loin à l'abri, face au glacier et derrière nous la "Mer de glace" s'étale et nous attend.

 

Mer de glace - Chamonix

 

 

Nous avons laissé le refuge du "Requin" (2516m) sur notre gauche. Il est merveilleusement installé sur une arête face au glacier. Mais notre descente est prévue pour une seule journée.

 

Roche & glace à Vallée Blanche

 

Puis après une pause bien méritée, nous skions sur la mer de glace. Une ballade de 7 km. Nous tournons le dos à l'amphithéâtre de la Vallée Blanche. L'univers change pour devenir plus minéral. Nous entendons des moraines qui se détachent et déclenchent des minis avalanches. Des aiguilles de granit et de gneiss entourent cette langue terminale de mer de glace. L'Aiguille du Midi est formée de roche rouge, composée de granite hercynien. Tout au long de la course, apparaîssent des mini cratères formés par les éboulements de roche.

Le glacier avance et forme des bandes de Forbes qui sont des stries qui apparaissent noires en été. Leur forme arquée au milieu montre que le glacier avance alors que sur les côtés, il est ralenti par les parois rocheuses.

 

Forbes à Mer de glace de la Vallée Blanche

 

En dessous, les blédières sont recouvertes d'une bonne couche de glace qui peut atteindre 400 mètres de profondeur où nous circulons allègrement dans la phase terminale. Les blédières sont des torrents de fonte de surface et s'écoulent dans les moulins qui sont des puisards par lesquels l'eau se dirige et creuse des galeries pour finir dans un torrent en dessous du glacier.

Le glacier a reculé de 2 km depuis 1820. Ce mouvement a entraîné que le niveau actuel ne permet pas d'accéder à la gare de plain pied et qu'il faut fournir des efforts supplémentaires.

Suivant l'enneigement, il est possible de descendre jusqu'à Chamonix (1035m d'altitude), mais nous sommes au mois d'avril et nous devons attaquer les 450 marches qui sont nécessaires pour rejoindre les télécabines (1913m), puis le petit train de la gare de Montenvers qui nous ramènera à Chamonix.

Petit train de Montenvers à Vallée blanche

Il faut compter 4 à 6 heures pour profiter du site et il est préférable de partir vers 9 heures du matin en cette période afin d'éviter d'avoir une neige fondu dans l'après-midi. Il existe 5 itinéraires à pratiquer en fonction du niveau de ski. La traversée est recommandée entre mi-décembre et début avril. Avant de prévoir cette randonnée, il faut s'assurer de ne pas avoir le mal de montagne qui touche à partir de 3300 mètres d'altitude certaines personnes.

 

Matériel

  • Piolet, crampons, casque, sangles, encordement de 50 mètres pour une cordée de 2 ou 3
  • Carte Chamonix 3630 OT au 1/25 000

En savoir plus

Biblographie

Randonnée du week-end du 18 au 20 avril

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Adresses citées dans ce reportage :

 

 

 

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Meg_ve_ALLARD_Illuminations

2_Alpes_07  

La Plagne,
domaine de l'bondance

Peysey-nancroix

Tignes Megève L'Alpe entre
les "2 Alpes"

 

 

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Traduction  : Français,  Allemand, AnglaisArabe, Hollandais 
Parution :  Dimanche 10 mai 2015
Mise à jour  : 10 mai 2015


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07 avril 2015

Un parfum d'herbe coupée de Nicolas Delesalle

 

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Un parfum d'herbe coupée

Un parfum d'herbe coupée
Nicolas Delesalle
Edtitions Préludes

Date de parution : 7 janvier 2015
285 pages
13,60 euros

 

Notation

culture,citation,littérature,livre,roman,etats-unisculture,citation,littérature,livre,roman,etats-unis

 

On pourrait se demander quel est l'intérêt de lire encore des souvenirs d'enfance. Mais le parfum n'est pas le même suivant l'étape de sa vie et chaque souvenir rappelle ceux auxquels nous nous sommes personnellement attachés.

L'idée de nous donner à lire des passages, des tranches de vie n'est pas novatrice. Mais l'auteur est adepte des réseaux sociaux et a débuté par des nouvelles très courtes, sur Twitter. Tweet story est une nouvelle forme littéraire qui se réalise sur le réseau social. "Alexander" est son Tweet story. Les messages sont en salves de 140 caractères et tiennent les lecteurs en alerte des futurs messages. Puis, il capitalise ses écrits sur un blog nommé "A peu près rien", avant d'en faire un livre numérique. Internet permet d'écrire avec plus de liberté. Relativement bien plébiscitées (6500 followers), ces nouvelles sont publiées, suite à la proposition de l'éditrice Véronique Cardi. Le texte a été remodelé pour s'intégrer sous forme papier. Le choix du vocabulaire est différent suivant le mode de transmission. C'est donc un livre "d'opportunité" comme dit l'auteur car il fut conçu au fil des messages, des échanges avec ses lecteurs. L'auteur reconnaît que certains de ses récits ont été rédigés depuis plus de dix ans. Des histoires drôles qui rendent hommage à l'enfance, d'autres sur l'adolescence qui donnent toute la puissance sensitive, jusqu'à l'âge adulte où l'on retrouve le personnage principal, kolia, père de famille. Un récit a quatre voix, celle de l'enfant, de l'adolescent, de la critique et celle du lecteur. Le lecteur pourra transposer ses souvenirs à ceux de l'écrivain.

Un premier roman qui se lit facilement et c'est plutôt bien écrit. Des instants fugaces et sans importance qui remplissent notre vie sont imagés. Les bons moments entraînent les mauvais qui obstruent le quotidien, mais toujours avec cette écriture enjouée pleine d'humour. Les thèmes s'enchaînent et s'alternent au travers de la mémoire de l'auteur.

Un livre sympathique qui n'est pas un roman mais une sorte de récréation. Il n'y a pas de chronologie, mais une multitude de réflexion sur l'éducation, les parents, l'amour. Les mots sont choisis et offrent un élixir dont la saveur embaume le parfum de l'herbe coupée.

J'ai adoré l'anecdote du cimetière du Père Lachaise à Paris. La description de chaque tombe qui accueille des personnages célèbres est un pur délice.

Le livre a remporté le prix des lecteurs du livre numérique 2013, le 28 novembre 2013.

 

 

Présentation

 

« Le jour où mon père a débarqué avec son sourire conquérant et la GTS, j’ai fait la gueule. Mais j’ai ravalé ma grimace comme on cache à ses parents l’odeur de sa première clope. J’ai dit “ouais”, j’ai dit “super”, la mort dans l’âme, même si j’avais compris que la GTS pour la GTX, c’était déjà le sixième grand renoncement, après la petite souris, les cloches de Pâques, le père Noël, Mathilde, la plus jolie fille de la maternelle, et ma carrière de footballeur professionnel. »
Par petites touches qui sont autant d’instantanés de vie, Kolia convoque les figures, les mots, les paysages qui ont compté : la route des vacances, les filles, Totor le paysan aux cèpes et la maison de famille, des livres, quelques sauterelles, Raspoutine le berger allemand… Des petits riens qui seront tout.
Un premier roman remarquable, plein d’émotion, d’humour, de poésie, de profondeur, où la petite musique singulière de l’enfance ouvre sur une partition universelle.

 

 

Extrait

 

Expression"Ces livres labourèrent la terre dure de mon esprit vide, mais rien n'était encore semé sur ces champs désolés balayés par le souffle de l'aventure"  p.93
Nicolas Delesalle


Expression"Jusque-là, je n'étais jamais entré dans une librairie. J'avais peur des librairies comme j'avais peur des livres. Á mes yeux, les librairies étaient des temples austères, les libraires, des moines érudits et effrayants ; il était évident que les libraires avaient lu absolument tous les livres qu'ils vendaient et il m'arrivait de scruter discrètement leur front que je jugeais toujours bombé, en imaginant combien d'histoires dansaient là-dessous"     

Nicolas Delesalle

 

 

 

 

Frise

Merci pour cette belle rencontre du 3 février 2015 qui a permis à une trentaine de lecteurs de connaître l'auteur. C'est au "Thé des écrivains", la librairie-salon de thé du 3e arrondissement que cette soirée fut organisée par la maison d'édition "Préludes". Une soirée agréable où Nicolas Delesalle a su prendre le temps pour échanger avec ses lecteurs. Mais aussi merci à Pierre Krause et à "Masse critique" de Babelio de m'avoir permis de découvrir cet auteur.

La "Librairie générale française", connue pour la collection "Livre de poche" s'ouvre sur une nouvelle collection "Préludes" qui publie chaque année, une dizaine de livres inédits de jeunes auteurs français ou des traductions pour la littérature étrangère. Chaque ouvrage propose à la fin de sa lecture, trois autres romans sur le même thème.

Son écriture est prometteuse et je ne doute pas que sa plume va faire éclore d'autres oeuvres.

 


Né en 1972.

Son père Jean-Charles Delesalle a occupé pendant trente ans la profession de journaliste sportif au "Journal du Sud-ouest", "La Dépêche du Midi", puis au "Journal du Dimanche". Il se spéciale dans le rugby. Auteur de plusieurs ouvrages sur le rugby et le sport.

Sa soeur Sonia Delesalle-Stolper poursuit également une carrière de journaliste. Elle est correspondante de "Libération" à Londres, Royaume-Uni. Elle a une Maîtrise de russe à l'INALCO, mais aussi une Maîtrise d'Histoire Sorbonne Paris IV. Comme son frère, elle a fait l'école supérieure de journalisme de Lille.

Son autre soeur est Tatiana Delesalle-Féat. Elle est responsable éditoriale aux Editions Fleurus Mango.

Et s'il a trois soeurs, voici la dernière : Alexandra Delesalle, chroniqueuse au journal "Metro".

Nicolas Delesalle est journaliste à l'hebdomadaire Telerama. Il s'adonne à ce métier en s'orientant vers la presse écrite. Il est également le grand Directeur de l'ouvrage "Télérama a 60 ans" (Tome 1 et 2) publié aux Editions "Arènes". Il fit l'école de journalisme ESJ de Lille.

Un livre qu'il affectionne ? Si nous vivions en1913 d'Antoine Prost, mais également "Jérôme" de Jean-Pierre Martinet

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Frise

 

 

 

Petite note à l'intention de l'auteur

Oui, le travail de mémoire fait partie de mon quotidien. Comme vous l'avez largement souligné lorsque vous avez posé votre autographe sur mon livre, j'ai accompli le devoir que la lecture soit pour ma fille aussi essentielle qu'elle est pour moi. C'est pour cette raison que je vous l'ai envoyée et qu'elle a pris ma place pour cette dédicace. Merci

Je n'ai pas mis dix ans pour faire ce retour, mais quelques mois. Des mois d'échange entre ma fille, mon époux qui tour à tour furent lecteurs, acteurs et critiques.

 

Erreur d'édition

p. 206 Internet et ses vidéos peuvent aller se faire cuir(e) un boeuf

 

Biblographie

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Traduction  : Français,  Allemand, AnglaisArabe, Hollandais 
Parution :  mardi 7 avril 2015
Mise à jour  : 7 avril 2015


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29 mars 2015

Confiteor de Jaume Cabré

 

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Confiteor de Jaume Cabré

Confiteor

Traduit du catalan par Edmond Raillard (Jo Confesso - 2011)
Actes-Sud
Parution : Septembre 2013
782 p. 26

Site de Jaume Cabré

Prix du Courrier International du meilleur livre 2013

Notation


Il n'y a pas de résumé exact de cet ouvrage. Seule ma capacité à s'adapter à la matrice de lecture me semble intéressante à présenter.

La fin du récit vaut le début, il faut donc l'avoir lu pour découvrir ce chef d'oeuvre. Il n'a pas de repère, c'est un roman rare, complexe dans sa lecture et qui exige beaucoup de concentration. Comme un chapelet, sa vie est confessée par bribes, plus ou moins longues et surtout inachevées, au gré de la mémoire et de l'oubli. La trame est l'histoire d'une famille érudite, passionnée d'antiquités qui s'enchevêtre avec l'Histoire européenne de l'Espagne dans les années cinquante dont les éléments font références à plusieurs époques : inquisition, nazisme, dictature franquiste. Le Vibrato d'un violon avec ses notes pures qui insuffle la douleur et exhale les sanglots. Le violon est la métaphore qui tisse le fil conducteur durant l'épopée de cinq siècles d'histoire et pas moins de six pays. Fabriqué à Crémone, aux XVIIIème siècle par Storioni, il symbolise les passions marquées par sa possession et les tourments qui amènent à l'obsession. Il rythme les 800 pages qui n'ont aucune chronologie.

Confiteor est l'histoire d'Adrià, un authentique surdoué, qui confesse ses pensées et ses connaissances érudites. Une réflexion sur l'amour trahi, l'amitié fidèle et l'être humain et ses mensonges. Nous cheminons au fil des situations dans les méandres de chaque personnage qui s'articule sur leur époque. Les personnages interviennent dans le roman, rentrent en relation avec Adrià, le héros qui prend une dimension essentielle avec son identité hors du commun.

Au final, un chef d'oeuvre absolu. A lire.

 

 

Résumé

Barcelone années cinquante, le jeune Adrià grandit dans un vaste appartement ombreux, entre un père qui veut faire de lui un humaniste polyglotte et une mère qui le destine à une carrière de violoniste virtuose. Brillant, solitaire et docile, le garçon essaie de satisfaire au mieux les ambitions démesurées dont il est dépositaire, jusqu'au jour où il entrevoit la provenance douteuse de la fortune familiale, issue d'un magasin d'antiquités extorquées sans vergogne. Un demi-siècle plus tard, juste avant que sa mémoire ne l'abandonne, Adrià tente de mettre en forme l'histoire familiale dont un violon d'exception, une médaille et un linge de table souillé constituent les tragiques emblèmes. De fait, la révélation progressive ressaisit la funeste histoire européenne et plonge ses racines aux sources du mal. De l'Inquisition à la dictature espagnole et à l'Allemagne nazie, d'Anvers à la Cité du Vatican, vies et destins se répondent pour converger vers Auschwitz-Birkenau, épicentre de l'abjection totale.

Confiteor défie les lois de la narration pour ordonner un chaos magistral et emplir de musique une cathédrale profane. Sara, la femme tant aimée, est la destinataire de cet immense récit relayé par Bernat, l'amie envié et envieux dont la présence éclaire jusqu'à l'instant où s'anéantit toute conscience. Alors le lecteur peut embrasser l'itinéraire d'un enfant sans amour, puis l'affliction d'un adulte sans dieu, aux prises avec le Mal souverain qui, à travers les siècles, dépose en chacun la possibilité de l'inhumain - à quoi répond ici la soif de beauté, de connaissance et de pardon, seuls viatiques, peut-être, pour récuser si peu que ce soit l'enfer sur la terre.


L'auteur Jame Cabré i Fabré a une écriture simple et met en exergue l'Art, la conscience qui confesse le mal jusqu'au pardon. Son oeuvre est dense comme une partition. Elle s'écoute et laisse une musique à l'histoire. Jame Cabré a inventé un nouveau style qui fait revivre et vivre l'histoire. Il expérimente une figure de style dans le narratif qui entraîne le lecteur par le biais du tutoiement ou du vouvoiement. Une oeuvre profonde qui raconte l'histoire humaine avec des scènes réfléchies qui nous donnent une analyse de la société.  Un livre riche qui gagne à êre lu lentement, parfois avec des pauses afin d'ancrer les personnages et leur profondeur.

 

Jame Cabré est catalan. Huit ans de travail, une centaine d'intrigues, 800 pages et un seul genre littéraire à la "Cabré" !

 

Né le 30 avril 1947 à Barcelone. Il est licencié en philologie catalane à l'Université de Barcelone. Il a enseigné d'abord à Valence, puis à Terrassa. Il enseigne par la suite à l'Université de Llieda, dans le secondaire, mais se met en disponibilité. Membre de la section philologique de l'Institut d'Estudis Catalans. Membre du collectif Ofèlia Dracs (en 2007). Pendant de nombreuses années, il rédige des scenarii pour la télévision et le cinéma. Ses débuts en tant qu'écrivain l'amènent à composer des recueils de nouvelles tels que "Faules de mal desar" (1974) et "Toquen a morts" (1977), puis un premier roman "Galceran l'heroi de la guerra negra" (1978). Il donne des cours d'écriture audiovisuelle à l'Université de Llieda. Il collabore avec la presse écrite et notamment avec le journal Avui.

 

Les thèmes récurrents de son oeuvre sont la mémoire historique, l'impossibilité du pardon et la peur de l'oubli. Jaume Cabré aime se servir de l'histoire comme écrin à la littérature.

 

Prix d'honneur des Lettres catalanes en 2010.
Prix Jean-Morer en 2014
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Frise

 

Jo confesso" a été publié en 2011 en catalan.  Il fut rédigé entre 2003 et 2011. Il fut traduit en français par Edmond Raillard, en 2013. Il est le dixième roman de l'auteur.

 

Traduit en français

La toile d'araignée (1984) - Editions du Chiendent (Perpignan)
Voyage d'hiver (2001) - Recueil de 14 nouvelles
Sa seigneurie (2004) (publié en Espagne en 1991)- Editions Christian Bourgois
L'ombre de l'eunuque (2006) - Editions Christian Bourgois
Les voix du Pamano (2009) - Editions Christian Bourgois - Traduit par Bernard Lesfargues

 

Extrait

Rome n'était pas une fête ; c'était un chaos automobile dans une ville immense, sous la coupe de chauffeurs de taxi suicidaires, comme celui qui nous conduisit en un temps record de l'hôtel à la via del Corso, crucifiée par la circulation. (p. 372)

Le Mal se sert de la Peur et la Cruauté absolue. Sans doute pour être certains que nous nous emplissons de rage, les gradés nous racontent des choses épouvantables sur l'ennemi et nous avons tous envie de l'avoir en face de nous. (p. 431)

Au dix-huitième, si on n'était pas emperruqué, maquillé, avec des talons et des bas, on ne vous laissait pas entrer dans les salons. Aujourd'hui, un homme maquillé, avec une perruque, des talons et des bas, on l'enferme en prison sans lui poser la moindre question. (p. 594)

 

Chefs d'oeuvre à lire également

2666 de Roberto Balaño
Dolorès Claiborne de Stephen King
Bienveillantes de Jonathan Littell
La fête au bouc de Vargas Llosa

 

Biblographie

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Traduction  : Français,  Allemand, AnglaisArabe, Hollandais 
Parution :  dimanche 29 mars 2015
Mise à jour  : 29 mars 2015

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15 mars 2015

La Maison Carrée, l'azur de Nîmes

 

 

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La Maison Carrée est l'oeuvre des romains. Ils sont passés par Nîmes. A chacune de leurs étapes, ils ont bâtis, construits, édifiés des monuments qui sont de nos jours célèbres par leur structure et offrent un riche patrimoine. Elle fait partie des symboles emblématiques de Nîmes, comme les arènes et le crocodile enchaîné au palmier qui représente la victoire d'Octave.

La Maison Carrée

 

Pourquoi "Carrée" ? En effet, chaque édifice est de forme géométrique. Et dans l'ancien français, chaque bâtiment qui portait quatre angles droits était désigné par le mot "carré". Il en va de même pour le rectangle que l'on nommait "carré long" et notre "carré" actuel était appelé "carré parfait" ! Ce nom date du XVIème siècle.

La Maison Carrée peut s'énorguiller d'être le seul monument romain aussi bien conservé !


Tout comme Rome, Nîmes est entouré de sept collines.

 

Ce temple fut édifié par Auguste à la gloire de ses fils et petit-fils Lucius Caesar et Caius Julius Caesar qui étaient les fils de sa fille Julia (Livie), mariée à Marcus Vipsanius Agrippa (né en -63 av. J.C.-) en deuxième mariage en 21. Sa fille a eu cinq enfants avec Agrippa. Son gendre décéda en mars (après 37) et fut enterré dans le Mausolée d'Auguste face au Panthéon. Auguste adopta les enfants pour les faire héritier. Auguste, aussi appelé "Octavia" conquis l'Egypte aux années 30. Il avait pour ami Agrippa, vainqueur de "Actium". Ils étaient partenaires d'une république traditionnelle. Octave devient commandant de la légion romaine et reçoit le titre d'Auguste que l'on peut traduire par "Majestueux" ou "Vénérable" et garde le consulat jusqu'en 23. Auguste était le fils adoptif de son grand oncle "Jules César"qui fut assassiné. Auguste est le 1er Empereur, mais ne veut pas que ce pouvoir soit assimilé à celui de roi, pour cette raison. Il se contenta des insignes magistratures pour acquérir les symboles de son pouvoir personnel. Le pouvoir absolu était sous le titre de républicain. Auguste reçu le titre de "Père de la Patrie" en 2 avant J.C.-.

Nemausus, cette cité fut fondée par l'empereur Auguste sur la Via Domitia qui relie l'Espagne à Rome. Nemausus vient du nom celte "Nem" qui signifie "lieu sacré".  "Nemoz" est le Dieu de l'eau et les Gaulois avait donné ce nom à la source de la ville. Les romains s'inspirèrent de ce nom pour nommer la ville Nemausus. Plus tard, en langue occitane, l'on retrouve "Nimes" ou "Nemze".

Malgré les guerres de religion, les invasions des Vandales, des Wisigoths, des Sarrasins et l'instabilité politique qui donnera la protection de la ville à maintes régions, les monuments ont défié le temps comme le Pont du Gard.

La Maison Carrée est l'expression du pouvoir, de l'autorité publique du nouveau régime politique. Elle fut construite en -16 -12 av. J.C.- par Marcus Vipsanius Agrippa, fils de Lucius qui avait créé le Panthéon à Rome.

 

IMG_9243

 

 

 

Les prêtres gaulois, les Druides prêchaient dans les forêts, tandis que les prêtres romains élevaient des temples.

Son style hellenique est inspiré par les temples d'Apollon et de Mars Ultor à Rome. La grâce athénienne apparaît dans les chapiteaux. D'une longueur de 26 mètres sur 15 de large, il s'élève à 17 mètres de hauteur. La construction s'élève sur un podium et de sa hauteur, elle embrase l'esplanade et domine le forum qui était le centre administratif et le coeur économique de la ville antique.

Un tiers de sa longueur est le vestibule qui est ouvert sur 3 côtés dit "pronaos" et qui laisse place à la chambre de la divinité, dite "Cella" pour le reste du bâti. Le vestibule comporte 10 colonnes dont 6 sur la face. Au milieu du fronton, il n'y a point d'ornement. La frise et l'architrave sont simples. Le plafond du vestibule est décoré de caissons carrés en pierre de taille sculptés de motifs. Aucune statue vient enrichir le vestibule.

La chambre comportait un puits qui fut utilisé jusqu'au XVIIème siècle. Il fut bâti par les romains.

Aucune ouverture ponctuée les murs, la seule lumière qui pénétrait venait du haut et surtout de la porte d'entrée. La porte est d'une hauteur de 7 mètres. Elle était protégée par des volets.

Les pierres des murs proviennent de la carrière de Sernhac, proche de Nîmes.

L'escalier qui mène au vestibule comporte 15 marches, alors qu'à l'origine, il y en avait douze. A l'époque antique, le nombre de marche était toujours impair car il fallait commençait du pied droit et finir la montée sur ce même pied droit. Le pied gauche était un mauvais présage.

Les colonnes sont cannelées et chacune comporte 24 cannelures. Le mot "Ornementa" dans l'antique correspond aux trois parties qui ornent la colonne, soit l'architrave, la frise et la corniche. L'ordre corinthien n'a pas d'ordonnance spécifique. Les colonnes sont d'une hauteur de 8 m. 96. Elles sont au nombre de 30 et à égale distance. Elles sont toutes dans le même style corinthien. Elles sont formées par plusieurs pièces dont les joints sont à peine visibles. Leur base est composé de quelques astragales. Les dix premières font parties du vestibule et sont indépendantes. Les autres sont dites engagées car intégrées dans les murs. Les pierres des colonnes proviennent de la carrière de Lens, proche de Nîmes.

Les chapiteaux sont d'ordre corinthien canonique. Ils sont taillés à feuille d'olive. Ils sont ornés de feuilles d'acanthes et chaque face comporte en son milieu une rose. La feuille d'acanthe représente la puissance vitale. Pour Auguste, elle est le symbole de la renaissance de Rome et de son entrée dans un nouvel âge d'or. Sur les chapiteaux, l'acanthe conserve une souplesse naturelle. Cette végétation luxuriante couronne le temple et donne l'impression d'une richesse et d'une vitalité inépuisables, même si elles sont rigoureusement disciplinées.

La corniche est agrémentée d'une frise sur trois côtés du bâtiment. La frise est le couronnement qui sert de support à divers motifs, aussi appelée le "bandeau royal" (fascia regia). Le mot "frise" vient de "phrigium" (opus) qui désigne en grec un morceau de tissu ou la frange d'un vêtement. Le mot "fregiare" veut dire décorer. Le mot français "frise" vient du mot latin "phrygio" qui signifie un "brodeur" et les brodeurs représentent des animaux, des plantes...

Les modillons qui soutiennent la corniche sont également sculptés de feuille de chêne. Il y en a trente le long de la base du fronton de la façade. Les modillons sont aussi appelés "mutules". Sur la corniche de la Maison Carrée, les modillons sont à contre-sens.

La cymaise qui orne la partie supérieure de la corniche comporte des mufles de lions.

L'acrotère mesurait 17 mètres.

Le toit est recouvert de tuiles couchées qui s'enclavent les unes dans les autres.


La Maison Carrée -colonnes cannelées-

A l'origine, sur le frontispice de La Maison Carrée, en lettres de bronze était mentionné une dédicace qui expliquait le rôle de l'édifice : "A Caius Caesar Consul et Lucius Caesar consul désignés, fils d'Auguste, princes de la jeunesse". Aujourd'hui, seules les marques des tenons de scellement qui garnissaient les trous remplis de plomb sont visibles. L'usage de cette méthode pour les inscriptions murales a été aussi utilisé pour le portique du Panthéon et pour le temple de la Concorde à Rome. Le relevé des marques de fixation a permis en 1758 à l'archéologue nîmois : Jean-François Séguier (1703-1784) de décrypter le texte original. Auparavant, le chevalier "Lorenzi" avait vainement essayé.

Sur le côté Ouest, est noté "Réparée par la munificence du roi et l'argent offert par les itoyens, 1822".

En 1015, le temple abrita la résidence du chanoine Pons, dite "salle du Capdueil" qui deviendra au XVème siècle, l'Eglise St Estienne de Capdueil. Le mot "Capitole" lui était désigné (du mot latin "Caput" et dit "Capitolin" car on y trouva une tête d'homme). Le capitole représentait pour l'archéologue "Auguste Castan, l'insigne de la dignité de sa colonnie, soit le prestige de la majesté romaine. Il n'est pas prouvé que le temple de Nîmes représentait un capitole de ce fait. La résidence était précédée d'une cour et d'un portique.

Au XIVème siècle, la résidence est entre les mains des Imbert de Capduel, puis à Pierre Du Puy et enfin à Jean Vidal, avant de passer à Pierre Boys (Buys).

La Maison Carrée fut transformée en maison consulaire jusqu'en 1540 et portait alors le nom de "Capitole" ou "Cap-duel", c'est-à-dire la maison des consuls propre aux échevins du Midi de la France sous la royauté.

Au XVIème siècle, elle appartenut à Pierre Boys, fils de Louis et de Galbouze Vidal. Il est laboureur et l'échangea aux consuls contre un local plus vaste, situé près de l'actuelle tour de l'Horloge. Ce nouveau propriétaire fit construire une maison sur deux étages attenantes à la façade sud de la bâtisse. L'escalier d'accès entaillait deux ou trois colonnes. Sur la façade nord, il adjoignit un pigeonnier.

La Maison Carrée fut convoitée en l'an 1576 par la Duchesse d'Uzès, Louise de Clermont-Tonnerre, pour en faire le tombeau de son époux, Antoine de Crussol qui décéda le 15 août 1573. L'amiral de Brueys était établi à Uzès à l'époque. Elle fit des propositions aux filles héritières de Pierre Boys, Mesdames de Seynes et de Valeirargues, par l'intermédiaire des consuls de Nîmes qui en avaient le bail. Les propositions n'urent pas de suite. Louise de Valeyrargues hérite de La Maison Carrée.

En 1591, la maison mitoyenne s'écroula.

En 1626, Louise de Valyrargues nomma sa fille Marguerite, légataire universel ; ce testament donna le titre de propriété de La Maison Carrée. Marguerite avait épousé Tristan de Brueys en 1585, Seigneur de Saint-Chaptes. La commune de Saint-Chaptes se trouve entre Nîmes et Uzès. Veuve en 1617 avec dix enfants. En 1630, La Maison Carrée appartient à un des fils, Denis de Brueys. En 1647, Denis de Brueys vint à décéder et son fils Jean-Félix de Brueys en hérita.

En 1650, Gabrielle de Brueys obtint par jugement la jouissance de La Maison Carrée.

Elle appartient toujours au Sieur Jean-Félix de Brueys, Seigneur de Saint-Chaptes. En 1714, elle subit les pires outrages de devenir écurie. Une entaille oblique sur les colonnes de la façade du pérystile fut faite pour aménager un auvent pour les bestiaux.

Puis vint l'époque ou Colbert en 1669, voire Louis XIV eurent l'idée de transporter pierre par pierre, la Maison Carrée dans le parc de Versailles. Une délégation d'architectes se serait rendue sur place pour constater que ce projet ne pouvait se faire car de trop grande ampleur, vu le mauvais état de l'édifice.

Elle fut cédée par Jean-Félix de Brueys et Gabrielle de Brueys (veuve de Benoît de Borne), aux moines augustins le 28 mai 1670 pour tenir d'église. Ils projetaient de construire un couvent à côté. Jean-Félix de Brueys reçoit 5600 livres pour payer ces créances et faire arrêter la saisie de tous ses biens, obtenue par sa tante Gabrielle de Brueys à qui il doit 2000 livres de sa dot, plus les intérêts et frais divers.

La Maison Carrée devint sous la surveillance du Roi et l'on fit démolir les maisons contigües en 1691. L'intendant du Languedoc essaya de récupérer le monument pour le Roi, mais les Augustins obtinrent gain de cause en 1672, en présentant leurs titres de propriété. Ils purent ainsi effectuer leur travaux avec l'autorisation du Conseil privé du Roi. En 1683, ils entâment les travaux pour convertir La Maison Carrée en église. Les frais dépassèrent leur budget et ils obtinrent une aide financière de la province pour terminer les travaux. Les travaux furent donnés à Dardailhon qui refit dans un premier temps le revêtement du podium, l'escalier. Dans un deuxième temps, la base des colonnes fut revue. En 1688, deux maisons qui s'appuyaient sur la façade sud furent détruites. En 1691, l'église prit place dans la cella du temple, les travaux prirent fin. Un choeur, quatre chapelles latérales, des tribunes desservies par deux escaliers, un caveau funéraire pris place en dessous du choeur avec une forme demi-circulaire. Le caveau fut relié à une cave située sous le péristyle. En 1702, le bâtiment fut à nouveau restauré. Les travaux entreprient consistaire à consolider le socle de 7 colonnes par leur remplacement et de refaire la toiture. 1714, 1745, du plomb fut utilisé pour protéger les corniches des frontons. 1764 mit fin aux déprédations des religieux qui recherchaient un trésor dans les soubassements.

De 1778 à 1781, J. Fr. Séguier restaura le mur de la Cella et les colonnes qui y sont engagées, puis des chapiteaux et de la corniche.

1787, le représentant du Roi essaya de conclure avec les Augustins pour que le monument devienne le lieu de réunions de l'Académie de Nîmes. L'échange proposée était la maison de Séguier, léguée après sa mort à l'Académie. Les démarches n'aboutirent à rien et un arrêté royal fut pris pour le transfert du couvent sur un autre site. Les négociations étaient forts engagées au moment de la Révolution. Elle fut vendue comme bien national.

A cette période de révolution, elle ne servit qu'à entreposer des bottes de foin et des sacs de blès.

En 1791, la bâtisse devient jusqu'en 1802 l'administration du Directoire et prend la forme de la première préfecture du Gard. De 1802 à 1805, elle abrita les archives.

En 1806, la chapelle et le couvent furent démollis.

De 1816 à 1822, des travaux de restauration virent le jour afin de consolider le monument. La toiture fut refaite dans des matériaux plus légers et le revêtement du podium repris son origine.

De nos jours, elle est devenue un musée depuis mars 1824. En l'honneur de la visite de la Duchesse d'Angoulême en 1823, le musée fut appelé Marie-Thérèse et fut destiné aux peintures et sculptures.

En 1875, le musée se transforma et servit exclusivement à l'archéologie. Deux doliums prirent place de chaque côté de la porte.

Depuis 1988, le musée sert temporairement pour des expositions.

En 1990, un des doliums fut brisé.

La Maison Carré fut usitée tout au long des époques, ce qui a permis de maintenir sa conservation.

La Maison Carrée fut classée monument historique en 1840.

Maison Carrée -chapiteaux ordre corinthien-

 

La porte actuelle a été réalisée en 1824. Elle est de forme carrée et très élevée. La porte est entourée de pilastres.

La toiture fut restaurée en 1992.

La place actuelle fut réaménagée en 1993 par l'architecte en charge des travaux du nouveau musée d'art contemporain : Lord Norman Foster. A l'origine, sur l'emplacement du nouveau musée se trouvait le théâtre. Les vestiges de le théâtre ont été déplacés sur une aire.

2006-10, la façade a repris de la jeunesse par un entretien qui lui permis de retrouver sa couleur d'origine. Certaines pierres ont été restaurées par les ateliers "Bouvier".

Vous pouvez découvrir toute l'histoire de la Maison Carrée sur son site :

http://www.maisoncarree.eu/

Note

Thomas Jefferson (1743-1826), Président des Etats-Unis, avait étudié le dessin et cherchait une solution architecturale pour la Virginie. Il visita la Maison Carrée en présence de Charles Louis Clérisseau et le monument l'inspira et servi comme modèle à la construction du Capitole de Richmond, siège du gouvernement de l'Etat de Virginie et à de nombreuses réalisations.

Situation

Nîmes, rue du Général Perrier

 

Biblographie

Visite le samedi 14 mars

 

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  Les Halles de Narbonne

Roue___aube___Rue_des_Teinturiers___AVIGNON

Photo_206 St_Gilles_Abbatiale_04_Impasse_des_Pas_Perdus  
  Lecture de Narbonne,
-bleu, blanc, rouge-
Rue des Teinturiers
ou le passé retrouvé -AVIGNON-
Lamanon ou le pompon du platane Mémoire de Saint-Gilles
(Gard)

 

 

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Traduction  : Français,  Allemand, AnglaisArabe, Hollandais 
Parution :  Samedi 14 mars 2015
Mise à jour  : 14 mars 2015

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28 février 2015

Courchevel se révèle

 

 

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Courchevel exprime une certaine idée du luxe. Station de prestige, la clientèle apprécie son luxe et les agapes se font en altitude. La clientèle ne vient pas seulement pour dévaler les pistes. Les palaces font vitrine tout au long des pistes. "Les Airelles", palace emmitouflé dans son écrin de sapins, donne des airs autrichiens avec ses fresques sur la façade, ses balcons de bois ornés. Cet hôtel est à l'origine conçu par Madame Raymonde Fenestraz.

Portrait à Courchevel

 

Ah, pour continuer, il faut mieux s'y rendre et s'en imprégner.

Art à Courchevel 1850

Quand on parle d'étoile, il y en a deux. Celles données après des efforts pour améliorer son style lorsqu'on pratique le ski et celles qu'offrent les restaurants étoilés comme le "Chabichou" avec son chef "Rochedy" ou bien au "Cap Horn". Le Chabichou ouvrit en 1963 et depuis, le Guide Michelin lui offrit deux étoiles.

Raymonde Fenestraz qui créa le palace "Les Airelles" était surnommée la "Castafiore" pour le nombre de ses bijoux, alors que dans les année 50, Raymonde Botta venait sur les alpages pour faire paître le troupeau de la ferme paternelle de Moutiers. En guise de dot, elle eut deux vaches qu'elle vendit pour partir s'exprimer d'abord à Paris, puis en Grande-Bretagne et vint l'Italie. C'est en 1962 qu'elle se lance dans l'immobilier près de son village natal. Dix-huit mois plus tard, elle achète sa première agence qui n'est autre que celle où elle travaillait. Nous sommes en 1964 et sa devise est "Vendre bon marché ne m'intéresse pas". Elle veut créer des produits exceptionnels. Elle épouse André Fenestraz qui est ingénieur, spécialisé dans la construction. Ils ont deux enfants André et Raoul. Devenus promoteurs, ils construisirent quasiment Courchevel 1650. Ils débutent par les luxueux chalets des Hauts de Bellecôte. En 1988, elle décide d'entreprendre dans l'hôtellerie. Lors des JO de 1992, les "Airelles" vieil établissement des années 60 est racheté pour le transformer en Palace et accueillir le Comité des Jeux Olympiques d'Albertville. Grande communicante, elle fait passer le message internationnalement pour recevoir une clientèle haut de gamme et surprendre les plus blasés. Courchevel sera le lieu de villégiature de la Princesse Anne d'Angleterre, puis du Prince Albert de Monaco. En 2004, elle est décorée de la légion d'honneur pour avoir fait briller Courchevel de ces milles éclats. Repris en 2007 suite à son rachat par Stéphane Courbit d'Endemol. Il offre dans ce cadre mythique, son aura. L'intérieur est un manège de découverte, une kyrielle de saveurs qui se déclinent par son personnel vêtu de costume autrichien conçus sur mesure à Salzbourg ; des valets qui portent l'uniforme de chasseur alpin vous attendent à l'arrivée des pistes pour vous amener au relais skieur pour prendre votre collation, une calèche dessinée par Hermès, aux sièges en cuir rouge où nichent des plaids Hermès vous promène dans le village ; une vaisselle Hermès, un restaurant gastronomique avec pour chef étoilé "Gagnaire", des pampilles de lustres nommés "Saint Louis", ... et bien sûr, sa piscine, son centre de remise en forme, ses magasins qui vous parent de la tête au pied et offrent le luxe jusqu'aux skis qui portent l'insigne AJ.

Pour les gourmets avertis, Pierre Gagnaire propose des recettes originales comme la fondue d'endives, ananas, mangue jaune pour le midi. En soirée, un graniti au Génépi, poires et citrons verts vous rappelleront que l'Italie est à côté.

J'aimerai bien y passer une nuit hors du temps dans cet hôtel de charme. Un autre hôtel m'attire, c'est "Le Cheval Blanc".

Comme les "Airelles"*****, le "Cheval Blanc" est situé dans le très sélect quartier du "Jardin-Alpin" de Courchevel 1850. Cet établissement était auparavant "La Caravelle" racheté en 2006 par Bernard Arnault, pour l'aménager en Palace de style contemporain et différent de son voisin.

L'Alpen Ruitoir dresse ses 4 étoiles fut le premier chalet créé dans la station, sur le côté Méribel-Mottaret. Son fils Raoul Fenestraz a repris la direction de ce grand chalet. Ils partagent son temps entre les Alpes et l'Argentine avec son épouse et ses trois enfants. Le style de l'Alpen Ruitor est plus grande maison de famille. La tenue est plutôt montagnarde, avec le velours côtelé, la chemise à carreaux et le béret.

Le Kilimandjaro***** est composé de 8 chalets dont les chambres ont toute mon attention. La vue sur la Vanoise est en prime.

Le Lana*****, l'Annapurna*****, le Mélezin***** et le K2***** en 2014, je vous confie la description.

J'aimerai également mangé dans la yourte du Chalet de la Marine.

 

Palace

Façade

Tourelle des Airelles à Courchevel 1850 Dessin sur façade

Palace

 

 

 

 

Chalet sur les pistes à Courchevel 1650

L'église baroque de Saint-Bon est un voyage dans le monde agropastoral de la Tarentaise. Elle a été conçue à l'image de la foi des montagnards.

 

Toiture - Courchevel 1850

 

Courchevel est dans le top des stations classées. La France est la première destination du ski du monde. 30 % du domaine skiable est français. 75 % de la clientèle est française. Les anglais, les pays de l'Est, tous viennent à Courchevel. Gstaad, Saint-Moritz ou Aspen malgré qu'elles soient réputées, sont soumises face au "Number One". Il existe aussi une autre station de marque qui est Megève que j'apprécie beaucoup pour son village où chaque maison rivalise de beauté. A Courchevel, la station est entrain de prendre ses marques côté construction car par le passé, elle n'était que béton avec un style "Le Corbusier", plus elle s'élevait vers 1850. L'unité architecturale n'appartenait pas au côté savoyard qu'elle essaye désormais de reconquérir. Si vous souhaitez voir de l'authentique, c'est au Praz à 1300 mètres qu'il faut se rendre. Là, les maisons ont préservé leur âme et le village vit tout au long de l'année. A l'origine, "Saint Bon" est le premier village qui se situe à 1100 mètres. Il est réputé pour son hôtel "Le lac bleu" qui date de 1925.`

 

Drapeau de Savoie

 

 

 

La station se répartit sur cinq niveaux d'altitude et donc cinq villages qui se dévoilent tout au long d'une route en lacet. La montée commence avec "Saint-Bon" à 1100 où aucune remontée mécanique n'existe. L'habitat y est groupé et disposé en escalier. La pierre, la chaux, le bois, la lauze et l'ardoise sont les matériaux utilisés ; puis le "Praz" à 1300 qui se présente sur une plateau, au milieu de la forêt mais orienté plein nord ; puis le "Village" à 1500 qui bénéficie de trois constructions classées avec le chalet "Joliot-Curie", le chalet "Petit Navire" et le grenier "La Goupille" ; "Moriond" à 1650 est dite "l'ensoleillée" avec son versant sud-ouest ; et enfin, "Courchevel 1850" à l'origine appelé "Tovet" car elle se trouve sur un replat est sur un versant exposé Nord, à peine effleuré par le soleil. "Moriond" est plus familial car il offre des pentes douces avec des pistes vertes et bleues. Le nom de "Courchevel" proviendrait du mot "Ecorchevel" qui signifie : un lieu où l'on écorchait l'animal ! Je crois bien que maintenant "Courchevel" écorche par ses prix, les humains ! La station de Courchevel naît en 1942 sous le gouvernement de Vichy, lorsque le choix d'implanter le domaine skiable des  "Trois Vallées" est décidé. En 1946, la route est créée. C'est le 3 mai 1946, au lendemain de la guerre, que les sites sont aménagés. Courchevel est une pionnière !

Courchevel a été façonnée par trois hommes, un architecte nommé Laurent Chappis et l'autre grand skieur connu sous le nom de Michaud.

 

Bar sur les pistes

 

Sa vocation première était de permettre au plus grand nombre d'en profiter et fut abandonnée dès 1950 pour favoriser la venue de l'élite fortunée. Courchevel devient un haut lieu de la "Jet Set" avant de prendre l'ampleur internationale.

Courchevel en mongolfière c'est possible ! Chaque jour, le ciel prend des couleurs.

Go Pro -sans pub !-

Courchevel est aussi connu depuis 2003 pour son feu d'artifice qui fait appel à des artificiers de quatre pays différents chaque année pour organiser le festival pyrotechique. N'hésitez pas à aller consulter son organisation.

 

Pose à Courchevel 1850

 

Mais, vous découvrirez son domaine de ski ! 600 kilomètres de piste qui sont liés à Méribel, Val Thorens, Orelle, Les Menuires. Courchevel est la première station française qui fut aménagée en 1946. Elle se situe dans le massif de la Vanoise, dans le département de la Savoie. Le point culminant du domaine skiable est le sommet de la Saulire à 2738 mètres, alors que le sommet de l'Aiguille du Fruit est à 3051 mètres pour les randonneurs. C'est en 1924 que le ski nordique est reconnu comme une discipline sportive, mais dès 1922, on commence à parler de la station de "Megève", seule station en france qui rivallise avec celles de Suisse et d'Autriche.

Les pistes sont agréables et pour tous les niveaux. 80 % des pistes se trouve à plus de 1800 mètres d'altitude, ce qui permet un enneigement optimal. 311 pistes permettent de rejoindre les autres vallées.

 

Pause surprise à Courchevel Pose 2015 - Courchevel

 

 

Le parc des remontées mécaniques est très performants avec un débit de 70 000 personnes par heure et 173 remontées mécaniques.

900 moniteurs sont à votre disposition dont 500 sur Courchevel. La renommée internationale fait qu'ils pratiquent vingt langues.

126 pistes bleues, 51 pistes vertes pour les débutants et si vous voyez rouge ou noir, n'hésitez pas.

 

Chalet des pistes - Courchevel

 

Le manteau neigeux est différent des autres stations. A Courchevel, la qualité de la neige est unique. Un double passage de dameuse favorise son état.

2100 enneigeurs font office lorsque le temps est trop clément.

Le ski est l'activité numéro un dans les stations. Ma piste préférée est sur le domaine "Saint Martin".

Une piste de luge part de "Courchevel 1850" et finit à "1550".

Les prévisions météo sont disponible sur ce site et pour l'enneigement, je vous invite à cliquer sur cette page.

Côté pratique, les plans des pistes est à votre disposition sur ce lien et vous pouvez aussi consulter la webcams.

 

 

Art sur les pistes - Courchevel 1850

C'est sur la piste de "Chabichou" que vous pourrez essayer une multitude de bains. Spa, hammam, sauna, bain polaire à 10°, douche froide, fontaine de glace, grotte de sel, mais aussi la douche "4 saisons" qui reproduit la pluie tropicale, une tempête d'été, un froid hivernal... attendent les plus courageux.

Faire du traîneau à Saint-Martin, c'est possible ! L'évasion est au rendez-vous, de magnifiques chiens vous escortent sur les sentiers du moulin de Burdin.

Une piste de luges est accessible aux Menuires, c'est la fameuse Roc'n Bob. Soit, 22 virages sur 450 mètres de dénivelés. La montée se fait par le télécabine des "3 marches".

Une nuit au refuge "Les grands plans" avec départ et retour en ski hors-piste. Malheureusement son propriétaire a été happé par une avalanche malgré son expérience à toute épreuve.

Côté magasin, c'est le paradis du luxe.

 

Voici
Je n'ai pas vu Leonardo DiCaprio qui pourtant vient chaque année et s'installe à la table du "Cap Horn".

Valéry Giscard d'Estaing était un inconditionnel de Courchevel.

En 2010, le Prince William et Kate passent quelques jours de vacances à Courchevel.

Le Roi du Maroc, Mohamed VI affectionne particulièrement cette station.

 

Piste des Indiens - Courchevel

 

 

Renseignements sur la station

Courchevel Tourisme, Tél. 04 79 08 00 29. www.courchevel.com

Bibliographie

Semaine de ski du 14 février 2015

 

 

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Traduction  : Français,  Allemand, AnglaisArabe, Hollandais 
Parution :  Samedi 28 février 2015
Mise à jour  : 28 février 2015

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Posté par PASPERDUS à 17:25 - Commentaires [12] - Permalien [#]
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