Impasse des Pas Perdus

Ecrire, avancer les mots... sur l'Art naïf, les jardins à visiter, mes carnets de voyage, les lectures, ainsi que ma passion des iris...

23 novembre 2015

Esprit d'hiver de Laura Kasischke

 

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Esprit d'hiver de Laura KasischkeAuteur : Laura Kasischke

Genre : Roman
Editeur : Christian Bourgeois
Date de sortie :
Pages : 276
ISBN : 2267025221
Prix : 20 euros
Langue : français

Avis :   culture,citation,littérature,livre,roman,etats-unis culture,citation,littérature,livre,roman,etats-unisculture,citation,littérature,livre,roman,etats-unis

 

Esprit d'hiver démontre comment notre esprit prédomine les autres fonctions et peut affecter la mémoire, voire la réalité du moment. En la personne d'Holly, un jour de Noël, seule avec sa fille "Tatty" dans sa chambre, nous assistons à son réveil physique. L'auteur nous prépare au même titre qu'elle, à accueillir les faits. Les invités se décommandent un à un face à la tempête de neige qui s'empare de tous ses sens. Holly cherche à s'en sortir, mais ce huis-clos est sans réponse car seule elle doit affronter les évènements de cette journée. Obsédée, elle transite entre ses souvenirs qu'elle se remémore depuis sa maladie héréditaire qui l'a fragilisée émotionnellement et qui a atteint sa féminité, jusqu'à l'adoption de sa fille Tatiana dans un orphelinat russe, il y a maintenant quinze ans. Elle se culpabilise.

Son réveil sera glacial, son passé proche, lointain et présent s'entremêlent et elle se prépare à accueillir les non-dits qui se dévoilent.

 

 

ExpressionA propos de Tatiana, Théodota (une infirmière de l’orphelinat) avait dit : « Non. Ne lui donnez pas un prénom russe. Donnez-lui un prénom américain. Où bien, elle reviendra »… les infirmières l’avaient baptisée Sally. Elles avaient expliqué à Eric et Holly : "on donne un prénom américain pour que, dans sa vie et dans sa mort, elle ne soit pas agitée en Amérique, ou qu’elle n’essaie pas revenir en Russie". page 21

 

Je n'ai pas été touchée par l'histoire car la personne d'Holly est un peu trop exacerbée et certains passages manquent de rythme à mon goût ce qui casse l'atmosphère tant recherchée. L'auteur distille peu de présent et on s'enlise par des redites sur le passé, des scènes sans intéret. Ces digressions rendent l'intrigue trop décousue et ce au détriment de la révélation finale, dommage.

Il a pourtant eu de bonnes critiques qui ont relevé mon envie de le lire.

 

Résumé

Réveillée tard le matin de Noël, Holly se voit assaillie par un sentiment d'angoisse inexplicable. Rien n'est plus comme avant. Le blizzard s'est levé, les invités se décommandent pour le déjeuner traditionnel...

 

Laura Kasischke

Laura Kasischke
Ecrivaine américaine, née en 1961 à Lake Charles en Louisiane.
Son père était postier et sa mère orthophoniste. Fille unique, elle passait beaucoup de temps à lire.
Wirginia Woolf l'a fait rentrer dans la littérature et reste son auteur préférée.
Les films de David Lynch l'étonnent par son art de l'étrangeté dans l'ordinaire.
En 1990, après ses études supérieures à l'Université de Michigan, elle entame une carrière littéraire.
Sa mère décède quand elle a juste 18 ans.
Professeure de littérature et d'anglais à l'Université Ann Arbor dans le Michigan où elle est installée. Elle est mère d'un garçon, vit dans une villa de bois rouge entouré d'un parc de cinq hectares et à une poule...
Son premier roman est publié en 1996.

Bibliographie

Lecture de novembre 2015

Liste de mes lectures "Lire et reliure"

 

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L'ombre du vent

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Les oreilles de Buster
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La voie marion
Jean-Philippe Mégnin
Les chaussures italiennes de Henning Mankell Balzac et la Petite Tailleuse chinoise
Dai Sijie
L'ombre du vent 
Carlos Ruiz Zafon
La vie rêvée des plantes
Lee Seung-U

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Traduction  : Français,  Allemand, AnglaisArabe, Hollandais 
Parution : Lundi 23 novembre 2015
Mise à jour  : 23 novembre 2015


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18 octobre 2015

La ballade de Lila K de Blandine Le Callet

 

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La ballade de Lila K
Blandine Le CalletAuteur : Blandine Le Callet

Genre : Roman
Editeur : Stock
Date de sortie : 1er septembre 2010
394 pages
ISBN : 2234064821
Prix : 21,50 euros
Langue : français

Avis :

 

C'est une ballade au coeur des émotions, une sorte de complainte où l'on découvre Lila K, prostrée, ancrée dans sa torpeur, à la limite de l'inconscience jusqu'à son éveil intellectuel, voire sensuel. J'ai fait connaissance avec Lila K, je l'ai apprivoisée et suivie dans sa quête du savoir par les livres pour se reconstruire dans une société normée qui ne laisse pas de place à la liberté, sauf celle d'un chat, "Pacha" son chat.

Arrachée à sa mère, elle rentre dans cette dystopie au coeur d'un système qu'est le centre éducatif. Elle affronte les interdits pour découvrir son identité et son origine.

 

Mon avis

Cette lecture m'a fascinée, voire marquée par sa capacité à se différencier. Un "Style", Blandine Le Callet. Dans ce roman, elle aborde l'eugénisme.  Mais aussi des questions d'éthique d'une société anxiogène qui par une dérive sécuritaire, nous fait perdre la liberté de pensée. Elle donne de la démesure par la transposition de l'évènement dans le temps.

Notre point commun est que la lecture fut une échappatoire dès l'adolescence.

Connaissez-vous ?

 

Expression

 "Je ne supportais pas le moindre contact. C’est écrit en page treize : Hurle dès qu’on la touche. Juste après : Sédation. Sédation, ça veut dire injections d’anxiolytiques, sangles, et musique douce pour enrober le tout d’un peu d’humanité.

Voilà comment ils sont parvenus à me faire tenir tranquille et à me trimbaler de service en service afin d’effectuer leurs batteries d’examens : ils m’ont palpée, auscultée, mesurée, pliée dans tous les sens. Ils m’ont planté des aiguilles dans le corps, ont branché sur moi des machines. Ils m’ont photographiée, aussi. Je pleurais sous les flashes. Alors ils m’ont donné des lunettes noires qui tenaient avec des élastiques, et je n’ai plus rien dit."
J
   

 

Blandine Le Callet

 

Résumé

La ballade de Lila K, c’est d’abord une voix : celle d’une jeune femme sensible et caustique, fragile et volontaire, qui raconte son histoire depuis le jour où des hommes en noir l’ont brutalement arrachée à sa mère, et conduite dans un Centre, mi-pensionnat mi-prison, où on l’a prise en charge.

Surdouée, asociale, polytraumatisée, Lila a tout oublié de sa vie antérieure. Elle n’a qu’une obsession : retrouver sa mère, et sa mémoire perdue. Commence alors pour elle un chaotique apprentissage, au sein d’un univers étrangement décalé, où la sécurité semble désormais totalement assurée, mais où les livres n’ont plus droit de cité.

Au cours d’une enquête qui la mènera en marge de la légalité, Lila découvrira peu à peu son passé, et apprendra enfin ce qu’est devenue sa mère. Sa trajectoire croisera celle de nombreux personnages, parmi lesquels un maître érudit et provocateur, un éducateur aussi conventionnel que dévoué, une violoncelliste neurasthénique en mal d’enfant, une concierge vipérine, un jeune homme défiguré, un mystérieux bibliophile, un chat multicolore...

Roman d’initiation où le suspense se mêle à une troublante histoire d’amour, La ballade de Lila K est aussi un livre qui s’interroge sur les évolutions et possibles dérives de notre société.

 

Note

Le mot "Ballade" signifie une forme fixe lyrique au Moyen Age de trois couplets (une chanson ballatée comporte plusieurs strophes et un refrain avec des rimes diverses et complexes). Du latin classique "Ballare" issu du grec dont on retrouve "Saltare", sous la forme du latin classique. Dans le mode anglo saxon, le mot "Ballad" traduit un récit ou une chanson narrative d'une partie de la vie d'une personne.

Blandine Le CalletBlandine Le Callet est née le 19 octobre 1969. De nationalité française, elle a pour parentée une autre Blandine Le Callet qui était institutrice à l'école Sainte Thérèse de Quistinic, décédée en 1975 à l'age de 63 ans. A Quistinic, on retrouve également Jean Mathurin Le Callet, né le 18/02/1881 mort pour la France, ainsi que Pierre Marie Mathurin Le Callet, né le 3/08/1893. Mais aussi Arthur Le Callet qui fit partie du convoi du 5 mai 1922, soldat au 52ème Inf. Soldats de la Grande Guerre, tous trois morts pour la France.

Sa mère l'a eu à l'age de 21 ans, elle a également un frère adopté.

Elle intègre l'Ecole normale Supérieure de Fontenay-Saint-Cloud et obtint l'agrégation de Lettres classiques. Elle enseigne comme Maitre de conférences de latin à l'Université de Paris Est Créteil. Elle prépare une thèse sur la notion de monstruosité dans l'Antiquité gréco latine et helleniste qui lui fait accéder au Doctorat 3ème cycle, sous la direction du Professeur Carlos Levy.  Elle est membre du "Centre d'études sur la philosophie et la rhétorique hellénistiques et romaines.

Elle a publié un essai : Rome et ses monstres aux éditions J. Million en 2005

Mariée à Mr Pierre-André Cuny (30/06/1965), Directeur Artistique. Mère de trois enfants dont une fille Valentine Cuny Le Callet (1997), artiste au talent prometteur qui est à l'Ecole des Arts Décoratifs à Paris. Un fils, Antoine Cuny et une autre fille, Juliette Cuny.
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Un métier, mais aussi écrivain. Elle habite en région parisienne.
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Petite, elle passait ses vacances à Larmor. Sa maison secondaire qu'elle acquière en 2008 est dans le Morbihan, à Port-Louis.
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Ses modèles de lecture sont : "Les liaisons dangereuses" de Laclos, "Bouvard" & "Pécuchet" de Flaubert.
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Petite anecdote : Le titre du livre comprend trois mots comme son nom ! BLC.
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Elle écrit sans horaire particulier, sur n'importe quel support. Elle consacre beaucoup de son temps à l'information et de ce travail, murit le besoin d'écriture.
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Elle s'est essayée récemment à la bande dessinée avec "Médée", tome 1 : L'Ombre d'Hécate.
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Actualités
Son premier roman, "Une pièce montée" a été porté à l'écran par Denys Granier Deferre.
Rencontre dans le milieu carcéral de Nanterre dans le cadre d'un atelier d'écriture, autour de "La ballade de Lila K".
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Ses oeuvres
2006 Une pièce montée
2010 La ballade de Lila K
2013 Dix rêves de pierre
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Sur le même sujet,

1984 d'Orwell
La ballade de Cornebique de Mourlevat
Fahrenheit 451 de Ray Bradbury

 

Bibliographie

Lecture de juillet 2015

 

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Traduction  : Français,  Allemand, AnglaisArabe, Hollandais 
Parution :  Dimanche 18 octobre 2015
Mise à jour  : 18 octobre 2015

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11 septembre 2015

Maman a tort de Michel Bussi

 

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Notation

 

 culture,citation,littérature,livre,roman,etats-unis

 

"Ma mère n'est pas ma mère" se termine ainsi le premier chapitre de "Maman à tort" de Michel Bussi.

Le deuxième commence sur le doute qui s'installe quand le psychologue scolaire comprend que Malone dialogue avec son doudou nommé Gouti. De quoi se souvient'il vraiment ? Est-ce des récits qu'il se raconte en boucle.

Dès lors, un compte à rebours commence pour éviter que sa mémoire s'efface. Vasile, le psychologue est intrigué par ces mots qui décrivent sa vie d'avant. Il lui faut vite trouver la vérité. Mu par l'envie d'avancer, il se rend au commissariat et confie à la commandante Marianne cette histoire invraisemblable. Mais pour gagner du terrain, il mène son enquête en parallèle de Marianne qui se heurte au fondemental que Malone a une mère.

 

Résumé

Quand Malone, du haut de ses trois ans et demi, affirme que sa maman n’est pas sa vraie maman, même si cela semble impossible, Vasile, psychologue scolaire, le croit.
Il est le seul… Il doit agir vite. Découvrir la vérité cachée. Trouver de l’aide.
Celle de la commandante Marianne Augresse par exemple.
Car déjà les souvenirs de Malone s’effacent.
Ils ne tiennent plus qu’à un fil, qu’à des bouts de souvenirs, qu’aux conversations qu’il entretient avec Gouti, sa peluche.
Le compte à rebours a commencé.
Avant que tout bascule. Que l’engrenage se déclenche. Que les masques tombent.

Qui est Malone ?

 

Autres romans

Code Lupin  (2006)
Omaha crime (2007)
Mourir sur Seine  (2008)
Sang famille (2009)
T'en souviens-tu mon Anaïs ? (2010)
Nymphéas noirs  (2011)  lu
Un avion sans elle (2012)   lu
Ne lache pas ma main (2013)
N'oublier jamais (2014)  lu

Gravé dans le sable (2014), réédition de son premier roman "Omaha crime"
Maman a tort (2015) lu

 

Après "Les Nymphéas noirs", chaque livre actionne le défi et je n'ai de cesse de trouver le fin mot.

Remerciements à Babelio pour la participation à Masse Critique et l'octroi d'un exemplaire par les Editions "Les Presses de la Cité".

 

ExpressionOn ne dit pas : j"avellisé", mais "j'ai lu"
Auguste Derrière

 

Michel Bussi
Né le 29 avril 1965 à Louviers (Eure). Il grandit au Manoir, une petite ville au bord de la Seine. Sa mère était institutrice catholique. Elle élevait seule ses trois enfants dont deux filles Marie-Claude (59) et Isabelle (66) Bussi. Son père travaillait à l'acierie de Manoir-sur-Seine. A sa mort, la famille s'installe à Pont-de-l'Arche.
Son grand père paternel est corse, originaire du village Castellane-di-Casinca.
Il va à l'école Albert Becquart de 70 à 77. Puis au Collège Hyacinthe Langlois. Pour le lycée, c'est le privé à Fénelon à Elbeuf. En 1983, il continue sur la faculté de géographie.
Politologue, il fit une thèse de Doctorat en géographie et fut recruté à l'Université de Rouen en 1993.
Professeur de géographie à l'Université de Rouen, après avoir été maitre de conférence,  il dirige maintenant le laboratoire IDEES au CNRS où ses recherches portent sur la géographie du politique.
Il vit à Darnétal, agglomération de Rouen.
Marié à une éducatrice, père de trois enfants (deux filles et un garçon).
Il commence à écrire dans les années 80, mais son premier roman n'est pas reçu par les maisons d'éditions. Il écrit des contes pour enfant non publié à ce jour qui font penser au choix des prénoms de ses personnages tels la commandante "Augresse" et le lieutenant "Chevalier" dans "Maman a tort".
Ses romans sont conçus comme s'il montait un film d'abord, qu'il couche sur papier l'été. Puis viennent les relectures avec vigueur. Ils font ressortir un coté phylosophique et ludique.
Avec "Nymphéas noirs", il perce à la Maison d'éditions "Presses de la Cité".
Ses premiers romans ont pour cadre la Normandie, par souci de véracité. Il mêle passé et présent.
Il publie au rythme de 1 par an.
Sa première édition est le "Code Lupin" en référence à Maurice Leblanc d'Arsène Lupin.
Comme chercheur universitaire, il réalise plusieurs articles et ouvrages scientifiques.
Ses auteurs préférés pendant son enfance sont : Jules Verne et Agatha Christie ("Mort sur le Nil" & "Dix petits nègres" sont ses favoris), Boris Vian. Bien sur, il écume le "Club des cinq", puis la série "Alice".
Son lieu de prédilection pour écrire est la pièce à vivre, salon séjour de son pavillon. C'est un environnement qui bouge, voire dans les lieux publics ou le train.
Il affectionne les livres qui s'accumulent comme ses personnages !
Son environnement est fait d'un jardin et d'une rivière (mon rêve de voir l'eau coulée en continu).
Autant il est fasciné par le film "Le sixième sens", qu'il adore le coté poétique des films "Les enfants du paradis" ou "Jeux interdits". "Brazil" et récemment "La vie est belle" de Roberto Benigni font partie de ses favoris.
Pour la musique, dans les compositeurs français, Souchon et Renaud sont au palmarès.
Son premier roman, le "Code Lupin" a été interprété en feuilleton en 2010.
5ème auteur le plus lu en France en 2014 et 1er auteur français des romans policiers.
Il est traduit en 42 langues.
"Malone" un prénom choisi en hommage au fils du chanteur Renaud.

 

Bibliographie

Lecture de juin 2015

 

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Parution :  Vendredi 11 septembre 2015
Mise à jour  : Vendredi 11 septembre 2015


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06 juin 2015

Et je danse aussi de Jean-Claude Mourlevat & Anne-Laure Bondoux

 

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Et je dans aussi

Et Je danse aussi

d'Anne-Laure Bondoux & Jean-Claude Mourlevat

Parution : 12 mars 2015
Edition "Fleuve"
Broché, 280 pages
18,90 euros

Section : adulte

ISBN 978-2-265-09880-0
EAN  978-2-265-09880-0

 


Notation

culture,citation,littérature,livre,roman,etats-unisculture,citation,littérature,livre,roman,etats-unis

 

 

En panne d'inspiration, vous l'êtes ? Alors, retrouvez Pierre Marie Sotto qui entâme une relation hépistolaire avec Adeline Parmelan ! Lui est écrivain, en panne d'inpiration et elle, une lectrice aguerrie qui lui confie un paquet qu'il refuse d'ouvrir car il pense que c'est l'ébauche d'un manuscrit. Dès lors, ils échangent par mail sans prendre en considération le contenu du colis. Cette correspondance s'engage presque à leur insue et se fait entre badinerie, puis de plus en plus personnelle et amicale, pour devenir une nécessité entre eux.  Dans la deuxième partie, une révélation va entraînée l'ouverture du colis qui dénouera les points de suspension.

Au même titre que le livre, sa réalisation s 'est faite à deux. Jean-Claude Mourlevat et Anne-Laure Bondoux en sont les auteurs.

Un livre sur les sentiments qui épenchent les confessions par ses dialogues. Une écriture travaillée, une profondeur dans le style avec de belles tournures de phrase, un récit qui se révèle dans la relation qui s'instaure entre les lecteurs et l'auteur. Une façon de découvrir la vie des auteurs, leur ego mais aussi leurs doutes quand ils sont confrontés à la page blanche et le besoin de vivre pour créer.

Les répliques sont légères et rafraîchissantes par leur cadence qui font valsées le lecteur dans cette mélodie à deux temps, voire quatre.

L'écriture est un moyen de faire parler ceux qui n'ont pas la parole, elle fait respirer les mots et donne du souffle à la vie. Les mots remuent notre inconscient et donnent cette force qui entoure chaque mot. La magie de cette lecture, c'est de sentir bien après avoir habité le roman.

Merci à Babelio, la maison d'éditions "Fleuve" pour cette découverte et la soirée dédicace des auteurs qui s'est déroulée le 18 mars 2015.

 

AUTEURS

A voir les portraits des deux auteurs dans la "Grande Librairie".

 

Bondoux Anne-Laure

Anne-Laure Bondoux
Née le 23 avril 1971, à Bois-Colombes dans les Hauts-de-Seine. Son enfance se déroule à Marly-le-Roy, dans les Yvelines. Après l'obtention d'un BAC littéraire et d'une licence de lettres, elle travaille à la rédaction chez Bayard Presse. Puis, elle se présente dans diverses pièces de théâtre.
Deux enfants : une fille et un garçon.
Depuis plus de quinze ans, elle a publié dix romans pour la eunesse

Du même auteur :
L'autre moitié de moi-même    2011
Les larmes de l'assassin
Le temps des miracles
Pépites
La tribu
La princetta et le capitaine
Tant que nous sommes vivants

 

 

Mourlevat Jean-Claude

Jean-Claude Mourlevat
Né le 22 mars 1952 à Ambert en Auvergne, Jean-Claude Mourlevat a fait des études à Strasbourg, Toulouse, Bonn et Paris.
Il a été professeur d'allemand pendant cinq ans, puis à changer de métier pour devenir clown, a choisi de devenir écrivain.
Il vit actuellement à St Just St Rambert avec sa famille...
Du même auteur :
La rivière à l'envers

Terrienne 2011
Silhouette  2013
Je voudrais rentrer à la maison  2002
L'enfant Océan  1999
Histoire de l'enfant et de l'oeuf   1997

 

 

Jean-Claude Mourlevat a eu l'envie de créer un dialogue, genre peu exploité, avec une autre auteure. Il connaît depuis une quinzaine d'années, Anne-Laure Bondoux, car tous deux sont issus de la littérature "Jeunesse". Ils sont débutants en roman d'adulte. Par l'échange de mail, ils ont explorés les deux personnages, de façon intuitive. Chacun endosse un personnage principal, Jean-Claude incarne Pierre-Marie, tandis que Anne-Laure Prend Adeline et les autres. Quand la trame de l'intrigue s'est nouée, ils ont pris plus de liberté dans leurs échanges. L'écriture dure six mois, puis une relecture donne du sens au choix de la conclusion. Après cinq envois dans des maisons d'éditions, le manuscrit est retenu par "Fleuve". Avant d'être retenu en France, il a été vendu dans six pays à l'étranger.

Le site de Anne-Laure Bondoux et de Jean-Claude Mourlevat.

 

RESUME

La vie nous rattrape souvent au moment où l’on s’y attend le moins.

Pour Pierre-Marie, romancier à succès (mais qui n’écrit plus), la surprise arrive par la poste, sous la forme d’un mystérieux paquet expédié par une lectrice. Mais pas n’importe quelle lectrice ! Adeline Parmelan, « grande, grosse, brune », pourrait devenir son cauchemar… Au lieu de quoi, ils deviennent peu à peu indispensables l’un à l’autre. Jusqu’au moment où le paquet révèlera son contenu, et ses secrets.

Roman espistholaire à découvrir

Petites recettes de bonheur pour les temps difficiles de Samantha Hayes (non lu)
Quand souffle le vent du Nord de Daniel Glattauer (non lu)
Inconnu à cette adresse de Kressman Taylor (non lu)
84, Charring Cross Road (non lu)
Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates (lu)

 

 

Lu aussi par "Clarabel"

 

Biblographie

Lecture de mars

 

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La Plagne 1250-3250 m IMG_0643 Le_Christ_bienveillant_de_Tignes

Meg_ve_ALLARD_Illuminations

2_Alpes_07  

La Plagne,
domaine de l'bondance

Peysey-nancroix

Tignes Megève L'Alpe entre
les "2 Alpes"

 

 

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Traduction  : Français,  Allemand, AnglaisArabe, Hollandais 
Parution :  Samedi 6 juin 2015
Mise à jour  : 6 juin 2015


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07 avril 2015

Un parfum d'herbe coupée de Nicolas Delesalle

 

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Un parfum d'herbe coupée

Un parfum d'herbe coupée
Nicolas Delesalle
Edtitions Préludes

Date de parution : 7 janvier 2015
285 pages
13,60 euros

 

Notation

culture,citation,littérature,livre,roman,etats-unisculture,citation,littérature,livre,roman,etats-unis

 

On pourrait se demander quel est l'intérêt de lire encore des souvenirs d'enfance. Mais le parfum n'est pas le même suivant l'étape de sa vie et chaque souvenir rappelle ceux auxquels nous nous sommes personnellement attachés.

L'idée de nous donner à lire des passages, des tranches de vie n'est pas novatrice. Mais l'auteur est adepte des réseaux sociaux et a débuté par des nouvelles très courtes, sur Twitter. Tweet story est une nouvelle forme littéraire qui se réalise sur le réseau social. "Alexander" est son Tweet story. Les messages sont en salves de 140 caractères et tiennent les lecteurs en alerte des futurs messages. Puis, il capitalise ses écrits sur un blog nommé "A peu près rien", avant d'en faire un livre numérique. Internet permet d'écrire avec plus de liberté. Relativement bien plébiscitées (6500 followers), ces nouvelles sont publiées, suite à la proposition de l'éditrice Véronique Cardi. Le texte a été remodelé pour s'intégrer sous forme papier. Le choix du vocabulaire est différent suivant le mode de transmission. C'est donc un livre "d'opportunité" comme dit l'auteur car il fut conçu au fil des messages, des échanges avec ses lecteurs. L'auteur reconnaît que certains de ses récits ont été rédigés depuis plus de dix ans. Des histoires drôles qui rendent hommage à l'enfance, d'autres sur l'adolescence qui donnent toute la puissance sensitive, jusqu'à l'âge adulte où l'on retrouve le personnage principal, kolia, père de famille. Un récit a quatre voix, celle de l'enfant, de l'adolescent, de la critique et celle du lecteur. Le lecteur pourra transposer ses souvenirs à ceux de l'écrivain.

Un premier roman qui se lit facilement et c'est plutôt bien écrit. Des instants fugaces et sans importance qui remplissent notre vie sont imagés. Les bons moments entraînent les mauvais qui obstruent le quotidien, mais toujours avec cette écriture enjouée pleine d'humour. Les thèmes s'enchaînent et s'alternent au travers de la mémoire de l'auteur.

Un livre sympathique qui n'est pas un roman mais une sorte de récréation. Il n'y a pas de chronologie, mais une multitude de réflexion sur l'éducation, les parents, l'amour. Les mots sont choisis et offrent un élixir dont la saveur embaume le parfum de l'herbe coupée.

J'ai adoré l'anecdote du cimetière du Père Lachaise à Paris. La description de chaque tombe qui accueille des personnages célèbres est un pur délice.

Le livre a remporté le prix des lecteurs du livre numérique 2013, le 28 novembre 2013.

 

 

Présentation

 

« Le jour où mon père a débarqué avec son sourire conquérant et la GTS, j’ai fait la gueule. Mais j’ai ravalé ma grimace comme on cache à ses parents l’odeur de sa première clope. J’ai dit “ouais”, j’ai dit “super”, la mort dans l’âme, même si j’avais compris que la GTS pour la GTX, c’était déjà le sixième grand renoncement, après la petite souris, les cloches de Pâques, le père Noël, Mathilde, la plus jolie fille de la maternelle, et ma carrière de footballeur professionnel. »
Par petites touches qui sont autant d’instantanés de vie, Kolia convoque les figures, les mots, les paysages qui ont compté : la route des vacances, les filles, Totor le paysan aux cèpes et la maison de famille, des livres, quelques sauterelles, Raspoutine le berger allemand… Des petits riens qui seront tout.
Un premier roman remarquable, plein d’émotion, d’humour, de poésie, de profondeur, où la petite musique singulière de l’enfance ouvre sur une partition universelle.

 

 

Extrait

 

Expression"Ces livres labourèrent la terre dure de mon esprit vide, mais rien n'était encore semé sur ces champs désolés balayés par le souffle de l'aventure"  p.93
Nicolas Delesalle


Expression"Jusque-là, je n'étais jamais entré dans une librairie. J'avais peur des librairies comme j'avais peur des livres. Á mes yeux, les librairies étaient des temples austères, les libraires, des moines érudits et effrayants ; il était évident que les libraires avaient lu absolument tous les livres qu'ils vendaient et il m'arrivait de scruter discrètement leur front que je jugeais toujours bombé, en imaginant combien d'histoires dansaient là-dessous"     

Nicolas Delesalle

 

 

 

 

Frise

Merci pour cette belle rencontre du 3 février 2015 qui a permis à une trentaine de lecteurs de connaître l'auteur. C'est au "Thé des écrivains", la librairie-salon de thé du 3e arrondissement que cette soirée fut organisée par la maison d'édition "Préludes". Une soirée agréable où Nicolas Delesalle a su prendre le temps pour échanger avec ses lecteurs. Mais aussi merci à Pierre Krause et à "Masse critique" de Babelio de m'avoir permis de découvrir cet auteur.

La "Librairie générale française", connue pour la collection "Livre de poche" s'ouvre sur une nouvelle collection "Préludes" qui publie chaque année, une dizaine de livres inédits de jeunes auteurs français ou des traductions pour la littérature étrangère. Chaque ouvrage propose à la fin de sa lecture, trois autres romans sur le même thème.

Son écriture est prometteuse et je ne doute pas que sa plume va faire éclore d'autres oeuvres.

 


Né en 1972.

Son père Jean-Charles Delesalle a occupé pendant trente ans la profession de journaliste sportif au "Journal du Sud-ouest", "La Dépêche du Midi", puis au "Journal du Dimanche". Il se spéciale dans le rugby. Auteur de plusieurs ouvrages sur le rugby et le sport.

Sa soeur Sonia Delesalle-Stolper poursuit également une carrière de journaliste. Elle est correspondante de "Libération" à Londres, Royaume-Uni. Elle a une Maîtrise de russe à l'INALCO, mais aussi une Maîtrise d'Histoire Sorbonne Paris IV. Comme son frère, elle a fait l'école supérieure de journalisme de Lille.

Son autre soeur est Tatiana Delesalle-Féat. Elle est responsable éditoriale aux Editions Fleurus Mango.

Et s'il a trois soeurs, voici la dernière : Alexandra Delesalle, chroniqueuse au journal "Metro".

Nicolas Delesalle est journaliste à l'hebdomadaire Telerama. Il s'adonne à ce métier en s'orientant vers la presse écrite. Il est également le grand Directeur de l'ouvrage "Télérama a 60 ans" (Tome 1 et 2) publié aux Editions "Arènes". Il fit l'école de journalisme ESJ de Lille.

Un livre qu'il affectionne ? Si nous vivions en1913 d'Antoine Prost, mais également "Jérôme" de Jean-Pierre Martinet

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Frise

 

 

 

Petite note à l'intention de l'auteur

Oui, le travail de mémoire fait partie de mon quotidien. Comme vous l'avez largement souligné lorsque vous avez posé votre autographe sur mon livre, j'ai accompli le devoir que la lecture soit pour ma fille aussi essentielle qu'elle est pour moi. C'est pour cette raison que je vous l'ai envoyée et qu'elle a pris ma place pour cette dédicace. Merci

Je n'ai pas mis dix ans pour faire ce retour, mais quelques mois. Des mois d'échange entre ma fille, mon époux qui tour à tour furent lecteurs, acteurs et critiques.

 

Erreur d'édition

p. 206 Internet et ses vidéos peuvent aller se faire cuir(e) un boeuf

 

Biblographie

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L'ombre du vent

Les oreilles de Buster
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Confiteor
Jaume Cabré
Les chaussures italiennes de Henning Mankell Le Cirque des Rêves
Erin Morgenstern
L'ombre du vent 
Carlos Ruiz Zafon
Au revoir là-haut
Pierre Lemaître

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Traduction  : Français,  Allemand, AnglaisArabe, Hollandais 
Parution :  mardi 7 avril 2015
Mise à jour  : 7 avril 2015


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29 mars 2015

Confiteor de Jaume Cabré

 

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Confiteor de Jaume Cabré

Confiteor

Traduit du catalan par Edmond Raillard (Jo Confesso - 2011)
Actes-Sud
Parution : Septembre 2013
782 p. 26

Site de Jaume Cabré

Prix du Courrier International du meilleur livre 2013

Notation


Il n'y a pas de résumé exact de cet ouvrage. Seule ma capacité à s'adapter à la matrice de lecture me semble intéressante à présenter.

La fin du récit vaut le début, il faut donc l'avoir lu pour découvrir ce chef d'oeuvre. Il n'a pas de repère, c'est un roman rare, complexe dans sa lecture et qui exige beaucoup de concentration. Comme un chapelet, sa vie est confessée par bribes, plus ou moins longues et surtout inachevées, au gré de la mémoire et de l'oubli. La trame est l'histoire d'une famille érudite, passionnée d'antiquités qui s'enchevêtre avec l'Histoire européenne de l'Espagne dans les années cinquante dont les éléments font références à plusieurs époques : inquisition, nazisme, dictature franquiste. Le Vibrato d'un violon avec ses notes pures qui insuffle la douleur et exhale les sanglots. Le violon est la métaphore qui tisse le fil conducteur durant l'épopée de cinq siècles d'histoire et pas moins de six pays. Fabriqué à Crémone, aux XVIIIème siècle par Storioni, il symbolise les passions marquées par sa possession et les tourments qui amènent à l'obsession. Il rythme les 800 pages qui n'ont aucune chronologie.

Confiteor est l'histoire d'Adrià, un authentique surdoué, qui confesse ses pensées et ses connaissances érudites. Une réflexion sur l'amour trahi, l'amitié fidèle et l'être humain et ses mensonges. Nous cheminons au fil des situations dans les méandres de chaque personnage qui s'articule sur leur époque. Les personnages interviennent dans le roman, rentrent en relation avec Adrià, le héros qui prend une dimension essentielle avec son identité hors du commun.

Au final, un chef d'oeuvre absolu. A lire.

 

 

Résumé

Barcelone années cinquante, le jeune Adrià grandit dans un vaste appartement ombreux, entre un père qui veut faire de lui un humaniste polyglotte et une mère qui le destine à une carrière de violoniste virtuose. Brillant, solitaire et docile, le garçon essaie de satisfaire au mieux les ambitions démesurées dont il est dépositaire, jusqu'au jour où il entrevoit la provenance douteuse de la fortune familiale, issue d'un magasin d'antiquités extorquées sans vergogne. Un demi-siècle plus tard, juste avant que sa mémoire ne l'abandonne, Adrià tente de mettre en forme l'histoire familiale dont un violon d'exception, une médaille et un linge de table souillé constituent les tragiques emblèmes. De fait, la révélation progressive ressaisit la funeste histoire européenne et plonge ses racines aux sources du mal. De l'Inquisition à la dictature espagnole et à l'Allemagne nazie, d'Anvers à la Cité du Vatican, vies et destins se répondent pour converger vers Auschwitz-Birkenau, épicentre de l'abjection totale.

Confiteor défie les lois de la narration pour ordonner un chaos magistral et emplir de musique une cathédrale profane. Sara, la femme tant aimée, est la destinataire de cet immense récit relayé par Bernat, l'amie envié et envieux dont la présence éclaire jusqu'à l'instant où s'anéantit toute conscience. Alors le lecteur peut embrasser l'itinéraire d'un enfant sans amour, puis l'affliction d'un adulte sans dieu, aux prises avec le Mal souverain qui, à travers les siècles, dépose en chacun la possibilité de l'inhumain - à quoi répond ici la soif de beauté, de connaissance et de pardon, seuls viatiques, peut-être, pour récuser si peu que ce soit l'enfer sur la terre.


L'auteur Jame Cabré i Fabré a une écriture simple et met en exergue l'Art, la conscience qui confesse le mal jusqu'au pardon. Son oeuvre est dense comme une partition. Elle s'écoute et laisse une musique à l'histoire. Jame Cabré a inventé un nouveau style qui fait revivre et vivre l'histoire. Il expérimente une figure de style dans le narratif qui entraîne le lecteur par le biais du tutoiement ou du vouvoiement. Une oeuvre profonde qui raconte l'histoire humaine avec des scènes réfléchies qui nous donnent une analyse de la société.  Un livre riche qui gagne à êre lu lentement, parfois avec des pauses afin d'ancrer les personnages et leur profondeur.

 

Jame Cabré est catalan. Huit ans de travail, une centaine d'intrigues, 800 pages et un seul genre littéraire à la "Cabré" !

 

Né le 30 avril 1947 à Barcelone. Il est licencié en philologie catalane à l'Université de Barcelone. Il a enseigné d'abord à Valence, puis à Terrassa. Il enseigne par la suite à l'Université de Llieda, dans le secondaire, mais se met en disponibilité. Membre de la section philologique de l'Institut d'Estudis Catalans. Membre du collectif Ofèlia Dracs (en 2007). Pendant de nombreuses années, il rédige des scenarii pour la télévision et le cinéma. Ses débuts en tant qu'écrivain l'amènent à composer des recueils de nouvelles tels que "Faules de mal desar" (1974) et "Toquen a morts" (1977), puis un premier roman "Galceran l'heroi de la guerra negra" (1978). Il donne des cours d'écriture audiovisuelle à l'Université de Llieda. Il collabore avec la presse écrite et notamment avec le journal Avui.

 

Les thèmes récurrents de son oeuvre sont la mémoire historique, l'impossibilité du pardon et la peur de l'oubli. Jaume Cabré aime se servir de l'histoire comme écrin à la littérature.

 

Prix d'honneur des Lettres catalanes en 2010.
Prix Jean-Morer en 2014
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Frise

 

Jo confesso" a été publié en 2011 en catalan.  Il fut rédigé entre 2003 et 2011. Il fut traduit en français par Edmond Raillard, en 2013. Il est le dixième roman de l'auteur.

 

Traduit en français

La toile d'araignée (1984) - Editions du Chiendent (Perpignan)
Voyage d'hiver (2001) - Recueil de 14 nouvelles
Sa seigneurie (2004) (publié en Espagne en 1991)- Editions Christian Bourgois
L'ombre de l'eunuque (2006) - Editions Christian Bourgois
Les voix du Pamano (2009) - Editions Christian Bourgois - Traduit par Bernard Lesfargues

 

Extrait

Rome n'était pas une fête ; c'était un chaos automobile dans une ville immense, sous la coupe de chauffeurs de taxi suicidaires, comme celui qui nous conduisit en un temps record de l'hôtel à la via del Corso, crucifiée par la circulation. (p. 372)

Le Mal se sert de la Peur et la Cruauté absolue. Sans doute pour être certains que nous nous emplissons de rage, les gradés nous racontent des choses épouvantables sur l'ennemi et nous avons tous envie de l'avoir en face de nous. (p. 431)

Au dix-huitième, si on n'était pas emperruqué, maquillé, avec des talons et des bas, on ne vous laissait pas entrer dans les salons. Aujourd'hui, un homme maquillé, avec une perruque, des talons et des bas, on l'enferme en prison sans lui poser la moindre question. (p. 594)

 

Chefs d'oeuvre à lire également

2666 de Roberto Balaño
Dolorès Claiborne de Stephen King
Bienveillantes de Jonathan Littell
La fête au bouc de Vargas Llosa

 

Biblographie

Lecture de mars 2015

 

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Traduction  : Français,  Allemand, AnglaisArabe, Hollandais 
Parution :  dimanche 29 mars 2015
Mise à jour  : 29 mars 2015

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23 janvier 2015

L'Amour et les forêts d'Eric Reinhardt

 

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Gallimard, L'Amour et les forêts

L'Amour et les forêts
Eric Reinhardt
Collection Blanche, Gallimard
Parution : 21 août 2014
368 p., 21,90 euros
Genre : Romans et récits / Littérature française
ISBN : 9782070143979 - Gencode : 9782070143979 - Code distributeur : A14397

Notation

culture,citation,littérature,livre,roman,etats-unisculture,citation,littérature,livre,roman,etats-unis

L'amour est une luciole qui s'éteint et se rallume. Nous marchons toute notre vie comme des somnambules. Dispersés, mais pas tout à fait libre, compagnon de personne.

Il suffit que le coeur s'accroche, racle les méandres de l'esprit et la luciole se rallume, pour nous réchauffer.

Notre vie semble à des pages déchirées d'un vieil annuaire téléphonique. Plus d'adresses, que des noms qui s'extirpent de notre mémoire et volent en éclat dans la solitude du moment. On se fait violence pour trouver cette chose qui existe toujours en nous. On quitte la maison pour la forêt de l'inconscience. Elle écoute bruire ses envies et murmure sa vie sous un angle nouveau.

Elle repeint sa vie avec plus de bonheur et s'enfuit pleine de volonté.

Il me reste plus qu'à lire "Soumission" de Houellebecq pour savoir si c'est une réalité ou une fiction.

 

Expression"La foi est indispensable dans la vie religieuse mais elle l’est tout autant dans la vie sociale"
Balzac

 

L'Amour et les forêts d'Eric Reinhardt est le premier roman que je lis de l'auteur. Je ne peux pas dire que je ne l'ai pas aimé mais le sujet abordé est tissé de mots qui sont "sales" et discréditent sa lecture dense. J'ai râté ma cible, une surface plane et pleine d'obstacles car je ne connaissais pas assez l'auteur pour comprendre ses méandres. Le livre se découvre et se dévoile lorsque l'on connaît l'auteur.

Je le conseille à lire car il le mérite pour l'inconscient qu'il dévoile comme une forêt où l'on s'aventure. Cette lecture a trop de sens pour ma part et je m'attachais trop au mal qui me contaminait. Cette perversité, une sorte de folie excessive qui est une véritable tragédie pour l'être humain.

 

Résumé

À l'origine, Bénédicte Ombredanne avait voulu le rencontrer pour lui dire combien son dernier livre avait changé sa vie. Une vie sur laquelle elle fit bientôt des confidences à l'écrivain, l'entraînant dans sa détresse, lui racontant une folle journée de rébellion vécue deux ans plus tôt, en réaction au harcèlement continuel de son mari. La plus belle journée de toute son existence, mais aussi le début de sa perte.
Récit poignant d'une émancipation féminine, L'amour et les forêts est un texte fascinant, où la volonté d'être libre se dresse contre l'avilissement.

 

Eric Reinhardt par Catherine Hélie

Extraits

Bénédicte Ombredanne regarda la jeune femme qui se trouvait devant elle, tu me promets que pour une fois, Bénédicte, tu auras un peu confiance en toi ? Je te le promets, lui répondirent les lèvres dans le miroir, je te promets que nous irons jusqu'au bout, si tu en as envie. Cette solennelle affirmation se traduisit par un regard de connivence, les deux jeunes femmes ne firent plus qu'une, Bénédicte Ombredanne enfin réunifiée s'absorba dans l'examen de son portrait : le maquillage était parfait et elle avait bonne mine, sa peau blanche était éclatante.

 

« C’est qu’aujourd’hui je suis heureuse, indescriptiblement, si vous voulez savoir. Notre rencontre, dans ma vie bien rangée, c’est un peu comme une révolution : ces sourires sont des débordements populaires, c’est la liesse, je ne peux pas les empêcher d’éclater, ils sont comme des clameurs, j’adore cette sensation. Ces sourires ne m’appartiennent pas, la magie de ce moment ne m’appartient pas non plus, je le sais, je le sens. Cette journée est miraculeuse, elle ne reviendra pas, c’est certainement la dernière journée heureuse de toute ma vie. Je suis en train de flamber intégralement : en même temps que cette journée irréelle se déroule, je me consume de bonheur tout entière, mais vraiment tout entière, de l’intérieur, vous comprenez ? Je suis en train de brûler de joie, de l’intérieur, intégralement. Quand je partirai d’ici, il ne restera plus rien qu’un petit tas de cendres. »

 

Le monde se divise entre ceux qui vivent la beauté suffocante d'une folle passion – et ceux qui ne vivent pas l'urgence et la beauté suffocante, étourdissante, obsessionnelle, d'une folle passion.

 

Eric Reinhardt est né à Nancy, le 2 avril 1965. Il est le fils d'un commercial en informatique et d'une mère au foyer. Son arrière grand-père était allemand, d'où le nom "Reinhardt. Du côté maternel, il est de Provence, plus exactement de Cavaillon. Sa grand-mère maternelle était communiste, progressiste féministe et disciple de "Simone de Beauvoir". Elle était couturière à Cavaillon et avait une maison de couture réputée où toutes les bourgeoises de Cavaillon, d'Avignon et de Marseille se donnaient rendez-vous. Un de ses enfants, était peintre, c'était son oncle idôlatré. Il a hérité de cette grand-mère d'être de gauche notoire.

1981, il a seize ans. Il est en conflit avec ses parents et surtour avec leurs valeurs.

Au niveau des études, après un BAC C, il fait une prépa HEC au Lycée Jacques-Decour, là où Mallarmé avait enseigné, puis une école de commerce. Il a une soeur qui a fait les mêmes études, puis s'est dirigée vers le contrôle de gestion, tandis que lui fait ses débuts dans l'édition. Il vit son enfance à Clichy-sous-Bois. Romancier, dramaturge et éditeur de livres d'art chez Hazan, il travaille sur Paris.

C'est en 1983 que débute sa seconde vie. Il intègre l'école de commerce -Institut Supérieur de Gestion- Il se construit par opposition à la vie de son père, carrièriste qui subit les revers du patronat. Il déclare qu'il ne veut pas devenir "esclave du patronat". Il fait une stage d'un an et demi, chez l'éditeur "Le Castor astral".

1988, son diplôme en poche. Son CV est intéressant et il débute chez Albin Michel, puis dans l'édition d'art, chez Flohic Editions, à sa création. Il rentre chez Eric Hazan comme Directeur général mais il fait ses preuves plus en éditeur qu'en gestionnaire.

Sa femme Marion est éditrice pour la jeunesse. Ils se sont rencontrés chez Albin Michel. Il avait alors 23 ans. Comme enfant, deux fils de 10 et 17 ans.

Il se met à écrire en 1991, a 26 ans. Ses écrits sont souvent comparés à Emmanuel Carrère. Il était complice de l'éditeur, Jean-Marc Roberts (Stock), aujourd'hui décédé (2005). Jean-Marc Roberts entretenait une relation très personnelle avec ses auteurs.

ER aime la musique. Il a pour ami le chanteur Bertrand Belin qui s'inspire des romans d'Eric Beinhardt.

Son raffinement vestimentaire vient de sa grand-mère. Comme elle, il aime les beaux tissus.

James Joyce (Deladus), Baudelaire (Spleen de Paris), Lautréamont (Chants de Maldoror), Breton et Mallarmé, il a pour prophètes.

Le passage d'éditeur à écrivain est poussif. La peur est à vaincre, celle que sa mère lui a démesurèment donnée. Il est un gosse complexé, avec des obsessions qui contaminent son oeuvre, sa vie faite d'angoisse existentielle. C'est lorsque Flohic Editions dépose son bilan, qu'il s'y entreprend. Il n'a plus d'excuse, il est au chômage. Sponsorisé par les ASSEDIC comme il dit !

 

Expression"En réalité, comme j'avais autant peur de l'écriture que du monde réel, je m'y suis enfermé, j'écrivais de manière obsessionnelle, je sécrétais du texte à la manière d'un vers à soie, sans plan nin angle"
Eric Reinhardt

 

Deux ans et demi après, il rentre aux Edtions Eric Hazan pour une période de cinq ans.

Les indemnités de licenciement finance le deuxième roman.

Eric Hazan vend sa maison d'édition à Hachette, en 1991. A la faveur d'un licenciement économique qui le pousse à écrire, il quitte le monde de l'édition en 1999.

Auteur de cinq romans, il est le scrutateur de notre société libérale avec un style romanesque. Son écriture est singulière, il crée des instants de beauté qui se mélangent à de la tristesse.

Parfois quand l'angoisse culmine, elle l'empêche d'écrire. Ce contraste se ressent par la noirceur ou l'épiphanie. Il doit déployer beaucoup d'énergie, de vigilance pour atteindre la sérénité. 

 

Expression"Ecrire, c'est être "mordu de l'intérieur" par une urgence à raconter, à transformer le monde en oeuvre d'art. "
Eric Reinhardt

Telle Emma Bovary, Bénédicte Ombredanne s'inscrit dans la littérature. Le livre est construit en trois temps, avec autant de narrateurs que de changements de rythme.

A l'origine écrivain, mais il aurait pu être peintre tant il révèle le portrait de la femme. Le récit est bouleversant dans la douleur de l'esprit de Bénédicte qui subit l'emprise d'un mari pervers et continue à survivre dans sa vie intérieure.

Après la parution de "Cendrillon", il entretient une correspondance avec ses lectrices.

Dans le roman "L'Amour et les forêts", Bénédicte se compare au livre "L'Inconnue" de Villiers de L'Isle-Adam.

Les petits potins :
Il ne fume plus depuis 2007

1998 - Demi-sommeiL (Actes Sud)
2001 - Le moral des ménages (Stock)
2004 - Existence (Stock)
2007 - Cendrillon (Stock)
2009 - Leverage de quatre
2011 - Le système Victoria (Gallimard)
2013 - Elisabeth ou l'équité (Stock)
2014 - L'Amour et les forêts (Gallimard) -
           Prix Renaudot des Lycéens en 2014

           Prix Roman France Télévisions en 2014 dont le lauréat 2013 était "Au revoir là-haut" de Pierre Lemaitre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Frise

 

Films associés

"L'emprise" de Claude-Michel Rome (2014) qui soulève le problème de la manipulation affective dans un couple. Ce film est basé aussi sur une histoire personnelle.

"Nous ne vieillirons pas ensemble" de Maurice Pialat (1972), film autobographique.

Bibliographie

Lu en janvier 2015.

 

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Traduction  : Français,  Allemand, AnglaisArabe, Hollandais 
Parution : Mardi 13 janvier 2015
Mise à jour  : 13 janvier 2015
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13 janvier 2015

Au revoir là-haut de Pierre Lemaitre

 

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Au revoir là-haut
Pierre Lemaitre
Editeur : Albin Michel, Paris, France
Parution : 21 août 2013
568 p., 22,50 euros

 

Notation

 

Il aura fallu cent ans pour que je découvre la guerre. Je l'ai refusée cette guerre qui était arrivée avant moi. Au revoir là-haut ? Vous l'avez lu ? un texte incandescent sur les survivants de la Grande Guerre. Un livre absolument unique pour décrire ce qui ne n'a jamais été décrit avec autant d'emphase.

 

La mort et les masques de James Ensor

 

Ce livre s'écrète la gaieté par sa forme, sa manière d'être avec le lecteur. Le contact se fait dès la première page, cette liberté dans le récit est plus une fresque sur la nature humaine, un rien fantaisiste qui amène du plaisir. On a envie de se lier d'amitié avec l'auteur car à travers la relation fusionnelle de ces deux rescapés de la guerre de 14, Albert Maillard et Edouard Pericourt, il nous fait découvrir que la France succombe à glorifier les morts et délaisse les vétérans. Ils sont épargnés, sans raison d'être.

L'histoire offre un transfert d'émotions, une gamme de chagrins plus ou moins profonds comme les trous d'obus qui asphyxient la tête des Poilus qui survivent. Nous sommes spectateurs de cette tragédie qu'est cette guerre sans équivalent.  Une grande boucherie, la Grande Guerre, pour ces nombreux jeunes qui ont servis de chair à canons et qui parfois, sont rendus à la vie civile avec l'horreur dans leurs yeux d'enfants perdus.

Mais le thème central se situe juste après la Pemière Guerre mondiale, c'est le scandale des exhumations militaires, étouffé par le gouvernement en 1922. Les imposteurs triomphent et les puissants s'organisent à amenuiser encore plus la France. Le fil conducteur est l'amité indéfectible décrite avec finesse.

Ce livre aurait pu s'appeler "Eclat de mots" car il nous surprend dans la description de cette guerre infâme où tant de jeunes ont laissé leur peau. Ils furents condamnés au sacrifice. Une vraie guerre de taupes car s'ils sortaient des tranchées, c'était pour sentir sur eux l'odeur de la poudre.

La succession d'épreuves nous amène de la tragédie au comique.

Chaque mise en scène est cocasse et les retournements de situation sont une suite logique, présentés avec des phrases ciselées.

« Il agrippe la tête de cheval, parvient à saisir les grasses babines dont la chair se dérobe sous ses doigts, il attrape les grandes dents jaunes et, dans un effort surhumain, écarte la bouche qui exhale un souffle putride qu’Albert respire à pleins poumons. Il gagne ainsi quelques secondes de survie, son estomac se révulse, il vomit, son corps tout entier est de nouveau secoué de tremblements, mais tente de se retourner sur lui-même à la recherche d’une once d’oxygène, c’est sans espoir.»

"Au revoir là-haut", les derniers mots de la lettre du soldat Jean Blanchard à sa bien-aimée, la veille de son exécution ont fourni à l'auteur le titre de son roman. Fusillé pour traîtrise le 4 décembre 1914 et réhabilité le 29 janvier 1921. Il faisait partie des six fusillés de Vingré. Ils s'appellaient Caporal Henri Foch, Claude Pettelet, Jean Quinault, Jean Blanchard, Fransque Durantet et Pierre Guy.

 

Jean Blanchard

«Il est difficile aujourd'hui de décider ce que les morts ont à nous dire» T.S. Eliot

 

Brève

Blessés dans la tranchée, Edouard sauve la vie à Albert au prix de sa propre défiguration. Les deux jeunes vétérans entâment la deuxième partie de leur vie ensemble et vont réaliser une imposture.

 

Résumé

Sur les ruines du plus grand carnage du XXe siècle, deux rescapés des tranchées, passablement abîmés, prennent leur revanche en réalisant une escroquerie aussi spectaculaire qu'amorale. Des sentiers de la gloire à la subversion de la patrie victorieuse, ils vont découvrir que la France ne plaisante pas avec ses morts.

Fresque d'une rare cruauté, remarquable par son architecture et sa puissance d'évocation, Au revoir la-haut est le grand roman de l'après-guerre de 14, de l'illusion de l'armistice, de l'Etat qui glorifie ses disparus et se débarasse de vivants trop encombrants, de l'abomination érigée en vertu.
Dans l'atmosphère crépusculaire des lendemains qui déchantent, peuplée de misérables pantins et de lâches reçus en héros, Pierre Lemaitre compose la grande tragédie de cette génération perdue avec un talent et une maîtrise impressionnants.

 

 


Lauréat du Prix Goncourt de 2013, pour son livre "Au revoir là-haut", Pierre Lemaître.

Les prix tombent pour cet homme qui se met à écrire à l'âge de cinquante ans. Prix "Sang d'encre", Prix du "Polar fracophone", Prix du "Polar européen", Prix des "Lecteurs de livre de poche"... Il débute dans les polars, pour se lancer dans la littérature populaire par des scènes picaresques dans ce nouveau style. Le bouche-à-oreille fait le reste.

Pierre Lemaitre habite Courbevoie.

Né le 19 avril 1951 à Paris. Il passe son enfance entre Aubervilliers et Drancy. Ses parents sont des employés de bureaux.

Dès 1953, à la sortie des livres de poche, sa mère installe une bibliothèque pour mettre ces petits formats écrits par des grands auteurs.

Une formation de psychologue. Mariages, enfants dont Victor (23 ans) qui est musicien à Londres et Suzanne de son deuxième mariage qui a tout juste trois ans 1/2.

Son auteur fétiche est "Proust".

Ancien pédagogue pour les agents des Collectivités locales, il l'enseigne la littérature auprès des bibliothécaires. Il commence à écrire à l'âge de 55 ans. Auteur de "Travail soigné", "Robe de mariée" (2009), "d'Alex" (2010), "Cadres noirs" (2010), "Sacrifices."

 

Plus de 500 000 ventes pour son roman qui vient de paraître en version audio. Il va être traduit dans une trentaine de langues et dont les projets fluent comme l'adapter à une bande dessinée illustrée par Christian de Metter et publiée aux Editions "Rue de Sèvre". Quant au film, le réalisateur sera Albert Dupontel.

Il est membre de la Société des gens de lettres (SGDL) et administrateur depuis 2011.

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Frise

 

Bibliographie

 

Lecture de janvier 2015

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Traduction  : Français,  Allemand, AnglaisArabe, Hollandais 
Parution : Mardi 13 janvier 2015
Mise à jour  : 13 janvier 2015
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02 janvier 2015

Cinquante nuances de Grey de E.L. James

 

 

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EL James, 50 Nuances de Grey, JC Lattès (octobre 2012)

Fifty Shades of Grey de E L James

Dans la critique littéraire, il y a des nuances. Chez moi, le fantasme n'a pas opéré. Le titre "Cinquante nuances de Grey" ne fera pas partie de ma culture. Lu, rendu, historisé car dire l'indicible, c'est-à-dire la jouissance n'a pas ébranlé mon inconscient et l'inconsient est le désir. Pourquoi je ne le "Pinteresterai" pas ? car c'est les médias qui s'en sont servis pour en faire un succès commercial programmé. Un coup médiatique bien mené qui dépasse les frontières outre-atlantiques sur les désirs et qui rapporte un franc succès car plus un livre se vend, plus il fait parler de lui et plus il se vend encore et encore même s'il n'est pas gage de qualité.

 

Notation

culture,citation,littérature,livre,roman,etats-unisculture,citation,littérature,livre,roman,etats-unisculture,citation,littérature,livre,roman,etats-unis

 

Je n'obérai pas au concept. J'exige plus d'un bouquin que ce phénomène. L'amour de la langue en écriture est plus un délice que ces quelques ébats martelés de fouet, de désir opprimé et de domination.

"Fifty shades of Grey" est plus un phénomène sociétal ou un produit culturel. C'est la démocratisation de la culture, la délivrance des tabous. La part obscure de notre sexualité s'autorise de transgresser les règles. Je doute que cette trilogie sadomasochiste gagnera le Palmarès comme "histoire d'O"  de Dominique Aury qui parle du désir jusqu'à le mettre en éveil. Mais ce roman érotique s'est vendu plus qu'Harry Potter et fut le livre le plus vendu en 2012. Alors vouloir aller à Poudlard (école de Harry Potter) ou faire une partie de SM (avec toutes les nuances) semblent être des fantasmes à lire pour être dans l'air du temps !

Mes lectures érotiques sont frêles pour ne pas dire qu'elles s'arrêtent au Marquis de Sade qui m'a initiée ! Il me reste donc à approfondir ce style pour en débattre. J'ajouterai donc à ma PAL : "Onze mille vierges" d'Appolinaire, Henry Miller, "Histoire de l'oeil" de Georges Bataille,  "L'empire des femmes" de Nancy Friday, Macha Méril en passant par Catherine Millet.

Le côté érotique que j'imagine le mieux est dans les estampes japonaises comme celles d'Hokusaï. Car si la lecture ne vous a pas convaincu, il vous reste l'adaptation cinématographique qui vient de paraître. Vous pourrez assister en grand écran à la pénétration de tous les sens.

Je vous conseille vivement de vous tourner vers "Tess d'Uberville", le chef d'oeuvre de Thomas Hardy plébiscité dans ce livre, plutôt que les séquences de SM qui au delà de l'effet de curiosité n'apporteront en rien le plaisir des yeux.

 

Résumé

Romantique, libérateur et totalement addictif, ce roman vous obsédera, vous possédera et vous marquera à jamais.
Lorsqu’Anastasia Steele, étudiante en littérature, interviewe le richissime jeune chef d’entreprise Christian Grey, elle le trouve très séduisant mais profondément intimidant. Convaincue que leur rencontre a été désastreuse, elle tente de l’oublier – jusqu’à ce qu’il débarque dans le magasin où elle travaille et l’invite à un rendez-vous en tête-à-tête.
Naïve et innocente, Ana ne se reconnait pas dans son désir pour cet homme. Quand il la prévient de garder ses distances, cela ne fait que raviver son trouble.
Mais Grey est tourmenté par des démons intérieurs, et consumé par le besoin de tout contrôler. Lorsqu’ils entament une liaison passionnée, Ana découvre ses propres désirs, ainsi que les secrets obscurs que Grey tient à dissimuler aux regards indiscrets…

Traduit de l’anglais par Denyse Beaulieu

 

Ce que j'en pense

Cinquante Nuances de Grey raconte la vie sexuelle d'Anastasia par Grey qui pratique les relations sado-masos. Ces pratiques perverses sont sa face sombre qui se décline jusqu'à exploser tous les tabous, les gênes. Un couple maître-soumise dont le lecteur découvre la jouissance excessive. Ana, la narratrice, utilise les nuances pour décrire les caprices et les fantasmes auxquels elle se soumet.

Un livre basé encore sur le rapport des êtres humaines où la dominance de l'homme sur la femme semble une provocation. Une femme niée par la mal connaissance de son clitoris et une mère de famille dont le statut ne doit pas être autrement que "maternel".

Bon, j'avoue que j'ai débuté le roman, dans le train malgré l'entourage et je n'ai pas pris lecture sur un "ebooks" mais en format papier.

 


Erika Léonard James est britannique. Erika Léonard, née Erika Mitchell, le 17 mars 1963 d'une mère chilienne et d'un père écossais qui vivent à Londres. Son père est un ancien caméraman de la BBC. Elle suit sa scolarité à l'Université de Kent.

Plus connue sous le nom de E.L. JAMES, l'ancienne productrice de télévision, mariée depuis 1987 avec le scénariste et réalisateur Niall Leonard est mère de deux fils. Elle vit à l'Ouest de Londres à Ealing, dans une modeste maison mitoyenne en briques rouges. Elle se consacre d'abord à sa famille et à sa carrière.

En 2008, son mari lui offre la saga des livres "Twillight". Elle se met à publier une fanfiction qui est une parodie sur internet avant de donner ses impressions sur le site "The Writers' Coffee Shop" sous le pseudo " Snowqueen's Icedragon". L'administrateur du site supprime les textes qui sont trop osés. Donc, ses premières pages sont auto-éditées sur la toile et sont issues de "Twilight" de Stephenie Meyer.

Elle fait suite en créant un site "FiftyShades.com" où elle reprend ses écrits précédents en remplaçant les héros Edward et Bella par Anastasia et Grey. Son premier roman qui sort un peu plus tard reprend ces récits. Il est éditer chez "Vintage Books" en 2011 sous le nom de "Master of the Universe".

Une version révisée paraît en 2012 sous le nom de "Cinquante nuances de Grey". Le premier opus paru en même temps aux Etats-Unis et au Royaume-Uni est suivi de "Cinquante nuances sombres" (2012) et "Cinquante nuances claires" (2012).

En 18 mois, plus de 40 millions de livres sont vendus et en 2014, plus de 70 millions dont 1 million en France. Le livre est traduit en 40 langues.

Paru en France le 17 octobre 2012, par l'éditeur "Lattès" qui achète les droits de publication en vue de le vendre à plus de 360 000 exemplaires.

Il rapporte un franc succès chez les adolescents comme manuel d'éducation sexuelle, mais n'est pas une lecture anodine dans le statut de la femme. Il est classé "Mommy Porn" (du porno pour ménagères) dans un autre rang.

Son succès entraîne l'adaptation cinématographique par le producteur Adam Fogelson.

Pour tout renseignement, veuillez contacter son agent : Valérie Hoskins

 

Présentation
Taille : 1m75,   Poids 89 kg  Yeux : marrons, Cheveux : marrons - Non tatouée

Plaisir
Fumer de temps en temps
Boire un verre de Sauvignon blanc.
Happer une cuillère de Nutella

Patrimoine
estimé à 80 millions d'euros

Revenus
95 millions de dollars pour 2013, soit 72 millions d'euros.

Site officiel
http://www.eljamesauthor.com/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Frise

 Si vous ne lisez pas que des chefs-d'oeuvre, les commentaires sont ouverts pour expliquer l'engouement de ce phénomène ou simplement votre réaction.

 

Sigle

SM (Sadomasochisme)
BDSM (Bondage, Discipline, Domination, Soumission, Sado-Masochisme)
PAL (Pile A Lire)

 

Bibliographie

Lecture de décembre 2014

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Traduction  : Français,  Allemand, AnglaisArabe, Hollandais 
Parution : vendredi 2 janvier 2015
Mise à jour  : 2 janvier 2015
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26 janvier 2014

La cuisinière d'Himmler de Franz-Olivier Giesbert

 

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La cuisinière d'Himmler

 

Auteur : Franz-Olivier Giesbert
Collection Blanche, Gallimard
Parution le 8/04/2013
Epoque : XXe/XXIème siècle
ISBN : 9782070141609 - Gencode : 9782070141609 - Code distributeur : A14160

384 pages

 

 

 

 

 

 


 

C'est l'histoire de Rose, vénérable centenaire d'origine arménienne qui épouse l'histoire du XXème siècle avec le génocide arménien, les horreurs du nazisme, le sartrisme, le maoisme, le stalinisme mais qui ne perd pas ses valeurs refuges : s'aimer et être aimée.

C'est dans ce petit cahier qu'elle note les épreuves de la vie, ses forces et sa joie de vivre. Toutes ces facettes donnent au personnage, ce côté truculent. Elle nous fait voyager de Turquie en France, d'Allemagne aux Etats-Unis, puis de Chine à Marseille. L'héritage de ses rencontres et de ses lectures se concoctent dans ses mets lorsqu'elle officie dans son restaurant "La petite Provence".

"On ne naît pas femme, on le devient" Simone de Beauvoir.

Ce n'est pas seulement la vie d'une femme qui se refuse à accepter le destin et qui se libère de ses deuils pour vivre dans un monde d'homme ; c'est aussi, une étude sur les personnages illustres tels que Félix Fersten, Sartre et Simone de Beauvoir que nous fait découvrir l'Histoire décrite par Franz Olivier Giesbert, l'auteur.

"La mort ne te rattrapera pas. Il faut mourir vivant et ne rien lui donner avant" mère de Franz-Olivier Giesbert

Mon avis

L'auteur, journaliste, traite le choix de vie qui me semble ressortir dans cette phrase "l'homme est condamné à être libre". Ce choix est illustré par le personnage de Rose, ambigü qui joue sur la confusion "homme-femme". Le rôle de prédateur et non de victime potentielle permet d'éviter de sombrer dans la fatalité.

La raison de l'histoire nous laisse réfléchir sur la dignité et pourquoi par philosopher sur l'avenir de la femme en terme de personne et non de femme ou homme !

Détruire et se recontruire, un autre thème abordé, soit la résilience.

Un livre qui se lit comme une page d'histoire anecdotée. Je l'ai apprécié pour son histoire qui encadre bien les évènements du siècle dernier, alors que d'autres l'ont lynché pour son auteur.

 

Petite anecdote sur la salamandre
Dans la mythologie, ce lézard fabuleux représente le sel central, incombustible et fixe qui garde sa nature jusque dans les cendres des métaux calcinés. Les anciens l'ont nommés "Semence métallique". Dans la violence ignée, les portions adustibles du corps se détruisent, seules les parties pures, inaltérables, résistent. Quoique très fixes, elles peuvent s'extraire par lixiviation.

Ce feu est l'étincelle vitale communiquée par le Créateur à la matière inerte. C'est l'esprit enclos dans les choses, le rayon igné, impérissable, enfermé au fond de l'obscure substance, informe et frigide.

C'est le secret de l'Oeuvre. (Cf. "Le secret livre d'Artephius" 1612 & "Pontanus" 1614)

Note personnelle : la salamandre représente sa mutation interne.

Auteur

Franz-Olivier Giesbert

 

Franz-Olivier Giesbert est auteur, journaliste.

Nationalité : Française

Né à Wilmington dans l'état du Delaware -USA-, le 18 janvier 1949. Journaliste, biographe mais aussi romancier complète sa profession.

Sa famille immigre aux Etats-Unis au moment de la 1ère guerre mondiale. Par ses origines paternelles, il est de culture juive. Auparavant, ses parents vivaient en Allemagne. Son grand-père paternel était peintre.

Du côté maternel, ses souches sont normande et catholique. Son grand-père est Jean-Marie Prosper ALLAIN (1894-1968) qui épouse en 1919, Jeanne Edmée Elisabeth LENOIR (1894-1981). Il fit sa demande en mariage, en lui jouant une fugue de Bach, à la messe du dimanche où elle lui donna sa réponse. De cette union, naquirent quatre enfants dont sa mère Marie Berthe Allain. Elbeuf, l'imprimerie familiale nommée "Allain" a son siège dans la région. Ses grands-parents vivent au dessus de l'imprimerie. Vingt-sept petits enfants qui se côtoient pendant les vacances lors de séjour en Normandie ou en Bretagne, suivant la volonté du grand-père. Franz-Olivier est attaché à son grand-Père. Il se disait chrétien mais pas croyant, il demanda à être enterré en secret, la nuit comme cela il passerait de la maison au cimetière. Son choix ne fut pas retenu.

Sa mère (+1989) est professeur de philosophie au lycée d'Elbeuf. Son père est dessinateur commercial, suite à des études menées à l'Institut de l'Art de Chicago. Tout au long de sa vie, il s'exercera à essayer de devenir peintre comme son père mais il travaillera dans l'imprimerie de ses beaux-parents. Le temps a rendu difficile le rapport gendre / beau-père. Les liens sont plus proches avec la belle-mère, par leur point commun, ils adoraient la musique.  Elle avait eu le premier prix du conservatoire à Paris. Elle jouait de l'orgue à l'église d'Elbeuf, son père était accordeur de piano. Elle transforma sa tristesse en maladie. Son époux prit une maîtresse à Paris. Il fuyait le foyer familial en partant en vacances au Lac de Côme en Italie, avec sa maîtresse.

Du côté paternel, sa grand-mère est écossaise et se nomme Frances Amalie Proudfoot (18-09-1894), nom de jeune-fille. Elle était arrivée aux Etats-Unis sur le Mayflower. De famille aristocrate, elle détenait des armoiries. Elle avait deux frères Malcom (1902) et Alexander Proudfoot (1907 à Chicago, resté célibataire), ainsi que trois soeurs : Helena Marie (1893), Andrea Hofer (1898), Béatrice (1900). Stephen (1835) son père et sa mère Ellen Augusta Granger (1845), se marièrent en 1866 aux USA. Leur famille était d'origine écossaise depuis 1777. Sa grand-mère épouse Edmund W. Geisbert ou Geis-Bert (1894-1971), né dans le Niewed en Allemagne. Il est illustrateur en Allemagne vers 1930 puis, peintre et professeur à l'Université de Chicago (1946-48). L'arrière grand-père est John Geisbert (1875) et son épouse : Bernice Geisbert (1884).  Les ascendants de John Geisbert sont George Geisbert (1844) qui épouse Jane (1852).

Frances et Edmund Geisbert vivent à Chicago en 1935. Ils eurent 3 enfants :

Frédérick Julius Giesbert (19 novembre 1920-juillet 1979), le père de Franz-Olivier, Richard (1921),
Edmund (1932)
Fabienne Giesbert.

Son père Frédérick Julius Giesbert est issu d'une famille allemande, écossaisse, de pratique juive qui a immigrée aux Etats-Unis. Auparavant, ils vivaient à Chicago.

Son père débarque en Normandie, le 6 juin 1944 pour bouter les nazis hors de France. Il est alors âgé de 23 ans et n'a aucune expérience de la guerre. Il est un des rares de sa section (29ème division) a en être sorti vivant. Affecté au déminage, il se souviendra chaque jour de l'enfer d'Omaha beach (nom de code) et luttera toute sa vie contre ces cauchemars qui noirciront ces jours comme ces nuits. De cette période, il gardera une perte d'audition suite au vacarme infernal de la cononnade (voir le film "Le Jour le plus long" de Darryl F. Zanuck).

Sa mère était résistante et accueillait les alliés à Rouen. C'est lors d'un bal donné à Rouen par la Résistance, en l'honneur des troupes américaines qu'elle rencontre son futur époux.

Lorsqu'il rejoint les Etats-Unis, elle part à Chicago pour le retrouver et se marier. De cette union, née Franz, leur premier fils aux Etats-Unis, puis deux soeurs et un peu plus tard deux frères.

Mais revenons sur son enfance, vous me suivez ?

Il a trois ans à Caudelec-les-Elbeuf. Ses frères sont :

Jean-Christophe Geisbert, né le 21 mars 1956,
Laurent Geisbert (1959) qui vit en Normandie et fait de la politique, côté centre gauche (il tient un blog sur Canalblog !). Laurent a racheté la maison de famille de Bosc-Roger.

En 1960, ces parents reviennent vivre en Normandie à Bosc-Roger-en-Roumois dans l'Eure.

Sa mère Marie-Berthe ALLAIN est agrégée de philosophie, fille d'imprimeur de la résistance et l'une des trente-trois actionnaires de "Paris Normandie", Judith Therpauve. Ils vivent dans une ferme d'Elbeuf.

Son père finit par détester sa belle famille et reporte cette haîne en battant sa femme. Lors des disputes, sa mère les envoie chez ses parents pour éviter de les heurter et là, Franz découvre la quiétude d'un bon foyer. Un jour, son père le menace de ne plus y retourner et devant son air, lui file un raclais. De cet épisode brutal, il en garde une cicatrice au coin de l'arcade sourcilière.

Il passa son enfance au quai d'Orival à Saint-Aubin-Lès-Elbeuf à contempler Marie-Berthe, dite Mabé, sainte et martyre mais aussi sa mère.

Sa mère lutte pour empêcher Hersant d'avoir le monopole sur le quotidien "Paris Normandie". Elle est de confession chrétienne. Côté politique, elle est de conviction de gauche et bien plus tard, dans les années soixante-dix, elle deviendra adjointe au maire d'Elbeuf (Lisieux), au PS.

C'est sur le sol de Normandie qu'il est élevé dans un milieu intellectuel, devenu exigüe par la violence d'un père éprouvé par la guerre. Il fut GI américain. Il est l'aîné d'une fratrie de cinq enfants et porte le poids de la violence infligée par son père sous l'emprise de l'alcool, tant à lui qu'à sa mère battue. Son père garde l'équilibre du sommeil en mettant sous son oreiller un poignard.

Des frasques de son père, il garde en souvenir que petit, il mettait un canif sous son oreiller.

Les vacances se passent en Italie, son père adore ce pays. Ils partaient chaque année faire du camping avec la 4 CV familiale, ses parents et ses soeurs. Ses frères n'étaient pas nés encore.

Il est chrétien, croyant.  Il est élevé par sa mère dans la foi catholique, l'absence d'apparence et la haine de l'argent. Il élève de la volaille. Les ventes de celle-ci amènent des recettes pour sa famille plutôt désargentée.

Il est victime d'un viol par un proche voisin de la ferme, alors qu'il est jeune adolescent. Son père en l'apprenant donna une correction à ce jeune voisin qui vivait dans un campement proche de la Seine et le fit mettre en prison.

Son enfance est parsemée de projet pour broyer son père. De ce mal d'être, son comportement s'en ressent. Il se dévalorise et cette ambigüité lui fait peur, à tel point qu'il ne veut pas ressembler à son père.

Dès 9 ans, il rêve de devenir écrivain et non journaliste. Il est souvent malade afin de profiter de ce temps pour s'adonner à la lecture. Il lit "Quatre-vingt treize", sans tout comprendre. Il rêve de devenir médecin, mais abandonne vite cette idée car la tâche lui semble trop ardue au niveau de l'implication dans les études. Il conçoit des nouvelles dont l'Américain, édition Gallimard. Il écrit dans le journal d'école qui se nomme "Crotale".

A quatorze ans, il se sent adulte et fier de l'être, il prend des plaisirs solitaires. Malgré des amourettes, sa quête du Graal dure jusqu'au vingt ans.

A l'âge de l'adolescence, ses convictions sont proches du communisme. Il lutte avec sa mère contre Hersant pour ne pas perdre "Paris Normandie". Elle échoue et il refuse cette défaîte. Quelques années plus tard, il déclarera "Un jour Hersant viendra me manger dans ma main !".

Vers la cinquantaine, son père fut licencié de l'imprimerie et devient chômeur.

Son fils pendant ce temps, trouve sa voie, celle de devenir écrivain, une perspective qui déplaisait à son père et qui dans son fort intérieur, le rendait plus convaincu de ce choix. Un jour dans l'année, il se réconciliait : le jour de Noël.

Ces grands-parents paternels traversaient une fois par an l'atlantique pour venir les voir.

En 1968, son baccalauréat obtenu, il se lance dans sa vie professionnelle par un premier stage d'été dans le quotidien local où sa mère a des actions.

Il réalise une chronique pour le magazine français "Panorama". Sur les conseils de sa mère, il poursuit ses études en droit, dans l'optique de rentrer à l'ENA ou d'obtenir le diplôme d'avocat.

A 18 ans, il décide de se lancer dans le journalisme pour gagner sa vie et son indépendance.

1960, il commence sa carrière de pigiste au quotidien "Paris Normandie" par un article sur Alberto Giacometti. Il est fasciné par cet artiste, sculpteur.

Il interviewe Louis Aragon, Henry de Montherlant, Jules Romains, Maurice Genevoix, Alain Robbe-Grillet, etc.

En 1969, il étudie le journalisme au CFJ (Centre de Formation  des journalistes) et rencontre Patrick Poivre d'Arvor (PPDA) qui devient son ami. Un peu plus tard, il se lie à François Mitterand, dans les années 70, ainsi qu'avec Pierre Mauroy qui est alors numéro deux du PS, seul ami de la classe politique.

En 1971, il fait un stage au service "Notre Epoque".

A la rentrée 1971, il débute au journal "Nouvel Observateur" avec l'appui de son professeur de CFJ, Jacques Ozouf. Il y rencontre Jean-Paul Sartre et Michel Foucault.

En 1974, il s'inscrit au PS mais qu'il quitte pour raison professionnelle.

Il collabore avec Pierre Mauroy, aidé par Lucien Rioux, pour rédiger le livre "Les Héritiers de l'Avenir" (1977). Il écrit également la biographie de François Mitterrand ou "La tentation de l'histoire" (Seuil - mars 1977), ainsi que de Monsieur Adrien. Il interview Michel Rocard. Il couvre durant ces deux années toute sa médiatisation, jusqu'en 1979.

Il est décoré de l'ordre du Chevallier du melon de Cavaillon par le maire de la ville ! mais refuse la légion d'honneur dans les années 90. Plus tard, il confesse qu'il est venu au végétarisme.

Il refuse de rentrer en politique pour s'adonner pleinement au journalisme. Ces fondements sont l'incompatibilité générale entre le journalisme et la politique.

En juillet 1979, il perd son père Frédérick Geisbert, à l'âge de 58 ans.

Son frère Jean-Christophe Geisbert est journaliste, écrivain et directeur d'une entreprise de communication. Il écrit sous un pseudo "Norman Ginzberg", "Norman" pour Normandie, "Ginzberg" patronyme original de sa famille allemagne avant qu'elle émigre aux Etats-Unis. Il a également écrit "Les Héros du 6 juin".

1979, il devient grand reporteur, puis Jean Daniel le nomme correspondant aux Etats-Unis en janvier 1980. En 1981, il revient en France pour prendre la tête du service "politique", à la suite du départ de Thierry Pfister pour le cabinet de Pierre Mauroy (mai 1981).

En 1980, il rencontre Julian Green, écrivain qui lui permet de se libérer et d'envisager d'être romancier. Avec Green, Norman Mailer sont ces maîtres. Il adore discuter de Jean Giono.

Il embrase la carrière d'écrivain avec une discipline stricte où il s'impose d'écrire cinq pages tous les jours. Il aime écouter de la musique en même temps et Bach, Beethoven, Mendelssohn, Johny Cash et le rappeur 2Pac sont présents.

A 36 ans, il est nommé nouveau Directeur de la rédaction du "Nouvel Observateur" par Jean Daniel afin de redresser le journal en pleine crise. Il est alors considéré de droite (politique). Il ne supporte pas le pouvoir de Jean Daniel et souhaite l'écraser. Il excelle dans les gros titres qui déplaisent à Jean Daniel. Encouragé par Françoise Giroud, il décide de quitter le journal. François Mitterand vient d'être réélu.

Le 8 septembre 1988, il quitte le "Nouvel Observateur" de gauche pour "Le Figaro" grand quotidien attitré de la droite dont le patron n'est autre que Robert Hersant, ancien "collabo", grand ennemi de sa mère. Robert Hersant est alors accusé d'avoir tabasser un écrivain juif pendant la guerre. Il y restera jusqu'en 2000. Il redresse les ventes du Figaro Magazine.

En 1989, sa mère décède d'un cancer.

Il rappelle qu'il a deux hémisphères et qu'il porte les valeurs de droite pour l'économie du marché et de gauche, pour la redistribution des biens. Il achète un coupé Mercédès gris. Il quitte la mère de ses trois enfants, pour une rousse volcanique, riche, drôle et millardaire. C'est en 1995, il a pour compagne Nahed Ojjeh, veuve du marchand d'armes saoudien Akram Ojjeh et fille du ministre syrien de la Défense Moustafa Tlas. Homme fort, en guerre ouverte contre la France pour sa présence au Liban où un de ses ambassadeurs a été assassiné.

A cette époque, il loge dans l'Hôtel des Noailles, place des Etats-Unis à Paris, chez sa compagne. Il côtoie Valérie-Anne Giscard d'Estaing. Il prend table chez Edgar, rue Marbeuf. Il cristallise les conflits au sein du "Figaro". Il supporte mal l'autorité.

Il fréquente le club "Le Siècle". Il présente une émission "Le Gai Savoir" qui est récompensé par le Prix "Richelieu" en mars 1999.

A partir de 2001, il travaille pour le service public. Il présente l'émission "Culture et Dépendances" sur France 3, jusqu'en 2006.

Il rejoint l'hebdomadaire "Le Point" en septembre 2000, en tant que Directeur sous l'influence de son fondateur Claude Imbert et en 2003 devient le PDG et Directeur de la publication. Sous sa houlette, les ventes augmentent et passent de 300 000 à 450 000 en l'espace d'un an (2010).

Janvier 2003, il assiste à l'enterrement de François Giroud.

En 2006, il publie "La tragédie du Président" où Dominique de Villepin ne reste pas indemne.

Dès 2006, il enchaîne sur "France 5" avec une émission politique appelée "Chef FOG" qui rappelle ces initiales. En mars 2006, il fait un essai avec "La Tragédie du Président" où il révèle certains aspects de la vie de Jacques Chirac. Ils se fâchent.

En 2007, il est entendu par la police pour avoir dévoilé dans un article du journal "Le Point", en 2005 des données concernant l'affaire d'Iskandar Safa, recherché par la justice et blanchi par la suite. C'est une année où il essuit les accusations car il est attaqué par ailleurs pour avoir "manipulé" le Jury du prix Renaudot afin que Daniel Pennac en tire profit.

Il a pour compagne Valérie Toranian, directrice d'Elle. Elle est petite fille d'arméniens rescapés du génocide qui débarquent à Marseille dans les années 20.

Il attaque Cécilia Attias, ex. femme de Nicolas Sarkozy.

Il vote Sarkozy en 2007 parce qu'il était immigré et en 2012 le plaque dans un article. Il est dit qu'il est de la race de ces grands voyous qui traînent à Marseille et il a de ce fait des obsessions : le racisme, les animaux, le déficit public, les 35 heures, le libre-échange... Il irronise sur le "hollandisme" !

En 2008, dans l'ouvrage "Monsieur le Président" il met l'accent sur Carla Bruni qui met en équilibre la vie privé de Nicolas Sarkozy. Nicolas Sarkozy s'insurge contre lui et demande à François Pinault de le retirer.

En 2009, sur "France 2", il présente "Vous aurez le dernier mot", le vendredi à 23 heures ; puis en 2010, il anime "Semaine Critique". En 2011, sur France 5, il apparaît dans "Les Grandes Questions" et sur la chaîne parlementaire LCP dans "Parlez-mois d'Ailleurs", puis "Le monde d'après en 2012 sur France 3. En octobre 2012, il repart sur l'émission nommée "2012" qui sera reconduite en 2013, sous le titre "Les Grandes Questions".

Il aime séjourné à Granville avec sa compagne. Son fils Alexandre (1985) tient un restaurant nommé "Green Pizz, 8 rue Cadet à Paris où il fait des pizzas.

Il est grand ami d'Alain Minc, auteur de "Spinoza".

Pour ce qui est de sa vanité, il reste sensible à sa notoriété qu'en l'édition d'un livre passe les frontières et font que le journaliste reste en berne pour laisser place à l'auteur.

Il obtint le prix "Renaudot".

Lorsqu'il écrit "Le vieil homme et la mort", il rend homme à François Miterrand.

Dominique Villepin s'est brûlé les ailes à l'essayer comme copain.

Dans le livre "L'Américain", il rend hommage à son père par son côté testamentaire. Ce récit violent et charnel raconte la vie de ces parents et de son enfance ravagée. C'est à cette époque qu'il découvre qu'il a un cancer et il veut faire part à ses proches, ses enfants qu'il faut se réconcilier avec ses parents, chose qu'il n'avait point fait avec son père.

Une vie, cinq femmes et sept enfants, Cindy est sa première femme avec qui il aura ces deux premiers enfants Frédéric et Sylvie ; mais c'est avec Isabella sa cinquième femme qu'il vit les six ans d'amour et aura deux filles. Sa maladie interromp cette vie et fait fuir sa jeune épouse.

2010, il découvre la maladie, celle qui porte un nom de plus en plus connue : le cancer. Il est soigné pour le cancer de la prostate et il décrit les conséquences intimes au travers de son personnage dans le roman "Un très grand amour". Il choisit la curiethérapie pour se soigner.

Dans "Un amour vrai", il rencontre celle qui lui fera oublié Isabella, c'est Angèle.

Il adore Cécile de France.

En 2012, il enflamme "Twitter" par des tirades sur la présidentielle.

"La cuisinière d'Himmler" est un clin d'oeil à sa mère au travers du personnage de Rose qui porte la vie avant tout. Rose semble épouser son siècle, tandis que l'auteur dit "baiser avec le pouvoir". Quant au nom de Rose, il a emprunté à une cuisinière de Marseille, d'origine sicilienne qui est devenue une copine. C'est son visage qui a donné naissance au roman. Au fait, il est végétarien et il est intéressant de connaître les recettes qu'il décline en fin de roman.

Il aime prendre table au restaurant "Don Corleone" (128, rue Sainte - 13007 Marseille), il partage souvent la table du patron Alfredo Mauro. C'est un restaurant connu à Marseille pour ses dîners littéraires mensuels, pour d'autres c'est un petit coin de Sicile à Marseille. FOG est le témoin du mariage de ce restaurateur. Souvent le week-end, il va dans son appartement de Marseille ou sa maison de famille de Merindol dans le Vaucluse qu'il a hérité de ces parents, achetée en 1968. Il aime aller à la table des restaurants "L'Ane sur le toit" et "La Bastide du grand tilleul", dans son village de Mérindol. De ces origines terriennes, il garde la passion du jardinage et consacre du temps à ces oliviers. Il aime le micocoulier, les rosiers... et son potager qui le nourrit. L'homme double aime parlé à ces oliviers, il est terrien et parisien, fidèle et voyou. Je ne dirai pas tout, il faut le lire pour être convaincu.

A Gordes, dans le Lubéron, François Miterrand avait acquis une propriété. Ils étaient proches, proches voisins mais les médias disent qu'aucun journaliste ne passa la porte.

Il lit dans l'ordre Hugo, Balzac, Flaubert, Albert Camus, Céline, Dostoievski, Steinbeck, Norman Mailer, Giono, Maupassant, Zola, Dickens, Zweig, Jean de la Croix, Spinoza, Pascal et Thérèze de Lisieux qu'il découvre grâce à François Miterrand dont le roman "Histoire d'une âme". Albert Camus fut de ses lectures vers l'âge de 13 ans.

Dans cette biographie, il est décortiqué et il en ressort également ces goûts. Au niveau des plats, c'est les pâtes au pistou, la boisson se résume au vin, quant à la couleur, elle nous apparaît par la présentation de la tomate pour le rouge et il nous fait part qu'il est saisi qand il rentre dans l'eau de mer. Au niveau art, son film préféré est Barry Lindon.

En janvier 2014, le 18 janvier, le jour de son soixante cinquième anniversaire, en désaccord avec "Le Point" sur le devenir de la société, propriété d'Artémis, holding de la famille "Pinault", il quitte son poste de patron, pour devenir Conseiller. La raison est son désaccord sur les transformations du journal, via le média numérique pour faire face à la concurrence.

Il a écrit 11 ouvrages dont,


Carnets de campagne -Flammarion-
Les souffrances du jeune Werther
Un très grand amour
Dieu, ma mère et moi
1987 - Jacques Chirac (document politique)
1991 - Le Président (document politique)
1992 - L'affreux
1993 - La fin d'une époque (document politique)
1995 - La souille
1996 - François Miterrand, une vie (document politique)
1996 - Le Vieil Homme et la Mort (document politique)
1998 - Le sieur Dieu
2002 - Mort d'un berger
2003 - L'abbateur
2004 - L'américain
2006 - La tragédie du Président (document politique)

2007 - L'Immortel
           Le lessiveur
2008 - Monsieur le Président (document politique)
2008 - Le huitième prophète ou Les aventures extraordinaires d'Amros le Celte
2012 - Dernier carnet, scènes de la vie politique en 2012 (et avant)

2013 - Dictionnaire anti-citations "pour vivre très con et très heureux" (Le Cherche Midi).

 

Bibliographie

Lecture, semaine 3,  janvier 2014.
Merci à Marie-Laure pour ce prêt.

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Liste de mes lectures "Lire et reliure" 

Vous aimerez peut-être : 
(clic sur photo pour lien)

 

 Les_oreilles_de_Buster

La_voie_marion_de_Jean_Philippe_MEGNIN

Les_chaussures_italiennes_de_Henning_Mankell

Balzac et la Petite Tailleuse chinoise


L'ombre du vent

La_vie rêvée des plantes de Lee Seung-U

Les oreilles de Buster
Maria Ernestam
La voie marion
Jean-Philippe Mégnin
Les chaussures italiennes de Henning Mankell Balzac et la Petite Tailleuse chinoise
Dai Sijie
L'ombre du vent 
Carlos Ruiz Zafon
La vie rêvée des plantes
Lee Seung-U

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Traduction  : Français,  Allemand, AnglaisArabe, Hollandais 
Parution : dimanche 26 janvier 2014
Mise à jour  :  15 février 2014
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