Impasse des Pas Perdus

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02 novembre 2014

Hokusai croque l'âme bleue des japonais

 

 

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C'est au Grand Palais à Paris que je découvre l'oeuvre d'Hokusai appelé "Le vieux fou de la peinture" dont le nom n'est autre que Katsushika Hokusai (1760-1849). Prononcer "Hokeusaï", si vous voulez en parler !

 La langue japonaise se chante, elle est aussi poétique que l'art poétique ou dramatique. Les mots se disent d'une manière particulière, il ne s'énonce pas ; c'est une vraie partition chaque syllabe et elle rappelle les chants populaires traditionnels. L'instrument est la gorge, chaque corps fait surgir un son différent qui a matière a étonner par ces vides et ces pleins. Il en est de même, pour la peinture de Hokusai, elle me semble poétique.

Hokusai se surnomme lui-même Gakyōjin, autrement dit "Fou de dessin". Hokusai a changé plusieurs fois d'identité au cours de sa longue carrière. De Katuskawa Shunro, il prit le nom de Gakyo Rojin Manji (Le vieil homme fou de peinture). 17 signatures différentes sont recensées dont Sori, Taito ou Itsu que l'on retrouve sur les célèbres "Trente-six vues du Mont Fuji" et chacune correspond au passage d'une école picturale à une autre. Il a aussi utilisé plusieurs noms secondaires comme Toki (1799), Raishin (1811) et Kakō (1811). Autant de pseudo que de facettes pour exprimer sa personnalité créatrice.

La Grande Vague de Kanagawa

 

Dans sa vie, il déménage aussi souvent qu'il change de nom !

Dans l'oeuvre d'Hokusai, j'y découvre poésie, délicatesse et nourriture spirituelle. Les contes et légendes défilent et je succombe devant l'Asie de l'Estau. Il incarne la spiritualité et l'âme de son pays. A travers mythologie et culture japonaise, ce parcours est un grand voyage dans le pays du Soleil levant. L'époque Edo est également marquée par le shintoïsme (神道, shintō), appelée littéralement "La voix des Dieux". C'est la religion la plus ancienne du Japon et elle est particulièrement liée à la mythologie. Au Japon, chaque région avait ses propres Dieux et ses propres rituels.

 

Hokusai Yang Hokusai Yin

Yang (masculin) et Yin (féminin)

 

A cette époque les japonais étaient intimidés par l'avance culturelle chinoise et voulaient rivaliser avec elle. L'anthologie mythologique et l'anthologie poétique servaient le cycle de la naissance et de la renaissance. C'est le mélange des systèmes qui engendra le "Shintoisme".

L'empereur était la représentation des Dieux dans le monde mortel. Ce mandat divin de la famille impériale a forgé la mentalité japonaise. Chaque élément de la terre dans cette religion a le caractère sacré de la Nature. De même, chaque parcelle de la vie a un caractère sacré.

A l'origine, les chasseurs-pêcheurs du Jömon était le seul peuple au monde à pénétrer dans l'ère du néolithique qui resta nomade. Cette ethnie Jômon a pour origine les Inuits par l'arc Alaska-Nunavut-Groenland-Finlande-Sibérie-Japon qui formait la patrie originale des "Hyperboréens", le Svastika polaire de l'homme du Néandertal. Les japonais ne sont donc pas de l'Est mais un peuple d'Extrême Nord. Le Japon constitue donc l'avant-garde eschatologique de l'Eurasie.

Le shintoïsme entraîne le nomadisme par la pratique du "Shikinen Sengû" qui consiste à déplacer tout sanctuaire chaque vingt ans. Tous les édifices de bois sont donc détruits et reconstruits sur un autre site. Ainsi, sur ces mêmes moeurs, la capitale est déplacée à chaque nouveau Empereur (Naniwa, Ôtsu, Nara), jusqu'à l'arrivée du bouddhisme à la fin du VIIIème siècle et plus tard la période "zen".

C'est l'impermanence des choses, liée à l'air et à l'eau qui s'opposent à celui de la stabilité terrestre. Cette culture japonaise fait donc ressortir la légèreté des matériaux d'habitation par les paravants amovibles et le caractère sélénien des arts traiditonnels (Unkiyo-e ou "images du monde flottant", volutes éthérées du Koto et du shakuhachi dédiées à la contemplation musicale des froides lumières de la lune, laques et céramiques aux motifs vibrants d'irréalité translucide), littérature féminine et mortuaire (Kojiki initié par l'impératrice Gemmyô aux Contes de pluie et de la lune de Ueda Akinari jusqu'au Genji monogatari qui est l'unique exemple de roman nation écrit par une femme.

La période Sakoku ferma le Japon pendant 215 ans.

 

Le Fuji bleu

 

Le mont Fuji, dans la tradition shintō, est considéré également comme un élément du paysage naturel sacré.

 

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Le Grand Palais abrite donc la plus grande exposition mondiale de l'artiste Hokusai, c'est la consécration d'Hokusai.

En hommage à ses noms, l'exposition est déclinée en 6 séquences dont :

 

- Katsukawa Shunrô (1778-1794),
- Sôri (1794-1798),
- Katsushika Hokusai (1798-1810),
- Taito (1811-1819),
- Iitsu (1820-1834),
- Gakyô Rojin Manji (1834-1849).

 

Pêcheur

Le tableau de "Pêcheur" laisse le doute d'un autoportrait de Hokusai. Le texte est composé de brefs poèmes figurant au-dessus du personnage. L'un d'entre eux se termine sur le nom de Manji, une des signatures de Hokusai. Sa représentation, serait alors âgé d'une soixantaine d'années. Sa pêche ne semble guère fructueuse, le panier est vide. Sa position porte à croire qu'il n'est pas pressé car sa ligne n'est pas lancée à l'eau.

 

 

C'est le Maître des estampes japonaises qui créa le fameux tableau "la grande vague de Kanagawa" 神奈川沖浪裏 (ukiyo-e ou "image du monde flottant" - 1831) qui fut la première estampe des trente-six vues du Mont Fuji (de 1831-1833). Le thème de la vague est récurrent comme les vagues qui ne cessent de remplacer la précédente.

Ces oeuvres sont conçues selon la tradition japonaise du boudhisme, par le mouvement de la vague qui exprime le pessimisme d'un monde impermanent qui reflète notre nature fragile face à la nature grandiose et souveraine.

Il peint avec beaucoup de vigueur et d'effets visuels. Sa peinture est une énigme pour ma part. Je relève qu'elle puisse être codifiée, malgré des dessins parfois dépouillés.

 

Le poète Teba

 

La couleur bleue est le symbole de la "Révolution bleue". Le bleu de Prusse est sa prédilection, dès 1829. Cette couleur, appelée également "Bleu de Berlin", fut découverte en 1705 à Berlin comme l'indique son surnom, par le fabricant de couleur Johann Jacob Diesbach. Ce bleu est obtenu par une préparation à base de cochenilles, d'alun, de sulfate de fer et du sang de boeuf séché qui remplaça la potasse absente. Dès 1709, les peintres européens emploient ce piment. Lorsque sa composition secrète fut révélée, il prit même le nom de "bleu de Paris" et est défini comme "Bleu intense" ! La couleur bleue était obtenue par des pigments très chers, comme le lapis Lazuli. Elle était donc très peu utilisée par les artistes. Le bleu de Prusse a la particularité de perdre son éclat avec le temps et prend une teinte verdâtre jusqu'en 1850. Cette couleur fut introduite au Japon par les Hollandais en 1820.

Le jaune dans la "Grande Vague" reprèsente le sable".

Le mont Fuji est en arrière plan et se confond à la mer et malgré qu'il soit effacé par la grande vague, il est l'élèment le plus important. Il est calme devant les forces de l'eau, il est le symbole terrestre avec les hommes qui se battent contre le ciel et la mer.

La vague représente la force écrasante de la Nature. Le ciel est calme et la mer déchaînée, en parfaite opposition comme le Yin et le Yang.

 

La grande Vague représentée avec les oiseaux

 

 

Hokusai utilise la technique de l'impression faite à partir de plusieurs planches de bois gravé, soit sur bois polychrome d'environ 25x38 cm. Au départ, il dessine au pinceau sur un papier mince et translucide, fabriqué à base de fibres de mûrier entrelacées. Chaque impression comporte une couleur et notamment ce bleu intense.

 

Hokusai Femmes de retour après la récolte de thé

 

Hokusai Bambou

 

Dans cette série, il exploite le format horizontal qu'il emprunte à l'art occidental. Le Mont Fuji ou Fujisan (volcan sacré) est un endroit symbolique dans l'art boudhiste et un lieu de pèlerinage shintoïste. Il apparaît en fond de paysage, enneigé. dans ses toiles avec en premier plan, une tempête dans la baie de Tokyo, au large de Kanagawa. Dans les creux de la houle, les barges de pêcheurs s'aperçoivent et donnent l'ordre de grandeur de la vague qui est de quatorze à seize mètres de haut. Les barques sont effilées comme des sabres de Samouraï. La vague évoque le mouvement perpétuel. Tel un monstre, elle aspire et rejette en écume. Le principe du Yin et du Yang sont à noter dans la manière dont les formes sont marquées, voire cernées et l'utilisation dissociée des couleurs.

La vague est une métaphore.

 

La Grande VagueEstampe 1 de la série "35 vues" - La grande Vague

Le trajet visuel de la lecture de l'image se fait de gauche à droite. La masse d'eau s'équilibre et s'oppose au reste de l'image, dans un équilibre presque parfait de plein et de vide qui forment une symétrie. La vague représente l'instantané, à l'instant où elle va être en rupture par la perte de l'équilibre et est sur le point d'engloutir les embarcations des pêcheurs. Le Fuji apparaît au loin.

 

Hokusai vue sur la mer 01

Katsushika Hokusai

 

Le tableau ne mesure pas 16 mètres de haut, à mon grand regret.

La vague fait référence à cette vague monstrueuse qui détruisit la ville d'Edo.

 

Le pêcheur de Kajikazawa

 

 

Garçon contemplant le Mont Fuji

La neige est la lumière blanche des anges / Neige de Maxence Fermine

 

 

Vent du sud, ciel clair

Gaifû Kaisei 凱風快晴 qui signifie "Vent du Sud, ciel clair"

Le Fuji est rouge, les rayons du soleil levant illuminent le Fuji. C'est l'été, seules quelques traînées de nuage recouvrent le mont. Ce tableau fut réalisé au début des années 1830. Cette série témoigne d'une rupture dans l'art Hokusai. Il privilégie l'aspect inattendu d'un moment saisi dans les sites touristiques, alors que les autres artistes étaient plus conventionnels.

 

 

Mythique volcan où la montagne sacrée. Il ressemble aux portes du ciel

 

Orage sous le sommet

Hokusai a peint le Mont Fuji après l'avoir gravi à la rencontre du petit peuple dans chaque province sur les pentes du Dieu Blanc. Il peint ces paysages avec ces pinceaux qui associent l'onguent des kami (divinités) qui va jusqu'à l'essence des choses.

 

Le pin coussin à Aoyama

Hokusai dans les années 1830 voue un véritable culte à la montagne sacrée. Après trois années consacrées à méditer sur cette divinité, il peint ce chef d'oeuvre, en trente six vues.

 

Hokusai La baie de Tago

Pour accéder au Mont Fuji, il faut traverser la forêt "Aokigahara Jukai" qui regorge de légende. Fuji, le plus haut volcan du Japon (3776m) est reconnu comme une montagne de perdition. Beaucoup de randonneurs perdent leur chemin ; aussi, chaque année, il est organisé une expédition pour retrouver ces corps disparus.

La foret est si dense qu'il est difficile de se diriger en fonction du soleil.

Le sol crevassé est masqué par des branchages, des feuilles.

Bref, un vrai labyrinthe où il ne fait pas bon y aller seul sous peine d'y laisser la vie.


Les Pins de Fuji ou Tôkaidô HodogayaLe Fuji vu de Hodogaya sur la route du Tôkaidô. La route est bordée de pins et les voyageurs passent, l'un a cheval est gudé par un palefrenier, l'autre est assoupi dans un kago (palanquin). Ils ont croisé un moine mendiant coiffé du grand chapeau de paille. Editeur : Eijudo.  Dessins de la série "Fugaku sanjurokkei" ou "36 vues du Mont Fuji"  Signé : Zen Hokusai aratame iitsu (vers 1830-1835)

 

L'ascension du Mont Fuji"Celui qui gravit le mont Fuji une fois est un sage, celui qui gravit deux fois le mont Fuji est un fou" proverbe japonais.

L'ascension nécessite une bonne condition physique. Il faut traverser une zone de nuages et la température est basse, parfois même négative. Au sommet des vents forts vous soulèvent vers le ciel et l'oxygène est aspiré par l'au-delà.

 

Hokusai Fuji de Kanaya

 

 

Hokusai L'arrière du Fuji depuis la rivière Minobu

Hokusai Le temple d'Asakusa Honganiji dans la capitale d'Eastern

Umegawa dans la province de Sagami oules champs du hameau d'Umezawa dans la province de Sagami

 

Hokusai L'ile Tsukada dans la province de Musashi

Soshu hakome kosui

Le Fuji est vu du lac Hakone, dans la province de Sagami. Sur la rive du lac Hakone, on aperçoit parmi les arbres, à droite, les toits du temple d'Hakone Gongen. Des nuages épais de brume découpent le paysage dominé par une colline. La cime enneigée du mont Fuji est à l'horizon. Dessin de la série "Fugaku Sanju Rokkei" ou "Les trente-six vues du Mont Fuji". Signé : Hokusai aratame iitsu no fude (1826-1833) Editeur : Eijudo

 

 

 

Koshu inumetoge Le mont Fuji dans la passe Inume de la province de Kai. Deux voyageurs sont suivis par deux autres, portant de lourdes charges et gravissent péniblement la colline. Dessins de la série de "Fugaku sanju rokkei" ou "Les 36 vues du mont Fuji". Signé : Hokusai aratame IItsu no Fude  (vers 1826-1833) Editeur : Eijudo

 

 

Hokusai La côte des sept lieux

Hokusai La rivière Tama dans la province de Musashi

Hokusai Reflet du Mont Fuji dans le lac Kawaguchi

Le lac Suwa dans la province de Shinano

 

Hokusai Senu dans la province de Musachi

Plage de Sishiri

 

La scierie à Honjo

Rue Suruga

Le mont Fuji vu de la province d'Owari

La terrasse Zazai du temple des 500 Rakan

La maison de thé d'Hokusagawa le matin après une chute de neige

 

Voici un des contes de Lan Lan Hue sur le Mont Fuji

Le labyrinthe s’enroulait vers l’intérieur. C’est une sorte de jeu de l’oie où chaque pion est escargot de cristal. Sous le chemin, des fleurs carnivores, des puits, des prisons, des ponts parfois mais qui ne sont que la toile de fond. L’essentiel réside dans les cases, toutes habitées par des estampes. Ce sont les trente-six vues du mont Fuji. Il n’y a par ici que des âmes errantes se promenant en toute liberté. Entre deux cases. Entre deux vies. Parfois même à saute-mouton. Elles sont les jokers du jeu. Souffles nouveaux. Courants d’air. Bleus, gris, vibrants. Se glissant dans les oreilles de la nuit. Elles chuchotent des histoires improbables.

Le premier escargot de cristal cheminait ainsi de son pas lent. Il pouvait courir, nager, voler. Magie de gastéropode. Mais il ne se pressait pas. L’escargot numéro un n’est pas primaire, c’est un être réfléchi. Il a d’abord survolé du regard, les espaces qui s’ouvraient à lui. Et bien avant que le dé ne soit jeté, gros dé à points noirs, il observait les chemins, analysait les embûches, imaginait des issues insoupçonnées. Les paysages avaient des contours indécis qui lui faisaient imaginer tous les possibles. Che vuoi ? crut-il entendre. C’était sans doute pour cela que les âmes errantes se sentaient chez elles, se disait l’escargot numéro un. Il sourit et pensa :

-Ah, plus besoin de sépulture ici ! Plus besoin de courir. Seulement s’asseoir, parler ou se taire. Habiter enfin, l’hospitalité de la réponse, celle que chacun a trouvée sur son chemin.

Et le voilà qui lance son dé. Ici, un seul dé est en jeu. Un point noir s’affiche. Et l’escargot numéro un glisse doucement vers la première case. C’est la grande vague de Kanagawa. Tout le monde la connaît, avec ses bords frangés d’écume, son bleu de Prusse soutenu, ses blancs, ses gris aux dilutions contrastées. Et là, surgi au sein de la tempête, le mont Fuji dresse son pic blanc. Mais n’est-ce pas plutôt la pointe d’une autre vague, petite sœur venue du ressac ? L’escargot se prit à rêver et à sourire.

Ah ! C’est un jeu formidable ! Je vais le proposer aux musées, le vendre dans le monde entier! Ah, voyager à travers toute la planète.

L’escargot fut rempli d’aise à cette idée. Il imagine le succès, il se voit riche. Mais voilà qu’il décide de ne pas rester trop longtemps sur la case numéro un, le temps se faisait humide sous les embruns. Jetant un œil au-delà, il rencontra une première âme errante. Elle était assise sur le rebord, entre deux cases, ses jambes pendantes débordaient du chemin et semblaient en barrer la route. Elle n’avait pas peur des fleurs carnivores qui poussaient dans l’arrière-scène. Ce n’était plus son problème d’âme errante car la peur de se faire manger toute crue et de passer dans l’autre monde n’existait plus. La première âme errante était une âme paisible, elle vivait en dehors du temps. Elle regardait passer les escargots sur le chemin. Assise en surplomb, elle observait leur comportement avec tant d’attention que l’escargot l’imagina avec un petit carnet où serait écrit un titre en belles lettres rondes, en gras et en italique : « Notes sur les escargots de cristal », ou encore «  A propos des escargots de cristal » avec en sous-titre «  étude sur un lot de deux, époque d’Edo »

Il l’interpella alors, amusé de son idée :
-Ho ! Que penses-tu, toi qui es là, assise entre deux cases ? Vaut-il mieux sauter la case des désastres naturels dès le départ ? Je crains de me faire renverser par la vague ! Cette barque ne me dit rien de bon ! Elle semble bien trop fragile !

L’âme errante lui répondit tranquillement :
-Oh, ça dépend. J’en ai vu, au coup de dé suivant, qui ont bondi à la case six. Elle est magnifique. Puis, tu vas voir, les choses se répètent ensuite. Tu le découvriras au fur et à mesure du chemin. Je ne te dis pas tout. Pas maintenant. Tu n’arriverais plus à être étonné. Ce serait un peu triste de ne plus être surpris dans son voyage.
-Case six, je retiens. Qu’a-t-elle donc la case six ?
-Je t’ai dit : je ne peux rien te dire !
-Oh, un peu quand même ! Juste un peu !
-Bon, juste un peu, alors ?! On peut se transformer ! C’est tout ce que je peux te dire !!!!
-On peut changer, c’est ce que tu veux dire ?

L’âme errante disparut. Elle avait tourné les talons. L’escargot devenait décidément trop curieux. Certains veulent tout savoir dès le départ alors que le trajet est fait justement pour découvrir. L’essentiel est dans le chemin mais pas dans le but à atteindre. Qui ne le sait ? Sur le chemin, l’âme rencontra une consœur avec qui elle ne put s’empêcher de raconter l’histoire et de lui dire, comme pour se libérer :
-Ah, il faut tout leur dire à ces escargots !
-Oui, c’est curieux comme ils se croient intelligents !
-Drôles de petites bêtes…
-Oui, curieux, quand même, ce manque d’humilité.
-Ils veulent tout voir, tout savoir, tout, tout de suite, dès le départ. Ne pas prévoir les bonheurs, les malheurs, ni les surprises…enfin saisir toute la vie, tout de suite !
-Et oui, alors que l’essentiel ne se voit qu’avec le cœur… Ah le cœur, qui donc en a parlé ?
-Je ne sais plus, ce n’est pas bien grave…

Un autre dé fut jeté. Deux. Il n’arrivera pas à la fameuse case six. Tant pis, il passera dessus de toutes façons. Il aboutit à la case trois : « Orage sous le sommet ». Une si belle case. Les nuages sont brillants, surmontant les éclairs d’orage. Le reste du mont flamboie rouge, sombre, garance, terre d’ombre peut-être. L’escargot de cristal médita, à la case trois. Il imagina sa vie. Au bas du mont Fuji. Avec toute la montagne à gravir. Elle lui parut monumentale pour son petit corps de mollusque. Mais le rouge, le bleu lui furent si fascinants qu’il voulut tenter l’aventure. Il remercia le mont Fuji. La dureté de l’ascension lui semblait atténuée par la beauté de ses lignes. Il s’exclama :

-Magnifique, le « Vieux fou de peinture »! Bravo !

Mais il se disait aussi que peut-être de la case trois, il pourrait hisser ses deux petites antennes devant lui, il verrait alors ce qui se passait à la case six.

- Case six, que me racontes-tu donc?
La case six était à son paroxysme.
-N’était-ce pas celle du pin coussin d’Oayama ?

Velouté, floconneux, il semblait ouvrir ses bras pour accueillir le voyageur sous son ombre. Et entre les feuilles, surgissaient les nuages, le ciel et la pointe du mont Fuji. Pèlerins en cette vallée de larmes, ils essayaient tous, de survivre. En travaillant, en marchant, en voyageant. Sur le chemin des trente-six vues du mont Fuji….

Mais un souvenir revint à l’escargot. Dans son éducation d’invertébré, il lui avait été recommandé de converser avec les âmes errantes. Dialoguer avec l’au-delà permet de se distancier d’avec l’immédiateté de l’existence, lui avait-on dit. Ne pas être par trop primaire. Accéder à une certaine métaphysique, avec néanmoins son pendant, l’obsolescence programmée de toute transcendance… Il avait appris tout cela, très jeune. Les âmes errantes avaient un privilège. Elles étaient entre deux mondes. Un pied dans le monde des vivants qu’elles chatouillaient encore. C’est pourquoi elles savaient si bien les comprendre. Mais un pied déjà ailleurs. Fugacités de l’être. En clair-obscur. Dansant dans les rondes du temps.

L’escargot poursuivit son chemin et se retrouva case dix. On y voyait le mont Fuji vu de la province d’Owari. Un tonnelier travaillait dans le cercle de ses anneaux, tel un petit hamster courant dans sa cage de jeu. Pauvres humains ainsi épinglés sur la toile. L’escargot prit pitié de lui mais il se reprit et se dit :

-Il ne faut pas que je me laisse distraire par ces images des siècles passés. Il faut que je m’occupe de mon destin et que je ne me fasse pas doubler par l’escargot numéro deux !

En effet, l’escargot de cristal numéro deux, avait commencé son parcours juste au second coup de dés. Il n’avait pas perdu de temps, il ne s’arrêtait pas discuter avec les âmes errantes. L’important pour lui était de se concentrer pour arriver le plus rapidement au but. Il avait un tempérament de compétiteur. Rien ne lui résistait. Concentré, performant, efficace, il avait toutes les qualités. Mais pourquoi ? Et puis quelle importance ? De toute façon, ils arrivaient tous au cimetière des escargots, là où les coquilles se désagrègent. L’escargot numéro deux eut un dernier sursaut, une pensée lui traversa l’esprit :

-Ici ou de l’autre côté de la terre, quelle différence, maintenant que j’en ai fait le tour, moi aussi. Ici me semblait si loin, si passionnant quand j’avais la tête en bas, de l’autre côté de l’hémisphère. Le monde me semblait tourné vers des vies extraordinaires. Et maintenant que je suis ici, la vie se retourne comme un gant et voilà venir l’envers des choses.

Il sonda son être de cristal. L’interrogea. S’interrogea. Une dernière fois. Comme pour confirmer ses espoirs et vérifier leurs mirages. Une dernière fois :

- Cristal, oh mon doux cristal, ne vois-tu rien venir ?

Mais le cristal resta sans voix. Et les reflets réverbérés sur sa paroi translucide, ne lui montraient en retour que les miroitements des vues du mont Fuji… et la route qui poudroie. C’était une méditation infinie qui puisait sa véracité dans les replis de ses hésitations. Peut-être valait-il mieux absorber les bleus de son âme, se disait l’escargot numéro un, en observant son frère numéro deux. Oui, plutôt que de se dépêcher vers un but certain et se désintégrer tout aussi sûrement.

Il se souvint du bleu de Prusse, si apprécié des peintres. Facile, profond, délicat, multiple en nuances. Bleu de Berlin aux labiales si douces. Vibrant dans son regard d’escargot. Le monde était devenu bleu… Et son chemin plus délicieux encore. L’escargot numéro un arriva ainsi par la grâce d’un autre coup de dé, à la case quinze. Elle était un véritable havre de fraîcheur. C’était celle du pêcheur de Kajikazawa. Tout le monde le connaît ici, pris dans l’effort quotidien de son travail. Lui et son filet de pêche tendu hors de l’eau. Les vagues, la mer, le ciel, bleu, gris, vibrant, tout était là, il ne se laissait pas distraire. Il faisait corps à l’eau, au ciel, à l’air, au mont Fuji. Et la ligne du filet de pêche semblait doubler la courbure du mont, elle en épousait l’ascension.

A ce moment-là réapparut la première âme errante.
-Oh, ne t’éternise pas !!! Les voyageurs semblent toujours fascinés, ici. Ils s’arrêtent. Et les voilà qui lèvent les yeux, à en oublier et la terre, et le ciel, et la montagne !
-Mais pourquoi donc ?
-Tu vois, ils s’imaginent dans la pointe blanche tout en haut, au-dessus du vide, puis les voilà soudain attirés vers le bas, quand le regard suit la ligne du filet de pêche, ils redescendent alors au fond de la mer, puis la vague les ramène en sa courbe sur le rocher où se tient le pêcheur… Ils se perdent dans tous les coins du tableau, ne savent plus où ils sont, ni quels chemins emprunter.

L’escargot de cristal numéro un n’était pas primaire, il prit le temps de réfléchir. Il s’était arrêté lui aussi. Il observait à présent le paysage. Posément. Tranquillement. Sous les cases, il le savait, il y avait des paysages étranges, des fleurs carnivores. C’était une terre piégée qui s’étendait sous le chemin, minée par des pulsions inavouables. Une vie dangereuse s’épanouissait sous la réalité du monde…, celle du mont Fuji de l’époque d’Edo. Il avait peur de laisser traîner son corps de gastéropode en dehors des marges des cases. Qui sait ce qui aurait pu arriver… Il avait peur de se faire aspirer dans un trou du temps. Sans compter que l’escargot de cristal numéro deux galopait devant lui, loin devant maintenant. Il ne voyait même plus la case où il était. Le jeu lui sembla soudain étrange et toutes ces agitations bien inutiles. Il décida de faire une pause à la case vingt-trois, sur la terrasse Sazai, au temple des 500 Rakan. L’histoire ne le concerna plus. Il avait décidé de s’arrêter là pour toujours, pour suspendre le temps. Il s’est endormi, recroquevillé dans sa coquille transparente de cristal. Son compère numéro deux, pendant ce temps, était arrivé, haletant à la dernière case. Epuisé, essoufflé, il s’est effondré, terrassé. Infarctus du myocarde. La nécrose l’immobilisa pour toujours. Sa coquille d’escargot, soudain, s’est désintégrée, une fois la ligne d’arrivée franchie… Il faisait très chaud ce jour-là. Ni son âme, ni son corps n’ont tenu le coup.

Les âmes errantes étaient au balcon, à cheval sur les cases, elles ont alors soupiré, observant du haut de leur ciel d’âmes errantes, la vie terrestre des escargots voyageurs. Elles se sont alors exclamées :

-Toujours la même chose ! Ils croient toujours qu’il faut se dépêcher, courir, voler, être performant, faire le maximum de choses le plus vite possible…
-Regardez où ça finit !
-Comment ça finit surtout !
-Pas même le temps de voir le soleil, les nuages, la mer bleue, l’écume des vagues.
- Quelle pitié !

L’escargot numéro un s’était assoupi. C’était sur une terrasse où l’on danse, où l’on bavarde, devant le mont Fuji. Face au ciel, à la terre, à l’eau. Plus loin, il y avait une maison de thé. A la case 24. Ce n’était pas un débit de boissons alcoolisées. Seulement une maison de thé. L’escargot de cristal s’était arrêté. Il avait oublié le but du chemin. Il sirotait son thé aux feuilles fraîches. Le breuvage était d’un vert profond et les vagues du jour y miroitaient. L’escargot en humait le parfum, il aimait sentir frissonner l’eau sous le vent, il aimait se rassasier d’herbes sauvages. C’était un festin anisé cueilli le long du sentier de montagne qui s’offrait à lui. C’était une promenade au sein de la nature. Il s’y blottit et, avec son petit corps de mollusque, il venait se frotter à la dureté du monde. Mais la nature avait, elle aussi, trouvé son refuge. Elle se promenait maintenant dans son corps de gastéropode, de façon inversée, en miroir. Ils se promenaient l’un dans l’autre. Ils n’étaient plus qu’un seul corps, qu’une seule matière. Et la nature et ses chemins escarpés s’étiraient en lui, dans ses boyaux d’escargot qui charrient habituellement de la terre. Et la terre est devenue fertile, prospère, rieuse car pleine de promesses. Alors au sein de ses entrailles de cristal, la vie cachée du monde de l’herbe est venue s’épanouir. La neige est tombée sur la maison de thé de Koishikawa. C’est l’hiver, la fin de l’année arrive. Son manteau blanc a fait ployer l’arbre au-dessus du toit de la petite maison de thé. Les visiteurs devisaient. Le thé est chaud. Vert. Blanc. Rempli de ses sommités printanières.

L’escargot de cristal numéro un avait oublié de bavarder avec les âmes errantes. Il n’en avait plus besoin. Il s’était arrêté, à la maison de thé de Koishikawa, sur cet ilot en dehors du temps. Il avait repris son rythme d’escargot. Sa nature d’escargot. Il prenait tout son temps, s’attardant sur le bord d’un nuage pour admirer un éclair de lumière. Sous lui, prospéraient les légumes inconnus, les fleurs carnivores, les puits insondables. Et malgré tous leurs attributs, ils ne rivalisaient pas avec les traits et les couleurs du « Vieux fou de peinture ». L’escargot numéro un s’était éternisé à la case vingt-quatre de Koishikawa. A l’intérieur des trente-six vues du mont Fuji.

Texte initialement publié sur le blog : http://lescosaquesdesfrontieres.com/2014/04/#_ftn1

 

Sur la plaine de l'océan

 

Peintre, dessinateur, graveur... l'artiste a un trait fin pour décrire les paysages avec des airs de l'occident, il dompte les principes traditionnels de l'art japonais. A cette époque, il est interdit de sortir du Japon. Ces oeuvres sont faites principalement sur du papier ou de la soie. Il sait aussi croquer les traits, la physionomie et est connue également pour son répertoire de grimaces.

 

Le pavillon du turbo cornu

 

Danses masculines, HokusaiPage du recueil Otoko dôka ( « Danses masculines »), 1797-1798, Impression polychrome (nishiki-e),
recueil de kyôka illustré (kyôkabon),
Editeur : Tsutaya Jûzaburô,
Signature : Hokusai Sôri ga,
Don Alexis Rouart, 1894, EO 228

 

J'ai admiré ces dessins de carpe, crevette, souris, singe, coq, renard, cormoran croqués avec tant de réalisme qu'il faut un oeil expert pour connaître la symbolique. La carpe, par exemple, représente la persévérance, tandis que la tortue amène l'attachement au sol par opposition à la grue qui incarne le détachement. La crevette m'inspire par ses couleurs floues. L'hololturie, un nom si étrange pour désigner le concombre de mer.

 

Deux carpesC'est une oeuvre rare car un seul exemplaire existe au monde de ces deux poissons. Il fait partie de la série qui était destinée à orner les éventails (qui comporte également : canards, fleurs, oiseaux). Ces carpes se détachent du fond orné d'algues. Les yeux des poissons sont peints en bleu de Prusse. L'oeuvre est signée "Pinceau d'Iitsu, anciennement Hokusai".

 

Hokusai Coq

 

Hokusai Singe

Grenouille sur la branche

Hokusai Poissons

En Extrême-Orient, un poisson seul représente la richesse ; par paire, ils évoquent l'union, la félicité conjugale et la fertilité.

 

Katushika Hokusai Trois tortues d'eau


Hokusai Oiseaux

Katsushika Hokusai Bullfinch and weeping cherry

Bec croisé sur chardon

Tortues - 1798

Cette estampe fut distribuée par Hokusai à ses amis, afin de les informer qu'il change de nom d'artiste et qu'il signera désormais "Sori". En haut à gauche, le texte rédigé par un de ses proches souhait que la lumière de l'étoile polaire (signe de Hokusai) brille plus fort encore sur lui. Toute sa carrière, Hokusai pris une vingtaine de fois un nouveau nom d'artiste. Celui qu'il garda le plus longtemps est "Pinceau de Manji, le vieil homme fou de peinture, anciennement Hokusai".

 

animal

Hokusai Poulets

Deux grues sur un pin couvert de neige

Hokusai Carpe 02

 

Katsushika Hokusai Gotô kujira tsuki - 1830

Il produit des estampes, des peintures, des gravures, des éventails, des manuels de peinture, des calendriers, des livres imprimés, des manuels scolaires... soit plus de 30 000 oeuvres estimées comme des trésors nationaux au Japon. Il est l'inventeur du terme "Manga" par ses dessins spontanés. Les dessins "Hokusai Manga" sont fait sur quinze volumes durant la période de 1814 à 1878.

 

Katshushika Hokusai Le Mont Fuji avec les cerisiers en fleur

 

Le char impérial Katsushika Hokusai

Le ramasseur de chataîgneLe ramasseur de chataîgne pourrait être Kensan, le serviteur du Daruma. Il est légèrement penché et tient un balai dans sa main droite et dans sa main gauche, une pelle en osier. Dessin signé Hokusai. Le vieillard fou de dessin, âgé de 80 ans.

 

 

Hokusai Moissoneurs au travail

 

Rivière Minobu

Hokusai Gravure 01

Hokusai Gravure 02

Hokusai Campagne avec deux moissonneurs

Ueno

Hukosai Tokaidô

La baie de Noboto

Katsuhika Hokusai Jeune femme faisant o-hyakudo Egoyomi

Katsuhika Hokusai Jeune femme lavant son linge

Katsushika Hokusai Agriculteurs
Signé : Zen Hokusai Manji ô fude


Hokusai s'est installé par seulement dans la ville d'Edo (aujourd'hui, Tokyo) où il s'inspira de la rivière "Sumida" ; non, c'est un peintre qui croquait la vie et qui vécut dans cent endroits différents.

 

La gestuelle des personnages est une sorte de pantomine et leur expression, voire les mimiques des personnages sont caricaturales. Cet art est subtil car il développe une atmosphère et l'interprétation est remarquable. Il s'inspire du folklore japonais et développe ce côté fantastique. Il ne manque plus que la musique pour soutenir cette ambiance.

 

Ono, le crétin

Hokusai Manga 13

 

Manga

Carnet de croquis N° 1

Ce carnet de croquis N°1 fait partie des 15 cahiers "Hokusai Manga" qui furent édités à partir des années 1810. Le premier cahier obtint un tel succès que l'éditeur en publia jusqu'à 10 volumes, puis 15. Le terme "Manga" désignait à l'époque un dessin libre, une esquisse.  C'est seulement au XXème siècle qu'il devint au Japon, synonyme de "bande dessinée". Tous les thèmes sont abordés, y compris celui du reptile que vous voyez sur cette page : batraciens et insectes.

 

Ôiso

 

 

 

Hokusai peint la lune, alors que la lune éclaire son étoile. La lune dessine dans l'eau les traits des ombres qui marchent et accompagnent chaque personnage.

 

Miroir de Chine -1830 HOKUSAI

 

 

 

 

Hokusai Oiso

 

Katsushika Hokusai Futakawa

Katsushika Hokusai Oni no nanatsume

Il peint les militaires très poilus, il semble que cela soit des soldats chinois ! J'avais pourtant pris habitude que les asiatiques sont imberbes.

Le miroir est souvent repris car il reflète sa propre image qui incarne un acte de foi comme l'antique injonction delphique "Connais-toi toi-même". La présence du miroir fait partie des objets légitimés par le pouvoir comme l'épée, le joyau et donc le miroir.

Le saké est un breuvage issu de la fermentation du riz. Hokusai, dans un ouvrage plein d'humour décrit ses arômes de fruits frais ou fleuris. Voici une de ses paraboles :

"S'il y a le moraliste, qui dit qu'à la première coupe, c'est l'homme qui boit le saké, qu'à la seconde coupe, c'est le saké qui boit le saké et qu'à la troisième coupe, c'est le saké qui boit l'homme".

 

 

Nous arrivons à la partie la plus érotique, voire pornographique. Là, les vitrines laissent penser que les visiteurs se sont approchés. Des traces de doigts, de front, de nez s'ajoutent aux dessins. La chair est explorée sous le titre "shunga" qui exprime le sexe et le plaisir.

Les portraits sont autres que des pénis, des organes génitaux exposés, un déballage de marchandises qui se monnayent ou qui s'offrent au plaisir de ces couples et des yeux des visiteurs.

Les oeuvres ne sont pas souvent signées et pour cause, les règles de censure qui étaient en place sont strictes.

Les sept Dieux du bonheur sont représentés chez les japonais par des femmes.

 

La représentation de Hokusai de la femme avec le poulpe reçoit toute l'attention des visiteurs.

 

 

Le rêve de la femme du pêcheurTako to ama 蛸と海女 "La femme de la mer et le poulpe"

Estampe qui représente une femme prise dans les tentacules de deux pieuvres. Une l'embrasse et s'enroule autour de sa poitrine, tandis que la deuxième pieuvre semble faire un cunnilingus à la prisonnière. Ses yeux se noient dans le vague (pas la Grande Vague !), l'extase est le prisme de cette métaphysique. Cette oeuvre érotique est un fantasme zoophile de cette femme. 

 

Hokusai Shunga 03

Urashima Taro

Katsuki Hokusai Shunga 04

 

Katsushika Hokusai Shunga 11

 

Katsushika Hokusai Shunga 16

Katsushika Hokusai Shunga 10

Katsushika Hokusai Shunga 05

Hokusai Shung Les amoureux

Hokusai Shunga Amour devant la fenêtre

Hokusai 06

Hokusai 16

Katsushika Hokusai Les amants qui s'embrassent

Hokusai Katsushika Shunga 21

Katsushika Hokusai Shunga 17

Hokusai 17

Hokusai Shunga 02

Hokusai Shunga 01

Katsushika Hokusai 17

Katsushika Hokusai Shunga 12

Katsushika Hokusai Shunga 15

Hokusai Shunga 20

Katsushika Hokusai Shunga 14

Hokusai Shunga 25

Katsushika Hokusai Shunga 18

Lesbiennes

Hokusai Shunga Orgasme

Hokusai Shunga 1821

Katsushika Hokusai Shunga 19

Hokusai Shunga 34

Katsushika Hokusai livre Jeu de miroirsHomme s'habillant en costume de la danse du lion, homme se relaxant en s'allongeant après l'intensité des amours.... Vers 1816-20

 

Hokusai Shunga 18

Bon, j'en ai pas trouvé "cinquante nuances" comme dans le livre érotique de E L James...

 

 

Les vêtements décrits sont raffinés. Sous la méthode des penseurs de plomb qui n'est autre que la révolte en pensées pour tenter de vivre sous cette chape de plomb qu'est l'isolement d'Edo, Hokusai décrit sa vie, son oeuvre. Son oeuvre rayonne comme une énigme. Ce génie fut canonisé à sa mort, lorsqu'Edo fut libéré et la mode du japonisme lancée.

Le divertissement semble l'oeuvre de l'artiste tant le détail aboutit à notre curiosité.

 

Hokusai n'a cessé de changer d'école, de style ; Et, à chaque période, il a changé de signature. Les détails sont fouillés et parfois, d'un seul coup de pinceau, la forme surgit.

Les grands maîtres de l'art japonais sont bien Hokusai et Hiroshige. Auparavant les japonais utilisaient une tradition chinoise pour leurs dessins car ils peignaient ou écrivaient au pinceau avec de l'encre de Chine. A l'époque d'Edo, les congrégations religieuses chrétiennes avaient prises la décision de couper tout contact avec les pays étrangers durant la période de 1603 à 1868. De cette situation, une culture particulière est apparue.

 

Hokusai Estampe Ono

Jolie femme

Longue vue

Longue vue de la série "Sept manies des jeunes femmes sans élégance" est un portrait de deux femmes dont l'une semble très intéressée par le spectacle qu'elle découvre au bout de sa longue vue.

La nuque des femmes, ainsi que les pieds sont précieux. Les orteils sont mirifiques par leur ciselé. Leurs regards, les tissus qui les ornent sont soyeux.

Les "Maisons Vertes" sentent les effluves des caresses des célèbres courtisanes Ohisa et Okita.

 

 

Jeune paysanneBuste d'une jeune paysage dont le visage est tourné vers la droite. Elle porte sur le dos un panier rempli de pousses d'herbes fraîchement cueillie. Trois poèmes sont inscrits qui sont signés de Chiyoki Hananori, Unryu tei et Hanzai Ogi. Le tableau est signé "Sori" de 1799 (Année du mouton)

 

 

Portrait d'une courtisane qui marche 

 

Hokusai Femme 02  Hokusai Femme 01

Hokusai Femme 07 Un joli reflet contenu dans le miroir

Hokusai Femme 03 Hokusai Femme 04

Hokusai Femme 05 Hokusai Femme 06

Deux beautés Hokusai Geisha 01

Hokusai Beauté

Hokusai Geisha 02

La poétesse Ono No Komachi

Katsushika Hokusai Beauté et tête Katsushika Hokusai Femme 06

Hokusai 19

 

 

 

Jeune homme au kimonoIl est agenouillé, vêtu d'un komono de cérémonie et se prépare à la cérémonie du thé. Deux jeunes femmes l'observent à travers un shoji partiellement ouvert. Le poème inscrit est signé SEntai Narieda. Dessin de la série : Rokuju sohiawase. Cette série d'écrits est due à six femmes. Dessin signé Gakyo jin Hokusai ga (1804-1805)

 

Hokusai Manga est un carnet de croquis en quinze volumes. Il est conçu comme un manuel à l'usage des jeunes artistes. Une sorte d'encyclopédie de la vie quotidienne au Japon sous l'époque Edo. Hokusai fut le témoin de la révolution sociale et mit en théorie, l'image du "Carpe Diem" des préoccupations bourgeoises et pacifiques. Il utilise le "mitate" ce qui revient à dire qu'il transpose ce qu'il voit par le biais d'une opération mentale en une autre vue plus représentative, voire symbolique.

Le mot "Manga" est de sa signatue et signifie : esquisse spontanée.

Si l'on revient aux 36 vues du Mont Fuji, elles sont la représentation du Fuji-Yama et ressemble au mitate des 36 pas.  C'est une pratique spirituelle qui transcende le monde visible pour aller vers l'autre monde. Dans la montagne, il faut voir la rencontre avec l'autre monde, avec les morts, avec des êtres étranges. Cette montagne est donc une montagne matrice qui fait l'objet d'un culte par des confréries "Fuji-ko". Le Fuji symbolise le pilier du pays pour les chōnin (町人, « citadins »). Ce sont des citadins japonais de l'époque d'Edo (1603-1867), cette classe sociale est très prospère par leurs commerces et réside dans les villes (chō). Cette classe fait partie de la 4ème caste : la dernière, après les guerriers et les agriculteurs et les artisans. Dans ce système, l'individu n'existe que par son rôle dans la classe sociale et il a de très rares occasions pour gravir l'échelle sociale. Les commerçants sont classés comme improductifs, tandis que les "samouraïs" ont une culture axée sur la philosophie, d'un apprentissage claissque basé sur des valeurs militaires. Les règles du commerce sont régies par des codes de conduite aussi stricts que ceux appliqués aux samouraïs. Mais la culture des commerçants est formée d'idéal connu sous le nom d'Ukiyo ou "le monde flottant", le monde de l'élégance et du divertissement populaire.

Il n'y a pas que 36 vues, mais 46 planches d'estampe.

 

Hokusai Voyage sous la neige

Un poème c'est une eau qui s'écoule, comme cette rivière  / Neige de Maxence Fermine

 

La représentation est selon la perspective aérienne. Le mont est séparé du ciel bleu par d'abondants nuages qui font contrastes avec le plateau couvert d'une forêt de conifères. Trois couleurs s'opposent le bleu, le marron et le blanc. Les nuages sont utilisés pour décaler le ciel de la terre et permettent de combiner le vide et le plein.

Ces 36 vues inspirèrent le compositeur De Bussy pour sa partition "La Mer".

Cet art de la société urbaine est illustré et publié pour contrecarrer la censure des moralistes de la ville d'Edo. Les personnages sont des chōnin, fins connaisseurs des quartiers de geisha. L'imagerie est d'un grand réalisme avec une dimension critique, voire satirique. C'est une littérature populaire, une nouvelle forme d'art non reconnue comme oeuvre d'art jusqu'à la fin de l'époque Edo.

 

Volubilis

 

 

Fleur de pavot

Sauterelle et iris

Fleurs et rainette

 

Kastushika Hokusai Pavots dans la brise

Hokusai Fleur 02

 

 

Orchidée orange

 

Pivoines et papillon

 

 

Les campanules chinois


Hokusai Couverture manuel N° 1 Chrysanthèmes

Ce manuel illustré est pour les filles. 1 volume complet, couverture de couleur marron, rayee et illustree a motifs de chrysanthemes en couleurs, avec etiquette de titre imprimee en noir sur fond rose.

 

 

Anecdote

Les œuvres du célèbre japonais d'Hokusai étaient très convoitées par les membres de la famille royale nipponne. Un jour, un noble demanda à l'artiste de lui peindre l'image d'un oiseau très précieux. Il confia donc son oiseau à Hokusai qui lui dit de revenir une semaine plus tard. Le bel oiseau manquait à son maître. En plus d'être anxieux de récupérer son animal favori, il l'était aussi pour sa précieuse peinture.
Cependant, lorsqu'il se présenta une semaine plus tard chez Hokusai, ce dernier lui demanda, humblement, un report de deux semaines qui se prolongea à deux mois, puis à six mois...
Un an plus tard, l'aristocrate fit irruption, tel un ouragan, dans le studio du peintre.
Refusant tout retard supplémentaire, il exigea son oiseau et sa peinture. 

À la façon japonaise, Hokusai salua l'aristocrate, puis se tourna vers sa table de travail et y choisit un pinceau et une grande feuille de papier de riz.
En quelques instants, il termina sans effort la reproduction parfaite du bel oiseau.
Le chef-d'œuvre laissa le noble bouche bée qui se mit en colère: «Pourquoi m'as-tu fait attendre pendant un an, alors que tu pouvais terminer ton travail aussi rapidement ? »

«Vous ne comprenez pas», répliqua le peintre. Il escorta alors l'aristocrate dans une pièce dont les murs étaient tapissés de reproductions du même oiseau, mais la dernière version les surpassait toutes en grâce et en beauté.
Texte recueillie sur : http://xavierlavie.blogspot.fr

Hokusai va inspirer Van Gogh, Pissaro, Toulouse-Lautrec, Renoir, Degas, Camille Claudel, Claude Monet notamment dans les "Nymphéas". Pour Claude Monet, je vous conseille de lire : les nymphéas noirs de Busi qui retrace bien cette découverte du monde asiatique par Monet. La vague inspira le compositeur français Claude Debussy, dans "La Mer". Dans un autre domaine, la marque "QuickSilver" utilise dans son logo, l'emblématique vague.

Le semeur au soleil couchant de Vincent Van Gogh

 

 

Utamaro le précède, tandis qu'Hiroshige viendra clôturé cet art.

 

Hiroshige Dans les montagnes enneigées

Hiroshig 53 vues de Tokaido 14 Hara

Deux femmes et un coolie

 

 

Nuit de neige à Kambara

Hakone

Les 63 stations du Kiso Kaido Seba

 

 

Les 53 stations de TokaidoPeinture de Hiroshige

 

5ème station

Les rivières d'Asukasa durant la fête du coq

Barque dans le sable du fleuve Tenryu

 Hiroshige - Carpe -

 

 

 

Expression"Vers l'âge de cinquante, j'ai publié une infinité de dessins ; mais je suis mécontent de tout ce que j'ai produit avant l'âge de soixante-dix ans. C'est à l'âge de soixante-treize ans  que j'ai compris à peu près la forme et la nature vraie des oiseaux, des poissons, des plantes, etc.  Par conséquent, à l'âge de quatre-vingts ans, j'aurai fait beaucoup de progrès, j'arriverai au fond des choses ; à cent, je serai décidèment parvenu à un état supérieur, indéfinissable, et à l'âge de cent dix, soit un point, soit une ligne, tout sera vivant. Je demande à ceux qui vivront autant que moi de voir si je tiens parole.
Ecrit à l'âge de soixante-quinze ans, par moi, autrefois Hokusai, aujourd'hui Gakyo Rojin, le vieillard fou de dessin."

Katsuhika Hokusai

 

 

 

1ère partie - Hokusai fou du dessin

 

Hokusai Dessin 12

 

Hokusai Pêche

 

 

Hokusai Surimono 01

Hokusai Surimono 005

 

Hokusai urimono 06

Hokusai Surimono 07

Hokusai Surimono 08

Hokusai Dessin 03

Hokusai Surimono 10

Femme dans son intérieur
Femme dans son intérieur 1799

 

Hokusai 54

Hokusai 57

Hokusai scène de vie 01

Hokusai Scène de vie 02

Hokusai Peinture 8

2ème partie - Hokusai manga

3ème partie - Hokusai au cent histoires de fantômes

Voir photos "Spectre d'Oiwa-san"

Ce sont des créatures intangibles sorties d'Hokusai ou du moins du folklore de la culture populaire. Ces créatures imaginaires sont des "Yokaï", monstre bizarre. Ces histoires étaient auparavant des récits oraux, transmis de génération en génération, comme une mise en garde ou un avertissement. C'est à l'époque "Edo" que les peintres ont mis un visage sur ces farfadets.

 

Manoir aux assiettesCent contes de fantômes Hyaku Monogatari Sarayashiki

 

 

Spectre d'Oïwa-San

Le "Spectre d'Oiwa-San est un fantôme qui appartient à une série qui illustrait l'ouvrage "Cent contes de fantômes". Au Japon, le qui portait ce nom consistait à raconter des histoires de spectres, lors des réunions. L'histoire dit qu'au bout du centième conte, un évènement surnaturel devait se produire. Oiwa est représenté par Hokusai, c'est l'héroïne d'une fameuse pièce de Kabuki "Les fantômes de Yotsuya" qui sort d'une lanterne. Cinq estampes seulement de cette série sont connues, le doute subsiste si cette série fut achevée.

 

Le conte du fantôme de Kohada KoheijiL'assassinat de Koheiji par sa femme et son amant. Son fantôme serait venu hanter les deux assassins dans leur lit entouré d'une moustiquaire. Cette histoire fut rendu populaire par l'écrivain Santô Kyôden, connu sous le pseudonyme d'artiste d'Ukiyo-e Kitao Masanobu dans le livre "Belle histoire de vengeance à l'étang d'Asaka". Cette histoire fut adaptée dans une scène de Kabuki et connue un très grand succès. (Archives Musée Guimet)

 

Rokurokubi

 

 Le Rokurokub est un yokaï humanoïde le jour et dont le cou s'allonge la nuit. Il ou elle boit de l'huile de lampe et fait peur aux gens, voire les dévore dans leur sommeil.

 

 

Cou coupéA plusieurs reprises, Hokusai représente des têtes coupées. Dans l'histoire du Japon, les amouraïs tranchaient la tête de leurs ennemis. Ces trophées étaient appelés "Nantakubi". Ces dessins sont réalisés à l'encre de Chine, rehaussé de quelques traits de couleurs avec des influences occidentales comme en témoigne l'utilisation du clair-obscur, technique empruntée aux peintres européens.

 

 

Hokusai Dragon 03

Hokusai Le dragon 02

Cette oeuvre démontre l'humour d'Hokusai car elle représente sa fille "Oi" qui verse du sake dans une coupe. C'est un jeu de mots pour comparer le sobriquet artistique de sa fille : "Oi Sakae".

La représentation de l'homme en costume de samouraï traditionnel qui regarde l'amour se déverser dans son bol.

 

 

Minamoto no Tamatomo

Hokusai dessin 03

 

Crâne

4ème partie - Hokusai, voyage au fil des cascades des différentes provinces

 

Hokusai Cascade


 

 

 

CascadeTour des chutes d’eau des différentes provinces (shokoku taki meguri),
La cascade de Kirifuri sur le Mont Kurokami dans la province de Shimotsuke  (Shimotsuke Kurokamiyama Kirifuri no taki), 1833,

Impression polychrome (nishiki-e),
Format ôban,
Editeur: Eijudô, Signature: zen Hokusai Iitsu hitsu,
Donation Norbert Lagane, 2001, MA 12179

 

Cascade

Voyageurs sur un pont

Hokusai 15

Les premiers plans sont à l'image d'Hokusai. Conçus par le jeu de triangles, comme le toit de la maison qui répond à celui du ponton. La scène est alors adoucie par l'utilisation de lignes horizontales comme celles du plan d'eau et du paysage. Les lignes verticales amènent le regard vers le haut et donne le côté spirituel d'Hokusai. L'exemple de l'arbre au premier plan, ainsi que les sommets des montagnes démontrent cette technique.

 

Hokusai, Kyôka no Fuji

Katsushika-Hokusai 1805-1805 Mont Fuji sous le pont

Le pont Nihonbashi sur l'Edo

 

Le marché aux poissons sur la rivière Edo près du pont Nihonbashi

Hokusai Dessin 04

 

5ème partie - Hokusai, mille images de la mer ou le monde flottant

6ème partie - Hokusai, au fil du pinceau
Avec la peinture, il se consacrera au kakemonos qui sont des grandes estampes polychromes sur soie dans le registre animalier.

Autoportrait d'un vieil homme -1939-

L'humilité -1939-

L'humilité est une caractéristique qui n'est pas donné à tout leader créatif. C'est surtout un comportement qui devrait se cultiver. L'absence d'humilité cause la chute de nombreux artiste. Ils commencent à croire que ce que disent leurs admirateur et s'en imprégnent. Avec le vocabulaire de l'enfance, il pourrait être dit : "Ils deviennent trop grand pour leur culotte" et ils commencent à croire à leur propre presse.

Apprenez à cultiver le trait de l'humilité. Aucun d'entre nous n'est parfait et nous faisons tous des erreurs, tant dans notre vie personnelle que dans nos créations artistique. Il faut toute une vie pour devenir un Maître et, même alors, nous pourrions ne pas l'atteindre avec cette désignation. Soyez reconnaissants pour ce que vous avez reçu et chercher à rester humble.

Nous sommes souvent pris par nos activités journalières que nous oublions que la vie est courte. Aujourd'hui ici et demain disparu. Si l'on ramène notre vie aux éons du temps, nous vivons qu'une seconde. Cette image devrait nous permettre de rester humble. Ainsi, si vous regardez notre place dans l'univers, ce phénomène s'emplifie.

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18 Octobre 2014

 

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Traduction  : Français,  Allemand, AnglaisArabe, Hollandais 
Parution : Dimanche 2 novembre 2014
Mise à jour  : 2 novembre 2014
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Katsushika Hokusai (1760-1849) est aujourd’hui l’artiste japonais le plus célèbre à travers le monde. Son oeuvre peint, dessiné et gravé incarne la spiritualité et l’âme de son pays, particulièrement ses estampes de paysages, synthèse remarquable entre les principes traditionnels de l’art japonais et les influences occidentales.
Conçue en deux volets, l’exposition présente 500 oeuvres exceptionnelles, dont une grande partie ne quittera plus le Japon à compter de l’ouverture du musée Hokusai, à Tokyo en 2016. 
Exposition organisée par la Réunion des musées nationaux – Grand Palais. - See more at: http://www.grandpalais.fr/fr/evenement/hokusai#sthash.4UYs4z3v.dpuf
Katsushika Hokusai (1760-1849) est aujourd’hui l’artiste japonais le plus célèbre à travers le monde. Son oeuvre peint, dessiné et gravé incarne la spiritualité et l’âme de son pays, particulièrement ses estampes de paysages, synthèse remarquable entre les principes traditionnels de l’art japonais et les influences occidentales.
Conçue en deux volets, l’exposition présente 500 oeuvres exceptionnelles, dont une grande partie ne quittera plus le Japon à compter de l’ouverture du musée Hokusai, à Tokyo en 2016. 
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Katsushika Hokusai (1760-1849) est aujourd’hui l’artiste japonais le plus célèbre à travers le monde. Son oeuvre peint, dessiné et gravé incarne la spiritualité et l’âme de son pays, particulièrement ses estampes de paysages, synthèse remarquable entre les principes traditionnels de l’art japonais et les influences occidentales.
Conçue en deux volets, l’exposition présente 500 oeuvres exceptionnelles, dont une grande partie ne quittera plus le Japon à compter de l’ouverture du musée Hokusai, à Tokyo en 2016. 
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