Impasse des Pas Perdus

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28 octobre 2012

L'art du jeu de Chad Harbach

 

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Note moyenne 3,5 /5 (1 vote)

 


L'art du jeu de Chad_Harbach
Editeur : JC Lattès
ISBN 978-2-7096-3668-1
Parution : 10 juin 2012

22,50 €
664 p.

Littérature étrangère "The Art of fielding"

Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Dominique Defert

Genre : romans et nouvelles

 

Facebook : Facebook.com/TheArtofFielding

 

N'avez-vous pas compris par ce titre "L'Art du jeu" que de cet appendice dépendra sa lecture ?



 

 

RESUME DU LIVRE

Le destin de quatre jeunes personnes démarrera autour du lien qui les unit, le base-ball. Et chaque étape remet en cause le destin et les propulse dans une autre voie qui complique le jeu, les aspirations de chacun, leur ambition, leur liberté tout en gardant des valeurs telle que la discipline qui fait partie des règles établies.

Henry Skrimshander est propulsé dans ce campus américain quand Mike Schwartz découvre son potentiel exceptionnel et devient son mentor. Son compagnon de chambre, Owen Dunne, est un étudiant extraverti, tandis que Pella Affenlight qui avait abandonné ses études à 18 ans, fille du Directeur, est en passe de reprendre ses études quatre ans plus tard. Chacun à ses doutes, se découvre et alimente cette amitié. La complexité est dans la quête de la perfection face au doute, voire à l'échec.

 

 

La tension ressentie mène la lecture malgré que le livre décrit dans sa première partie, au premier degré, le quotidien d'une université américaine qui tisse l'histoire. Il nous fait une belle part sur la gestion de cette pression qui d'infaillible, nous fait prendre conscience que l'on ne l'est pas ! Rassurez-vous, le sport n'est qu'une toile de fond pour narrer sur le destin, le dépassement de soi et le rapport aux autres. Le jeu est donc cérébral.

Loin d'être au panthéon des classiques comme le suggère "The New Yor Times", ce livre reste quand même un bon roman quand on découvre dans sa deuxième partie, cette fragilité cachée.

Enfin, ce roman est parsemé de références littéraires, philosophiques et culturelles telles que Thoreau, Whitman

 

Qui est Chad Harbach ?

Chad HarbachChad Harbach a 36 ans. Il est né à Racine, dans le Wisconsin, berceau du base-ball. Son père était comptable et sa mère était à la tête d'une école Montessori. A l'école secondaire, Chad, avait joué au base-ball, au golf et au basket ball. Il fait ses études à Harvard jusqu'en 1997 et a consacré sa thèse en littérature à Faulkner. Il poursuit sa maîtrise à l'Université de Virginie. A la fin de l'année 2000, il débute son livre. Il a cofondé n+1 avec quelques autres comme Mark Grief, Keith Gessen, Kunkel et Marco Roth, en 2004, une revue littéraire dont il est actuellement le rédacteur en chef. Actuellement, il vit à Brooklyn, après avoir vécu à Charlottesville en Virginie.

Ce roman "L'intelligence du jeu" est son premier roman. Il fut élaboré sur 10 ans et repris sans relâche. Une décade où l'auteur a du gagner sa vie dans le domaine de la publicité afin de poursuivre ce choix. Au départ, les éditeurs refusèrent le texte, jusqu'à ce qu'il soit confié à un agent littéraire Chris Parris-Lamb qui parvint à le vendre à Little Brown & Co à l'automne 2011 par une vente aux enchères montée à 665 000 dollars.

© Keith Allison via Flickr

 

Il fut l'un des révélations de l'année 2011, aux Etats-Unis. Il est devenu un Best-seller traduit dans 18 pays, vendu a plus de 250 000 exemplaires et en cours d'adaptation par la société de production BHO. Ce roman incarne l'âme de sa patrie, avec l'emblème de l'Amérique qu'est le base-ball, par ces personnages en quête de réussir, de se dépasser typique du rêve américain. Il a la propriété de révéler la conditon humaine. Ce roman fait référence à Moby Dick et fait allusion à Herman Melville. Il fait hommage à John Irving dans le titre "Une prière pour Owen"

Il a été récompensé du prix "Page des librairies - América".

Son auteur fétiche est David Foster Wallace. Son regret est de ne pas avoir connu Tchekhov.

Ses trois romans fétiches sont :

. End zone de Don DeLillo,
.Le rouge et le noir de Stendhal,
.Les possédés par Elif Batuman.

Le terme "Fielding" du titre original correspond à un talent particulier dans le jargon du base-ball, c'est-à-dire, couvrir le terrain (field) pour pouvoir parer au mieux à tous les scénarii et se rendre maître de la balle quand elle arrive de nulle part.

Son site : http://nplusonemag.com

Face book : Facebook.com/nplusone

 

Extrait

"De toutes les activités que deux personnes pouvaient partager en privé, la lecture comptait parmi ses préférées. Peut-être cela provenait-il de son goût pour la solitude et le repli sur soi ; une façon pour lui de se dévoiler tout en se cachant derrière les mots de quelqu'un d'autre".

 

Le jeu

Il consiste à porter une note à ce livre, bien sûr, si vous l'avez lu !

Revue de presse

 

Raphaëlle Leyris - Le Monde du 31 mai 2012

 

Cet Américain a bâti autour du base-ball un premier roman d'un classicisme roué sur l'identité virile. Captivant...
L'allusion au base-ball vous inquiète ? La maîtrise des règles de ce sport n'est pas plus nécessaire pour être emporté par L'Art du jeu que ne l'est la connaissance des cétacés et des moyens de les pêcher pour être harponné par Moby Dick, d'Herman Melville, l'une de ses références - Guert est un spécialiste de cette oeuvre et son université fait de l'écrivain sa " mascotte " officielle... Dans L'Art du jeu, le Westich College remplace le bateau le Pequod ; Henry n'est pas sans évoquer le marin Ismaël ; Mike, avec son objectif fou de faire triompher son équipe, le capitaine Achab et sa traque de la baleine blanche. Et puis les joueurs se désignent eux-mêmes comme " les Harponneurs "...
Ajoutons à cela qu'il rappelle sans doute aux écrivains leur propre art. Chad Harbach écrit ainsi, à propos du base-ball : " Les moments d'inspiration n'étaient rien, comparés à l'éradication des erreurs. " Lui-même a passé dix années à reprendre sans relâche ce premier roman - parallèlement à son travail bénévole pour la revue littéraire n + 1 - avant qu'il ne soit acheté 650 000 dollars par un éditeur et ne devienne l'événement littéraire de 2011 aux Etats-Unis. Cette masse de travail, perceptible si l'on décortique les subtilités, effets de construction et strates du livre, est tout au service de la grâce remarquable de L'Art du jeu, comme né d'un seul geste romanesque parfait. C'est, paraît-il, le propre des grands lanceurs.

 

Bernard Quiriny - EVENE

Vous ne savez pas combien de joueurs compte une équipe de baseball ? Vous ne comprenez rien aux histoires de « bases », de lanceur et d’arrêt-court ? Vous êtes prêt à entrer dans l’univers de l’Art du jeu, le premier roman qui passionne ses lecteurs pour un sport auxquels ils ne comprennent rien ! Mais rassurez-vous, le baseball n’est qu’un décor et, si le livre regorge de scènes de match passionnantes et pleines de suspense, ce sport cryptique est surtout un support pour méditer sur le destin, le dépassement de soi et le rapport aux autres. En réalité, il n’y a pas un seul héros mais cinq ou six dans ce roman d’allure classique, admirablement construit et entièrement situé sur le campus d’une petite université (fictive) du nord du pays, Westish, dans le Wisconsin. Le premier, donc, Henry, est un garçon fluet et discret qui joue au baseball dans une équipe de bouseux du Dakota du Sud, avec une grâce proche de la magie. On tombe immédiatement sous le charme de ce roman rythmé, avec ses pics de suspense, son humour et ses considérations plus profondes qu’il n’y paraît sur le baseball, métaphore de la condition humaine. La description de la vie universitaire est également très réussie et permet à Harbach de mettre en scène un petit monde « clos », comme chez Tom Wolfe par exemple. Quant aux aficionados d’une littérature plus « postmoderne », ils apprécieront les allusions à Melville et seront heureux d’apprendre que l’auteur, en écrivant la première version, avait en tête l’Infinite Jest de David Foster Wallace. Il ne reste peut-être plus grand-chose de cette influence dans le texte final mais on parierait volontiers que DFW, grand amateur de sport, aurait beaucoup aimé. Quant à vous, on n’en doute pas une seconde.

 

Thomas Mahler - Le Point du 7 juin 2012

 

Rassurons d'emblée le lecteur français pour qui les règles du base-ball paraissent aussi indéchiffrables qu'un hiéroglyphe : on peut se passionner pour L'art du jeu sans avoir jamais posé les pieds sur une troisième base, comme on peut apprécier Moby Dick sans maîtriser les subtilités de la pêche à la baleine...
L'art du jeu est une fiction nostalgique ancrée dans la tradition américaine, un beau roman métaphorique qui démontre que le sport comme la littérature ont toujours le pouvoir de "révéler quelque chose d'authentique et d'essentiel sur la condition humaine". Un de ces livres précieux qui transportent dans un monde plus innocent, généreux, drôle et intelligent. On le referme avec une mission urgente : y amener ses amis.

 

 

Libération du 28 juin 2012

 

Il faut avoir un certain courage, quand on est un jeune auteur inconnu, pour vouloir écrire un livre sur le base-ball aux Etats-Unis. Depuis Bernard Malamud et son classique The Natural, qui montrait à quel point ce sport ne serait rien sans l'Amérique et vice versa, beaucoup ont essayé sans qu'on ait même envie de retenir leur nom. Mais celui de Chad Harbach risque de s'inscrire pour quelque temps dans le cercle très fermé de ces nouveaux auteurs américains qui comptent. En un coup d'essai, un premier roman baptisé l'Art du jeu (The Art of Fielding en anglais), Harbach s'est attiré les louanges des plus grands, de Jonathan Franzen à John Irving...
Car le secret de Chad Harbach, c'est bien celui-là. Faire du base-ball une toile de fond idéale pour narrer les petites et les grandes choses de la vie. Pas besoin de jouer de la batte ou même de comprendre les règles subtiles d'un sport immensément cérébral - contrairement à ce que l'amateur non avisé pourrait penser - pour se plonger à corps perdu dans l'Art du jeu...
Aujourd'hui, Chad Harbach se trouve donc à essayer de gérer un succès qui n'en finit plus. Mais il le fait de manière paisible et tranquille, s'imposant comme le dernier en date d'une longue lignée de chroniqueurs de l'Amérique. Ceux-là même qui puisent leur inspiration dans les détails les plus intimes qui façonnent l'existence.

 

D'autres liens

Passion des livres

 

Bibliographie

Lecture d'octobre 2012

 

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Katarina MAZETTI
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Traduction  : Français,  Allemand,   AnglaisArabe,  Hollandais 
Parution : 28 octobre 2012 

Mise à jour  : 13 novembre 2012 
 

 

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