Impasse des Pas Perdus

Ecrire, avancer les mots... sur l'Art naïf, les jardins à visiter, mes carnets de voyage, les lectures, ainsi que ma passion des iris...

26 novembre 2008

Ma mère amère

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    C'est une femme sans écaille qui un jour m'a vu naître. Elle n'a pas replié ses bras sur mon corps inondé de lumière, ses mains rongées par l'anxiété ne m'ont pas offert le berceau que j'attendais.

    Chacun le sait : mon regard se brouille par l'étrangeté que je redoute en elle.

    Elle ne sait plus quoi faire, elle ne peut plus rien dire, elle reste là, animée de sa propre terreur.

    Madame_aimable_de_Alexandre_Houllier_2005
    Toile d'Alexandre Houllier PasperdusClic sur la photo pour visiter la galerie

    Peu importe l'animal blessé que je suis. Sa pensée est complice de son anxieté, elle laisse percevoir son profil humble, dessiné. Elle se concentre à demeurer sereine. Mais le poison exsudé m'empêche de la voir comme une Joconde.

    Entre ses jambes, mon corps dilaté par la pesanteur s'est égaré. Elle ne s'est pas lamentée, certes pour me céder le passage. Elle a occulté toute panique.

    Son corps avec le temps s'est allongé pour révéler sa personne. Mais la femme a perdu son nom de mère car ses bras sans énergie n'ont pas attiré mon attention.

    Je me suis transformée avec une certaine contorsion pour opérer moi-même ma vie nouvelle, ma vie vers l'autre, ma vie sur terre.

    Assise, je suis la femme et la mère que je redoute. Ma fille est le nectar de ce rêve éveillé.

    Oiseau.....................
    Essai

    Traduction  : Français,  Allemand,   Anglais, Arabe,   
    Crédit photogrophique de Alexandre Houllier
    Editée  le :  mercredi 26  novembre 2008
    Publiée le : 26 novembre 2008

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    Posté par PASPERDUS à 00:20 - Pêle-mêle - Commentaires [10] - Permalien [#]