Impasse des Pas Perdus

Ecrire, avancer les mots... sur l'Art naïf, les jardins à visiter, mes carnets de voyage, les lectures, ainsi que ma passion des iris...

31 mars 2007

Statistique au 1er avril 2007

<< Précédente | AAccueil | Suivante >>

S

T

A

T

I

S

T

I

Q

U

E

QuiSTATISTIQUE

en date du 1er avril 2007,

mes visiteurs,

Algérien, Allemand, Anglais, Argentinois, Australien, Autrichien, Belge, Bolivien, Brésilien,  Américain, Canadien, Chilien, Croate,  Danois,  Egyptien, Emirats arabes unis, Espagnol, Finlandais, Français,  Grec, Hollandais, Indoux, Italien, Israëlien, Irlandais, Ivoirien, Japonais, Koweïtien, Libanais, Lituanien, Luxembourgeois, Malagasy, Malgache, Marocain, Mexicain, Monégasque, Norvégien, Polonais, Polynésien, Portugais, Roumain, Russe, Slovaque, Slovénien, Suédois, Suisse, Thaïlandais,   Tchèque, Tunisien, Turc,   Libanais,  Péruvien, Vénézuelien...0

Merci pour vos visites.

0

0

| Retour sur le lien |

<< Précédente | AAccueil | Suivante >>

Posté par PASPERDUS à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

25 mars 2007

Baron ou Marquis... Baroncelli ? ami des Fils du vent 2/12

    << Précédente | AAccueil | Suivante >>

    Beauduc le paradis existait | |Du sable plein les poches aux Stes-Maries-de-la-mer

    0

    Croix_de_camargue

     

                                                        

           

    Marquis Folco de Baroncelli

    Folco_de_Baroncelli

    <<< 1 | 2

    .

    <<< 1 |

    2 | 3 | 4 ine

    0

    Résumer la vie en quelques mots est impossible, tant il a laissé de traces.

    <<< 1 |2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 >>>

    Origine florentine

    Il est le descendant d'une famille qui s'exila dans le Comtat-Venaissin, en Avignon, au moment de l'insurrection contre l'ancienne famille florentine "les Medicis", au XVIe siècle où il reçut des mains de Léon X le marquisat de Javon.

    Né le 1er novembre 1869 à Aix en Provence de mère Henriette (Marie-Caroline-Thérèse-Marguerite-Elisabeth-Louise) de Chazelles-Lussac de la vieille noblesse nîmoise et occitane (mais également parente de la duchesse de Berry) et de  père, le marquis Raymond de Baroncelli (+mars 1897) qui était directeur du télégraphe d'Aix-en-Provence. Baptisé à Avignon où demeure ses parents. A l'origine, les de Baroncelli étaient des "Gibelins" qui s'opposaient aux "Guelfes". Deux clans politiques rivaux qui déchiraient l'Italie du XIIIe au XVe siècle. Les Gibelins étaient des partisans d'un pouvoir fort sous l'égide de l'empereur ; les Guelfes penchaient du côté du pape et défendaient le principe de la suprématie du pouvoir spirituel sur le temporel. Les Baroncelli quittèrent l'Italie en 1365 pour fuir les troubles politiques. Mais paradoxalement, les Baroncelli d'Avignon devinrent les banquiers des... papes, lorsque ceux-ci durent s'y installer en 1309 pour fuir les troubles politiques qui secouaient l'Italie !!! De prêts en intérêts, les papes ne purent rembourser leurs emprunts auprès des Baroncelli. C'est ainsi qu'en 1514, ils s'acquittèrent de leurs dettes (2 500 ducats) en leur offrant par une bulle d'inféodation à perpétuité donnée par le pape Léon X,  le maquisat de Javon, près de Murs (Vaucluse), dans le diocèse de Carpentras. Depuis, dans leur titulature, ils portent le nom de DE BARONCELLI-JAVON.

    _____________________

    Baroncello BARONCELLI est le fils de Bene.

    Micho Buonamico (né après 1350 à Florence) est le fils de Baroncello BARONCELLI.

    Fano BARONCELLI est le fils de Micho Buonamico BARONCELLI.

    Jacques BARONCELLI est le fils de Fano BARONCELLI et de N. de CALVACANTI fille de Baneo Scolari de CALVACANTI.

    Pierre BARONCELLI  (+1414 à Florence) est le fils de Jacques et se marit avec Blaise GIROLAMI et a un fils Jacques.

    Jacques BARONCELLI (décès après 1465 à Florence) est le fils de Pierre BARONCELLI et se marit avec Papera CAPONI qui lui donne deux fils Pierre et Charles.

    Pierre de BARONCELLI, né à Florence, le 11 octobre 1431 (fils de "Jacopo" ou Jacques et de Antonia Lamberteschi) ... Son frère est Charles. Il se marie avec Léonarde DE PAZZIS, le 30/09/1462 à Avignon mais n'ont pas d'enfant. Il se remarie avec Annette DE SADE (+ 1511),  le 28/07/1488 et a trois filles : Léonarde, Agnès et Jeanne.

    Léonarde épousa DE CAMBIS Nicolas, le 14 novembre 1510. Ils ont deux fils Joseph & Charles.

    Agnès épousa DE CAMBIS Antoine, le 26 octobre 1516.

    Isabelle de Baroncelli épousa Richard de Cambis d'Orsan, seigneur de Servières, auditeur de la Rote au Palais apostolique d'Avignon, le 20 décembre 1595. Elle eut un fils Jean-François qui continua la postérité dans le comtat Venaissin.

    Le premier a porté le nom, avec la particule,  fut Georges-Joseph de Baroncelli, fils de Paul-Barthélémy et de Marguerite d'As Toaud de Murs. Georges-Joseph naquit à Avignon, le 29 juin 1635. Il épousa le 19 août 1690, Louise de Bolfin d'Argenson de la Saône, une jeune fille de la noblesse dauphinoise, appartenant à une vieille famille parlementaire qui occupait des charges à Cour de Versailles.
    Le père de Louise de Bolfin (parfois écrit BOSSIN de la sone d'Avignon), seigneur d'Argenson de la Saône, de Chaste et de Moydans, était conseiller au Parlement de Grenoble et avait épousé une jeune fille noble, Jacqueline de Catherine.

    Georges-Joseph apporta d'importantes modifications à l'hôtel des Baroncelli à Avignon et acheta la terre et la seigneurie de Saze, en Languedoc et, jusqu'à la révolution, les Baroncelli ajoutèrent à leur titre de marquis de Javon, celui de seigneur de Saze.

    Explication château de Saze... Il est situé au coeur du village. Il fut rebâti au XVIe et XVIIe siècle sur des vestiges médievaux. Il englobe le coeur  de l'ancienne église paroissiale du XIIe siècle. Il appartient en 1718 jusqu'en 1793 à la famille de Baroncelli..

    Il eut huit enfants et mourut dans l'hôtel des Baroncelli, le 12 août 1721. Il est enterré dans la chapelle des Baroncelli en l'église des Cordeliers à Avignon. Une de ses filles s'appelle Diane Gabrielle de Baroncelli-Javon qui épousa le 7 juillet 1726 Joseph Ignace Marie de BOT de CARDEBAT et de TERTULLE, seigneur de Mimars en Languedoc et en partie de Saignon.

    Il reste de lui un portrait attribué à Mignard qui figure dans la galerie de l'hôtel des Baroncelli, tout près de celui de la première marquise, portrait d'un peintre non identifié celui-là.

    Son fils aîné fut le deuxième marquis. C'est Félicien Joseph de Baroncelli, le premier de la lignée à être envoyé à Versailles. Il fut page de Madame la Dauphine, Marie Adélaîde de Savoie, et fut ensuite àla grande écurie du roi Louis XV. Né à Avignon, le 12 mai 1697, il épousa le 16 décembre 1714, Louise Victorine d'Anselme, fille de Pompée d'Anselme, comte palatin, chevalier de l'ordre du pape, et de Marie de Ranquet. Il mourut au château de Saze, le 1er avril 1772.

    Joseph Félicien Pompée, fut le troisième marquis de Baroncelli, né à Avignon, le 25 novembre 1716, fils âiné du précédent, fut également page de Louis XV, mais fut aussi officier des galères royales et chevalier de Saint Louis. Marié le 14 août 1748 à Avignon avec Delphine Thérèse de Beli de Roaix, fille de Joseph François, seigneur de Malespine et de Jeanne de Henrici, Joseph François mourut à Avignon le 19 juillet 1786.

    Son fils Alexandre Joseph Félicien, né également à Avignon, le 23 avril 1753, hérita du titre et fut également chevalier de Saint Louis, major des gardes françaises. Il épousa le 16 avril 1781 par contrat signé du roi, Alexandrine Marie Orée dite de Courselles, le mariage religieux fut célébré le 23 mai suivant dans la chapelle du collège Mazarin (aujourd'hui, la grande salle de l'Académie Française, au palais de l'Institut). Le quatrième marquis mourut à Avignon, le 27 décembre 1807.

    Son fils Alexandre Joseph Félicien Pompée, naquit à Paris le 19 mars 1782. L'hôtel des Baroncelli à Paris était situé avant la Révolution au n° 135 de la rue Richelieu. Il occupait l'emplacement de l'immeuble voisin (moderne) qui porte le n° 45. Alexandre Joseph Félicien Pompée, cinquième du titre, fut chevalier de dévotion de l'ordre de Malte, décoré des croix de Saint Louis, du Christ, du Lys et de Saint Hubert. Il épousa, le 6 avril 1807, Augustine Françoise de varènes de Champfleury et décéda au château de Jonquerettes en Vaucluse, le 27 avril 1856, un jour après sa femme.

    Son fils aîné, Alexandre Joseph Gabriel Marie, naquit à Avignon le 3 février 1808. Chevalier de l'ordre de Saint Sépulcre, il fut ensuite officier d'état major. Démissionnaire en 1830, il épouse le 25 septembre 1832 Euphrosine Marie Le Rebourg et, sixième marquis, mourut le 27 mars 1889.

    Son fils aîné, Alexandre Hippolyte Albert Henri, né le 29 septembre 1833 épousa au château d'Aiguille, dans la Drôme, le 27 avril 1886, Charlotte Marie Louise de Bernes de la Haye, fille de Daniel Jean Baptiste, comte de la Haye et de Marie Jeanne de Dijon de Cumans. Alexandre Hippolyte Albert henri, septième marquis de Baroncelli, mourut le 1er janvier 1900. Il eut le temps d'apercevoir le vingtième siècle, mais mourut sans laisser de fils.

    C'est le fils de son jeune frère Alexandre Hippolyte Marie Augustin Raymond de Baroncelli qui lui succèda au titre : c'était Marie Joseph Lucien Folco, né à Aix en Provence, le 1er novembre 1869. Son frère cadet est Jacques de Baroncelli qui était manadier-poète-réalisateur-mainteneur des traditions provençales (1881-1951).

    Suite >>>

    Mémoire en photos
    ou
    "Les couleurs de l'invisible"

    Tombe_Baroncelli
    Tombe à "Lou Simbeu"

    Folco (1)
    mes descendants,
    .
    Denis Colomb de Donnant "Crin blanc"
    .
    Pierre Aubanel, manadier, petit-fils &
      fils de sa cadette.

    Mus_e_Baroncelli
    Musée Baroncelli

    Mus_e_Baroncelli_salle

    Salle du musée

    Chapelle_Baroncelli
    Chapellle Baroncelli à Florence (5)

    Baroncelli_Christophe
    Ascendant,
    Christophe de Baroncelli-Javon
    Grand prieur de Saint-Gilles de 1699 à 1714

    Eglise
    En dessous, se trouve la crypte

    Ste_Marie
    Fortification de l'église

    (2)Indiens_d_Am_rique

    Il soutient les indiens d'Amérique

    Quand le "Wild Show" de Buffalo Bill se produit à Paris en 1905, il cherche à rencontrer les Sioux en participant à ce spectacle.

    Il compose en provençal le poème "Souomi Rouge" (Ballade Rouge", sous l'air indien de la Danse des Esprits, qui sera ensuite repris (traduit) en anglais pour les indiens.

    N'est-ce pas étonnant ?


    Saintes-Maries-de-la-mer

    Musée Baroncelli
    Bâtisse édifiée en 1876 par l'architecte arlésien Véran, pour servir d'hôtel de ville et de prétoire de justice de paix, abrite actuellement les collections et documents du Marquis Folco de Baroncelli. On peut y découvrir des tableaux, du mobilier, des outils de la vie quotidienne en Camargue et des documents sur la faune et la flore de la région.

    Les deux médaillons sculptés qui ornent la façade datent du XVIIe siècle, seuls vestiges de l'ancien hôtel de ville (1655).

    Il est également intéressant d'escalader, avec prudence, le petit escalier à vis, afin d'accéder à la terrasse pour embrasser d'un seul regard l'église au coeur de la cité.


    Croix_camarguaise
    Croix de Camargue

    Lors du passage à Nîmes, dans le Gard, du spectacle de Buffalo Bill, Folco de Baroncelli propose au colonel Cody d'utiliser ses gardians dans son show.

    Ceux-ci participent à la représentation avec deux indiens du spectacle. Ces derniers viennent même assister à un lâcher de taureaux en Camargue.

    Gardian_Folco (3)
    Folco gardian

    (4)Folco_d_guis_
    Tournage

    Quelques années plus tard, sa rencontre avec Joe Hamman donne lieu au tournage de westerns en Camargue, aux abords des Saintes-Maries-de-la-Mer.

    Folco de Baroncelli, éleveur, réputé et respecté, fait office de véritable régisseur, recrutant les figurants et rassemblant les chevaux et taureaux nécessaires aux tournages.

    Son aide sera précieuse pour Joe Hamman.

    Lors de tournages de fims en Camargue, la collection d'objets indiens de Folco est mise à contribution.

    En novembre 1911, Joe Hamman lui écrit :
    "Pourriez-vous également laisser sous ma protection, la tente indienne et, si possible, votre coiffure et gilet de perles".

    (6)Tsigane

    Carte_postale_1940__LOU_MARQUES
    Le Marquis

    Carte_postale

    Par la suite, Folco continue de prêter ses chevaux et ses taureaux pour d'autres fims d'aventures, notamment grâce à son frère, le cinéaste Jacques de Baroncelli.

    Le Marquis de Baroncelli meurt en 1943, à l'âge de 74 ans, après avoir été blessé par un cheval et voit son mas réquisitionné par les allemands, ce qui l'affectera beaucoup.

    Livre

    de Jean DES VALLIERES
    "Le Chevalier de la Camargue" -
    Folco de Baroncelli, Marquis de Javon.
    Editions André Bonne, collection "par 4 Chemins", 1960, 255 pages, in-8 broché sous jaquette illustrée.

    Les_racleurs_de_vent
    auteur : Walter Starkie
    autre auteur : Jan Yoors

    Croix

    Croix du Languedoc
    ou croix de Toulouse


    Crin_Blanc
    "Crin Blanc" film fait en Camargue

    Haut_de_page

    00<< Précédente | AAccueil | Suivante >>

    Ligne  Dernière mise à jour, le 23 avril 20008

    Posté par PASPERDUS à 20:00 - Baron ou Marquis... Baroncelli ? ami des Fils du vent - Commentaires [1] - Permalien [#]

    24 mars 2007

    Baron ou Marquis... Baroncelli ? ami des Fils du vent 3/12

      << Précédente | AAccueil | Suivante >>

      Beauduc le paradis existait | |Du sable plein les poches aux Stes-Maries-de-la-mer

      0

      Croix_de_camargue

       

                                                                  

      Marquis Folco de Baroncelli

      Folco_de_Baroncelli

      0

      0

      0

      0

      0

      00
      0

      0

      0

      Résumer la vie en quelques mots est impossible, tant il a laissé de traces.

      <<< 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 >>>

      Son histoire

      C'est dans cet héritage empreint de tradition latine que baigne l'enfance du jeune Folco. Aîné d'une famille de neuf enfants, il habite Avignon avec ses parents au Palais du Roure, demeure familiale construite en 1469 par son ancêtre Pierre de BARONCELLI, né à Florence, le 11 octobre 1431 (fils de Jacopo et de Antonia Lamberteschi) alors intendant du légat pontifical Julien de la ROVERE. Pierre acquiert le 1er juillet 1468, la taverne de l'Amorier, ainsi que deux petites maisons voisines de la livrée de Poitiers, sises sur la paroisse de l'église Saint-Agricol, pour édifier sa demeure. Entre 1482 et 1497, de nombreux biens vinrent se rajouter situés sur les territoires d'Entraigues, de Saint-Saturnin, de Jonquières, de Loriol et d'Aubignan.

      Antoine Colin, maçon & artisan d'Avignon, fut mandaté pour y construire la grande maison. L'édifice est composé de quatre corps de bâtiments qui délimitent une cour intérieure. La façade donne sur la rue. Massive, elle est percée au rez-de-chaussée de petites ouvertures. Entre les deux étages, un bandeau sépare le 1er étage percé de croisées soulignées d'un décor sculpté et d'un larmier. La forte horizontalité de l'édifice n'était rompue que par un crénelage aujourd'hui disparu. Le tout est très austère. Au XVIIe et XVIIIe, la bâtisse pris la forme d'un hôtel particulier avec les armoiries des Baroncelli au dessus de la porte principale. Au XIXe siècle, il fut désigné par Frédéric MISTRAL sous le nom de "Palais du Roure" (Palais du chêne) et il devint un foyer du Félibrige. Aujourd'hui,  la cour s'enhardit de pots d'Anduze avec des lauriers roses.

      Ses Grands-parents maternels sont des nobles occitans nîmois. Son grand-père, le comte Louis de CHAZELLES-LUSSAC, était monarchiste légitimiste (tout comme son grand-père parternel, Gabriel de BARONCELLI, qui lors de son décès en 1889 sera enveloppé dans le drapeau blanc). La grand-mère maternelle de Folco, Lucy, aura une grande influence sur son destin. C'est elle qui lui apprend le provençal, langue que cette famille aristocratique souhaite maintenir face à la conquête du français sur les élites, entreprise depuis 1870 pour cause de IIIe république. Les langues d'Oc sont menacées. Le français remplace le provençal jugé archaïque et langue de la populace. Cette intolérance révoltera le jeune Folco qui désormais passera sa vie à défendre sa langue.

      Suite >>>

      Mémoire en photos
      ou
      "Les couleurs de l'invisible"

      Tombe_Baroncelli
      Tombe à "Lou Simbeu"

      Folco (1)
      mes descendants,
      .
      Denis Colomb de Donnant "Crin blanc"
      .
      Pierre Aubanel, manadier, petit-fils.

      Mus_e_Baroncelli
      Musée Baroncelli

      Mus_e_Baroncelli_salle

      Salle du musée

      Chapelle_Baroncelli
      Chapellle Baroncelli à Florence (5)

      Baroncelli_Christophe
      Ascendant,
      Christophe de Baroncelli-Javon
      Grand prieur de Saint-Gilles de 1699 à 1714

      Eglise
      En dessous, se trouve la crypte

      Ste_Marie
      Fortification de l'église

      (2)Indiens_d_Am_rique

      Il soutient les indiens d'Amérique

      Quand le "Wild Show" de Buffalo Bill se produit à Paris en 1905, il cherche à rencontrer les Sioux en participant à ce spectacle.

      Il compose en porvençal le poème "Souomi Rouge" (Ballade Rouge", sous l'air indien de la Danse des Esprits, qui sera ensuite repris (traduit) en anglais pour les indiens.

      N'est-ce pas étonnant ?


      Saintes-Maries-de-la-mer

      Musée Baroncelli
      Bâtisse édifiée en 1876 par l'architecte arlésien Véran, pour servir d'hôtel de ville et de prétoire de justice de paix, abrite actuellement les collections et documents du Marquis Folco de Baroncelli. On peut y découvrir des tableaux, du mobilier, des outils de la vie quotidienne en Camargue et des documents sur la faune et la flore de la région.

      Les deux médaillons sculptés qui ornent la façade datent du XVIIe siècle, seuls vestiges de l'ancien hôtel de ville (1655).

      Il est également intéressant d'escalader, avec prudence, le petit escalier à vis, afin d'accéder à la terrasse pour embrasser d'un seul regard l'église au coeur de la cité.


      Croix_camarguaise
      Croix de Camargue

      Lors du passage à Nîmes, dans le Gard, du spectacle de Buffalo Bill, Folco de Baroncelli propose au colonel Cody d'utiliser ses gardians dans son show.

      Ceux-ci participent à la représentation avec deux indiens du spectacle. Ces derniers viennent même assister à un lâcher de taureaux en Camargue.

      Gardian_Folco (3)
      Folco gardian

      (4)Folco_d_guis_
      Tournage

      Quelques années plus tard, sa rencontre avec Joe Hamman donne lieu au tournage de westerns en Camargue, aux abords des Saintes-Maries-de-la-Mer.

      Folco de Baroncelli, éleveur, réputé et respecté, fait office de véritable régisseur, recrutant les figurants et rassemblant les chevaux et taureaux nécessaires aux tournages.

      Son aide sera précieuse pour Joe Hamman.

      Lors de tournages de fims en Camargue, la collection d'objets indiens de Folco est mise à contribution.

      En novembre 1911, Joe Hamman lui écrit :
      "Pourriez-vous également laisser sous ma protection, la tente indienne et, si possible, votre coiffure et gilet de perles".

      (6)Tsigane

      Carte_postale_1940__LOU_MARQUES
      Le Marquis

      Carte_postale

      Par la suite, Folco continue de prêter ses chevaux et ses taureaux pour d'autres fims d'aventures, notamment grâce à son frère, le cinéaste Jacques de Baroncelli.

      Le Marquis de Baroncelli meurt en 1943, à l'âge de 74 ans, après avoir été blessé par un cheval et voit son mas réquisitionné par les allemands, ce qui l'affectera beaucoup.

      Livre

      de Jean DES VALLIERES
      "Le Chevalier de la Camargue" -
      Folco de Baroncelli, Marquis de Javon.
      Editions André Bonne, collection "par 4 Chemins", 1960, 255 pages, in-8 broché sous jaquette illustrée.

      Les_racleurs_de_vent
      auteur : Walter Starkie
      autre auteur : Jan Yoors

      Croix

      Croix languedocienne


      Crin_Blanc
      "Crin Blanc" film fait en Camargue

         

      000   . 00

      Haut_de_page

      << Précédente | AAccueil | Suivante >>

      Ligne  Dernière mise à jour, le 23 avril 2008

      Posté par PASPERDUS à 20:00 - Baron ou Marquis... Baroncelli ? ami des Fils du vent - Commentaires [0] - Permalien [#]

      23 mars 2007

      Baron ou Marquis... Baroncelli ? ami des Fils du vent 4/12

        << Précédente | AAccueil | Suivante >>

        Beauduc le paradis existait | |Du sable plein les poches aux Stes-Maries-de-la-mer

        0

        Croix_de_camargue

         

                                                                    

        Marquis Folco de Baroncelli

        Folco_de_Baroncelli

        0

        0

        0

        0

        0

        00
        0

        0

        0

        Résumer la vie en quelques mots est impossible, tant il a laissé de traces.

        <<< 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 >>>

        La fé di bioù

        Ses premiers contacts avec les taureaux et les chevaux camarguais remontent aussi à ses séjours chez sa grand-mère, grande "afeiçounada" devant l'éternel, au château de Bellecôte, dénommé aussi Mas de Laïaud, à Bouillargues, près de Nîmes.

        De nos jours... Le château est appelé Belle coste (ou Belle-coste, Bellecoste). Il est maintenant sur la commune de Caissargues depuis sa création en 1904, auparavant c'était l'hameau de Bouillargues. Il est mentionné en 956 sous le nom "Caxanicus". Il est situé sur la plaine "Vitrensque", jadis inondable, actuellement irriguée. Il appartient à la famille du Tremblay qui perpétue la tradition vinicole de la propriété. Il est également connue pour son conservatoire d'iris conçu par Mme du Tremblay, actuellement décédée. Le domaine est entourée de chênes, arbousiers... et il formé de collines et de plateaux dont le terroir est composé de cailloutis villafranchins (appelés localement GRESS).

        Les manades (élevages de taureaux) faisaient étape à ce carrefour régional au moment de la remontée vers les pâturages de la Petite Camargue. De ces rencontres avec les bioùs (taureaux) et les gardians naîtra une véritable révélation et un amour pour son pays et ses traditions.

        Adolescent, il part faire ses études à Nîmes. Féru de littérature, passionné de littérature allemande, grecque et latine, mais également, il découvre, dans la vieille cité romaine, tous les aspects de la tauromachie, camarguaise mais aussi les corridas espagnoles qui se développent en France depuis 1853, date du mariage de l'empereur Napoléon III avec l'espagnole Eugénie de MONTIJO. Il s'intéresse au culte solaire de Mithra et au passé romain de la Provence et du Languedoc. Après ses études, il jure de se vouer corps et âme à la défense identitaire de son pays.

        Suite >>>

        Mémoire en photos
        ou
        "Les couleurs de l'invisible"

        Tombe_Baroncelli
        Tombe à "Lou Simbeu"

        Folco (1)
        mes descendants,
        .
        Denis Colomb de Donnant "Crin blanc"
        .
        Pierre Aubanel, manadier, petit-fils.

        Mus_e_Baroncelli
        Musée Baroncelli

        Mus_e_Baroncelli_salle

        Salle du musée

        Chapelle_Baroncelli
        Chapellle Baroncelli à Florence (5)

        Baroncelli_Christophe
        Ascendant,
        Christophe de Baroncelli-Javon
        Grand prieur de Saint-Gilles de 1699 à 1714

        Eglise
        En dessous, se trouve la crypte

        Ste_Marie
        Fortification de l'église

        (2)Indiens_d_Am_rique

        Il soutient les indiens d'Amérique

        Quand le "Wild Show" de Buffalo Bill se produit à Paris en 1905, il cherche à rencontrer les Sioux en participant à ce spectacle.

        Il compose en porvençal le poème "Souomi Rouge" (Ballade Rouge", sous l'air indien de la Danse des Esprits, qui sera ensuite repris (traduit) en anglais pour les indiens.

        N'est-ce pas étonnant ?


        Saintes-Maries-de-la-mer

        Musée Baroncelli
        Bâtisse édifiée en 1876 par l'architecte arlésien Véran, pour servir d'hôtel de ville et de prétoire de justice de paix, abrite actuellement les collections et documents du Marquis Folco de Baroncelli. On peut y découvrir des tableaux, du mobilier, des outils de la vie quotidienne en Camargue et des documents sur la faune et la flore de la région.

        Les deux médaillons sculptés qui ornent la façade datent du XVIIe siècle, seuls vestiges de l'ancien hôtel de ville (1655).

        Il est également intéressant d'escalader, avec prudence, le petit escalier à vis, afin d'accéder à la terrasse pour embrasser d'un seul regard l'église au coeur de la cité.


        Croix_camarguaise
        Croix de Camargue

        Lors du passage à Nîmes, dans le Gard, du spectacle de Buffalo Bill, Folco de Baroncelli propose au colonel Cody d'utiliser ses gardians dans son show.

        Ceux-ci participent à la représentation avec deux indiens du spectacle. Ces derniers viennent même assister à un lâcher de taureaux en Camargue.

        Gardian_Folco (3)
        Folco gardian

        (4)Folco_d_guis_
        Tournage

        Quelques années plus tard, sa rencontre avec Joe Hamman donne lieu au tournage de westerns en Camargue, aux abords des Saintes-Maries-de-la-Mer.

        Folco de Baroncelli, éleveur, réputé et respecté, fait office de véritable régisseur, recrutant les figurants et rassemblant les chevaux et taureaux nécessaires aux tournages.

        Son aide sera précieuse pour Joe Hamman.

        Lors de tournages de fims en Camargue, la collection d'objets indiens de Folco est mise à contribution.

        En novembre 1911, Joe Hamman lui écrit :
        "Pourriez-vous également laisser sous ma protection, la tente indienne et, si possible, votre coiffure et gilet de perles".

        (6)Tsigane

        Carte_postale_1940__LOU_MARQUES
        Le Marquis

        Carte_postale

        Par la suite, Folco continue de prêter ses chevaux et ses taureaux pour d'autres fims d'aventures, notamment grâce à son frère, le cinéaste Jacques de Baroncelli.

        Le Marquis de Baroncelli meurt en 1943, à l'âge de 74 ans, après avoir été blessé par un cheval et voit son mas réquisitionné par les allemands, ce qui l'affectera beaucoup.

        Livre

        de Jean DES VALLIERES
        "Le Chevalier de la Camargue" -
        Folco de Baroncelli, Marquis de Javon.
        Editions André Bonne, collection "par 4 Chemins", 1960, 255 pages, in-8 broché sous jaquette illustrée.

        Les_racleurs_de_vent
        auteur : Walter Starkie
        autre auteur : Jan Yoors

        Croix

        Croix languedocienne


        Crin_Blanc
        "Crin Blanc"
        film fait en Camargue

           

        00Haut_de_page

        0

        << Précédente | AAccueil | Suivante >>

        Ligne  Dernière mise à jour, le 23 avril 2008

        Posté par PASPERDUS à 20:00 - Baron ou Marquis... Baroncelli ? ami des Fils du vent - Commentaires [2] - Permalien [#]

        22 mars 2007

        Baron ou Marquis... Baroncelli ? ami des Fils du vent 5/12

          << Précédente | AAccueil | Suivante >>

          Beauduc le paradis existait | |Du sable plein les poches aux Stes-Maries-de-la-mer

          0

          Croix_de_camargue

           

                                                                      

          Marquis Folco de Baroncelli

          Folco_de_Baroncelli

          0

          0

          0

          0

          0

          00
          0

          0

          0

          Résumer la vie en quelques mots est impossible, tant il a laissé de traces.

          <<< 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 >>>

          Rencontre avec le Félibrige

          De retour en Avignon, voici son côté poète. il reçoit au Palais du Roure, les Félibres (gardiens de la "foi") comme Théodore AUBANEL, Joseph ROUMANILLE (+1891) (avec qui il correspondait quand il était adolescent) et surtour le "Maître du Félibrige", le grand Frédéric MISTRAL (1830 / 25 mars1914), l'auteur de "Miréio" (Mireille, publié en 1859 ; prix Nobel de la littérature en 1904). A leur contact, il sait que sa voie est désormais toute tracée, il consacrera sa vie entière au maintien des traditions linguistiques, culturelles et taurines. Il adhère au programme politique du Félibrige et y rencontre des hommes comme Alphonse DAUDET, Charles MAURRAS, Paul ARENE, Félix GRAS, Marius ANDRE et surtout son cousin Joseph d'ARBAUD. Folco deviendra même plus tard, en 1905, "Majoral" du Félibrige ou "Lou Félibre" qui fut fondé sur les valeurs de la Langue d'Oc et sa défense.

          Son grand ami, et cousin, Joseph d'Arbaud crée sa manade en 1898, c'est le mas de "l'Esquinau".

          Son emploi à la Trésorerie Générale l'ennui, il veut écrire. Il rédige son premier livre, "Babali" qu'il publie en Avignon en 1890 sur les presses de ROUMANILLE. Sitôt l'ouvrage paru le 11 octobre, il court avec cinq amis félibres au pont Saint-Bénezet et au douzième coup de minuit, il jette l'exemplaire n°1 en offrande dans le Rhône, le fleuve nourricier de sa Patrie charnelle. La "Coupo Santo" chantée avec ferveur contribue à donner un éclat particulier à cette cérémonie païenne.

          Frédéric MISTRAL, poète et prix Nobel de littérature,  ne peut que remarquer un tel disciple et l'engage, au début de l'année 1891, comme secrétaire de rédaction du journal régionaliste "L'Aïoli". Le Palais du Roure devient le siège du journal aquel toute la famille BARONCELLI participe. Folco y écrit de fougueux poèmes en provençal, mais depuis 1895, il rêve de les vivre pleinement comme manadier en camargue. MISTRAL sent que ce jeune troubadour peut aller loin et le laisse s'éloigner du journal dont l'aventure se terminera en 1899. "Folco, je te confie la Camargue, défends-la".

          Suite >>>   6/12

          Mémoire en photos
          ou
          "Les couleurs de l'invisible"

          Tombe_Baroncelli
          Tombe à "Lou Simbeu"

          Folco (1)
          mes descendants,
          .
          Denis Colomb de Donnant "Crin blanc"
          .
          Pierre Aubanel, manadier, petit-fils.

          Mus_e_Baroncelli
          Musée Baroncelli

          Mus_e_Baroncelli_salle

          Salle du musée

          Chapelle_Baroncelli
          Chapellle Baroncelli à Florence (5)

          Baroncelli_Christophe
          Ascendant,
          Christophe de Baroncelli-Javon
          Grand prieur de Saint-Gilles de 1699 à 1714

          Eglise
          En dessous, se trouve la crypte

          Ste_Marie
          Fortification de l'église

          (2)Indiens_d_Am_rique

          Il soutient les indiens d'Amérique

          Quand le "Wild Show" de Buffalo Bill se produit à Paris en 1905, il cherche à rencontrer les Sioux en participant à ce spectacle.

          Il compose en provençal le poème "Souomi Rouge" (Ballade Rouge", sous l'air indien de la Danse des Esprits, qui sera ensuite repris (traduit) en anglais pour les indiens.

          N'est-ce pas étonnant ?


          Saintes-Maries-de-la-mer

          Musée Baroncelli
          Bâtisse édifiée en 1876 par l'architecte arlésien Véran, pour servir d'hôtel de ville et de prétoire de justice de paix, abrite actuellement les collections et documents du Marquis Folco de Baroncelli. On peut y découvrir des tableaux, du mobilier, des outils de la vie quotidienne en Camargue et des documents sur la faune et la flore de la région.

          Les deux médaillons sculptés qui ornent la façade datent du XVIIe siècle, seuls vestiges de l'ancien hôtel de ville (1655).

          Il est également intéressant d'escalader, avec prudence, le petit escalier à vis, afin d'accéder à la terrasse pour embrasser d'un seul regard l'église au coeur de la cité.


          Croix_camarguaise
          Croix de Camargue

          Lors du passage à Nîmes, dans le Gard, du spectacle de Buffalo Bill, Folco de Baroncelli propose au colonel Cody d'utiliser ses gardians dans son show.

          Ceux-ci participent à la représentation avec deux indiens du spectacle. Ces derniers viennent même assister à un lâcher de taureaux en Camargue.

          Gardian_Folco (3)
          Folco gardian

          (4)Folco_d_guis_
          Tournage

          Quelques années plus tard, sa rencontre avec Joe Hamman donne lieu au tournage de westerns en Camargue, aux abords des Saintes-Maries-de-la-Mer.

          Folco de Baroncelli, éleveur, réputé et respecté, fait office de véritable régisseur, recrutant les figurants et rassemblant les chevaux et taureaux nécessaires aux tournages.

          Son aide sera précieuse pour Joe Hamman.

          Lors de tournages de fims en Camargue, la collection d'objets indiens de Folco est mise à contribution.

          En novembre 1911, Joe Hamman lui écrit :
          "Pourriez-vous également laisser sous ma protection, la tente indienne et, si possible, votre coiffure et gilet de perles".

          (6)Tsigane

          Carte_postale_1940__LOU_MARQUES
          Le Marquis

          Carte_postale

          Par la suite, Folco continue de prêter ses chevaux et ses taureaux pour d'autres fims d'aventures, notamment grâce à son frère, le cinéaste Jacques de Baroncelli.

          Le Marquis de Baroncelli meurt en 1943, à l'âge de 74 ans, après avoir été blessé par un cheval et voit son mas réquisitionné par les allemands, ce qui l'affectera beaucoup.

          Livre

          de Jean DES VALLIERES
          "Le Chevalier de la Camargue" -
          Folco de Baroncelli, Marquis de Javon.
          Editions André Bonne, collection "par 4 Chemins", 1960, 255 pages, in-8 broché sous jaquette illustrée.

          Les_racleurs_de_vent
          auteur : Walter Starkie
          autre auteur : Jan Yoors

          Croix

          Croix languedocienne


          Crin_Blanc
          "Crin Blanc" film fait en Camargue

             

          00Haut_de_page

          << Précédente | AAccueil | Suivante >>

          00Haut_de_page

          Ligne  Dernière mise à jour, le 23 avril 2008

          Posté par PASPERDUS à 20:48 - Baron ou Marquis... Baroncelli ? ami des Fils du vent - Commentaires [0] - Permalien [#]

          21 mars 2007

          Baron ou Marquis... Baroncelli ? ami des Fils du vent 6/12

            << Précédente | AAccueil | Suivante >>

            Beauduc le paradis existait | |Du sable plein les poches aux Stes-Maries-de-la-mer

            0

            Croix_de_camargue

             

                                                                        

            Marquis Folco de Baroncelli

            Folco_de_Baroncelli

            0

            0

            0

            0

            0

            00
            0

            0

            0

            Résumer la vie en quelques mots est impossible, tant il a laissé de traces.

            <<< 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 |7 | 8 | 9 | 10 | 11 |12 >>>

            "Chevalier de l'idéal mistralien"

            1899, à Noël il rédige un poème en provençal où il s'insurge contre l'agression des anglais envers les Boers, ces paysans sud-africains originaires de la Hollande calviniste et de la France hugenote (dont beaucoup sont originaires du Languedoc et de la Provence) qui vont lutter de 1899 à 1902 pour l'indépendance de leur pays, le Transvaal.

            En 1903, à l'âge de 21 ans, il publie à New-York sa première nouvelle "Babali", .Il s'enflamme pour les causes désespérées.

            En 1910, il réunira ses poèmes dans un recueil intitulé "Blad de luno".

            Suite >>>

            Mémoire en photos
            ou
            "Les couleurs de l'invisible"

            Tombe_Baroncelli
            Tombe à "Lou Simbeu"

            Folco (1)
            mes descendants,
            .
            Denis Colomb de Donnant "Crin blanc"
            .
            Pierre Aubanel, manadier, petit-fils.

            Mus_e_Baroncelli
            Musée Baroncelli

            Mus_e_Baroncelli_salle

            Salle du musée

            Chapelle_Baroncelli
            Chapellle Baroncelli à Florence (5)

            Baroncelli_Christophe
            Ascendant,
            Christophe de Baroncelli-Javon
            Grand prieur de Saint-Gilles de 1699 à 1714

            Eglise
            En dessous, se trouve la crypte

            Ste_Marie
            Fortification de l'église

            (2)Indiens_d_Am_rique

            Il soutient les indiens d'Amérique

            Quand le "Wild Show" de Buffalo Bill se produit à Paris en 1905, il cherche à rencontrer les Sioux en participant à ce spectacle.

            Il compose en provençal le poème "Souomi Rouge" (Ballade Rouge", sous l'air indien de la Danse des Esprits, qui sera ensuite repris (traduit) en anglais pour les indiens.

            N'est-ce pas étonnant ?


            Saintes-Maries-de-la-mer

            Musée Baroncelli
            Bâtisse édifiée en 1876 par l'architecte arlésien Véran, pour servir d'hôtel de ville et de prétoire de justice de paix, abrite actuellement les collections et documents du Marquis Folco de Baroncelli. On peut y découvrir des tableaux, du mobilier, des outils de la vie quotidienne en Camargue et des documents sur la faune et la flore de la région.

            Les deux médaillons sculptés qui ornent la façade datent du XVIIe siècle, seuls vestiges de l'ancien hôtel de ville (1655).

            Il est également intéressant d'escalader, avec prudence, le petit escalier à vis, afin d'accéder à la terrasse pour embrasser d'un seul regard l'église au coeur de la cité.


            Croix_camarguaise
            Croix de Camargue

            Lors du passage à Nîmes, dans le Gard, du spectacle de Buffalo Bill, Folco de Baroncelli propose au colonel Cody d'utiliser ses gardians dans son show.

            Ceux-ci participent à la représentation avec deux indiens du spectacle. Ces derniers viennent même assister à un lâcher de taureaux en Camargue.

            Gardian_Folco (3)
            Folco gardian

            (4)Folco_d_guis_
            Tournage

            Quelques années plus tard, sa rencontre avec Joe Hamman donne lieu au tournage de westerns en Camargue, aux abords des Saintes-Maries-de-la-Mer.

            Folco de Baroncelli, éleveur, réputé et respecté, fait office de véritable régisseur, recrutant les figurants et rassemblant les chevaux et taureaux nécessaires aux tournages.

            Son aide sera précieuse pour Joe Hamman.

            Lors de tournages de fims en Camargue, la collection d'objets indiens de Folco est mise à contribution.

            En novembre 1911, Joe Hamman lui écrit :
            "Pourriez-vous également laisser sous ma protection, la tente indienne et, si possible, votre coiffure et gilet de perles".

            (6)Tsigane

            Carte_postale_1940__LOU_MARQUES
            Le Marquis

            Carte_postale

            Par la suite, Folco continue de prêter ses chevaux et ses taureaux pour d'autres fims d'aventures, notamment grâce à son frère, le cinéaste Jacques de Baroncelli.

            Le Marquis de Baroncelli meurt en 1943, à l'âge de 74 ans, après avoir été blessé par un cheval et voit son mas réquisitionné par les allemands, ce qui l'affectera beaucoup.

            Livre

            de Jean DES VALLIERES
            "Le Chevalier de la Camargue" -
            Folco de Baroncelli, Marquis de Javon.
            Editions André Bonne, collection "par 4 Chemins", 1960, 255 pages, in-8 broché sous jaquette illustrée.

            Les_racleurs_de_vent
            auteur : Walter Starkie
            autre auteur : Jan Yoors

            Croix

            Croix languedocienne


            Crin_Blanc
            "Crin Blanc"
            film fait en Camargue

               

            00Haut_de_page

            00

            << Précédente | AAccueil | Suivante >>

            Ligne  Dernière mise à jour, le 23 avril 2008

            Posté par PASPERDUS à 23:38 - Baron ou Marquis... Baroncelli ? ami des Fils du vent - Commentaires [0] - Permalien [#]

            20 mars 2007

            Baron ou Marquis... Baroncelli ? ami des Fils du vent 7/12

              << Précédente | AAccueil | Suivante >>

              Beauduc le paradis existait | |Du sable plein les poches aux Stes-Maries-de-la-mer

              0

              Croix_de_camargue

               

                                                                        

                                                

              Marquis Folco de Baroncelli

              Folco_de_Baroncelli

              0

              0

              0

              0

              0

              00
              0

              0

              0

              Résumer la vie en quelques mots est impossible, tant il a laissé de traces.

              <<< 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 >>>

              Centaure des marécages "Guardian"

              Dès 1895, il quitte le palais familial d'Avignon, pour créer la "Manado Santenco" (la Manade des Saintes). Il s'y installe le 30 juillet 1899. Elle est située en Camargue, au mas de l'Amarée, aux Saintes-Marie-de-la-Mer.

              Confrérie des Gardians.. elle a Saint-Georges comme patron existe depuis 1513.

              Pourquoi choisit-il ce lieu ?

              C'est dans le delta du Rhône où l'homme travaille si durement dans un milieu inhospitalier composé de marais et de moustiques.

              Folco nous explique son engagement : "les gardians et les Saintins (habitants des Saintes) étaient les derniers dépositaires de notre langue. Il me semblait que la passion des taureaux était le levier le plus sûr pour soulever notre peuple et raviver sa conscience nationale".

              "Nuit et jour sur la brèche, il cuisait son pain, dressait ses chevaux, aidait ses vaches à vêler...". Il se consacre enfin à la grande oeuvre de sa vie : redonner sa pureté à la race taurine camarguaise souillée par les croisements avec le bétail espagnol. Avec le temps, les taureaux camarguais sains des grandes manades SAUREL, PAPINAUD, DAUMAS et DIJO vont permettre à Folco de reconstituer la race camarguaise originelle qui va désormais composer son élevage.

              Le maquis Folco de BARONCELLI (il hérite du titre en mars 1897 après le décès de son père) participe aussi activement à la codification de la course camarguaise naissante et à la création des jeux de gardians. De Montpellier à Marseille, sa réputation d'ardent défenseur de nos traditions génère une profonde admiration au sein du peuple camarguais. Celui-ci, par affection et reconnaissance ne l'appelle plus désormais que par son titre, "lou Marquès".

              En 1901, il est récompensé pour sa sélection draconienne avec son taureau "Prouvenço" (Provençal), historique cocardier qui pour sa première sortie a déchaîné les spectateurs des arènes de Lunel (Hérault) autant par ses qualités esthétiques que combatives. Une légende taurine vien de naître dont la renommée hante toujours la mémoire des afeiçounados.

              Baroncelli pense qu'il doit sa réussite de manadier à Mithra. Dans son poème "Sacrifice" paru en 1908, il rêve d'immoler son plus beau taureau, "Prouvenço", sur le promontoire le plus avancé de la Camargue à cette divinité taurine et solaire, par qui l'univers ressuscite à chaque printemps. Hasard ou destin, "Prouvenço" âgé de 13 ans, sera tué cette même année  (fin mai 1909) lors d'une rixe dans les pâturages par trois jeunes taureaux dont son fils "Sangar".

              Suite >>> 8/12

              Mémoire en photos
              ou
              "Les couleurs de l'invisible"

              Tombe_Baroncelli
              Tombe à "Lou Simbeu"

              Folco (1)
              mes descendants,
              .
              Denis Colomb de Donnant "Crin blanc"
              .
              Pierre Aubanel, manadier, petit-fils.

              Mus_e_Baroncelli
              Musée Baroncelli

              Mus_e_Baroncelli_salle

              Salle du musée

              Chapelle_Baroncelli
              Chapellle Baroncelli à Florence (5)

              Baroncelli_Christophe
              Ascendant,
              Christophe de Baroncelli-Javon
              Grand prieur de Saint-Gilles de 1699 à 1714

              Eglise
              En dessous, se trouve la crypte

              Ste_Marie
              Fortification de l'église

              Il soutient les indiens d'Amérique

              Quand le "Wild Show" de Buffalo Bill se produit à Paris en 1905, il cherche à rencontrer les Sioux en participant à ce spectacle.

              Il compose en porvençal le poème "Souomi Rouge" (Ballade Rouge", sous l'air indien de la Danse des Esprits, qui sera ensuite repris (traduit) en anglais pour les indiens.

              N'est-ce pas étonnant ?


              Saintes-Maries-de-la-mer

              Troupeau 


              Troupeau

              Blanc_cr_me_de_Camargue

              (4)Folco_d_guis_

              Tournage

              Le Marquis

              Carte_postale_1940__LOU_MARQUES

              Carte_postale


              "Crin Blanc" film fait en Camargue


              Crin_Blanc

                 

              00Haut_de_page

              00

              << Précédente | AAccueil | Suivante >>

              Ligne  Dernière mise à jour, le 23 avril 2008

              Posté par PASPERDUS à 20:00 - Baron ou Marquis... Baroncelli ? ami des Fils du vent - Commentaires [0] - Permalien [#]

              19 mars 2007

              Baron ou Marquis... Baroncelli ? ami des Fils du vent 8/12

              <<Précédente | AAccueil | Suivante >>

              Beauduc le paradis existait | |Du sable plein les poches aux Stes-Maries-de-la-mer

               

               

               

               

              0

              Croix_de_camargue

               

                                                                          

              Marquis Folco de Baroncelli

              Folco_de_Baroncelli

               

               

               

               

               

               

               

              0

               

              0

              0

              0

               

               

               

              0

              00
              0

              0

              0

              Résumer la vie en quelques mots est impossible, tant il a laissé de traces.

              <<< 1|2 | 3| 4| 5| 6|7 | 8 | 9| 10| 11| 12>>>

              Maître, fils, époux, père, veuf 

              Il se marie avec Henriette CONSTANTIN, le 6 février 1895. Elle est la fille d'un grand propriétaire viticole de Châteauneuf-du-Pape, "les Fines roches".  De cette union naquirent trois filles qui portèrent le nom des héroïnes des oeuvres de Frédéric Mistral : Nerte (13/11/1895), Maguelonne (25/09/1901) et Frédérique dite "Riquette"  (7/03/1908) qui porte le prénom de MISTRAL et dont celui-ci sera le parrain.

              La mère de Folco, Henriette de CHAZELLES-LUSSAC meurt le 1er août 1906. Sa disparition tourne une page de la vie des BARONCELLI. En effet, le Palais du Roure fortement hypothéqué sera vendu en 1908 ; double tragédie familiale.

              En 1898, création de la manade le "Mas de l'Esquinau" par son grand ami d'Arbaud.

              En 1904, c'est la première fête du costume aux Saintes-Maries-de-la-mer. Cette même année, Folco aperçoit une jeune femme de toute beauté lors d'un déplacement sur Valence. Cette belle dame hantera sa mémoire et les vers de ses poèmes.

              Eté 1905, création du "Coumitat Vierginien" qui a pour désignation de maintenir le costume et tout ce qui touche aux traditions camarguaises.

              1906, sa soeur "Marguerite" devient reine du Félibrige. Ils ont une autre soeur Magali.

              1907, le 27 septembre, les crues dévastent une partie de sa manade.

                       Il soutient la révolte des viticulteurs languedociens. Il est indigné par la répression de l'armée qui tire sur les manifestants et tue 5 paysans occitans à Narbonne. A tel point que dans son poème aux accents spératistes, "Auzor", il veut perforer les tripes des Français du Nord ("la frechaio di Franchimand") !

              Hasard ou destin, il fera sa connaissance en Arles en mai 1908. Elle s'appelle Jeanne de FLANDRESY, originaire de Valence, âgée de 34 ans, jeune veuve d'un comte écossais. Elle est la fille de l'archéologue drômois Etienne MELLIER avec qui elle a rédigé plusieurs livres sur l'histoire de la Provence. Folco l'invite au mas et lui fait visiter la région. Une passion amoureuse va naître entre eux. Il ira la voir à Paris, puis à son retour, lui enverra de nombreux poèmes enflammés. Mais cette liaison avec le temps se transformera en amitié et n'aura pas d'incidence sur son mariage. Par amour pour Folco, elle rachètera le Palais du Roure, le 12 avril 1918 alors qu'il avait subi des préjudices considérables depuis la première vente le 15/05/09 ; il fut sauvé in extremis. Femme énergétique et déterminée, elle se consacrera corps et âme à "l'oeuvre de sa vie" : rendre son prestige au Palais du Roure. Dès l'achèvement des travaux, elle y créa un foyer de culture méditerranéenne. Son mariage en 1936, avec le commandant Espérandieu, éminent archéologue et membre de l'institut, apporta une nouvelle dimension à l'institution, par la création de la Fondation Flandresy-Espérandieu dont la ville d'Avignon hérita par donation en 1944. . Il est  transformé en un musée consacré à la culture provençale et camarguaise que l'on peut toujours visiter.

              1909, en juillet, création de la "nacion Gardiano", pour remplacer le "Coumita Vierginien"
                       qui permet de conserver le patrimoine camarguais et promouvoir,
                       avec leur confrérie, le folklore des gardians.
                       C'est lui qui impose lors des manifestations, aux gardians amateurs,
                       lors des fêtes gardianes le costume : veste de velours noir à soutaches,
                       pantalon en peau de taupe beige, chemise voyante à gros carreaux,
                       ceintures (taïolo) qui a évolué depuis, grand chapeau (valergue),
                       cravate (régate) et comme monture  (paramen) cheval de race
                       Camargue exclusivement.

              1914, il rentre au Comité du Museum Arlaten.

              1916, le 27 juin, mariage de sa fille aînée Nerte (épouse du commandant de marine Bonis).

              1920,  le 26 septembre, inauguration de la statue de Mireille aux Saintes.

              1922, en janvier, sortie du film "Roi de Camargue" de son frère.
                       En juillet, tournage de "Notre Dame d'amour".

                        Juillet, également, le "Journal du Midi" publie un article lançant l'idée de Baroncelli
                       de créer un parc naturel en Camargue.

              1924, le 13 janvier, mort de Charloun Rieu.
                       Cette même année, création le 23 mars du "Riban prouvenço".

              1928, le 6 novembre mariage de sa deuxième fille Maguelonne (Madame de Montgolfier).

              1931, le 1er octobre, Folco quitte son mas "L'Amarée" et s'installe au Simbèu.

              1933, le 23 avril, mariage de sa cadette Frédérique surnommée "Riquette"  avec Henry Aubanel. Henry, fils de Théodore (26 mars 1829-1886) frère de Charles et de Joseph (l'aîné) et dont le père Laurent avait repris la succession de l'imprimerie familiale.

              1934, condamnation de Pioch, c'est la fin du rêve du parc naturel.
                       Son beau-fils, Henry Aubanel devient manadier.

              1935, le 24 mai, première sortie de Sara, portée en procession.

              1936, en mars, mariage de la 1ère reine d'Arles : Angelle Vernet.
                       8 août, décès de sa femme Henriette.

              1938, en octobre, il est hospitalisé à Nîmes.

              1939, en début d'année,  la manade est arrêtée.

              1942, en novembre, les allemands s'installent à Simbèu.

              1943, le 17 février, il est expulsé de chez lui à Simbèu.

              1943, le 15 décembre, il décède en Avignon.
                       le 18 décembre, enterrement à St Agricol ; inhumation au cimetière St Véran.

              1944 Vente par Henry Aubanel, son beau-fils d'une partie de la manade à Paul Laurent.

              Quant il mourut, c'est son frère cadet qui devint le marquis : Jacques Marie Joseph Henri, né le 25 juin 1881, au Château de la Belle Côte, à Bouillargues, dans le Gard. Il est surnommé Jacques de Baroncelli. Dans la même lignée, il fut également connu en tant que grand metteur en scène du cinéma dont il fut l'un des pionniers ; il fut tour à tour, réalisateur, scénariste et producteur cinématographie. Il occupa également le poste de rédacteur en chef du quotidien "L'Eclair". Subjugué par le cinéma, il réalisa surtout du temps du muet, des oeuvres qui font époque et au cinéma parlant, il signa des films de grande valeur. Il adapta à l'écran des oeuvres existantes, comme la "Duchesse de Langeais" d'après Honoré de Balzac, en collaboration avec Jean Giraudoux. Né pour être poète (il écrivit des vers remarquables), il sut transposer son talent dans le domaine de la pellicule et il écrivit son nom dans l'histoire du cinéma mondial. En vrai magicien de l'image, il sait passer du mélodrame comme "Nitchevo, Feu" et "Veille d'Armes", au romantisme, comme "Pêcheur d'Islande" de Pierre Loit, chef d'oeuvre du muet et en destinant sa concupiscence à des oeuvres poétiques, comme "Le Rêve" d'Emile Zola.

              1911, le 26 avril, Jacques de Baroncelli épousa à Paris, Marguerite de Mont de Banque, fille de Louis Mathieu et de Jeanne Clotilde de Surville. Il mourut, le 12 janvier 1951, subitement en son appartement de l'avenue Mac Mahon à Paris. Son corps fut transféré, on s'en souvient à Avignon qui lui fit des funérailles solennelles. Derrière le convoi funèbre marchait un jeune homme à la peau mate et au cheveu noir : c'était le fils du défunt, Jean de Baroncelli, dixième marquis.

              1914, le 25 mars, Marie Joseph Henri Jean de Baroncelli, fils de Jacques, est né. Son physique de jeune premier de théâtre perpétuel masque des praticiens de Florence, et s'il est héritier du titre, il est également héritier des dons spirituels de la lignée des Baroncelli. De cette famille  d'êtres sélectionnés, il se devait d'illustrer son nom : Jean de Baroncelli est un écrivain de talent. Son premier roman, "Ving-six hommes" (Grasset, 1941) fut très apprécié. On lui doit aussi "Le disgracié" et "Né en 14" (comme lui) (Grasset, 1945). Enfin, son dernier roman est paru sous le titre : "Les chevaliers de la lune". Il relate l'histoire d'une famille les Lestequelli, une vieille famille aristocratique florentine transplantée en Provence. Cette famille ressemble du reste beaucoup à celle des Baroncelli. Jean de Baroncelli qui collabore à de nombreuses revues littéraires voit un talent sûr s'épanouir fermement.

              Héros de la guerre de 39-45 et pêcheur de lune, Jean de Baroncelli est un pur produit d'une famille que les Médicis combattirent et qui réunit les noms glorieux de Béatrice Portinari, la fiancée de Dante, de Madeleine de Strozzi et de Laure de Sade.

              Jean de Baroncelli est marié, et sa femme, la dixième marquise de Baroncelli, vous la connaissez tous : c'est Sophie Desmarets. (une publication lui a été consacrée : Jean de Baroncelli : un "amateur" de cinéma 1914-1918 par Eugène C. McCreary. Archives n°80, avril 1999. Elle est en vente sur le site de l'Institut Jean Vigo : http ://www.inst-jeanvigo.asso.fr/sommaire.html.

              1949, Denis Colomb de Daunant se maria avec la fille du Marquis Baroncelli, Monique, plus exactement en février 1949. Denis construisa le Mas Cacharel. Il hérita de la manade des Juments. Il passait sa journée avec ses troupeaux contemplant la nature.

              1951, en juillet, transfert des cendres du marquis aux Saintes-Maries-de-la-mer à Simbèu.

              1954. Denys Colomb de Daunant devint photographe et quelques temps après se lança comme réalisateur avec Braco en 1954.

              1963, il tourna "La bete de Vaccarès" qu'il ne termina pas.

              1970, création du Parc Naturel régional de Camargue, d'une superficie de 86 000 hectares et constitue une des principales zones humides d'Europe et dont l'écosystème est tout à fait unique, d'une beauté sauvage époustouflante.

              1998, décès de Jean de Baroncelli.

              Sophie Desmarets est la fille de Bob Desmarets, l'ancien directeur du vélodrome d'hiver à Paris.

              Bob Desmarets, ce nom évocateur d'une certaines belle époque : celle du Vel d'Hiv'. C'était le temps des poursuites et des américains, Wambst et Lacquehay, l'équipe reine des Six Jours, Van Kempen, Blanchonnet et Onésime Boucheron. Grand, corpulent, le nez surmonté d'un binocle, Bob Desmarets était très populaire dans son vélodrome de la rue Nélaton.

              Un soir des Six Jours de 1925, alors que les gradins grouillaient, que Berretot annoncait les primes et que Jean Rodor chantait au micro : "C'est la route infernale qui va durer six jours", Bob Desmarets, parmi les soupeurs de la pelouse, ajustait son lorgnon et évaluait d'un air satisfait sa belle chambrée. On vint soudain annoncer la naissance de sa fille Jacqueline.

              Jacqueline devint une grande et une jolie jeune fille au nez à la parisienne et aux cheveux d'un beau blond vénitien. Elle voulait être actrice et y parvint. Elle entra au conservatoire et fut l'élève de Louis Jouvet, celui-ci lui dit un jour : "Toi, tu est comique, tu devrais t'appeler Sophie ! ... " Va pour Sophie. Et Sophie Desmarets débuta dans "Premier rendez-vous", un petit rôle certes, mais très remarqué. Peu après, en 1944, elle obtenait son premier prix de conservatoire. Sa carrière, on la connaît, puisque Sophie Desmarets est devenue une star de France et les revues de cinéma parlent d'elle chaque semaine (aux années 1990) : "Seul dans la nuit", "Mon Ami Sainfoin",  "Le Roi", avec Maurice Chevalier. Au théâtre, sa carrière est également des plus belles : "Ninotchka" et "Le soldat de la sorcière" sont ses créations les plus remarquées. Voilà donc Sophie marquise ! Elle n'en est pas plus fière pour çà. Avec ses yeux rieurs et son nez en l'air, elle contemple la belle lignée des marquises qui l'ont précédée et poret altièrement un des plus beaux titres de France. Elle est fort spirituelle. Une comédienne dissimulant mal un âge canonique lui disait un jour : "Ah ! c'est vous Sophie Desmarets, celle qui a eu son premier prix de Conservatoire sous Pétain ?" - "Oui madame, c'est mieux que de l'avoir eu sous Félix Faure". L'esprit étant, dit-on l'apanage des grands, par cette réplique Sophie Desmarets est bien une marquise.

              2006, mais revenons à ces descendants, c'est Pierre Aubanel, son petit-fils,  qui préside l'hommage fait chaque année sur sa tombe au Mas Simbèu.

              Suite >>>

               

              Mémoire en photos
              ou
              "Les couleurs de l'invisible"


              Marquis_et_sa_fille

              Marquis et sa fille

               

               

               

              Commandant Espérandieu

               

               

              Commandant_Esp_randieu


              Aubanel_Pierre

               


               

               

               

               

               

              Pierre Aubanel, son petit-fils

              de la manade d'Aimargues AUBANEL-BARONCELLI


               
                 
               
                 
                 
                 
               


                 
                 
               


               

               

                 

              000   . 00

              Haut_de_page

              00

               

               

               

               

               

               

               

               

               

              << Précédente | AAccueil | Suivante >>

              Ligne  Dernière mise à jour, le 23 avril 2008

              Posté par PASPERDUS à 20:20 - Baron ou Marquis... Baroncelli ? ami des Fils du vent - Commentaires [0] - Permalien [#]

              18 mars 2007

              Baron ou Marquis... Baroncelli ? ami des Fils du vent 9/12

                << Précédente | AAccueil | Suivante >>

                Beauduc le paradis existait | |Du sable plein les poches aux Stes-Maries-de-la-mer

                0

                Croix_de_camargue

                 

                                                                            

                Marquis Folco de Baroncelli

                Folco_de_Baroncelli

                0

                0

                0

                0

                0

                00
                0

                0

                0

                Résumer la vie en quelques mots est impossible, tant il a laissé de traces.

                <<< 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 >>>

                Fabricant d'un mythe

                En octobre 1905, le marquis rencontre le colonel William CODY, plus connu sous le nom de Buffalo Bill. Celui-ci, conscient que le monde de l'Ouest sauvage est menacé de disparition par le modernisme, lutte pour la cause identitaire à sa manière. Il veut faire connaître au monde entier les traditions viriles des cow-boys et surtout du peuple indien en voie de disparition. Il crée alors le "Wild West Show", un mélange de rodéo avec chevaux, bisons et de "musée ethnographique vivant" avec des démonstrations de la vie quotidienne de ces gardiens de troupeaux du Far West et des traditions des indiens.

                Débarquant à Marseille, le "Wild West Show" est mis en quarantaine aux Saintes-Maries-de-la-Mer. La rencontre entre Baroncelli et Buffalo Bill est un grand moment de l'histoire de la Camargue. Ces deux grands hommes, deviennent amis et vont échanger jusqu'à la fin de leur vie une longue et chaleureuse correspondance. Plusieurs indiens resteront finalement plus d'une année chez le marquis. Ils découvrent un monde qui leur est proche, des troupeaux de taureaux, un peuple de cavaliers émérites qui veulent garder leurs traditions et qui selon leurs caractères portent comme eux des surnoms d'animaux : "lou reinard" (le renard), "Gros bè" (Gros bec), "Lou Ratié" (l'épervier), "l'agasso" (la pie), etc. Deux peaux-rouges, "Queue-de-fer" et "Ours Solitaire", vont même accompagner les gardians dans leurs "abrivados" à Gallargues et lors des ferrades d'anoubles (marquage des taureaux d'un an) au Cailar (village gardois où ses habitants, les "queilaren", sont les gardiens des traditons camarguaises). Les indiens ont ainsi l'occasion de monter des chevaux de "camargues" ou d'appellation "numide",

                Numide ?... race introduite par les Romains lors de l'installation de Flavius Flaccus dans la région d'Arles, en l'an 62 avant J.C. Un peu plus tard Jules César aurait créé deux haras à Arles et à Rhodanisia pour tenter des croisements entre ces chevaux d'origine numide avec des chevaux des Marais-Pontins. (récit invérifiable) 

                Une autre version, leur origine viendrait des sarrasins qui ont occupé le Midi de la France au  VIII et IXe siècles et lors de leur retraite les auraient abandonnés.

                qui ressemblent à leurs propres montures. Le Marquis admire ces indiens et nouera une amitié profonde pour "Jacob-White-eyes" avec qui il va longtemps correspondre.

                Un des derniers gardians "baïles" du Marquis fut "Pagnolet" des Saintes-Maries-de-la-Mer.

                Pour remercier Baroncelli de son hospitalité, les indiens lui offrent une tenue complète de chef d'indien et lui donnent le nom de "Zind-Kala-Wasté", ce qui signifie "L'oiseau au coeur fidèle". Ce contact avec les indiens d'Amérique a profondément marqué le marquis ; il compare volontiers par certains côtés les indiens aux gitans. En effet, à cette époque, l'origine de ceux-ci est inconnue. Certains pensent qu'ils viennent d'Egypte d'autres de l'Inde qui est en fait leur vraie patrie originelle. Baroncelli compare donc leur sort à ceux des indiens et va essayer d'honorer publiquement aux Saintes-Maries-de-la-Mer leur patronne, l'étrange Sainte Sara.

                Mais revenons à "Buffalo Bill" et son show qui comprend 16 bateaux, 3 trains, 800 chevaux, 500 hommes qui vont se présenter dans 120 villes en France. Toute l'équipe mettait la main à la patte pour l'installation d'une durée de 2 heures, souvent le matin de 7 à 9 heures. Le montage de la tente, l'installation des écuries, des cuisines, dans le même temps que les indiens dressaient leur teepee permettait dans cette même journée d'offrir le spectacle : 1200 pieux, 4000 mâts, 30 000 mètres de cordage, 23 000 mètres de toile, 8 000 sièges et 10 000 pièces de bois et morceaux de fer étaient nécessaires à l'installation d'une centaine de tentes surmontées de drapeau aux couleurs des nations représentatives.

                Les années ont effacées les traces du passage des indiens, mais chaque année une délégation d'amérindiens vient commémorer le départ du Marquis en déposant sur sa tombe quelques plumes de faucon, avec pour fond le battement des tambours chamoniques qui cadencent ces fesivités annuelles.

                Il arrive même qu'une troupe chevauche la race camarguaise en souvenir du bon vieux temps, martelant le sol camarguais, galopant côte à côte et leurs cris stridents accompagnent des sabots sur cette terre qui les enracine. Comme "Wamblee la Tonka" (Grand petit aigle)  dont la grand-mère vint à cette époque quittant la réserve des Sioux Lakota et qui devant dresse le drapeau officiel de la nation d'Oglala.

                Les amis du marquis

                Le russe Ivan PRANISHNIKOFF, peintre officiel de l'armée du Tsar Alescandre, spécialiste dans l'étude du cheval, s'installe en Camargue et va peindre de nombreux paysages camarguais. Adepte du monde traditionnel des gardians et du Félibrige, il deviendra un intime des BARONCELLI. A tel point que lors de son décès en 1909, Folco portait le drapeau de Saint-Georges des gardians et qu'il s'occupa de son inhumation en Camargue.

                Folco va faire partager sa passion des taureaux à son cousin Joseph d'ARBAUD, écrivain provençal ("La cansoun di Ferre", "Le Laurier d'Arles", etc.). Celui-ci va lui aussi créer une manade mais diminué par la maladie, c'est Folco qui s'en occupera. Bernard de MONTAUT-MANSE, jeune noble provençal qui veut suivre les traces de Folco. Il écrit : "Lou Ferre" à l'âge de 18 ans. Son frère, Jacques de BARONCELLI, se lance dans le cinéma. Il tournera des films en Camargue et dans la manade de son frère comme "L'Arlésienne" (1930), "Roi de Camargue" (1934).

                Défenseur des minorités ethniques

                Sa mémoire est encore très vivante aux Saintes-Maries-de-la-mer pour avoir défendu la Camargue et ses traditions, pour avoir également fondé la "Nacioun Gardiano", mais aussi pour son respect du peuple tsigane parmi lequel, il comptait de nombreux amis.

                Grâce à son intervention, en 1935, auprès de 'lArchevêque d'Aix et Arles, l'Eglise autorise la procession le 25 mai de Sara, bénie par l'évêque de Lourdes en 1958, couronnée par le pape Paul VI en 1965,  dans les rues de la ville. Dès 1965, les premières processions de "Sara la Kali" escortée par les boumians, "la nation gardiane" et les Arlésiennes en costume traditionnel ne sont pas accompagnées par les représentants de l'église.

                Mais après la seconde guerre mondiale au cours de laquelle des centaines de milliers de gitans furent exterminés dans les camps de concentration,

                Cierge 1945... Plus de 500 000 tsiganes dont 35 000 français sont exterminés.

                l'aumônerie catholique des gitans est créée. En 1953, les prêtres assistent à la procession de Sainte-Sara au milieu de l'ensemble des gens de voyage : boumians,  tsiganes, gitans, manouches, nomades, roms ou yéniches.

                Il ne faut pas oublier ques les Saintes en leur église fortifiée

                Fortifiée... conçue comme une véritable forteresse (avec tour de gardes, chemin de ronde et meurtrières) pour se protéger des envahisseurs Sarrasins ou pirates. On peut admirer sur les chapiteaux du coeur, des sculptures qui retracent les scènes de l'ancien et nouveau testament.

                Saintes...où aborda Marie Salomé, à proximité de l'endroit connu sous le nom de Oppidum Râ, à l'époque, car ce lieu de culte était dédié au dieu égyptien du soleil. Il fut rebaptisé "Notre-Dame-de-Ratis ("Ratis" signifie "bateau"), puis "Notre-Dame-de-la-mer", pour enfin, en 1838, prendre le nom des "Saintes-Maries-de-de-la-Mer.

                qui a fait figure de bateau amiral entre les catholiques et les protestants,  dans ce lieu de qui est à la frontière du Languedoc et des Cévennes, mais qui reste avant tout la Provence qui les a unifiait.

                Il est raconté que depuis le XVe siècle, les gitans se mêlaient aux pélerins et prirent l'habitude de revenir chaque année, chaque fois escortés de frères de race rencontrés sur le chemin, par dévotion à Sainte-Sarre ou Sara. Mais a fortiori, il semble que se soit l'imagination du Marquis qui s'inspire de la procession de la barque de Marie-Jacobée & Marie-Salomée

                Marie-Salomé... Elle est la mère de l'apôtre Jean et de Marie-Jacobée, soeur de la vierge. La légende dit que sa barque aurait dérivé depuis la Palestine et aurait accosté sur les rives camarguaise pour fonder la ville. En 1448, les restes des Saintes sont retrouvés suite à des fouilles sous l'église ordonnées par le roi Louis d'Anjou et elles sont déposées dans de riches châsses et une crypte est creusée pour Sara la Khali, la servante des Saintes. Trois fois par an, elles sont descendues de la chapelle haute au moyen d'un palan de marine, le 25 mai, le 22 octobre  et le 1er week-end de décembre.

                pour entraîner au détour de croyance ignorée, le lien avec Sara. Au fur et à mesure des fréquentations, les interprétations rebondirent jusqu'à de nos jours entraîner cet engouement qui expliquerait la présence actuelle dans la crypte de la statue de Sara, patronne légendaire.

                L'image laisse entrevoir malgré la foule des lèvres ardentes qui baisent des chapelets, un flot de tignasses noires et  crépues, au teint cuivré dégoulinant de grosses gouttes à la chaleur des centaines de cierges allumés pour invoquer, accroupis, jambe contre jambe, dans une atmosphère étouffante,  la reine des bohémiens couleur ébène ou par partie se mirent les ombres tant elle est vénérée, caressée, ... d'une patine épaisse qui ressemble à celle revêtit par les roulottes dans leur fuite à travers vent, soleil et chemin empoussiéré des cent voyages. Ah "les voyageurs".  Les reliques restent dans l'église, tandis que les dévots quittent le parvis en emportant comme symbolique les restes des cierges en signe de talisman.

                Ce sont les bohémiens de Béziers qui se sont cotisés pour offrir à Sara, la châsse.

                Malgré les distorsions de taille : le corps, le bras et la tête ne s'équilibrent pas, elle est régulièrement honorée et toujours le premier dimanche après le 25 mai. L'église ne désemplit pas et l'on y raconte un grand nombre de guérisons miraculeuses dont les ex-votos sont à leur ferveur.

                Ou se loger pendant ses jours de cérémonie. On raconte qu'ils étaient nomades et profitaient des abris précaires aux alentours. Alors l'usage de Beauduc viendrait-il de là ? et aurait-il dégénéré en servitudes glanaient par l'usure du temps, par la pose de tibaneaux (abri d'une nuit) ? dans cette île, bande de terre entre deux bras du Rhône. L'église ne suffisait pas pour le nombre de plus en plus important de "voyageurs" venant de plus en plus loin, la nuit était parfois longue, vu les corps entremêlés, abandonnés dans la crypte. Et comme toute histoire donne lieu à toutes sortes d'élucubrations, il est dit qu'on y faisait des messes noires, des rituels secrets, voire des sacrifices. Tout cela est à l'écart de la réalité.

                Brouhaha, à la descente des châsses. Le choeur est envahit par les gitans au milieu des pélerins, les femmes viennent boire au puits au milieu de l'église. La foule est bigarrée par l'assemblage de bigotes, arlésiennes avec leur châle de cachemire, gardians et roumanichels. Certains lisent les cantiques, d'autres s'éventent avec les livrets et donnent des airs espagnols.

                Je note que la guerre a fait cesser de parquer les gitans dans la crypte qui suinte une eau malsaine, à l'écart des autres pélerins et des chrétiens bien habillés, sans droit à la messe et l'eucharistie et derrière des grilles fermés à clef, d'où l'on sortait par les côtés, par une petite porte donnant directement sur la place Lamartine. Cet écart a permis à certains de conforter leur jugement de mépris. Traités comme des chiens au pied du maître.

                Le Marquis de Baroncelli, mort pendant la guerre, c'est éteint en Camargue et les gitans lui font des funérailles grandioses. On dit que les flamants roses "se sont abattus à droite et à gauche sur les étangs" et que plus de trois cent taureaux ont emboîté le pas au cortège funéraire. Le flambeau fut repris par son gendre Aubanel

                Le Marquis de Javon repose, suivant sa volonté ("Lorsque je serai mort, quand e temps sera venu, amener mon corps dans la terre de Simbeu, ma tête posée au foyer de ma vie, mon corps tourné vers l'église des Saintes, c'est ici que je veux dormir"), sur les terres de son dernier mas, "Lou Simbeu". Son tombeau, d'une grande sobriété, mérite une petite visite.

                Depuis 1958, Sara revêtit un diadème qui la rétablit dans son rang de princier, image que souhaitait donner le Marquis à sa reine ! et depuis 1966, le chemin de croix s'agrandit.

                J'ai résumé l'histoire des tsiganes par "le pélerinage des Gitans" qui unit tsiganes, gadjés, chrétiens, catholiques ou évangélistes par l'émergence d'une manifestation publique.

                Mémoire en photos
                ou
                "Les couleurs de l'invisible"

                Tombe_Baroncelli
                Tombe à "Lou Simbeu"

                Folco (1)
                mes descendants,
                .
                Denis Colomb de Donnant "Crin blanc"
                .
                Pierre Aubanel, manadier, petit-fils.

                Mus_e_Baroncelli
                Musée Baroncelli

                Mus_e_Baroncelli_salle

                Salle du musée

                Chapelle_Baroncelli
                Chapellle Baroncelli à Florence (5)

                Baroncelli_Christophe
                Ascendant,
                Christophe de Baroncelli-Javon
                Grand prieur de Saint-Gilles de 1699 à 1714

                Eglise
                En dessous, se trouve la crypte

                Ste_Marie
                Fortification de l'église

                (2)Indiens_d_Am_rique

                Il soutient les indiens d'Amérique

                Quand le "Wild Show" de Buffalo Bill se produit à Paris en 1905, il cherche à rencontrer les Sioux en participant à ce spectacle.

                Il compose en porvençal le poème "Souomi Rouge" (Ballade Rouge", sous l'air indien de la Danse des Esprits, qui sera ensuite repris (traduit) en anglais pour les indiens.

                N'est-ce pas étonnant ?


                Saintes-Maries-de-la-mer

                Musée Baroncelli
                Bâtisse édifiée en 1876 par l'architecte arlésien Véran, pour servir d'hôtel de ville et de prétoire de justice de paix, abrite actuellement les collections et documents du Marquis Folco de Baroncelli. On peut y découvrir des tableaux, du mobilier, des outils de la vie quotidienne en Camargue et des documents sur la faune et la flore de la région.

                Les deux médaillons sculptés qui ornent la façade datent du XVIIe siècle, seuls vestiges de l'ancien hôtel de ville (1655).

                Il est également intéressant d'escalader, avec prudence, le petit escalier à vis, afin d'accéder à la terrasse pour embrasser d'un seul regard l'église au coeur de la cité.


                Croix_camarguaise
                Croix de Camargue

                Lors du passage à Nîmes, dans le Gard, du spectacle de Buffalo Bill, Folco de Baroncelli propose au colonel Cody d'utiliser ses gardians dans son show.

                Ceux-ci participent à la représentation avec deux indiens du spectacle. Ces derniers viennent même assister à un lâcher de taureaux en Camargue.

                Gardian_Folco (3)
                Folco gardian

                (4)Folco_d_guis_
                Tournage

                Quelques années plus tard, sa rencontre avec Joe Hamman donne lieu au tournage de westerns en Camargue, aux abords des Saintes-Maries-de-la-Mer.

                Folco de Baroncelli, éleveur, réputé et respecté, fait office de véritable régisseur, recrutant les figurants et rassemblant les chevaux et taureaux nécessaires aux tournages.

                Son aide sera précieuse pour Joe Hamman.

                Lors de tournages de fims en Camargue, la collection d'objets indiens de Folco est mise à contribution.

                En novembre 1911, Joe Hamman lui écrit :
                "Pourriez-vous également laisser sous ma protection, la tente indienne et, si possible, votre coiffure et gilet de perles".

                (6)Tsigane

                Carte_postale_1940__LOU_MARQUES
                Le Marquis

                Carte_postale

                Par la suite, Folco continue de prêter ses chevaux et ses taureaux pour d'autres fims d'aventures, notamment grâce à son frère, le cinéaste Jacques de Baroncelli.

                Le Marquis de Baroncelli meurt en 1943, à l'âge de 74 ans, après avoir été blessé par un cheval et voit son mas réquisitionné par les allemands, ce qui l'affectera beaucoup.

                Livre

                de Jean DES VALLIERES
                "Le Chevalier de la Camargue" -
                Folco de Baroncelli, Marquis de Javon.
                Editions André Bonne, collection "par 4 Chemins", 1960, 255 pages, in-8 broché sous jaquette illustrée.

                Les_racleurs_de_vent
                auteur : Walter Starkie
                autre auteur : Jan Yoors

                Croix

                Croix languedocienne


                Crin_Blanc
                "Crin Blanc"
                film fait en Camargue

                   

                00Haut_de_page

                << Précédente | AAccueil | Suivante >>

                Ligne  Dernière mise à jour, le 23 avril 2008

                Posté par PASPERDUS à 20:56 - Commentaires [0] - Permalien [#]

                17 mars 2007

                Baron ou Marquis... Baroncelli ? ami des Fils du vent 10/12

                  << Précédente | AAccueil | Suivante >>

                  Beauduc le paradis existait | |Du sable plein les poches aux Stes-Maries-de-la-mer

                  0

                  Croix_de_camargue

                   

                                                                              

                  Marquis Folco de Baroncelli

                  Folco_de_Baroncelli

                  0

                  0

                  0

                  0

                  0

                  00
                  0

                  0

                  0

                  Résumer la vie en quelques mots est impossible, tant il a laissé de traces.

                  <<< 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 >>>

                  Les amis du marquis

                  Le russe Ivan PRANISHNIKOFF, peintre officiel de l'armée du Tsar Alescandre, spécialiste dans l'étude du cheval, s'installe en Camargue et va peindre de nombreux paysages camarguais. Adepte du monde traditionnel des gardians et du Félibrige, il deviendra un intime des BARONCELLI. A tel point que lors de son décès en 1909, Folco portait le drapeau de Saint-Georges des gardians et qu'il s'occupa de son inhumation en Camargue.

                  Folco va faire partager sa passion des taureaux à son cousin Joseph d'ARBAUD, écrivain provençal ("La cansoun di Ferre", "Le Laurier d'Arles", etc.). Celui-ci va lui aussi créer une manade mais diminué par la maladie, c'est Folco qui s'en occupera. Bernard de MONTAUT-MANSE, jeune noble provençal qui veut suivre les traces de Folco. Il écrit : "Lou Ferre" à l'âge de 18 ans. Son frère, Jacques de BARONCELLI, se lance dans le cinéma. Il tournera des films en Camargue et dans la manade de son frère comme "L'Arlésienne" (1930), "Roi de Camargue" (1934).

                  Suite >>>

                  Mémoire en photos
                  ou
                  "Les couleurs de l'invisible"

                  Tombe_Baroncelli
                  Tombe à "Lou Simbeu"

                  Folco (1)
                  mes descendants,
                  .
                  Denis Colomb de Donnant "Crin blanc"
                  .
                  Pierre Aubanel, manadier, petit-fils.

                  Mus_e_Baroncelli
                  Musée Baroncelli

                  Mus_e_Baroncelli_salle

                  Salle du musée

                  Chapelle_Baroncelli
                  Chapellle Baroncelli à Florence (5)

                  Baroncelli_Christophe
                  Ascendant,
                  Christophe de Baroncelli-Javon
                  Grand prieur de Saint-Gilles de 1699 à 1714

                  Eglise
                  En dessous, se trouve la crypte

                  Ste_Marie
                  Fortification de l'église

                  (2)Indiens_d_Am_rique

                  Il soutient les indiens d'Amérique

                  Quand le "Wild Show" de Buffalo Bill se produit à Paris en 1905, il cherche à rencontrer les Sioux en participant à ce spectacle.

                  Il compose en porvençal le poème "Souomi Rouge" (Ballade Rouge", sous l'air indien de la Danse des Esprits, qui sera ensuite repris (traduit) en anglais pour les indiens.

                  N'est-ce pas étonnant ?


                  Saintes-Maries-de-la-mer

                  Musée Baroncelli
                  Bâtisse édifiée en 1876 par l'architecte arlésien Véran, pour servir d'hôtel de ville et de prétoire de justice de paix, abrite actuellement les collections et documents du Marquis Folco de Baroncelli. On peut y découvrir des tableaux, du mobilier, des outils de la vie quotidienne en Camargue et des documents sur la faune et la flore de la région.

                  Les deux médaillons sculptés qui ornent la façade datent du XVIIe siècle, seuls vestiges de l'ancien hôtel de ville (1655).

                  Il est également intéressant d'escalader, avec prudence, le petit escalier à vis, afin d'accéder à la terrasse pour embrasser d'un seul regard l'église au coeur de la cité.


                  Croix_camarguaise
                  Croix de Camargue

                  Lors du passage à Nîmes, dans le Gard, du spectacle de Buffalo Bill, Folco de Baroncelli propose au colonel Cody d'utiliser ses gardians dans son show.

                  Ceux-ci participent à la représentation avec deux indiens du spectacle. Ces derniers viennent même assister à un lâcher de taureaux en Camargue.

                  Gardian_Folco (3)
                  Folco gardian

                  (4)Folco_d_guis_
                  Tournage

                  Quelques années plus tard, sa rencontre avec Joe Hamman donne lieu au tournage de westerns en Camargue, aux abords des Saintes-Maries-de-la-Mer.

                  Folco de Baroncelli, éleveur, réputé et respecté, fait office de véritable régisseur, recrutant les figurants et rassemblant les chevaux et taureaux nécessaires aux tournages.

                  Son aide sera précieuse pour Joe Hamman.

                  Lors de tournages de fims en Camargue, la collection d'objets indiens de Folco est mise à contribution.

                  En novembre 1911, Joe Hamman lui écrit :
                  "Pourriez-vous également laisser sous ma protection, la tente indienne et, si possible, votre coiffure et gilet de perles".

                  (6)Tsigane

                  Carte_postale_1940__LOU_MARQUES
                  Le Marquis

                  Carte_postale

                  Par la suite, Folco continue de prêter ses chevaux et ses taureaux pour d'autres fims d'aventures, notamment grâce à son frère, le cinéaste Jacques de Baroncelli.

                  Le Marquis de Baroncelli meurt en 1943, à l'âge de 74 ans, après avoir été blessé par un cheval et voit son mas réquisitionné par les allemands, ce qui l'affectera beaucoup.

                  Livre

                  de Jean DES VALLIERES
                  "Le Chevalier de la Camargue" -
                  Folco de Baroncelli, Marquis de Javon.
                  Editions André Bonne, collection "par 4 Chemins", 1960, 255 pages, in-8 broché sous jaquette illustrée.

                  Les_racleurs_de_vent
                  auteur : Walter Starkie
                  autre auteur : Jan Yoors

                  Croix

                  Croix languedocienne


                  Crin_Blanc
                  "Crin Blanc"
                  film fait en Camargue

                     

                  00Haut_de_page

                  00

                  << Précédente | AAccueil | Suivante >>

                  Ligne  Dernière mise à jour, le 25 mars 2007

                  Posté par PASPERDUS à 20:00 - Baron ou Marquis... Baroncelli ? ami des Fils du vent - Commentaires [0] - Permalien [#]